Le site du parti de l'In-nocence

Mélenchon et les Marseillais

Envoyé par Francis Marche 
En une du Monde :

Pour M. Mélenchon, « les guerres n’ont jamais cessé d’être autre chose qu’une dispute pour accaparer les matières premières ».
En savoir plus sur [www.lemonde.fr]

Quel con ! Mais quel con !
"Il est temps par-dessus tout de mettre un terme aux guerres qui ravagent les pays du sud"

Bein ya du boulot...

Ce que Mélenchon et ses "insoumis" à 2 balles oublient, c'est que 10 hommes violents l'emporteront toujours, force est de l'admettre, sur 1000 en proie aux bons sentiments.
"Le candidat a ensuite fait observer une minute de silence aux milliers de personnes présentes, en mémoire des migrants disparus en Méditerranée.

« Ah la bonne mer, comment est-il possible que tu sois devenu ce cimetière où 30.000 ont disparu dans les eaux ? » a déclaré le candidat de La France insoumise en démarrant un discours très solennel.

« Écoutez vous autres, écoutez, c’est le silence de la mort« , a-t-il ajouté.

« Silence ! » a imposé M. Mélenchon a une foule jusqu’ici plutôt dissipée."
La formule « n’ont jamais cessé d’être autre chose » (que ce qu'il pense qu'elles ont toujours été) est intéressante...
A force de harangues démagogiques le bougre fatigué ne sait plus trop ce qu'il dit. Il doit être sur les rotules. Il confond être et cesser d'être : un signe manifeste de déboussolage. Il paraît que d'anciens électeurs de Sarkozy s'apprêtent à voter pour lui. Il n'est pas le seul à être déboussolé.

Bien malin celui qui peut dire ce qui sortira des urnes à la fin du mois. Le trouble général de la pensée et celui de son expression ne seraient-ils pas le signe augural d'une divine/épouvantable surprise qui attendrait le pays ? Un Macron à 12,5 pour cent, une Marine Le Pen chatouillant les 30% ? Quelque événement de cet ordre doit comporter des signes avant-coureurs, comme lorsque les grenouilles et les serpents, à l'approche de l'heure où doit frapper un grand séisme, se déterrent sans raison apparente et deviennent comme fous, quand les ânes braient à vous rompre les tympans dans la paix de la sieste, et qu'on entend craqueter le tonnerre au-delà d'un ciel sans nuées, comme dans l'Ode de Théophile de Viau:

Un Corbeau devant moi croasse,
Une ombre offusque mes regards,
Deux belettes et deux renards
Traversent l'endroit où je passe :
Les pieds faillent à mon cheval,
Mon laquais tombe du haut mal,
J'entends craqueter le tonnerre,
Un esprit se présente à moi,
J'ois Charon qui m'appelle à soi,
Je vois le centre de la terre.

Ce ruisseau remonte en sa source,
Un boeuf gravit sur un clocher,
Le sang coule de ce rocher,
Un aspic s'accouple d'une ourse,
Sur le haut d'une vieille tour
Un serpent déchire un vautour,
Le feu brûle dedans la glace,
Le Soleil est devenu noir,
Je vois la Lune qui va choir,
Cet arbre est sorti de sa place.

Imaginons un second tour Mélenchon / M. Le Pen... Quelles seraient les consignes de vote de l'ex. UMP ? À mon avis ils seraient suffisamment lâches et inconséquents pour appeler à voter Mélenchon, afin de "faire barrage au FN".
10 avril 2017, 13:43   Bug
Imaginer un second tour Mélenchon/Le Pen, c'est imaginer le juste châtiment de trente années de vie politicienne exclusivement organisée autour du satané "vote utile" qui a rendu le vote inutile. La tentation de détraquer cette mécanique me semble chatouiller un grand nombre d'électeurs. Dans un tel cas, je crois bien que les consignes de vote des partis officiels pour le second tour n'auraient qu'une influence très limitée. D'ailleurs la couleuvre du fameux "front républicain" n'a jamais été avalée que par les électeurs de gauche. Jusqu'à présent, on n'a jamais vu l'électorat de droite, dans une élection de quelque ampleur, être contraint à voter à gauche pour faire barrage au FN et j'imagine très mal lesdits électeurs voter Mélenchon.
Il y a cinq ans exactement, à dix jours du premier tour de la présidentielle, Mélenchon "recueille 17% des intentions de vote selon un sondage CSA".

Voir cet article de l'Express du 12 avril 2012 :
[www.lexpress.fr]


Au dépouillement le soir du premier tour, le 21 avril :

Jean-Luc Mélenchon
Front de gauche 3 984 822 voix 11,10 %

So much for the troisième homme. Et so much pour les sondages des instituts de référence qui donnent aujourd'hui Mélenchon presque déjà au second tour.

