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Communiqué n° 1350 : Sur la “promesse” de M. Christian Vanneste de quitter la vie politique

Communiqué n° 1350, mercredi 22 février 2012
Sur la “promesse” de M. Christian Vanneste de quitter la vie politique

Le parti de l’In-nocence juge affreusement révélateur du déplorable état du débat politique en France la “promesse” arrachée à M. Christian Vanneste, député du Nord, de quitter la vie politique, moyennant quoi il ne sera pas expulsé de son parti. Entre les réactions purement corporatistes ou communautaristes des uns et les hurlements hystériques des autres pour la défense d'une espèce de droit immarcescible, pour tel ou tel groupe de citoyens, au statut de victime de la déportation, il est affligeant de constater qu'un élu du peuple voit sa carrière brisée parce qu'il est censé ne pas aimer les homosexuels, ce qui est son droit le plus strict, et parce qu'il a soulevé un point d’histoire au sujet duquel nombre d’autorités compétentes lui donnent raison et qui peut fort bien, de toute façon, faire l’objet d'un débat argumenté entre des paroles libres. Mais les paroles libres sont précisément ce qui n’est plus tolérable, parce que le complexe médiatico-politique sait bien qu’elles feraient s’écrouler le monde imaginaire qu’il a créé au nom d'un antiracisme dogmatique et agressif qui cache chaque jour plus mal sa sinistre réalité de violence, de déculturation, de régression sociale, de misère et de répression des libertés fondamentales, au premier rang desquelles la liberté d’expression.
En quoi une expulsion de son parti constitue-t-il une menace pour Monsieur Vanneste ? Et que signifie "quitter la vie politique" tout en restant membre de son parti ? What's the point, comme dirait l'autre ?
(((( C'est bien ce que je disais : un vrai martyr de la liberté d'expression. Un Résistant. Un héros, presque.))))
Citation
Kiran Wilson
(((( C'est bien ce que je disais : un vrai martyr de la liberté d'expression. Un Résistant. Un héros, presque.))))
Si l'on en juge par l'ampleur et la véhémence des réactions, un empécheur de penser en rond, un incorrect politique, un infréquentable trublion !! J'admire le P.I. d'oser prendre la défense de ce personnage, dont il ne partage sans doute pas les idées, au nom de principes supérieurs. C'est une pratique rare, dénuée de calcul, non politicienne, im-prudente : elle correspond, me semble-t-il, à l'éthique du parti.
C'est surtout un imbécile. Ce n'est pas un crime, j'en conviens.

("Un incorrect politique." Mais à ce compte-là, un défenseur du goulag et du KGB, un stalinien sans remords, un nostalgique des grands procès et de la Révolution culturelle peut être vu, parce qu'il s'oppose à son époque, comme un esprit libre, un rebelle.)
Kiran,

Vous devriez modérer vos propos. Je vous propose ceci :

( — (( C'est bien ce que je disais : un vrai martyr de la liberté d'expression. Un Résistant. Un héros, presque.)) — ) .
Je suis en effet un grand modéré. Mais je re-disparais.
(Message supprimé à la demande de son auteur)
"Et que signifie "quitter la vie politique" tout en restant membre de son parti ?"

C'est la question que je me suis posée. La seule explication est que M. Vanneste considère l'UMP comme une Eglise et son exclusion comme une excommunication. Il promet de ne plus dire la messe mais supplie de ne pas être chassé de la communauté des fidèles. C'est vraiment curieux.
Nous avons oublié ce qu'était le débat public. Aujourd'hui on préfère pousser des cris d'indignation plutôt que d'entamer une conversation sérieuse sur les faits évoqués par Vanneste. Mais un tel débat demanderait qu'on sût de part et d'autre se réfréner, se retenir de monter sur ses grands chevaux à chaque parole sortie de la bouche de l'adversaire. La manière dont a réagi l'UMP et toute la caste politique est lamentable. On se drape dans sa dignité parce qu'on croit que la vérité est un bien qu'on peut remiser par-devers soi, en se glorifiant de le posséder.
Cher Stéphane Bily,
Monsieur Vanneste jouit de la liberté d'expression. Nul n'a jamais dit que celle-ci n'avait aucune conséquence, surtout dans le contexte d'une carrière politique...
Il ne faut en effet pas s'étonner si les électeurs tiennent compte des positions d'un élu.
Cher Stéphane Bily,
à partir du moment où certains ont admis qu'il n'y avait pas à discuter avec les fascistes, c'en était fini du débat public. Si on peut, pour une raison quelconque, refuser le débat avec quiconque le souhaite - supposant que "les fascistes" acceptent de débattre bien sûr -, alors c'est le retour à un état pré-philosophique. Socrate n'aurait jamais dû discuter avec les sophistes, mais juste crier "C'est nauséabond !" La civilisation occidentale est déjà morte.
Une fois que l'on a très justement rappelé la différence entre le débat, la contradiction et les réflexes hystériques, on peut tout de même s'interroger sur les degrés qu'il y a dans la "privation de la liberté d'expression".

