Le site du parti de l'In-nocence
Au petit jeu des pronostics, je vois François Fillon l'emporter, soit contre Marine Le Pen, soit contre Jean-Luc Mélenchon.
Nous sommes abreuvés de sondages depuis plusieurs mois.
Avant d'aller voter, les médias m'ont bien mis dans la tête qui peut passer au deuxième tour et qui aura moins de 5% des
suffrages. Je trouve cela très pernicieux car ces informations vraies ou fausses influencent le vote.
Pourquoi irais-je voter pour quelqu'un à qui l'on prédit une veste? Pourquoi irais-je voter pour celui qui est déjà donné gagnant?
De plus ces sondages alimentent jusqu'à la nausée la logorrhée journalistiques.
Interdisons les sondages.
Je pense également que Fillon gagnera. Le succès actuel de Mélenchon est pour lui une aubaine. Le programme "Robin des bois" de ce dernier va convaincre nombre d'indécis de soutenir Fillon et nombre de déçus de revenir vers lui. Mélenchon, en bon millionnaire gauchiste de la politique, voit des pauvres partout, des pauvres qu'il veut sauver (lors d'un meeting, il a tout de même évoqué des Français qui avaient un accès limité à l'eau potable!). Or il y en a France, aux dernières nouvelles, plus de "riches" que de pauvres, et Fillon s'adresse efficacement aux premiers depuis le début.
Je ne sais pas... Peut-être Fillon gagnera-t-il en effet, mais à mes yeux il n'est que l'ultime émanation, déjà mourante, de la droite post-mitterrandienne et affreusement frelatée des années 1995-2005. C'étaient les années Chirac-Sarkozy, l'âge d'or de TF1, etc. Ce qu'il prétend faire, et qu'il ne fera pas, quand bien même il serait élu, c'est ce que Margaret Thatcher a fait il y a... 35 ans — cela n'intéresse plus grand monde. Notre époque, mine de rien, est tout autre.

Sociologiquement, Fillon est le candidat des personnes âgées de province possédant un patrimoine, de quelques petits étudiants versaillais péteux genre “classes préparatoires aux Grandes Ecoles” (encore que ceux-ci soient largement macronisés à présent), sans oublier les pénibles papas-mamans de la Manif pour tous. Est-ce suffisant ?

Il me semble que la plus grande part de la droite d'affaires remplaciste, dans sa version rajeunie et horriblement décomplexée, et que l'on pourrait qualifier de 2.0, pour faire moderne, s'en est allée chez Macron, le candidat des mathématiques financières et de la vraie post-modernité. Fillon, avec ce reste de manières bourgeoises qui le caractérise et le dessert, c'est la version 1.0, le capitalisme à papa avec manoir, veston et gros cigare. Des onze candidats en lice, il est le plus suranné, autrement dit, le plus has been.

Même en faisant abstraction du Penelopegate, je n'imagine pas que le consommateur politique de 2017 puisse vouloir acheter la vieille version des intérêts remplacistes, ou du remplacisme intéressé, quand celle de l'avenir est si facilement disponible.
Quand on voit l'entourage de Fillon... Larcher, NKM, Baroin, Apparu, Raffarin, Lagarde et l'UDI... Tous ces vieux rentiers de la droite et du centre, ces gens sans conviction, remplacistes par lâcheté. - Non. Tout sauf ça.
Prévoir une victoire de Fillon n'équivaut pas à souhaiter ce qui serait, en effet, une mauvaise chose (même si je trouve convaincantes sa politique étrangère et les mesures annoncées pour lutter contre l'insécurité).
« les mesures annoncées pour lutter contre l'insécurité »

Il compte mettre en œuvre la Remigration ???
En effet, pronostic n'est pas désir de voir advenir. Personnellement, je serais assez content d'un duel Mélenchon/Le Pen. Tout le reste, c'est la mort lente.
Ne rêvons pas... Mais au moins, de temps en temps, appelle-t-il un chat un chat : [www.planet.fr]

Et certaines de ses propositions sortent du lot :

[www.europe-israel.org]
A l'instant Benêt Hamon sur France 2: 'Si vous aimez vos enfants, vous ne pouvez pas voter Marine Le Pen". Je sais qu'il se bat désormais pour faire les 5% qui lui permettront de rentrer dans ses frais de campagne, mais enfin, de tels propos, aussi délirants, en disent long sur l'ignominie et la bassesse du personnage et des quelques abrutis qui le soutiennent encore.
Cette phrase de Hamon est un peu comme le canard-lapin de Wittgenstein, et de ce point de vue, elle fait froid dans le dos : elle peut être entendue comme mise en garde contre les choses horribles pour les enfants que pourrait faire Le Pen une fois élue, que comme lourde menace voilée, "conseil d'ami" d'un envoyé de la mafia à l'électeur au cas où il se laisserait tenter de voter Le Pen : "surveillez vos enfants, un accident est vite arrivé".

Phrase d'initimidation mafieuse, promesse d'apocalypse coulée dans le moule langagier humanitariste, dans le goût de cet élément de langage de la guerre froide, dans le début des années 80, quand un conflit nucléaire entre l'URSS et les Etats-Unis s'inscrivait dans l'ordre du possible : Nous espérons que les Russes aiment leurs enfants.

Figure de l'ambiguité menaçante, troublante menace de mort voilée dans le fraternel conseil à l'adversaire :


A l'instant Benêt Hamon sur France 2
////
Ce sinistre couillon mérite vraiment de passer sous la barre des 5% (j'en salive à l'avance).

Jugez plutôt :
« Celles et ceux qui au Front national aiment autant leurs enfants que moi, je leur dis: (…) réfléchissez au monde que vous voulez laisser à vos enfants (…) si vous installez Marine Le Pen au pouvoir, sachez que vous prenez le risque de ne jamais retrouver un jour le pouvoir« , a déclaré M. Hamon au cours d’un meeting à Villeurbanne (Rhône).

« Elle est bien incapable d’apporter la moindre solution aux problèmes concrets (…) qui conduisent à un moment à vouloir se débarrasser de ceux qui étaient là pour mettre en place Marine Le Pen. La réalité aujourd’hui, c’est que nous, nous savons qu’elle ne promet rien de meilleur et qu’il n’y a derrière qu’un futur sinistre (…) si vous aimez vos enfants, vous ne pouvez pas voter Marine Le Pen « , a poursuivi l’ancien ministre de l’Education.

