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Feministe et soumise

Envoyé par Pascal Mavrakis 
15 décembre 2016, 09:45   Feministe et soumise
Clémentine Autain, sur Twitter, s’affiche tout sourire, accoudée au bar PMU de Sevran – où elle est élue Front de Fauche – avec cette légende :

« Je consomme et demande au CSA de visionner intégralité bande caméra cachée France 2. Stop stigmatisation banlieue. »

​‌”

[www.bvoltaire.fr]
15 décembre 2016, 09:50   Re : Soumission féministe
Comme quoi le féminisme n'existe que parce que l'homme occidental l'a laissé proliférer. Face à des hommes ancienne manière qui ne s'en laissent pas compter conter, il n'y a plus personne. Au contraire, elles se remettent à genoux.
15 décembre 2016, 10:58   Re : Soumission féministe
Oui Trystan. Ce dont elles rêvent, au-delà ou en deça de leur verbiage inepte, c'est d'un vrai Maître ! (Si Lacan voyait ça...)
15 décembre 2016, 11:04   Re : Soumission féministe
''Caen. Une retraitée de 74 ans convoyait de la drogue par amour pour un Roumain de 33 ans.''

Qu'est-ce que je vous disais ! ?
15 décembre 2016, 11:39   Re : Soumission féministe
Ce n'est pas tellement que face à des hommes à l'ancienne, qui ne s'en laissent pas conter, elles se remettent à genoux, c'est plutôt que par un choix, à peine inconscient probablement, elles précipitent la soumission générale aux nouveaux maîtres, la leur en premier lieu. Je l'ai dit et le répète : il est totalement invraisemblable que ces filles soient idiotes au point de ne pas du tout savoir ce qu'elles font, et vers quoi elles nous entraînent. Elles le font parce qu'elles savent bien que le monde festivo-remplaciste est littéralement invivable. Bien entendu, ce n'est pas comme ça qu'elles se le formulent et elles continuent, de façon mécanique, psittaciste, à répéter le catéchisme indifférentialiste du festivo-remplacisme. Cela leur est d'autant plus facile que la Soumission découlera tout naturellement de la dimension ethnique de ce catéchisme indifférentialiste, et c'est donc en dansant sur la chanson féministe qu'elles retourneront avec enthousiasme à la place qui avait toujours été celle des femmes — au grand dam de leurs mères et grand-mères qui avaient cru s'en être affranchies.
15 décembre 2016, 12:13   Re : Soumission féministe
il est totalement invraisemblable que ces filles soient idiotes au point de ne pas du tout savoir ce qu'elles font, et vers quoi elles nous entraînent. Elles le font parce qu'elles savent bien que le monde festivo-remplaciste est littéralement invivable
////

Enfin bon, c'est tout de même bien leur haine viscérale du mâle blanc et de tout ce qui est occidental qui les pousse à agir ainsi !?, non ? Et qu'elles comprennent quelque chose à ce qu'elles font (et défont) et à l'enfer festivo-remplaciste, permettez-moi d'en douter. La jouissance qu'elles trouvent à nous rabaisser et à détruire tout ce qui fut nôtre leur suffit amplement.
15 décembre 2016, 12:41   Re : Soumission féministe
Juste en passant, pour Clémentine et ses copines : "Quatre femmes ont été agressées en 18 jours, dont deux sexuellement. L’auteur présumé interpellé est un sdf de 19 ans, ressortissant camerounais en situation irrégulière."

In La Nouvelle République
15 décembre 2016, 12:45   Re : Soumission féministe
Ou ceci : Versailles (78) : un Syrien arrêté pour le viol d’une femme de 60 ans en Suisse 14/12/2016
Ironie du sort, le fugitif a été arrêté à deux pas de chez lui… Place de la Loi à Versailles. Eyad Al Arfi, 54 ans, un ancien diplomate syrien en poste à Genève (Suisse) et condamné par défaut à 13 ans de détention pour viols et actes de tortures et barbarie en 2001 par la cour d’assises locale, était recherché depuis dix-huit ans par la brigade criminelle du canton helvétique.



[...] Ce vrai diplomate déchu vivait en France depuis 2013 sous le statut de réfugié politique obtenu avec de faux documents d’identité. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international de longue date par les autorités cantonales genevoises. [...]

Cet homme est sans emploi et avait refait sa vie en France avec une nouvelle compagne qui ignorait tout de son passé [...] Les enquêteurs vont « vérifier si cet homme n’a pas commis d’autres crimes ou délits » dans l’hexagone car « le viol commis à Genève n’est pas anodin ».

En mai 1997, Eyad Al Arfi a suivi à la sortie des bains publics une femme de 60 ans jusqu’à son domicile de Genève avant de forcer la porte et de la violer pendant cinq heures durant. Tout en lui faisant subir les pires outrages. L’acte d’accusation de l’époque évoque un acharnement de l’auteur sur la victime âgée désormais de 79 ans. [...]


Le Parisien
15 décembre 2016, 13:06   Re : Soumission féministe
« Enfin bon, c'est tout de même bien leur haine viscérale du mâle blanc et de tout ce qui est occidental qui les pousse à agir ainsi !?, non ? »

Non. Leur haine viscérale du mâle blanc et de tout ce qui est occidental, que leurs congénères masculins partagent largement, est à l'origine de l'établissement de la dictature festivo-remplaciste. Ce qui les pousse à agir ainsi, à se jeter dans les bras des mâles remplaçants, des mâles de remplacement dont elles savent très bien comment ils les traiteront), est au-delà, ce ne peut être que le désir de ce qui les attend (et nous avec). Le fait que ce désir soit aussi en accord avec une partie de l'idéologie festivo-remplaciste ne fait que faciliter la chose.
15 décembre 2016, 13:47   Re : Soumission féministe
Se battre aujourd'hui contre le mâle blanc et tout ce qui est occidental, c'est l'un de ces combats contre des fantômes dont le petit bourgeois festiviste est si friand. Se battre contre le mâle blanc, c'est comme monter à l'assaut du racisme, assiéger le fascisme et exterminer l'impérialisme français. Nous sommes au-delà de ces combats dont la représentation théâtrale surjouée, éternellement recommencée, n'est qu'un paravent destiné à masquer ce qui se joue réellement.
15 décembre 2016, 13:52   Re : Feministe et soumise
Peut-être qu'en se soumettant de leur vivant elles préparent, concoctent, fomentent d'autres causes "féministes" à léguer aux générations futures. Ce qui déjà, et là encore de manière largement inconsciente, signifierait que toutes les Autain de la Terre reconnaissent qu'elles n'ont plus vraiment de combats à mener ni d'autres tas de droits à conquérir, cela après avoir eu la peau du mâle blanc.

Il reviendra aux filles d'Autain et de Duflot de s'arracher à la domination musulmane. (Un scénario de ouf, j'en conviens.)
15 décembre 2016, 14:21   Re : Feministe et soumise
"Peut-être qu'en se soumettant de leur vivant elles préparent, concoctent, fomentent d'autres causes "féministes" à léguer aux générations futures."

C'est l'hypothèse que j'ai cherché à formuler dans un autre fil. Pour émasculer des mâles, il faut des mâles.
15 décembre 2016, 14:49   Re : Feministe et soumise
Non, je ne crois pas, car on ne la fait pas aux mâles musulmans : voyez ce qui se passe dans leurs pays.
Surtout, je trouve mon hypothèse cohérente avec le réel. Voyez ce que j'avais appelé à l'époque, “le baise-min de la soumission extatique”



(http://www.casimages.com/i/161215031802165859.jpg.html)
15 décembre 2016, 14:57   Re : Feministe et soumise
. Ce qui les pousse à agir ainsi, à se jeter dans les bras des mâles remplaçants, des mâles de remplacement dont elles savent très bien comment ils les traiteront

/////

Je crois que vous sous-estimez leur degré de niaiserie et aussi leur incroyable naïveté. Non, elles s'imaginent qu'elles les "convertiront" et qu'avec le temps ils se feront doux comme des agneaux, en clair qu'ils deviendront tout "comme nous" : athés, progressistes, feministes, laïques, républicains itou. N'oublions jamais que ces gens-là (antiracistes, féministes, transgenristes) se voient comme des "modèles" (des modèles sensés faire envie), une sorte de "type humain achevé" exportable partout sur la planète.
15 décembre 2016, 15:15   Re : Feministe et soumise
Ce sont des ''phalophiles honteuses''.
15 décembre 2016, 15:38   Re : Soumission féministe
La femme occidentale d'aujourd'hui ne fait que confirmer à l'homme oriental qu'il ne faut surtout pas laisser un pouce de liberté à sa ou plutôt ses femmes, car dès qu'il aura ouvert la boîte de Pandore, elles le piétineront.
La femme orientale, elle, est partagée. Parfois un proto-féminisme, qui existe en elle à l'état latent comme chez toute femme, ainsi qu'un début de marge de manœuvre, peuvent l'amener à vouloir imiter ses congénères occidentales ; mais dans l'ensemble elle perçoit bien que l'émancipation tératologique de la femme occidentale a rendu tout l'Occident malheureux (et les hommes et les femmes), et indéfendable. La prétendue libération de nos femmes (libération qui consiste à se vautrer dans la bêtise et dans la fange après s'être teint les poils des aisselles en turquoise) lui inspire plus de dégoût et de peur qu'autre chose, si bien qu'on la voit accepter volontiers, et même réclamer, davantage de prison et de burqa — ce qui est toujours mieux que de ressembler à ces dégénérées de blanches.
15 décembre 2016, 15:40   Re : Soumission féministe
« elles s'imaginent qu'elles les "convertiront" et qu'avec le temps ils se feront doux comme des agneaux »

Non. Elles se cherchent un maître, et avec eux elles pensent, à juste titre, l'avoir enfin trouvé. Comme un enfant qui cherche à voir jusqu'où il peut aller. Voilà tout.
15 décembre 2016, 15:44   Re : Soumission féministe
C'est ça.
15 décembre 2016, 16:03   Re : Feministe et soumise
La définition de l'hystérique de Lacan, définition qui se promène incomplètement dans les commentaires ci-dessus est: "L'hystérique cherche un maître sur qui régner". Il reviendra, j'y tiens, aux filles des garces actuelles qui auront investi les mâles musulmans du pouvoir désiré de les soumettre de renverser la vapeur dialectique d'ici une ou deux générations.
15 décembre 2016, 16:25   Re : Feministe et soumise
Le bogueur Aldo Stérone aurait des choses intéressante à dire à ce sujet.

(Ce qui suit est un peu hors sujet, mais je me souviens que dans une vidéo, Stérone s'étendait sur la névrose, la folie même de la Maghrébine pauvre qui reprend à son compte le régime rigoriste appliqué à la Saoudienne, laquelle est souvent richissime. La Saoudienne, selon lui, est certes atrocement enfermée dans sa burqa, mais au moins elle peut facilement prendre un billet d'avion de première classe sur Emirates et faire 20000 euros de shopping par jour chez Harrod's ou sur l'avenue Montaigne. Cette contrepartie l'empêche, in fine, de sombrer complètement dans le malheur et la folie.

La Maghrébine pauvre, elle, n'a même pas cette contrepartie-là.)
15 décembre 2016, 16:27   Re : Feministe et soumise
Oui, bon, dans le monde traditionnel, on sait bien que le plus souvent, en tout cas au foyer, c'est bien le maîtresse de maison qui règne sur le maître, mais c'est une autre histoire.
15 décembre 2016, 16:30   Re : Feministe et soumise
Maghrébine pieuse et pauvre qui, d'ailleurs, rêve de vivre au Caire ou à Jakarta et non pas à Riyad. Malheureuse, elle entend, semble-t-il, le rester.
15 décembre 2016, 17:01   Re : Feministe et soumise
Non. Elles se cherchent un maître, et avec eux elles pensent, à juste titre, l'avoir enfin trouvé. Comme un enfant qui cherche à voir jusqu'où il peut aller. Voilà tout
//////

D'accord, d'accord, d'une certaine façon. Je l'avais ecrit plus haut. Pourtant, lorsque l'on voit la gueule de leurs maris ou de leurs conjoints (celui d'une Cosse, d'une Duflot, ou encore la copine de la goudou Fourest par ex.), force est de constater qu'ils ne ressemblent guère, même de très loin, aux jeunes mâles afro-maghrébins...
15 décembre 2016, 17:17   Re : Feministe et soumise
C'est normal. Eux sont justement les beta de service — des domestiques apeurés, admiratifs et corvéables. Des cocus en puissance, pourvoyeurs inoffensifs qui, dans l'idéal, paieront pour l'éducation des enfants qu'elles auront eu en cachette avec les alpha, lesquels migrent déjà vers d'autres aventures.
15 décembre 2016, 17:28   Re : Feministe et soumise
Oui, bien entendu qu'ils ne ressemblent guère, même de très loin, aux jeunes mâles afro-maghrébins : ce sont les néo-hommes, les petits bobos-teufeurs fin de race produits par ce ce monde festivo-remplaciste, indifférencié et par la même invivable, auquel elles ont, plus ou moins inconsciemment, décidé de mettre fin, et auquel elles mettent, en tout état de cause, effectivement fin en étant, avec tant de ferveur et d'inflexibilité, remplacistes.
Le Saint-Sylvestre de Cologne a parfaitement montré tout ça.
16 décembre 2016, 14:33   Les Autain sont des amazones
Les "hommes ancienne manière" se laissaient mener à l'abattoir sans moufter pour des causes qui les dépassaient et qui ne les intéressaient fondamentalement pas, pour la plupart, qu'il soient grognards, poilus ou couillus ; les mectons nouvelle manière ont fait savoir que ces histoires ne les concernent plus, qu'ils ne sont pas faits pour crever pour des idées dont ils se contrefichent, et que de toute façon la violence les rebute et les effraye.
Il est difficile de donner une définition définitive de ce qu'est "le vrai homme", mais hors les clichés un peu éculés, tout de même, il reste que celui qui parvient à adapter le plus possible les modalités extérieures et sociales de sa vie à ce qu'il est ou veut être, serait-ce un limaçon, est davantage maître, maître de sa destinée, en refusant surtout coûte que coûte de faire ce qu'il ne veut pas, que le magnifique taureau qu'on achève dans l'arène, et écouille par-dessus le marché de superbes gonades qui ne lui auront en définitive vraiment servi à rien.

Et si l'on doit continuer dans le registre de telles généralités (parce que "les hommes", "les femmes", et même "les féministes", "les femmes occidentales", on s'y noie un peu...), eh bien la femme semble participer également de ce gain d'indépendance : incontestablement elle goûte au confort cosy et moelleux que procure le PBT (petit-bobo-teufeur) à domicile — qui n'aime se pelotonner sous la couette par temps de chien ?? — tout en disposant à portée de main d'une large provision de frustes et ardents primitifs propres à assouvir éventuellement ses fantasmes.
Qui dit mieux ? De ce point de vue ces femmes font ce qu'elles veulent et tirent leur épingle du jeu par les deux bouts, bien plus en tout cas que la grisette début 20e, ou l’épouse modèle d'antan.
16 décembre 2016, 14:41   Re : Les Autain sont des amazones
Sauf que ça ne durera pas, de toute évidence.

[PBT : oui, merci mais, pardonnez-moi, je tiens quand même au FR, pour la raison dite juste au-dessus.]
16 décembre 2016, 15:35   Re : Feministe et soumise
« les mectons nouvelle manière ont fait savoir que ces histoires ne les concernent plus, qu'ils ne sont pas fait pour crever pour des idées dont ils se contrefichent, et que de toute façon la violence les rebute et les effraye. »

Ils ne meurent en effet plus à la guerre, en tout cas pas ces temps-ci.
Mais cela ne les empêche pas de mourir d'une autre mort, passablement moins belle.
La mort du type d'aujourd'hui est spirituelle, c'est celle qui frappe le cadre moyen qui perd sa vie à faire un travail idiot dans un bureau, assis toute la journée devant un écran, pour payer chaque mois les traites du tombeau existentiel qu'est ce minable pavillon de banlieue qu'il a dû acheter avec et pour Madame, laquelle produit chaque jour ses Vlogs dédiés à la consommation et à la procréation.

Il est l'esclave docile de sa petite princesse bien avant d'être l'esclave de son patron. Après s'être abruti une dizaine d'heures à son travail, il doit encore monter des meubles Ikea et peindre en rose le lit de la petite Beyrénisse. Il croit qu'en faisant tout bien comme il faut il sera aimé ; il ne comprend pas, ou alors trop tard, qu'il n'a jamais été autre chose qu'un pourvoyeur potentiel, puis effectif. Aux côtés de sa femme il n'a jamais été question d'avoir une opinion un peu dissidente, c'est pourquoi il vote toujours comme il faut, contre les méchants, contre les racistes. On comprend alors d'où vient une bonne partie du Grand Remplacement : Madame ne prend pas de risques, Madame ne veut pas d'Histoire, Madame est toujours comme l'époque, en l'occurrence, remplaço-jesuischarliste. Sa déculturation l'a récemment amenée à se faire tatouer pour la troisième fois : après le dauphin au poignet et la clé de sol sur la nuque, elle a fait écrire I will never grow up sur son bras gauche. Peu importe ce qu'elle fait, peu importe les contradictions, il la suit et la soutient dans cela comme dans tout le reste. Elle a toujours raison, après tout.

