Le site du parti de l'In-nocence
26 janvier 2018, 11:14   Sociologie des prisons
[rmc.bfmtv.com]

Sociologie : pratique consistant à enfoncer les portes ouvertes. Le terme désignait jadis, au moins jusqu'à la fin des années 1960, une science sociale ayant donné des œuvres remarquables.

Cependant, le monsieur interviewé par Bourdin ne fait pas qu'aligner les lieux communs. Il donne même une information intéressante : 40 à 60% des détenus dans les prisons françaises, soit une bonne moitié des personnes incarcérées, sont de confession musulmane. Le malheureux avait bien tenté d'alerter l'opinion sur ce point il y a quelques années. Il s'était fait, dit-il en substance, traiter de facho. Je me doute bien qu'il ne souhaitait pas, avec ce chiffre, discuter l'axiome qui rabâche que l'islam est une religion de paix et d'amour. Il n'empêche, la police de la pensée ne l'avait pas loupé.
26 janvier 2018, 14:15   Re : Sociologie des prisons
Sociologie: science vouée à voir passer les chiens crevés au fil de l'eau.

Un mix de Lao Tseu :

« assieds-toi au bord de la rivière, et bientôt tu verras son cadavre passer »

et de André Tardieu:

« la politique du chien crevé qui suit le fil de l’eau »


 
26 janvier 2018, 16:50   Re : Sociologie des prisons
La violence extérieure qui se déchaîne chez ces jeunes musulmans de France, qui n'ont jamais connu d'autre société que la société de consommation qui est la nôtre, est de même nature que celle qui se déploie pour l'accès au Nutella.

Relire Théorie de la Religion de Georges Bataille : la société de consommation / consumation (consumation qui s'opère aujourd'hui au feu des narcotiques, notamment – et il ne fait guère de doute que les pots de Nutella en soient chargés, sous une forme ou une autre) est d'abord et avant tout une société de la casse, de l'incendie (de voiture, à la Saint Sylvestre, par lequel est appliqué à la lettre le mot d'ordre du Ministère de la Dépense qui incite et octroie des "primes à la casse" des véhicules anciens). La destruction des objets utiles est la boutique sacrificielle nouvelle (destruction à laquelle n'échappe pas la culture bien entendu), et nos islamistes égorgeurs et casseurs sont des rejetons de cette société de consumation; ils sont les meilleurs amis des soixante-huitards présentistes et ceux-ci leur rétribuent cette affinité de toutes leurs affection, excuses et indulgence.

Nul ne sait si l'islam "est une religion de paix et d'amour". Ce que nous devrions savoir en revanche : que ces jeunes, qui sont venus au monde dans la société post-moderne de consommation/consumation, qui cassent tout et ne respectent absolument rien, et sont la nocence incarnée, ne se comportent JAMAIS ainsi dans les sociétés musulmanes archaïques dont leurs parents sont issus. Il faut donc se montrer un peu logique et convenir qu'ils sont les progénitures d'une société qui fait boutique de sa propre immolation.

Réfléchissez-y et rouvrez les ouvrages de Bataille où il est question d'islam et de société de consumation. C'est passionnant et éclairant (La Part maudite, Théorie de la Religion et les conférences de février 1948).

Si Bataille fut prophète (il prophétisa le schéma social "émeute du Nutella" auquel nous assistons), c'est à force d'exercer une certaine rigueur ouverte (ouverte au collectif) dans la pensée. Cette pensée est une exigence nue. Les prophètes ne sont peut-être que cela : des penseurs particulièrement rigoureux qui se contentent de livrer les fruits de leurs études et réflexions sans s'embarasser de pédagogie.
26 janvier 2018, 17:24   Re : Sociologie des prisons
Une fois n'est pas coutume, cher Francis, mais moi qui connais bien l'Algérie, je peux vous assurer que les Algériens en général, et la jeunesse algérienne en particulier, vandalisent leur pays autant qu'ils vandalisent la France. Kamel Daoud lui-même, écoeuré par sa saleté repoussante et sa déglingue, dit que ce n'est plus un pays , mais une décharge avec un drapeau au milieu. Et je ne crois pas m'avancer beaucoup en subodorant que c'est à peu près pareil dans bien d'autres pays arabo-musulmans.
26 janvier 2018, 18:37   Re : Sociologie des prisons
Cassandre, la rente pétrolière algérienne, combinée à ce que la société de consumation a pu pousser jusqu'à Alger, expliquent la décharge.

