Le site du parti de l'In-nocence

"L'Europe, l'Europe, l'Europe !" CQFD

Envoyé par Rémi Pellet 
[www.in-nocence.org]


"En faisant campagne sur la sortie de l'euro, le FN-Marine Le Pen exige des électeurs qu'ils consentent à mettre la France en faillite et à mettre en danger tous les Etats de la zone euro, comme condition à la mise en oeuvre d'une politique anti-Grand Remplacement (GR) !

"De mon point de vue, c'est complètement fou et il me semble qu'il s'agit d'une opinion partagée par une grande majorité des gens de droite opposés au GR.

"Le FN de J-M Le Pen compromettait l'anti-GR dans l'anti-sémitisme ; le FN de MLP le compromet dans un combat anti-européen d'autant plus aberrant que la solution au problème du GR est nécessairement européenne."
Cher Rémi Pellet, il semble bien que vous ayez eu raison ; cela établi, il ne reste plus qu'à espérer une formidable percée d'un parti à la fois ardemment europhile et résolument opposé au Grand Remplacement.
Mais à qui diable cela me fait-il penser, nom de nom !?...
Ah, désolé, Cher Alain Eytan, je ne peux vous aider à retrouver la mémoire car je ne connais aucun parti qui ait mis sur le même plan son opposition au GR et son europhilie.

Dans cette campagne, il m'a semblé que l'europhilie fut toujours placée en position seconde au motif qu'elle était susceptible de diviser les patriotes tandis que le "non" était censé les fédérer.

Il était même établi scientifiquement que « l'argument opposé au vote lepéniste (ou mariniste) selon lequel la France irait à la ruine en quittant l'euro, ne pèse rien auprès des Français, puisque, de toute façon, et pour le dire simplement, à la ruine ils y courent déjà. »

En attendant moi aussi « la formidable percée » que vous appelez de vos voeux, je prie, les dimanches électoraux, pour que tous les membres de la famille Le Pen, père, fille et tante, rôtissent un jour en enfer.
''Vous n'aurez pas ma haine'' ...
Cassandre,

plusieurs années de campagne de MLP ne m'ont pas permis de comprendre pour quelles raisons il faudrait remettre en cause l'euro, en prenant le risque de ruiner la France et de faire éclater l'Europe pour... lutter contre le GR !

N'est-ce pas saborder le patriotisme que de le placer dans une position impossible, en exigeant de lui un sacrifice inutile et absurde ?

Plutôt que de sortir de la zone euro ou même de l'Europe, ne serait-il pas plus logique de renforcer la solidarité des pays européens dans la lutte pour la défense de l'identité du continent et, partant, de ses frontières ?

Les Grecs et les Italiens n'auraient-ils pas besoin de l'aide des autres pays européens pour faire face à l'invasion qu'ils subissent ? Ne faudrait-il pas augmenter le budget européen pour mutualiser le coût de ces opérations d'intérêt commun ?

MLP a fêté le "Brexit" et a fait campagne contre l'Europe....

Puisqu'il est beaucoup question ici de patriotisme et de résistance, souvenons-nous :

En juin 1940, De Gaulle et Churchill avaient proposé eux que « la France et la Grande-Bretagne ne [soient] plus, à l'avenir, deux nations, mais une seule Union franco-britannique...."

De Gaulle et Churchill ne se sont pas contentés d'affirmer le refus de la défaite et la nécessité de la résistance : ils ont d'emblée affirmé la nécessité de renforcer l'unité des peuples européens contre le totalitarisme.

Bien sûr la proposition d'union franco-britannique était-elle d'abord symbolique ... mais quel symbole !
En somme, cher Rémi Pellet, vous iriez jusqu'à dire que l'accession d'Emmanuel Macron au pouvoir serait encore un moindre mal, quant à l'espoir de pouvoir jamais mettre en œuvre une politique anti-immigrationniste efficace, que l'éventualité d'une victoire de Marine Le Pen, qui par son échec prévisible et l'état d'instabilité, voire de ruine, selon vous, résultant de sa politique, compromettrait du coup définitivement toute légitimité publique aux idées strictement axées sur l'opposition aux flux migratoires qui lui sont également attribuées ?...
Bein disons que l'ami Pellet représente la tendance "extra-molle" du PI - non ?
Ah mais pardon, Pascal, dire envers et contre tous ce qu'on estime être vrai constitue la plus virile des attitudes, en doutez-vous ?
Cher Alain Eytan,

selon moi, l'antisémitisme manifeste des fondateurs et cadres du FN (on en a une preuve supplémentaire aujourd'hui, s'il en fallait encore, avec les propos de M. Jean-François Jalkh sur les chambres à gaz ) et la perversité toute particulière de Jean-Marie Le Pen (cf. ses derniers propos sur l'hommage au policier assassiné) ont discrédité durablement le patriotisme dont ils se revendiquaient.

Quant à Mme MLP, elle a certes fait jouer son droit d'inventaire sur le parti qu'elle a hérité de son père mais, manifestement, elle a préféré ne pas pousser trop loin ses investigations. Surtout, elle a choisi une ligne nationaliste aberrante (ruiner la France et l'Europe pour les sauver !) qui discrédite un peu plus le patriotisme dont elle se réclame elle aussi.

Il n'y a pas de moindre mal. Le "patriotisme" deux fois dévoyé de la famille Le Pen et le multiculturalisme toujours plus décomplexé de nos "élites" sont indissociables : l'un est le faire-valoir de l'autre, l'un conduit l'autre.