On lui avait dit, pourtant, que les femmes aimaient les bad boys, les types à la marge, les types inquiétants. Oui mais juste comme ça, pour s'éclater. Lui n'a jamais été envisagé ainsi, au reste il n'appartient pas à cette catégorie-là. Il avait des bonnes notes à l'école et plus tard, lorsqu'il a eu son diplôme, sa mère était fière de lui. Et elle voulait tellement, mais tellement avoir des petits-enfants ! En sorte que lorsque la jolie Sylvie, après s'être envoyé des bad boys entre 18 et 25 ans, a décidé qu'il était temps de construire un petit nid, notre ami était là, salarié, aimable, disponible. Il n'en revenait pas de sa chance : au lycée comme à la fac, les filles comme elles ne lui parlaient jamais, pourtant, ou alors seulement pour lui demander ses notes de cours. Peu importe, c'est si beau qu'on ne va pas s'ennuyer à analyser les raisons d'un tel revirement.

On imagine aisément la suite de l'histoire.

A présent, les années ont passé, et sur le Facebook de sa chère épouse, la photo sur laquelle il apparaissait naguère encore à ses côtés a été remplacée par une photo d'elle et de l'enfant, ou des enfants. Enfants qu'il ne voit guère, du reste, car lorsqu'il rentre le soir ils sont déjà couchés depuis longtemps. Elle s'est empâtée, elle râle sans arrêt, elle commence à avoir sur le visage un permascowl, cet air de reproche permanent qu'elles finissent toutes par arborer au bout de quelques années, quand elles commencent à devenir la copie cruelle et ô combien inquiétante de leur atroce maman.

Hélas, élevé par la télévision, par l'école-sans-hommes-faite-pour-les-petites-filles et par une mère célibataire qui l'a castré dès l'enfance, notre bonhomme n'a pas, n'a jamais eu l'appareil humain, culturel et spirituel qui lui permettrait de s'enfuir et de vivre enfin pour soi-même. A cet égard, il n'a même pas eu la chance d'être homosexuel.

Il n'est qu'un pauvre hamster qui ne sait fonctionner hors de la roue qui le tue. Elle va bientôt demander le divorce (elle vient en effet de rencontrer un type hyper intéressant, une espèce d'artiste). Il est fichu.

Bah, c'était couru d'avance.

Tant pis, il en trouvera bientôt une autre, via un site de rencontres par exemple. Vous l'imaginez : 37 ans, employée, accablée de deux ou trois gosses. Semblable à la précédente, en un peu moins jolie, en un peu plus grosse, en un peu plus plus vulgaire, en un peu plus folle, surtout. Pas grave. Avec elle il redécouvre l'amour, elle est bonne au lit (pour l'instant), du coup il est fou d'elle, il trouve que ses enfants son géniaux, etc. Il vont tous aller à Disneyland ce week-end. C'est lui qui paye, ça lui fait plaisir. Il est là pour servir, servir et encore servir. Il est, momentanément, heureux.
16 décembre 2016, 15:58   Re : Feministe et soumise
Bon cela dit, je n'ai pour ma part aucun goût pour la virilité de carnaval, n'ai jamais traîné aucune de mes femmes par les cheveux et reste sans opposition ni réticence devant l'amélioration juridique de la condition féminine (égalité civile), le partage des tâches ménagères ou la cosytude (?), faut-il le préciser...

D'autre part je trouve que parler, à propos du PBTFR de « maître de sa destinée, en refusant surtout coûte que coûte de faire ce qu'il ne veut pas », j'avoue que les bras m'en tombent un peu car tout de même, où avez-vous jamais vu pareil conformisme et pareil collectivisme, si ce n'est dans les totalitarismes du siècle passé ?
16 décembre 2016, 16:18   Re : Les Autain sont des amazones
Tout de même, cher Marcel, l'homme-mou nouvelle manière est parvenu à modeler son environnement, la société occidentale contemporaine, à son image, selon ce qu'il est et veut rester : c'est cela, "être maître de son destin".
Que vous et moi ne pensions éventuellement pas le plus grand bien de cet être, et de cette persévérance obtuse dans cet être, c'est une chose, mais je répète qu'à mon avis, cet homme est globalement satisfait de son sort, continue de plus belle à lancer des ballons rouges dans les airs, à témoigner de sa bienveillance et de son affabilité universelle, et refuse surtout de rendre coup pour coup, du moins pour ce qui le concerne individuellement.
Et tout cela librement, librement !
16 décembre 2016, 16:41   Re : Feministe et soumise
Moralité, l'enfer, l'asservissement et l'enfermement, le piège mortel, n'admettent qu'un déclencheur : la faiblesse insigne de vouloir être aimé. Celui (ou celle) qui désire être aimé(e) est foutu(e), est pris dans la nasse de l'existence. Toutes ses stratégies, tous ses montages logiques et astucieux, toute son intelligence, le conduiront au ruisseau et à la fosse, à l'anéantissement entre les mains de ceux/celles qui n'ont jamais éprouvé ce besoin.

Les structures anthropologiques instituées anciennement (la religion, la famille, l'ordre familial et ses injonctions existentielles - tu es ceci, tu feras cela, ta vie est toute traçée, nous te l'avons tracée) composaient une armure contre le souverain besoin d'être aimé, assez souverain en tout cas chez le bobo moderne pour orienter les choix cardinaux de l'existence (où vivre, comment et avec qui), besoin tout nu d'être aimé qui fait de l'être humain un ver maigre et tout aussi nu et dénué de protection. Les femmes, armées de l'enfant, ont leur personne protégée contre ce besoin et font alors de l'homme ce que le faucon prédateur fait du jeune mulot privé de terrier en plein champ. Il n'y a là rien que de très normal.

L'homme aime une femme et pour s'assurer qu'elle lui restera attachée, achète une maison et un cabriolet pour madame. Il est fichu, il est mort : s'il n'acquiert pas ces biens matériels, ou s'il ne les acquiert pas à temps, il sera moins aimé avant d'être tout à fait abandonné ; s'il acquiert ces biens mais qu'il aime mal ou trop peu, voire de manière inconsidérée, bref, s'il vient à déplaire, il sera abandonné mêmement et devra payer seul les traites des emprunts.

L'équilibre du malheur entre l'homme et la femme dans ce système non-encadré (régime matrimonial libre, pas de dot, par de cadre institutionnel, de qu'en-dira-t'on, etc.) advient cependant, quand la dame prend de l'âge et qu'autour d'elle s'agence la solitude. L'homme alors, s'il atteint la soixantaine encore un peu fringuant, peut espérer "refaire sa vie" ou du moins s'en donner l'illusion; son ancien tortionnaire, les seins à plat, n'a plus que ses chats à caresser. Le temps est un redoutable justicier.
16 décembre 2016, 16:53   Re : Les Autain sont des amazones
Je ne crois pas vraiment que l'homme-mou soit parvenu à modeler son environnement, ou qu'en tout cas c'est au moins autant vrai dans le sens inverse. Il y a eu une véritable mutation anthropique qu'il n'a pas choisie, dont il est le produit. Quant à savoir si ce petit bonhomme est satisfait de son sort ou pas me semble être une question complexe.

La réponse, en apparence, est claire, vous avez raison, oui, il l'est et comment. La preuve : on ne cesse de chanter les louanges de ce qui est advenu, il n'est question que d'inclure dans ce monde-ci ceux qui en sont encore exclus, il n'est jamais question de lendemains qui chantent à bâtir ni d'homme nouveau à créer parce que, pardonnez-moi de me répéter, c'est le présent qui chante (horriblement, certes) et que l'homme nouveau est déjà là ; et notre petit bonhomme, et plus encore sa petite Festivette prétendument adorée, ne songent nullement à ne plus voter pour, à ne plus regarder, à ne plus approuver, les laudateurs.

Mais au plus profond de lui-même ? Et même au plus profond d'elle-même ? Je suis sûr que non. D'abord parce que ce petit nid plus ou moins douillet (mais il commence à l'être un peu moins et à être moins à l'abri d'un dehors de plus en plus violent) se trouve dans un monde infantile, déculturé, laid, vulgaire, vide, hébété, sans passé ni avenir, si ce n'est celui du réensauvagement croisant, et que je ne crois pas du tout qu'il puisse ne pas, “quelque part”, s'en rendre compte. Ensuite, et j'en reviens toujours là, parce que s'il en était si satisfait, il et surtout elle ne feraient pas tout pour que leur petit monde soit très vite englouti dans les poubelles de l'histoire.
16 décembre 2016, 16:54   Re : Feministe et soumise
« L'homme alors, s'il atteint la soixantaine encore un peu fringuant, peut espérer "refaire sa vie" »

Refaire sa vie, n'est-ce pas plonger une fois encore dans la drogue de l'amour, autrement dit du malheur ?

« Ensuite, et j'en reviens toujours là, parce que s'il en était si satisfait, il et surtout elle ne feraient pas tout pour que leur petit monde soit très vite englouti dans les poubelles de l'histoire. »

Ecrire cela, c'est être encore très positif, c'est croire encore à une possibilité spirituelle sous-jacente, c'est croire encore que la procréation boostée au consumérisme ne se suffit pas à elle-même. Quel optimisme !
16 décembre 2016, 16:58   Re : Les Autain sont des amazones
Mon dernier message s'est croisé avec celui de Francis mais oui, je suis d'accord avec lui, le temps a commencé à faire justice. Je vois autour de moi nombre de femmes qui, un certain âge venu, se retrouvent seules et qui n'en sont pas forcément heureuses et ça commence à se savoir.
En gros, pour être heureux en amour il faudrait, comme l’a dit l’ultra-féministe Monique Wittig, « détruire le sexe pour accéder au statut d’homme universel ». En d’autres termes, les femmes sont des hommes comme les autres, et vis versa (c’est évidemment de cette tendance qu’est née la théorie du genre).


Merci à Trystan pour son message de 15H.30. J'ai beaucoup ri.
17 décembre 2016, 00:18   Requête en exercice de style
Moi aussi, j'ai bien ri de ce message qui, au passage, semble cracher le morceau et révéler le carburant de la verve de Tristan Dee. De son malheureux personnage en butte à une immémorable Circé sans espoir de Pénélope il finit par lâcher : "A cet égard, il n'a même pas eu la chance d'être homosexuel." Nous y voilà et voici qui nous autorise, nous autres hinarces, à dire deux mots des homosexuels, puisque on parle des femmes et des hommes.

Les homosexuels, donc. Ils daubent volontiers sur la procréation, oubliant qu'ils en sont tout de même issus et que, sans la copulation ô combien grossière et populaire de leur père et mère ils ne seraient pas là pour aiguiser et lancer leurs fléchettes satiriques sur cette cible si facile : la famille. Bien trop souvent, ils ne résistent pas à l'envie de cracher dans la soupe avec un dédain gourmand, sans parvenir à réprimer une hargne qui ne les honorent pas, mécanique ordinaire de qui a été ou s'est senti opprimé et soudain se croit libéré.

Il se trouve que j'habite dans les parages d'un quartier jadis populaire - horreur ! - agrémenté de petits magasins de proximité assez bon-enfant - re-horreur ! - épiceries, électriciens, merceries, vous voyez le genre, berk. Moyennant une cosidetta "piétonisation", c'est devenu un quartier "gay" en un clin d’œil, un clin d’œil qui n'a rien à envier à toutes les emprises territoriales communautaristes. Ah ! Les bobonnes en route vers la ménopause n'ont qu'à bien se tenir et ce n'est pas sur le visage de ceux qui ont eu la chance d'être homosexuels vieillissants qu'on pourrait distinguer un quelconque permascowl ! Pensez donc ! Là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et gay pride, un sommet de l'art musical et de l'in-nocence. Le reste du tableau, tout le monde le connait et Tristan Dee comme les autres.
Alors qu'il veuille bien changer un peu de disque, rabaisser le caquet de sa misogynie aux ressorts désormais éventés et par trop convenus et qu'il mette sa verve d'écran au service de la détestation d'un couple "gay" standard afin d'illustrer, avec la même partialité et drôlerie, tout ce que le développement de l'homosexualité a pu gâcher dans la vie publique, de l'art à la politique en passant par les manières.
17 décembre 2016, 01:41   Re : Requête en exercice de style
Hélas, je ne connais à peu près rien à l'homosexualité. L'essentiel de ce que j'en sais me vient de la lecture des journaux de Machin-Truc. Si je l'ai évoquée ici, c'est uniquement à titre de chance existentielle, itinéraire bis, possibilité de vivre en dehors de la matrice. Mais bien sûr il y a d'autres moyens : livres, équitation, travail sur une plateforme pétrolière, monastère, pratique des forums de célibataires hinarces, endurcis et heureux, etc.
Mais bien sûr il y a d'autres moyens

Jusqu'à il y a peu, le quadra ou le quinqua encore fringuant et désireux de refaire sa vie pouvait avoir recours à la "petite jeune". C'était parfois pathétique et souvent efficace. Bien entendu, cette solution était le cauchemar absolu des femmes mûrissantes. C'était inégalitaire, les femmes perdant plus rapidement des charmes physiques qui constituent souvent leur atout principal. Les hommes sont des salauds. Ce recours à la jeunette a toujours été ridiculisé. C'est Arnolphe, c'est Agnès et tous les barbons libidineux de la littérature.

Aujourd'hui, le ridicule ne tue plus assez. Il a donc été nécessaire de passer au pénal qui, cela tombe bien, devient un domaine hautement féminisé. D'où l'extension infinie des lois sexuelles destinées, sous le noble prétexte de protéger les enfants, à fermer toutes les issues de secours au mâle en quête. Je citerai les lois sur la prostitution, l'abus de faiblesse, la contrainte morale. Cerise sur le gâteau : la prévisible abolition de la prescription permettra de réinterpréter ou de falsifier des rapports, plusieurs décennies après les faits supposés.
17 décembre 2016, 12:02   Re : Requête en exercice de style
''Bien entendu, cette solution était le cauchemar absolu des femmes mûrissantes. C'était inégalitaire, les femmes perdant plus rapidement des charmes physiques qui constituent souvent leur atout principal.''
Je crois que, en effet, c'est le ressort principal, non dit, de la haine féministe à l'encontre des hommes.

Avant, cette inégalité était compensée par la mythification de la Mère. La femme, mère, gagnait en respect et en attachement ce qu'elle perdait en attrait. Aujourd'hui cette compensation lui a été ôtée par les féministes elles-mêmes puisqu'elles ont réussi à ringardiser la maternité, les femmes, selon elles, ayant mieux à faire à être caissière au supermarché qu'à élever correctement leurs enfants. Ce faisant elles contribuent au bon fonctionnement de la machine consumériste.
17 décembre 2016, 17:02   Re : Les Autain sont des amazones
« Mais au plus profond de lui-même ? Et même au plus profond d'elle-même ? Je suis sûr que non. Mais au plus profond de lui-même ? Et même au plus profond d'elle-même ? Je suis sûr que non. D'abord parce que ce petit nid plus ou moins douillet (mais il commence à l'être un peu moins et à être moins à l'abri d'un dehors de plus en plus violent) se trouve dans un monde infantile, déculturé, laid, vulgaire, vide, hébété, sans passé ni avenir, si ce n'est celui du réensauvagement croisant, et que je ne crois pas du tout qu'il puisse ne pas, “quelque part”, s'en rendre compte. Ensuite, et j'en reviens toujours là, parce que s'il en était si satisfait, il et surtout elle ne feraient pas tout pour que leur petit monde soit très vite englouti dans les poubelles de l'histoire. »


Pourquoi voulez-vous qu'il y ait toujours de la profondeur ? Il se peut fort bien qu'en l'occurrence il n'y ait que ce superficiel, que la superficie et l'apparence soient en effet tout ce qu'il y a à voir, à éprouver, que les premières apparences soient les bonnes, et même les seules.
Que l'apparence soit la seule réalité, et que l'on se creuse la tête parfaitement en vain pour savoir ce qui se trouve en deçà, en inventant d'authentiques illusions pour rendre compte des seuls phénomènes, que l'on tient faussement pour trompeurs, c'est une idée qui a fait sont petit bout de chemin...

il y a néanmoins un moyen de concilier la satisfaction qu'éprouveraient nombre de ces laudateurs de la société comme elle va, avec la volonté de persévérer dans cet état et de maintenir son petit monde comme il est, de surtout n'en rien changer, et il est tout simple : il consiste à croire sincèrement que l'obstinée persévérance dans son mode de vie constitue en soi le seul moyen de lutte envisageable.
Ce jeune homme si applaudi qui a juré de ne rien céder à la haine a pratiquement commis une profession de foi, dans cette façon si entière et convaincue de proclamer que la seule façon de faire face serait de ne pas abjurer "ce que nous sommes", en maintenant ses meilleurs sentiments intacts, la fête battant son plein et Sting psalmodiant le nouvel hymne.

