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Bientôt des "kiosques à fatwas" au Trocadéro et au Chatelet ?

Envoyé par Francis Marche 
Qui contestera, après ça, que la stratégie de la terreur djihadiste est celle qui garantit au mieux et au plus vite les progrès de l'islam dans la société ?

[www.lefigaro.fr]

Disons-le clairement et une bonne fois pour toutes, les "terroristes" se fichent éperdument que vous "n'ayez pas peur" ou que vous "ayez peur", ou que votre mode de vie occidental soit, sur le coup et après coup, perturbé ou non par leurs actions. Ce qui compte, le résultat net recherché en Occident, c'est de voir, quatre jours après le passage du camion-bélier, une voilée défiler côte à côte avec le roi d'Espagne dans un immense rassemblement, et que la parole publique de l'islam "de paix" soit renforcée, médiatisée, légitimée, accueillie avec chaleur et émotion, et que ceux qui la propagent et la portent haut, voilées et barbues, soit aimés, désirés et qu'une place chaude et fraternelle leur soit faite au sein des collectivités nationales.

L'Occident post-chrétien a une manière si particulière, si christique de réagir à ces atrocités sanguinaires, si différente des réactions obtenues dans d'autres régions du monde, Afghanistan, Nigéria ou Pakistan, que les djihadistes perpétrant leurs massacres en Europe peuvent se féliciter d'un bénéfice particulier et inattendu des atrocités qu'ils répandent : le sang des innocents, mêlé à celui de leurs "martyrs", produit une chimie remarquable dans ces foules ahuries qui doit beaucoup à ce que René Girard a défini comme dynamique du bouc-émissaire dans les sociétés pré-chrétiennes : le massacre, le sang de l'agneau et celui du bourreau versés en commun précipitent les embrassades, les accolades, le pardon (cf la une de Charlie-Hebdo ayant succédé à la tuerie de janvier 2015 – Tout est pardonné), la réconciliation communautaire et l'unité nationale dans laquelle il est réservé au camp des bourreaux une place de choix, au pinnacle des autorisés de parole, des chantres du chant profond disant toutes les visions de l'humanité à venir.

Quelqu'un sur Twitter a dit que ce à quoi l'on assiste après chacune des tueries aurait pour équivalent de voir un frère ou une soeur d'un résistant fusillé par l'Occupant dans les années 40, déclarer qu'il brûle de serrer dans ses bras un officier de la Kommandatur. L'image est forte mais elle est fausse : les officiers de la Kommandatur ne perdaient pas la vie dans les exécutions qu'ils ordonnaient, ils ne versaient pas leur sang en le mêlant à celui de leurs victimes. Nos chers djihadistes, si. Là est toute la différence : ces sacrifiés déclenchent chez les post-chrétiens de généreuses effusions pardonnantes, car leur mort est mimétique à celle de leurs victimes; leur sacrifice et celui de leurs victimes sacrificielles s'opèrent simultanément et sur un même théâtre. Le fameux amalgame que toute la sphère politico-médiatique s'empresse de proscrire se scelle alors avec un sens si fort qu'il faut l'assimiler à celui que les dentistes donnent à ce terme – celui d'un ciment. Or ce phénomène n'était possible que dans une société dont le soubassement psychologique reste la tradition chrétienne, et au-delà, certaines constantes anthropologiques pré-chrétiennes. Ce n'est pas le "tendre l'autre joue" qui est en cause ici, mais bien la geste de l'agneau sacrificiel, du bouc-émissaire dont le sang doit refonder l'avenir (cf. Je vois Satan tomber comme l'éclair de R. Girard).