Des îles du Pacifique (les îles Marschall et ailleurs) sont des poubelles flottantes, or l'islam n'y est pas. Il n'y a pas d'islam dans le Pacifique.

Le déchet, et l'incidération des hommes par les narcotiques, poussent la vague de l'occidentalisation du monde en 2018.

La question de la "religion d'amour et de paix", qu'il faudrait approuver telle ou contester véhémentement n'est qu'un hochet.

L'essentiel, trouvé par Bataille et Dumézil quand la sociologie était une science nouvelle, est chez nous : l'histoire du monde des hommes, sournoisement, continue d'être celle d'Occident.

C'est nous, Occidentaux, qui guidons la main de ces salopards qui peuplent nos prisons.
26 janvier 2018, 19:36   Re : Sociologie des prisons
C'est nous, Occidentaux, qui guidons la main de ces salopards qui peuplent nos prisons
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Disons que chez nous leur aptitude naturelle à tout saloper est "boustée" par notre refus (peur) maladif de recourir à la force. Ajoutez à cela leur désir de revanche (l'esclavage la colonisation itou), le plaisir de nous nuire​ et de nous humilier, et la boucle est bouclée.
26 janvier 2018, 19:40   Re : Sociologie des prisons
les ouvrages de Bataille où il est question d'islam

Quels ouvrages Francis ? Ça m'intéresse.
26 janvier 2018, 20:01   Re : Sociologie des prisons
Je vous l'ai écrit supra Pascal : Théorie de la religion, La Part maudite, les conférences de février 1948, tout ça dans le tome VII de ses oeuvres complètes (Gallimard).

Bataille a croisé de manière créative (géniale) sa lecture de Kojève (Introduction à la lecture de Hegel) et les traités de Durkheim, les premiers grands ouvrages de Dumézil et surtout Marcel Mauss.
26 janvier 2018, 20:02   Re : Sociologie des prisons
La question de l'aptitude naturelle est écrasante, Pascal, quand il est question d'une religion (l'Islam) universaliste (trans-raciale/ethnique). Pardonnez-moi mais j'y vois un énorme pataquès conceptuel.
26 janvier 2018, 20:14   Re : Sociologie des prisons
Je viens de retrouver ce fil (janvier 2010 (8 ans déjà...)) absolument passionnant Francis (l'"utilisateur anonyme" debarqué une fois de plus du Forum, c'était moi...).

[www.in-nocence.org]
26 janvier 2018, 20:20   Re : Sociologie des prisons
Pardonnez-moi mais j'y vois un énorme pataquès conceptuel
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I know...
26 janvier 2018, 22:20   Que fait l'Occident ?
"L'essentiel, trouvé par Bataille et Dumézil quand la sociologie était une science nouvelle, est chez nous : l'histoire du monde des hommes, sournoisement, continue d'être celle d'Occident."

Et quel est le projet de l'Occident, selon vous ? Je ne pense pas qu'il se borne à organiser sa perte.
27 janvier 2018, 12:22   Re : Que fait l'Occident ?
Pour la décharge, je veux bien, mais rien n'explique la déglingue du pays et sa crasse. La saleté des toilettes publiques en Algérie était déjà célèbre parmi les étrangers dès les toute premières premières années de l'indépendance.
27 janvier 2018, 14:20   Re : Sociologie des prisons
Si Thomas. L'hypothèse masochiste (sacrificielle) dans l'histoire des civilisations est à envisager. Bataille l'envisagea. Il y fallait un certain courage désespéré, mais enfin, il s'y colla, doit-on dire, et en fut proprement maudit.