À vrai dire, même si l’hypothèse paraît à première vue folle, elle pourrait être formulée ainsi, et je ne doute pas que ceux qui trouvent leur compte dans leur petite bulle encore confortable et aseptisée puissent sincèrement y ajouter foi, nouvelles amazones comprises : ainsi l'Europe continuerait de résister, non plus par le moyen de la guerre franche et générale, qui n'est désormais plus dans sa nature, mais par ses façons d'être, appas qu'elle offre comme on tend un piège gluant et chaud qui peut finir par émollier et déliquéfier les éléments les plus étrangers en son sein, d'autant que rien ne convient plus à la légendaire "mollesse orientale" que l'amorphe décadence de ses propres mœurs.
Les propriétés dissolvantes du mode de vie occidental peuvent aussi être considérées comme une arme, dans un combat dont l'issue est encore incertaine, et s'il est vrai que la "volonté de puissance" ne s'épuise jamais, mais peut prendre des voies détournées ou aberrées, il ne faut jamais sous-estimer la force des faibles.
Le fait est que de ce point de vue nietzschéen de l'histoire occidentale, les faibles ont fini par gagner...
Les propriétés dissolvantes du mode de vie occidental peuvent aussi être considérées comme une arme, dans un combat dont l'issue est encore incertaine, et s'il est vrai que la "volonté de puissance" ne s'épuise jamais, mais peut prendre des voies détournées ou aberrées, il ne faut jamais sous-estimer la force des faibles.
Le fait est que de ce point de vue nietzschéen de l'histoire occidentale, les faibles ont fini par gagner...
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Entièrement d'accord Alain. C'est ce que j'avais essayé de dire un peu (non, très) grossièrement en parlant de cette volonté de puissance qui est la leur, et qui est de les rendre (les Autres) tous "comme nous". A leur façon, ces bobos roulés en boule dans leurs nids douillets sont des guerriers ; des guerriers dont la mission est d'imposer partout sur la planète leurs "modèles" d'hommes et de femmes "libres".
"Hélas, je ne connais à peu près rien à l'homosexualité."

Vous m'obligez à faire amende honorable pour mon manque de finesse car, à relire vos messages, je vois bien que votre misogynie, dans les termes, n'est pas celle d'un homosexuel et si j'ai mis cette question sur le tapis, c'était un peu forcé, je l'avoue, et sans doute dicté par une certaine exaspération à entendre chacun se prononcer sur les femmes, les hommes, l'évolution supposée des unes et des autres, sans jamais relever, dans cette discussion "sociétale", l'émergence d'un "troisième sexe" très actif dans nos sociétés et qui, selon moi, ne constitue en rien un "itinéraire bis" pour "sortir de la matrice". Passons.

En réalité, l'hypothèque homosexuelle levée, le fond général de votre discours sur les femmes, le peuple, l'art, me semble issu en droite ligne des auteurs symbolistes ou décadents de la fin du siècle avant-dernier, et très spécialement de Joris-Karl Huysmans. Vous êtes le Durtal des hôtes de ce forum, le héros de Là-bas qui soupire : "Quel fabuleux bonheur ce serait que d'exister enfin, à l'écart du temps, et, alors que le raz de la sottise humaine viendrait déferler au bas des tours, de feuilleter de très vieux bouquins."

Vous connaissez sans doute ce tableau d'un de mes compatriotes. Permettez-moi de vous le dédier :

Elle
17 décembre 2016, 18:18   Re : Les Autain sont des amazones
On peut très bien imaginer une dictature petite bourgeoise festiviste régnant sur un grand Disneyland peuplé de gentil-le-s Bisounours-e-s en rollers suçant des lollipops, un petit ballon accroché à leur sac à dos et tout à fait content-e-s de leur sort, mais à condition de protéger cet univers contre ceux qui veulent sa perte. Vous dites qu'ils croient dur comme fer que les méchants, qui ne sont pas très gentils dans l'ensemble et qu'ils insistent pourtant pour faire venir par millions, seront absorbés, dissous, disneyisés (assimilés en somme). Je pensais comme vous naguère mais plus maintenant car il ne se passe pas un jour sans que la réalité, même sévèrement filtrée par le complexe médiatico-politique, ne démente cruellement ce pronostic, et cela depuis des lustres ; et depuis des lustres les choses ne s'arrangent pas, elles ne cessent d'empirer et, à présent, les signes se multiplient qui montrent que c'est le contraire qui est en train de commencer à se produire : c'est Festivus qui est de plus en plus souvent absorbé, dissous, islamisé, assimilé. La Suède, aux avant-postes, a déjà pris acte de la chose en produisant et diffusant massivement un clip sommant les Suédois de souche de s'intégrer (sic) à la nouvelle Suède.

Le bonne sociologie, celle qui va de Tocqueville à Raymond Boudon en passant par Durkheim, Weber ou l'École de Chicago, a toujours cherché à expliquer les comportements collectifs comme résultant de décisions rationnelles, pas toujours consciemment formulées bien sûr, mais toujours rationnelles. On n'a jamais expliqué de façon satisfaisante par la naïveté, la niaiserie, la bêtise des bouleversements aussi profonds que celui auquel nous assistons, le Grand Remplacement, voulu et acclamé par la majorité. Ce suicide en forme d'apocalypse ne pourrait avoir lieu sans un désir profond des populations concernées et, si ce désir a été soigneusement cultivé, entretenu, enflammé, maintenu envers et contre tout par tous ceux qui y ont un intérêt quelconque, personne n'aurait pu le créer, le susciter de toutes pièces, personne, jamais, nulle part.
17 décembre 2016, 18:54   Re : Feministe et soumise
il y a néanmoins un moyen de concilier la satisfaction qu'éprouveraient nombre de ces laudateurs de la société comme elle va, avec la volonté de persévérer dans cet état et de maintenir son petit monde comme il est, de surtout n'en rien changer, et il est tout simple : il consiste à croire sincèrement que l'obstinée persévérance dans son mode de vie constitue en soi le seul moyen de lutte envisageable.
Ce jeune homme si applaudi qui a juré de ne rien céder à la haine a pratiquement commis une profession de foi, dans cette façon si entière et convaincue de proclamer que la seule façon de faire face serait de ne pas abjurer "ce que nous sommes", en maintenant ses meilleurs sentiments intacts, la fête battant son plein et Sting psalmodiant le nouvel hymne


Notre mort, la mort d'Alain Eytan ou la mienne, sera sotte, anecdotique et ordinaire. En cela, elle ressemblera à la mort des grandes civilisations. Notre mort ne sera extraordinaire que pour nous. Voilà avec quoi il est fort difficile de composer. Il n'est aucune "profession de foi", aucun magie qui sauvera l'Occident d'une fin navrante, aucune posture supérieure ou paradoxale qui lui épargnera la fin indigne à laquelle il se prépare s'il ne combat pas "salement" les forces qui s'organisent brutalement, subtilement mais très visiblement, et inexorablement et qui s'emploient à précipiter sa fin.

Rien, aucune recette inédite, fût-elle une formule de non-violence supérieure ("ne rien céder à la haine") ne nous sauvera d'une fin petite, ne nous épargnera de périr lamentablement. Les grands de ce monde, cela semblent être la règle, périssent sottement, dans des contorsions ridicules qui, le plus souvent revêtaient à leurs yeux les signes d'une grandeur à laquelle eux seuls étaient sensibles. Ne pas se voir périr ordinairement, chez les plus grands, referme sur leur dépouille le cercueil de l'ordinarité et de la petitesse face au reste de l'Histoire.

Pardon mais non : nous sommes attaqués, ordinairement, envahis ordinairement, rappetissés et relativisés ordinairement et grossièrement et il n'est de recours qu'ordinaires pour empêcher ou retarder la fin lamentable que l'Histoire réserve à cette civilisation : la lutte à bras-le-corps, primaire, ordinaire et à mort. Point de posture, qui, au-delà du trépas, se muerait en contorsions grotesques pour alimenter de comique indigne notre pitoyable mise au rebut.

Notre vie aura été extraordinaire – croire que notre fin doit l'être aussi, que l'ennemi qui doit nous abattre sera un grand extraordinaire aussi, c'est se bercer d'illusion, se préparer à mourir petitement, à rejoindre l'insecte et à effacer de l'histoire jusqu'à la trace que pouvait y laisser notre souvenir.

Je suis convaincu que les juifs rescapés de la Shoah créerent l'Etat d'Israël parce qu'ils étaient parvenus à penser cela. Il est très difficile de penser l'ordinarité de sa mort ou de sa fin absolue. Mais dès que l'on y parvient, les forces de résistance à cette mort en sont comme décuplées.
17 décembre 2016, 21:08   Re : Feministe et soumise
Avec Huysmans vous me faites naviguer, Cher Rothomago, dans les très-hautes sphères. Vous touchez juste, indubitablement.
Mais le modèle littéraire le plus agissant, chez moi, c'est Pierre Costals. Et du côté de la philosophie, si c'est bien de cela qu'il s'agit, ce serait la “Métaphysique de l'amour sexuel”, dans Le monde comme volonté et représentation.

Ce que je n'accepte guère, en revanche, c'est l'accusation trop facile et trop prévisible de misogynie. C'est comme accuser de racisme tous ceux qui s'émeuvent du Grand Remplacement. Vous savez bien que c'est plus compliqué que cela.
18 décembre 2016, 14:55   Re : Feministe et soumise
Cher Marcel, l'hypothèse du seul combat acceptable par la persévérance dans ses façons d'être était une réponse à votre argument, selon lequel le Français contemporain festif et mou ne pourrait être considéré comme satisfait de son sort, s'il faisait en réalité tout ce qui est en son pouvoir pour que son monde soit englouti : car il est évident que s'il entretient l'espoir que son mode de vie même constitue la seule réponse possible aux attaques dont il est l'objet et la seule modalité de confrontation qu'il veut bien se permettre, il fait ce qu'il peut pour que ce monde survive tel qu'il est et prévale.

Du reste, je ne vois pas pourquoi la volonté suicidaire, a fortiori inconsciente, serait une explication plus "rationnelle" que celle qui veut que le produit d'une société si atomisée, consumériste et hédoniste ne conçoive comme seul mot d'ordre acceptable pour lui que l'affirmation inconditionnelle de ses valeurs, et que ce soit en réalité la seule chose qui lui importe.
J'ai par hasard écouté hier à la télévision l'acteur Charles Berling ; l'autre jour je suis tombé sur le chanteur Dick Annegarn (que j'aimais bien) sur France-Culture ; ils sont si franchement et honnêtement représentatifs de cet état d'esprit selon lequel le seul monde concevable et viable est le modèle de société qu'ils défendent, que les suspecter d'entretenir, même de façon latente, des pensées suicidaires, me paraît très improbable, peu crédible.

Quant à savoir ce qui, d'une raison cachée, ou d'une Fortune insondable alimentée par la bêtise, l'aveuglement et l'intérêt à très court terme des hommes, gouverne en réalité le monde, ma foi, le débat est loin d'être tranché...
18 décembre 2016, 15:11   Re : Feministe et soumise
Mais enfin, cher Francis, vous semblez aussi occupé de notre mort que Trystan est obsédé par la Nouvelle Lilith... Permettez-moi de vous dire derechef que j'emmerde la mort.


Death, be not proud, though some have called thee
Mighty and dreadful, for thou art not so;
For those whom thou think'st thou dost overthrow
Die not, poor Death, nor yet canst thou kill me.

18 décembre 2016, 15:14   Re : Feministe et soumise
(C'est du Bob Dylan ?)
18 décembre 2016, 15:21   Re : Feministe et soumise
À peu de choses près, peut-être...


And death shall have no dominion...
18 décembre 2016, 15:34   Re : Feministe et soumise
C'est de John Donne, probablement le plus grand poète "métaphysique" de langue anglaise, comme si Pascal eût composé des sonnets :

La suite :
........................................................................
From rest and sleep, which but thy pictures be,
Much pleasure; then from thee much more must flow,
And soonest our best men with thee do go,
Rest of their bones, and soul's delivery.
Thou'art slave to fate, chance, kings, and desperate men,
And dost with poison, war, and sickness dwell,
And poppy'or charms can make us sleep as well
And better than thy stroke; why swell'st thou then?
One short sleep past, we wake eternally,
And death shall be no more; Death, thou shalt die

Ca a tout un même un petit côté "Confessions d'un mangeur d'opium" avant la lettre.

Bob Dylan, sur la mort, c'est plutôt ça :

When you’re sad and when you’re lonely

And you haven’t got a friend

Just remember that death is not the end

And all that you’ve held sacred

Falls down and does not mend

Just remember that death is not the end

Not the end, not the end

Just remember that death is not the end



When you’re standing at the crossroads

That you cannot comprehend

Just remember that death is not the end

And all your dreams have vanished

And you don’t know what’s up the bend

Just remember that death is not the end

Not the end, not the end

Just remember that death is not the end



When the storm clouds gather ’round you

And heavy rains descend

Just remember that death is not the end

And there’s no one there to comfort you

With a helpin’ hand to lend

Just remember that death is not the end

Not the end, not the end

Just remember that death is not the end



Oh, the tree of life is growing

Where the spirit never dies

And the bright light of salvation shines

In dark and empty skies



When the cities are on fire

With the burning flesh of men

Just remember that death is not the end

And you search in vain to find

Just one law-abiding citizen

Just remember that death is not the end

Not the end, not the end

Just remember that death is not the end


La réponse à ce questionnement chez Dylan est celle de l'espérance du salut chrétien, assumée, dite telle. C'est son point d'orgue sur le sujet. En un sens, John Donne, contemporain de William Shakespeare, était davantage "post moderne" que le prix Nobel de littérature 2016.
18 décembre 2016, 19:13   Re : Feministe et soumise
La rationalité, cher Alain Eytan, il faut essayer de la trouver dans le paradoxe initial, lequel n'est pas, comme vous vous y tenez depuis le début de cette discussion, dans l'attitude à adopter face à l'attaque mais, avant ça, dans la volonté inébranlable, souvent fanatique même, du petit bobo teufeur d'ouvrir grand les portes à ceux dont on ne peut plus ignorer qu'ils sont des assaillants. Qu'après cela, l'assaillant étant dans la place, son mode de vie même constitue la seule réponse possible aux attaques dont il est l'objet et la seule modalité de confrontation qu'il veut bien se permettre pour que son monde survive tel qu'il est et prévale, je vous l'accorde car il ne sait plus rien faire d'autre (vous le voyez transformé tout à coup en Rambo ? Moi non plus). Mais avant ça ? C'est encore plus frappant si vous prenez le cas de sa petite Festivette, si farouchement attachée, prétend-elle, à son monde post-patriarcal : pourquoi prend-elle les devants ? Pourquoi va-t-elle chercher par bateaux entiers, pourquoi accueille-t-telle avec des fleurs, des petits cœurs et des petits ballons les millions de mâles dont elle ne peut pas ignorer qu'ils n'ont pas, eux, subi la mutation anthropique qui a transformé ceux d'ici, pourquoi continue-t-elle de plus belle, après la Saint-Sylvestre de Cologne, après le Bataclan ? C'est sur ce point précis, sur la volonté de garder la porte ouverte et d'en inviter toujours davantage à entrer qu'il faut faire porter l'analyse.
18 décembre 2016, 22:04   Re : Feministe et soumise
« C'est encore plus frappant si vous prenez le cas de sa petite Festivette, si farouchement attachée, prétend-elle, à son monde post-patriarcal : pourquoi prend-elle les devants ? »

L'observation microscopique peut-elle éclairer un phénomène macroscopique ?

Si oui, alors, que l'on considère ceci : les femmes exigent souvent des hommes qu'ils agissent de telle ou telle façon, pour ensuite mieux le leur reprocher. Plus spécifiquement, elles adorent exiger des hommes en général (et du leur en particulier), qu'ils soient doux, tendres, galants, chevaleresques — au point d'être de véritables paillassons.

Si l'homme refuse de se plier à cette demande, elles deviennent volontiers hystériques et le traitent, entre autres choses, de porc, de macho, de suppôt du patriarcat. Bien qu'en Occident cet homme-là n'existe presque plus (guère plus que le nazi authentique), il continue d'exister dans la tête des femmes et dans les colonnes des magazines féminins. Cet ennemi, d'autant plus commode qu'il est aujourd'hui largement imaginaire, continue de justifier les “Journées de la Femme” ainsi que les ultimes développements d'un féminisme épuisé.

Si au contraire notre homme refuse d'être le mélange de chevalier servant et de paillasson politiquement correct que l'époque exige, sa princesse semblera heureuse quelque temps ; mais elle finira hélas bien vite par s'ennuyer et le trouvera bien faiblard. Sans y pouvoir quoi que ce soit, son regard et ses désirs iront vers des hommes plus autoritaires et moins respectueux de ses caprices, vers tout ce que son féminisme exige qu'elle haïsse.