Menaces de mort (Redeker), menaces de licenciement (Zemmour, Finkielkraut), exclusion des médias et de sa "sphère culturelle" (Camus), procès (Zemmour, Cassen), menaces financières (Riposte Laïque) : au-delà de la désormais traditionnelle "levée de boucliers", qui est devenue tellement automatique qu'elle n'effraie plus personne, je crois que c'est à l'aune de ces cas qu'il faut juger de la privation de liberté. Or qu'un parti politique "exclue" l'un de ses membres dont les propos ne correspondent pas (ou plus) à sa ligne politique, ne me choque absolument pas, c'est son droit le plus strict. "Il est affligeant de constater qu'un élu du peuple voit sa carrière brisée parce qu'il est censé ne pas aimer les homosexuels" dit le communiqué : c'est sa carrière politique au sein de l'UMP qui est brisée, pas sa carrière politique elle-même, d'ailleurs rien n'empêche M. Vanneste de créer son propre parti, comme Madame Boutin, dont les propos avaient rencontré à peu près les mêmes réactions que ceux de Vanneste, et qui est toujours là.

Je plains M. Vanneste de devoir subir des contradicteurs stupides, hypocrites, "hurleurs" et "hystériques". Je ne le plains pas d'avoir à assumer les conséquences politiques de ses propos. D'ailleurs les assume-t-il vraiment ? Cette vraie-fausse exclusion (à laquelle je n'ai pas compris grand chose) me semble manquer terriblement de panache...
Je crois que le problème de la liberté d'expression va bien au-delà d'un point partiel. C'est, comme le remarque Nemo, un des piliers de la civilisation qui est en train de s'effondrer. En réalité, si l'on perd cette liberté, on rejette implicitement le projet des Lumières, qui se confond avec elle.
A la limite, si la liberté d'expression - et, donc, le débat - est garantie, le reste n'importe pas (même le Grand remplacement : si, après débat libre et ouvert, les peuples décident de se suicider, tant mieux ou tant pis...).
L'espace consacré ici à la défense d'un bouffon est navrant. On voudrait lire plus de communiqués prenant la hauteur nécessaire pour traiter des grands et graves problèmes de la France. Plus de communiqués, par exemple, sur les réformes économiques à entreprendre pour sortir la France de la veulerie de son endettement massif qui porte gravement atteinte à son indépendance. Mais non, la défense du droit de tenir des propos homophobes semble importer beaucoup plus au PI que de livrer enfin, à quelques semaines des élections présidentielles, ses thèses sur les réformes institutionnelles et économiques à entreprendre pour lutter contre le déclin, sujet autrement plus grave et essentiel pour l'avenir de notre pays que les billevesées haineuses du premier pitre de service.Vraiment regrettable.
la défense du droit de tenir des propos homophobes semble importer beaucoup plus au PI

Il ne s'agit pas de cela, et vous le savez bien ; il s'agit de juger la réaction en forme de tollé mécanique, hurlé par le bataclan des jaquemarts et des psittacistes de toutes obédiences, sous le poids desquels la France est en train de crever. Oui, de crever ! Si vous trouvez que ça n'est pas un sujet suffisamment digne d'intérêt, "grave et essentiel pour l'avenir de notre pays"...
La défense de la liberté d'expression et le combat contre la tyrannie de l'antiracisme dogmatique (dont on constate avec l'affaire Vanneste qu'il a largement élargi son champ d'action) me semblent au contraire porter l'action au coeur de la crise qui ébranle notre société. Je vous suggère de jeter un coup d'oeil à l'éditorial de Renaud Camus, paru sur ce site sous le titre "la deuxième carrière d'Adolph Hitler", qui fait du phénomène ici dénoncé une analyse éclairante. Cette affaire n'est qu'une des multiples manifestations de l'oppression qui pèse sur l'Occident, lui impose ses dogmes et lui interdit de nommer (et bientôt de penser) les périls qui le menacent.
Citation
Michel de Seelisberg
L'espace consacré ici à la défense d'un bouffon est navrant.

