Le site du parti de l'In-nocence

 

Communiqués

 


Sur le château de La Rochepot
Le parti de l’In-nocence voit dans l’actuel dépeçage du château de La Rochepot, en Bourgogne, une catastrophe, bien sûr, une faute très grave de l’État et des autorités de tutelle, et plus que tout, sans doute, la marque d’une insuffisance manifeste de la loi, au demeurant maintes fois dénoncée par lui. Même lorsqu’est assurée, et ce n’est pas toujours le cas, la conservation des monuments historiques, elle est tout à fait insuffisante quand ils sont dotés de mobilier et de collections qui leur sont propres et qui se trouvent séparés d’eux, comme à Rosny-sur-Seine il y a quelques années, ou plus récemment à Barante, dans le Puy-de-Dôme, alors qu’ils sont une part essentielle de leur personnalité. Même la loi sur les dations a fait sans doute plus de mal que de bien. On dirait que l’idéal poursuivi est d’appauvrir systématiquement, fût-ce au profit des musées, des édifices qui, seraient-ils propriété privée, n’en constituent pas moins un élément capital du patrimoine de la nation et de l’intelligence de son histoire. Non seulement il faut cesser d’obliger les familles propriétaires à se séparer du bien lui-même en leur infligeant des droits de succession exorbitants qui interrompent la transmission, il faut également que des lois et décrets garantissent le maintien sur place des ensembles précieux qui en sont l’ornement et le sens.
1847
Sur la Chine et la croissance démographique
Le gouvernement chinois, dont le peuple est un des deux plus nombreux du monde, s’inquiète de sa décroissance démographique. C’est témoigner une rare inconscience de la situation de la planète, de l’espèce humaine et même de l’avenir de la vie en Chine. Après avoir très sagement, des années durant, limité à un enfant par couple la reproduction familiale, Pékin a d’abord aboli cette disposition — première erreur —, et voici maintenant qu’il interdit à peu près, ou qu’il rend impossible, l’interruption volontaire de grossesse. Il dit s’inquiéter du vieillissement et met en avant, pour expliquer sa nouvelle et indéfendable position, le souci des retraites. La préoccupation des retraites, dont l’humanité s’est passée des millénaires durant, aura décidément, à l’époque moderne, amené bien des désastres. En Europe elle a servi longtemps de prétexte au Grand Remplacement, ou génocide par substitution, mais même les plus ardents immigrationnistes n’osent plus aujourd’hui l’invoquer pour la cause remplaciste. Voici qu’elle est à présent convoquée pour servir en Asie, et sans doute ailleurs, de légitimation à la croissance démographique, cette première des causes du réchauffement climatique, comme de la plupart des maux de la Terre. Certes, l’absence de croissance, et a fortiori la décroissance, même mesurée, impliquent inévitablement un vieillissement de la population, avec les inconvénients, mais aussi les avantages, que peut impliquer cette évolution ; cependant c’est là peu cher payer la sauvegarde de ce qui reste d’espace libre et de terres épargnées par l’urbanisation, l’artificialisation et la culture intensive. Les gouvernements doivent faire porter leurs efforts sur les manières de prendre soin de la vieillesse et de la grande vieillesse chez les humains, et certainement pas infliger à leurs territoires une prolifération également fatale à la faune, à la flore, à la beauté des paysages, à la santé de l’âme et à la paix civile.
1846
Sur les Jeux Olympiques et les jardins ouvriers
Le parti de l’In-nocence appuie naturellement sans réserves les propriétaires et usagers des jardins ouvriers d’Aubervilliers, ainsi que toutes les associations, mouvements et particuliers qui les soutiennent dans leur combat contre l’installation, en lieu et place de leurs cultures, d’une piscine olympique pour les jeux de 2024. Il est révoltant que des jardins centenaires, qui, outre leur beauté, alimentent en légumes frais des dizaines de familles du cru, soient sacrifiés sur l’autel très suspect de Jeux Olympiques toujours plus éloignés des idéaux de Pierre de Coubertin comme de ceux de la Grèce antique, et qui ne relèvent plus guère que de la société du spectacle en sa pire acception. L’artificialisation des terres est une catastrophe en soi, les Jeux Olympiques livrés aux gros intérêts du remplacisme global davocratique ne sont pas loin d’en être une autre, leur conjonction est un désastre écologique et moral.