Ils dansent le tango sur le cadavre de la France.
28 avril 2017, 20:17   Deuxième tour
"Ils dansent le tango sur le cadavre de la France."

Si les "finalistes" deviennent partenaires, impossible de les départager.

Est-ce un appel à l'abstention ?
28 avril 2017, 20:51   Re : Deuxième tour
@Pellet

Écrire que le FN et Macron c'est bonnet blanc et blanc bonnet il fallait oser...

Pardonnez-moi mais vous me faites penser à Bertrand Delanoë - vous savez ?, ce fervent soutien de Macron qui a comparé hier (je crois) la situation de la France actuelle à celle de l'Allemagne des années 30, et la montée de Marine Le Pen avec celle d'Adolf Hitler...Tout se vaut, tout fait le jeu de tout, tous les chemins mènent à la Shoah, n'est-ce pas M. Pellet ?...
29 avril 2017, 15:42   Re : Deuxième tour
"Est-ce un appel à l'abstention ?"`

Non pas. Plutôt l'expression d'un désespoir, celui d'être placé dans la situation du jugement de Salomon : faut-il prendre le risque de tuer l'enfant pour qu'il ne nous soit pas volé ?

Même s'il n'est pas beau à voir, déjà mal éduqué, sale et morveux, il est permis d'hésiter.
29 avril 2017, 16:50   Re : Deuxième tour
Cela se jouera donc selon ce qu'on estime être le moindre mal, alors que les jusqu’au-boutistes suivront leur instinct de mort... Oh, j'exagère un peu...
29 avril 2017, 17:13   Re : Deuxième tour
Des individus désespérés, et décidant de leur avenir selon le moindre mal... Voilà qui doit faire se tordre de rire les islamistes.
29 avril 2017, 20:25   Re : Deuxième tour
"Voilà qui doit faire se tordre de rire les islamistes."

Ah tiens, oui, en effet, le Frexit pour terroriser les islamistes, je n'y avais pas pensé.
C'est certain qu'après le Brexit, ils ne s'en remettraient pas.








Et nous non plus.
Tous les islamistes qui ont frappé la France et tué des Français (et des visiteurs étrangers) sur le sol de notre pays depuis cinq ans ont tous agi grâce à l'impunité de mouvement transfrontière que leur a offert l'UE et Bruxelles : mouvement des personnes et mouvement d'armes et de matériel militaire entre la France et ses pays voisins (souvent la Belgique) ont rendu possibles ces tueries. L'interprétation des droits de l'homme par les instances de l'UE a également conduit à un laxisme et un laissez faire à l'encontre des suspects (qui font régulièrement appel de leur assignation à résidence auprès des instances de l'UE) ce qui a rendu possibles leurs escapades dans la nature, vers le Levant ou l'outre-Méditerranée.

Oui, un Frexit, à cet égard, créerait des conditions nouvelles qui, associées à une volonté politique d'en finir avec la guerre que mène l'islam politique à la France, aurait pour effet, pour commencer, de fortement gêner les tueurs islamistes dans leur organisation logistique. L'affranchissement de tous les freins politiques que met l'UE à la lutte armée (et à mort) que le pays doit mener contre ces tueurs démultiplierait la capacité du pays à éradiquer cette menace.

Si vous n'y avez pas pensé, comme vous l'avouez, il est encore temps pour le faire.
Le franc-or et la ligne Maginot. Soit. J'y penserai, merci.
» Tous les islamistes qui ont frappé la France et tué des Français (et des visiteurs étrangers) sur le sol de notre pays depuis cinq ans ont tous agi grâce à l'impunité de mouvement transfrontière que leur a offert l'UE et Bruxelles

Cela ne veut absolument pas dire que si les circonstances et les conditions sur le terrain avaient été différentes, des attentats autrement planifiés n'auraient pas eu lieu, quand la volonté de les commettre semble si impérieuse et que vous avez affaire à des "spécialistes" du genre ; c'est pure hypothèse, Francis : n'oubliez pas qu'Israël est en principe l'un des pays les plus sécurisés au monde, côté frontières, et que pourtant des attentats y ont régulièrement lieu, et à certaines époques avec une fréquence et d'une ampleur à côté de quoi la France semble un havre de paix, compte tenu surtout du réservoir de soldats-terroristes potentiels que compte la population.
D'autre part, selon des experts locaux (israéliens), les dispositifs de protection aux frontières seront toujours bien moins efficaces dans la prévention qu'une réelle collaboration et un échange d'informations entre les services de renseignement des pays européens, ce qui est en principe facilité par une véritable Union européenne...
Quels attentats les islamistes ont-ils perpétrés dans les pays l'UE qui défendent leurs frontières (groupe de Visegrad) ces 5 dernières années ?
Surtout, cher Alain Eytan, si Israël rejoignait l'Union européenne, comme je le défends...

Ce qui rassemble les intervenants ici (le "plus petit dénominateur commun", le PPDC de l'enfance) c'est le refus de la croissance démographique, de l'immigration de masse et de l'effondrement du système scolaire (les trois étant désormais liés).

Ce qui divise, c'est le projet à opposer au désastre.

Les uns tiennent pour une sortie "par le bas" c'est-à-dire un retour à l'Etat nation par la sortie de la zone euro, voire de l'Union européenne ("Frexit"), au motif que la politique désastreuse de l'UE est la conséquence nécessaire de ses institutions.

