Le site du parti de l'In-nocence

Le macronisme est un africanisme

Envoyé par Francis Marche 
La France de 2017 voit l'émergence et l'accès d'un parti unique au pouvoir, qui est le parti du pouvoir (politique, médiatique, doxique, national, de la jeunesse, de l'avenir et du clergé télévisuel), tout à fait à l'Africaine. Foin de complications, de jeux dialectiques à l'ancienne : la France d'après est résolument primitive et résolue de faire de l'Un : plus de droite ni de gauche, dichotomie que vient dépasser la figure d'un chef aimé des foules, quand aux imans, aux "responsables religieux", c'est le parti de la jeunesse, de l'avenir, du Chef suprême qui va se charger de les nommer (comme le révèlent les Macronleaks) et comme de juste, l'Afrique installée en France vote massivement Macron. Le macronisme est une inversion du françafrique : c'est la néocolonisation inversée, l'Afrifrance.

Reste à ce chef d'Etat africain né à Amiens à cultiver ce trait remarquable, caractéristique qui signe le tyranneau africain : l'enrichissement personnel occulte, c'est déjà fait. L'Afrifrance est sur les rails, son chef a planqué son oseille aux Caraïbes, comme ils le font tous en Afrique, elle a tout pour faire la réussite d'un homme séduisant, politiquement holiste, chef naturel, au pouvoir pour quatre décennies, l'immaturité politique de l'électorat français africanisé aidant.

Ce modèle de régime qui se diffuse en France de concert avec l'immigration africaine dans le pays vient de se "cristalliser" (comme on dit partout cette année), il n'y manque rien. Le candidat préélu est un réélu d'avance.
Vous avez raison, Macron (cornaqué par mama Brigitte, qui veille au grain) est d'abord le chef des Africains de France. Au Carrousel du Louvre, des centaines de femmes africaines formidablement joyeuses ont fêté sa victoire et étaient interviewées par les médias français mais aussi américains (New York Times). Elles crevaient l'écran.
Aux Africains, E. Macron, aux Arabes, E. Philippe : ce dernier est barbu, pratique la boxe trois fois par semaine et parle anglais en français.
Le Parti la France en Marche est le parti Union et Progrès du pouvoir présidentiel, tel qu'il existe, ou a existé, ou existera ou pourrait exister au Gabon, au Bénin, au Togo, en Côte d'Ivoire, au Congo-Brazzaville, en République Démocratique du Congo et en République Centrafricaine.

Je ne comprends pas qu'il ne semble y avoir aucun observateur ou chroniqueur pour s'en aviser. Les Africains de France, plus clairvoyants que nous tous, ont reconnu et fêté la chose comme il se doit.
J'en parlais avec mon vieux père ces derniers jours : l'africanisation de la France se mesurera bientôt à l'aune des150 quotidiens que l'on trouvera dans les kiosques à journaux et de ses 10 000 candidats par élection. L'émiettement du paysage politique français apparente tout à fait la France à ces républiques bananières où l'usage folklorique et sens dessus dessous de la démocratie se confond avec le fonctionnement clanique. Bref, la France est en marche, et à grandes enjambées, vers le communautarisme qui lui tendait les bras depuis longtemps.
Parti unique ("parti de la présidence") et émiettement communautariste signalent cette évolution politique et sociale à l'africaine. Monsieur En-même-temps en est la cristallisation, le Cristal : il règne, lui et ses amis, sur un chaos d'appartenances ethno-communautaires farouches et particularistes qu'il s'est mis en tête de cuisiner et d'en concilier intérêts divers et divergents en les liant dans une sauce moniste dont il se veut leader suprême, ce suprême étant à entendre comme dans suprême de volaille.

Les macronleaks, que le Canard Enchaîné, journal gouvernemental, à jugé préférable d'ignorer dans l'entre-deux tours d'opérette bananière que nous venons de vivre, révèlent tout de cette cuisine managériale des intérêts particuliers préparés à la sauce de l'Un qui va servir de politique pendant cinq ans à cet homme fort du nouveau régime, juché déjà sur un véhicule militaire de parade le jour de son intronisation.

