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"Tout comprendre avec René Girard"

Envoyé par Utilisateur anonyme 
Utilisateur anonyme
27 juin 2016, 12:09   "Tout comprendre avec René Girard"
Titre du livre de M. Paul Dubouchet chez l'Harmattan, novembre 2015, Paris.

Est-il possible qu'une théorie puisse rendre raison du "grand-tout" comme dirait Lautréamont ?

Pour cet auteur, oui !...

Incroyable !

[Mille excuses à tous pour l'usage des guillemets droits dans le titre de mon topic.]
Utilisateur anonyme
01 juillet 2016, 15:42   Re : "Tout comprendre avec René Girard"
Vieille idée de jeunesse : opposition entre la forme des sociétés de sacrifice et celle des sociétés à massacres, les nations occidentales, autour et après la révolution Française, passant de la 1ère à la 2nde forme.

Hier le père du commandant de police égorgé par le sarrazin à Mantes-la-Jolie demande que le massacre de son fils soit vu comme un sacrifice.

(Propitiatoire, selon toute vraisemblance).
01 juillet 2016, 19:26   N'y piger que pouic avec Valéry
Pourquoi incroyable ? Le monde regorge de prétendants à son exhaustive compréhension, ils pullulent même, tout frétillants de leurs concepts et de leurs petites grilles... Plus rares, je crois, sont ceux qui entrevoient une secrète collusion entre le réel et l'inconnaissance qu'on en a, et vont jusqu'à prétendre que c'est notre inhérente et fatale ignorance qui nourrit, substantifie l'être, on pourrait presque dire, le suscite.
Valéry l'avait entrevu : « À peine tout serait déchiffré, que tout s’évanouirait, et l'univers percé à jour ne serait pas plus possible qu'une escroquerie dévoilée ou un tour de prestidigitation dont on connaîtrait le secret. »
Utilisateur anonyme
03 juillet 2016, 14:04   Re : N'y piger que pouic avec Valéry
De docta ignorantia : Dieu (livre I) ; l'univers (livre II) ; Jésus-Christ (livre III), 1440.

Le point de départ est de déterminer la nature de la connaissance.

Nicolas de Cuse prend pour modèle la connaissance mathématique.

La possibilité de la connaissance réside dans la proportion entre l’inconnu et le connu.

On ne peut juger de ce qu’on ignore qu’en relation avec ce qu’on sait ; mais cela n’est possible que si ce qu’on ne connaît pas encore possède une homogénéité avec ce qu’on ignore.

La connaissance est d’autant plus facile que sont proches des choses connues celles qu’on recherche.

De là découle le fait que quand ce j'ignore n’a aucune proportion avec mes connaissances, il n’y a qu’à proclamer mon ignorance.

Cette reconnaissance de l’ignorance, savoir de ne pas savoir, que Nicolas lie à la sagesse de Pythagore, Socrate, Aristote et à celle de Salomon (Ecclésiaste, I, VIII), se nomme docte ignorance, selon un oxymore d'Augustin (Lettre CXXX).

La docte ignorance est la seule attitude possible face à Dieu.

En effet, Dieu est le plus haut degré de l’être et de toute perfection : Dieu est ce que rien ne peut dépasser.

Comme l’avait déjà affirmé Duns Scot (Opus oxoniense, II, d.1, q.4, n. 26), Dieu est l’infini.

Or, entre l’infinité de Dieu et la finitude de l’homme, il ne saurait y avoir de proportion.

L’homme peut bien s’avancer par étapes vers la vérité, elles seront toujours finies, et la vérité est l’être à son niveau infini.

De sorte que la vérité échappera à l’effort de la comprendre.

Entre la connaissance et la vérité, on trouve le même rapport que celui entre les polygones et le cercle : même si on multipliait à l’infini les côtés du polygone, ils s’approcheraient indéfiniment de la circonférence, mais jamais ne s’identifieraient avec elle.

Nicolas soutient que la vérité sera toujours au-delà de la connaissance, laquelle est la possibilité d’établir des proportions définies (De la docte ignorance, I, 3).

Le traité de la docte ignorance suppose ainsi l’incommensurabilité (non-proportionnalité), entre l’être et la connaissance.

L’incommensurabilité de l’être préfigure la philosophie de Kant qui assurera dans La critique de la raison pure, que le noumène est inconnaissable.

Mais ce qui est hors de portée de l'homme est encore au pouvoir de Dieu.

Stupéfait devant l'infinité divine et l'inadéquation de ses approches conjecturales, l'esprit peut cependant s'appuyer sur le rapport entre la création et l'incarnation, thèmes des 2è et 3è livres de La docte ignorance.

La théologie devient positive, pensant Dieu à partir de Dieu, en se fondant non pas sur les tentatives de l'homme d'aller à Dieu, mais sur la manière divine de sortir de soi.

[fr.wikipedia.org]
Utilisateur anonyme
06 juillet 2016, 08:50   Re : N'y piger que pouic avec Valéry
Régis Débris, pathétique vieux pion étriqué, s'est permis hier sur France-cul' de donner le coup de pied de l'asne à R.G.

Il l'a présenté comme un camelot yankee vendant sa camelote simpliste et répétitive à la foire des illuminés, contrairement à François Dagognet, pure et noble figure de l'université Parisienne, né à Langres comme le piteux Diderot, mort à Avallon dans l'Yonne, sans jamais avoir voyagé de sa vie par peur panique de l'avion...

Je recorde que Régis Débile est ce guérillero guévariste qui pratiquait la zoophilie avec Danielle Mitterrand comme guenon.
Regis Debray est un des rares intellectuels français de son époque – est-ce parce qu'il s'était absenté en Amérique du Sud quand les mentalités changeaient dans ces milieux ? – qui n'adhèrent pas au sans frontiérisme neo-impérial et qui continuent de valoriser l'Etat-nation émancipateur. Il fait figure de souverainiste et même un peu de gaulliste parmi ses pairs (ayant à leur tête, dans cette génération, l'insupportable Edgar Morin) parce que, à la différence de tous les autres, il continue de fonctionner mentalement suivant les grands axes de la conférence de Bandung et du discours gaullien de Phnom Penh : il a conservé intouchée sa foi en l'autodétermination des peuples contre les schémas impérialistes, qu'il le reconnaisse ouvertement ou non.

Je ne sais pas ce que Debray a dit de René Girard mais je trouve votre charge contre lui aberrante et vile, M. Badault.
Utilisateur anonyme
06 juillet 2016, 12:30   Re : N'y piger que pouic avec Valéry
Je vois donc que l'Insulteur ne pardonne jamais...
Et le p'tit morveux ?, y va nous em... jusqu'à quand ?
Je crois que vous avez hérité un vrai troll : c'est à ça qu'on reconnaît les forums qui comptent vraiment…
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