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Mort d'un héros ?

Envoyé par Pascal Mavrakis 
11 décembre 2017, 22:04   Re : Mort d'un héros ?
Oui, oui, jusqu'au jour où elle vous tombe dessus (en l'occurrence à Valmy) et là, abasourdi, on plie bagages et l'on déclare :
« De ce jour et de ce lieu date une ère nouvelle de l’histoire du monde (...). »


Pan sur le bec !

Prodigieuse vertu d'édification que celle de Valmy. Tout était absolument, définitivement perdu pour le peuple de France et sa Convention, pas une chance sur dix mille d'arriver à quoi que ce soi. Foutu pour foutu, ils ont décidé de foncer. Face à la mort qui leur fondait dessus, face à des morts qui bravaient la mort, les autres ont pris peur.
12 décembre 2017, 11:11   Re : Mort d'un héros ?
La famille du chanteur avait déclaré Marine Le Pen indésirable à la cérémonie...

JH : héros national et militant antiraciste jusqu'au bout, et même au delà du bout. Non pas "Vous n'aurez pas haine", pour le coup, mais "Vous n'aurez pas ma mort", vous les fachos, vous les beaufs.

Tout est bien qui finit bien. Amen.
12 décembre 2017, 11:55   Re : Mort d'un héros ?
"En attendant Godot Valmy"...
12 décembre 2017, 13:10   Re : Mort d'un héros ?
Ce même Richard Millet qui, dans un de ses livres, qualifiait de monstre tel ténor amputé de ses deux bras.
Cela montre la sensibilité et la générosité du personnage !
12 décembre 2017, 13:16   Re : Le peuple-roi
@Alain Eytan

Vous êtes ambitieux. Dans une France plus conforme à vos souhaits qui auriez-vous vu pour des obsèques gigantesques comme celles-ci fédératrices des français? Pierre Boulez? Maurice Blanchot?
12 décembre 2017, 13:51   Re : Le peuple-roi
Houla, ça dépote !
12 décembre 2017, 15:45   Re : Le peuple-roi
Tout ce ci est bel et bon, il n'empêche qu'on n'a pas vraiment répondu à la question incontournable : si le peuple français est si méprisable quelle importance qu'il soit remplacé ?
12 décembre 2017, 17:17   Re : Mort d'un héros ?
Mais enfin, qui vous dit qu’il est méprisable?
Ce Johnny est vraiment l’homme de tous les excès. C’est un sujet qui arrive à affoler le compteur de commentaires de ce site.
À voir, la chronique de Zemmour aujourd’hui sur RTL. Tout est dit et bien dit.
12 décembre 2017, 18:39   Re : Mort d'un héros ?
''Mais enfin, qui vous dit qu’il est méprisable? ''Sûrement pas moi ! Et je suis d'accord en gros avec l'analyse de Zemmour.
29 décembre 2017, 16:37   Une scandaleuse beauté
» Un grand artiste, un artiste bouleversant, Vincent, Ludwig, est d'abord une figure de monstre. Sa plastique se doit d'être anormale, môche et repoussante. La transcendance et la belle inspiration du "je est un autre", généralement, font le job à partir de là.

Je crois que la beauté est absolument anormale, et que tout ce qui confine à la perfection est repoussant, littéralement, vous en interdit l'accès et dérobe tout sens, sans quoi on n'a aucune clé d'entrée : pire, la beauté peut susciter même un rejet effaré, une agressivité qui est parfois dangereuse.
L'être laid peut être apprivoisé par la commisération qu'on lui porte ; mais le Beau ? On lui crache plutôt à la figure !
29 décembre 2017, 17:19   Re : Une scandaleuse beauté
Plutôt d'accord avec Alain. Si j'osais, j'irai plus loin : le Beau auquel on ne crache pas à la figure, très souvent, vous fait payer cher votre manquement. Il peut vous le faire payer de diverses façons, qui peuvent, dans leurs formes respectives, s'opposer : mutiler votre vie, votre être ou, à l'inverse, s'automutiler, mutiler sa beauté, sa vie, son être (Rimbaud).
29 décembre 2017, 17:51   Re : Une scandaleuse beauté
Eh oui, cela me rappelle ce saisissement outré qui nous prit quand quelque être du commun prétendit avoir découvert une photo inédite de Rimbaud, au visage veule de calicot, petite moustache et regard sournois de fouine : ça, Rimbe, pouah !...
07 janvier 2018, 11:53   Re : Une scandaleuse beauté
Bon, France Gall est morte. On repart pour un tour ou bien ça va aller ?
07 janvier 2018, 12:03   Re : Une scandaleuse beauté
Hum... Bernard Tapie, "qui a beaucoup fait pour les jeunes de banlieues" et "qui a toujours combattu le FN", ne devrait pas tarder à débarrasser le plancher, lui aussi.