Les “migrants” plaisent consciemment ou inconsciemment aux femmes occidentales car, contrairement aux braves petits blancs castrés, ils représentent encore un défi en matière de domestication. Ils leurs plaisent également car leur statut de victime (à bien des égards imaginaire, mais l'esprit féminin ne s'encombre guère de réalisme, dans l'ensemble) éveille en elles un puissant instinct, quasi-maternel, de protection. Et si cela ne suffisait pas, il reste toujours la très puissante gratification narcissique qu'elles tirent du reflet que leur renvoie le miroir de la Gentillesse et de la Tolérance, dans lequel même les plus laides, même Clémentine Autain, se trouvent irrésistiblement belles.

Les femmes, on n'y pense guère, représentent plus de 50% du corps électoral. Pour l'essentiel, ce sont elles qui, depuis un demi-siècle, ont permis la mise en œuvre et l'éternelle reconduction des politiques qui, des deux côtés de l'océan, font imploser le monde occidental.

En France, jusqu'en 1944, elles ne votaient pas. Se pourrait-il que (non, rien) ?
19 décembre 2016, 00:57   Re : Feministe et soumise
Parce que Festivette se plaît en battante. Festivette est un Cyrano, un Don Quichotte en jupon. Dans les années 70, la dessinatrice Claire Brétécher caricaturait Festivette sous de multiples guises (évoluant généralement en salopette, les deux mains dans les poches) – On est des battantes, nous, Guiguitte. Clémentine Autain, c'est cela, une caricature brétéchérienne surgie dans le réel, la figure du féminisme défiant, une créature, un soldat, du défi imaginaire. Rien, jamais, ne la fera dévier de cette vision de soi et du réel héritée des années 70. Le malheur est que depuis cette époque, cette attitude est reconduite, et parfois amplifiée, de générations en générations chez ces femmes : leurs échecs, quels qu'il soient, seront toujours la faute "du patriarcat". Comme chez certains Noirs minoritaires qui, lorsqu'ils ratent leur coup, échouent quelque part, ne varient pas leur discours : s'ils ont échoué, si on les a écartés d'un emploi, d'une carrière, s'ils sont sur la touche, tombés dans la marge de la société, s'ils sont deuxième quelque part et non premier c'est parce qu'ils sont Noirs, toujours et encore. C'est aussi simple que ça.

Ces femmes vont chercher des hommes – et tiennent à ce que le pays leur ouvre les frontières – qui sont les plus "machos" et obtus du monde, parce qu'elles sont blindées de confiance en leur force et en leur cause, pour une part et parce qu'elles se représentent cette invasion comme une "belle revanche" à prendre sur le "patriarcat autochtone" qu'elles honnissent, d'autre part.

Clémentine-Guiguitte ne déploie généralement que des stratégies assez frustes.
19 décembre 2016, 01:42   Re : Feministe et soumise
Donc, Francis, vous pensez vous aussi qu'elles sont sûres de pouvoir les mater. Mais lorsqu'elles auront succombé à plus forts qu'elles, lorsqu'elles seront tombées sous la coupe de ces hommes les plus machos et les plus obtus du monde et subiront une domination plus radicale, un genre de vie plus borné que ce que leurs mères ont jamais connu, et qu'on leur dira quelque chose comme « Vous l'avez bien cherché, connasses ! », je penserai in petto, « Mais oui, c'est exactement ça : elles l'ont cherché... », et personne ne pourra jamais nous départager.
19 décembre 2016, 11:31   Re : Feministe et soumise
même les plus laides, même Clémentine Autain, se trouvent irrésistiblement belles.

Non, justement, elle n'est plutôt pas mal ce qui en fait une bonne figure de proue.
19 décembre 2016, 11:44   Re : Feministe et soumise
Clémentine Autain, c'est cela, une caricature brétéchérienne surgie dans le réel, la figure du féminisme défiant, une créature, un soldat, du défi imaginaire.

Je viens d'accompagner à Roissy une amie américaine qui travaille au MIT.
Pas du tout le genre féministe échevelée.
La voilà transformée : elle est entrée en "résistance" contre Trump, elle parle très sérieusement d'un mouvement sécessionniste au cas où les délégués républicains n'entreraient pas en dissidence aujourd'hui même.

Et pas question d'humour dédramatisant, le sujet est trop grave : Clinton a été victime de la haine des "chauvinistic pigs".
Texto, inattendu de sa part, déprimant...
19 décembre 2016, 13:13   Re : Feministe et soumise
Ces femmes vont chercher des hommes – et tiennent à ce que le pays leur ouvre les frontières – qui sont les plus "machos" et obtus du monde, parce qu'elles sont blindées de confiance en leur force et en leur cause, pour une part et parce qu'elles se représentent cette invasion comme une "belle revanche" à prendre sur le "patriarcat autochtone" qu'elles honnissent, d'autre part

/////

L'esprit de revanche, le ressentiment, la haine de soi (soi en tant que le résultat d'un peuple historique, c.a.d. d'un "peuple de Beaufs"), etc. Nietzsche est toujours dans les parages...
Tout leur sera bon, même la pire et la plus humiliante des soumissions, à condition de mettre cul par dessus tête l'ordre ancien.
19 décembre 2016, 14:20   Re : Feministe et soumise
» La rationalité, cher Alain Eytan, il faut essayer de la trouver dans le paradoxe initial, lequel n'est pas, comme vous vous y tenez depuis le début de cette discussion, dans l'attitude à adopter face à l'attaque mais, avant ça, dans la volonté inébranlable, souvent fanatique même, du petit bobo teufeur d'ouvrir grand les portes à ceux dont on ne peut plus ignorer qu'ils sont des assaillants

Je ne crois pas que ledit bobo ait ouvert grand les portes : suiveur voluptueux dans sa bulle monadique dirigée par le paradigme moral et culturel de l'époque, il ne crée tout de même pas les événements, surtout s'il s'agit de "grands bouleversements", comme vous dites : il n'en a certes pas les moyens , ni la vocation du reste : je suis persuadé que cela fondamentalement lui échappe. Ensuite, la réalité étant ce qu'elle est, il veut probablement essayer de la plier à son principe de plaisir, conforté par l'indécrottable conviction d'être dans le bien.
Et pour ceux qui ont (apparemment) plus de pouvoir sur le cours du réel, je doute réellement s'il s'agit pour ce qui les concerne d'une volonté suicidaire : il me semble par exemple qu'Attali croit en ce qu'il dit, en la faculté de résorption de la différence problématique dans un nouvel ordre occidental, à terme ; cela doit à mon sens valoir pour Todd, et même pour quelqu'un comme Emmanuel Carrère.
On ne peut même pas évoquer à leur égard le "suicide", puisqu'à l'évidence ils ne caractérisent pas ce sui de la même façon que vous le faites, de sorte que rien ne meurt pour eux, qui du moins ressortisse à ce qu'ils considèrent être la valeur précellente.
19 décembre 2016, 16:49   Re : Feministe et soumise
Le goût de la conquête pousse le conquérant comme la conquérante à s'en prendre à celui ou à celle qui lui résiste le plus, le succès étant alors plus flatteur. Il se peut que les femmes françaises se soient lassées de la conquête de l'homme européen blanc , devenue trop facile à leurs yeux, acquise en quelque sorte d'avance, et que la certitude orgueilleuse de leurs pouvoirs les pousse à s'attaquer à plus forte partie. Je crois que si elles s'imaginent réussir à transformer le macho musulman en toutou à leur service, elles se préparent à une cruelle désillusion. Elles oublient, en effet, dans leur calcul, la femme musulmane. Cette dernière à partir du moment où elle a accepté, de gré ou de force, la soumission à l'ordre masculin des siens, hait la femme occidentale et avec un savoir faire machiavélique et les ressources propres à une culture qu'ignore sa rivale, elle saura mettre, à celle-ci, tous les bâtons dans les roues possibles pour qu'elle ne marche pas sur ses plates-bandes et soyez sûrs qu'elle arrivera à ses fins.
22 décembre 2016, 10:04   Re : Feministe et soumise
Clémentine Autain a-t-elle un mari/compagnon/conjoint issu de la diversité?

Elle appartient au courant féministe "extrême-gauche": tendance agressivité, esthétique hommasse, option poil sous les bras et accueil béat du prolétariat de substitution.
Je pense que ces femmes se sentent investies d'une mission d'accueil et de protection de l'immigré. Elles y trouvent une identité, une raison d'être, elles ont un besoin de donner de l'amour et d'être aimé à revendre. En ce qui concerne les contradictions inhérentes à l'engagement féministe, une conversation avec une de leurs représentantes devrait être intéressante.
Ceci dit le féminisme ne se limite pas à ces caricatures et est tout à fait honorable pour ce qu'il a apporté aux femmes.
22 décembre 2016, 10:31   Re : Feministe et soumise
A propos du courage et des priorités de nos féministes :

[www.bvoltaire.fr]
22 décembre 2016, 12:07   Re : Feministe et soumise
Ces féministes vivent la féminité comme une tare, un boulet. Elles détestent être femme. Tous leurs échecs sociaux, professionnels et humains sont attribués par elles à la condition féminine qu'elles se sont mis en tête non pas de promouvoir mais de casser, de concasser (à cet égard la théorie du genre est un marteau, un pic de démolisseur).

Elles ne valorisent pas cette condition, qu'elles détestent et qui fait l'objet de tous leurs ressentiments, car ceux-ci ne s'arrêtent pas aux hommes mais s'étendent bien au fait féminin lui-même. D'où leur hystérie violente, leurs vociférations, leur mauvaise foi, leur aveuglement hypocrite et véhément, etc. : elles n'ont qu'elles-mêmes à aimer et n'y parviennent pas, ce qui logiquement "les rend folles" et cause ces comportements détestables qui leur valent d'être rejetées par le reste de la société. Mais de ce rejet, elles n'ont cure : il ne les libère en rien de leur enfermement dans l'auto-détestation, laquelle est le problème de ces féministes post-beauvoiriennes.

Et si l'on poussait la réflexion un peu plus loin, on ne manquerait pas de trouver que cette auto-détestation explique par exemple, qu'une Clémentine Autain s'affiche avec les liquidateurs musulmans de la culture et du fait occidental d'où ces femmes sont extraites. La haine de soi est une constante chez le collabo et de ce point de vue, ces féministes de choc qui fricotent avec l'islam politique n'apportent rien de neuf à ce vieux paradigme.
22 décembre 2016, 12:55   Re : Feministe et soumise
Ces féministes, qui ne voient en l’homme que le père et/ou le mari (forcément blancs et donc haïssables) au détriment du patron ou du compagnon de classe, sont bien la preuve, non pas de l"’engagement des femmes en politique", mais de leur incapacité à s’engager politiquement sans réduire le politique au psychologique et de le vider ainsi de sa substance.
Et que c’est en raison de cette «inconscience politique » même que le pouvoir a toujours flatté le féminisme, puisque passer à côté du politique, lorsqu'on croit en faire, revient toujours à travailler pour le maintient du régime en place.
22 décembre 2016, 20:56   Re : Feministe et soumise
leur incapacité à s’engager politiquement sans réduire le politique au psychologique et de le vider ainsi de sa substance.

Oui, au psychologisme même, mot dont le suffixe "isme" indique bien qu'on a affaire à un système, à une doctrine.

le pouvoir a toujours flatté le féminisme, puisque passer à côté du politique, lorsqu'on croit en faire, revient toujours à travailler pour le maintient du régime en place.

Très intéressant. Mais quand même le féminisme politico-médiatique, mu par l'envie du pénal, ne fait pas tapisserie. Il légifère. Il sape les institutions, un hoquet d'indignation lui suffit pour subvertir les lois qu'il n'a pas encore réussi à changer. Il sert de dérivatif, donne l'impression d'un mouvement, d'un progrès et évite, en répondant aux questions qui ne se posaient pas, de traiter les problèmes réels auxquels se surajoutent ceux qu'il (le féminisme) a créés de toutes pièces.
23 décembre 2016, 05:38   Re : Feministe et soumise
Il y a chez ces féministes gauchistes, comme pour les Verts, une stratégie politique, un calcul dans leur invite permanente, leur appel hystérique et constant à la venue d'un prolétariat exogène de substitution, qui est celui d'enfoncer un coin dans l'échiquier politique, de s'y faire une place en se forgeant une base et des alliances (avec l'islam politique) toutes neuves et dont elles auraient enfin la maîtrise exclusive. Le psychologique n'explique pas tout.
23 décembre 2016, 17:03   Re : Feministe et soumise
Alors ça, c'est vraiment tiré par les cheveux, sauf votre respect, mon cher Francis.
23 décembre 2016, 17:56   Re : Feministe et soumise
Non, ce n'est pas tiré par les cheveux, cher Marcel. L'échiquier politique bouché (droite, gauche et centre incertain) conduit certains à se lancer dans la recherche opportuniste d'une base qui leur permette d'en bousculer les données immuables. L'élément exogène fournit cet outil, ce levier, aux groupes dépourvus de base populaire (et électorale) dans le peuple historique et légitime : tout le tropisme des Verts pour l'islam politique – inoubliable, ce calendrier de l'Hégire publié par un représentant des Verts en 2011 – et celui de l'extrême-gauche au sens large s'expliquent par cette stratégie politique : nous sommes sans peuple, inventons-en un nouveau, qui nous sera entièrement dévoué, défendons-le, lui et sa religion, partout où il est, sinon attaqué, du moins mis en porte-à-faux (la fameuse "stigmatisation") par les forces politiques en place. De tout temps, ce fut ainsi : les empires vascillent non sous l'effet de la seule pression des forces étrangères mais par le calcul "collaborationniste" d'éléments intérieurs avides d'un pouvoir politique que la donne historique leur refuse et qui usent et abusent de ce levier. L'Empire inca et sa fin en fournissent un bel exemple, les guerres civiles et religieuses en France comme au Japon entre "parti autochtone" et "parti de l'étranger", au XVIe siècle, en sont un autre. Prendre "le parti de l'étranger" s'avère calcul, bien que risqué, souvent bancable pour certaines minorités politiques ambitieuses. Rien de tiré par les cheveux là-dedans. Seules s'y donnent à lire la logique des rapports de force et la volonté de puissance au sens le plus générique.
23 décembre 2016, 18:10   Re : Feministe et soumise
En fait, peut-être devrions-nous poser qu'il n'y a pas, qu'il n'y a jamais eu dans l'histoire de "guerre civile". Toute guerre civile se livre par au moins un "parti de l'étranger", sinon deux (Guerre d'Espagne où Franco fut soutenu par l'Allemagne hitlérienne et le camp républicain par les Soviétiques). La guerre civile en France qui, aux yeux de certains se profile à l'horizon, n'y fera pas exception : les batailles se livreront entre deux ou trois, voire plus (comme en Syrie aujourd'hui) "partis de l'étranger". Sans influence étrangère, sans pression initiale d'un camp exogène, pas de guerre civile, jamais.
23 décembre 2016, 20:38   Re : Feministe et soumise
Le personnage de Clémentine Autain est exemplaire à cet égard, il est d'une extraordinaire densité collaborationniste extrême : s'y croisent en effet la dimension "psychologique" (auto-détestation de son genre, mobile à son recrutement auprès d'un patriarcat exogène – Frères musulmans – vengeur et castigateur de l'ordre patriarcal autochtone imaginaire et subjectivement subi) et la dimension de politique stratégique qu'on vient de dire : enfoncement du coin politique à la recherche d'une base et d'un électorat populaire neuf, obtenu par l'actionnement du levier exogène.

Il n'est pas à exclure que ce personnage féminin en guerre contre la féminité et la civilisation qui l'a portée soit promis à un grand avenir politique. En tout cas, il est porté par un carrefour de forces très prometteur dans la conjoncture en cours. Un Doriot ou un Deat en jupon, pardon, en pantalons et cheveux ras est-il en train de naître sous nos yeux ? C'est possible.
23 décembre 2016, 22:42   Re : Feministe et soumise
Ce que je jugeais tiré par les cheveux n'est évidemment pas la recherche par l'extrême-gauche (mais la gauche socialiste aussi bien) d'une base sociale et partant d'un électorat de substitution grâce à la submersion migratoire, mais l'addition, à cette coalition rose-rouge-verte, des féministes (en tant que telles). On voit tout de même assez difficilement les féministes nouer une alliance, une sorte de compromis historique avec l'islam politique.

Sur le premier point, même s'il me paraît incontestable, il ne me semble pas être de nature à tout expliquer. les socialistes et les gauchistes ont besoin d'électeurs tout comme les capitalistes ont besoin de main d'œuvre et de consommateurs : ça tombe bien, ils bénissent l'aubaine mais je ne crois pas qu'on ait là l'origine réelle de la chose.

Quant au second, je veux bien admettre que les néo-féministes sont dans l'ensemble assez connes mais de là à les croire capables d'espérer nouer une alliance avec l'islam politique il y a un gouffre au travers duquel je ne vous suivrai pas.

