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La France reçoit le Meilleur comme l'Inde reçoit la Mousson

Envoyé par Pierre Hergat 
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La France reçoit le Meilleur comme l'Inde reçoit la Mousson


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Le meilleur, c'est le métissage

(Sarkozy 2008)
Nous devons changer, alors nous allons changer.

- « Quel est l'objectif ? Ça va faire parler... L'objectif, c'est de relever le défi du métissage. Défi du métissage que nous adresse le XXIe siècle (...).
Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudrait alors que la République passe à des méthodes plus contraignantes encore. Mais nous n'avons pas le choix. (...) Ce n'est pas un choix, c'est une obligation, c'est un impératif. On ne peut pas faire autrement au risque de nous trouver confrontés à des problèmes considérables. Nous devons changer, alors nous allons changer !
»




 
La France reçoit le Métissage comme l'Inde reçoit la Mousson
Macron n'est qu'un clone de Sarkozy, peut-être en moins vulgaire mais ce n'est pas promis. Sarkozy, du reste, sportif, l'admet : "Il est comme moi en mieux".

La France se divise en deux camps politiques :

1. les enthousiastes de ce qui advient (la mousson migratoire, le métissage, la mondialisation heureuse), qui regroupent ce qui s'est fait connaître jusqu'ici comme la droite et qui inclut Macron;

2. les opposés à ce qui est ou qui advient, et qui "luttent" pour changer l'homme, la vie, et rééduquer le peuple qui pense mal, et le mâle qui pense peuple et n'en fait qu'à sa tête. Ceux-là, refusant ce qui est ou qui advient, mais n'ayant ni les nerfs ni les muscles ni l'audace pour agir sur le Réel, ont fait pacte d'agir sur l'homme (aujourd'hui "le mâle"), c'est plus facile, la matière est plus malléable (merci l'abrutissement médiatico-narcotique) et surtout, ça coûte moins en efforts et en phynances.

Tel est le partage du pouvoir en France. Tous luttent : pour aider à l'advenue de ce qui advient dans le camp des premiers, qui ne sont que maïeuticiens politiques; pour forcer la rééducation générale et, en cas d'échec, se réserver la solution d'un remplacement de la matière non-rééducable pour les seconds.

Ces deux camps sont immuables : MACRON-SARKOZY et leurs potes de l'oligarchie venutiste d'un côté ; de l'autre HOLLANDE-PLENEL et consorts, et leurs agité.e.s féministes qui forcent les portes et les cloisons de l'humain par impuissance face au réel matériel et inhumain.

Dans ces deux camps, le personnel tourne, se concurrence, défile, parade, pérore sur les plateaux TV, s'éclipse et revient, s'arrange un éternel ballet spectaculaire. Bref, rien, aucune ligne, ne bouge jamais sur ce petit théâtre pathétique, ubuesque au sens le plus jarryque du terme.
Sarkozy : "Ce n'est pas un choix, c'est une obligation, c'est un impératif. On ne peut pas faire autrement"

En réalité cette "obligation", cet "impératif" annule, par fulgurance, tout passé, toute antériorité et toute temporalité. La "France d'avant" n'est plus, ne sera plus jamais - c'est comme ça !
C'est la droite TINA ("There Is No Alternative", phrase chère à Margaret Thatcher) qui chante sur tous les tons qu'on ne peut faire autrement ; face à elle, la gauche se dresse avec "l'homme alternatif" : si le Réel est réfractaire, changeons l'homme, c'est devenu possible, et surtout plus aisé que de changer le Réel, rendu au XXIe siècle trop vaste et trop complexe pour être analysable comme aux siècles précédents.

Dans les deux camps : l'impuissance faite politique.

Ce schéma, on doit pouvoir le noter, est le fruit un terrible renversement, d'un chiasma historique : au siècle de Comte et de Marx, le réel pouvait se présenter encore comme analysable, comme il avait commencé de l'être au siècle de Kant, cependant que "la nature humaine", l'homme, était un puits insondable et insondé, un élément du mystère divin; au siècle qui est le nôtre, l'inversion des possibles et des impossibilités est avérée : c'est le Réel, qui est devenu insondable, un casse-tête absolu, cependant que l'homme lui, l'illusion projective de l'intelligence artificielle aidant, devient abordable intellectuellement, il peut être agi comme le réel ne le peut plus. D'où le virage de la "gauche" : changer le monde, non merci, pas pour moi, on a que des coups à prendre, tandis que la perspective de changer l'intelligible – l'homme – la fait saliver comme ses ancêtres du siècle de Pasteur et de Hugo salivaient à l'idée de changer le monde, alors interprétable en raison.
"Macron, il est comme moi en mieux".


Aujourd'hui, le Politique en bon serviteur de l'économie, se doit d'être disruptif. Quand Sarkozy dit que Macron est comme lui, en mieux, dans son esprit cela veut sans doute dire qu'il est encore plus disruptif que lui, qu'il va encore plus loin que lui dans le compostage généralisé.

L'image qu'on avait autrefois d'une société, était celle du mécano. Nos représentations étaient celles du génie mécanique, avec ses ponts entre deux rives, ses buildings, ses ouvrages d'art, ses rues et immeubles. C'est la représentation tranquille et achevée que l'on cherche à donner d'une société moderne.