Je prône à présent ici un changement de point de vue, ce qui ne veut pas dire un changement d'opinion (politique) seulement un changement d'angle de vue : que l'on reconnaisse désormais que le souhait et le souci et le désir effreiné d'intégration de ces monstres, vandales, que le post-moderne nomme migrants dans nos sociétés, restent une énigme, et que la solution de cette énigme demeure introuvable chez Renaud Camus comme chez tous nos amis. Alors quoi, n'est-il pas temps de faire de nouveau de la sociologie profonde ? Je vous propose Bataille parce que la réponse à ce pourquoi, si elle existe, et je sens qu'elle existe, a davantage à voir avec nous autres qu'avec eux-autres ; que le cycle historique que nos sociétés traversent, qui les font épouser les agents de leur destruction, recèle mille fois plus de facteurs explicatifs que la nature que nous prêtons complaisamment et hasardeusement à nos envahisseurs.

Camus le dit assez bien dans ses tweets : nous ne sommes pas complices de ce qui advient, nous en sommes les auteurs.

En ce sens, cette histoire, dont nous sommes les auteurs inconscients, autistes, idiots et impuissants, reste la nôtre, JAMAIS LA LEUR. Le masochiste reste le maître de la violence qu'il s'inflige ou se fait infliger.
27 janvier 2018, 14:55   Re : Sociologie des prisons
En ce sens, cette histoire, dont nous sommes les auteurs inconscients, autistes, idiots et impuissants, reste la nôtre, JAMAIS LA LEUR. Le masochiste reste le maître de la violence qu'il s'inflige ou se fait infliger.

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Il semblerait en effet que nous soyons vraiment pressés d'en finir avec nous-mêmes...
Nous sommes dans un gigantesque processus de révisionnisme, non pas idéologique, mais de révision de l'Histoire elle-même, et nous sommes impatients d'y arriver - peut-être dans le secret espoir de tout recommencer à zéro. Ça peut aller très vite, justement parce qu'il ne s'agit pas d'une construction, mais d'une déconstruction massive de l'Histoire.

Notre civilisation a libéré tellement d'énergie(s) que nous sommes finis - "HS".
27 janvier 2018, 15:17   Re : Sociologie des prisons
Il y a aussi que nos sociétés sécrètent leur forme particulière de "part maudite", à l'image de ces tribus qui purgeaient leur excédent de population par un suicide océanique - suicide homéopathique de quelques-uns qui préservait l'équilibre homéostatique de l'ensemble.
27 janvier 2018, 15:25   Re : Sociologie des prisons
La question du point de vue historique est fondamentale parce qu'elle engage l'avenir : soit les vandales envahisseurs et conquérants viennent activement continuer leur histoire chez nous, et nous ne sommes rien, rien qu'un terrain passif et accueillant à leur histoire ; soit nous sommes les acteurs contradictoires, complexes (masochistes) de ce moment paradoxal de notre histoire qui veut l'immolation symbolique et concrète de notre société (la dimension symbolique n'excluant aucunement le réel sanguinaire). Soit ils continuent leur histoire sur le terrain d'un "chez nous" qui n'existe plus, et qui par conséquent n'aura jamais existé autrement que de manière illusoire (toute notre histoire, de ce point de vue là, n'aura été qu'illusion), soit nous sommes les continuateurs de notre histoire qui est entrée dans un cycle (très classique, société de consumation, Aztèques, sacrifice dépensiers, meurtres rituels intra-communautaires, dont celui du Roi) d'auto-immolation nécessairement passagère. Le point de vue ordonne le futur, en propose une intelligence, en suggère une relance possible : soit nous continuons de vivre notre histoire, classiquement et cycliquement, soit nous sommes possédés par la leur. Le simple fait que nous les ayons invités plaide pour la première hypothèse.
27 janvier 2018, 17:10   Re : Sociologie des prisons
D'aucuns pronostiquent également une sorte d'histoire mêlée, où le pire ne serait pas certain ; pour certains, évidemment, ce serait le pire de scénarios possibles, car pour les catastrophistes, une petite apocalypse aurait au moins le mérite de clarifier les enjeux et d'assainir la place.
Mais je ne sais pas s'il y a réellement assez de matière explosive pour provoquer de telles déflagrations, surtout en macronie efficacement et gentiment engourdissante, où il semble bien qu'une majorité de personnes s''estime encore plutôt satisfaite de vivre.
27 janvier 2018, 20:02   Re : Sociologie des prisons
Erreur
27 janvier 2018, 20:04   Re : Sociologie des prisons
@Alain

en macronie efficacement et gentiment engourdissante, où il semble bien qu'une majorité de personnes s''estime encore plutôt satisfaite de vivre.
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Bah c'est que le bien-être auquel l’individu aspire est relatif à la société à laquelle il appartient. Ainsi celui qui baigne dans une société de masse aspirera à un bien-être matériel à travers lequel, selon lui, il accédera au bonheur.

