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Opération Sentinelle et Bataclan

Envoyé par Marcel Meyer 
Il y avait six soldats armés en faction devant le Bataclan au moment de l'attentat (“Opération Sentinelle”). Ils ne sont pas intervenus. Il paraît que c'est normal car ce n'était pas leur rôle.
Ceux qui nous gouvernent sont des fous ou des imbéciles et probablement les deux.

video: [www.rtl.be]

La page Google actualités sur le sujet.
Utilisateur anonyme
06 juillet 2016, 17:50   Re : Opération Sentinelle et Bataclan
Ne me dites pas que ma femme me trompe : je ne le supporterais pas !
D'après l'Obs (ici), ils étaient même 8, plus un policier de la BAC, qui demanda à un militaire son FAMAS. Le militaire aurait refusé de se séparer de son arme.
“Opération Sentinelle”

Les Français sont comme tous les hommes, pour vivre ils ont besoin d'artifice, aussi soutiennent-ils l'"Opération Sentinelle" sans autre forme de procès. Valls et Cazeneuve pourront continuer de parader.
Les seules forces spéciales dignes de ce nom sont celles chargées de liquider les ennemis de la République (Hollande a toujours dans son veston la liste de ces personnes à abattre). Le problème, c'est que ces véritables règlements de comptes ont lieu sur des théâtres étrangers. Si la France mettait en place un service comparable mais ayant pour mission d'anéantir, avant qu'elle ne s'exprime, la menace épouvantable qui, en bas de chez elle, pèse sur sa sécurité intérieure – un service type GAL qui bénéficierait de l'aide des Israéliens – nous serions tranquilles en l'espace de quelques mois ou années. Mais pour cela, il faudrait décider de véritablement terroriser les terroristes. Ne perdons pas de vue ce fait sidérant: tous les auteurs de tous les attentats perpétrés en France ces dernières années étaient connus des services de police et de gendarmerie, français et belges. C'est une catastrophe qu'il ne serait pas difficile de retourner en avantage.
Sentinelle et Bataclan : joli titre de livre pour enfants.
Ouais Didier... J'avais pensé à : Les bizous plus forts que la haine...
La liberté est défendue avec moins de force par ceux qui l'ont perdue qu'elle n'est arrachée par ceux qui l'ignorent.

P. Quignard, Albucius, p.146.
Utilisateur anonyme
07 juillet 2016, 11:46   Re : Opération Sentinelle et Bataclan
La phrase de Quignard n'est pas française.

Encore une nouvelle baudruche !
(Après de Benoist, Debray et Bonnefoy, le voilà qui rabaisse Pascal Quignard... Honte de rien, le Badault.)

Quant à moi, je continue de m’endetter de dettes infinies envers ce grand rhéteur de notre temps...
Utilisateur anonyme
07 juillet 2016, 12:49   Re : Opération Sentinelle et Bataclan
@Pascal : si tu as un doute sur ce que je te dis, demande à Renaud Camus et il confirmera que ta citation quignardéenne n'est même pas grammaticalement française.

La liberté est défendue avec moins de force par ceux qui l'ont perdue qu'elle n'est arrachée par ceux qui l'ignorent.

(Sic !)

En voici l'adaptation par mes soins en doulce et noble langue françoise :

La liberté n'est pas tant défendue par ceux qui l'ont perdue qu'arrachée par ceux qui l'ignorent.

Même en bon françois, la phrase reste idiote !

BAUDRUCHE, vous dis-je !
M. Badault n'est pas tant un provocateur qu'un petit cuistre.

La phrase de Quignard me paraît irréprochable ou peu s'en faut. Elle ne serait pas tant corrigée par qui la voudrait fautive qu'alourdie par ceux qui iraient jusqu'à vouloir l'améliorer : La force avec laquelle la liberté est défendue par ceux qui l'ont perdue est moindre que celle que mettent à l'arracher ceux qui l'ignorent, phrase exempte d'ellipse mais passablement harnachée de brodequins dix-huitiémistes.