Les autres pensent que seule une sortie "par le haut" est possible : une Europe sans frontières intérieures mais avec des frontières extérieures conformes à son identité (sans la Turquie bien sûr, mais, pour moi, avec Israël) et un renforcement de la solidarité entre les Etats membres (non pas seulement monétaire mais également militaire, douanière, sociale, etc.)

De mon point de vue, la première position n'est pas jugée crédible par la majorité de la population, qui pense que la sortie de l'euro (et a fortiori de l'UE) ne pourrait qu'aggraver encore la situation.

Les positions "multiculturalistes" ("immigration chance pour la France", etc.) d'E. Macron sont calamiteuses mais j'approuve l'idée qu'il a faite sienne de création d'une zone euro dotée d'institutions propres avec un budget "renforcé" (le projet est également défendu par Piketty, Hamon et d'autres).
Pas un défenseur de l'UE qui ne vienne à invoquer la Shoah ... la Déportation ... les SS ... Oradour ... Laval ... Pétain... et j'en passe et des meilleurs. Alors rien que pour avoir la paix, je vote FN !
Loi n° 54-415 du 14 avril 1954 consacrant le dernier dimanche d'avril au souvenir des victimes de la déportation et morts dans les camps de concentration du Troisième Reich au cours de la guerre 1939-1945

[www.cndp.fr]

Comme l'a rappelé opportunément Alain Finkielkrault, le Front national a été créé par des nostalgiques du pétainisme et par d'anciens collaborateurs, comme Léon Gaultier, qui avait combattu sous l'uniforme de la Waffen-SS.

Mme Marine Le Pen est l'héritière de ce parti, dont elle a gardé le nom, et de J-M Le Pen qui a présidé ce parti pendant plusieurs décennies.

Au cas où vous l'auriez oublié, J-M Le Pen, a mis en doute plusieurs fois l'existence des chambres à gaz et il tient la Shoah "pour un point de détail de l'Histoire" :
[www.ina.fr]
[www.ina.fr]

L'anti-sémitisme de J-M Le Pen a discrédité le patriotisme dont il se réclame.

C'est lui qui a nourri la reductio ad hitlerum de la critique de l'immigration de peuplement que la France connaissait alors.

Autrement dit, c'est à cause de lui que toute critique de l'immigration a été rendue impossible pendant plusieurs décennies.

Les immigrationnistes-multiculturalistes ne pouvaient trouver meilleur faire-valoir.
Pas plus tard qu'hier soir, de nouveau, une fois de plus, un tantinet lasse, Marine Le Pen, la patience incarnée, décidément, a déclaré sur France 2 que la rupture politique d'avec son père était dé-fi-ni-tive. Mais bon, on peut choisir de faire comme si elle n'avait rien dit et par conséquent faire comme si le FN du passé était le même que celui du présent. On peut faire comme si rien du tout n'avait changé et ainsi se joindre au chœur ordurier qui traite Dupont-Aignan de "grosse merde" (l'"acteur" Gilles Lellouche) et de "petite 'tepu'" (le "chanteur" Benjamin Biolay), etc.
Alain Finkielkrault ne s'est pas joint "au chœur ordurier", comme vous le dites.

Certes Mme Marine Le Pen a déclaré plusieurs fois avoir rompu avec son père et elle condamne "ses provocations".

Mais les apparences jouent contre elle : son patronyme, le nom du parti qu'elle dirige et le soutien qu'elle a longtemps accordé à son père

Marine Le Pen à propos de son père, en mars 2017 : "Je me suis toujours battue pour lui, je l’ai toujours défendu, y compris sur l’indéfendable, sans réserve" : [lelab.europe1.fr]
Oui, et n'oublions jamais qu'il a 17 ans de cela M. Jalkh aurait tenu des propos négationnistes... Devoir-de-mémôire là aussi.

Je crois aussi que l'arrière-arrière-grand-père de MLP n'était pas lui non plus très clair sur le sujet... (Une vague histoire de chambre à coucher, si mes souvenirs sont exacts.)
Mais les apparences jouent contre elle
////

Non, rien.
Le sommet : "Macron va rendre hommage à Brahim Bouarram, assassiné par l’extrême droite
Selon nos informations, Emmanuel Macron sera présent ce lundi 1er mai à l’hommage à la mémoire de Brahim Bouarram, jeune Marocain assassiné par des militants d’extrême droite en 1995"

Fdesouche
Finkielkraut a aussi dit "on ne peut pas faire de la Shoah un argument de campagne".

Si d'ancien pétainistes ont effectivement participé à la création du Front national, d'anciens résistants et combattants de la France Libre y ont aussi participé, dont Roger Holeindre, ancien soldat de De Lattre. D'où l'appelation de "Front" national qui réunissait des gens qui s'étaient engagés à cette époque dans un combat pour leur vision de la France, évidemment scindée en deux camps dans ce moment de guerre civile où était plongé le pays dans les années d'Occupation. Le Front national fut créé en 1972 comme front anti mai 68, pour le dire vite, et non comme entreprise politique néo-pétainiste, comme il plairait à certains de le faire accroire pour les besoins de leur propagande.
"Finkielkraut a aussi dit "on ne peut pas faire de la Shoah un argument de campagne".

Exact. Mais, hier, c'était la journée du "souvenir des victimes de la déportation et morts dans les camps de concentration". Il était donc tout à fait normal d'évoquer ce sujet.