Reste que le macronisme est redoutablement soporifique, vous avez raison. D'ailleurs il ne crée pas de situation politique nouvelle (sauf pour les médias), pas plus qu'il n'engendrera de crise véritable. Ceci dit nous ne sommes peut-être qu'à l'aube d'un processus, et les déchets et les déserts du macronisme grandissent déjà très vite. À moins que l'"hypothèse communiste" de Badiou... ? (Rires)
27 janvier 2018, 23:58   Re : Sociologie des prisons
@Francis

Retour à "la société post-moderne de consommation/consumation"

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La "publicité de l’abondance" invite et incite à vouloir tout et tout de suite, d'où le pillage comme réalisation sommaire du principe "à chacun selon ses besoins". Rédemption par le feu : de la consommation à la consumation.
La "société d’abondance" trouve sa réponse naturelle dans le pillage car elle n’est pas abondance humaine, mais abondance d'objets : tout est en toc, tout est gadget, ce qui ne va pas sans fabriquer des incendiaires à la chaîne... Le décor est partout inflammable.
28 janvier 2018, 09:59   Re : Sociologie des prisons
Le ''tout tout de suite'' est la philosophie des mafieux et des... bédouins. L'islam même sédentarisé, même ''citadinisé'' reste une religion de bédouins pour bédouins (Ceci pour répondre à une observation de Francis sur un autre fil que je ne retrouve plus).
Décidément, rien y fait. J'attends toujours qu'un nouveau Saint Anselme, qu'un nouveau Malebranche, qu'un nouveau Feuerbach ou qu'un nouveau Renan déclarent une fois pour toutes, arguments et démonstration ontologiques à l'appui, que l'islam n'est pas, comme on le répète à l'envi, pour défendre les musulmans quand ils nous massacrent, nous pourrissent la vie ou s’entre-tuent, pour se rassurer et pour d'autres raisons encore qui m'échappent, une religion de paix et d'amour. Il est le contraire de cela d'où, d'évidence, la nécessité impérieuse de dévoiler et de dénoncer, de manière implacable, sa nature odieuse.

Le drame que nous vivons, l'Occident qui court à sa perte, tient précisément, pour une grande part au moins, au martèlement infernal du mensonge selon lequel l'islam serait autre chose, y compris "la plus belle des religions", que le carburant spirituel et psychologique d'une abominable machine de guerre lancée rageusement et à toute allure contre l'Occident. L'Occident, nous savons ce que c'est, et je me demande à quoi bon le penser en miroir de l'islam. Mettre l'islam en perspective de l'Occident c'est considéré a priori que les salopards dont parle Francis Marche ne sont, au fond, que de vils bandits un peu plus à la masse que la moyenne des délinquants américanisés (les textes de Badiou et de Filiu ne disent pas autre chose).

Je suis convaincu qu'il faudrait "persécuter", harceler intellectuellement les musulmans, les soumettre chaque jour à la question de l'essence de leur religion, avec laquelle ils nous bassinent du matin au soir et de laquelle ils font procéder la totalité de leurs faits et gestes. L'essence de l'islam, dont une version ridiculement fausse est assénée comme vérité gravée dans le marbre, est belle et bien un objet en soi, un objet que devraient prendre à bras-le-corps les métaphysiciens et les théologiens si, bien sûr, il en est encore qui ont en eux le sens de la querelle et de la disputatio.

Mais enfin, regardez-moi cette brochette ! Le visage de l'islam politique qui cogne à nos portes, le voilà : [fr.africanews.com]

Commençons donc par démasquer ces monstres hirsutes et à dire tout haut qui ils sont et ce qu'ils sont vraiment. Établir ce préalable ne me paraît ni vain ni hors d'atteinte des fortes têtes les mieux intentionnées.
29 janvier 2018, 14:43   Re : Sociologie des prisons
Dans une France qui n’assume plus ce qu’elle est nous aurons beaucoup de mal à exiger des musulmans qu'ils assument ce qu'ils sont (ou sont censés être).