1845
Sur Marseille et le congrès mondial de la Nature
Le parti de l’In-nocence remarque que les histoires marseillaises ont fini par faire de Marseille la capitale mondiale du mensonge — la "cité fausséenne", pourrait-on dire, la ville du faussel, du réel inversé. Ce qui y triomphe cependant n’est pas tant l’exagération, la sardine qui bouche le Vieux-Port, que l’occultation, le négationnisme, le renversement terme à terme de la réalité. Ainsi le Bloc Négationniste-Génocidaire (BNG) s’épuise-t-il à expliquer le délabrement de la ville, la saleté et la violence qui y règnent, en prenant bien soin d’éviter le seul motif qui vaille à tous ces maux, à savoir la colonisation, la conquête, le changement de peuple et de civilisation, le génocide par substitution. Pendant ce temps se tient dans la ville un congrès planétaire pour la défense de la biodiversité, qui non seulement choisit pour site un des lieux de la Terre où la biodiversité humaine est le plus cyniquement écrabouillée par le brassage obligé, le "multiculturalisme", la disparition progressive des indigènes et de leur civilisation, mais qui met tous ses soins à éviter d’énoncer la seule exigence écologique sans laquelle toutes les autres sont parfaitement vaines, la décroissance démographique.
1844
Sur la vente à un promoteur de l’école-château de Grignon
Le parti de l’In-nocence soutient tous ceux — anciens élèves, amis du Patrimoine, défenseurs de l’environnement — qui s’opposent à la vente au premier promoteur immobilier français, Altarea Cogedim, du château de Grignon, à Thiverval-Grignon, dans les Yvelines, et des plusieurs centaines d’hectares agricoles de son domaine. Le château est un chef-d’œuvre de l’architecture française du XVIIe siècle, et il est le siège, depuis 1826, de l’école nationale d’agriculture, devenue hélas “AgroParisTech“, un nom totalement déculturé qui laissait présager le pire. Le pire est en train de survenir. L’école est transférée à Saclay, tout un programme pour l’agriculture française industrialisée par le truchement de la science ; et le domaine est bradé à un exploitant commercial, qui se propose d’y établir une résidence, un hôtel, un restaurant de luxe, et d’y bâtir de nouveaux bâtiments, au mépris du classement et au profit de l’artificialisation, déjà précipitée dans le département. Toute l’affaire est hautement significative d’un régime de remplacisme davocratique qui, dans sa frénésie de déraciner les hommes, bafoue leur histoire et leur géographie à travers la pierre, les sols, les eaux, la faune et la flore en lesquels elles ont corps.
1843
Sur le dépassement de la Terre
Après une légère amélioration l’an dernier, due à la pandémie, la consommation du monde reprend son cours normal. Et c’est de nouveau à la fin juillet que la planète a mangé tout son pain blanc industriel pour l’année — les mois à suivre sont une dépense sans ressources et sans capital, engagée sur crédit auprès d’une banque qui ne pardonne ni à la banquise, ni aux ours blancs, ni à la couche d’ozone, ni aux océans plastifiés, ni aux rivières pourries, ni aux forêts déforestées, ni au bidonville global, ni aux pauvres hommes et à leurs pauvres enfants. Les savants hurlent, mais il ne sort pas grand bruit de leur bouche béante, comme dans les cauchemars. Et même quand les plus audacieux d’entre eux osent mettre en cause la croissance, la plupart de leurs avertissements s’arrêtent au seuil de la croissance démographique, à quoi se résument pourtant tous les désastres en cours. On ne le répétera jamais assez, d’autant que personne ne paraît vouloir l’entendre : tant que l’augmentation globale de la population de la Terre ne sera pas maîtrisée et renversée, toutes les autres dispositions à prétention “écologique” ne seront que démonstrations inutiles, mesures d’accompagnement du rien.