Mon hypothèse me paraît décidément plus vraisemblable.
23 décembre 2016, 22:46   Re : Feministe et soumise
Un Doriot ou un Deat en jupon, pardon, en pantalons et cheveux ras est-il en train de naître sous nos yeux ?
//////


Enfin Jacques Doriot était un veritable homme politique, lui, un chef, pas une marionnette médiatique. Et le PPF apportait tout de même, en dehors de toute considération morale, quelque chose de neuf, de libre, de virulent. J'imagine mal aujourd'hui un écrivain de la stature d'un Drieu La Rochelle écrire un "Avec Autain".
24 décembre 2016, 02:15   Re : Feministe et soumise
Me suis-je égaré ou n'est-il pas exact que certaines féministes d'extrême-gauche défendent le port du voile?
24 décembre 2016, 02:45   Re : Feministe et soumise
L'Autre est le mobile de toute guerre civile par deux aspects concourants : il est objet de désaccord sur l'attitude à adopter face à lui (pomme de discorde) et il est aussi l'enjeu d'alliances politiques propres à subvertir et à renouveler la donne historique et ses statu quo politiques (le "coin politique" et son "levier exogène"), dans ce second aspect il est posé tout en même temps comme allié et trophée potentiels. Sa présence physique sur le théâtre des opérations n'est pas même toujours requise – guerre civile russe de 1917-19 en laquelle la pomme de discorde était la question "comment être autre et comme l'Autre, c.-à -d industrialisé et puissant comme l'est l'occident". Dans d'autres cas l'Autre est bien présent cependant que son rôle de pomme de discorde est tenu par lui de manière presque complètement passive – les Noirs dans la guerre civile américaine.
24 décembre 2016, 02:49   Re : Feministe et soumise
L'Autre, fût-il fantôme ou chimère (cas russe), anime toutes les guerres civiles.
24 décembre 2016, 07:59   Re : Feministe et soumise
Citation
Francis Marche
Le personnage de Clémentine Autain est exemplaire à cet égard, il est d'une extraordinaire densité collaborationniste extrême : s'y croisent en effet la dimension "psychologique" (auto-détestation de son genre, mobile à son recrutement auprès d'un patriarcat exogène – Frères musulmans – vengeur et castigateur de l'ordre patriarcal autochtone imaginaire et subjectivement subi) et la dimension de politique stratégique qu'on vient de dire : enfoncement du coin politique à la recherche d'une base et d'un électorat populaire neuf, obtenu par l'actionnement du levier exogène.

Il n'est pas à exclure que ce personnage féminin en guerre contre la féminité et la civilisation qui l'a portée soit promis à un grand avenir politique. En tout cas, il est porté par un carrefour de forces très prometteur dans la conjoncture en cours. Un Doriot ou un Deat en jupon, pardon, en pantalons et cheveux ras est-il en train de naître sous nos yeux ? C'est possible.

Elle aura, c'est certain, tout fait pour. Son plan média est rondement mené, lequel plan exigea même il y a quelques années la promotion d'un livre revenant sur le viol dont fut victime madame. Un viol, forcément... De même que, forcément, Alain Badiou a adopté un jeune Noir, qui, le ciel répondant au vœu du père adoptif, eu un jour maille à partir avec la Police française.

Clémentine Autain parlant en milieu de soirée de son viol, il faudrait que je revois ça. Dans mon souvenir, elle était parfaitement sereine, limite triomphante.
24 décembre 2016, 08:10   Re : Feministe et soumise
Marcel, il y a beaucoup de féministes en France qui se réjouissent d'assister à la prolifération de femmes voilées. Elles estiment, en feignant de croire en leurs revendications (qui ont d'ailleurs une tonalité toute féministe), que ces femmes vivent et doivent vivre comme elles l'entendent. Surtout, bien évidemment, elles savourent le fait que cette présence massive épouvante un nombre encore considérable d'hommes. Des femmes dont le discours et l'apparence nuisent aux hommes, à commencer par les mâles blancs, seront toujours soutenues par les branches autainiennes du féminisme.
24 décembre 2016, 11:51   Re : Feministe et soumise
Citation
Francis Marche
L'Autre, fût-il fantôme ou chimère (cas russe), anime toutes les guerres civiles.

Oui, absolument. Et pas besoin d'aller chercher très loin. Prenons "l'acceuil des migrants", par ex. : 10 ou 20 jeunes mâles migrateurs suffisent à diviser durablement les habitants d'un village (camp du Bien vs camp du Mal) qui jusque là vivaient en parfaite harmonie, et ne demandaient rien à personne.

Exemple : "Entre d’un côté la municipalité PS de Saint-Ouen-l’Aumône et la préfecture et de l’autre une partie de la population saint-ouennaise, le fossé est immense. Et tous les ponts sont coupés."

[www.fdesouche.com]
24 décembre 2016, 12:54   Re : Feministe et soumise
Me suis-je égaré ou n'est-il pas exact que certaines féministes d'extrême-gauche défendent le port du voile?//

Un peu en contradiction avec l'idée, profondément RadFem celle-la, que les femmes sont sous la coupe de l'homme qui les viole, les subjugue, les tue. Pire encore quand elle consentent à leur calvaire, c'est qu'elles sont alors sous l'emprise de l'opium machiste qui leur fait perdre toute conscience de classe/sexe.

On admettra que le mouvement, dans sa volonté totalitaire de tout englober, n'est pas à quelques contradictions près.

Il existe même une composante "libertaire" (faute de meilleur qualificatif) désormais cachée et ultra minoritaire dont Camille Paglia est la tête de file. Cette composante est aux antipodes de ce que le féminisme médiatico-politique est devenu aujourd'hui. Un peu comme si on comparait le Libé des années 70 avec le Libé de 2016.
24 décembre 2016, 13:32   Re : Feministe et soumise
Notre réflexion sur le féminisme, ou plutôt sur les féministes, devrait nous amener à cette conclusion que la femme n’est pas « l’avenir de l’homme », mais celle de la social-démocratie néo-libérale, laquelle passe nécessairement par la dépolitisation « sociétale » des luttes sociales, que certains appellent aussi « fin de l’histoire ».

Les conséquences logiques de ce que j'avais écrit plus haut : montée du « psy-cul » au détriment de la conscience politique et des luttes sociales sérieuses, communautarismes sexuel, gay, féministe, contre la solidarité de classe, affaiblissement de la vision du père et dévalorisation de la morale-travail au profit de la séduction, moteur de l’idéologie du désir, avec comme réactions en chaîne : sur-valorisation du groupisme, de la consommation et du people, dévalorisation des sciences dures et du réalisme au profit de l’onirisme de pacotille et de la pensée magique, astrologie, homéopathie, sectes… D’où la terreur, à juste titre, des sociétés patriarcales traditionnelles face à cette déchéance et ce ramollissement, et, par contrecoup, leur radicalisation !
24 décembre 2016, 13:49   Re : Feministe et soumise
Et toujours personne en France pour objecter à Clémentine Autain que si son viol est le mobile ou l'élément déclencheur de son militantisme "féministe" ce militantisme politique en devient un acte aberrant car il est aberrant de se lancer en politique – qui est la science du bien commun, soit par définition celle qui exclut tout primat du bien-être ou du mieux-être ou de la guérison de sa personne des maux particuliers qui l'accablent –, en vue de traiter un traumatisme individuel.

- Mais c'est qu'il y a des milliers de femmes violées tous les ans mon bonhomme, et qui souffrent dans leur chair comme moi, me lancera Clémentine sur le ton mordant et intimidant qui fait sa marque.

- Eh bien non mon petit chat, pas ça : tu t'engages sur un programme politique (celui du Front de Gauche) qui n'est pas celui d'une assoce de femmes victimes de viol, ni une cellule psychologique.

- Je ne suis PAS TON PETIT CHAT CONNARD !

- Oui Clémentine, je retire "petit chat" mais il n'en demeure pas moins que ... oh eh puis zut !
24 décembre 2016, 15:22   Re : Feministe et soumise
Citation
Pascal Mavrakis
Un Doriot ou un Deat en jupon, pardon, en pantalons et cheveux ras est-il en train de naître sous nos yeux ?
//////


Enfin Jacques Doriot était un veritable homme politique, lui, un chef, pas une marionnette médiatique. Et le PPF apportait tout de même, en dehors de toute considération morale, quelque chose de neuf, de libre, de virulent. J'imagine mal aujourd'hui un écrivain de la stature d'un Drieu La Rochelle écrire un "Avec Autain".


Une sacrée girouette, Doriot, dans le genre artiste des grands écarts, on a rarement fait mieux ; ce n'est pas PPF, mais PFFFFFF tout court, écoutez... Au reste, les prodiges de subtilité déployés ici pour déchiffrer la sphynxienne Autain en font un si formidable ennemi, que ce pauvre grand mollasson de Drieu, si mal dans ses pompes et faux dur, ne tiendrait pas longtemps face à elle, qui le recracherait comme un vulgaire noyau sans même daigner goûter à ce fruit trop blet.
25 décembre 2016, 02:19   Re : Feministe et soumise
Drieu n'a jamais cherché à cacher ses faiblesses, ou à dissimuler ses manques, bien au contraire... Aussi à aucun moment de sa vie il ne s'est pris ou fait passer pour "un dur" ; il se méprisait, se haïssait en tant que faible ; il se trouvait incomplet et médiocre, c'est tout. Mais surtout, il ressentait une contradiction terrible entre l’identité nordique et l’identité de l’écrivain, entre celle du héros hitlérien manieur de foules et celle du pauvre manieur de mots, en clair entre l'homme d'action et le contemplatif. De plus, si la plupart des récits fictifs de Drieu sont largement inspirés de sa propre vie, la création romanesque demeurait à ses yeux le fait d’un homme dont la force de vie est affaiblie, et qui ne peut donc jamais atteindre à l’idéal auquel il aspire : c'est là tout le drame de Drieu. Mais vous admettrez avec moi que tout ceci nous éloigne fort loin d'une simple "histoire de biceps"...
25 décembre 2016, 15:21   Re : Feministe et soumise
Mais on n'est pas dur que par les biceps, vous savez... Dans ce sens, quand on n'a pas les moyens, de caractère ou physiques, des idées et des conceptions que l'on exprime parfois inconsidérément, l'on peut être qualifié de "faux dur"...
Et c'est plutôt heureux d'ailleurs, car s'il avait réussi l'ajustement psycho-moral qui lui tenait tant à cœur, il eût été positivement exécrable et parfaitement inintéressant, ce qui n'est certes pas le cas de l'auteur des Mémoires de Dirk Raspe...
26 décembre 2016, 07:25   Re : Feministe et soumise
J'ai retrouvé dans "Par delà le bien et le mal " ceci, qui pourrait s'appliquer aux écrits de Drieu : "J'ai peu à peu découvert ce que toute grande philosophie a été jusqu'à ce jour : la confession de son auteur et une sorte de Mémoires involontaires et insus."

Enfin disons que chez Drieu c'est davantage volontaire et su.
02 janvier 2017, 07:57   Re : Feministe et soumise
(Des jours où je comprends mieux pourquoi nos Envahisseurs nous méprisent tellement...)

Pendant qu'en Allemagne les remplacistes tentent de se refaire une petite santé... Tout va bien. Un super réveillon, convivial itou. "Pa ni pwoblem", comme on dit aux Antilles.

[www.lci.fr]
02 janvier 2017, 10:11   Re : Feministe et soumise
Sur "jeunes femmes bien d'aujourd'hui". Ces Anglaises-là ne sont pas les pires. Elles appartiennent aux classes populaires de toujours et font ce que leurs mères et grands-mères ont toujours fait. L'ébriété dans les lieux publics n'a jamais été considérée comme répréhensible dans ce pays. Quand les femmes sortent, montrent leur anatomie dans des petites tenues, picolent et em*erdent le monde, elles ne sont pas mûres pour l'islam. C'est déjà ça.

Sinon combien de voitures brûlées le soir de la Saint-Sylvestre dans notre beau pays ? et surtout combien de photos dans la presse montrant les arrestations de nos mignons "sauvageons" des banlieues en pleine action ?
02 janvier 2017, 10:28   Re : Feministe et soumise
Quand les femmes sortent, montrent leur anatomie dans des petites tenues, picolent et em*erdent le monde, elles ne sont pas mûres pour l'islam
////

L'islam est patient, il est la patience-même... il privilégie le "temps long". C'est souvent chez les anciens débauchés, alcooliques et drogués, que se recrutent les plus fervents convertis (hommes ou femmes).
Cibler ces pochardes, les abominables ladettes, pour l'imam du quartier, c'est une perspective qui ne doit rien avoir d'irréaliste. Combien d'anciens rappeurs et autres racailles ont fait le choix salvateur de rentrer dans les ordres islamistes? Puis de manière générale les femmes européennes qui se convertissent sont souvent des blondes dodues un peu paumées en quête d'exotisme et de mâles à poigne... D'un point de vue houellebecquien, la conversion, la soumission sont en principe un "bon plan" tant pour les hommes que pour les femmes.

Sinon, Francis pose la question, voici la réponse (il y est question, tenez-vous bien, de "mises à feu"!): Nouvel An : comment Bruno Le Roux a minimisé la forte hausse du nombre de voitures brûlées
02 janvier 2017, 11:45   Re : Feministe et soumise
Si elles savaient que ces ''mâles à poigne'' ne sont que des enfants capricieux immatures qui surjouent la virilité, elles déchanteraient vite.
02 janvier 2017, 11:51   Re : Feministe et soumise
Le-Roux-le-menteur.

Autrefois on considérait que la société deviendrait meilleure si les personnes se comportaient bien. Aujourd’hui, on n'exige plus grand chose des individus (en particulier des nouveaux arrivants), mais on affirme que la société doit être rendue "plus juste", "plus humaine", "plus sympa", en clair "pas raciste", et pour y parvenir on manipule les chiffres, les statistiques. C’est ce qui explique ce curieux mélange de mensonges, de permissivité et de bien-pensance, qui caractérise les discours de nos gouvernants.
02 janvier 2017, 12:40   Re : Feministe et soumise
Citation
Cassandre
Si elles savaient que ces ''mâles à poigne'' ne sont que des enfants capricieux immatures qui surjouent la virilité, elles déchanteraient vite.

Non chère Cassandre, c'est trop tard :

[mobile.francetvinfo.fr]
02 janvier 2017, 12:46   Re : Feministe et soumise
« Quand les femmes sortent, montrent leur anatomie dans des petites tenues, picolent et em*erdent le monde, elles ne sont pas mûres pour l'islam »

Au contraire. Leur attitude est un cri qui dit : « Voyez comme on nous laisse faire n'importe quoi. Voyez comme nos hommes ont oublié de nous tenir. Voyez comme, laissées à nous-mêmes, nous ravageons tout sur notre passage. Venez, on vous en supplie, remettre de l'ordre dans tout ça, car contrairement aux hommes blancs que nous avons subjugués, vous savez, vous, que l'ordre passe avant tout par le fait de nous contrôler et de ne surtout pas nous donner la possibilité d'écouter nos pulsions, sinon voilà ce que ça donne: l'effondrement de tout, avant le Remplacement. »

Le degré de décadence atteint par la femme occidentale est la mesure exacte du degré de préparation de la société occidentale au Grand Remplacement, lequel ne sera rien d'autre que le retour en Europe et de l'Europe à une société patriarcale, la seule, que cela nous plaise ou non, qui soit viable à moyen et long terme.
02 janvier 2017, 13:32   Re : Feministe et soumise
Il y a des femmes qui lisent ici vos messages cher Trystan. Je crois que vous vous trompez mais resterai de toujours incompétent pour vous le dire pleinement. Il faudrait qu'elles s'expriment pour vous assurer que vous faites fausse route. Il y a des femmes de qualité, conscientes et intelligentes qui fréquentent ou ont fréquenté notre forum : il leur appartient de s'exprimer. Personnellement, je continue de refuser de désespérer du genre féminin. Désespérer des hommes ne me gêne en rien, désespérer des femmes et leur vouer un mépris équivalent est au-delà de mes forces. Il se peut que ce soit une erreur. Si ça l'est, tant pis. Je continuerai malgré cela de considérer cette erreur comme seulement partielle, jamais complète.
02 janvier 2017, 13:43   Re : Feministe et soumise
« Ces Anglaises-là ne sont pas les pires. Elles appartiennent aux classes populaires de toujours et font ce que leurs mères et grands-mères ont toujours fait.»

On se demande, alors, ce que peuvent bien être les pires.
Ecrire cela, cher Francis, c'est comme affirmer que « la France a toujours été un pays d'immigration ». Idée moderne, téléologique. Regardez le moindre film anglais des années 1950. Lisez ne serait-ce qu'un seul roman décrivant la réalité sociale en Angleterre d'avant le féminisme. C'étaient, éventuellement, les hommes qui se vautraient dans le caniveau, pas les femmes.