Mediatiquement parlant, seule la mort de J.M. Le Pen sera la "bienvenue".
07 janvier 2018, 14:19   Re : Une scandaleuse beauté
Il y en a encore quelques-uns à suivre : pensez, par exemple, à ces messieurs des “Pierres roulantes”, toujours vaillants dit-on, mais pour combien de temps ? Sans compter nos assez nombreuses vedettes yé-yé...
07 janvier 2018, 16:04   Re : Une scandaleuse beauté
Je vous prie de m'excuser, mais France Gall, c'était autre chose : franchement, qui peut résister à cette friandise fraîche et acidulée, adorablement interprétée, des années 60 ?

video: [youtu.be]
08 janvier 2018, 11:28   Re : Mort d'un héros ?
Sauf respect, je ne saisis pas pourquoi M. Camus et son disciple absolu Trystan Dee se donnent tant de mal pour nous dire chaque fois que nécessaire - et peut-être au-delà du nécessaire - que la chanson de variétés pour eux n'existe pas, tout comme la culture populaire en général. Leur obsession semble prouver que cela existe terriblement pour eux, bien au contraire. Il n'aurait pas été question de France Gall ici, probablement, sans la provocation de Trystan Dee. Puisqu'il en est question, j'approuve absolument la remarque d'Alain Eytan. Il faut tirer à nous toutes ces pépites, qui témoignent de la France d'avant, dans sa diversité (véritable diversité et pas slogan diversitaire). Il y eut même une France Gall antérieure à Serge Gainsbourg, au plus profond des années 60, réécoutez une chanson comme Christiansen, vous m'en direz des nouvelles...
09 janvier 2018, 00:21   Re : Mort d'un héros ?
Que ce soit pour nôtre Johnny national, nôtre France Gall (non moins nationale) ou Richard Wagner il ne sert vraiment à rien de vouloir pérorer à l'infini à propos des torts ou des bonnes raisons qu'il y aurait à les aimer ou pas.
Ces amours ou ces détestations éprouvés envers eux, ou d'autres, ne se déterminent pas par la raison ni par un argumentaire laborieux et besogneux, bien que se voulant démonstratif.
Au départ, tout en amont, il y a ce que l'on éprouve instinctivement, ce que l'on aime ou déteste, comme dirait Nietzsche. Ensuite suivent tous les commentaires plus ou moins fastidieux, en rien démonstratifs, mais seulement utiles à alimenter et justifier tant bien que mal son amour ou sa détestation primaire et instinctive.
On ne va pas démontrer par a+b qu'il ne faut pas aimer Johnny Hallyday, que le bon peuple a tort de l'aimer. On ne va pas le rééduquer dans des centres fermés avec obligation d'écouter Boulez soir et matin.
De même qu'on ne va pas, par exemple, rééduquer Renaud Camus parce qu'il aime bien manger de la charcuterie paysanne dans une brasserie plutôt que des mets plus raffinés à la Tout d'argent, ni lui reprocher de ne pas aimer les symphonies de Haydn, bien qu'elles fassent parties du grand répertoire classique. De telles démarches pédagogiques seraient parfaitement stupides et ridicules.
L'amour ou la détestation sont premiers car primaires et instinctifs. Ensuite suivent tant bien que mal les discours justificatifs. C'est tout. C'est comme ça.
09 janvier 2018, 06:24   Re : Mort d'un héros ?
L'amour ou la détestation sont premiers car primaires et instinctifs. Ensuite suivent tant bien que mal les discours justificatifs. C'est tout. C'est comme ça.
)))



Assez d'accord avec vous. Mais vous oubliez l’ "instinct de troupeau", qui lui aussi est premier (plus encore peut-être), lequel instinct ne relève pas du corps propre à chaque individu mais représente un instinct purement social. Ce n’est pas parce que je suis fait comme ceci ou comme cela, ou que parce que je fais comme ceci ou comme cela, que je choisis telle morale (ou telle musique), c’est parce que la société, ou telle partie de la société, a choisi celle-ci, et qu’en tant que membre de celle-ci je l’adopte également, pour appartenir.
09 janvier 2018, 12:49   Re : Mort d'un héros ?
Cher Pascal,

