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Le "nègre littéraire" n'est plus

Envoyé par Pascal Mavrakis 
Le mot "nègre" banni en littérature.
Le ministère de la Culture a donné raison au Conseil représentatif des associations noires. L'expression "nègre littéraire" sera remplacée par "prête-plume.


[www.lepoint.fr]
Il y a déjà un bon moment que je me qualifie moi-même d'écrivain de couleur. On ne sait jamais…

Néanmoins, je continue à nommer le bureau où j'officie “La Case”.
17 novembre 2017, 16:17   Au clair de l'alu
Quant à moi, j'ai commandé une tenue de Pierrot...
Bonne décision, je trouvais l'expression choquante.
A une époque où les gens n'osent même plus dire noir (trop connoté) mais black qui sonne mieux.
A une époque où les gens n'osent même plus dire noir (trop connoté) mais black qui sonne mieux.
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Un "Black", un "renoi", un "rebeu" pour ne pas dire un Arabe (il semblerait que ce soit plus valorisant pour eux, moins culpabilisant pour nous...). Mais je continue de "résister", accroché à ma "langue fasciste", m'obstinant à parler "comme avant" : "les noirs", "les Arabes", etc.

Alors oui, la suppression de "nègre littéraire" s'inscrit tout à fait dans la logique remplaciste. Le Mal est réparé. Nous sommes sauvés .
L'usage ne posait plus aucun problème car l'expression avait été, depuis longtemps, complètement vidée de tout sens équivoque. Mais en bons racialistes maladifs qu'ils sont, les antiracistes, qui donc voient de la race et du racisme partout, ont eu la peau du nègre littéraire. Prête-plume... Mouais. Blanco littéraire, c'était pas possible?
Victoire symbolique dans un premier temps : ils nous rappellent qu'ils sont là, qu'ils​ font la loi partout, même dans la langue, et que les "petits blancs" ont intérêt à bien se tenir (et à tenir leur langue).
Et victoire on va dire matérielle : ça permet de justifier les grasses subventions et les bons salaires, de relancer​ la machine à sous ("il nous faut plus de moyens et une vraie volonté d'aboutir, le combat continue" etc.).
"La critique idéologique et moraliste, obsédée par le sens et le contenu, obsédée par la finalité politique du discours, ne tient jamais compte de l’écriture, de l’acte d’écriture, de la force poétique, ironique, allusive du langage, du jeu avec le sens. Elle ne voit pas que la résolution du sens est là, dans la forme même, dans la matérialité de l’expression."

Le Crime parfait - Jean Baudrillard
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