Où que ce soit les politiques natalistes sont une folie. Les peuples qui doivent à leur sagesse la chance d’une raisonnable et progressive réduction en nombre de leurs individus se laissent ravir cet avantage par la submersion migratoire imposée. Le pire crime du remplacisme global davocratique — en sa course effrénée à toujours plus de consommateurs, sa fin suprême — est de procéder au remplacement systématique des peuples à faible taux de reproduction, objets d’un véritable génocide par substitution, par des populations à la croissance quantitative échevelée.
1842
Sur l’héritage
Le parti de l’In-nocence constate qu’entre les deux tours des élections régionales et départementales le régime macro-remplaciste annonce des mesures apparemment sans rapport avec elles et qui, semble-t-il, ne présentent pas de caractère d’urgence. En revanche elles procèdent de l’essence même du remplacisme global davrocratique qui, toujours, sous couvert d’égalitarisme ou d’antiracisme, entend avec constance broyer l’espèce, l’écrabouiller, l’uniformiser, la liquéfier pour la rendre mieux interchangeable, la déculturer, la désoriginer, la désinscrire du temps. Très naturellement il s’attaque à l’héritage. On dira qu’il ne s’agit que de l’héritage matériel, mais les choses sont ainsi faites qu’héritage matériel et héritage culturel, maisons de famille, objets de famille, attaches familiales, ne sont pas dissociables. En voulant que soit taxée plus encore qu’elle ne l’est déjà la transmission, le macro-remplacisme davocratique poursuit son entreprise totalitaire de réduction de l’être à un présent hébété, sans géographie et sans histoire.
1840
Sur Mlle Thaïs d’Escufon
Le parti de l’In-nocence en est sûr, le procès à Toulouse de Mlle Thaïs d’Escufon marquera une date : non pas tant parce que le Parquet demande contre elle de la prison — les résistants au génocide par substitution sont habitués à ces outrances —, mais parce qu’on voit bien au réquisitoire du procureur que c’est désormais toute opposition à la dite « “immigration” » qui est criminalisée. Mlle d’Escufon n’a bien sûr commis aucune violence, ni incité à la moindre. Elle n’incite pas davantage à la haine, car la haine n’a évidemment que faire dans un combat mené par amour pour son pays et pour qu’il perdure dans l’être. Génération Identitaire, dont Mlle d’Escufon est le porte-parole, défend mieux la loi, la Constitution, l’indépendance nationale et la sécurité des Français que les juges qui prétendent la juger. Mais dans ce monde à l’envers, ce réel de remplacement, ce faussel qu’imposent le négationnisme de masse et le remplacisme global, ce sont tous les continuateurs exacts du combat des aïeux pour l’indépendance et la liberté qui sont promis au cachot.
1839
Sur les éoliennes de Saint-Brieuc
Le parti de l’In-nocence observe que la grave fuite d’huile hydraulique du système de forage liée au chantier des éoliennes de Saint-Brieuc est comme une mise au carré de leur nocence si justement fustigée récemment par Mlle Mélisse X. Rarement est apparue de façon plus claire, ou plutôt plus fangeuse, l’hypocrisie fondamentale qui prétend rattacher les éoliennes à un souci de la Terre, de la mer et de leurs habitants. Non seulement les éoliennes sont une organisation méthodique de l’Enfer sous prétexte de combattre le diable, mais en plus, bien loin d’atténuer le mal, elles l’accroissent.