La "correction" de M. Badault, est inepte et empêtrée dans un magistral contresens, comme il fallait s'y attendre.


@Pascal : si tu as un doute sur ce que je te dis, demande à Renaud Camus et il confirmera que ta citation quignardéenne n'est même pas grammaticalement française.

////

C'est vrai quoi, moi j'suis un peu comme mon pote Renaud, j'adore le tutoiement et la tape sur l'épaule !
citation quignardéenne
/////

On dit quignardien ou quignardienne.
Utilisateur anonyme
07 juillet 2016, 13:58   Re : Opération Sentinelle et Bataclan
Et encore les insultes de mes hiérodules !...

[@Pascalinounet : et comment dit-on ce qui relève de Mallarmé ?]
Bien sûr Francis mais notre ami, contrairement à vouzémoi, est un puriste. Une "pureté" qui est la cause de son désir, et dont lui, Badault-le-puriste, est le sujet à qui elle fait signe dans la langue... On méconnaît trop souvent ce qui est en jeu dans le purisme ; rien moins que ceci : à être tenue pour un réel irreprésentable, la langue peut fonctionner comme agalma, trésor, objet a (bon là je glisse un peu de baratin psychanalytique). Non vraiment Francis, nous, ces histoires d'objet a, on peut pas comprendre.
Utilisateur anonyme
07 juillet 2016, 15:10   Re : Opération Sentinelle et Bataclan
Pascal cherche à fusionner avec Francis sur mon dos.
Utilisateur anonyme
07 juillet 2016, 15:34   Re : Opération Sentinelle et Bataclan
Classe, mec !
Pas un mot dans le Figaro.fr sur l'affaire de ces soldats passifs au Bataclan. Je ne suis pas allé voir dans le Monde ou dans les autres organes de presse. Il semble que l'omerta consensuelle soit être de rigueur dans la sphère médiatico-politique. Et pas un mot, évidemment, de la Place Beauvau où Cazeneuve a décidé d'être inexpugnable. Cet homme, de conserver son poste en dépit de ses très lourdes responsabilités dans ce drame (meurtriers fichés mais en liberté, soldats présents mais passifs, etc..) déshonore la cinquième République. S'il reste à son poste après les événements de 2015, cette république avec ses médias gouvernementaux, ne valent plus rien, à peine plus qu'un régime présidentiel guatémaltèque ou salvadorien.
Pas un mot dans le leFigaro.fr, leMonde.fr

Si, un peu, tout de même:

clé de recherche : { "Le Monde" Bataclan FAMAS }

Le Monde

clé de recherche : { "Le Figaro" Bataclan FAMAS }

Le Figaro
Mais puisque les parents des victimes (Bataclan ou ailleurs) vous répètent qu'ils n'ont "pas de haine"... Pas la peine d'embêter le Cazeneuve avec ça.


[actu.orange.fr]
le père du policier, Jean-Baptiste Salvaing, s'est exprimé sur BFMTV. "Je n'ai pas de colère, mais je suis très touché, très triste et catastrophé parce qu'il s'agit de mon fils, de ma belle-fille et que c'est incompréhensible", a-t-il dit. "Nous n'avons pas de haine", a-t-il cependant expliqué. La haine ne servirait à rien, elle ne servirait qu'à rajouter un tourment de plus"
07 juillet 2016, 17:22   Sur ordonnance
L'expression du rejet de la haine, quand on a été meurtri par elle, est une attitude des plus nobles, elle relève d'une très enviable hauteur d'âme, voire de la sainteté, fût-elle laïque. Personnellement, je ne crois pas en être capable, ni la plupart de mes semblables.

