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Je crois qu'il nous prend vraiment pour des c...

Envoyé par Pascal Mavrakis 
Ni marié, ni pacsé” : Le grossier mensonge de Ferrand pour se dédouaner.

Enquête. Alors que Richard Ferrand ne cesse de répéter qu’il n’est “pas partie à l’affaire”, et qu’il n’a aucun lien matrimonial avec Sandrine Doucen, Mediapart révèle au contraire que le ministre est pacsé avec sa compagne depuis janvier 2014.
Richard Ferrand a tout fait pour éteindre l’incendie, mais rien n’y fait. L’affaire qui porte désormais son nom lui colle toujours aux basques. Le ministre de la Cohésion des territoires, soupçonné d’avoir mis en place un juteux montage financier au profit de sa compagne lorsqu’il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, s’embrouille un peu plus dans sa ligne de défense. Devant les caméras de BFM TV, il explique ainsi, reprenant un argumentaire filloniste décrié pendant toute la campagne présidentielle, que seul le suffrage universel est légitime pour décider s’il doit démissionner ou non de son ministère. Pire, l’ancien socialiste va jusqu’à mentir clairement pour se dédouaner des torts qui lui sont reprochés.
“On peut se séparer demain, chacun gardera ses biens”
[...]
La fille du couple impliquée dans l’affaire
Sa ligne de défense occulte également l’implication dans cet imbroglio de la fille du couple (âgée de seulement 13 ans !), qui s’est portée acquéreur en février dernier de la part de la SCI qui n’était pas encore détenue par sa mère. Elle réalisait ainsi une belle opération, puisque la valeur de cette part était passée en six ans de 1 euro à 3 045,95 euros. Devant le notaire, précise Mediapart, l’adolescente est représentée par sa mère et son père, “agissant en tant qu’administrateurs légaux des biens de mademoiselle”.
[www.valeursactuelles.com]
Pas l'air très propre non plus la donzelle (pour une "moralisation" et un "renouvellement de la vie politique" nous sommes servis...) :


[www.20minutes.fr]
1) Chargée de mission à la Ville de Paris.
2) Ancien membre du Conseil d'administration de Médecins sans frontières.
3) Candidate aux législatives pour "En marche!"
03 juin 2017, 16:38   Macron-la-poigne
C'est curieux, je n'ai lu absolument aucun commentaire dans le forum sur le président, depuis son élection, comme s'il n'y avait rien à en dire, rien à voir, comme si Macron figurait une sorte d’objet volant décidément non identifiable et rendu de surcroît totalement invisible depuis son entrée en fonction, alors que le candidat avait été la cible d'un tir aux pigeons groupé...
Serait-ce que ses premiers pas étonnent à ce point ses ci-devant détracteurs qu'ils en sont frappés de mutisme ? Je dois pour ma part avouer, à ma grande honte, que pour la première fois depuis longtemps j'ai eu l'impression qu'il y avait à l’Élysée un président qui enfin ait de la gueule, et pourrait même redorer le blason de l'emploi, notablement terni par ses prédécesseurs.
Et si l'ectoplasme préfabriqué qu'on nous avait décrit se révélait avoir beaucoup plus d'épaisseur et de caractère que prévu ? Ce serait un comble...
En Israël, où pourtant les hommes politiques français n'ont jamais été l'objet d'une dilection particulière, on est presque admiratif devant la prestance et l'autorité, dixit certains journalistes, dont a fait montre Macron : la scène qui les a fait littéralement s'extasier est celle où, à Versailles, il se permettait de gourmander voluptueusement Vlad le Terrible pour les ragots d'une certaine presse ordurière russophile, lequel Poutine rougit alors, je n'ai pas rêvé, comme un enfant pris sur le fait, eut l'air malheureux et chercha des yeux un coin pour s'y rendre en punition.
Rien que pour ça son élection valait peut-être le coup...
A trente-neuf ans, il n'est pas exclu que la fonction fasse bientôt l'homme. L'homme est à faire, et il ne montre vis-à-vis de sa fonction rien de ce petit cynisme le sourire en coin de son détestable prédécesseur, c'est déjà un profond motif de satisfaction.
Vous avez vu la poignée de main Macron-Trump ?
Vous avez vu la rencontre avec Poutine ?
Vous avez vu Macron parler en anglais ?
Vous avez vu Macron s'adresser à Pesquet immédiatement après son atterrissage ?
Vous avez vu Macron...?
Vous avez vu Brigitte...?
Non mais vous avez vu ????...

Mieux que l'Obamania la Macromania s'est installée (en un clin d'oeil !) dans le paysage médiatique, et il semblerait, à lire certains messages, qu'elle soit en passe de déferler sur ce Forum...