1838
Sur les violences petites et grandes
Le parti de l’In-nocence ne serait pas ce qu’il est s’il ne condamnait pas de la façon la plus formelle les brutalités dont ont été victimes dans la même semaine le président de la République et M. Jean-Luc Mélenchon. Elles sont caractéristiques du réensauvagement du monde tel que l’assure le remplacisme global, gestion davocratique du parc humain, Petit et Grand Remplacement mêlés. Tout juste peut-on remarquer que les effets du Petit Remplacement sur la violence sont jusqu’à présent moins sanglants, heureusement, que ceux du Grand. Les uns et les autres n’en contribuent pas moins à l’instauration du bidonville global, du bidon-monde — chaotique, misérable, hébété, sans foi ni loi.
1837
Sur les éoliennes et Stéphane Bern
Le parti de l’In-nocence soutient naturellement avec enthousiasme et sans réserve le combat que mène M. Stéphane Bern pour la défense du Patrimoine, et tout spécialement, ces jours-ci, contre la prolifération des éoliennes, qui sont de loin la pire atteinte à lui être portée, ainsi qu’aux paysages, à l’âme de la Nation et à la dignité d’y vivre. La question des éoliennes doit tenir une place capitale dans la campagne et l’élection présidentielle.

Les éoliennes sont le sinistre étendard brandi au-dessus de nos têtes et de nos existences de la conception remplaciste du monde, pour laquelle le territoire même et jusqu’au ciel, à l’horizon, peuvent être transformés à loisir en fonction de prétendues exigences pratiques ou économiques, voire écologiques. Les prétentions écologiques de l’industrie de l’éolien sont particulièrement cyniques et absurdes, bien sûr, puisqu’il est vain de vouloir protéger un monde du désastre en organisant méthodiquement sa catastrophe. La logique est ici la même, on le remarquera, que celles de ces politiques également remplacistes qui prétendent lutter contre l’insécurité, non pas en mettant fin à ses causes — le Grand Remplacement, le changement de peuple et de civilisation, le multiculturalisme déculturé et décivilisé —, mais en construisant toujours de nouvelles prisons et en multipliant les caméras et autres instruments de surveillance. Dans un cas comme dans l’autre, ce n’est jamais qu’aménager l’Enfer au lieu de tenter d’en sortir.
1836
Sur la justice et et la police
La police reproche à la justice d’être trop laxiste, et de ne pas lutter efficacement contre la délinquance. La justice repousse cette accusation et fait remarquer que jamais la population carcérale n’a été si nombreuse. Or les deux propositions sont vraies — la seconde nonobstant la première. Leur somme, c’est l’augmentation constante de la délinquance, de la nocence, de la violence, partant de l’insécurité. Mais la police et la justice, malgré leur désaccord, sont tout à fait résolues l’une et l’autre à ne pas dire un mot des causes et donc de la réalité de pareille situation, qui est l’expression inévitable de la conquête coloniale en cours, du Grand Remplacement, du changement de peuple et de civilisation, du génocide par substitution : c’est-à-dire de tout ce qui fait la matière même du négationnisme de masse, et ne doit, selon lui, en aucune façon être mentionné. Dans ces conditions, caractéristiques du faussel, du réel faux, du faux réel, débats et disputes entre justice et police relèvent du théâtre d’ombres : ils sont littéralement parler pour ne rien dire.
1835
Sur l’invasion bien-aimée
Le parti de l’In-nocence remarque que l’invasion du continent se poursuit tandis que les Français retrouvent leur cher “petit café en terrasse”, que la nocence ravage les territoires occupés et que la police, sous la pression des riverains excédés, déplace vers les jardins publics les drogués et leurs fournisseurs. Les commissariats font l’objet de véritables actes de guerre et le ministre de l’Intérieur descend dans la rue pour manifester avec les forces de l’ordre contre le ministère de l’Intérieur. Une guerre ? Quelle guerre ?

