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Vivrensemble au lycée

Envoyé par Pascal Mavrakis 
18 janvier 2018, 08:26   Vivrensemble au lycée
Beauvais : « Terrifiés », ils refusent de retourner au lycée après des agressions

17 janvier 2018, 8h46

Beauvais, ce mardi. Plusieurs jeunes du lycée Corot refusent de remettre les pieds en classe après avoir été agressés par des camarades. Ce mardi soir, avec leurs parents, ils étaient reçus en mairie par les autorités.
Au moins six jeunes beauvaisiens ont déserté les cours depuis qu’ils ont été victimes d’agressions après leur sortie du lycée Corot. Ils craignent de recroiser leurs agresseurs dans l’établissement et s’inquiètent pour leurs études.

Depuis plus d’une semaine, Dylan et Lisa n’ont plus mis les pieds au lycée Corot de Beauvais, où ils sont tous les deux en première Bac pro. Lundi 8 janvier, le couple a été agressé par une quinzaine de jeunes de leur établissement, à proximité de la gare routière de Beauvais.


Un passage à tabac sans cause réelle pour lequel un jeune homme de 18 ans a été condamné à six mois de prison avec sursis, vendredi. « Mais lui, il est déjà retourné au lycée, déplore Dylan. Nous, on a été menacés et on n’ose pas y aller. » « Ils ont dit à Dylan et sa copine qu’ils allaient les finir », dénonce Céline, la mère du jeune homme. « Ils font la loi à Corot », assure Lisa. Selon nos informations, au moins quatre autres élèves refusent de retourner en cours à la suite de ces rixes qui ont débuté en décembre.

Une réunion en mairie
Ce mardi soir, les parents d’au moins cinq élèves ont été reçus en mairie de Beauvais, en présence de la police nationale, de la police municipale, du proviseur du lycée Corot et de la directrice de cabinet du préfet. L’objectif : permettre à ces élèves « terrifiés » de reprendre leurs études. « C’est un problème qui concerne le lycée, même si les événements n’ont pas eu lieu dans l’établissement, reconnaît Jacky Crépin, le directeur académique. Il y a légitimement une inquiétude des familles, nous allons tenter de l’apaiser. »
Depuis quelques jours, les autorités se sont, elles aussi, saisies du problème. « La police municipale et la police nationale sont mobilisées, assure Alexandre Papion, directeur de la sécurité de la ville de Beauvais. Les abords de l’établissement et de la gare routière sont surveillés. C’est ce que nous avons dit aux parents ce mardi soir. »
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Lisa et Dylan se sont vus prescrire un mois d’arrêt pour traumatisme psychologique. S’ils ne veulent pas remettre les pieds au lycée Corot, ils s’inquiètent pour leurs études.
Pas certain que cela suffise alors que les jeunes semblent tous très inquiets, et qu’une nouvelle rixe a eu lieu lundi soir. « J’ai porté plainte et j’ai peur des représailles », confie ainsi un élève présent mardi soir en mairie. « Hors de question que mes fils retournent dans ce lycée, lance aussi une mère de famille aussi reçue ce mardi. Mais ça m’inquiète pour leur avenir. »
Ces jeunes ont en effet un examen à la fin du mois de mars, et manquer les cours pendant plusieurs semaines les inquiète. « Ils gâchent notre vie et nos études », dénonce Dylan. « L’objectif, c’est qu’ils retournent en cours, assure Jacky Crépin. D’ailleurs, il n’y a pas de violence au sein de l’établissement. » Une équipe mobile de sécurité de l’académie a toutefois été envoyée dans l’établissement.
« Il n’y a pas de raison de les exclure »
« Mais tant que nos agresseurs seront au lycée, je n’y retournerai pas », assure Lisa, à qui un médecin a décerné un arrêt d’un mois, en raison d’un traumatisme psychologique. « La situation est compliquée, avoue Jacky Crépin. Car il n’y a, au sein de l’établissement, rien à reprocher aux agresseurs. Il n’y a donc pas de raison de les exclure. »
En revanche, l’académie promet, si besoin, « un rattrapage scolaire et un soutien psychologique aux élèves quand ils reviendront en classe. » Eux souhaiteraient plutôt « recevoir les cours par mail, ce qui avait été annoncé par le proviseur, mais ce qui n’a toujours pas été mis en place », déplore Lisa. « Ca va être fait », rassure Jacky Crépin.
Quant à la ville et la police, elles souhaitent surtout « régler le problème, car on ne va pas mobiliser des patrouilles tous les soirs, lance Alexandre Papion. Les choses doivent s’aplanir, sans vengeance, et les jeunes doivent pouvoir retourner au lycée très rapidement. »


Le Parisien
18 janvier 2018, 08:38   Re : Vivrensemble au lycée
Qui sont leurs agresseurs (des "camarades"), à quoi ressemblent-ils ?... Je m'interroge.

En cherchant un peu j'apprends que de plus en plus de jeunes étrangers isolés (50 000 euros par mineur/an) arrivent dans l’Oise, notamment à Beauvais, depuis la région parisienne. Bref, les mentalités évoluent, ça va dans le bon sens... Ça ira mieux demain, comme on dit.
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