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Patricia, de Geneviève Damas

Envoyé par Pierre Jean Comolli 
"Au Canada, Jean Iritimbi, un Centrafricain sans papiers, rencontre, dans l’hôtel où il travaille au noir, Patricia, une cliente blanche qui s'éprend de lui. Pour le ramener avec elle à Paris, elle vole le passeport d’un Afro-Américain. Mais Jean Iritimbi n’a pas dit à Patricia qu’il a une famille au pays, une femme et deux filles. Il apprend en les appelant qu’elles sont en route pour le rejoindre. Hélas, le bateau qui les transporte fait naufrage. On annonce peu de survivants.
À partir d’une des tragédies de notre actualité, l’auteur a composé un roman bref d’une étonnante densité. C’est un texte à plusieurs voix, finement documenté et d’une grande émotion. Les trois personnages principaux parlent à tour de rôle, d’une voix juste, portée par une écriture orale et simple. Cette polyphonie offre une vision originale et sensible du drame des migrants."

[flipbook.cantook.net]

Le livre publié dans la Blanche, le Centrafricain qui travaille au noir, les personnages qui parlent oralement (sic)...

N'en jetez plus ! La capacité prodigieuse de cette époque à nous malmener...
Et le sujet se décline à l'infini : voici le "migrant-volant" !

Cinéma : «Jupiter’s Moon», quand un migrant-volant s’installe en Hongrie 21/05/2017

"Très présents dans plusieurs films des différentes sélections depuis le début du festival, les migrants forment le cœur du sujet de «Jupiter’s Moon», du Hongrois Kornel Mundruczo. Le film démarre sur une scène désormais classique : des migrants syriens tentent de passer une frontière, celle de la Hongrie en l’occurrence. La police est à leurs trousses, tire dans le tas, le jeune Aryan reçoit trois balles dans le corps.


Mais il n’est pas du tout mort : quelques minutes après, il se relève, et même mieux, le voilà qui lévite, volant tel un ange. Réussissant à atteindre Budapest, Aryan va croiser le chemin de Stern, médecin sympathique mais désabusé et alcoolique et qui a sans cesse besoin d’argent. Avec Aryan, il a trouvé, c’est le cas de le dire, l’oiseau rare: il va monnayer les performances aériennes du migrant volant, avant de le protéger..."
Ils, et elles, écrivent comme ils papotent, ce qui est le contraire de la création littéraire, mais nous vendent la chose comme "polyphonie", et ça devient, dans le marché du livre, de l'art.

Une oeuvre littéraire sur le sujet des migrants d'Afrique traversant la Méditerranée au péril de leur vie serait pourtant possible, si elle commençait par se donner pour raison d'être de bien nous pénétrer du réel tel qu'il se donne à vivre collectivement, dépouillé du doxique brouhaha compassionnel : en nous faisant bien sentir que ces hommes (et ces quelques rares femmes) qui nous parlent de passeurs négriers, qui "les traitent comme du bétail", avant de les entasser dans des embarcations de fortune, à destination de leurs sauveteurs italiens qui parachèvent ainsi leur passage, sont des pions passifs d'une déstabilisation générale des sociétés européennes mais aussi africaines ; une littérature moins sotte et obscène que celle qu'on tient à nous vendre servirait à une prise de connaissance du réel par le toucher de son relief : que c'est bien une traite négrière qui s'opère ainsi, et que les garde-côtes sauveteurs et les vaillants veilleurs ongistes de l'accueil en Europe sont des maillons indispensables d'une chaîne de ce commerce esclavagiste contemporain d'un type un peu spécial, ces hommes devenant la tête de pont du désoeuvrement et du crime à l'africaine au sein de l'Europe, se faisant les agents passifs-agressifs de la déculturation générale et du malheur des identités perdues – la leur pour commencer, la nôtre du même coup et par le truchement de leur présence sans but défini ni avenir consensuel dans les sociétés qui les accueillent malgré elles.

Une littérature qui mettrait en relief cette tragédie historique, tant que dominera dans l'édition française les "polyphonies" des ovaires sur la question du mâle africain esseulé, n'est pas près de voir le jour.
Dans une France decomposée (physiquement, moralement, littérairement), entièrement soumise au débarquement incessant des prétendus réfugiés et à une immigration galopante, ne pas lire certains livres ou ne pas regarder certains films est avant tout une décision politique (dans le vrai sens du terme) !
Finalement, mieux vaut encore perdre son temps en regardant ça :
[m.liveleak.com]
En effet Pascal. Il est utile de prendre connaissance de la polyphonie des ovaires de l'autre côté du fossé racial. Au moins, celle-là offre l'avantage de ne pas se prendre au sérieux.
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