« Dans le monde entier, à chaque fois que les peuples ont porté par les urnes l’extrême droite au pouvoir (…) eh bien rarement l’extrême droite a rendu le pouvoir au peuple. Il a fallu passer par d’autres moyens que la démocratie (pour) extirper l’extrême droite. C’est ‘one shot’« , a-t-il encore affirmé

Le Figaro
MLP même pas digne de la Ve République.

"Dans une tribune parue dans « Le Monde », un collectif composé de juristes, Denis Baranger, Olivier Beaud, Jean-Marie Denquin, Olivier Jouanjan et Patrick Wachsmann, estime que la Ve République permet au président de cumuler les pouvoirs législatif et exécutif et que confier une telle autorité à Marine le Pen ferait courir un grave danger à la démocratie..."

[www.fdesouche.com]
La quinzaine anti-Le Pen a commencé tôt cette année.
C'est pourquoi il faut voter pour elle au premier tour, et plutôt deux fois qu'une. Même sans approuver une grande part de son programme ni la manière atone dont elle a, semble-t-il, mené sa campagne jusqu'ici. Même si l'on doit regretter que le Grand Remplacement ne soit pas au centre de ses préoccupations, peut-être par tactique, peut-être par absence de conviction. Rendez vous compte : la candidate FN en tête au premier tour ! Cela ne s'est jamais produit aux Présidentielles, ce serait un coup de tonnerre que les sondages ne laissent pas entrevoir. Car ce ne serait plus un sondage. Je suis sûr que toute l'extrême-droite qui la hait, genre Rivarol, se sentirait malgré tout ragaillardie. Et souvenez-vous qu'en 2012 si je me souviens bien il y avait une lutte prétendûment incertaine entre elle et Mélenchon pour savoir qui serait devant l'autre. Le melliflu Mélenchon prétendait la devancer, "porté par sa magnifique campagne" (même refrain cette année), alors qu'elle lui a mis pas loin de dix points dans la vue. Il faut que ce soit la même chose cette fois-ci, en mieux, malgré Philippot, malgré le programme économique, malgré la dédiabolisation, malgré ses idées biscornues sur l'euro et l'Europe. Comment hésiter à voter FN même si l'on est très loin, comme c'est mon cas, de toute adhésion à ce parti ? Comment avoir la moindre hésitation ?
« Rendez vous compte : la candidate FN en tête au premier tour ! Cela ne s'est jamais produit aux Présidentielles, ce serait un coup de tonnerre que les sondages ne laissent pas entrevoir. »

Pourtant les sondages, depuis des mois, la placent en tête.
On dit que Fillon est un politicien du passé, que ses propositions, en matière économique notamment, sont un copier-coller de celles de Mme Thatcher il y a 38 ans (quand elle fut élue Premier ministre en 1979).

Et Macron. Macron est pire encore, il est plus vieux que Fillon de cinq ans : il est exactement l'homme providentiel de 1974. Son style, sa personne, ses discours, sa jeunesse relative faite argument politique et faite sainte, ses airs, ses méthodes, son agressivité politique mise en scène et surjouée dans le vide, en font un homme politique phare du dernier quart du siècle dernier. Ce faux jeune (marié à une "vieille", et ce n'est certes pas là un fait du hasard) est le pire des anciens dans la brochette des onze. Ce jeune qui est vieux a le malheur de ne pas même présenter le trait rédimant d'être ancien ! En 1974, paraître ancien, c'était être foutu. L'animal politique Macron est là encore conforme à la folle jeunesse (celle du temps où son épouse avait vingt ans !) d'une époque fort lointaine : il lui faut faire jeune et renouvelant, comme Giscard en 1974. Peut-être par amour de son épouse dont il n'a connu les vingt ans qu'en rêve.

Le vieux clou, le croulant vingtiémiste de cette campagne, c'est Macron.
Selon je ne sais plus quel sondage pour une majorité de Français c'est "Mélenchon qui comprend le mieux les préoccupations des Français"...

Non, rien.
Allons, ce n'est pas la première fois que les sondeurs, ou les médias, font artificiellement gonfler la baudruche Mélenchon à quelques jours d'une élection. On se demande d'ailleurs comment cette vieille farce peut encore fonctionner.
C'est vrai mais il me semble que la nullité abyssale du p'tit Hamon, pour le coup, rebat franchement les cartes.
Nulleté abyssale ? Peut-être pas. Soyons beaux joueurs. C'est peut-être parce qu'il n'est pas si nul qu'il se trouve (dit-on) en si fâcheuse posture. Renaud Camus a reconnu, sans rire, je pense, qu'il trouvait des éléments intéressants dans les propos de Benoît Hamon. Par exemple, la dissociation de l'emploi et du travail. Et un certain malthusianisme. Pour lui non plus (Hamon) il n'y a pas de problème de l'emploi. Ou, s'il y en a un, il ne se pose pas du tout dans les mêmes termes que d'habitude. Parle-t-il beaucoup de croissance, démographique, économique et autre ? Je ne crois pas. On pourrait dire que Hamon est victime d'un certain raffinement de la pensée, que l'on pourrait presque trouver sympathique - n'étaient ses génuflexions xénophiles et remplacistes, qui flanquent tout par terre.
Plutôt de l'avis de M. Noroît. Je crois me souvenir que le Parti de l'In-nocence s'est prononcé, dans un de ses communiqués, en faveur du revenu universel d'existence, ce qui est tout à son honneur. Quel malheur, tout de même, que, dans cette campagne électorale, Benoît Hamon ait été le seul à tenter, trop brièvement, de mettre en débat la question du travail, de la robotique, quand tous les autres brandissent encore et toujours cette incongruité de "plein empoi". Il me semble d'ailleurs que c'est en lâchant beaucoup de lest sur ce thème de la dissociation de l'emploi et du travail - seul aspect qui faisait l'originalité de son programme - qu'il est devenu inaudible.
(Et notons au passage qu'il est favorable au retour au septennat, non renouvelable.)
Benoît Hamon est la figure du capitulard à l'ancienne : face à la fraude aux aides sociales, il prône le revenu universel ; face à la pègre cannabis, il prône la légalisation de la commercialisation de cette substance, parce que "il faut soulager les quartiers populaires des tensions que crée ce trafic", et aussi "parce qu'une légalisation de cette (dope de merde) aura pour effet d'alléger la charge de travail des policiers", etc.