Ce qu'il est convenu d'appeler désormais "L'Etat profond", dans les journées que nous vivons de cette campagne incertaine et déroutante, vous ment, vous manipule, et s'emballe en mode panique face à l'inéluctable. Son candidat "pré-élu" multipliant les gaffes et laissant voir la béance de son projet politique, on est en train de rafistoler ce vieil âne de Mélenchon en vous le flattant du col pour que vous consentiez à le monter en le prenant pour un cheval de course.
Il n'est pas sûr que "l'âne Mélenchon" soit le bienvenu dans cette ferme des animaux de l'Etat profond" où l'attrape-couillon Macron est infiniment plus souhaité. Quoi qu'il en soit, je persiste à penser qu'un duel Mélenchon/Le Pen serait la juste rétribution chaotique de trente ans de manipulations électorales.
71% des Français pensent qu'il y a trop d'immigrés. Pourtant 57% des Français éliraient Mélenchon face à MLP au second tour (sondage sur LCI).
Son candidat "pré-élu" multipliant les gaffes et laissant voir la béance de son projet politique, on est en train de rafistoler ce vieil âne de Mélenchon en vous le flattant du col pour que vous consentiez à le monter en le prenant pour un cheval de course
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Mélenchon président je vois bien la petite Clémentine Autin endosser la fonction de 1er ministre... Le délire féministo-remplaciste au plus haut sommet de l'Etat ça serait vraiment trop cool.
Pour être clair : l'âne Mélenchon est remonté, requinqué, rafistolé, repeint arc-en-ciel, rechromé et coiffé d'un pompon rouge et paré d'un collier de clochettes neuves par l'Etat profond non en vue de lui faire gagner cette élection mais pour piquer des voix à M. Le Pen. Dans les arrières-cuisines de l'Etat profond, c'est panique à bord en ce moment.
Et le nouveau pseudo "dérapage" de MLP qui tombe à pic... CRIF, LICRA et SOS RACISME se déchaînent.

Les raisons de l'ascension de Mélenchon ? C. Autin, sur BFM : "Les Français veulent​ la justice sociale." (Après tout c'est peut-être la vérité : ils ne veulent plus que ça...)
"Question simple, empirique: quel camp politique, quel versant idéologique incarne, aujourd’hui, la brutalité et l’intolérance?

Qui, dans les meetings électoraux, organise des concerts de casseroles, des jets d’oeufs et de farine? Qui empêche les candidats d’accéder à leur salle de conférence?

Réponse: la gauche. Celle qui se réclame de la liberté et de la démocratie universelle

Qui souhaite la mort d’un président démocratiquement élu au suffrage populaire? Réponse: Laurent Ruquier, préposé d’une chaîne du service public audiovisuel et Guy Bedos, artiste et moraliste. Tous deux très attachés à la gauche et à la démocratie universelle.

Qui conteste dès le lendemain les résultats des consultations populaires, aussi bien en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Serbie, qu’à Notre-Dame des Landes? Réponse: la gauche et l’extrême gauche, extrêmement attachées à la volonté populaire.

Qui, en permanence, aura toujours trouvé toutes les excuses sociales à la délinquance ou au terrorisme le plus aveugle?

Réponse: la gauche, furieusement opposée à la peine de mort.

Les questions qui précèdent et leurs réponses frôlent la banalité tellement elles sont indiscutables. Elles étaient à la disposition de la droite démocratique et modérée, qui n’en a pas fait un usage immodéré.

J’aurai passé mon temps à la supplier de mener offensivement le combat culturel, politique et médiatique qui lui était offert sur un plateau.

Cette semaine encore, les exemples ne manquent pas qui montrent les occasions perdues.

La droite futile n’a toujours pas compris que l’anticommunisme était le plus sacré et le plus utile des antitotalitarismes."

G-W. Goldnadel (Lefigaro.fr)
Goldnanel montre un certain courage. Il effectue ce dangereux travail de dépouillement des discours que l'intelligence politique d'un A. Finkielkraut lui recommande de ne pas faire complètement.

La brutalité et l'intolérance logent dans les discours et les partis pris idéologiques d'un Manuel Valls, qui menaçait, quand il était premier ministre, "d'interrompre le processus électoral si Marine Le Pen menaçait de gagner ces élections". Finkielkraut affirme qu'il a voté Valls à la primaire de la gauche et qu'il n'a pas voté à la primaire de la droite. C'est dommage et regrettable de la part de celui qui a mieux que personne analysé la récente harangue multicul et multi-ethno de Macron à Marseille (cf le dernier Esprit de l'Escalier sur Causeur).