Avez-vous considéré que M. Vanneste pourrait dans ses déclarations être représentatif de ce que pensent ses administrés? Il faut bien en tenir compte.
"Il ne s'agit pas de cela, et vous le savez bien ; il s'agit de juger la réaction en forme de tollé mécanique, hurlé par le bataclan des jaquemarts et des psittacistes de toutes obédiences, sous le poids desquels la France est en train de crever. Oui, de crever ! Si vous trouvez que ça n'est pas un sujet suffisamment digne d'intérêt, "grave et essentiel pour l'avenir de notre pays"..."

True !

Comment se fait-il que les campagnes d’intimidations entretenues par les hystériques systèmiques laissent un certain nombre d'habitués de cette assemblée indifférents alors qu'elles devraient leur soulever le coeur ?
Oui, j’avoue que j’ai du mal à comprendre. Je suis stupéfié de voir que des habitués parfaitement raisonnables et en général bien inspirés de ce forum, comme MM. Chaouat ou Wilson, s'étonnent et même s’indignent de nous voir prendre la défense d'un homme dont la carrière est brisée et l'honneur traîné dans la boue pour des phrases — car je ne songe ici qu'à ce qui a précipité les événements récents — qui me semblent n'avoir absolument rien de scandaleux, pouvoir parfaitement faire l'objet d'un débat entre personnes de bonne volonté et même, mais ce n’est que mon opinion, quoique je la partage, semble-t-il, avec une majorité d'historiens, être marquées du sceau de la vérité. Il se trouve que ces phrases déplaisent à une de nos nombreuses “communautés", qui, par elles, se sent bafouée dans sa dignité. Il se trouve aussi que j’appartiens bon gré mal gré (je ne me sens pas très “communautaire”...) à cette communauté-là, de sorte que je me sens particulièrement bien placé pour réagir et pour réagir, je crois, en toute objectivité. La liberté d’expression, déjà si gravement menacée de toute part, va entrer en phase terminale si toutes les “communautés” estiment avoir un droit immarcescible à ne jamais rien entendre qui puisse si peu que ce soit leur déplaire ; un droit qui, en l’occurrence, serait celui, parfaitement ridicule, de ne pas entendre contester son statut de victime, en France, hors départements alsaciens- mosellan annexés de fait au Troisième Reich, de la déportation de masse ès-qualités. Pareille contestation (parfaitement contestable) serait une insulte grave, fondamentale, pour laquelle il n'y aurait jamais de réaction suffisante, à en croire les discours ambiants. Jusqu'où est-ce pousser le ridicule, au-delà de la menace contre les libertés, sur fond de racolage électoral éhonté ?
C'est toujours la vieille histoire de la paille et de la poutre.
Ce n'est pas un problème de liberté d'expression. Faut-il rappeler que la liberté d'expression, ou d'opinion, protège l'individu contre la censure de l'Etat et non contre les réactions de chacun à l'expression de conceptions qui peuvent rencontrer assentiment ou rejet ?. Si les tribunaux français devaient condamner M. Vanneste, je protesterais à mon tour, en pensant à Voltaire. Que l'UMP considère que les propos de M. Vanneste le disqualifient pour poursuivre sa carrière politique dans ce parti relève de la liberté de ce parti. Que le PI s'indigne des réactions à l'encontre des propos de M. Vanneste relève de sa liberté d'expression. Que "des habitués parfaitement raisonnables et en général bien inspirés de ce forum, comme MM. Chaouat ou Wilson", puissent considérer que l'on fasse trop grand cas de cette affaire banale qui amène à la défense de propos homophobes relève de leur liberté d'appréciation.