C'est avec ce type de capitulation, très rationnelle, forte de la logique, qu'un certain esprit français s'accommode, en invoquant la raison, du pire. La raison du pire. Par exemple, je n'ai jamais, de toute ma vie vagabonde, entendu me dire ailleurs qu'en France que, voyez-vous, parce qu'il y a des vols, et des irrégularités, vous ne pouvez emprunter chez nous un véhicule sans nous fournir, là, sur le champ, un relevé d'identité bancaire, une facture EDF et pour tout dire un mot signé des parents. Parce que, comprenez-vous, nous n'allons pas nous-mêmes, nous tous seuls, prendre des mesures contre la fraude, c'est vous, l'usager, le client, le citoyen, qui devez en faire les frais.

Benoît Hamon propage une forte et raisonnable logique qui est celle-là même qui, en juillet 1942, a livré les juifs étrangers à l'Occupant, parce que, comprenez-vous, il est indispensable d'alléger les tensions avec l'Occupant, et que, voyez-vous ne nous pouvons faire autrement, nous sommes au pied du mur, et compte tenu de la situation extrême à laquelle nous sommes de plus en plus confrontés, il est logique, il est juste et judicieux de livrer les enfants juifs étrangers à la gueule dévorante de l'Occupant, ce qui ne peut qu'avoir pour effet d'alléger la charge de ses exigences envers nous, et celle que subit notre police, laquelle, comme vous le savez, opère déjà à flux tendus.

Les salopards politiques sont, le plus souvent, des types sympas, et raisonnablement justes et humains.

Pierre Laval, dit-on, était un homme plutôt bon enfant, plutôt cool, et pour tout dire, plutôt de gauche.

Ce sont les délégués du Front populaire qui ont voté les pleins pouvoirs à Pétain. Vous croyez que c'est un hasard ?
« Par exemple, la dissociation de l'emploi et du travail. »

Plutôt de l'emploi et du revenu, non ?
Ce que vous écrivez, cher Francis, comporte plus de vérité que d'erreur. Il n'en reste pas moins que M. Hamon aura eu, selon moi, le bref mérite de poser la question du travail contemporain, et pas seulement dans une optique de capitulation face à la fraude sociale. Et puisque vous vous référez à l'Occupation, il est bon de relire les discours du Maréchal Pétain qui dessinent le patron parfait de l'auto-flagellation française promise aux succès qu'on sait et que chacun, ici, déplore. Or, de quoi se plaint avant tout ce malheureux vieillard : de l'esprit de jouissance incarné par les congés payés qui, en leur temps, pouvaient bien passer pour aussi "capitulards" que le revenu minimum d'existence.
Les congés payés, s'il l'on était méchant et presque aussi pervers que le sont certains hommes politiques d'aujourd'hui, pourraient très bien être interprétés à postériori comme "stratégie du grand capital" : forcer des hommes et des femmes à travailler douze mois par an était une anomalie anti-productive, une cruauté et une "connerie" non rentable typique du capitalisme de grand-papa. Jamais je n'oublierai ces dirigeants chinois qui, dans les années 80, insistaient pour que dans la co-entreprise franco-chinoise dont j'étais témoin et un peu acteur de la création à Shanghai, leurs ouvriers travaillassent sept jours par semaine ("les plus faibles qui ne tiendront pas le coup n'auront qu'à dégager en laissant leur place à d'autres, prêts à relever le défi"). Le capitaliste français, plutôt moderniste et né une poignée d'années avant 1936, qui négociait son partenariat dans l'affaire, en était outré, jugeant cela très sévèrement, comme une sottise de capitalistes primitifs, grossiers et peu avisés de leurs intérêts.

Les congés payés du Front populaire n'étaient en rien une "capitulation des patrons", mais bien plutôt une mesure d'adaptation, décidée dans l'intelligence de leurs intérêts, et ceux qui parmi eux s'y étaient opposés farouchement durent par la suite admettre leur tort et leur aveuglement sur cette question. Les capitalistes s'adaptent, reconnaissent leurs torts relatifs, sont "flexibles", rebondissent ; la classe ouvrière qui ne détient pas la clé de l'adaptation et de la souplesse qui s'appelle le capital, rechigne à tout, s'accroche à tout (ses "avantages acquis" qui sont son capital à elle), et ne reconnait jamais aucune erreur stratégique.
Ne faisons pas semblant de ne pas voir les différences de conception du travail de demain qui existent entre celle imaginée par Renaud Camus et celle que défend, ou plutôt que défendait Benoit Hamon pour remporter les primaires de la gauche... Hamon pense ainsi : contre le chômage, point de remède? finissons-en avec le travail! les prisons n'empêchent pas la récidive? finissons-en avec les prisons! les politiques répressives contre le trafic de cannabis sont inefficaces? légalisons le cannabis! Et pour ce qui est de l'immigration, je vous laisse compléter.
Par exemple, la dissociation de l'emploi et du travail. »

Plutôt de l'emploi et du revenu, non ?

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M. Dee me reprend, à son habitude. Cet in-nocent au carré, déjà brocardé par d'autres pour sa fâcheuse tendance à en rajouter - il manquait dans ces parages un pion mégalo, depuis le départ orageux de M. Bourjon - détient la vérité révélée et sait bien mieux que les autres ce qu'ils veulent dire.

J'ai écrit plus haut : "la dissociation de l'emploi et du travail". Je ne prétends pas que ce soit la formulation la mieux adaptée. L'honorable M. Dee aurait sans doute fait mieux. Mais il ne s'agit pourtant pas d'un lapsus. C'était ce que je voulais dire, avec mes pauvres moyens. Quelque désir que j'éprouve de complaire à M. Dee, je n'entends pas renoncer à ma formulation, qui vaut ce qu'elle vaut (on peut travailler sans être employé, non ?).

Et que M. Dee se rassure. Je n'irai pas en représailles chercher la petite bête dans ses propos sur ce forum. J'ai remarqué qu'ils étaient assommants : toujours attendus, "téléphonés", dénués d'originalité sur le fond, ils se caractérisent seulement par une certaine outrance déployée autour du vide et une arrogance de ton aussi peu-innocente que possible - et petite-bourgeoise en diable. Aucun intérêt !
Mais enfin, c'est terrible, Noroit. Vous vous vexez comme un pou alors qu'on vous demande simplement de préciser votre pensée, de confirmer que vous avez bien voulu dire ce qu'on croit que vous avez voulu dire — pas de “renoncer” à quoi que ce soit !

Et quand vous auriez commis une approximation un peu malheureuse, faut-il que vous vous formalisiez à ce point, tout en laissant entendre que tout cela n'a finalement pas d'importance, que les mots ne sont jamais que des mots, hein, et qu'on peut très bien en utiliser un à la place d'un autre : qu'est-ce que ça peut bien faire ? « Après tout j'me comprends ! » De sorte que si je suis un petit-bourgeois arrogant (vous avez sûrement raison...), vous êtes un sacré remplaciste (de mots).