Alors de deux choses l'une : ou la sainteté, comme le reste, s'est démocratisée, muée en lieu commun, ou les anxiolytiques ont fait d'extraordinaires progrès (la deuxième hypothèse facilitant d'ailleurs l'éclosion de la première.)
07 juillet 2016, 17:43   Re : Sur ordonnance
Pas le temps de développer mais d'après moi il s'agit davantage d'une baisse, voire d'une perte, de l'instinct vital, en clair d'une "deficience vitale". Pas si facile que ça d'appliquer la fameuse loi du talion, il y faut un estomac bien accroché (les nôtres sont devenus trop délicats). Mais ça n'est pas incompatible avec ce que vous écrivez.
"Le rejet de la haine" ne me paraît être la caractéristique première des manifestations contre la Loi travail, par exemple...

Cette belle jeunesse a le rejet de la haine sélectif.
Cette jeunesse a aussi la haine sélective...

Car "avoir la haine" face à des flics ou à des fachos c'est tout de même moins risqué que de l'avoir face à une meute salafisée.
Ce doit être bien pire que tout ça (anxiolytiques, sainteté démocratisée, etc.). Non, c'est hélas beaucoup plus simple et plus grave : le rejet-de-la-haine apparaît quand les coups portés sont déterminés, implacables, meurtriers, dévastateurs et froidement assénés ; la haine en revanche s'emballe quand l'adversaire (dans l'affaire de la Loi travail cet adversaire est le gouvernement) est timide, timoré, pusillanime, inconsistant, hésitant, faussement autoritaire, vacillant et mou.

Le rejet-de-la-haine face aux rafales de fusils d'assaut et aux bombes à clous est l'autre nom que donne cette jeunesse à sa soumission fataliste sous les coups portés par plus fort que soi. C'est tout. C'est l'échine du chien battu qui s'aplatit sous les coups de trique de son tourmenteur. Quand le même chien montre les dents et grogne comme un tigre lorsque son maître tarde à lui jeter le sucre qu'il lui a promis.

Belle jeunesse française.
Oui c'est ça, cher Francis. Les lâches, vous-n'aurez-pas-ma-hainistes ou pas, réagissent toujours comme ça.
07 juillet 2016, 19:15   Re : Sur ordonnance
Notons toutefois que, dans le cas du couple de policiers assassinés, c'est le père du policier qui s'exprime et on ne peut le considérer comme un jeune homme.
07 juillet 2016, 19:18   Re : Sur ordonnance
Disons que ce "papa" est atteind de jeunisme. C'est fréquent.
07 juillet 2016, 19:35   Re : Sur ordonnance
Citation
Pascal Mavrakis
Pas le temps de développer mais d'après moi il s'agit davantage d'une baisse, voire d'une perte, de l'instinct vital, en clair d'une "deficience vitale". Pas si facile que ça d'appliquer la fameuse loi du talion, il y faut un estomac bien accroché (les nôtres sont devenus trop délicats). Mais ça n'est pas incompatible avec ce que vous écrivez.

Il se perd vite l'instinct, s'il y suffit d'une, ou à peine plus, génération gavée de sainteté xénophile et d'équanimité stoïcienne...
comment dit-on ce qui relève de Mallarmé ?

On dit mallarméen pour ce qui relève de Mallarmé et on dit quignardien pour ce qui relève de Quignard parce que Mallarmé ne s'appelait pas Mallarmard ni Quignard Quignardé. Etonnant non ?

Sans indiscrétion, vous avez quel âge M. Badault, dix-sept ans et demi ?
Citation

M. Badault n'est pas tant un provocateur qu'un petit cuistre.

Il est probablement les deux (pas forcément en d'égales proportions). Mais lui répondre et tenter de le “contrer” me semble être exactement ce qu'il cherche, et dans quoi certains se précipitent. Il faudrait revenir au très sage précepte :

Don't feed the troll.
Dont acte, tant pour le sage précepte rappelé par Didier Goux que pour les articles de presse signalés par Pierre Hergat.
Je n'arrive toujours pas à comprendre comment il est possible que les soldats en armes présents sur les lieux aient pu ne pas intervenir et comment il est possible que le pays puisse ne pas s'enflammer en l'apprenant. Car tout de même, ordre ou pas, il y a eu non-assistance de personnes en train d'être assassinées de la part de soldats professionnels, armés de fusils d'assaut et dont la présence était précisément destinée à protéger les habitants du pays de ce qui était en train de se passer sous leurs yeux. À ce stade, parler de complicité passive ne me paraîtrait pas exagéré.