Certes, les Anglais ont toujours été un peuple de sacrés buveurs. Mais jusqu'à Thatcher, les classes populaires, c'était une partie bien repérable de la population. Ce que l'on voit à l'œuvre ici, c'est la petite-bourgeoisie, classe unique de prolétaires embourgeoisés et de bourgeois prolétarisés. C'est presque tout le monde qui se vautre, à présent. Hogarth, dans une gravure inoubliable, a plaisamment décrit l'Angleterre et la boisson. Il y avait Beer Street et il y avait Gin Lane. Eh bien de nos jours, il n'y a plus que Gin Lane, même quand on se saoule à la bière.

Mais pour en revenir à “avant”, les mères et les grand-mères que vous imaginez ne pouvaient être que des filles de joie, ou des filles très égarées, en tout cas des exceptions malheureuses qui faisaient honte même au prolétariat le plus attardé. Je suis certain que les prostituées et autres filles perdues d'avant le féminisme avaient davantage de tenue que ces épaves tatouées qui font la jeunesse de cette pauvre, pauvre Grande-Bretagne. En tout cas les gravures d'Hogarth et toute la représentation sociale des trois derniers siècles vont dans ce sens. Les femmes ne pouvaient pas se comporter ainsi parce que, tout simplement, elles ne pouvaient pas se le permettre : la honte et l'exclusion leur promettait une mort à peu près certaine.
02 janvier 2017, 14:07   Re : Feministe et soumise
@Trystan

Le degré de décadence atteint par la femme occidentale est la mesure exacte du degré de préparation de la société occidentale au Grand Remplacement, lequel ne sera rien d'autre que le retour en Europe et de l'Europe à une société patriarcale, la seule, que cela nous plaise ou non, qui soit viable à moyen et long terme.

Il me semble que, plus encore que les femmes, c'est la "société marchande", qui est la première responsable de ce degré de décadence. La domination de la mentalité marchande ne signifie pas seulement la domination de l'argent - non, la caractéristique de la société marchande est de juger en marchand de tout. Ainsi donc la société marchande - dont les valeurs ont progressivement investi les 3 fonctions traditionnelles indo-européennes - sème son désordre dévastateur partout, liquidant au passage les derniers restes de la fonction guerrière (la fonction virile par excellence). Dès lors, la relation homme-femme pâtit elle aussi de ce mélange des genres.
Historiquement, cette invasion de la grille culturelle marchande correspond à la montée de la bourgeoisie devenue progressivement majoritaire. Aussi payons-nous aujourd'hui d'un lourd tribut cet embourgeoisement des valeurs sociales et culturelles (dépérissement des cultures, crise morale collective, dévirilisation du mâle blanc, etc.).
02 janvier 2017, 14:27   Re : Feministe et soumise
Je ne suis pas d'accord avec vous. L'argent, le commerce, la bourgeoisie, existaient bien avant notre décadence ; ces choses-là ne sont pas mauvaises en elles-mêmes, à moins de se voir en Jésus chassant les marchands du Temple.

Voyez comme le monde musulman se plaît à consommer et à s'embourgeoiser dès qu'il le peut. Certes sur un mode qui lui est propre, mais là n'est pas la question.

Vous auriez, Cher Pascal, touché beaucoup plus juste si vous aviez parlé du consumérisme. Car ce cancer-là a en effet tout à voir avec la décadence par les femmes : du reste, c'est pour elles qu'on l'a inventé. Et ce n'est pas un hasard si Flaubert, qui décidément comprenait tout, a fait d'Emma Bovary la première grande droguée au shopping. Cette héroïne de la littérature nous dit, encore aujourd'hui, beaucoup de choses sur ce que nous sommes et ce qui nous arrive. Laissée à elle-même par un mari faible et malade de gentillesse, pouvant donner libre cours à ses pulsions, elle ravage tout sur son passage, y compris, bien sûr, elle-même.
02 janvier 2017, 15:58   Re : Feministe et soumise
Ne reste plus à ce stade que la mort ou la soumission au mâle alpha, à ses mœurs et à sa religion. En l'occurrence elles sont en train de se préparer à faire les deux en même temps. Gageons qu'elles éprouveront un immense soulagement à sortir de cette fange, et moi je pense de plus en plus fermement — permettez-moi de me répéter un peu — qu'elles le savent ou en tout cas qu'elles le sentent très bien : la femme a toujours eu pour ce genre de choses un instinct infaillible.
02 janvier 2017, 16:03   Re : Feministe et soumise
Absolument.
02 janvier 2017, 16:06   Re : Feministe et soumise
L'argent, le commerce, la bourgeoisie, existaient bien avant notre décadence
//

Oui. Mais la mentalité marchande, dont la caractéristique principale est de juger en marchand de tout, non.
02 janvier 2017, 21:46   Re : Feministe et soumise
(Pas convaincu)
02 janvier 2017, 22:31   Re : Feministe et soumise
La mentalité marchande existe depuis qu'existe le commerce ; elle devient réellement envahissante au XIXe siècle, on peut voir chez Marx, Flaubert et bien d'autres de belles fulminations là-dessus. On peut certes, comme Balzac, Baudelaire et quelques autres, faire remonter la décadence à la Révolution mais enfin je serais quant à moi tout à fait heureux d'une société qui, tout en gardant les commodités d'aujourd'hui et quelques nécessaires concessions comme l'égalité civile des femmes ou l'amélioration de la condition salariée, reviendrait à la civilisation de la Belle Époque mettons.
03 janvier 2017, 00:46   Re : Feministe et soumise
Lisez ne serait-ce qu'un seul roman décrivant la réalité sociale en Angleterre d'avant le féminisme. C'étaient, éventuellement, les hommes qui se vautraient dans le caniveau, pas les femmes.

J'ai habité en Angleterre, dans la région de Reading, à Wokingham très exactement, dans le Berkshire (un peu les Yvelines anglaises), de 1994 à 1997, puis près de Slough dans le Sussex (l'équivalent de Stains dans le 9-3, si vous voulez), en 1998 et j'ai toujours vu cela : de jolis brins de filles, et parfois des beautés, qui, sortant de boîte en fin de semaine "se mettaient minables" avec leurs hauts talons, leurs robes moulantes en strass et leur petit sac à main. C'est choquant, ça me choquait, j'en était comme malheureux, mais c'est comme ça. C'est l'Angleterre, pays où les manières aristocratiques et le caniveau se cotoient sans se gêner.

Ne pas y lire quoi que ce se doit d'autre qu'un fait de société britannique enraciné dans la culture de cette société où les classes sociales sont compartimentées de manière bien plus étanches qu'en France et où le petit peuple pisse dans la rue et adore la Reine.
03 janvier 2017, 01:02   Re : Feministe et soumise
Enfin Messieurs Meyer et Dee, vous n'ignorez pas qu'un des sports favoris de ces dames est de cocufier, de tromper et de détrôner le mâle alpha que vous redoutez tant. Le mâle Alpha, le sportif d'une nuitée, les femmes s'en lassent et s'en moquent assez vite, en général.

Arrêtez d'être simplet je vous prie. Les femmes sont comme nous : elles adorent déjouer les rapports entendus, à commencer par les rapports de force.

J'aimerais entendre Cassandre sur la question, et d'autres. J'aimerais les entendre dire qu'il n'y a pas de mâle alpha : nous ne sommes pas des babouins, mais des hommes, capables de retournement sur soi, d'humour, de transcendance et de tous les jeux où l'homme et la femme s'entendent pour s'extraire de la cage, de l'enclos de la ménagerie où vous semblez les vouloir reléguer.

Je ne suis ni alpha ni bêta : je suis comme vous tous et vous toutes, en rupture de ces salades neo-behavoristes, alpha quand on ne l'attend pas, bêta quand il ne le faudrait pas. Casanova était-il alpha ou bêta ? Et Woody Allen ?

Qu'est-ce que vous pouvez être tartes les amis, quand vous vous y mettez !
03 janvier 2017, 01:17   Re : Feministe et soumise
« le mâle alpha que vous redoutez tant »

D'où tenez-vous cela ?

« nous ne sommes pas des babouins »

En effet, nous sommes infiniment plus proches du bonobo, avec qui nous avons tant en commun, nos génotypes étant semblables à 99,9%.

Pour le reste, l'absence quasi-totale de femmes sur ce forum (mais heureusement nous avons Cassandre, dont les contributions sont toujours de qualité) en dit long, précisément, sur les différences qu'il y a entre ce qui préoccupe les hommes et ce qui préoccupe les femmes. Curieusement, les lieux intelligents, comme ce forum, ne les attire jamais.

Je préconise — puisque l'ami Marche souhaite recruter — l'ouverture, ici même, d'une section consacrée aux listes de mariage, aux expériences de grossesse, aux différents types de laits en poudre, à l'allaitement, aux éruptions dentaires des bébés, aux poussettes, bref, à cet interminable film d'horreur médical et consumériste qu'est la procréation. Nous aurions alors, j'en suis sûr, une belle quantité de “tartes” pour nous servir des tartines de propos tartignols. Elles finiraient bien par nous embarquer, j'en suis sûr, dans la confection de tartines de Nutella pour les “migrants”. Nous pourrions aussi les flatter et, pourquoi pas, instaurer le concours du meilleur chevalier blanc au service de la damsel-in-distress. Attendez-vous néanmoins à ce que l'ensemble du forum soit rongé.
03 janvier 2017, 01:18   Re : Feministe et soumise
Je suis certain que les prostituées et autres filles perdues d'avant le féminisme avaient davantage de tenue que ces épaves tatouées qui font la jeunesse de cette pauvre, pauvre Grande-Bretagne. En tout cas les gravures d'Hogarth et toute la représentation sociale des trois derniers siècles vont dans ce sens. Les femmes ne pouvaient pas se comporter ainsi parce que, tout simplement, elles ne pouvaient pas se le permettre : la honte et l'exclusion leur promettait une mort à peu près certaine.

Puisque vous semblez connaître l'histoire sociale de l'Angleterre, cher Trystan, vous devez être familier de l'oeuvre et des études de Henry Mayhew, qui se pencha sur le sort des londoniennes du peuple dans les années 1860, vous avez donc pu constater que ce n'est pas le "féminisme" qui dans l'Angleterre victorienne entraînait les Anglaises dans le ruisseau :

[www.victorianlondon.org]
03 janvier 2017, 01:25   Re : Feministe et soumise
« Henry Mayhew, qui se pencha sur le sort des londoniennes du peuple »

Le texte dont vous donnez le lien est, d'après son titre, spécifiquement consacré aux prostituées. L'article donné en lien par Marcel Meyer nous montre des femmes ordinaires d'aujourd'hui qui n'exercent pas ce métier.
03 janvier 2017, 01:36   Re : Feministe et soumise
C'est exact s'agissant de ce lien en particulier mais l'oeuvre de Mayhew est immense, son enquête sur les pauvres de Londres fait référence pour qui se penche en spéculant comme vous le faites sur les comportements des Anglaises des classes populaires. Mayhew qui n'était que journaliste fit le travail des sociologues qui n'existaient pas encore à cette époque.

Voyez ce lien en français : [fr.wikipedia.org]

N'extrapolez rien de ce que vous ne connaissez que partiellement. Ce devrait être une règle d'or, valable pour tous quel que soit le moment.
03 janvier 2017, 01:39   Re : Feministe et soumise
Hum, venant de vous, Cher Francis, ça ne manque pas de piquant... (je dis cela tout à fait amicalement).
03 janvier 2017, 01:49   Re : Feministe et soumise
Mais quel piquant bon dieu ! Vous êtes le prince de l'agacement en ces lieux Trystan ! Vos insinuations sont lamentables.
03 janvier 2017, 07:26   Re : Feministe et soumise
La mentalité marchande existe depuis qu'existe le commerce
/////

Difficile de se faire comprendre... Ou alors je m'exprime mal. Je recommence :

La "mentalité marchande" ou "bourgeoise" est un "type psychologique" (Eduard Spranger distinguait je crois me souvenir six idéaltypes de personnalités, parmi lesquels le bourgeois correspond à "l’homme économique") inégalement distribué à l’origine parmi les peuples européens, et auquel le capitalisme a permis de devenir dominant. Ainsi esprit capitaliste et capitalisme vont de pair. Cependant, je pose comme principe que les facteurs psychiques ou spirituels interviennent dans la vie économique tout autant que celle-ci les détermine elle-même, et je rappelle au passage que les organisations étant des œuvres humaines (le producteur précède nécessairement le produit), l’esprit capitaliste préexistait en quelque sorte au capitalisme, c’est-à-dire que le capitalisme naissant a d’abord été le fait de tempéraments prédisposés à certains comportements : tempéraments plus introvertis, plus concentrés, plus portés à l’épargne qu’à la dépense, plus contractés qu’expansifs, etc.

Le capitalisme est né selon moi dans les républiques marchandes du nord de l’Italie, et singulièrement à Florence, dès la fin du XIIIe siècle.


Pour finir, et en essayant de ne pas me répéter, ce qui caractérise la "mentalité marchande" ou "l'esprit bourgeois" n’est donc pas seulement la rationalisation de l’activité économique, mais l’extension de cette rationalisation à tous les domaines de la vie, l’activité économique étant prise implicitement comme paradigme de tous les faits sociaux (un phénomène lié à la monté en puissance de la bourgeoisie, et/ou petite-bourgeoisie désormais, en tant que classe absolument dominante). D’où l’idée que ce qui ne peut être rationalisé est inutile, superficiel ou non existant.
03 janvier 2017, 09:57   Re : Feministe et soumise
''J'aimerais entendre Cassandre sur la question, et d'autres. J'aimerais les entendre dire qu'il n'y a pas de mâle alpha : nous ne sommes pas des babouins, mais des hommes, capables de retournement sur soi, d'humour, de transcendance et de tous les jeux où l'homme et la femme s'entendent pour s'extraire de la cage, de l'enclos de la ménagerie où vous semblez les vouloir reléguer.''

Merci, cher Francis. Je suis entièrement d'accord avec vous. J'ajoute pour que les choses soient claires que j'ai horreur du féminisme et plus encore des féministes. J'espère que tout le monde ici l'avait compris.
Un détail pour Trystan Dee : qui se bat avec une indomptable énergie contre le Désastre, un Renaud Camus, bien sûr, mais aussi une femme : Christine Tasin. Et une autre, une certaine ... Marine Le Pen ainsi que sa nièce Marion. Et beaucoup d'autres encore soutiennent le même combat, sans parler de celles qui sont mortes comme la flamboyante Oriana Fallacci.
03 janvier 2017, 11:45   Re : Feministe et soumise
"qui se bat avec une indomptable énergie contre le Désastre ... Marine Le Pen"

MLP (comme Filipot) s'est fendue d'un tweet pour se féliciter de la grâce octroyée à Sauvage. C'est une preuve de plus de sa soumission à la "vox populi" dictée par la propagande fémino-victimiste incessante des médias.
C'est une lame de fond transpolitique, une forme d'hystérie collective.

Il serait quand même désespérant de conclure que toutes les femmes sont atteintes. Voir en chaque femme des signes d'atteinte Féménique serait contribuer à ce que la funeste prédiction s'auto-réalise. Mais le danger principal demeure quand même l'aveuglement face à cette idéologie totalitaire.

La préoccupation, sur ce forum, semble réelle comme en témoigne le nombre record de messages sur le sujet (idem pour Sauvage).
03 janvier 2017, 12:02   Re : Feministe et soumise
J'ai placé Christine Tasin en premier, car je trouve, en effet, que Marine Le Pen a de plus en plus tendance à céder à la pression médiatique. Il n'empêche qu'elle essaie, ou a essayé, de mener un combat que la plupart des hommes politiques n'ont jamais tenté de mener.
03 janvier 2017, 12:17   Re : Feministe et soumise
@Eric

Pardonnez-moi mais j'ai envie de vous répondre qu'"on connaît déjà la musique" : Le Pen père en faisait trop, donc impossible de voter pour lui. Maintenant, voilà que c'est la fille qui elle n'en fait pas assez... Donc là aussi, impossible de voter FN !

Conclusion : nous voilà repartis pour perdre encore 5 ans.
Citation
Pascal Mavrakis
@Eric

Pardonnez-moi mais j'ai envie de vous répondre qu'"on connaît déjà la musique" : Le Pen père en faisait trop, donc impossible de voter pour lui. Maintenant, voilà que c'est la fille qui elle n'en fait pas assez... Donc là aussi, impossible de voter FN !

Conclusion : nous voilà repartis pour perdre encore 5 ans.

Bien résumé.
03 janvier 2017, 12:40   Re : Feministe et soumise
Bien sûr, chère Fanny, qu'il existe des exemples admirables de femmes qui ne sont pas tombées dans le piège post-féministe ou néo-féministe, de même qu'il existait nombre d'Allemands qui n'avaient nullement trempé dans l'entreprise d'extermination et qui, même, y résistaient, ou de Français, y compris parmi les partisans de l'égalité, qui n'avaient nullement envie de danser la carmagnole autour des échafauds. L'histoire, dans ses moments les plus dramatiques, est faite par des minorités qui, avec le consentement plus ou moins actif, plus ou moins conscient de la masse, éliminent d'autres minorités.