L'amalgame des chairs déchiquetées se solidifie alors en ciment de l'édifice communautaire en construction. Si le vivre-ensemble est difficile, le mourir-ensemble, lui, vous garantit le paradis de la charia sur terre en quelques années. Par le truchement de ce mécanisme infernal, chacun des sacrifices sanglants opérés par ces djihadistes, donnant le la à une nouvelle reprise dès le lendement de la chanson Imagine dans des communions larmoyantes (avec installations d'oratoires improvisés sur les lieux de la tuerie), fait avancer de cent points la cause de l'installation en Europe d'un islam de paix, aimable et rassurant, contrasté avec l'autre autant que peut l'être le "bon flic" du "méchant flic" dans les interrogatoires de police où la personne mise en garde-à-vue finit par s'écrouler, se livrant en pleurs, passant à table dans la contrition devant le calme compatissant et digne du "bon flic", qui représente dans cette image l'islam qu'on nous sert dans les livres de classe. Telle est la divine surprise que les hommes de Daech découvrent depuis deux ans en Europe et dont ils ont probablement déjà tiré les leçons méthodologiques : plus on cogne fort sur le bétail mécréant, plus il désire embrasser nos frères qui préparent l'avenir de l'Oumma sur leur sol. Elle est pas belle la mort ?
C'est vrai et plutôt inattendu : cette violence donne un coup d'accélérateur à l'islamisation de l'Europe. On aurait pu penser que ces carnages allaient tout gâcher, la patiente et opiniâtre colonisation de l'espace et des esprits, or c'est tout le contraire qui se produit. La manière forte n'entrave en rien la manière douce.

Et dans le monde à l'envers, à la fin, c'est la victime qui console le "coupable" : [www.huffingtonpost.fr]

(Devant ces réactions intersidérales, je vais finir par penser que certains parents, en douce, remercient les djihadistes d'avoir tué leurs enfants.)
Et des fontaines à prière ?



(ceci est une mosquée)
 
À mettre en relation avec ceci : plus les migrants se comportent "comme des porcs" (revendications, menaces, insultes, violences, trafics, viols, etc.) plus nous les aimons, plus nous nous empressons de les accueillir, d'en accueillir toujours plus.

La aussi "Le fameux amalgame (puisque "nous sommes tous des migrants" selon le slogan remplaciste) que toute la sphère politico-médiatique s'empresse de proscrire se scelle alors avec un sens si fort qu'il faut l'assimiler à celui que les dentistes donnent à ce terme – celui d'un ciment."
L'idée de "kiosques à fatwas", qui, n'en doutons pas, doit être jugée "géniale" aujourd'hui dans certains ministères de la capitale, atteste ce que nous disons : les conséquences des attentats se révèlent dépasser toutes les espérances de leurs auteurs par le coup de fouet gigantesque qu'ils donnent au prosélytisme d'un "islam apaisé". Le nihilisme (celui des djihadistes) ainsi contré, conformément à une règle arithmético-bathmologique de base, produit du positif à une échelle gigantesque : jamais depuis qu'on tue au nom de l'islam, l'islam n'a été plus désirable, n'a davantage fait parler de lui en bien !

Le repoussoir propulse. Il fallait y penser. Personne n'y avait pensé. L'histoire opère ses bonds par des actes dont personne ne projette les conséquences. Autre exemple : le premier bombardement de Londres par la Luftwaffe dans la nuit du 24 au 25 août 1940 fut vraisemblablement non intentionnel (problème d'autonomie de vol des bombardiers allemands qui durent larguer leurs bombes à l'aveuglette pour pouvoir regagner leur base avec ce qui leur restait de carburant après s'être perdu dans la nuit au-dessus de l'Angletterre). Churchill, qui était en train de perdre la bataille d'Angleterre, dont la RAF était étrillée et épuisée, dont les aérodromes militaires étaient détruits quotidiennement, décida alors un baroud d'honneur autant qu'un coup de bluff : lancer un raid de bombardement sur Berlin, ce qui n'avait jamais été tenté. Une petite centaine de kilos de bombes sur la capitale du Reich envoyée avec le message We Shall Not Surrender alors même que la reddition était inévitable. L'effet fut prodigieux. Churchill n'avait pas anticipé que Hitler, petit caporal hystérique, sans intelligence stratégique, se comporterait comme un sale gosse violent et hargneux dans une cour de récréation en se détournant spectaculairement d'une stratégie de guerre gagnante (bombardements exclusivements militaires sur les bases de la RAF) pour frapper désormais des cibles civiles (Londres principalement), ce qui donna à Churchill un sursis inespéré et l'aubaine de reconstituer son arsenal de guerre et ses installations aéronavales, et lui sauva la mise. Hitler, en se comportant comme un gamin morveux pris de colère qui se met à se battre pour tuer, en oubliant tout des régles stratégiques dont l'application devait le conduire à la victoire, offrit ainsi à Churchill une divine surprise. Et le cours de la guerre en fut changé : l'Angleterre ne demanda aucune paix négociée et réussit à entraîner les Etats-Unis dans une alliance.