Des milliers d’Africains touchent terre en Espagne, et la Presse, l’ensemble des médias du Bloc Négationniste Génocidaire (BNG), déplore que près d’un quart d’entre eux courent le risque, hélas, d’être refoulés. Le Bloc est tout indulgence pour ces envahisseurs et tient absolument à faire partager à la population indigène, ou à ce qu’il en reste, sa complaisance énamourée à leur égard. D’ailleurs il est si sûr de son affaire, désormais, et de l’accomplissement sans encombre du génocide par substitution, qu’il ne fait plus la moindre référence au plus léger soupçon de “réfugiés”. Ceux qui débarquent pour nous remplacer n’ont plus besoin de prétexte ou de semblant. Ils sont de toute façon les bienvenus, et ceux qui les aident sont des bienfaiteurs de l’humanité. Quant aux victimes du Grand Remplacement en cours, elles ne sont invitées à rien d’autre qu’à aimer les premiers pour leur détermination et admirer les seconds pour leur vertu.
1834
Sur les éoliennes du Blayais
Le parti de l’In-nocence s’associe tout naturellement avec ardeur à la pétition et à toutes les intentions de protestation et d’action qui depuis 2014 s’attachent à contrer l’ignominieux projet de l’ÉDF d’ériger quarante éoliennes de cent quatre-vingt mètres de hauteur en plein estuaire Gironde, entre les sites classés au patrimoine de l’humanité de la forteresse de Blaye et du plus beau phare du monde, celui de Cordouan, dans un paysage admirable, au beau milieu de marais et autres zones humides à la biodiversité incomparable, étape essentielle des grandes migrations. On ne saurait concevoir plus dense et plus compacte accumulation de nocences que ce dessein qui s’arrange pour attenter férocement à la culture, à la fois, à la nature, à la loi, aux traités internationaux, au confort et à la dignité des habitants et au bon sens. Rarement le prétexte écologique aura plus cyniquement servi de couverture aux plus bas appétits économiques et aux plus graves outrages à la mer, à la Terre, à l’air, au monde animal, à la beauté et à l’homme. Toutes les forces de la raison doivent s’unir pour empêcher cet irréversible désastre.
1833
Sur l’insécurité et les quartiers populaires
Le parti de l’In-nocence observe que le président de la République, préparant la campagne de sa réélection, choisit d’évoquer à Montpellier le thème de l’insécurité, en incriminant plus particulièrement la drogue, telle que sévit son trafic dans les dits “quartiers populaires”. On ne saurait trop relever la survie dans le vocabulaire présidentiel de cette expression cynique, “quartiers populaires”, pour désigner les zones d’où le peuple indigène a été éradiqué, où le nettoyage ethnique est achevé. Ce choix de mots dit tout ce qu’il y a à dire et à comprendre de l’ensemble du message, et suffit à montrer combien il est typique du remplacisme global davocratique, et représentatif du négationnisme génocidaire. Au lieu qu’un vaste phénomène, une nocence caractérisée relevant de l’action policière et de la répression pénale — la drogue, le trafic de drogue —, soit replacé dans la situation historique dans laquelle il s’inscrit et qui explique seul les formes qu’il a prises, c’est cette situation, au contraire, qui est encore une fois totalement occultée, comme s’il n’y avait pas de colonisation en cours, pas de submersion ethnique, pas d’islamisation, pas d’africanisation, pas de génocide par substitution. C’est le triomphe de “l’hypothèse exclue” : toutes les hypothèses sont envisageables, à une unique exception près, celle qui convoque la réalité, le changement de peuple, le changement de culture et de civilisation, le Grand Remplacement.