Or voici, dans la discussion entre abonnés du “Monde” sous l'article auquel mène le lien mis par Pierre Hergat plus haut, ce que répond un abonné à un autre qui s'en indigne :

« Quant à ces crétins que vous vilipendez pour avoir suivi des ordres, dont vous ne démontrez pas qu'ils sont illégaux, je me permets de vous rappeler qu'ils meurent pour ces mêmes ordres sur les lieux d'opérations extérieures au nom de la France. Engagez-vous pour votre pays si vous pensez faire mieux. »
La relecture de l'article du Figaro en ligne est intéressante.

Il date du mois de mars. Les auditions de la commission d'enquête parlementaire étaient donc publiques et filmées et dans l'extrait visible l'on entend Jean-Luc Taltavull, secrétaire général adjoint du syndicat des commissaires de la police nationale, qui révèle l'affaire. Pour le journaliste qui écrit l'article un “détachement” c'est “un militaire” (évidemment, quand on vous a inculqué l'habitude d'appeler un soldat un “personnel” et un obus une “munition”, on n'arrive plus à faire la différence entre le singulier et le collectif : bel exemple pour comprendre à quelle confusion d'esprit mène l'imprécision langagière) ; du coup, à la lecture de cet article on a l'impression qu'il s'agit d'une bavure individuelle, du cas d'espèce d'un type paumé, idiot ou lâche, ou complice (évidemment, quand on vous a inculqué l'habitude d'éviter les “amalgames” et d'avoir le réflexe de ramener tout comportement aberrant, criminel ou terroriste à une échelle individuelle et à étiqueter l'individu comme “déséquilibré”, on n'arrive plus à voir, derrière le comportement de l'individu, la structure, l'idéologie). Bref on ne comprend plus rien et à l'époque déjà, personne n'avait bronché.

Mais dans l'article du Monde, paru il y a trois jours à la suite de la remise du rapport de la commission d'enquête, les deux députés interrogés, Georges Fenech (Les Républicains, Rhône) et le rapporteur Sébastien Pietrasanta (Parti socialiste, Hauts-de-Seine) disent bien clairement que le détachement en question comptait huit soldats armés de fusils d'assaut et qu'à leur arrivée, les policiers de la BAC les ont trouvés là, devant le Bataclan, sans rien faire, alors que la tuerie battait son plein. Et que concluent ces honorables parlementaires ? Eh bien que certains témoignages les ont “interrogés”, si, si. Et même qu'il y a actuellement une réflexion sur une coordination entre les forces d’intervention et les forces militaires. Mais quand même, hein, faudrait pas tirer des conclusions hâtives, « la mise en place de Sentinelle était une bonne chose, car il fallait alors une réponse forte de l’État. »

Un million d'euros par jour, des milliers de soldats en armes mobilisés tous les jours dans les grandes villes et qui se contentent de regarder quand il y a une tuerie, c'est « une réponse forte de l’État ».

Et tout le monde regarde ailleurs. Ah oui, il paraît que les mercenaires africains qui peuplent l'équipe de France de foute ont battu l'Allemagne.
Au fond c'est tout simple, nos beaux militaires ont tout bonnement fait ce que tous les fonctionnaires font à présent lorsqu'ils sont confrontés à une situation qui les dépasse : ils ont exercé leur droit de retrait.