Vous avez bien sûr parfaitement raison de faire référence à ce que vous nommez, un peu méchamment tout de même, l'instinct de troupeau. Non je ne l'ai pas oublié (en mon for intérieur) mais tout ne peut pas être dit, ou écrit, en une dizaine de lignes écrites prestement.
Puisque vous l'avez évoqué essayons d'aller un peu plus loin, avec nos modestes moyens. Ce désir mimétique dont vous parlez a été traité avec maestria par René Girard, dans son fameux ouvrage Mensonge romantique et Vérité romanesque, lequel vous devez certainement connaître
Se croyant libre et autonome l'individu n'obéirait en fait qu'à ce désir mimétique de ressembler à l'être aimé, ou de vouloir posséder ce que l'autre, tous les autres, voudraient avoir. Nos choix, nos désirs, nos goûts ne relèveraient donc pas d'un libre arbitre, mais, bien au-contraire, seraient fortement induits soit par l'être aimé, soit pas un petit groupe d'autres, dûment sélectionnés et choisis, soit aussi par l'ensemble de la société, c'est-à-dire la mode ou les tendances du moment.
Ceci me semble tout à fait vrai, autant qu'il est possible que ça le soit quand on a affaire aux sciences humaines, c'est-à-dire en de très larges parts mais pas en totalité.
Néanmoins je voudrais faire deux ou trois remarques. Ne croyons pas naïvement que l'ensemble de la population peut-être définie par une partition mathématique composée des deux ensembles suivants : celui des ploucs, forcément assujettis à l'instinct de troupeau, et celui, élitiste et restreint, de ceux qui ne s'en laissent pas conter et qui sont des hommes libres.
Ne pas tomber dans cette illusion et cette prétention pourtant bien tentante et agréable à faire sienne.
L'Homme est un animal social et donc réagit en tant que tel. Il n'est pas une monade hermétique à son environnement. Notre troupeau, c'est-à-dire celui dans lequel nous nous reconnaissons, pour lequel nous éprouvons un sentiment d'appartenance, nos pairs en quelque sorte, peut-être plus ou moins important mais nous sommes tous influencés par Lui, qu'il recouvre l'ensemble de la société ou une caste plus réduite.
Même s'il est bien vrai qu'on ne peut réduire un individu à son groupe d'appartenance, il est illusoire de penser qu'il peut s'en affranchir en totalité. Personne n'est à l'abri de cet instinct de troupeau, ce dernier pouvant embrasser l'ensemble de la société ou une petite caste ou même se trouver réduit au singleton d'une seule personne : l'être aimé.
Cela fait partie de notre logiciel d'être humain. Sinon on tombe dans le monstrueux et l'inhumain. On vient au Monde, lequel nous préexiste et nous accueille en son sein. Dans un Monde d'Autres pour lequel on s'animera, on éprouvera des sentiments d'amour ou de haine, etc.
Autre remarque : que nos goûts et préférences nous soient en partie dictés par nôtre troupeau cela semble établi. Néanmoins ils sont bien les nôtres à cet instant t de notre vie. Et ils ne changeront pas en raison d'un argumentaire se voulant rationnel, pédagogique ou démonstratif ( que ce soit le goût, ou le dégoût, de la charcuterie auvergnate, des asticots crus ou de Johnny Hallyday).
Une personne qui changerait de goût artistique en raison d'une démonstration, d'une idée, d'une doctrine, d'une foi, d'un principe, se ferait violence sacrilège, mutilerait sa sensibilité et ses instincts, tomberait dans l'esclavage complet de ceux qui professent cette idée ou cette doctrine, et serait finalement totalement assujetti et dépendant de son troupeau.
Il ne serait plus à l'écoute de ses désirs les plus forts mais uniquement à la Loi de son groupe et de sa caste laquelle, par exemple, lui intimerait l'ordre (non écrit et non dit mais bien présent) de ne point aimer toute musique ne pointant pas au label Musique classique. Pas plus libre qu'un autre ce mec-là. A troupeau troupeau et demi.
09 janvier 2018, 13:40   Re : Mort d'un héros ?
De plus en plus persuadé que le goût, la recherche d'une expérience esthétique ravissante s'affirment contre le troupeau, étant d'abord individuelle. Mêmes lois que dans la recherche d'un(e) partenaire en amour : il/elle doit incarner un troupeau personnel, intime, mentalisé, même si son être physique se doit de faire corps avec un corps collectif commun et vulgaire (la beauté "canon" répond aux codes premiers de la normalité et de l'ordinarité, celle de l'élan grégaire – la beauté fait l'unanimité grégaire dans son aveu). La rencontre entre l'aimé(e) et soi ne saurait être que dissidente à l'élan du troupeau, faute de quoi le transport esthétique perd toute sa valeur intime. Il y a donc, en amour, en esthétique, un événement troupeau qui est anti-troupeau. Il/elle sort du lot, comme on disait : cela veut dire qu'il y a d'abord lot puis que le lot s'abolit au bénéfice d'une singularité d'expérience et d'une exaltation de la subjectivité.

L'indistinction première de la chose la mieux partagée par le monde de la meute s'abolit pour cet événement esthétique. Sentiment d'être cocu quand on s'avise que son idole est l'idole des foules, et qu'elle fait le tapin. C'est à tort qu'on y verrait de "l'élitisme", comme si lon devait appeler "élististe" celui qui n'a pas envie de partager sa femme.