1832
Sur la sécession scolaire et le volontariat étendus aux universités
Le parti de l'In-nocence propose depuis sa fondation que soient attribués par l’Éducation nationale des bâtiments et des fonds à ceux, adultes et enfants, qui désirent prodiguer ou recevoir un enseignement traditionnel, sur le fondement d’un triple volontariat : des maîtres, des parents d’élèves et des élèves eux-mêmes, appuyés par un corps professoral d’assistance individuelle. L’état actuel des universités, le sinistre spectacle de celle de Tolbiac durant et après son occupation par ses étudiants, l’évidence de la lumpen-prolétarisation quasi générale de l’enseignement supérieur — et cela bien moins à cause du manque de moyens que du fait de la nature et des méthodes de l’enseignement dispensé —, tout cela le convainc que ce qu’il préconisait pour l’enseignement primaire et secondaire serait également d’un usage judicieux, à présent, pour les universités. Évidemment, en cette occurrence, le volontariat, double, donc, ne concernerait plus que les maîtres et les étudiants. Ceux-ci et ceux-là seraient assurés de véritables cours, de véritables notations, de véritables examens, d’une authentique sélection. Ils ne risqueraient rien d’autre, s’ils ne pouvaient s‘en accommoder, qu’un retour au système actuel. Le parti de l’In-nocence estime qu’il convient de fonder en France, de toute urgence, à titre de sanctuaires, deux ou trois universités véritables au moins. Elles ne nuiront en rien à toutes celles qui existent, mais pourront au contraire leur servir de modèles.
1831
Sur le paquebot “Symphony of the Seas”
Le parti de l’In-nocence a vu avec accablement prendre la mer, des chantiers de l’Atlantique, à Saint-Nazaire, le monstrueux paquebot de croisière “Symphony of the Seas", double barre de HLM de luxe, on le suppose, qui va souiller les mers de son imbécile énormité, comme de comparables architectures souillent les montagnes. Il est presque inimaginable que la finance hors-sol (c’est le cas de le dire) s’obstine à mettre à flot des projets aussi absurdement éléphantesques, à une heure où tout dit à l’homme qu'ayant été jusqu’au bout de lui-même il lui faut à présent revenir sur ses pas — d’autant que ce bout de lui-même, manifestement, n’est pas un pays très hospitalier, ni très séduisant…. Le temps n’est plus des records, des plus grands, des plus hauts, des plus gros, des plus laids, des plus bêtes. Voilà pourtant que le remplacisme global transporte entre les îles, sous les espèces de ce mastodonte, une de ses marques de fabrique, la massification low-cost, fût-elle ostentatoire et ruineuse. Le peu qui reste à la France d’industrie, il est bien triste qu’il lui serve à produire, pour le reste du monde, ces ravageuses sottises.
1830
Sur l’exposition des paysages de Georges Michel à la Fondation Custodia
Le parti de l’In-nocence signale avec enthousiasme la magnifique exposition des paysages de Georges Michel, 1763-1843, dans les locaux de la Fondation Custodia, jadis Institut néerlandais, 121, rue de Lille. Méconnu, maître des ciels, des lointains, des marcheurs solitaires et des chemins sablonneux, Georges Michel, dont Van Gogh disait que « les pèlerins, sur le chemin d’Emmaüs, voyaient la nature comme Michel la voit », est un des plus grands peintre français. Son génie est aussi profondément européen car s’il est, en pleine période romantique, le plus manifeste héritier des profonds virtuoses hollandais du paysage au XVIIe siècle, à commencer par Ruysdael lui-même, il est discrètement aussi, dans notre pays, le contemporain capital de Constable et de Turner. Il faut savoir gré à la Fondation Custodia, et avant elle au monastère royal de Brou, de rendre à cet artiste admirable l’hommage qu’il mérite.
1829
Sur le projet de privatisation des Aéroports de Paris
Le parti de l’In-nocence constate avec une satisfaction accablée que la grille de lecture “davocratie directe” — désignant la prise en main sans intermédiaire, par Davos et la finance hors-sol, des affaires des nations, et tout particulièrement de la France — s’applique décidément à merveille au macronisme, et à la moindre de ses initiatives. Il n’est rien d’autre, il est vrai, que l’incarnation la plus parfaite de ce mode de gestion du parc humain, et du remplacisme global. Ainsi le gouvernement macronien fait part à présent de son intention de privatiser les Aéroports de Paris, qui sont naturellement, outre une source de revenus considérable pour l’État, un des symboles de l’indépendance nationale. Il s’agit toujours pour Davos de réduire et de dépouiller la strate politique, État naturellement compris, au bénéfice de l’argent migrant. Pour la davocratie, le domaine public est une propriété privée comme une autre. Et il est de plus en plus évident que la propriété privée, même étatique, est un des grumeaux que les industries de la Matière Humaine Indifférenciée tiennent à broyer au plus vite, pour la standardisation de la pâte.