Est-il vraiment si mauvais de souhaiter un peu de rigueur dans l'emploi des termes ? De vouloir que ce forum soit, à la différence de tous les autres endroits, un lieu où par exemple on ne répète pas, comme des perroquets, que le Grand Remplacement est un concept, pour commencer ? Où l'on prend le temps de réfléchir deux secondes à ce que l'on écrit ? Même si chacun (et moi le premier) peut, bien sûr, se tromper çà et là — ce qui ne nécessite nullement, je crois, de se mettre en colère contre celui qui vous demande une précision.
"Ne faisons pas semblant de ne pas voir les différences de conception du travail de demain qui existent entre celle imaginée par Renaud Camus et celle que défend, ou plutôt que défendait Benoit Hamon pour remporter les primaires de la gauche..."

C'est bien à cause de ces différences que j'ai regretté que ce soit M. Hamon et lui seul qui ait mis sur la table cette question, quand tous les autres braient à l'unisson après le-retour-du-plein-emploi sans le moindre souci de réalisme.

Et j'imagine que M. Christophe Sirugue, socialiste, n'est pas tout fait semblable à Renaud Camus dans ses conceptions du travail de demain, ce qui n'a pas empêché la publication de ce communiqué :



Communiqué n° 1925, lundi 18 avril 2016
Sur le revenu minimum d’existence

Le parti de l’In-nocence est favorable aux conclusions du rapport déposé par le député socialiste M. Christophe Sirugue, et préconisant un revenu minimum d’existence. Un tel revenu minimum, de même que le revenu de base ou que le revenu universel dont il se distingue, est indispensable au rétablissement très souhaitable,économiquement et moralement, de la pleine et entière liberté d’employer ou de ne pas, ou de ne plus, employer, pour les employeurs ; comme à celle d’accepter tel ou tel emploi ou de ne pas l’accepter, pour les salariés. Or ces libertés-là sont à leur tour indispensables, non seulement à la reprise de l’emploi, grâce à sa fluidité retrouvée, mais aussi à la transformation de sa nature, pour une plus grande liberté et égalité des protagonistes des rapports sociaux : nul ne doit être contraint d’employer qui il n’a pas ou plus besoin d’employer, mais nul ne doit se retrouver tout à fait sans ressource du fait de cette liberté.
Citation
Thomas Rothomago
"Ne faisons pas semblant de ne pas voir les différences de conception du travail de demain qui existent entre celle imaginée par Renaud Camus et celle que défend, ou plutôt que défendait Benoit Hamon pour remporter les primaires de la gauche..."

C'est bien à cause de ces différences que j'ai regretté que ce soit M. Hamon et lui seul qui ait mis sur la table cette question, quand tous les autres braient à l'unisson après le-retour-du-plein-emploi sans le moindre souci de réalisme.

Et j'imagine que M. Christophe Sirugue, socialiste, n'est pas tout fait semblable à Renaud Camus dans ses conceptions du travail de demain, ce qui n'a pas empêché la publication de ce communiqué :



Communiqué n° 1925, lundi 18 avril 2016
Sur le revenu minimum d’existence

Le parti de l’In-nocence est favorable aux conclusions du rapport déposé par le député socialiste M. Christophe Sirugue, et préconisant un revenu minimum d’existence. Un tel revenu minimum, de même que le revenu de base ou que le revenu universel dont il se distingue, est indispensable au rétablissement très souhaitable,économiquement et moralement, de la pleine et entière liberté d’employer ou de ne pas, ou de ne plus, employer, pour les employeurs ; comme à celle d’accepter tel ou tel emploi ou de ne pas l’accepter, pour les salariés. Or ces libertés-là sont à leur tour indispensables, non seulement à la reprise de l’emploi, grâce à sa fluidité retrouvée, mais aussi à la transformation de sa nature, pour une plus grande liberté et égalité des protagonistes des rapports sociaux : nul ne doit être contraint d’employer qui il n’a pas ou plus besoin d’employer, mais nul ne doit se retrouver tout à fait sans ressource du fait de cette liberté.

C'est un bon rappel. Ceci dit, j'ai du mal à me laisser aller à l'identification de points communs entre la pensée impériale et woolfienne de Renaud Camus et le programme de Benoît Hamon, l'homme aux petits bras chargés de rapports de l'OCDE et de notes de travail de l'égalitariste fou Thomas Piketty.
Qui peut juger de l’ubris qui pourrait s’emparer de M. Fillon s’il venait à être élu Président de la République, après tout ce qui a été mis en œuvre pour l’abattre et que, innocent ou coupable, il a encaissé ? Lui, à la fin vainqueur.
Plus d’un parmi les faiseurs d’opinion ne doit pas envisager cette perspective d’un très bon œil. Comment M. Fillon n’aurait-il pas conçu une rancune tenace à l’égard d’un certain nombre de gens qui ont beaucoup de bonnes places à perdre ? Et comment, parvenu à la « charge suprême » résisterait-il à l’envie de chercher les moyens d’assouvir cette rancune ? M. Fillon, s'il ne parvient pas à mettre de l'argent de côté, aime à faire payer, dans l'acception complète du verbe.

Quel dommage, songe peut-être le bon apôtre du plein emploi fictif, qu’on ne puisse pas, en démocratie, prononcer l’exil de tel ou telle quand on est au pouvoir ! Christine Angot, pour commencer, priée de faire ses bagages sous huitaine et de sortir de France avec l’interdiction formelle d’y remettre un pied, sine die. En démocratie, il faut s’y prendre autrement et parvenir à ce que les indésirables choisissent eux-mêmes l’exil. Fillon élu envers et contre tout permettrait de faire mesurer à certains à quel point Nicolas Sarkozy fut un chef débonnaire.