Le fait est que l'Occident est sorti du régime patriarcal qui était celui de toute l'humanité depuis la nuit des temps et que le résultat n'est pas beau à voir.
03 janvier 2017, 12:55   Re : Feministe et soumise
Pardonnez-moi mais j'ai envie de vous répondre qu'"on connaît déjà la musique" : Le Pen père en faisait trop, donc impossible de voter pour lui. Maintenant, voilà que c'est la fille qui elle n'en fait pas assez... Donc là aussi, impossible de voter FN !

Je comprends votre point de vue. Il se trouve que malgré bien des divergences j'ai pensé à l'époque qu'il était préférable de voter pour le père. En 2002, ce fut évident. Je ne ressens pas la même chose pour la fille.

Je ne dirais pas que MLP n'en fait pas assez puisque sur l'affaire Sauvage, elle aurait pu s'abstenir de réagir.
Elle a admis que, sur certains sujets sensibles, l'abstinence équivaut à la complicité. C'est peut-être réaliste politiquement, en tout cas ça me débecte au point de me paralyser le bulletin de vote.
03 janvier 2017, 12:58   Re : Feministe et soumise
L'histoire, dans ses moments les plus dramatiques, est faite par des minorités qui, avec le consentement plus ou moins actif, plus ou moins conscient de la masse, éliminent d'autres minorités.

Bien dit.
03 janvier 2017, 13:13   Re : Feministe et soumise
@Eric

MLP n'est pas parfaite, loin s'en faut. Mais 5 longues années UMPS en plus, ça fera encore "combien de divisions" de Divers supplémentaires ? Cette unique question, à laquelle il est inutile de répondre, suffit à motiver mon vote.
03 janvier 2017, 16:49   Re : Feministe et soumise
Festivette devant les locaux de la FAMI (Fonds Asile, Migrations, Intégration), un organisme public français :

[pbs.twimg.com]


Pourquoi me dis-je que je préfère encore les Anglaises bourrées le soir du Nouvel An qui font la fête pour elles et les leurs ? Et pourquoi cette scène est à peine pensable au Royaume-Uni ?
03 janvier 2017, 18:10   Re : Feministe et soumise
Je n'ai quant à moi jamais présenté les Britanniques comme étant plus particulièrement touchées par le phénomène qui nous occupe ici. Elles le sont, d'évidence, et pas qu'un peu, mais on trouve évidemment la même chose, ou des phénomènes comparables, dans tous les pays occidentaux.
Citation
Francis Marche
Festivette devant les locaux de la FAMI (Fonds Asile, Migrations, Intégration), un organisme public français :

[pbs.twimg.com]


Pourquoi me dis-je que je préfère encore les Anglaises bourrées le soir du Nouvel An qui font la fête pour elles et les leurs ? Et pourquoi cette scène est à peine pensable au Royaume-Uni ?

Ces choses-là, ces images-là, la vie quotidienne ainsi mise en scène, peuvent tuer, c'est une certitude. Le grotesque achevé est l'attentat-suicide permanent de l'Occident. Une boutique éphémère qui met à l'honneur des "créateurs" et des "artistes" locaux en exposant, sur fond de reggae, leurs œuvres (en l’occurrence, dans une artère du centre de Grenoble, des vestes noires avec des sortes de scarabées géants floqués dans le dos), c'est, à la lettre, une tuerie.
03 janvier 2017, 23:10   Re : Feministe et soumise
« Je crois que vous vous trompez mais resterai de toujours incompétent pour vous le dire pleinement. »

Cependant que vous cherchez vos mots, Cher Francis, je vous conseille fortement de jeter un œil et une oreille à cette vidéo, qui vous sera largement accessible puisque vous savez bien l'anglais. Elle explique assez bien pourquoi c'est la prétendue “libération” des femmes, notamment au moyen du droit de vote qui leur a été accordé par les hommes sans contreparties réelles, qui a préparé — et à présent précipite — le Grand Remplacement.

Cela bien davantage qu'Hitler, la colonisation, ou tout autre chapitre immédiatement “visible” (ou “lisible”) de notre histoire.

video: [www.youtube.com]
04 janvier 2017, 11:30   Re : Feministe et soumise
pourquoi c'est la prétendue “libération” des femmes, notamment au moyen du droit de vote qui leur a été accordé par les hommes sans contreparties réelles, qui a préparé — et à présent précipite — le Grand Remplacement
////

Il me semble qu'il faudrait aussi prendre en compte le désir (ce que personne ne fait ici), qui dans les société traditionnelles est systématiquement refoulé et mis au service de la reproduction de l'ordre social, la continuité des lignages et la reproduction des alliances. Alors que c'est seulement récemment, dans l'évolution des sociétés occidentales et de quelques autres sociétés, qu'on a confié aux désirs des individus (hommes et femmes) la lourde tâche de choisir l'autre, d'obéir à ses désir, puisque "mon corps m'appartient". C'est d'ailleurs pour ces raisons que la société du désir (la " libération du désir" c'est tout de même plus "sérieux" que le droit de vote des femmes...) est passée au premier plan dans nos sociétés.
04 janvier 2017, 14:28   Re : Feministe et soumise
« la " libération du désir" c'est tout de même plus "sérieux" que le droit de vote des femmes... »

En quoi est-ce plus sérieux ? Elles ont d'abord obtenu le droit de vote, puis, peu après, le droit de s'éclater. Cela participe du même beau mouvement d'émancipation qui nous a mené là où nous sommes.

Juppé, Fillon, Valls sont des candidats parfaitement sérieux, cela dit. Ils portent le sérieux sur leur visage. Leurs propos sont parfaitement sages et mesurés. Leur costume sombre et leur cravate font qu'ils sont habillés tout à fait sérieusement. De sorte que, oui, on peut dire de ces hommes qu'ils sont tout à fait sérieux.

Ce sérieux-là a une immense vertu : il les aveugle au point qu'ils n'arrivent pas à voir l'éléphant dans la pièce. Ce sérieux-là fait qu'un monde cul-par-dessus-tête continue, assez tranquillement, en fin de compte, d'exister et de s'enfermer chaque jour davantage dans ses contradictions et son illogisme. Ce sérieux-là nous tuera.
04 janvier 2017, 15:38   Re : Feministe et soumise
La promesse "mon corps m'appartient", qui, contrairement à ce que vous écrivez, n'a pas donné le "droit de s'éclater", s'est transformé en "mon corps est disponible" (ou est "remplaçable") : disponible pour la pulsion sexuelle masculine qui n'est en rien entravée. La contraception, l'avortement, la "maitrise" de la procréation, ne pèsent que sur la femme. La libération sexuelle n'a modifié que le corps de la femme, pas celui de l'homme. En gros, la " libération sexuelle", c'est tout bénef pour l'homme !
04 janvier 2017, 15:50   Re : Feministe et soumise
Les femmes, leur libération, leurs hauts et leurs bas (politiques) sont un sujet sensible. Comme le sont souvent les femmes elles-mêmes. Ayant fréquenté l'Asie orientale depuis longtemps je m'amuse toujours de voir que dans cette partie du monde, où le féminisme discourant et militant n'a pas pris racine, ni fait tache sur le corps social, des femmes sont chefs d'entreprises, dirigeantes de grands groupes industriels, chefs d'Etat (en France, en Italie, en Espagne, ce n'est encore jamais arrivé), premiers ministres, patronnes des hommes à peu près partout et en tout, et toujours sans aucune sotte agressivité mais avec simplicité et humour, et séduction.

J'en tire pour enseignement que le féminisme est un travestissement de la féminité, une usurpation d'identité, une idéologie interlope qui s'est insinuée dans le fait féminin et en a accaparé l'identité. Le féminisme est un mal occidental post-moderne, un cancer dans les rapports hommes-femmes qui accable les sociétés occidentales que vise aujourd'hui la conquête islamique.

Et que la féministe en Occident est une conne qui gâche son temps et sa féminité en se mettant au service d'elle ne sait quoi.
04 janvier 2017, 16:03   Re : Feministe et soumise
« La promesse "mon corps m'appartient", qui, contrairement à ce que vous écrivez, n'a pas donné le "droit de s'éclater" »

Ah bon ? Dans les faits, on s'éclate pas mal, pourtant.
04 janvier 2017, 16:26   Re : Feministe et soumise
« La contraception, l'avortement, la "maitrise" de la procréation, ne pèsent que sur la femme. »

Ce n'est pas un poids mais, au contraire, une maîtrise totale donnée à la femme de la procréation. C'est sans doute une chose confortable pour elle, mais depuis l'homme n'a plus un mot à dire et ne peut que suivre (et payer).

« La libération sexuelle n'a modifié que le corps de la femme, pas celui de l'homme. »

De quelles modifications anatomiques parlez-vous ? Soyez plus précis, s'il vous plaît.

« En gros, la " libération sexuelle", c'est tout bénef pour l'homme ! »

Allez donc dire ça aux millions d'hommes occidentaux qui se sont retrouvés sur la paille, si ce n'est en prison, suite à un divorce demandé par Madame, laquelle a touché au passage le jackpot (maison, voiture, pension alimentaire, prestations compensatoires). Et quand bien même ce serait “tout bénef”, comme vous dites, pour une poignée de Don Juans, est-ce que la société, la civilisation, la culture, la race y ont gagné ? Ces millions de mères célibataires, hypergames débridées, entretenues par un gouvernement obèse devenu l'hyper-mâle alpha, et qui élèvent à la pelle des enfants sans pères, paumés et abrutis, cela vous semble une bonne chose ?

Enfin, contrairement à Francis Marche, je ne pense pas que le féminisme soit une dérive malheureuse d'une nature féminine qui serait bonne, forcément bonne. Il me semble plutôt que le féminisme n'est rien d'autre que la nature féminine enfin libre de se déployer entièrement, de montrer son monstrueux visage et de répandre le malheur partout, sa grande spécialité. (D'ailleurs, la Bible, Schopenhauer, Montherlant et Strindberg sont plutôt d'accord avec moi.)
04 janvier 2017, 18:33   Re : Feministe et soumise
Trystan, je vais vous choquer : dans la dernière des petites putes se tapissent et Schopenhauer et Nietzsche, avec toutes leurs griffes et leurs dents raisonnantes.
04 janvier 2017, 18:56   Re : Feministe et soumise
Trystan,



Ce que vous ne voulez pas voir c'est que le féminisme*, d'une certaine manière, celui qui traque les machos et que vous prenez pour Le Grand Vainqueur, a échoué, notamment en imposant cette sorte de "respect désincarné", et "à bas prix", des femmes dans l'espace public. Car c'est dans l'intimité et notamment l'intimité sexuelle que vont se rejouer les rapports de violence... Ainsi, dans la sphère publique on affiche un respect des femmes, quand dans le privé on visionne des films porno où celles-ci sont traitées tels des objets, voire de vulgaires orifices. En instaurant la guerre des sexes, où les femmes se sont mises en concurrence directe avec les hommes, le féminisme a déstabilisé les hommes, qui rejouent la domination dans l'intimité sexuelle. Le succès de la pornographie, qui représente souvent des actes violents et méprisants à l'égard des femmes, du revenge-porn, et de "Cinquante nuances de Grey", roman sadomasochiste, sont là pour en témoigner.

Quand on sait que dans de nombreux pays, pour simplement coucher avec une femme, il faut impérativement se marier... on se dit (avec une légère pointe de cynisme) que le féminisme, finalement, c'est plutôt "sympa".

* dans un premier jet j'avais écrit " féminisme égalitariste ".
04 janvier 2017, 19:52   Re : Feministe et soumise
Pascal,

1) Il n'y a pas de “féminisme égalitariste”, car il n'y a pas d'égalité. Il n'y a qu'un passage d'une inégalité à une autre, ou si l'on préfère, du patriarcat au matriarcat. C'est un peu comme avec la laïcité, qui cherche en vain (et de façon injuste au regard de l'Histoire) à mettre sur un même plan des religions très différentes quant à l'ancienneté de leurs droits sur un territoire donné. Elle neutralise facilement la moins dynamique (le christianisme) sans pouvoir faire quoi que ce soit contre la plus dynamique (l'islam).

2) Vous avec dû passer beaucoup de temps dans les chambres à coucher des uns et des autres pour être en mesure de nous parler de cette “violence” dans les rapports sexuels de nos contemporains... Quant à la pornographie et aux romans érotiques, ce ne sont que des produits de consommation pour l'imaginaire, fabriqués comme tels, et qui n'ont pas grand-chose à voir, dans l'ensemble, avec la vie réelle (enfin, il me semble). Je n'ai pas eu la chance de lire Cinquante nuances de Grey, mais il ne vous aura pas échappé que c'est un livre écrit par une femme (une Britannique), à l'attention d'un lectorat féminin. Entièrement “gynocentré”, donc. Et de toute façon l'ennuyeux roman sado-masochiste, comme son nom l'indique, a été inventé bien avant le féminisme. Rien de significatif, donc.

3) Je ne vois pas en quoi le féminisme a échoué : il a au contraire merveilleusement réussi, et à présent il est sur le point de réussir le Grand Remplacement, sa destination finale et exotique. Qu'il ait rendu tout le monde malheureux, y compris les femmes, est une autre histoire.

4) C'est la monogamie qui a mis les hommes et les femmes en concurrence (alors que sous un régime polygame les épouses seules sont en concurrence), pas la guerre des sexes. Plus clairement, voici ce qui s'est passé : en un peu plus d'un siècle les femmes ont obtenu toujours davantage de droits et surtout d'autorité en gardant peu de responsabilités, tandis que les hommes ont perdu leur autorité tout en conservant leurs vieilles responsabilités de pourvoyeur, de bâtisseur, de protecteur, etc. L'équilibre s'est perdu, et ce mauvais deal qu'était jadis le mariage a tout à fait cessé d'être viable. La famille s'effondre et, avec elle, la société et la civilisation occidentales. Les autres civilisations regardent cela de loin et n'en reviennent pas. L'homme occidental est moqué, castré, broyé — mais toujours suspect de machisme. Sa femme le piétine ; il doit s'excuser de tout, et avant tout d'être un homme. Hélas, contrôlé par son désir et son envie de bien faire, il continue de faire le paillasson. D'autant plus que son père était déjà un paillasson, si tant est qu'il en ait eu un, de père, ce qui se fait rare. Il joue au chevalier servant, il se révolte contre la “misogynie”, il accable dès qu'il le peut les autres hommes pour se faire bien voir des femmes. Il a de temps en temps droit, en échange, à une caresse sur l'épaule, ce qui l'encourage à aller travailler dans un bureau 70 heures par semaine pour être épousable et continuer à recevoir sa petite caresse de la part de sa princesse, qui pourtant finira tôt ou tard par le jeter, le plus souvent pour un autre, car enfin elle est libre, n'est-ce pas ? Mais je m'égare.

5) Certes, il est commode de pouvoir coucher avec une femme sans avoir à l'épouser. Dit comme ça, cela paraît agréable, naturel, plaisant. Mais il faut, de façon réciproque, voir cette liberté du point de vue féminin : la femme peut, elle aussi, avoir des relations sexuelles hors mariage sans avoir de comptes à personne. Et bien entendu c'est très bien, on se réjouit pour elle. Mais la somme de ces plaisirs individuels et immédiats, associée à l'obtention de droits nouveaux sans contreparties, a fini, à terme, par nous mettre dans la situation où nous sommes. Et à vrai dire je comprends de mieux en mieux pourquoi les vieilles religions, les vieilles sagesses, ainsi que les vieilles civilisations qui ne veulent pas imploser, ont fait et continue de faire tout un plat au sujet de la sexualité de la femme, en insistant sans sur la nécessité de la circonscrire. C'est parce qu'elles savent, fût-ce seulement instinctivement, que le cataclysme vient de là. Aussi, on ne peut s'empêcher de remarquer que les pays orientaux, arabes, etc. n'ont cessé de s'islamiser et de devenir plus rigoureux (jusqu'à la démence) à mesure que l'Occident profitait de sa “libération sexuelle” et sombrait la décadence. Ces deux évolutions semblent coïncider parfaitement.
04 janvier 2017, 22:00   Re : Feministe et soumise
Il n'y a qu'un passage d'une inégalité à une autre


La notion d'inégalité nous obnubile. Elle n'est pas pertinente pour ce qui est du rapport entre les sexes.
Quand l'inégalité, au départ, est inexistante, le combat pour y mettre fin est infini.
Chaque combat en appelle un autre, chaque fausse statistique en appelle une autre, chaque évènement isolé, rare devient une pandémie gynophobe etc... Les carpes, les lapins et les microbes s'amalgament pour créer des vides juridiques, de la rééducation, de la punition. La difficulté d'être n'est plus que la difficulté d'être une femme.

Les sexes sont inégaux et complémentaires. L'agencement de cette complémentarité est un casse-tête que chaque époque peut essayer de bricoler un peu mais le biologique nous laisse une marge réduite.