Les Haïtiens ont Maman Brigitte et son mari le Baron Samedi : nous avons eu ce samedi le Baron accompagné de sa Brigitte. Il faut y voir plus qu'un signe : un sort.
Très bien, le coup de Maman Brigitte ; on ne sait pas encore qui est le poulet noir, mais l'on a pu voir parmi la petite équipe présidentielle gravissant le tapis rouge sang de l'Elysée une petite poulette toute noire, "conseillère en communication", crois-je ; sans parler de la candidate togolaise avocate, une jeteuse de sorts et piqueuse de poupées lissotriche, au regard mort.
L'africanisation des choses va donc bon train : rappelons que le ci-devant Schwartz (Soros le bien nommé) a été intronisé ici même roi des Nègres ; la finance, le politique, tout un.
Ohhh...
Maman Brigitte :


Le Baron Samedi :


Le suprême de volaille :
« Quand je reconsidère ou que j’observe les États aujourd’hui florissants, je n’y vois, Dieu me pardonne, qu’une sorte de conspiration des riches pour soigner leurs intérêts personnels sous couleur de gérer l’État. Il n’est pas de moyen, pas de machination qu’ils n’inventent pour conserver d’abord et mettre en sûreté ce qu’ils ont acquis par leurs vilains procédés, et ensuite pour user et abuser de la peine des pauvres en la payant le moins possible. Dès que les riches ont une fois décidé de faire adopter ces pratiques par l’État — qui comprend les pauvres aussi bien qu’eux-mêmes — elles prennent du coup force de loi. Ces hommes détestables, avec leur insatiable avidité, se sont partagé ce qui devait suffire à tous ; combien cependant ils sont loin de la félicité dont jouissent les Utopiens ! » Thomas MORE, L’Utopie.
Suite collatérale aux Impressions d'Afrique : quand le Président Macron se prend déjà à engager une com' présidentielle à la Omar Bongo, à l'occasion d'un voyage au Mali (à lire à voix forte, avec un puissant accent d'Afrique équatoriale, celui qui avale les "r"), cette lettre ouverte des serviteurs de soupe, fâchés de voir possiblement déséquilibrée leur sacro-sainte "indépendance" maçonnée d'hypocrisie :

LETTRE OUVERTE. Vous effectuez demain votre premier déplacement de chef d’Etat au Mali. Avant votre décollage, nous souhaitons vous transmettre nos inquiétudes quant à l’organisation de la communication présidentielle qui est en train de se mettre en place depuis votre entrée en fonction.
Pour des raisons de place ou de sécurité, nous comprenons la nécessité de constituer des pools de journalistes – parfois, et à condition que toutes les rédactions y aient accès selon un roulement établi. En revanche, il n’appartient en aucun cas à l’Elysée de choisir ceux d’entre nous qui ont le droit ou non de couvrir un déplacement, quel qu’en soit le thème (défense, diplomatie, économie, éducation, social…). Ce n’est pas au président de la République, ou à ses services, de décider du fonctionnement interne des rédactions, du choix de leurs traitements et de leurs regards. Ce choix relève des directions des rédactions et des journalistes qui la composent, qu’ils soient permanents ou pigistes, JRI ou reporters, photographes ou dessinateurs.
Aucun de vos prédécesseurs ne s’est prêté à ce genre de système, au nom du respect de la liberté de la presse. Alors que la défiance pèse de plus en plus sur l’information, choisir celui ou celle qui rendra compte de vos déplacements ajoute à la confusion entre communication et journalisme, et nuit à la démocratie.
Signataires :
Les sociétés des journalistes de l’AFP, BFM TV, Europe 1, Le Figaro, France Info, France Inter, Libération, les JT de M6, Mediapart, Le Monde, Le Parisien, Le Point, RFI, RMC, Télérama, TF1
Jean-Philippe Baille, directeur de la rédaction de RTL
Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières
Guillaume Dubois, directeur de L’Express
Johan Hufnagel, directeur des éditions de Libération
Laurent Joffrin, directeur de la publication de Libération
Luc Bronner, directeur de la rédaction du Monde
Frédéric Barreyre, directeur de la rédaction de France Culture
Nassira El Moaddem, directrice du Bondy Blog
Michel Field, directeur de l’information de France Télévisions
Jean-Marc Four, directeur de la rédaction de France Inter
Eric Kervellec, directeur de la rédaction de France Info
Edwy Plenel, directeur de Mediapart

En savoir plus sur [www.lemonde.fr]

Où l'on note, fermant le cortège des éventeurs à pagne et à torse huilé, le fort digne, pour l'occasion, Etui Péniel, directeur de Médiapart.
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent poster des messages dans ce forum.

Cliquer ici pour vous connecter