L’observation vaut d’ailleurs pour n’importe lequel des prétendants. Tout porte à croire que personne ne sera bien élu tout en ayant tout fait pour l’être et en effet quelqu’un sera finalement là, et avec lui les troupes de ses fidèles, l’ayant emporté de justesse sur les trois autres. Cette élection a accouché d’un tel monstre à quatre têtes que celle qui restera seule en place aura de quoi se sentir invincible et en même temps singulièrement menacée, ce qui n'invite guère à un exercice du pouvoir plein de bonhomie.
Exact. La tentation d'un exercice néronnien du pouvoir sera irrésistible au vainqueur. Chez Mélenchon, la chose pourrait prendre des proportions effrayantes. Mélenchon est tout à fait barge, et Fillon est un "faux stable", aussi "rassurant" que peut l'être le personnage de Norman Bates dans le Psychose d'Hitchcock. Macron, hystérique, pourvu d'une dentition de lamproie, susceptible et haineux comme une fillette, serait le pire de tous. Reste Marine Le Pen, qui fait figure de brave fille, bonasse et humaine, et à tout prendre, lisible dans son parcours et son être psychologique.

Il faudrait un Michelet pour parler de ces monstres.

La lamproie, Petromyzon Marinus

22 avril 2017, 21:04   Les transgressions soft
Le vote ayant lieu au Lycée Français de Jérusalem, rue des Prophètes, si d'aventure je me hasarde demain dans ces parages, aux heures ouvrables (douillet 36° aujourd’hui à Jéru), je suis d'anticipation tout à coup pris d'un véritable frisson de plaisir coupable en caressant l'idée de voter pour Benoît Hamon, rien de moins, seul homme parmi la brochette de zigotos-candidats qui humainement m'inspire quelque confiance que ce soit... Ajoutez à cela le "raffinement de la pensée" invoqué par M. Noroit, et l'affaire me semble entendue...
Pour moi aussi ce sera Hamon !

Hamon : le seul candidat désireux de créer un "corps d’inspection des discriminations" (là je kiffe grave !).
Ainsi mille inspecteurs (au moins) seront chargés à travers tout le pays de veiller à ce que les entreprises, les lieux de loisir, etc. ne "discriminent" pas les travailleurs et les usagers en fonction de leur couleur de peau, de leur genre ou de leur origine sociale. Une idée innovante, un projet incroyable - non ?, et qui devrait permettre de «retisser les liens qui se sont défaits, d’envoyer un message à ceux qui ont la tentation du repli communautaire : leur dire que la République veut se donner les moyens de l’égalité réelle», etc.
23 avril 2017, 15:50   Re : Les transgressions soft
Je ne trouve pas que Macron ressemble tant que ça à cette lamproie, qui a l'air d'une brave bête bien embarrassée par l'incongruité de son amorphe orifice suceur dentu : Macron m'apparaît plutôt comme étant du type carnassier très en mâchoires, sec au contact, alors que la lamproie est agnathe : notez que cette particularité évoque de goulus baisers ventousés et témoignerait d'une inclination affectueuse qui rend la bestiole assez sympathique...
Macron ? Comment donc qualifier cet homme-là ?, qui a le soutien des grands groupes de médias, le groupe Drahi bien sûr, avec BFM TV, RMC, l’Express et Libération, le groupe Lagardère avec Match, Europe 1 et le JDD, le consortium Pigasse-Niel-Bergé avec Le Monde, L’Obs et aussi La Vie, et je ne parle même pas du service public... De qui ou de quoi est-il le nom ?
24 avril 2017, 02:47   Re : Les transgressions soft
Eh bé... Il apparaît en tout cas que vos plus chers vœux soient en passe d'être exaucés, chers amis...
En effet, Benoît Hamon (que ma très vieille mère s'obstine – elle a voté pour lui ! – à nommer Bernard Aton – [fr.wikipedia.org]) vient de prendre le bouillon historique et récurrent que le Parti socialiste obtenait du temps de Gaston Deferre lors des consultations électorales nationales pré-mitterandiennes : l'infâme six pour cent, qui dit tout de la popularité que recueille dans l'électorat le faux angélisme politique de ce parti. C'est bien fait.

Popularité et populisme : partout la radio, sur toutes les ondes, s'obstine à combattre "le populisme", à le diagnostiquer, et à supputer la formule du médicament qui doit l'éradiquer. Le pays est "en guerre", toutes les semaines ou presque, un petit bataillon d'islamistes, composé de soldats qui ont calculé qu'en donnant leur vie et en en éliminant plusieurs chez l'ennemi, le solde de la bataille, de la bagatelle sanglante, serait positif, frappe, menace, tient en joue le pays, se joue de ses nerfs et des postures martiales de ses dirigeants ; tous les jours, le pays rase les murs, tremble à l'idée de ce qui va lui arriver dans cette guerre aujourd'hui, demain ou après-demain, et il tremble aussi de ce que demain sera fait pour chacun de ses citoyens cependant que partout, sur toutes les ondes, un seul sujet, une seule obsession, une volonté unique et une problématique universelle : faire reculer les scores électoraux de "l'extrême-droite" et du "populisme".

J'admire l'allant, l'entêtement glorieux et comique, qui portent le pays à se prononcer à l'encontre de ses intérêts. Un petit monsieur de 39 ans, que personne ne connaît, qui, semble-t-il, vit en attendant mieux de la petite retraite de fonctionnaire de sa femme qui pourrait être sa mère, va être élu roi de France pour cinq ans ou davantage, davantage s'il s'avise, comme il serait normal, de devenir tyran, et comme il le pourra si la tentation lui en est offerte sur un plateau dans quinze jours.

La peur du populisme, savamment cultivée par l'encadrement que procurent au peuple les ondes et la diffusion des images, va pousser ce peuple à se livrer tout entier et de bon coeur à ce qu'on appelle en anglais un con-man, un confidence trickster, un faiseur d'illusions, un adepte de l'abus de confiance, un prestidigitateur en costard Dracula et sourire du même bois. Pouah !
Excellent Francis. Et tout le cirque du représentant de la "droite republicaine" ("candidat anti-Système", "ennemi des médias", etc.) pour terminer comme le vulgaire camion-balai de l'ex. ministre de l'Économie de François Hollande... La France a vraiment la droite la plus pathétique du monde. Enfin, la soumission à la gauche pour Fillon-le-cupide, pour Fillon-le-fourbe, c'était sans doute le prix à payer pour l'abandon des poursuites judiciaires. Pauvre type. Pauvre pays.

A part ça, cette élection aura eu le mérite de faire tomber définitivement les masques : les LR ne sont qu'un ramassis d'opportunistes sans pudeur et sans vergogne, pour qui la politique n'a pas de couleur. Estrosi vous le dira, lui qui connait si bien la différence entre un "concurrent" et un "ennemi" : il pourra prochainement émarger à son aise chez les socialistes, avec toute sa clique malfaisante.
Une France écervelée qui "kiffe" le premier gourou venu... En un sens, tout se tient.
Macron a du plaire aux midinettes et aux vieilles rombières , ça fait du monde. Et peut-être à une partie de l'électorat musulman.
En effet, il rafle outrageusement la mise dans plusieurs communes séquano-dionysiennes du Frankistan.
Macron a du plaire aux midinettes et aux vieilles rombières , ça fait du monde.

