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Mao et la "méditerranéisation" de Paris

Envoyé par Francis Marche 
Tiré du site Que demeure la France, ceci :



Je voudrais quitter ce monde que je ne le pourrais pas.
On croit rêver... Mao ... Péninou ...


La méditerranéisation comme on l'aime :

[www.francetvinfo.fr]
Je me demande combien de temps il faudra encore pour que le ministère des Anciens Combattants, heu je veux dire le “Ministère de la Défense, secrétariat d'Etat à la défense, chargé des anciens combattants”, devienne le ministère (...) des vétérans.
Oui. Je crois que c'est en bonne voie hélas. Quand les derniers anciens combattants auront disparu, un ministère, en quelque sorte "virtuel", des "vétérans" prendra sa place. C'est prévu.
Cela dit, pour les passionnés d'étymologie transnationale, les jeux de va-et-vient entre le français et l'anglais ne laissent de fasciner. Voici, pour celle de l'anglais veteran, qui reprend droit de cité sur notre sol depuis une trentaine d'années, ce qu'en dit Oxford :

veteran (n.)
c. 1500, "old experienced soldier," from French vétéran, from Latin veteranus "old, aged, that has been long in use," especially of soldiers; as a plural noun, "old soldiers," from vetus (genitive veteris) "old, aged, advanced in years; of a former time," as a plural noun, vetores, "men of old, forefathers," from PIE *wet-es-, from root *wet- (2) "year" (source also of Sanskrit vatsa- "year," Greek etos "year," Hittite witish "year," Old Church Slavonic vetuchu "old," Old Lithuanian vetušas "old, aged;" and compare wether). Latin vetus also is the ultimate source of Italian vecchio, French vieux, Spanish viejo. General sense of "one who has seen long service in any office or position" is attested from 1590s. The adjective first recorded 1610s

Donc c'est au XVIe siècle que le vocable français franchit la Manche, s'installe en Angleterre, et revient vers nous à la faveur du Débarquement de juin 1944.

L'anglais se "shakespearianise" à ce moment, 1590, par mille emprunts et solidifications des gravats, agrégats et pulvérulences lexicographiques ramassés en Europe. Il s'enrichit ainsi, sans effacer le substrat anglo-saxon, c'est ce qui fit sa force. Tandis que nous, élément d'une mosaïque continentale, nous n'empruntons de l'extérieur que pour mieux nous débarrasser de nous-mêmes. C'est le côté da capo ou tabula rasa des Français.
Très classique aller et retour en effet. Reste que le retour d'aujourd'hui est most unpleasant par sa veulerie.
Un autre motif d'irritation, et de confusion : l'usage en français du terme hémisphère dans son acceptation anglaise, ici dans un site qui retrace l'histoire des Cortès de Cadix et la Constitution de 1812, et qui analyse l'émergence du concept de nation en Espagne :

La constitution élaborée à Cadix s’inspire de l’idéologie libérale, malgré l’article 12 sur la religion de la nation espagnole. La Nation est définie comme l’ensemble des Espagnols des deux hémisphères, sans distinction de classes ni d’états. La constitution affirme le principe de la souveraineté nationale (article 3º) qu’elle place au-dessus du roi.

[histoiredespagne.wordpress.com]

Le terme hémisphères en Français fait référence à une notion de latitude : l'hémisphère Nord et l'hémisphère Sud, que sépare l'équateur; tandis que dans le monde anglophone, il s'agit d'une notion articulée sur la longitude : l'hémisphère Ouest désigne par convention l'Amérique, l'autre désigne l'Europe (le vieux continent). The Western Hemisphere désigne donc les Amériques.

Dans cette phrase, l'expression les Espagnols des deux hémisphères n'a évidemment aucun sens. Mais les mauvais traducteurs (pas "mauvaises traductions" mais bien mauvais traducteurs) nous forcent à nous en accommoder, et découragent la lecture. La langue, l'attention, l'intelligence des choses, ainsi, chez nos compatriotes se dissipent et se perdent par l'action de ces pourceaux de la langue.
Bel exemple qui fera probablement souche. En français classique on aurait bien sûr écrit « des deux mondes. »
Citation
Francis Marche
Tiré du site Que demeure la France, ceci :



Je voudrais quitter ce monde que je ne le pourrais pas.

À propos des déchets : il y a de l'espoir... puisque les camps nazis qui visaient à faire de l'humain un déchet sont aujourd'hui lieux de commémoration, conservations de reliques.

Que faire des déchets ? Les passer à la télévision .
(Variations maoïstes...)

Grace à la "méditerranéisation" de Paris qu'observons-nous, là, sous nos yeux ? La bourgeoisie souchienne, de force dominante qu'elle était par le passé, devient, à l'époque de la Nouvelle Société Diversitaire (NSD), une force subordonnée dépérissant progressivement, croulant sous les déchets, la masse des migrants. Déchue de son pouvoir elle disparaîtra avec le temps.
La violence, la crasse, la pourriture, les déchets, qui occupaient dans l'ancienne société bourgeoise une position subordonnée deviennent la force dominante dans la NSD.
Je me demande ce qui arrivera le jour où une colonie de badioutistes, maoïstes, trotskistes, lambertistes, croisera dans Paris une colonie de choléra, typhus, coqueluche, diphtérie.
Deux bandes rivales !
Comme tout désastre qui se respecte, celui en cours est une bouffonnerie. Mais alors, formidable celle-là !
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