Quant à dire que la liberté d'expression est menacée actuellement en France, je n'en crois rien. Dans une société divisée elle s'exerce plus que jamais. Certes, il y a quelques lois qui lui portent atteinte dans des domaines déterminés, mais importants pour l'exercice des droits politiques et il faut les combattre.Je suis partisan de ce combat, car il est crucial., Pour espérer le gagner, il y faudra des exemples plus convaincants que celui de M. Vanneste (à supposer que ses propos tombent sous le coup de ces lois liberticides, ce qui est improbable) !
Débat très stimulant en classe, hier, à l'occasion de la lecture du "Grand Remplacement" et de la conférence sur la libre pensée : une étudiante particulièrement douée présentait ce texte et suggérait que ce qui est le plus menacé aujourd'hui, dans nos démocraties libérales, est la liberté d'expression mais non de pensée. Je lui répliquai, fort des analyses de Renaud Camus sur la déréliction de la langue, de la culture, etc., que c'est à mon avis l'inverse : penser librement est infiniment plus difficile, aujourd'hui, que de s'exprimer librement. Peut-être cette remarque anodine a-t-elle quelque lointaine pertinence avec l'affaire Vanneste...
(oserais-je déduire de votre récit que la scène décrite ne se passe pas en France?)
En effet : aux USA.
Réponse plus directe au communiqué : mieux vaut ne pas crier au loup quand il n'y est pas, de peur de ne plus être entendu quand le loup viendra. Et il vient plus souvent qu'à son tour, hélas...
Citation

...penser librement est infiniment plus difficile, aujourd'hui, que de s'exprimer librement

Oui, cher Bruno Chaouat, c'est exactement cela et si admirablement synthétisé.
Michel de Seelisberg, je suis pour le moins étonné que vous ne considériez pas que la liberté d'expression est menacée, en France et plus globalement en Europe.

Il suffit de voir :
- les procès effectifs intentés à des Michel Houellebecq, Riposte Laïque, Alain Finkielkraut ;
- l'effet induit par ces procès, l'autocensure, la mentalité traqueuse de dérapages, les réactions sur les blogues et les sites de débats (où "certains" messages disparaissent par la volonté des modérateurs sans appel)...

Quant à l'argument selon lequel la censure se doit d'être étatique ; c'est à une privatisation de la censure que l'on assiste, privatisation relative puisqu'elle s'appuie in fine sur de nombreux organismes subventionnés...
.
Citation

..et les sites de débats (où "certains" messages disparaissent par la volonté des modérateurs sans appel)...

Hé oui, cher Loik, j'ai été victime d'un tel effacement sur ce forum pas plus tard qu'hier ! C'est vous dire... Mais devrais-je donc considérer que ma liberté d'expression a été atteinte ? Je ne le pense pas car je m'exprime sur un forum qui n'est pas le mien et ses responsables ont la liberté de décider de ce qui est "publiable ou non sur leur site.

Quant aux procès que vous mentionnez, vous avez parfaitement raison et j'ai dénoncé ces lois liberticides qui ont permis ces procès. Car il s'agit clairement d'atteintes à la liberté d'expression. Mais de tels procès ont toujours eu lieu. Rappelez-vous Flaubert et Madame Bovary. Rappelez-vous les journaux et les films censurés sous de Gaulle ou Pompidou. Non, je ne crois pas que l'expression individuelle ou collective soit plus contrainte aujourd'hui que dans le passé. Au contraire, Internet a donné accès à chacun à d'incroyables possibilités de faire connaître ses opinions et de débattre. De quels moyens aurions-nous disposés, cher Loïk, pour échanger des idées, dans ces belles années 70 dont vous aviez il y a peu la nostalgie ? Dites-le moi..
En l'occurrence, pour avoir eu l'insigne privilège de lire votre remarque sous le fil que j'ai mis en ligne hier, je dois dire que la suppression de votre message vous sert plus qu'elle vous nuit.
Michel a raison, d'un point de vue historique.

Les procès sur ce thème furent très nombreux, la période la plus féconde étant la Troisième République (Léon Daudet fut condamné à une peine de prison ferme qu'il purgea partiellement et Zola fut contraint à l'exil). Dans le cas de Daudet, les poursuites émanaient d'une personne privée.
Je suis bien d'accord. J'allais l'effacer !
Alors je vais essayer de préciser, cher Michel.
Au temps de Pompidou, c'étaient les méchants réacs qui censuraient de gentils intellectuels épris de liberté.
Aujourd'hui, ce sont de gentils intellectuels épris de liberté qui censurent de méchants réacs.
La seconde situation me paraît incohérente et bien plus désespérante que la première.
Ils ne sont pas épris de liberté mais assoiffés de pouvoir... De même sous Pompidou, d'ailleurs.
Oui et les assoiffés de pouvoir ne sont jamais de gentils intellectuels !
Ah bon les gentils intellectuels ne s'intéressent pas au Pouvoir? On s'étonne de l'apprendre ici!
Mais ne changeons point de sujet.
Comme j'ai essayé de le montrer, la censure n'a peut-être pas augmenté, mais elle a changé. Ses acteurs principaux, ses méthodes et ses bras armés... Or cette "Nouvelle censure" n'est pas moins redoutable et sans doute plus déplaisante, puisqu'elle s'assume sans complexe, et se réclame des droits de l'homme et des idéaux des Lumières. C'est donc la censure doublée d'une trahison mortelle des fondements de notre civilisation.
la censure n'a peut-être pas augmenté, mais elle a changé. Ses acteurs principaux, ses méthodes et ses bras armés