C'est bien mon avis, il est né avec la soudaineté d'un coup de foudre!
Il est la revanche de toutes celles qui craignent la concurrence des jeunes "pisseuses", il inaugure la révolution sexuelle des seniorEs. Cela suffit dans une France qui vit encore bien et mange à sa faim.
Je viens de croiser mon voisin de palier qui jusqu'à la semaine dernière parlait encore de "renvoyer chez elle la racaille immigrée", d'en "revenir aux travaux forcés", de "réouvrir Cayenne" - bref, de "faire le grand ménage !" comme il dit.
Le même qui aujourd'hui me déclare sans être gêné que MLP a certes "de bonnes idées sur l'immigration", mais tout de même... de là à aller voter pour elle - "Non, pas ça ! Et puis après tout, Macron n'est certainement pas pire que les autres.... De toutes façons ils sont tous pareils."

(À se flinguer...)
Macron, dont le mouvement En Marche ! s'est formé en quelques semaines, pourvu d'une "base" composée d'anonymes qui ont été recrutés comme des Pokémons, dans le virtuel, ou par cooptation-minute, comme pour un rendez-vous de vente Tupperware, n'a jamais détenu le moindre mandat électif de sa vie. Macron est puceau de toute démocratie. Ce qui est commode : ne s'étant trempé en aucun processus démocratique que ce soit, il ne risquait aucun reproche de s'y être mal comporté, d'avoir favorisé ses proches, par exemple. Le voilà parvenu à la fonction suprême sans jamais avoir été seulement maire élu d'une petite ville ou d'un village. C'est peu dire qu'il n'est qu'un produit, une marionnette de qui le veut là où il aspire à être. Macron, c'est l'histoire d'une rencontre, non entre un homme et son pays mais entre un gnome et ses patrons politiques, éléphants trop fatigués et trop moches pour espérer se faire encore élire, eux aussi, à quoi que ce soit. Il est leur représentant, le délégué de l'oligarchie en phase d'auto-recyclage. Eux ne pouvant plus être élus, les voilà qui se raccrochent à qui ne l'a jamais été mais qui va l'être directement à la magistrature suprême, grâce au beau travail servile de leurs chiens courants de la journalisterie tout terrain, mobilisée à cette fin exclusive depuis des mois.

Le pauvre pays, hébété par sa médiature, par tout ce qu'on lui corne partout matin et soir du choix évident qui s'impose à lui, vient d'obéir à ses maîtres, aux maîtres de son futur maître.. Il a fait ce que ceux-ci lui avaient enjoint de faire avec constance dans tous les canaux et par tous les moyens en leur pouvoir : la radio, la télévision, l'appareil judiciaire, les journaux à leur service et dont ils sont les propriétaires. Voilà, c'est fait. La lamproie nous tient, ses donneurs d'ordre peuvent s'accrocher à sa queue pour flotter encore quelques années dans les eaux glauques où ils prospèrent et s'auto-reproduisent par scissiparité, par jeu de mime et de dupes.
« Macron a du plaire aux midinettes et aux vieilles rombières »

Ah, ne me relancez pas sur le droit de vote accordé aux femmes...

La fin de l'empire romain a été précipitée par l'armée faisant et défaisant à son gré les empereurs ; la fin de la démocratie sera précipitée par les médias faisant et défaisant à leur gré les présidents de la République.
Citation
Cassandre
La fin de l'empire romain a été précipitée par l'armée faisant et défaisant à son gré les empereurs ; la fin de la démocratie sera précipitée par les médias faisant et défaisant à leur gré les présidents de la République.

Il faut entendre, depuis hier soir, les trafiquants de l'information s'inquiéter, toute honte bue, d'une issue différente de celle qu'ils ont programmée depuis un an... Ah, attention, Macron a fêté sa qualification au second tour comme s'il avait déjà gagné ! Rien n'est fait !, etc.
Le résultat est très mauvais. J'espérais que Marine Le Pen arriverait en tête au premier tour, ce serait un "coup de tonnerre", écrivais-je plus haut sur ce fil. M. Dee m'a alors bien rabaissé mon caquet en affirmant que rien ne serait plus banal, au contraire, puisque tous les sondages plaçaient justement MLP en tête au premier tour. On voit le résultat. Plus de 2,5 points derrière Macron c'est une contre-performance majeure. Ni le FN ni aucune coalition autour de lui ne pourra plus jamais arriver au pouvoir en France. MLP avait cette fois-ci tous les atouts dans son jeu : plusieurs années de dédiabolisation (si c'est un atout !), le fait de n'être plus du tout proscrite par les média, les différents réveils nationalistes en Europe et aux Etats-Unis, aucun autre des dix candidats marchant sur ses plates-bandes, et jusqu'à un attentat islamiste en plein Paris deux jours avant le scrutin. Malgré quoi, elle fait à peine mieux en pourcentage que Jean-Marie Le Pen + Mégret en 2002. C'est effroyable. Oui, mais comme le disait un démographe ce matin sur France Culture le corps électoral est passé de 2002 à 2017 de 42 millions d'électeurs à 47 millions. La cause est entendue. Le FN et ses alliés devraient à nouveau rechanger de peuple pour avoir une chance de s'en sortir. Or, on ne voit pas deux Grands Remplacements en sens contraire à 50 ans d'intervalle. Reste l'exil. Mais où ?
« Rendez vous compte : la candidate FN en tête au premier tour ! Cela ne s'est jamais produit aux Présidentielles, ce serait un coup de tonnerre que les sondages ne laissent pas entrevoir. »

« M. Dee m'a alors bien rabaissé mon caquet en affirmant que rien ne serait plus banal, au contraire, puisque tous les sondages plaçaient justement MLP en tête au premier tour. »

Vous semblez avoir quelques problèmes avec la logique, Noroit. En quoi le fait que Marine Le Pen arrive en tête au premier tour aurait-il pu être un “coup de tonnerre” (cette expression...) si les sondages la plaçaient sans arrêt... en tête ?

Cela dit, une dizaine de jours avant l'élection, ils sont cessé de la placer en tête, et à raison, puisque Mme Le Pen a finalement obtenu un bien mauvais score en effet.

