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Sur la surprenante longévité des Algériens

Envoyé par Pascal Mavrakis 
Les expatriés français en Australie doivent se rendre une à deux fois par an dans leur consulat pour se faire établir un certificat attestant qu'en tant que retraités, ils sont bien en vie. Seulement voilà, pas facile d'imposer cette "contrainte" à l'Algérie...


Voici l’intéressante "découverte" faite par la Cour des Comptes qui, en épluchant les comptes de la CNAV (caisse nationale d’assurances vieillesse), a constaté que le nombre de retraités centenaires algériens (plus de 50.000) était particulièrement important.
Ce nombre est même très supérieur au total des centenaires recensés par l’état-civil en Algérie...
Rolande Ruellan, présidente de la 6e chambre de la Cour des Comptes qui a présenté le 9 juillet dernier un rapport sur la fraude sociale devant une commission parlementaire reconnaît le problème (document que chacun peut consulter pour vérifier cette info) :
« Il y a des retraités qui ne meurent plus dans les pays étrangers » dit-elle, insistant, en particulier, sur le nombre de retraités centenaires algériens.
Pourquoi ? Comment ? C’est ce qu’a tenté de savoir la commission.
"Il suffit de ne pas déclarer à la caisse de retraite le décès de l’ayant droit" précise la magistrate.
"Mais il n’y a pas de contrôle ?" s’étonne un membre de la commission.
"En Algérie nous n’en avons pas les moyens. Il faudrait mettre des contrôleurs itinérants dans tous les pays."
"Ce n’est pas évident !", souligne-t-elle.
En résumé :
Les Algériens binationaux ayant travaillé en France deviennent immortels à partir du moment où ils se retirent en Algérie pour leur retraite et ce sont leurs enfants, voire leurs petits-enfants, qui continuent de percevoir la pension de retraite bien après leur décès.
Et il ne faut évidemment pas compter sur les autorités algériennes pour faire la chasse aux fraudeurs...
On peut s’étonner, tout de même, qu’un organisme comme la CNAV qui verse chaque année 4 milliards d’euros de retraite à l’étranger, dont plus d'1 milliard d'euros pour l’Algérie, ne soit pas en mesure d’effectuer un minimum de vérifications... Soit en demandant, tous les deux ans par exemple, aux bénéficiaires de donner une preuve de leur existence, soit en les invitant à se présenter dans les consulats de France pour percevoir leurs pensions.
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