Le parti de l’In-nocence estime que le capitalisme n’a pas triomphé du communisme, qu’il l’a absorbé à son profit, au profit du Profit. De cette fusion par absorption est né le remplacisme global, qui poursuit de manière hypercapitaliste les desseins et les méthodes soviétiques : prolétarisation générale, kommunalka généralisée, confiscation progressive de la petite, moyenne et grande propriété privée (seuls les confiscateurs y échappent), répression toujours plus sévère des résistants et de toute opinion dissidente, mensonge institutionnalisé (le faussel), réduction de l’homme à la matière humaine (en particulier par la réduction des espaces : sa mise en boîte).
1828
Sur le chef de l’État, les glyphosates et les agriculteurs
Le parti de l’In-nocence, à propos des glyphosates, approuve, partage et soutient la position du chef de l’État, M. Emmanuel Macron, telle qu’il l’a exposée ce week-end au Salon de l’agriculture. La France s’honore en prenant sur cette question, au sein de l’Union européenne, une position en pointe, dont il est infiniment regrettable qu’elle n’ait pas été adoptée par nos partenaires, du fait de la défection de l'Allemagne. Et les agriculteurs se fourvoient quand ils défendent les pesticides au nom d’une productivité à tout crin dont l’ère est de toute façon révolue, et c’est heureux. L’avenir de l’agriculture en France et en Europe n’est pas là.
1827
Sur la privatisation de certaines tâches de police
Le parti de l’In-nocence, Davos étant à peine achevé, observe que la davocratie directe — la gestion sans intermédiaire du parc humain par Davos, par les banques, par la finance hors-sol, par le remplacisme global — accroît encore son emprise sur la France, qui en est le meilleur champ d’exercice depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Déjà les grandes figures de la vie politique française depuis trente ans ont été renvoyées à leur foyer, pour la plupart. Déjà nous avons un gouvernement d’inconnus, choisis pour leur seule servilité au maître. Déja l’Assemblée nationale a été peuplée d’une forte proportion d’ahuris qui lui doivent tout. Déjà tous les grands partis traditionnels ont éclaté et s’affairent à ramasser comme ils peuvent leur morceaux. Déjà les pouvoirs locaux, à tous les niveaux, sont rendus impuissants par l’asséchement financier. Il fallait encore que la force publique soit dépouillée de certaines de ses fonctions traditionnelles au profit de milices privées, vigiles et agents de sécurité, auxquelles les citoyens seront contraints d‘obéir, alors qu’elles ne participent pas du pouvoir de l’État et de la chose publique.

Le parti de l’In-nocence le constate, l’État est attaqué et par le haut et par le bas. Le niveau politique de l’administration des hommes est tous les jours davantage réduit, au profit de sociétés de droit privé, petites, grandes ou énormes, qui peu à peu achètent le monde et le gèrent en multinationale comme une autre. Le remplacisme global c’est aussi cela : la neutralisation de l’échelon politique, le remplacement de la politique par l’économie, de l’économie par la finance, des pouvoirs publics par le management, de la police et de la gendarmerie par les bandes — celles des voyous, celle des conquérants, celles des trafiquants et des passeurs, et maintenant celles des vigiles privés.
