Le site du parti de l'In-nocence
[www.franceculture.fr]

"La culture n’est pas de l’ordre du possessif. Je tiens au terme de ressource, car les ressources ne se possèdent pas. C’est à qui les exploitent. Les ressources ne s’excluent pas, à la différence des valeurs. Plus on a de ressources, plus notre réseau culturel s’élargit. La ressource est un déploiement d’intelligence."

2ème partie : [www.franceculture.fr]
Dire à ce sophiste que,

1. les ressources, qui sont tout en même temps outil et objet de leur exploitation, ne se peuvent accéder sans
2. faire l'objet d'une transmission et d'une conservation, et que;
3. il ne saurait y avoir de conservation, d'entretien et de transmission des ressources sans prétention, chez le transmetteur et conservateur qui a eu ce soin, d'en posséder l'âme, ou le secret, ou l'attribut utile et précieux et le privilège et le puissant talent d'en faire l'outil et l'objet, tout en un, de transmission à l'autrui méritant.

François Jullien, penseur et chercheur très talentueux, est devenu, en s'institutionnalisant, un crétin obtus et pontifiant, un moins que rien de la pensée, méritant des poubelles de l'histoire, celles où doivent finir les grands frères inféconds, les parvenus intellectuels du désastre ambiant, les maîtres-penseurs qui ne valent plus rien.
C'est qu'à force de viser le renouvellement constant, la modification continue, la fluidité, le Tao..., à force de vouloir être allusif, évasif, libre, à l’aise..., on finit par raconter n'importe quoi.
Jullien s'est trouvé une vocation : servir d'embouchure de trompette à Macron qui a déclaré dans sa campagne qu'il n'y avait pas de culture française. Chez certains intellectuels, c'est plus fort qu'eux, un véritable syndrome pathologique : se faire l'écho des paroles du pouvoir, reprendre à son compte, en les traduisant dans une langue pseudo-universitaire, les éléments de langage du pouvoir. Relire Les Chiens de garde de Nizan.

F.J. n'a évidemment rien à gagner sur un plan personnel ou professionnel à faire cela, mais il n'en peut mais : comme le chien qui aboie spontanément au tonnerre jupitérien, pour le saluer, en amplifier l'écho, faire concert, être chien.
Quand les plus grands savants, les plus raffinés, basculent du côté de l'opinion ou du mauvais essai, très souvent, ça jure. Mais pas toujours. La preuve : [www.grasset.fr]
Il faut dire qu'E. Macron a tout pour plaire (aux z'artistes, aux z'intellectuels)... lui qui déclarait lundi, à Versailles, vouloir "Faire à l’homme enfin un pays digne de lui", n'hésitant pas à se présenter en défenseur de "la cause de l’homme".
Devant les parlementaires réunis en Congrès il a annoncé vouloir "faire de notre pays le centre d’un nouveau projet humaniste pour le monde".

(Une "vision" qui ne devrait pas déplaire aux Serres, Morin, et même Badiou...)
Pendant le temps consacré ici à ces fadaises "humainistes", ailleurs il se dit également cela :

[www.la-croix.com]
(Une "vision" qui ne devrait pas déplaire aux Serres, Morin, et même Badiou...)

Quand on songe à ce qu'est devenu Michel Serres... Le même homme a donc écrit ça puis ça ? Mazette.
Michel Serres, comme Morin ou Jullien, ne sont contredits par personne en France. Contredire et attaquer ces hommes, c'est un peu comme s'en prendre à une figure éminente du clergé, un archevêque, dans l'Allemagne ou la France ou l'Angleterre de 1490 : le pilori, le bûcher, la machine à étirement, la roue, la cangue (médiatique) et le bannissement, l'exil ou le donjon attendent le contrevenant. Le plus drôle est que lorsque dans un "débat ouvert", un auditeur anonyme, se risque à intervenir contre leur parole, à mettre le maître-penseur en contradiction avec lui-même, on voit l'homme alors tout contrit, sans voix, redevenu timide l'espace d'un instant (Serres), interloqué, bafouillant, ou bien (Morin), risquer la crise d'apoplexie, l'emportement sanguin, l'indignation surjouée et inepte.

C'est la France de 2017.
07 juillet 2017, 23:37   Abbaye Trump
M'est avis qu'aux yeux de M. Trump, quelque chose comme "Abbaye Beach" est une expression tout à fait orthodoxe de la défense de la civilisation occidentale.
Il y a 3 Occident: l'européen qui fait Abbaye Beach, l'américain qui y ajoute un Kentucky Chicken et le Russe qui balaye tout ça et le remplace par un cordon policier. La Chine, elle, fait les trois en même temps. L'islam quant à lui, qui va remporter le pompon du conflit des civilisations garde tout: 1. Le petit centre de loisirs aquatiques en y ajoutant des Burkini pour tous, 2. Le Kentucky chicken de l'Amerloque, 3. Le cordon policier poutinien mais rase l'abbaye qu'il remplace par une mosquée.

Voilà. Inutile de lire Grammaire des civilisations de BRAUDEL. Vous avez toute la vérité de ces choses sous les yeux, il suffit de les ouvrir.
L'Américain est tout de même un peu moins simple : d'abord il est armé, ce qui a pour excellent effet de calmer tout le monde, et puis question cops il s'y connaît également.
Tout le monde est armé dans cette affaire Trystan Dee. Sauf l'Européen. L'Européen est pis que "pas armé" : il est désarmé. L'islamiste, lui, est pis que armé : il est désarmant.
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