D'autre part, les propos négationnistes et anti-sémites de J-M Le Pen, plusieurs fois répétés et assumés par l'intéressé, ne sont pas une invention de la propagande "immigrationniste".

Pour en revenir aux positions de Mme Le Pen sur l'Europe, thème principal de ce fil :

[www.lepoint.fr]

Delhommais - Euro : la volte-face monétaire de Marine Le Pen
La candidate vient de repousser aux calendes grecques son projet de sortie de l'euro sur lequel reposait pourtant tout son programme économique.

"Heureusement pour Marine Le Pen que le ridicule monétaire ne tue pas. Après avoir expliqué pendant des mois que la sortie de l'euro et le retour au franc étaient au cœur de son projet économique, car seuls ils permettraient de se libérer de la tutelle « européiste » et de retrouver une souveraineté indispensable à la relance de l'industrie nationale, la patronne du Front national vient d'effectuer à huit jours du scrutin ce qui s'apparente plus à un demi-tour complet qu'à un simple recul.

Le texte de son projet de gouvernement avec Nicolas Dupont-Aignan explique que « la transition de la monnaie unique à la monnaie commune européenne n'est pas un préalable à toute politique économique » et que « le calendrier sera adapté aux priorités et défis immédiats que le gouvernement de la France devra relever ».

Sa nièce Marion Maréchal-Le Pen a même donné quelques détails sur ce nouveau calendrier. « Marine Le Pen attendra les élections européennes en 2018 dans l'espoir de voir arriver aux affaires nos alliés, notamment en Italie. À partir de là, elle entamera des négociations pour défendre les intérêts de la France sur (…) la question de la monnaie. Après ces négociations, Marine Le Pen reviendra devant les Français pour leur laisser le choix. De toute façon, quelle que soit la position des Français sur ce sujet, ils auront leur mot à dire et il y aura un long débat, vraisemblablement peut-être de plusieurs mois, ou peut-être plusieurs années avant que nous prenions cette décision historique. » En clair, la sortie de l'euro est repoussée aux calendes grecques et au-delà même de la durée d'un éventuel quinquennat de Marine Le Pen.
Légèreté idéologique

Outre l'extraordinaire incohérence et l'extrême légèreté idéologiques que révèle cette volte-face sur un sujet aussi essentiel, ce renoncement, de facto, à sortir de l'euro et à rétablir une monnaie nationale fait s'écrouler toute la stratégie de relance économique du Front national qui reposait sur deux piliers principaux : la possibilité de dévaluer le franc pour redonner de la compétitivité aux entreprises et le pouvoir d'emprunter directement auprès de la Banque de France pour financer les déficits publics et la dette. Avec le maintien de la France dans la zone euro, tout cela devient impossible.

On aurait sans doute tort d'attribuer le revirement monétaire de Mme Le Pen à une condition posée par Nicolas Dupont-Aignan pour son ralliement. D'une part, le leader de Debout la France était visiblement prêt à tout pour se faire rembourser ses frais de campagne, réserver pour son mouvement quelques circonscriptions aux législatives et s'attirer l'éphémère gloriole d'apparaître aux yeux des Français comme un Premier ministre potentiel.

D'autre part, les convictions monétaires de M. Dupont-Aignan sont aussi peu solides que fluctuantes. En 2012, il estimait que « la sortie de l'euro [était] la seule solution pour échapper au racket des marchés financiers ». Cinq ans plus tard, il a changé d'avis et souhaite conserver l'euro pour, de façon assez énigmatique, en « garder les bons côtés ». La marche arrière de Mme Le Pen doit surtout à un calcul électoral et à la prise de conscience extrêmement tardive que l'abandon de l'euro, alors que 73 % des Français s'y disent attachés, constituait en vue du second tour un plafond de verre monétaire qu'il convenait de faire sauter.

Quant à son projet extrêmement flou d'instaurer en Europe « une monnaie commune » pour les États et les grandes entreprises qui cohabiterait avec des monnaies nationales pour les particuliers, il n'est pas sans rappeler le Système monétaire européen (SME) qui prévalait avant la naissance de l'euro – à la différence près toutefois que l'ECU était une unité de compte et non une véritable monnaie. Un SME qui se caractérisait par des règles extrêmement rigides et contraignantes pour les pays qui en étaient membres, par une grande instabilité et surtout par la domination monétaire absolue de l'Allemagne et de la Bundesbank dans toute l'Europe. En aucun cas la très hypothétique création d'une monnaie commune ne permettrait de redonner de la souveraineté monétaire à la France, bien au contraire. Il est vrai que Marine le Pen, qui, il y a quelques semaines, avait été capable d'affirmer sans rire à la télévision que plus d'inflation en France ne ferait pas monter les taux d'intérêt, n'est pas à un gros bobard monétaire près."
J'ai trouvé Finkielkraut stupéfiant hier. Sur une demie-heure, vingt-cinq minutes, à peu près, consacrées à rappeler à quel point Macron est nul, inconsistant, opportuniste et, surtout, simple gestionnaire absolument servile de ce qui advient, c'est-à-dire de la catastrophe civilisationnelle dont la dénonciation est la raison de vivre intellectuelle de notre ami, comme des (autres) meilleurs esprits du temps. Et à côté de ça, une simple phrase, répétée deux ou trois fois, pour dire qu'il voterait quand même, à titre personnel, pour Macron, parce que Marine Le Pen, ce serait le chaos, la guerre civile, affirmation qu'il n'a pas du tout argumentée.