Pour le reste — la croissance tranquille de l'électorat remplaçant comme facteur inéluctable de l'étouffement de la France par voie démocratique —, oui, c'est certain, le temps joue contre nous.

2017 restera probablement dans l'histoire comme la dernière année où le sauvetage eût été possible.
D'après vous, pour qui ont voté les "gentils Théo" et autres Adama ?...

........
Mélenchon a fait le plein dans les banlieues :

[www.fdesouche.com]
Sinon, est-ce un hasard si c'est BFMacron qui emploie les présentatrices les plus gravement atteintes de nasalisation?

Cette dame bat absolument tous les records fréquentiels : [fr.wikipedia.org]
@Noroit

Assez d'accord avec vous : finalement, le score du FN n'est pas bon.
Bref, il ne reste plus que quinze jours à MLP pour convaincre une population entièrement cretinisée qu'en cas de victoire du FN le régime de Vichy ne sera pas ressuscité. C'est peu.
Des années de Grand Remplacement accéléré, d'attentats terroristes, d'humiliations et de trahisons quotidiennes... et à peine 25% des des voix pour les candidats patriotes (en additionnant MLP & NDA, ce qui est donner une définition très large du patriotisme).

Le résultat n'est pas mauvais, il est lamentable.

François Fillon, homme de toutes les compromissions, de toutes les lâchetés, de toutes les bassesses. Le minable incarné. Un bien triste sire.

Quant à Macron, les gens l'aiment de la même façon qu'ils aiment le dernier débile vainqueur d'une émission de télé-réalité. Et comme les personnages de télé-réalité, après son quart d'heure de gloire, il sera parfaitement oublié. Mais d'ici là, s'il est élu, et il est probable qu'il le sera, m'est avis qu'il sera haï comme aucun président ne l'a été. A côté de lui, Sarkozy et même Hollande passeront pour des exemples de dirigeants profondément aimés de leur peuple.
Une partie de l'électorat de Fillon semble ne pas vouloir l'entendre de cette oreille, et pourrait réserver son bulletin de vote à MLP. C'est du moins ce qui ressort des différents reportages diffusés dans les JT de 13h... (Certains voteront blanc.)

Bon bref, c'est foutu. L'an I de la France an-historique, attalienne et soumise, est pour bientôt...
Sur CNews, à l'instant, face à Roland Castro Gérard Miller déclare à plusieurs reprises qu'il vomit le FN...
MLP est arrivée en tête dans 48 départements et 18000 communes, résultat remarquable que masquent ses scores très décevants dans certaines grandes villes dont la capitale (probable transcription électorale du GR démographique). Quoi qu'il arrive, Macron devra gouverner la France avec 25 pour cent de soutien dans l'électorat. C'est aussi une forme de faillite politique.

Si toute la classe politique française se raccroche à ce radeau de la Méduse nommé Macron c'est bien aussi parce qu'elle sait que le pays qu'elle façonne et fabrique à son idée et à son goût est en perdition. La France attalienne et soumise, an-historique et à vau-l'eau, n'a pas de beaux jours devant elle. Le regroupement qu'elle vient d'opérer sur le pont d'une embarcation dont le comportement sur les flots n'a jamais été éprouvé véritablement, et qui promet des voies d'eau et les classiques désaccords entre le commandement et l'équipage, peut se révéler bientôt comme commencement de la fin. Le désastre peint par Géricault débuta lui aussi par un sauvetage enthousiaste, une solution judicieuse qui paraissait conjurer les périls.
Le candidat "anti-Système" n'apprécie pas qu'on lui cherche des poux :
,,....
Critiqué pour sa soirée de fête à La Rotonde, Macron s’énerve : “Vous n’avez rien compris à la vie”

Au soir de son accession au second tour de l’élection présidentielle, ce dimanche 23 avril, Emmanuel Macron a tenu une petite sauterie dans une brasserie parisienne. Et il n’a pas aimé qu’on lui fasse remarquer que c’était peut-être un peu prématuré…

« Moi, j’ai pas de leçon à recevoir du petit milieu parisien ». Curieuse phrase, pour qui sort d’une brasserie parisienne en vue après avoir trinqué avec Jacques Attali, Line Renaud, Pierre Arditi, François Berléand, Stéphane Bern, Erik Orsenna… C’est pourtant ce qu’a répondu ce dimanche 23 avril Emmanuel Macron à un journaliste qui l’interrogeait au sortir de La Rotonde, dans le XIVe arrondissement de Paris, où le candidat arrivé en tête au premier tour de la présidentielle a fêté sa qualification. […]

Marianne
Marine Le Pen à Nice a récolté dix points de plus que Macron. Pourtant Nice est une ville de vieux et de retraités aisés dont on dit qu'ils votent largement pour la droite ''classique''. C'est donc qu'eux non plus ne supportent pas une immigration qui a changé le visage aimable de ''leur'' ville.
Oui, mais à Nice elle est tout de même (légèrement) derrière Fillon. C'est le fameux vote FN "de droite" au sud de la Loire tandis qu'au nord de la France le FN serait sociologiquement de gauche. Rien de nouveau sous le soleil (de Nice). Il faudrait qu'enfin on en finisse avec tous ces déterminismes sociaux, facteurs explicatifs dont on nous abreuve, qui cachent la forêt. Ce matin sur France Culture une géographe et un démographe observaient avec satisfaction que la Seine Saint-Denis donnait de très bons scores au FN dans les années 1980 et 90, et plus maintenant. Pour quelle raison, croyez-vous ? A cause du travail de terrain des élus ! Du moment que les lois empêchent de dire ce qui est, ce qui tombe sous le sens, ce qu'on voit et entend dans les rues et partout, il n'y a plus qu'à se retirer du jeu politique. Je regrette d'avoir voté.
Pour quelle raison, croyez-vous ? A cause du travail de terrain des élus
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Ouais, "élus et assoces qui font un travail extraordinaire sur le terrain", qui "sauvent des gamins-des-quartiers tous les jours", raison pour laquelle "y fô met' encore plus de moyens, et une vraie volonté d'aboutir".
Mélenchon premier à Marseille ! (Je ne me l'explique pas...)
A cause du travail de terrain des élus, sans aucun doute. Ou bien le chômage ? Ou la verve méridionale, quasi-pagnolesque, du leader de la France insoumise, qui les aura subjugués ? Je ne vois rien d'autre. Ah, ces Marseillais frondeurs et imprévisibles !
Pardon de revenir une fois de plus à cette "droite la plus bête du monde" :


[...]M. Estrosi s'est plaint de ce qu'il "ne se retrouve plus dans les LR. Il n'y a plus de diversité". Il a reproché à M. Wauquiez de "refuser d'appeler à voter Macron". M. Bertrand a également affirmé avoir "un différend profond avec Laurent. "Je n'imagine pas que ma famille donne un permis de s'abstenir aux électeurs", a-t-il ajouté.[...]