Mais attention, ce n'est pas une lubie, c'est bien dans le code depuis 1982 (une des belles conquêtes sociales que nous devons à l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981). Wikipédia nous apprend que le droit de retrait est le droit pour le salarié de se retirer d'une situation de travail présentant un « danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ». Il s'agit d'un droit individuel mais qui peut s'exercer collectivement. Il est fondé sur l'article 5-6 du décret n°82-453 du 28 mai 1982 pour les fonctionnaires.

Évidemment, on pourrait rétorquer que les soldats professionnels ne sont pas des fonctionnaires comme les autres, mais quoi, yapadraison.
Citation
Marcel Meyer
Je n'arrive toujours pas à comprendre comment il est possible que les soldats en armes présents sur les lieux aient pu ne pas intervenir et comment il est possible que le pays puisse ne pas s'enflammer en l'apprenant.

L’État français, depuis la Commune de Paris, s'occupe de désarmer son peuple, sa bourgeoisie républicaine, et quelques fois versaillaise aussi, ayant toujours craint qu'un jour une Garde Nationale se retournerait contre elle. S'il n'y a jamais eu de maire de Paris avant 1977 – un siècle après la Commune –, c'est parce que cette mairie était la revendication première du peuple en arme. C'est dire l'état de défiance dans lequel nous sommes installé, et combien tout cela s'impose à nous.
Désarmer les français est un élément premier du logiciel français.
Les soldats français n'ont pas bougé parce qu'ils sont [moralement] désarmés. Les généraux n'ont pas bougé parce qu'ils sont [moralement] désarmés. Les français n'ont pas bougé parce qu'ils sont tenus en laisse.
Une des premières mesures de l'après Charlie Hebdo aura même été de durcir la législation sur les armes: il fallait désarmer, quitte à commencer par nous.

 
Les soldats français n'ont pas bougé parce qu'ils sont [moralement] désarmés. Les généraux n'ont pas bougé parce qu'ils sont [moralement] désarmés. Les français n'ont pas bougé parce qu'ils sont tenus en laisse.
Une des premières mesures de l'après Charlie Hebdo aura même été de durcir la législation sur les armes: il fallait désarmer, quitte à commencer par nous.



Fort bien résumé.


Tous ces "innocents" ou ces "citoyens désarmés" payent le crime de n'être rien, d'être sans destin, d'avoir été dépossédés de leur nom par un système lui-même anonyme dont ils sont devenus l'incarnation la plus pure. C'est dans le sens où ils sont n'importe qui qu'ils sont les victimes prédestinées du terrorisme. Et n'importe qui ou n'importe quoi venant de n'importe où ne sait pas, ne peut pas, défendre sa peau ! D'ailleurs, à les entendre, "on n'y peut rien", "c'est comme ça"... ainsi l'acte terroriste rejoint-il la catastrophe naturelle. Aucune différence entre un séisme et le détournement d'un avion : on ne s'arme pas plus, individuellement parlant, pour affronter l'un que pour affronter l'autre.
Le système n'a rien d'anonyme. Un système voulu et accepté par tous est le contraire d'anonyme. Quant à le nommer, j'en reviens toujours à la définition de Michéa de ce qu'est le Libéralisme: l'empire du moindre mal. Le moindre mal du Libéralisme consistant précisément à remiser la Morale du côté de la sphère privée (c'est une partie de la définition de Michéa). Dans la pratique, cela s'est traduit par des individus incapables de faire s'accorder entre elles, réalité et nécessité.
Pourquoi n'y a-t-il aucun commentaire de Cazeneuve sur ces révélations et comment ce peut-il qu'il n'y aucun commentaire de qui que ce soit sur cette absence de commentaires de la part de Cazeneuve ? Si le terme "république bananière" n'était pas un cliché, il faudrait aujourd'hui le forger pour dire la vraie nature de ce régime.