Il est certain qu'un élection de Marine le Pen serait suivie d'un déchaînement de violence — de la part, évidemment, de ses adversaires : le complexe médiatico-politico-judiciaire appuyé sur les bataillons de nervis gauchistes, on voit ça d'ici. mais il n'est pas exclu, dans cette éventualité qui reste hautement improbable, malgré le frémissement que l'on observe ces jours-ci, qu'un gouvernement élargi à une partie de la droite classique, celle qui est restée plus ou moins gaulliste, parvienne à contenir cette révolte sans trop de casse.

Mais inversement, il n'est pas du tout absurde d'imaginer qu'en cas de victoire de Macron et de parachèvement rapide du Grand Remplacement qui s'en suivrait évidemment, qu'éclate une révolte de ce qui reste de la France profonde, celle dont nous parle si bien Combaz dans ses chroniques de Campagnol. Autrement dit, le danger de guerre civile n'est pas forcément du côté où le voit Finkielkraut. Et l'on sait que lorsqu'elle se révolte, la France profonde ne fait pas dans la dentelle.

On peut cependant se dire à bon droit que mieux vaut la guerre civile que la mort ignominieuse dans laquelle nous nous précipitons.
C'est aussi ce que je me suis dit (cf. le fil Une note d'espoir ?)

Selon Finkielkraut, l'élection de Marine Le Pen « mettrait le pays à feu et à sang » — affirmation qu'il n'a guère développée ni justifiée, trop occupé qu'il était à nous expliquer pendant tout le reste de l'émission à quel point Macron le faisait s'étrangler de rage.

Finalement il a un comportement proche de celui de François Fillon. La France de Macron le déteste mais il appelle à voter pour Macron... Dans quel but ? Conserver, quelques années encore, ses éditeurs et son émission à France Culture ? Achever de payer un bien immobilier ? Continuer à aider un sien enfant ? Est-ce qu'ils ne connaissent donc que cela, tous : leur petit intérêt personnel ?

Cette décision de Finkielkraut est navrante, mais elle est aussi inquiétante dans la mesure où il est suivi par tout un public d'un certain âge, qui lit ses livres, écoute ses émissions, et va probablement prendre exemple sur lui.
Finkielkraut, depuis quelque temps, me donne l'impression de perdre la boule. Ses propos dans cette vidéo sont incohérents, et si l'on ne s'en rend qu'à peine compte, c'est parce qu'il est encore Finkielkraut. Vu de Singapour, l'homme est bon pour Sainte-Anne.

La question d'une guerre civile : je suis en train de relire les pages que Jacques Gernet a consacrées à la guerre civile qui a déchiré la Chine dans les années 1850-1860 (Taiping, Nian, et rébellions musulmanes dans l'Ouest du pays : 30 millions de morts au moins). Comme pour la guerre civile qui a frappé l'Espagne au siècle dernier, il s'en est suivi un demi-siècle de misère et de stagnation économique, jusqu'à la fondation de la Première République en 1911. La guerre civile rend impossible la reconstruction que permettent les compensations financières des traités de paix qui mettent fin aux guerres entre nations constituées. C'est ce qu'enseigne l'histoire : au sortir de leur guerre civile, les pays, très souvent (la période napoléonienne pour la France y fait exception de par l'essor impérial à l'issue des guerres contre les coalitions monarchiques qui doublèrent la guerre civile), n'ont d'autre choix que le repli dans une économie agraire et la reconstruction de l'agriculture, financée par une taxation du commerce et de l'industrie qui en paralyse l'essor, et cette remise sur pied du pays par la recherche d'une autosuffisance agricole s'opère au détriment de tout redressement économique véritable articulé sur la création de plus-value. Un pays comme le Cambodge dut renoncer à toute forme d'essor économique indépendant au sortir de sa guerre civile : il s'en remit entièrement pour cela à la communauté internationale. De Gaulle sut éviter cette impasse en 1945, quand les Américains avaient déjà commencé à imprimer une monnaie de protectorat. En fait, son implication dans le conflit mondial, avant tout symbolique, permit d'ouvrir le robinet des crédits internationaux de la reconstruction dans la souveraineté et à déjouer la fatalité de l'isolement au sortir d'une guerre civile "pure" (qui fut le cas de l'Espagne de Franco).

La guerre civile reste un péché contre la nation car elle en grève l'avenir, en sus de ne jamais manquer d'engendrer des massacres d'innocents. Mieux vaut cent fois une "bonne guerre", comme disaient les anciens, avec un bon vieil ennemi héréditaire. Si guerre civile il doit y avoir en France, il faut que, d'une manière ou d'une autre, y soient impliquées une ou plusieurs puissances étrangères, ce qui devrait être le cas vu l'imbrication de fait de ce pays dans l'écheveau des relations internationales. Une guerre civile intégrale et pure (type guerre d'Espagne) n'en est ni souhaitable ni même imaginable : elle ne peut être que le volet intérieur d'une guerre générale avec protagonistes multiples, qui opposera au moins deux grands camps coalisés, et plus probablement davantage que deux.
Oui, Marcel Meyer, à la position d'Alain Finkielkrault on peut préférer celle de Pierre Lellouche : [vid.me]

Mais il y a d'autres motifs d'être stupéfait quand même.