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I. Rioufol : "Interrogé sur cette insignifiance par le JDD, le président français a déclaré : "Ma poignée de main avec lui (Trump) ce n’est pas innocent, ce n’est pas l’alpha et l’oméga d’une politique, mais un moment de vérité (...) Il faut montrer qu’on ne fera pas de petites concessions, même symboliques". Dans cet univers artificiel, fait de signes prémédités, Macron confirme ses dons d’acteur et de communicant. "Un sans-faute", ont dit les choeurs. Reste que ce recours au théâtre muet, intrusion du mime Marceau en politique, infantilise un peu plus la chose publique. Macron n’a évidemment pas vaincu Trump ce jour-là. Mais le président a décidé d’écrire son épopée.

Le pire est que ce narcissisme fait mouche. La presse est majoritairement conquise par le personnage (...)"




Suite du BN d'I Rioufol (payant) :

"L'approche des législatives (1er tour le 11 juin) sert de prétexte à la Macronie pour s'entourer d'un épais brouillard. Une conversation volée récemment par un micro entre le chef de l'État et Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, a saisi l'explication du mutisme.
Macron: «Bon, ce matin, j'ai fait les premières consultations (avec les syndicats, NDLR).»
Le Drian: «Ça s'est bien passé?»
Macron: «Oui! Ben c'est normal parce que je ne leur ai rien dit!»
La tactique du flou entend rassurer des électeurs susceptibles de rejoindre la formation présidentielle. Macron vante également le «pragmatisme» de Trump et de Poutine, qui serait aussi le sien. Toutefois le président ne suivra jamais ces fortes têtes qui n'ont cure de séduire. Il a d'ailleurs pris soin, au G7 réuni à Taormine (Sicile), de s'afficher au côté du Canadien Justin Trudeau, avocat de l'immigration, du multiculturalisme et de la repentance. Ce dernier vient de demander au Pape de présenter des excuses aux peuples autochtones victimes des politiques d'assimilation de l'Église catholique…
Quand Macron tweete, après l'attentat islamiste de Manchester: «Les terroristes prospèrent sur la misère», il avalise ce prêt-à-penser du sociologisme qui invite l'Occident visé à battre sa coulpe et à fermer les yeux sur «la violence mahométane en France» (Sylvain Tesson*). Or cet aveuglement de l'État met la France en danger. C'est la haine de l'altérité, et non la misère, qui a poussé des djihadistes à massacrer, vendredi dernier en Égypte, 29 pèlerins coptes, femmes et enfants compris, qui avaient refusé de renier leur foi chrétienne devant leurs bourreaux. L'écrivain algérien Boualem Sansal va jusqu'à mettre en garde contre «l'expansion sans bruit ni fumée de l'islam» en France et en Europe. Il écrit (Le Figaro , mardi): «Macron a montré au cours de la campagne présidentielle qu'il ne connaissait pas le problème numéro un de la France.» Ce président adulé a abdiqué devant l'islam politique. Là aussi ce sont ses silences qui le disent.
Deux poids deux mesures
La moralisation de la vie politique, symbole du macronisme vertueux, s'annonce dévastatrice pour les donneurs de leçons aux mains sales ; ce sont souvent les mêmes qui relativisent la sécession qui gagne le pays. La tartufferie n'a pas tardé, avec les révélations sur les pratiques de Richard Ferrand. Le ministre de la Cohésion des territoires, pilier d'En marche! n'avait eu de mots assez cruels pour dénoncer chez François Fillon l'homme qui avait «souillé tous les élus de la République» avec ses affaires. Or voici que Ferrand reprend les arguments du candidat LR pour se disculper à son tour. Il lui est reproché, en sa qualité d'ex-directeur général des Mutuelles de Bretagne, d'avoir fait bénéficier ses proches de pistons fructueux. Favoritisme, népotisme, enrichissement sans cause sont autant de pratiques qui, venant de Mr. Propre, devraient l'inciter à la démission, au nom de la décence, sinon de la justice. Le parquet de Brest vient d'ouvrir une enquête préliminaire. Le maintien de Ferrand au gouvernement est une provocation.
«La presse ne doit pas devenir juge»,a fait dire le chef de l'État après le Conseil des ministres. Les principes lui donnent raison. Mais Macron n'a rien dit de tel quand Fillon fut la cible des médias de gauche. Sa défaite ne fut pas étrangère à l'«hallali» qu'il dénonça en vain, avant que Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, ne récupèrele mot pour défendre Ferrand. Ces deux poids deux mesures caractérisent la Macronie. Venue au pouvoir à la suite d'un hold-up électoral qui écartales sujets de fond, la nouvelle caste applique la solidarité des clans. Mercredi, le premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé comme «règle très claire» qu'«un ministre qui serait mis en examen devrait démissionner». Or le garde des Sceaux, François Bayrou, est mis en examen dans une affaire de diffamation, il est vrai mineure. Pour sa part, le parti gouvernemental a attaqué en justice un site d'information (La lettre A) coupable d'avoir publié les noms des grands donateurs d'En marche! Mais c'est bien Macron qui veut dévoilerles conflits d'intérêts…
«Macrocrature»
Une «macrocrature» se dessine ; c'est-à-dire une démocratie réservée aux membres du club. La perspective d'un parti unique, né des législatives, aggrave ce risque. Urgent que la vraie droite se rassemble. .