1826
Sur la privatisation de certaines tâches de police
Le parti de l’In-nocence, Davos étant à peine achevé, observe que la davocratie directe — la gestion sans intermédiaire du parc humain par Davos, par les banques, par la finance hors-sol, par le remplacisme global — accroît encore son emprise sur la France, qui en est le meilleur champ d’exercice depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Déjà les grandes figures de la vie politique française depuis trente ans ont été renvoyées à leur foyer, pour la plupart. Déjà nous avons un gouvernement d’inconnus, choisis pour leur seule servilité au maître. Déja l’Assemblée nationale a été peuplée d’une forte proportion d’ahuris qui lui doivent tout. Déjà tous les grands partis traditionnels ont éclaté et s’affairent à ramasser comme ils peuvent leur morceaux. Déjà les pouvoirs locaux, à tous les niveaux, sont rendus impuissants par l’asséchement financier. Il fallait encore que la force publique soit dépouillée de certaines de ses fonctions traditionnelles au profit de milices privées, vigiles et agents de sécurité, auxquelles les citoyens seront contraints d‘obéir, alors qu’elles ne participent pas du pouvoir de l’État et de la chose publique.

Le parti de l’In-nocence le constate, l’État est attaqué et par le haut et par le bas. Le niveau politique de l’administration des hommes est tous les jours davantage réduit, au profit de sociétés de droit privé, petites, grandes ou énormes, qui peu à peu achètent le monde et le gèrent en multinationale comme une autre. Le remplacisme global c’est aussi cela : la neutralisation de l’échelon politique, le remplacement de la politique par l’économie, de l’économie par la finance, des pouvoirs publics par le management, de la police et de la gendarmerie par les bandes — celles des voyous, celle des conquérants, celles des trafiquants et des passeurs, et maintenant celles des vigiles privés.
1825
Sur deux bonnes nouvelles
Le parti de l’In-nocence se réjouit vivement de deux bonnes nouvelles quasi simultanées : la nette condamnation, par le Parlement européen, de l’atroce pêche électrique, qui étendait jusqu’au profond des mers la cynique industrialisation ou post-industrialisation du vivant ; et l’abandon par le gouvernement français de l’absurde projet d’aéroport à Notre-Dame des Landes. Si différente que soient leur nature et leur origine, ces deux décisions vont pareillement dans le même bon sens, celui d’un retour en arrière, d’une renonciation de l’homme à aller jusqu’au bout effrayant de lui-même et de ses capacités désormais sans limite à détruire le monde.
1824
Sur la protestation d’un collectif de femmes
Le parti de l’In-nocence comprend et approuve le sentiment qui a dicté à un collectif de femmes, parmi lesquelles Catherine Deneuve, Catherine Robbe-Grillet, Laure Bernadac, Élisabeth Lévy et bien d’autres, un texte de protestation, publié hier par “Le Monde”, contre le détestable climat qu’instaure, au risque de lancer une véritable guerre des sexes, la culpabilisation a priori de presque tous les hommes, dans leurs rapports avec les femmes. Le prétendu vivre-ensemble soumet les sociétés occidentales à bien assez d’épreuves et de divisions, déjà, pour que ne leur soit pas ajoutée celle-ci, comme une diversion.

Le parti de l’In-nocence n’en déplore que davantage une formulation qu’il ne peut, étant donné son nom, que juger déplorable. Les femmes qui ont signé le texte publié par “Le Monde” plaident, en faveur des hommes, pour une “liberté d’importuner”. Il ne saurait y avoir aucune liberté d’importuner. Importuner c’est nuire, déranger, insister pour s’imposer. C’est la définition même de la nocence. On peut faire des avances, on peut adresser des compliments, on peut formuler des propositions, on peut même, suivant les contextes risquer certains gestes ou témoignages d’admiration. Mais si rien de tout cela n’est accueilli favorablement, a fortiori si c’est explicitement rejeté, on ne saurait persévérer et se rendre importun. Ou bien est-ce précisément ce qui précède que les femmes du collectif du “Monde” envisagent comme des importunités ? Auquel cas elles participeraient de la même “vague purificatoire” que le totalitarisme genré qu’elles fustigent. Elles en appellent à la responsabilité. Ce n’est guère en faire preuve que de revendiquer en creux, pour les femmes, le droit de signifier “oui” quand elles disent “non”.
1823