Ainsi donc, pendant plusieurs années, pour se démarquer de son père, Marine Le Pen a fait campagne sur "la ligne Philippot" qui consistait à tenir pour seconde la question migratoire, loin derrière l'euro, auquel était attribué tous les malheurs des Français.

Et soudainement, à huit jours du second tour de l'élection, à la suite d'une alliance avec un petit parti qui a construit son identité contre l'Union européenne... la sortie de l'euro et le retour au franc devient une question secondaire, à renvoyer aux calendes grecques (précisément) !

Il faudrait voir une bonne nouvelle dans cette palinodie ?...
Oui, pour moi c'est une excellente nouvelle. Un gouvernement de renouveau patriotique devrait laisser à Bruxelles l'initiative de la rupture.
Pierre Lellouche est un homme honnête, manifestement.
"Un gouvernement de renouveau patriotique devrait laisser à Bruxelles l'initiative de la rupture."

Evidemment mais les Français ne sont pas des communistes des années trente, prêts à accepter sans broncher des revirements à 180° sur des questions aussi importantes.
"Pas un défenseur de l'UE qui ne vienne à invoquer la Shoah ... la Déportation ... les SS ... Oradour ... Laval ... Pétain..."

Il y a tout de même un sacré absent, et non des moindres, dans toutes ces invocations de la France des années quarante : l'occupant, tout simplement, l'armée allemande en guerre dans un pays occupé. De cet occupant, il n'est jamais question, ou comme vague toile de fond, pour le coup un détail. On croirait qu'entre 1940 et 1945 la France a traversé une sorte de guerre civile consécutive à la prise de pouvoir par l'extrême droite !

Le scandale du brouillage atteint son comble quand M. Macron, à Oradour, trouve le moyen d'inviter le public à bien réfléchir à ce qui arrive quand le pays cède aux "extrêmes", comme si le massacre avait été commis par des "extrémistes" et non par un bataillon de soldats perdus du Reich en pleine libération de la France !

M. Macron a - peut-être - des connaissances historiques mais il ne laisse jamais passer l'occasion de les bafouer sans le moindre scrupule et de la plus indigne des façons, en semant la confusion, les approximations, les raccourcis intéressés.

De même, après l'assassinat du policier à Paris, il a accusé Mme Le Pen de "récupérer" l'événement alors que c'est bien lui qui s'est livré à la plus sournoise des récupérations, mettant insidieusement en scène son allocution comme si c'était celle d'un président de la République en exercice, les seuls petits mots rappelant qu'il ne l'était pas encore ne formant que la chute de son discours : "J'y suis prêt". Ce personnage est un révoltant manipulateur.
Peut-être pourrait-on voir dans l'affrontement MLP/Macron la célèbre antithèse culture/civilisation chère à F. Tönnies ?

A la communauté (Gemeinschaft), association de type organique où le groupe se défini par rapport à une âme commune, à un "vouloir profond", Tönnies oppose la société (Gesellschaft), construction mécanique et rationalisée, qui trouve son expression la plus complète dans la grande ville. A ces deux façons de "vivre ensemble" (pardon) correspondent des types spécifiques de volontés et de liens.
Vous pouvez ajouter à votre énumération sa déclaration faite en Seine-Saint-Denis « où Marine Le Pen ne pourrait pas se rendre » : pour un candidat à la présidence, se féliciter de ce que l'autre candidat soit interdit sur une portion du territoire national, un peu comme un quelconque pompier, médecin urgentiste, Blanc trop blond, juif ou femme en jupe, montre une absence totale de sens de l'État.
Si les médias se jettent avec autant de rage sur l'alliance Dupont-Aignan-Marine Le Pen c'est que, jusqu'ici, tout se passait très bien, c.a.d. comme si la droite ("respectable") avait perdu jusqu'au goût de se défendre. Critiquée, harcelée, houspillée de toutes les façons elle demeurait purement passive - et pratiquement indifférente. Mise en accusation elle se repliait sur elle-même. Le problème, désormais, c'est qu'avec le FN et l'ensemble de la droite patriote les choses changent : non seulement cette droite-là répond à ses adversaires, non seulement elle ne craint pas de se définir, mais en plus elle prête attention au mouvement des idées et aux polémiques en cours !

Presque tous les gens de la "mouvance nationaliste" que j'ai eu, plus jeune, le plaisir de rencontrer, savaient qui étaient Konrad Lorenz, Dumézil, Gramsci, Monnerot, Debray-Ritzen, etc. Alors que côté "droite républicaine" j'ai toujours senti une certaine réticence devant les livres, devant les doctrines.
Emmanuel Macron, c'est le type qui a sept passeports, qui vous vend 30 tonnes de came frelatée et qui, au moment où vous vous rendez compte de l'arnaque, vous fait un bras d'honneur depuis le hublot de l'avion qui l'emmène à Panama où il vit sous quatre ou cinq noms d'emprunt. L'accès à la présidence de la République n'est rien d'autre, pour lui, qu'une étape dans son “parcours”, une ligne sur son CV. L'occasion d'étoffer son carnet d'adresses pour 2022, année où, juste après avoir donné les clefs du pays à un gentil socialiste-démocrate-musulman, il s'en ira fonder, dans quelque paradis fiscal ensoleillé, un juteux petit cabinet de conseils en placements financiers.
Question : Macron se rendra-t-il à Carpentras ?