En fait, nous sommes passés en 30 ans du génie mécanique à la mécanique des fluides, et par fluide il faut entendre la mécanique des gaz. Quand on parle de volatilité des marchés de la bourse, il faut le prendre au sens premier du terme. L'économie moderne est une immense chaudière qui a pour objectif de brûler.
Le modèle fonctionnel de l'économie moderne, c'est le soleil, les lois de la physique du soleil sont celles des modèles économiques actuels: une grosse chaudière avec ses trous coronaux et ses irruptions appelées crise.
Une croissance de 2% revient par exemple à voir le rayon de la masse solaire s'accroitre de 2%.
Le changement permanent, le métissage permanent, ce n'est rien de plus que du compostage pour la chaudière.

Aussi, s'il y a bien quelque chose que ni Sarkozy ni Macron ne prennent jamais en compte, c'est bien le temps: la chaudière exige d'être alimentée en permanence et dans l'urgence. Et toute l'humanité est dans la chaudière. D'ailleurs, c'est elle, la chaudière.


@Pierre Hergat


Aussi, s'il y a bien quelque chose que ni Sarkozy ni Macron ne prennent jamais en compte, c'est bien le temps: la chaudière exige d'être alimentée en permanence et dans l'urgence.



Chaudière ? Temps ? Hummm... Tout ça date un peu - non ? Que faites-vous des réseaux ? Car la vie en réseaux, c.a.d. notre vie en réseaux, se déroule, ou plutôt se fragmente, dans un monde sans durée, sans espace, sans frontière, un monde sans mémoire, sans identité et sans institution, un monde virtuel. - Zéro délais, juste à temps, tel est le temps du réseau (le "juste à temps" plutôt que le temps réel, car c'est le temps de la connexion, de la transmission, qui seul peut être qualifié de réel).
Par ailleurs que voit-on ? Qu'uniformisation et fragmentation ne s'opposent pas, ne se "brûlent" pas, mais se co-déterminent. Ainsi dans la "nouvelle économie" le grouillement des start-up n'empêche pas une concentration sans précédent des entreprises multinationales.

Finalement "l'impuissance politique" dont nous parle Francis n'a plus guère d'importance, puisque l'individu, remplacé ou en phase de l'être, n'est plus que ce sujet désirant cher à certains philosophes ; un individu dont on ne peut qu'admirer la capacité à accompagner le GR en même temps que les mutations du capital.
Alors pourquoi donc chercher à donner un minimum de cohérence, via le retour du politique, à l'existence de sociétés, et d'individus, autant déstructurés (des individus qui ne semblent pas si mécontents que cela de l'être) ?
Chaudière ? Temps ? Hummm... Tout ça date un peu - non ? Que faites-vous des réseaux ?


- Chaudière et temps, sont deux objets physiques. On peut toucher une chaudière. On perçoit les effets du temps.
- Réseau est une notion de maths, de la théorie des graphes. Il n'y a pas de réseaux dans la nature. Il y a des stratégies, des regroupements, etc. Si vous me trouvez un réseau de chevreuils, vous me le montrez.
Il ne faut pas confondre les maths et la physique.

Les êtres humains, jusqu'à plus ample informé, vivent dans un monde physique, fait de chaudières et de temps. Il n'y a pas de réalité physique aux réseaux internet.. Tout ces dits 'réseaux' n’interfèrent pas avec la réalité physique des choses. Quand on appelle à un rassemblement via un réseau social sur Internet, pour une manifestation par exemple, on appelle à un regroupement. Si le regroupement a bien lieu, il ne s'agit pas d'un réseau d'individus pour autant.
D'ailleurs, neuf fois sur dix, le regroupement n'a pas lieu.

Il n'y a pas de réalité physique aux réseaux internet.. Tout ces dits 'réseaux' n’interfèrent pas avec la réalité physique des choses.



L'espace, comme distance (physique !), est un obstacle à la communication ou à la transaction "juste à temps" dont j'ai parlé plus haut. Les frontières (politiques, linguistiques, culturelles) font obstacle et doivent être, en conséquence, abolies, au risque d'abolir du même coup les communautés humaines (physiques !) que ces frontières abritent. Or, dire que le monde devient "global" ne dit rien de plus que : le monde est en réseau. Le global, c'est le réseau.

La cyberentreprise, par ex., n'a plus de frontières assignables : elle est virtuelle, c.a.d., au sens propre du mot, en deçà de toutes ses réalisations (physiques !) possibles, reconfigurable en fonction des projets et des circonstances, ad hoc. Et pourquoi ce qui arrive à l'entreprise n'adviendrait-il pas également à l'école, au Parlement, ou à n'importe quel "tout établi" (établi "physiquement" s'entend).

Le réseau transgresse les frontières, toutes les frontières, qu'elles soient établies dans l'espace, le temps, les esprits, les mémoires, la sphère symbolique. Voilà pourquoi "ces dits 'réseaux n'interfèrent pas interfèrent avec la réalité physique (ce qu'il en reste) des choses".
Le réseau, ne change fondamentalement rien. Il oblige simplement à revoir l'organisation des choses. En particulier, les frontières, qui ne sont plus au même endroit.
Pour prendre un exemple très simple, soyez commerçant, allez sur alibaba.com, et achetez un lot de 500 appareils pour les vendre dans votre région.
Ce que permet le réseau, c'est d'aller chez le grossiste, en Chine, sans bouger de chez vous. Mais tout le reste, c'est pareil.

Le transactionnel se fait de façon on ne peut plus classique. Puis, très classiquement, il faut choisir le type d'Incoterm pour le livraison par bateau, et alors s'opère le partage des responsabilités entre l'acheteur et le vendeur, le frontièrage s'opère à ce moment-là.

Incoterm et valeurs en douane
youtube

La globalisation réside dans les Incoterms.


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