Le site du parti de l'In-nocence

Mort d'un remplaciste

Envoyé par Pascal Mavrakis 
23 mars 2017, 08:25   Mort d'un remplaciste
Partisan de l’immigration façon "chance pour la France" « jusqu’au bout H. Emmanuelli restera imprégné d’antiracisme et défendra le multiculturalisme » (lepoint.fr). Fort logiquement ce "remplaciste à l'ancienne" aura donc toujours pris fait et cause pour les "quartiers populaires", pour les "sans-papiers", pour les "migrants".
Cerise sur le gâteau il aura travaillé pour la banque Rothschild, aura été franc-maçon, aura été escroc, aura été condamné, aura été réélu, tout en clamant haut et fort son mépris quasi viscéral du "FHaine", son attachement à la laïcité, aux "valeurs de la République", etc, etc. - Bref, un vrai socialiste !
C'était un vrai fanatique. Propos, en forme de question, sur la causalité psychique et l'organo-dynamisme : les exaltés de l'Autre développent-ils plus que la moyenne des cancers et des maladies neurodégénératives ?
Bonne question Pierre Jean, mais difficile à démêler. Il y a bien le père de Marine, frais comme un goujon autour des 90 ans, mais sur l'autre bord il y a aussi inébranlable Edgard Morin, moins frais, et pas qu'un peu radoteux, mais enfin guère plus qu'il ne l'était déjà à 35 ans, et encore debout à un âge où les meilleurs d'entre nous gambaderont dans les prairies célestes depuis vingt ou trente ans. Donc le jury est toujours en délibération sur la question.

L'Autre est une forme d'ivresse, de griserie qui, à la longue pourrait, comme l'abus de substances, vous ébranler un peu les neurones et les cellules vitales. Ce n'est pas exclu. Mais, moins organiquement il y a le "plutôt mort que reconnaître mes torts", alors, l'âge avançant et la marche des évidences étant ce qu'elle est, un choix vient à s'imposer, inexorable.

Est-ce que "quelque part", nous ne mourons pas tous de ne pas reconnaître nos torts ? Nous mourons à force d'entêtement, entêtement à vivre et entêtement à avoir tort (ou raison, c'est pareil), deux entêtement cimentés dans le bloc cubique du destin, le destin à front de taureau.
Propos, en forme de question, sur la causalité psychique et l'organo-dynamisme : les exaltés de l'Autre développent-ils plus que la moyenne des cancers et des maladies neurodégénératives ?


Très bonne question en effet. Cioran écrit quelque part, je cite de mémoire, que la "haine est ce qui conserve le mieux" (ici la haine de soi, des siens, de tout ce qui fut nôtre), en clair qu'elle vous fait tenir un homme debout beaucoup mieux et beaucoup plus longtemps que les sentiments les plus nobles.
@Francis

Et le BHL, à bientôt 70 piges, il ne se porte pas si mal que ça non plus... Physiquement je le trouve même encore très bien. .
Pour BHL je ne vois qu'une explication : il a conclu un pacte faustien. Et Arielle n'est qu'un avatar de la Biondetta dans Le Diable Amoureux de Jacques Cazotte (préface de Gérard de Nerval dans l'édition de 1883. Nous y reviendrons).

[www.atramenta.net]
Plus sérieusement, ceci, de Michelet dans son Banquet (1879), oeuvre inachevée et posthume, sur une des manières les plus classiques et ordinaires qu'à la mort de s'inviter chez l'arrêté:

J’avais le bonheur dans cette décroissance de forces, de garder suffisamment nette ma lucidité d’esprit. A défaut d’un travail suivi, je pouvais du moins par moment m’observer, étudier mon incapacité d’étude.
Cette manière d’exister (ou, si l’on veut, de mourir), n’est pas sans quelque poésie. Elle prête à chaque instant des ailes à l’imagination. Elle a, dans le clair-obscur, des songes à demi lumineux, comme des échappées soudaines où l’on croirait entrevoir quelque peu du monde inconnu. Qui s’y attache et la cultive a chance d’arriver à l’extase.

Seulement (…) elle se trouve impuissante à fixer ses résultats. Elle peut être poétique, mais la nature lui refuse de formuler sa poésie. En vain, par un effort momentané, elle voudra se saisir, s’exprimer, prendre une voix articulée, consigner et faire durer ses rêves d’or ; toujours ils s’envolent. Il n’en reste que langueur et mélancolie.

Par moments, je dois l’avouer, j’étais affecté d’un changement si complet d’habitudes, de ce qui est une vraie mort pour le travailleur, de mon incapacité de travail.

L’action, pour qui a gardé l’âme entière, est un besoin pressant, impérieux. Les oisifs ne sauront jamais tout ce qu’a d’insupportable pour nous autres une telle situation. L’homme laborieux qui, arrêté en pleine course, en plein élan, voit tout à coup ses bras détendus ou sa pensée ralentie, ne s’afflige pas seulement ; son premier mouvement instinctif, c’est de se prendre en dégoût, de se mépriser. Propre à rien ! c’est l’injure vulgaire que s’adresse l’ouvrier malade. Et, dans cette disposition, il ne lui faut pas grand effort pour adhérer à l’appel de la nature, se laisser aller à elle, et mourir sans réclamation.
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent poster des messages dans ce forum.

Cliquer ici pour vous connecter