Le site du parti de l'In-nocence

Petit jeu littéraire d'été, à rebrousse-poil

Envoyé par Thierry Noroit 
Qui a écrit ceci (chef-d'oeuvre de bathmologie entre nous) :

Tunis, 16 mai

Notre effarement avenue Bourguiba où l'on croise maintenant des femmes décolorées, boudinées dans leurs blue-jeans, un téléphone portable à l'oreille, une cigarette à la bouche... Oui, notre effarement à P... et à moi qui regrettons le ballet si mystérieux des femmes sous leurs voiles, noir, blanc, bleu outremer parfois, des femmes qui s'envolaient quand on passait près d'elles.
Sont-elles plus heureuses, plus libres, déguisées ainsi comme partout, affligeantes poupées de fête foraine ?
(Remarquez, cela pourrait tout aussi bien être Renaud Camus, jadis, après tout...)
Pardon de monopoliser ainsi la parole, mais il me vient tout à coup à l'esprit, je ne sais trop pourquoi, et ce n'est pas si loin de Matzneff, le nom de Christian Guidicelli...
Voilà, tir groupé, je ne dis plus rien...
Cher Alain, vous n'êtes pas très loin. Il s'agit d'un écrivain qui fut membre du parti de l'In-nocence, sauf erreur, mais qui n'est pas Renaud Camus. Cela réduit le champ des investigations...
Orimont Bolacre ? pseudonyme de Michel Francesconi ?
Ce n'est pas lui non plus. Un écrivain plus connu (je ne garantis pas qu'il fut membre du PI, sympathisant en tout cas).
Pas Christian Combaz, quand même ?...
Non, pas Christian Combaz. C'est curieux, comme il a été vite oublié (celui que vous cherchez).
Pas Richard Millet quand même, si ?
Cher Thierry, cet écrivain "connu" s'est-il jamais exprimé dans ce forum ?
Il ne s'agit ni de Pascal Quignard ni de Richard Millet. L'écrivain mystère ne s'est jamais exprimé sur ce forum. Il est connu, même très connu (peut-être pour d'autres activités, surtout), mais n'a pas le renom littéraire de Quignard, Millet ou Matzneff.
Bravo, c'est bien Pascal Sevran.
Qu'est-ce qu'on gagne ? Un week-end pour deux à Tunis dans un hôtel trois étoiles de son choix ? Je joue pour le prix moi.
Euphémie vous venez de remporter le prix de l'Esprit de l'escalier, lot de consolation qui vous vaudra une excusion en petit train dans les rues de Banyuls un samedi après-midi de votre choix en septembre. Veinarde !
Je suis triste. "Muriel Baptiste : La vie, qu'elle gifle", de Patrick Sansano, est actuellement indisponible sur Amazon...
Ce jeu ne pouvait être que pour la gloire, laquelle vaut tous les hôtel trois étoiles à Tunis, et peut-être même les quatre étoiles. Je précise que le passage était extrait de On s'ennuyait le dimanche, cinquième volume du Journal de Pascal Sevran, qui couvre l'année 2002. Renaud Camus est plusieurs fois mentionné dans ce volume du Journal, comme dans tous les autres d'ailleurs.
On ne peut pas échanger sa gloire contre une livre de prunes ?
Maintenant que l'injustement oublié Pascal Sevran a été démasqué, je me pose une question autrement taraudante, à laquelle je n'arrive pas à trouver de réponse vraiment satisfaisante : s'exprime-t-on (ou écrit-on, intervient-on) sur le forum, ou dans le forum ??
Qu'en dites-vous ?
Je vote pour “sur”.
Sûrement pas “dans” : ou bien “au” (le forum antique) ou “sur” pour le forum informatique, comme on dit “sur le site de la Fnac”, mettons.
Prenons l'exemple du journal : si "ce forum fonctionne à la mode d'une revue", n'est-il pas plus approprié d'y écrire comme dans un journal, ou une revue, et non dessus ?
Il fonctionne “à la mode d'une revue” (très curieuse expression, par ailleurs) mais n'en est pas une. De même, une moto fonctionne mécaniquement sur le même mode qu'une voiture, ce qui n'empêche pas que l'on monte sur la première et dans la seconde.
La phrase originale, bien sûr, stipule que ce forum fonctionne "sur le mode" d'une revue : Marcel Meyer ayant fait mention du forum antique et de l'emploi de la préposition "à" à cet égard, j'ai voulu qu'elle soit de la partie.
Mais, cher Didier Goux, l'usage veut peut-être qu'on surfe sur Internet, il n'en reste pas moins que s'agissant d'un espace de discussion par écrit, il inclut par cela même la possible notion de contenant spatial dans lequel on évoluerait, même si cet espace est informatique ou virtuel : à cela s'ajoute le fait que la qualité, indéniable, des échanges y rédigés lui confère une certaine profondeur, et la dimension temporelle du temps de la réflexion, à quoi me semble beaucoup mieux convenir la préposition "dans" que le plat et superficiel "sur", qui de toute façon exclut toute compréhension que ce soit, surtout d'un texte écrit.

Non, vraiment, je penche encore pour "dans", et tant pis pour l'usage...
Si l'on considère qu'un forum est, à sa façon, une agora... ? Alors il faut dire s'exprimer dans un forum. Mais j'avoue ne plus trop savoir.
Eh bien, moi non plus, je ne sais plus…

D'ailleurs, puisque c'est comme ça, je vais arrêter de causer à le forum.
Je propose une formule précieuse, voire alambiquée, mais la seule qui soit susceptible de faire l'unanimité* : "par le truchement du forum". En effet, ce forum, si précieux soit-il, n'a aucun intérêt, ni valeur, ni profondeur en soi : il permet juste à de grands esprits de se rencontrer et de débattre sans se soucier du temps ni de l'espace.

(* probablement contre elle).
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