Ajoutez, Loik, une différence de taille. La censure des années 1960 (mais je crois qu’il faudrait parler plutôt d’ordre moral) c’était les idées de 95% de la population imposées aux 5% de mal-pensants. Aujourd’hui, c’est inversé. L’ordre moral, c’est celui des 5% de cinglés qui tiennent les médias, les associations, l’université, imposé à 95% de la population, qui n’en peut mais. C’est ce qui donne cette impression de vivre dans une sorte de RDA.
Il faut hélas craindre que les proportions ne soient pas celles-là. Je ne voudrais pas jeanmarciser à outrance mais si c'était du 95% — 5% ça ne tiendrait pas trois jours, cher Chatterton, même s'il est sans doute vrai que sur certains sujets (la sécurité, la justice et les prisons évidemment, l'immigration probablement, l'école, quoique de façon plus ambivalente, l'autorité peut-être), une forte proportion du "pays réel", une majorité parfois, se sente plus proche de nos positions que de celles du complexe médiatico-politique.
Citation
L’ordre moral, c’est celui des 5% de cinglés qui tiennent les médias, les associations, l’université, imposé à 95% de la population, qui n’en peut mais.

5 % n'est pas faux mais 95 % de gens qui supportent l'insupportable non, non et non.

Il y a un certain consensus, un certain pflegme d'une grande partie de la population qui tolère ou est en grande partie d'accord avec les 5 %.

De qui s'agit-il ?
Les enseignants, les fonctionnaires de diverses administrations publiques, les employés de la Sncf, Ratp, d'Air France, des cadres moyens et supérieurs, des membres de professions libérales, tous ceux qui travaillent dans les médias et dans la machinerie culturelle, show-business, le personel politique et leurs sbires et il faut aussi ajouter par exemple tous les francais qui sont salariés des organisations supra-nationales comme le Bureau Européen des brevets à Munich ou ceux qui participent à Toulouse à la construction des gros porteurs et des airbus.

Et cette liste est loin d'être exhaustive.

Au bout du compte cela fait quelques millions de citoyens, entre 20 et 30 % de la population, qui sont plus ou moins d'accord avec les 5 %.
une grande partie de la population qui tolère ou est en grande partie d'accord avec les 5 %

Je disais 5% et 95% pour faire image, naturellement. Mais même chez les « tolérants » (la plupart des gens que je fréquente sont « tolérants », en effet), il suffit de dix minutes de conversation seul à seul et entre quatre murs pour en entendre de belles sur l’immigration, la délinquance, l’arrogance des médias, etc. Croyez-moi, je ne sollicite pas du tout des sorties rageuses sur ces sujets. J’aborde ces questions-là avec circonspection, en laissant parler. Mais j’obtiens toujours le même résultat une fois que les gens sont en confiance. Pour ne pas risquer d’être mal interprétés, ils ne manquent d’ailleurs jamais d’écraser de leur mépris les xénophobes. Mais ce qu’ils ont à dire sur les délinquants ou sur les barbus n’est pas plus aimable que ce qu’ils ont à dire sur les racistes. C’est pour cela que je parle d’une nouvelle RDA. Personne ne croit vraiment au discours officiel.
Bien sûr cher Chatterton mais les gens dans l'isoloir tremblent et votent dans le sens du pc même si dans un moment de sincérité dans une discussion entre quatre yeux ils se lâchent.
Pour ce qui est de rire comme de tout, les lâches sont toujours du côté du plus fort quoi qu'il advienne, ce n'est pas d'hier, ils auraient trop peur de faire un faux pas qui les discréditerait au nom de la bien-pensance qu'ils s'infligent, et c'est précisément pour cela qu'ils ne font que des mauvais pas.
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