À par ça la routine, la France macronienne est bien "en marche" - silence des grands médias évidemment :


" Un TGV arrêté à Lyon et évacué après les «menaces de mort» d'un passager.
L'incident s'est produit en fin de matinée avant l'arrivée sur Lyon et l'homme, dont l'identité n'a pas été précisée, a été interpellé par les forces de l'ordre après l'arrivée du train en gare, a déclaré un porte-parole de l'entreprise publique, confirmant une information de Franceinfo, qui évoque des «déclarations djihadistes». «L'homme a proféré des menaces de mort à l'égard des contrôleurs. Les forces de l'ordre ont été alors immédiatement prévenues», a-t-il ajouté, soulignant que tout s'était passé ensuite «dans le calme et la sérenité».

[m.leparisien.fr]



Et puis ceci : "Manifs syndicales du 1er mai : 4 CRS blessés par des cocktails Molotov, 1 d’entre eux en état d’urgence absolue "

On notera la différence des réactions :
Marine Le Pen a réagi aux violences dans un tweet : « Je rends hommage aux deux CRS blessés à Paris. C’est cette chienlit et ce laxisme que je ne veux plus voir dans nos rues ».
Emmanuel Macron a rendu lors d’un meeting à Paris « un hommage tout particulier aux CRS qui, cet après-midi, ont encore eu à subir des violences et ont été blessés ».
Citation
Marcel Meyer
Vous pouvez ajouter à votre énumération sa déclaration faite en Seine-Saint-Denis « où Marine Le Pen ne pourrait pas se rendre » : pour un candidat à la présidence, se féliciter de ce que l'autre candidat soit interdit sur une portion du territoire national, un peu comme un quelconque pompier, médecin urgentiste, Blanc trop blond, juif ou femme en jupe, montre une absence totale de sens de l'État.

Ou chrétienne aussi. Parce qu'en territoire perdu de la république, d'après les codes culturels qui y sont en vigueur, être chrétien c'est être méchant :

[www.fdesouche.com]#
De Villiers dans son dernier livre : « Nous sommes entrés dans le temps où l'imposture n'a plus ni ressource ni réserve. La classe politique va connaître le chaos. Elle a déclassé la France, elle l'a précipitée dans une impasse alors qu'elle avait mandat de la rétablir en sa grandeur. Et le peuple s'en est aperçu. Mais les politiques ne sont pas seuls responsables. Ils ont pu s'appuyer sur des alliés utiles dans le monde économique, médiatique, associatif, etc... parmi toutes ces élites en révolte... contre le peuple. Il n'y a plus ni précautions à prendre, ni personne à ménager. Il faut que les Français sachent."

Toute sa vie politique de Villiers aura tenu un discours proche de celui du FN, pour finir par appeler à voter UMP... : belles paroles, postures viriles, pour conserver son siège de député et vendre ses bouquins.

Nicolas Dupont-Aignan a une tout autre envergure, au final.
M'est avis que Marine Le Pen ne passera pas, non pas à cause de la coalition des médias bien-pensants (car, au contraire, celle-ci renforce la mobilisation des militants FN, lesquels entraînent les sympathisants, comme cela se produit sur ce site) mais en raison des palinodies monétaires du tandem MLP-DPA, que décrit très justement, hélas, l'éditorial du Monde. Ce n'est pas parce que ce journal est le chantre de l'immigration heureuse qu'il se trompe en l'espèce.

Au demeurant, que MLP ou EM l'emporte, les législatives serviront sans doute de contre-poids politique.

En revanche, parce que MLP a repris les thèmes "sociaux" de Mélanchon (la dénonciation de "l'UE inféodée au monde de la finance"), le monde du travail (du chômage) est vraiment chauffé à blanc et une explosion sociale n'est vraiment pas à exclure.


[mobile.lemonde.fr]

Les carabistouilles monétaires de Marine Le Pen

Editorial. Avec son ultime parade d’annoncer la création d’une monnaie commune si elle est élue, la candidate FN offre aux Français au pire la ruine, au mieux, l’impuissance.

Editorial du « Monde ». Sortira, sortira pas ? A une semaine du second tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen a semé le trouble sur son programme, qui prévoit la sortie de l’euro. Le sujet n’est plus mentionné dans sa profession de foi électorale. Le référendum sur la sortie de l’Union européenne non plus. Ce qui n’empêche pas Mme Le Pen de souffler le chaud et le froid, affirmant, dans Le Parisien : « L’euro est mort ! »

Ce flou est volontaire. La candidate du parti d’extrême droite Front national (FN) a besoin de flatter son électorat radical, qui veut une rupture complète avec la construction européenne et l’économie sociale du marché – les deux piliers qui font que la France, en dépit de ses difficultés, reste la sixième économie de la planète. Mais Mme Le Pen doit aussi élargir son socle électoral, en partie auprès des sympathisants de droite. Si la sortie de l’euro s’est avérée un thème peut-être efficace pour siphonner l’électorat populaire, il a également conduit le Front national à toucher ses limites. On l’a vu lors des élections régionales fin 2015 : retraités et petits commerçants ne veulent pas d’une sortie de l’euro. Que ferait Mme Le Pen élue ? Deux solutions sont possibles : la sortie ou le maintien.