Dans Le Diable amoureux de Jacques Cazotte : le héros épris de Biondetta confie à l'objet aimé, objet de toutes ses fiertés (source sublime de toutes fiertés : faire connaître à ses contemporains que l'on est aimé de l'objet aimable par excellence) qu'en l'aimant il livre son âme à un troupeau, une cohorte de fées réunie en une femme. L'objet aimé concentre le troupeau de ses antécédents : le troupeau est marqueur de l'être singulier qui le représente en l'incarnant. Le troupeau n'est pas marqué mais il est marqueur de qui on l'en détache par choix, par rencontre fortuite.

Les amateurs de musique classique, 99 fois sur cent, le sont par transmission collective, à cause d'une volonté des parents dans l'enfance, d'un "bain" familial dans la chose, et le bénéfice esthétique est donc hérité, leg collectif, souvent transgénérationnel. Tout reste à vivre à partir de ce leg, les rencontres amoureuses s'opèreront en transgressant certains infracodes, etc. ou par orientation tatonnante du sujet dans le labyrinthe du donné. Ceux qui ne tatonnent pas, ou qui ne tatonnent pas dans une direction personnelle du goût, sont aussi "méprisables" que ceux qui aiment Johnny Halliday ou France Gall parce que toute leur génération a été bercée de l'image et de la voix de ces chanteurs. La valeur initiatique de l'itinéraire amoureux/esthétique est nulle et non avenue dans les deux champs du donné que le sujet n'aura pas touché. Le sujet n'aura été effleuré par rien : dans les deux cas, il est porté, inconscient, par le troupeau natal.
09 janvier 2018, 14:13   Re : Mort d'un héros ?
Pour qu'à une époque donnée la musique classique (pour ne citer qu'elle) soit reçue il faut que les esprits, du moins certains, soient prêts à l'entendre (héritage,"bain" familial dans la chose" comme dit Francis, éducation etc.). Je crois - en allant très vite et en passant à autre chose - qu'il en va de même pour les idées : le discours de Marx n'aurait pas été reçu, la forme extrême d'égalitarisme qui en est la caractéristique majeure n'aurait pas été acceptée, si les esprits n'avaient pas été déjà habitués ("bain sociétal", "bain idéologique") à d'autres formes plus atténuées d'égalitarisme.
09 janvier 2018, 14:23   Re : Mort d'un héros ?
Ne croyons pas naïvement que l'ensemble de la population peut-être définie par une partition mathématique composée des deux ensembles suivants : celui des ploucs, forcément assujettis à l'instinct de troupeau, et celui, élitiste et restreint, de ceux qui ne s'en laissent pas conter et qui sont des hommes libres.

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D'autant qu'à en croire Renaud Camus nous ne serions tous - que nous le voulions ou non, que nous le sachions ou pas - que de misérables petits bourgeois navigant à vue et gérant au jour le jour nos destins étroits, limités. Un peuple - plutôt un troupeau, de courts-vivants.
09 janvier 2018, 15:37   Re : Mort d'un héros ?
Oui Francis et Pascal. Tout ce que vous dites me convient.
Particulièrement ce qu'écrit Francis à propos de l'expérience esthétique personnelle qui, par sa singularité et son ravissement, doit nécessairement sortir du lot, par le biais d'une réaction anti-troupeau salutaire et indispensable à l'éclosion d'une authentique émotion esthétique personnelle
Remarquons tout de même que, dans la société actuelle, l'immense majorité des individus la constituant, se veulent tous uniques, individuels, créatifs, singuliers, différents des autres, originaux et que donc, tous participent (ou croient le faire) à cette réaction anti-troupeau, pour finalement s'apercevoir qu'ils ont créé un nouveau troupeau, celui des anti-troupeaux et qu'ils représentent même le plus gros troupeau existant.
Mais, bien sûr et heureusement, il existe de véritables portes de sortie, malgré que nous colle à la peau notre condition de petits-bourgeois.
Mes parents n'écoutaient pas de laGrande Musique, et très peu de l'autre non plus d'ailleurs, mais ils ont eu l'intelligence de s'abonner à la Guilde internationale du disque et c'est ainsi que, par la réception d'un disque par mois, j'ai découvert, dès 14 ans, quelques trésors musicaux tels le requiem de Mozart et la 4ème symphonie de Mahler. Ces disques m'ont aidé à m'arracher du quotidien culturel environnant. Je ne suis donc pas, à proprement parler, un héritier.
14 janvier 2018, 16:13   Re : Mort d'un héros ?
Juste en passant : mort d'un collabo ("Ce fils de réfugié polonais, ayant fréquenté dans sa jeunesse le mouvement juif de gauche Hatzaïr, remerciera le pays qui a accueilli ses parents en participant, durant toute sa vie militante, à sa destruction…") - bon débarras.


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