Comment, dans ce pays qui compte tant d'intellectuels de haut niveau (parfaitement) il ne s'en trouve aucun pour faire entendre une voix critique, lancer une pétition, exiger des explications non partisanes, sur le ton objectif et respectueux de qui souhaite des explications dans l'intérêt du bien commun, comme cela se fait dans toute démocratie digne de ce nom où les intellectuels revendiquent encore une conscience ?

Où est passée cette France-là bon sang !
Oui Francis, mais en l'occurrence c'est plutôt Le Drian dont on serait en droit d'attendre un commentaire : ses soldats n'ont rien fait, ses gendarmes non plus, c'est la police qui est allée au feu et qui a mis fin à la tuerie alors qu'il s'agissait d'accomplir une opération militaire plus que de police.
Il doit y avoir un effet de sidération.
Comme Don Quichotte, le dénégateur, Don Quichotte confronté au Réel au cours d'une partie de dé. il rentre chez lui, se couche et il meurt.
La mort par sidération.
 
(Le mieux, c'est quand même, matin, midi et soir dans les médias: j'ai embrassé un flic, par notre anarchiste-bohème de service. Subitement, il publie un livre sur sa vie, intitulé, euh, j'ai embrassé un flic)
Oui Marcel, mais l'ordre public, et non la guerre, est bien l'affaire de la place Beauvau. Ce n'était pas "la guerre" en France métropolitaine, ou bien je confonds tout, l'après-midi du 13 novembre – la déclaration de Valls ("c'est un acte de guerre" /"la France est en guerre") qui devrait logiquement marquer le passage de bâton à Le Drian n'a bien été prononcée par le premier ministre que le 14 novembre n'est-ce pas ? Ou bien l'Opération Sentinelle était-elle exclusivement des compétences de Le Drian ? Quoi qu'il en soit la question me paraît plus technique que politique.

L'ordre public et la protection des civils dans Paris, celle des fêtards non armés du Bataclan, relèvent de Cazeneuve, qui fut le premier des ministres à s'exprimer sur ces attaques, étant présent les lieux de leur déroulement une heure à peine après la libération des otages et la neutralisation des auteurs des faits, crois-je me souvenir. L'homme est pleinement comptable de ce "défaut de coordination" (appelons ça comme ça par euphémisme et souci de ne pas créer de polémiques autour d'une éventuelle théorie du complot) entre les forces de l'ordre et les militaires.
@P. Hergat.


"Le système n'a rien d'anonyme. Un système voulu et accepté par tous est le contraire d'anonyme"

A parce que vous vous sentez "représenté" vous ? Ne voyez-vous pas cette évidence ?, à savoir la non-représentativité de tous les pouvoirs ?


"Un système voulu et accepté par tous"

Tous ???, vous voulez parler des masses j'imagine ? Non ? Les masses ne veulent rien de précis, elles acceptent tout, sans exigences réelles, sans exigence de sens, sans résistance au fond, faisant tout glisser dans une sphère indéterminée qui n'est même pas celle du non sens, mais celle de l'abrutissement tous azimuts, de la banalité, de l'inertie. Les masses ne participent jamais, elles font masse, c'est tout.
Et qu'est-ce qui les préoccupait, "tous", hier soir ? L'Euro 2016 ou le niveau d'incompétence d'un Cazeneuve ? Hein ?, d'après-vous ?
« Ou bien l'Opération Sentinelle était-elle exclusivement des compétences de Le Drian ? » Oui, je crois, Francis. Cela n'exonère pas Cazeneuve, bien sûr : de toute évidence, le manque de coordination, l’inexistence d'une autorité unique susceptible de donner des ordres est l'un des problèmes, et c'est à celui-là que s'est attachée la commission d'enquêtes. Mais il y a là une autre question qui concerne exclusivement l'armée et son ministre. Qu'est-ce que c'est qu'une armée de métier dont les membres ont, collectivement (ils étaient huit) cette attitude-là dans ces circonstances-là ?
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