La sortie, c’est la dévaluation immédiate de la monnaie nationale, le franc Le Pen, estimée à environ 30 % par les économistes, face à ce qui sera devenu l’euromark. Elle signifierait l’envolée des dettes françaises, remboursables en euros à un prix augmenté d’autant. Le FN invoque la lex monetae, qui veut qu’une dette soit remboursée en monnaie nationale. D’abord, l’argument ne vaut pas pour les entreprises. Ensuite, cette attitude conduirait les agences de notation à déclarer l’Etat français en faillite et les marchés financiers à exiger des taux prohibitifs pour financer nos déficits et se protéger du risque Le Pen.

Cette envolée du loyer de l’argent aura pour conséquence l’effondrement des comptes d’assurance-vie des Français – cette épargne est constituée d’obligations du Trésor –, qui devront être gelés. Confusément, les Français le savent. D’où le revirement de Mme Le Pen.

Sauf que cette volte-face revient à retirer la clé de voûte de l’édifice Le Pen, à faire s’effondrer la cathédrale de promesses sur laquelle est échafaudé son programme : relance unilatérale de l’économie, taxation des salaires des étrangers, protectionnisme à sens unique, tout cela devient impossible sans la sortie de l’Europe.

Alors, Mme Le Pen tente une ultime parade. Elle annonce inventer une monnaie commune, le retour a l’écu. Pour mémoire, l’écu n’était pas une devise, mais un panier de devises composé des monnaies européennes. Le recréer implique de passer par la phase 1, la sortie ruineuse de l’euro. Cela ne signifierait pas le retour aux années 1980, mais une plongée dans l’Amérique latine des années 1990, qui a connu la dollarisation de ses économies, le billet vert étant jugé seul digne de confiance.

En France circulerait, à côté du franc, une monnaie réservée aux puissants, aux entreprises et aux plus fortunés, l’euro – en fait, l’euromark –, la seule devise acceptée pour les transactions importantes, comme l’immobilier ou l’achat d’une voiture. Le franc Le Pen serait la monnaie de singe avec laquelle seraient versées les prestations sociales, les traitements des fonctionnaires et les pensions des retraités. Mme Le Pen offre un choix aux Français : au pire la ruine, au mieux, l’impuissance. Ce n’est pas sérieux.
Allons allons M. Pellet, laissez donc tomber vos calculs de boutiquier et soyons fous : appelons de tous nos voeux "les-heures-les-plus-sombres" ! Je ne peux m'en cacher : j'aime déjà passionnément ce totalitarisme-là ; un totalitarisme qui musellera enfin le totalitarisme du Monde, de Libé, de Joffrin, d'Aphatie, de Plenel, de Le Bras, de Guénolé, de Ruquier, de Guillon, d'Hanouna...

(J'ai oublié les noms de tous les autres (il y en a tellement), que je n'ai plus la force d'écouter,​ dont je ne peux plus lire une ligne.)
Ça ne m'étonne pas du tout. Je ne lis rien sur ce site qui distingue vraiment ses intervenants de militants du Front national. Je retourne à mes calculs de boutiquier.
Ouais M. Pellet, l'un des pires sites de la fachosphère - je sais. Comme le déclare si plaisamment Cohn-Bendit (soutien de Macron) : « La France est un pays haineux, malade, dur. »
03 mai 2017, 08:40   Re : Macron ler, l'insidieux
Il me semble que la caste macroniste représentative de la France d'en haut comme on dit, a fait cession d'avec son propre peuple, ces ''souchiens' (et assimilés) qu'elle hait autant que les nazis haïssaient les juifs. Entre dire de ce peuple diabolisé en permanence, qu'il n'existe pas, qu'il n'a jamais existé et vouloir sa liquidation il n'y a qu'un pas, franchi grâce à l'immigration en attendant pire. C'est pour quoi ce type au regard glaçant et aux vociférations hystériques me fait froid dans dos.
Mais enfin, Cassandre, il faut se réjouir, Macron va transformer des millions de chômeurs en travailleurs pauvres et dépressifs et fondre ces épaves dans une population toujours plus métissée ! Le faux plein-emploi et la France rétrécie, la France-parcelle du grand tout européen africanisé, c'est génial comme perspective !
"L'Europe, l'Europe, l'Europe !" CQFD

Résumé du film catastrophe :

1. Par son racisme et son anti-sémitisme, J-M Le Pen discrédite toute critique de l'immigration de peuplement

2. Son héritière, Marine Le Pen, pour se démarquer de son père, choisit "la ligne Philippot", c'est-à-dire déplace le débat sur l'Union européenne en rendant coupable celle-ci de tous les maux alors que le problème de l'immigration de peuplement n'est pas né de l'UE et qu'il ne pourrait être réglé qu'à son niveau, par un renforcement de la solidarité entre Etats européens

3. En réaction, l'illusion prévaut qu'il faut faire de la lutte contre le Grand Remplacement le point de ralliement des "résistants", indépendamment de la question européenne, au motif que celle-ci divise les patriotes et qu'il ne faut pas s'embarrasser de préoccupations triviales et boutiquières ("l'intendance suivra")

4. Fin du film : Marine Le Pen se ridiculise sur le sujet qu'elle avait choisi de placer au coeur de son programme, la dénonciation de l'UE et le projet de sortie de la zone euro ; son discrédit et celui de son père entraînent dans les limbes toute critique de l'immigration de peuplement
Marine Le Pen se ridiculise sur le sujet qu'elle avait choisi de placer au coeur de son programme, la dénonciation de l'UE et le projet de sortie de la zone euro ; son discrédit et celui de son père entraînent dans les limbes toute critique de l'immigration de peuplement

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