Largement d'accord avec Rioufol. Le simple fait que Macron se révèle autre que Hollande suffit pour l'heure à le faire aimer.
Le simple fait que Macron se révèle autre que Hollande suffit pour l'heure à le faire aimer
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Dans ce cas les Cheminade, Poutou et même Hamon auraient été "autres que Hollande", donc "aimables" eux aussi. La belle affaire. Autant dire que la maman de Macron a tiré le gros lot, que son papa refuse des milliers de demandes de don de sperme, et que si Jésus revient il ne manquera pas de le consulter !

Ah, j’oubliais : il est évidemment « Young Leader », et il passe quand il veut manger un morceau chez Bielderberg...

Bon il est brillant, aveuglant même, et j’avoue avoir porté des lunettes de soleil pour lire sa fiche wiki. Depuis, je regarde ma tortue et mon poisson rouge avec un sentiment nouveau de fraternité solidaire.

En un mot c’est l’Homme parfait !, le gendre idéal, limite super-héros, un mélange de Delon, Bourdieu et Kennedy, avec un zeste de Raymond Barre.
Après cinq ans de Hollande, on tomberait amoureux de son poisson rouge s'il devenait président. Il faut comprendre les Français. Macron est au pouvoir depuis presque un mois et il n'y a pas encore eu de meurtre djihadiste de masse sur le sol de France. Et il n'a pas repris Cazeneuve à l'Intérieur. Rien que pour ça, il va obtenir la majorité absolue au parlement.

Concernant la manière dont le personnage "vit sa fonction" : il peut sembler que, conscient de "sa chance", à 39 ans, de diriger le plus vieil Etat-nation d'Europe qui est aussi la 5e puissance mondiale, le jeune homme "se transcende" comme disent les commentateurs sportifs. Je voulais souligner ce trait : qu'un homme de 39 ans peut changer, "devenir lui" comme dirait Luc Ferry (philosophe dont l'anagramme du nom est Lucifer). Il n'est personne, ayant atteint la soixantaine (Fillon, Sarkozy, Juppé, Hollande, Mélenchon, Luc Ferry et consort) qui soit le même blanc-bec qu'à 39 ans, ce n'est pas possible. Si l'on fait le pari pascalien (pas vous, l'autre) qu'Emmanuel Macron est un être humain et non un hologramme ou un mythe télévisuel, il faut intégrer le fait que l'homme, quoi qu'il advienne va changer, va devenir autre que celui qui aura été élu le mois dernier. En bien ou en mal, je n'en sais rien, vous non plus. Il se trouve que ces jours derniers, et là je rejoindrais Alain Eytan, certains signes à cet égard, autorisent des espérances. C'est tout.
« Luc Ferry (philosophe dont l'anagramme du nom est Lucifer) »

Lucifer est bien inoffensif, en fin de compte...
Comme le chantait un prix nobel de littérature qui vous est cher, Trystan : sometimes Satan comes as a man of peace.
Francis, je crois que j'avais donné ici le lien d'un débat entre Macron et Philippot où, à mes yeux bien sûr, la prestation du premier ne cadrait pas avec l'image très entendue (celle d'une charmante et juvénile nullité gonflée à l’hélium des milieux financiers, en somme) que beaucoup en donnaient : il avait à cette occasion fait preuve de pugnacité, d'agilité d'esprit, de compétence et d'assurance, perdant même en se concentrant cet air un peu cruche qu'il a parfois, qui sont à peu de choses près les traits, amplifiés et solennisés par la fonction, que je retrouve chez le Macron président.
J'ajouterai que cette curieuse et atypique relation avec sa femme serait, de mon point de vue, une preuve de fidélité en sentiments et en amour et d'indépendance d'esprit, donc une marque de caractère plutôt qu'autre chose...
Bref, je me demande simplement si vous ne fûtes pas un peu hâtifs, et obnubilés par les oripeaux de l'époque, dans vos jugements.
Bien, ne nous emportons quand même pas trop, ce n'est pas encore la pâmoison, et on peut très vite déchanter...
04 juin 2017, 23:28   Macron ler, l'insidieux
"(...) une charmante et juvénile nullité gonflée à l’hélium des milieux financiers (...)"

Pour ma part, je ne me souviens pas avoir écrit quoi que ce soit de ce genre à propos de M. Macron. Au contraire, ce qui m'a toujours hérissé chez lui c'est l'autocrate qui sommeille et quand des journalistes le comparent, à cause de l'âge, à Napoléon III, je pense plutôt au 2 décembre. Il est vrai que cela à de quoi séduire les Français.
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