En attaquant Berlin – ce raid ne pouvait guère être répété, les difficultés d'autonomie de vol des appareils de la RAF de l'Angleterre à Berlin étant plus importants encore que pour la Luftwaffe qui pouvait plus facilement atteindre Londres des rivages de la mer du Nord que la RAF Berlin à partir des côtes anglaises – Churchill n'avait en rien prévu la réaction sotte et reptilienne d'Hitler qui devait le vouer à sa perte. La victoire ultérieure des alliés fut scellée à ce moment.

Imaginons le sourire de Churchill comprenant cela à l'automne 40, qu'il n'avait ni prévu, ni anticipé, ni même rêvé. C'est ce type de sourire qu'il faut imaginer se dessiner sur les lèvres des chefs djihadistes qui voient nos Vous-n'aurez-pas-ma-haine réclamer dans une réaction émotive reptilienne d'embrasser très fort leurs barbus après le passage de la voiture bélier, et les gouvernements européens vouloir donner "plus de visibilité" à "l'islam de paix".
Les parallèles historiques se moquent des distinctions entre le bien et le mal et intervertissent sans faire de sentiment les termes de leur actualisation dans les événements. Daignons entendre ce qu'ils ont à nous dire: que le bombardement, de Berlin ordonné par Churchill, dont les dégâts furent d'ampleur seulement symbolique, fut l'équivalent des actes terroristes commis par Daech sur notre sol ; que la réaction émotive-hystérique de Hitler (bombarder des objectifs civils à Londres et dans les grandes villes d'Angleterre) qui joua grandement en faveur de Churchill est équivalente aux réactions émotives-hystériques qui sont les nôtres à vouloir aimer l'islam qui se démarque officiellement des actes sanguinaires de Daech et à vouloir lui accorder notre confiance politique.

Dans les deux instances il y a réaction irrationnelle de l'attaqué, qui profite à l'attaquant qui ne l'avait en rien anticipée. Le protagoniste A découvre dans le feu des événements, la faille psychologique du protagoniste B restée jusque-là insoupçonnée. Le protagoniste B aura été de la sorte sondé par l'attaque inattendue (acte terroriste) et le résultat de ce sondage éclaire et nourrit les options et les choix politiques et statégiques qui engagent la suite du conflit. C'est ce que nous vivons et ce que nous sommes aujourd'hui – le protagoniste B – face aux attaques désespérées de Daech sur le sol européen opérées dans un moment historique où ses chances de victoire sur les théâtres militaires sont désormais nulles.
Àprès tout, les "kiosques à fatwas" permettraient à ceux d'entre nous qui le souhaitent d'être mieux informés​ sur le statut des dhimmis en pays d’Islam. Histoire de prendre​ un peu d'avance.
"Le repoussoir propulse. Il fallait y penser. Personne n'y avait pensé"
)))

Les premiers à s'en étonner sont certainement les islamistes. Et j'imagine combien ils doivent être déçus... combien ils doivent se sentir trahis par cette masse de lopettes qui ne leur offre même pas l'occasion d'un vrai, d'un beau, d'un grand Jihad ! Triompher de cette façon n'a vraiment rien d'enthousiasment. Enfin bon, ils feront avec. Et nous aussi.
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