"Donner un permis de s’abstenir aux électeurs"... !!! ?? Mais pour qui se prend-il ce guignol ???

[actu.orange.fr]
« après avoir trinqué avec Jacques Attali, Line Renaud, Pierre Arditi, François Berléand, Stéphane Bern »

Quel dommage : il va falloir boycotter Secrets d'Histoire...
Qui est E. Macron ? par M.Tandonnet :

"Une personnalité émerge-t-elle malgré tout ?

Oui, bien sûr, celle d’Emmanuel Macron, donné gagnant dans tous les sondages. Il est l’archétype de la figure politique médiatisée : la jeunesse, le charme et l’aisance sont ses atouts fondamentaux. Son succès est l’aboutissement de cette dérive de la vie politique française. Il marque le triomphe de l’image, de l’illusion, de l’apparence, du rêve sur le monde réel. En principe, le chef de l’Etat est un homme d’expérience et de sagesse qui se distingue par sa vision de l’histoire, son sens de l’Etat et de l’unité nationale. Le fulgurant succès de M. Macron dans les sondages, jamais élu, sans expérience approfondie de l’Etat ni de la politique, est l’aboutissement d’une longue glissade de la politique française dans un monde virtuel. Le réveil pourrait être douloureux"

Extrait d'un entretien avec M. Tandonnet.

[maximetandonnet.wordpress.com]
J'ai tout de même du mal à comprendre comment on peut écrire qu'un homme n'a pas encore fait ses preuves, et de ce fait précisément prétendre savoir ce qu'il vaut.
Sauf qu'en matière de doxa antiraciste, de repentance et d'auto-flagellation, l'homme a déjà fait ses preuves. On sait ce qu'il vaudra.
Citation
Alain Eytan
J'ai tout de même du mal à comprendre comment on peut écrire qu'un homme n'a pas encore fait ses preuves, et de ce fait précisément prétendre savoir ce qu'il vaut.

Vous ne sentez pas ce que Macron représente déjà et ce qu'il incarnera nécessairement une fois au pouvoir? Raisonner en logicien face à un tel amas de symboles, cela me dépasse un peu...
Donc je relis ce fil après quelques semaines et Thomas s'est trompé.
@Pierre Jean

Alain Duhamel, ce matin sur LCI, à propos des deux bourdes de Mr Macron :

"- première bourde : "Il a fait un discours trop triomphaliste. On avait l'impression que c'était un discours de deuxième tour. C'était maladroit."
- deuxième bourde : "Je ne suis pas sûr qu'il ait eu raison d'arriver avec sa femme et de la faire applaudir autant que lui. Dans la Cinquième République on vote pour un homme [ou une femme], on ne vote pas pour un couple. Du coup, le fait d'être ainsi avec sa femme constitue une forme de dérive narcissique. On ne fait pas du people quand on fait de la politique et… si on en fait, c'est toujours à son détriment."
« Je ne suis pas sûr qu'il ait eu raison d'arriver avec sa femme et de la faire applaudir autant que lui. »

Oh, pour la France des petits hommes domestiqués qui vivent attachés à maman-bobonne-princesse, c'est parfait. Il va ainsi s'attirer les âmes sentimentales qui ne connaissent pas d'autre concept existentiel que le couple, autrement dit l'essentiel de la population. Cette image-là est d'autant plus efficace qu'elle agit de façon implicite, inconsciente.

(Mon grand ami Pierre Costals, alité depuis qu'il a vu ce sinistre spectacle, n'en finit plus de vomir.)
(Mon grand ami Pierre Costals, alité depuis qu'il a vu ce sinistre spectacle, n'en finit plus de vomir

Ah non, vos n'allez pas vous y mettre vous aussi et tomber dans la métaphore nauséabondo-vomitive, mode de "raisonnement" favori de ceux/celles qui ont leurs neurones dans les tripes !

Certes les Albertines de Costals étaient plus jeunes mais elles étaient surtout proustiennes !
Rappelez-vous, pourtant, comme Costals tombe physiquement malade le jour où Solange Dandillot doit le présenter à sa chère maman. C'est à cette scène que je pensais.
Citation
Pierre Jean Comolli
Citation
Alain Eytan
J'ai tout de même du mal à comprendre comment on peut écrire qu'un homme n'a pas encore fait ses preuves, et de ce fait précisément prétendre savoir ce qu'il vaut.

Vous ne sentez pas ce que Macron représente déjà et ce qu'il incarnera nécessairement une fois au pouvoir? Raisonner en logicien face à un tel amas de symboles, cela me dépasse un peu...

Holà, Pierre Jean, s'il faut se mettre maintenant à sentir avant tout les choses... et si l'on sent des choses différentes, que fait-on ?

Mais indépendamment des préférences idéologiques de conviction, j'ai surtout eu l'impression que nombre d'adversaires de Macron s'empressaient de le nullifier intrinsèquement d'avance, en n'en faisant qu'un pur produit de circonstance commandité et fabriqué pour être jeté en poudre à la face des gens, dénué en soi de toute substance et de qualités.
Sur ce dernier point je n'ai pas d'opinion particulière, mais je dois avouer qu'après avoir visionné pour l'occasion un court débat entre Philippot et Macron (video: [youtu.be]), le moins qu'on puisse dire est que je n'ai pas été frappé par la nullité de ce dernier : au contraire, je suis même plutôt d'avis qu'en l'occurrence Philippot, dur à cuire placide et lisse assez difficile à manier, était à la peine face à un adversaire plus efficace et mordant, et que ses tentatives de déstabilisation étaient d'autant plus piteuses qu'elles semblaient ne pas fonctionner...
Enfin, si Macron n'est vraiment que le minet de ces dames, parfait et creux représentant de l'ère du vide que l'on dit, Marine Le Pen, qui est quand même une virago aux nerfs solides et au caractère bien trempé, devrait pouvoir le gober tout cru lors d'un débat ; nous verrons...
Costals tombe physiquement malade

Je ne sais pas de quoi souffrait Costals. En tout cas, son créateur s'arrangeait toujours pour tomber malade de fièvres dévorantes, de fluxions romantiques qui ne l'empêchaient jamais de se rendre aux rendez-vous galants qui le motivaient.
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