La passion égalitaire féministe, on l'a dit ici, n'est qu'une recherche de suprématie, toujours plus absolue, toujours inassouvie.
04 janvier 2017, 23:41   Re : Feministe et soumise
Plus clairement, voici ce qui s'est passé : en un peu plus d'un siècle les femmes ont obtenu toujours davantage de droits et surtout d'autorité en gardant peu de responsabilités, tandis que les hommes ont perdu leur autorité tout en conservant leurs vieilles responsabilités de pourvoyeur, de bâtisseur, de protecteur, etc. L'équilibre s'est perdu, et ce mauvais deal qu'était jadis le mariage a tout à fait cessé d'être viable. La famille s'effondre et, avec elle, la société et la civilisation occidentales.

Oui Trystan les femmes les femmes et encore les femmes... lesquelles enfantent déséquilibres, effondrements et, bien évidemment, décadences.

Remarquons simplement que l'interprétation de la décadence sous les coups de l'ennemi extérieur ne soulève pas de problèmes majeurs, puisque l'invasion est un fait historiquement indéniable. Il n'en va hélas pas de même de l'ennemi intérieur, sachant qu'on peut attribuer la décomposition interne à de nombreux facteurs (aux femmes et à leurs foultitudes de droits par ex.). Reste que des historiens continuent toujours de s'affronter pour comprendre comment Rome (c'est l'exemple qui me vient à l'esprit) en est venue à s'affaiblir ainsi.

"L'équilibre s'est perdu, et ce mauvais deal qu'était jadis le mariage a tout à fait cessé d'être viable."

Oh bah il y a bien longtemps qu'il est rompu votre équilibre... puisqu'à la fin de la République (déjà) les classes dirigeantes étaient tellement affaiblies par l'esprit de jouissance (et pas par le féminisme) qu'il fallut instituer le mariage forcé au sein de l'aristocratie. Par ailleurs, on sait que le célibat quasiment imposé aux soldats de la légion ne fit qu'aggraver la situation démographique dans la population proprement romaine (la faute aux "femmes libérées" ?).
05 janvier 2017, 02:25   Re : Feministe et soumise
Il ne vous aura cependant pas échappé qu'entre l'effondrement de Rome et le XIXème siècle, il y a eu, justement, en Europe, force sociétés stables qui ont veillé à ce que les rapports entre les hommes et les femmes ne fassent pas tout dérailler.

Cela dit, le récent reportage du journal de France 2 sur les fameux cafés de banlieue où il n'y a jamais une seule femme (ne parlons plus du petit sketch de Clémentine Autain) montre bien que le féminisme est un problème qui, à la longue, finit par se résoudre très bien tout seul. Quand un pays commence d'être rongé par ce cancer, il n'y a qu'à attendre quelque temps pour qu'une autre population venue de l'extérieur, et durement patriarcale, remplace la population d'origine et mette fin à cette mauvaise blague.
05 janvier 2017, 16:23   Re : Feministe et soumise
Si j'ai bien compris, en lisant un peu en diagonale ce qui précède, le féminisme serait donc la vocation naturelle de la femme, l'aboutissement somme toute normal de son déterminisme biologique et générique propre : en définitive, le féminisme est donc l'expression de son "droit naturel" le plus intrinsèque ?
Et ce droit, calamiteux par ses conséquences (enfin, pour les hommes, je suppose, puisque les femmes y trouvent par nature et définition leur compte), ce droit serait donc à combattre et réprimer, au nom d'un autre droit bien entendu, masculin lui, supposé-je tout autant ?

Le problème majeur avec ce genre de conception, c'est que s'impose immédiatement à l'esprit la question suivante : existe-t-il une sorte de méta-juridiction au nom de quoi l'on pourra trancher en faveur des antagonistes s'affrontant dans ce qui semble bien n'être qu'une vulgaire et sempiternelle bataille des sexes (dont la récente issue, tout du moins, a tout de même montré la supériorité insigne du sexe réputé le plus faible, ce qui en soi n'est pas forcément un argument à son désavantage, quand on tient un discours qui relève toujours beaucoup du "biologisme") ?

Question très casse-tête...
05 janvier 2017, 18:30   Re : Feministe et soumise
« enfin, pour les hommes, je suppose, puisque les femmes y trouvent par nature et définition leur compte »

Cela reste amplement à prouver. Voyez comme elles sont de plus en plus malheureuses, paumées, dépressives.
05 janvier 2017, 18:44   Re : Feministe et soumise
Voyez comme elles sont de plus en plus malheureuses, paumées, dépressives... et accros à leur satané boulot. Un monde où elles ne seraient plus tenues en esclavage de taffer 10 ou 12 heures/jour les rendrait complètement malades, ça les pousserait au suicide.
Nombre d'entre elles sont réellement pathétiques, et sur ce point je rejoins Trystan.
05 janvier 2017, 19:11   Re : Feministe et soumise
Sur ce point, moi aussi.
05 janvier 2017, 19:33   Re : Feministe et soumise
Citation
Trystan Dee
« enfin, pour les hommes, je suppose, puisque les femmes y trouvent par nature et définition leur compte »

Cela reste amplement à prouver. Voyez comme elles sont de plus en plus malheureuses, paumées, dépressives.

Ah, j'avais cru comprendre que c'était plutôt là le sort de ce qu'il restait des hommes, point des amazones victorieuses qui n'en faisaient plus qu'à leur tête ; enfin...

Mais quoi, si le féminisme est la vocation de la nature féminine (la femme étant, comme il semble avoir été définitivement établi plus haut, terriblement, scandaleusement naturée), comment toute créature que ce soit ne trouverait son compte et ne s'épanouirait dans l'accomplissement ce qu'elle est, de ce qu'elle a à être exclusivement comme sexe ? Cela semble en tout cas plus plausible que de supposer qu'elle serait davantage satisfaite de vivre dans l'imposition d'un état foncièrement contraire à sa nature, tout de même...
06 janvier 2017, 12:40   Re : Feministe et soumise
Voyez comme elles sont de plus en plus malheureuses, paumées, dépressives.

Ah oui, tant que le féminisme n'est qu'une machine à judiciariser le sexe pour pénaliser les hommes, c'est de bonne guerre mais s'il s'avérait nuire aux femmes, là ce serait vraiment terrible ! De toute manière, la déprime et la solitude ne seront jais mises sur le compte du nouveau rôle polygendré, flic et salope, qu'on fait jouer à la femme. Ce sera forcément la faute, devinez de qui ? Du patriarcat, de la culture du viol contre lesquels le combat n'est jamais fini.

Ça me rappelle le débat sur la pénalisation des clients de prostituées. Le seul argument acceptable pour être contre ? Dire que ça peut précariser la profession, mettre les putes en danger d'on ne sait quelle attaque de pervers qui pourraient enfin— c'est leur désir secret—les battre et les tuer puisque, quitte à être hors la loi...

Il ferait beau voir qu'on ait le culot de protester au nom des clients ! "Mon corps m'appartient" a vécu et le fait que les putes elles-mêmes demandent à travailler est une preuve supplémentaire de leur aliénation, de l'emprise persistante du machisme et du patriarcat.
06 janvier 2017, 12:57   Re : Feministe et soumise
« comment toute créature que ce soit ne trouverait son compte et ne s'épanouirait dans l'accomplissement ce qu'elle est »

Suivre leur pente naturelle ne les rend pas heureuse, manifestement.
Elles ont socialement obtenu tout ou du moins une grande partie de ce qu'elles voulaient (comme le droit de s'ennuyer dans un bureau : quelle victoire !), et pourtant elles sont, collectivement, bien moins heureuses qu'il y a cinquante ou soixante ans. Remarquez, à un niveau individuel, on repère des choses semblables. On veut un homme doux, gentil, compréhensif, et puis finalement on lui en veut d'être un tel paillasson et l'on se dit qu'on pourrait avoir “mieux”.
06 janvier 2017, 14:53   Re : Feministe et soumise
On veut un homme doux, gentil, compréhensif, et puis finalement on lui en veut d'être un tel paillasson et l'on se dit qu'on pourrait avoir “mieux”.

Les hommes sont exactement ça : "On veut une femme douce, gentille, compréhensive, et puis finalement on lui en veut d'être un tel paillasson et l'on se dit qu'on pourrait avoir “mieux”.

Ce qui (vous/nous) est insupportable : la parfaite symétrie, obtenue dans le temps politique entre le schéma féminin du désir et de l'envie et le schéma homologue entretenu par le camp masculin dans le petit enclos occidental où se sont enfermés M. et Mme Bidochon sans trop savoir quand ni comment.

Reprocher aux femmes d'être des blaireaux comme les hommes, c'est, de manière un peu détournée ou alambiquée, continuer de leur adresser le reproche de décevoir, de faire mal à l'idéal. L'idéal n'est pas un péché. Il possède les hommes, quand il se contente d'habiter les femmes, le plus souvent très discrètement.

C'est entendu, Femme Actuelle, Festivette raisonnent et désirent uniformément comme un blaireau. Un choix se présente alors : lui pardonner et voir en elle plus loin et plus profondément, où la traiter comme Blaireau, avec un froid mépris. Dans ce choix, se déclare le penchant sexuel du client, son orientation psycho-sexuelle, son parti pris ontologique, celui de ses gonades. La critique des femmes, et celle qui vise ce que certaines se figurent être leur accomplissement "naturé" et politique – le féminisme – reste affaire d'hormones, de poil sur la poitrine.

Molière, très dur avec la basse-cour, resta tendre avec la pauvre chair qui se fait des idées fausses. C'est là un choix tout aussi naturel qu'honorable chez le porteur de moustaches. La moustache, l'hormone, la mise à l'arrêt face à ce qu'on n'est point et ne peut être, ont cette vertu sublime de mettre un terme à la pensée.
06 janvier 2017, 14:57   Re : Feministe et soumise
» et pourtant elles sont, collectivement, bien moins heureuses qu'il y a cinquante ou soixante ans

Trystan, comment faites-vous pour estimer pareille chose : "collectivement moins heureuses" ? Au fait, qu'en savez-vous ? Mais surtout, comment le savoir ?
Les degrés de bonheur individuels ne sont pas précisément des indices quantifiables selon une échelle objective pouvant mesurer les "intensités de bonheur", quand même, et il n'existe à ma connaissance aucune loi de Weber-Fechner concernant les états affectifs subjectifs indivivuels (d'ailleurs même pour la sensation proprement dite, de telles objectivations sont très controversées) : il semble bien que les états mentaux personnels soient censément incommensurables même synchroniquement, alors diachroniquement, à des intervalles de cinquante et soixante ans, et "collectivement" en plus ??
Je n'essaye pas de pinailler : je vous assure que cette assertion relative aux degrés de bonheur collectifs m'apparaît dénuée de sens, je ne sais ce que vous voulez dire par là, et comment fonder ces sortes de jugements.

Au mieux, justement, on peut essayer d'évaluer certaines données concernant les signes extérieurs d'une "qualité de vie" supposée, dans quoi les possibilités d'"expression personnelle", les libertés et les divers "droits" accordés, le confort personnel et le degré d'insouciance possible, tiennent toujours une place importante : à ce compte, pourquoi voulez-vous absolument que les Clémentine Autain d'aujourd'hui soient collectivement moins heureuses que, disons, les Ménie Grégoire de jadis ? ou que nos chères et fières blogueuses contemporaines, bécotant jusqu'au ravissement, soient davantage paumées et dépressives que les petites ménagères modèles des années soixante ? Vraiment, pourquoi, et d'après quels critères ?
06 janvier 2017, 15:01   Re : Feministe et soumise
« Les hommes sont exactement ça : "On veut une femme douce, gentille, compréhensive, et puis finalement on lui en veut d'être un tel paillasson et l'on se dit qu'on pourrait avoir “mieux”. »

Eh bien là je ne suis pas du tout d'accord avec vous. Comment expliquer, en effet, qu'elles sont à l'origine de 80% des divorces ? C'est la femme qui, si en elle en a la possibilité — et depuis une cinquantaine d'années elle l'a de plus en plus — s'adonne au monkey branching.

« lui pardonner et voir en elle plus loin et plus profondément »

On est là dans le registre — banal et mortel — de la déification ordinaire de la Femme, avec son soi-disant “mystère” et sa prétendue “profondeur”. L'Occident a tué Dieu et l'a remplacé par la Femme.
06 janvier 2017, 15:05   Re : Feministe et soumise
« Vraiment, pourquoi, et d'après quels critères ? »

Kim Kardashian, les Vlogs de mamans, le consumérisme, l'obésité considérée comme acceptable, Angela Merkel, les cris, Clémentine Autain, les tartines de Nutella pour les migrants quand il fait moins dix, les névroses, la manipulation, le chantage affectif, le pédagogisme, les Femen, Ségolène Royal, la consommation délirante d'anti-dépresseurs, qu'on prescrit trois ou quatre fois plus aux femmes qu'aux hommes, etc., etc.

You name it.
06 janvier 2017, 15:22   Re : Feministe et soumise
Mais tout cela ne dit en rien que les femmes d’aujourd’hui soient collectivement moins heureuses que celles d'avant, qui ne pouvaient d'ailleurs que très difficilement manifester les seins nus en Tunisie, ou se faire prescrire des IRSR, qui sont à l'humeur ce que les préservatifs furent à la sexualité : cela dit seulement ce que vous pensez de ces femmes, et de ce qu'elles peuvent bien éprouver comme bonheur, ce qui est totalement différent.
06 janvier 2017, 15:59   Re : Feministe et soumise
Il y a pourtant mille enquêtes qui vont dans ce sens. Et puis il n'y a qu'à ouvrir les yeux, lire les journaux, parler aux dites femmes. Cela dit, je ne veux pas tomber dans le piège du recours aux statistiques et aux “preuves”. Permettez-moi de remplacer votre question par : « Qu'est-ce qui vous fait dire que France Culture s'est déculturé ? Prouvez-le ! Cela ne dit rien de France Culture, cela ne parle que de vous. »

Vous pourriez aussi me demander aussi en quoi les sociétés multiraciales sont collectivement plus violentes, me dire que ce n'est pas prouvable, et finalement m'accuser de ne pas les aimer.

C'est le même genre de rhétorique faisandée.
06 janvier 2017, 15:59   Re : Feministe et soumise
» En effet, nous sommes infiniment plus proches du bonobo, avec qui nous avons tant en commun, nos génotypes étant semblables à 99,9%.

Vous exagérez : 98.7%. C'est donc beaucoup...
Mettez un homme et un bonobo côte à côte, faites les asseoir, projetez-leur un film, même imbitable, celui de la vlogueuse, tiens, qu'ils en discutent, partagent leurs impressions, oralement et par écrit ; constatez les différences.
Cela veut seulement dire que le génome ne peut expliquer ces différences, qui sont en effet, Francis avait parfaitement raison, abyssales...
06 janvier 2017, 16:03   Re : Feministe et soumise
Évidemment, les bonobos n'ont pas de néo-cortex, de sorte que ce qui relève du verbal est hors sujet. Ce dont nous parlons ici se joue bien plus bas, au niveau reptilien (et limbique).
06 janvier 2017, 16:12   Re : Feministe et soumise
À mon sens, ce dont vous parliez en l'occurrence concernait précisément la possibilité de se défaire du "reptilien", de n'être pas de part en part déterminé par lui et par aucun matérialisme biologique : vous parliez de ce qui fait le propre de l'homme, et de ce pourquoi il n'est plus ni un babouin ni un bonobo : vous parliez donc de la liberté possible, d'action et de conscience.
06 janvier 2017, 16:30   Re : Feministe et soumise
Et ces femmes "épanouies professionnellement", ces "célibatantes", ces "quinqua" à la libido explosive - hein Trystan, vous en faites quoi ? Essayez donc d'aller leur dire qu'elles sont malheureuses !?...
06 janvier 2017, 16:42   Re : Feministe et soumise
Je n'ai pas besoin de leur dire, elles le savent bien assez (ou s'hébètent pour ne pas le savoir).
06 janvier 2017, 16:52   Re : Feministe et soumise
cela dit seulement ce que vous pensez de ces femmes, et de ce qu'elles peuvent bien éprouver comme bonheur, ce qui est totalement différent.cela dit seulement ce que vous pensez de ces femmes, et de ce qu'elles peuvent bien éprouver comme bonheur, ce qui est totalement différent.cela dit seulement ce que vous pensez de ces femmes, et de ce qu'elles peuvent bien éprouver comme bonheur, ce qui est totalement différent.cela dit seulement ce que vous pensez de ces femmes, et de ce qu'elles peuvent bien éprouver comme bonheur, ce qui est totalement différent.cela dit seulement ce que vous pensez de ces femmes, et de ce qu'elles peuvent bien éprouver comme bonheur, ce qui est totalement différent.cela dit seulement ce que vous pensez de ces femmes, et de ce qu'elles peuvent bien éprouver comme bonheur, ce qui est totalement différent.
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