Goldnanel semble être à un cheveu d'avoir tout compris. Quoi qu'il en soit, sa tribune est une des premières à poser la question de la violence programmatique qui fait l'enjeu de cette élection.
Le rejet du Système est tel et la méfiance envers les médias si grande que le succès de leur Macron chéri n’est malgré tout pas assuré, d'où l'idée d'un Super Mélenchon ("jusqu'où va-t-il aller ?", "quel est le moteur de cette incroyable dynamique ?", s'interroge-t-on dans tous les grands médias).
Reste une question : que pourraient faire de différent Marine Le Pen (ou François Fillon) sans remettre en cause le pouvoir judiciaire et le pouvoir médiatique qui sont sortis de leur lit ?
13 avril 2017, 21:32   Besoin d'épouvantails
"Pour être clair : l'âne Mélenchon est remonté, requinqué, rafistolé, repeint arc-en-ciel, rechromé et coiffé d'un pompon rouge et paré d'un collier de clochettes neuves par l'Etat profond non en vue de lui faire gagner cette élection mais pour piquer des voix à M. Le Pen."

Permettez-moi de ne pas partager cette analyse. A supposer que "l'âne Mélenchon" soit requinqué, ce n'est pas, à mon avis, pour piquer des voix à Mme Le pen. Ce serait plutôt pour créer un deuxième épouvantail, afin que des représentants de l'Etat profond (Macron ou Fillon) tirent leur épingle du vote. La récente levée de boucliers contre le candidat de la "France insoumise" emprunte les mêmes méthodes que celles mises en oeuvre contre Mme Le Pen. Si à cette dernière on brandit Vichy, à l'autre on agite le Vénézuela. Les années 30 des ligues à l'une, les années 50 de l'URSS à l'autre. A l'une le nazisme, à l'autre le communisme. Aux deux, la crainte du chaos économique. Tout l'art consiste à les faire monter tous deux, pour mieux affirmer la nécessité de les descendre. Un seul épouvantail ne suffisait plus, il fallait augmenter la dose. Mélenchon ou Le Pen perd contre n'importe qui.
13 avril 2017, 21:49   Re : Besoin d'épouvantails
A ceci près que l'on n'a pas spécialement dressé, ces dernières décennies, le peuple français à haïr Staline, Mao, Castro, Chavez et les autres... De sorte que j'aurais tendance à partager l'analyse de Marche, qui a raison, je crois, de voir en Mélenchon le coco utile du Système.
On ne l'y a pas dressé, ces dernières décennies, parce que la "gauche de gouvernement" était assez solide et que Mitterrand avait annihilé le parti communiste. Maintenant que cette gauche s'est effondrée, on ressort vite fait bien fait le bon vieux "couteau entre les dents" qui, ne l'oublions pas, a été dressé pendant toutes les années 50 et 60.
D'accord avec Francis et Trystan : pas question de se laisser prendre au jeu de dupes que nous jouent Mélenchon et les médias, les seconds permettant par leurs fulminations au premier de s’emparer en toute légitimité de la "fonction tribunicienne" si longtemps exercée par Jean-Marie Le Pen. Quitte à ce qu’un homme politique incarne la révolte populaire contre la Pensée unique en matière économique – et éventuellement la subvertisse – en parlant "dru et cru", mieux vaut que ce soit quelqu’un du sérail, dont la doxa soit impeccable en matière d’antiracisme et de métissage universel, ce qui est finalement l’essentiel pour les maîtres de la finance internationale anxieux de dissoudre au plus vite les identités nationales dans le village planétaire.
S'il est probable que Mélenchon ne totalise pas, cette fois-ci, le nombre de voix suffisant, on est en droit d'imaginer que la poussée démographique des nouveaux arrivants, additionnée à l'ethno-masochisme des remplacés, changera la donne pour 2022.

Ainsi l'excellent score de Mélenchon lors de la campagne de 2017 serait, à minima, un banc d'essai pour nous rappeler que le pire est réellement devant nous.
Personne ne peut plus ignorer cette montée en puissance du Totalitarisme de Gauche.
14 avril 2017, 12:07   Re : Besoin d'épouvantails
Il y a en France un socle, permanent depuis deux siècles, représentant entre le cinquième et le quart de l'électorat, d'opinion socialiste-révolutionnaire. Il a connu une éclipse au cours des trente dernières années parce que le parti communiste s'est désagrégé, notamment à la suite de l'effondrement de l'empire soviétique ; le voilà, semble-t-il, de retour. Il n'y a là rien de particulièrement étonnant ni de particulièrement inquiétant car il ne peut prendre le pouvoir que par des voies révolutionnaires et aura toujours la majorité de la population contre lui. La performance de Mélenchon est du reste en grande partie due à ses propres qualités qui contrastent en partie avec la nullité générale, c'est une illusion, tout comme Macron dans un autre registre.
Il n'y a là rien de particulièrement étonnant ni de particulièrement inquiétant car il ne peut prendre le pouvoir que par des voies révolutionnaires et aura toujours la majorité de la population contre lui

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"aura toujours la majorité de la population contre lui"

Oui... Enfin de quelle population parlons-nous ? Au rythme où va le GR, et en continuant de brosser le Divers dans le sens du poil, le bonimenteur Mélenchon a de quoi prendre ses rêves pour la réalité.
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