Alors que faire ?
C'est la question que je posais benoîtement l'autre jour à mon plombier-chauffagiste qui, bien qu'expérimenté, me parut quelque peu dépassé par l'ampleur de la tâche à accomplir.
"Il faudrait essorer, écoper, nettoyer, extirper les scories, boucher, souder, colmater, cimenter les nombreuses failles et innombrables fissures..."
29 janvier 2018, 19:58   Re : Sociologie des prisons
Soit ils continuent leur histoire sur le terrain d'un "chez nous" qui n'existe plus, et qui par conséquent n'aura jamais existé autrement que de manière illusoire (toute notre histoire, de ce point de vue là, n'aura été qu'illusion). A ce propos permettez-moi d'ajouter que l'entreprise de déconstruction historiographique ultime menée par l'historien organique et officiel du régime, M. Boucheron, est bien de nous asséner cela : que notre histoire n'est qu'illusion, qu'elle n'a jamais été.

L'intervention de Pierre-Jean Comolli mérite une réponse étoffée, que je tâcherai d'apporter dans les heures qui viennent.
29 janvier 2018, 22:26   Re : Sociologie des prisons
Le caractère dangereux pour nous de ceux à qui nous ouvrons les portes ne fait pas de doute. Mais tout est dangereux, tout est agression. La barbarie n'est pas nouvelle, et se perdre en commentaires sur ses nuisances en devient hors sujet. Le sujet, l'éléphant dans la pièce est tout autre que l'éléphant : il est notre volonté ou consentement de le voir élire domicile dans la pièce. Ce qui est singulier dans ce moment de notre histoire : que les irresponsables politiques qui nous gouvernent ouvrent les portes de la cité aux barbares en soutenant leur action par des arguments vides, vagues ou tordus (droits de l'homme à s'installer chez autrui, etc.), qu'ils les invitent et proclament le désir général de voir la barbarie s'imposer en nos murs, ou en notre absence de murs.

La lecture de Bataille (ses textes et même traités théoriques – Théorie de la Religion est un traité) est éclairante : on y trouve que certaines civilisations (peut-être toute grande civilisation) sont affectées, cycliquement doit-on supposer, par ce mal de l'immolation et de la dépense qui est coextensif avec le sacrifice et l'oblation au sacré. La civilisation ainsi affectée s'applique à se ruiner, en défaisant toutes les utilités civilisées qu'elle a cumulées en plusieurs siècles. Il s'agit en fait d'un rétro-sacrifice qui inverse le sacrifice à la transcendance profane, celui que l'on voue au monde des objets et des valeurs. Cette phase primo-sacrificielle (durant laquelle la nation ou la civilisation se consacre à la conquête et retire au sacré son primat), l'Occident conquérant l'a connue; et ce moment militariste-puritain où s'articule la "violence extérieure" qui fait contraste avec la "violence intérieure" du sacré, l'islam l'avait connu lui aussi dans la création de son empire en expansion vers l'Ouest. Cette rupture avec le long moment de gaspillage de soi et de prodigalité du sacré, (cf. le monde bédoin préislamique caractérisé par le gaspillage des tribus arabes selon Bataille), est celle que connut le christianisme catholique lors des révolutions protestantes qui devaient inaugurer la phase de cumul capitaliste en Occident.

Mais de même, les moments de "décadence" rétro-sacrificielle ont existé eux aussi parallèlement (et toujours avec un décalage de mille ans) dans les deux civilisations : quand l'empire mohamétan a rencontré un obstacle définitif à son expansion en Occident, il s'est engagé dans une phase rétro-sacrificielle qui a vu éclore son âge d'or, où la connaissance de soi, la poésie et l'intimité (Bataille) ont retrouvé leur primat. Et avec elles la dépense, la prodigalité, le don et une "économie du salut" qui introduit la "récompense différée" (celle des médiations profanes) dans le sacré.

L'hypothèse de l'éléphant invité dans la pièce en Occident qui peut être émise à partir de cette lecture:

– que la fin des empires occidentaux et les deux guerres mondiales au XXe siècle ont sanctionné la stase de toute expansion de la civilisation occidentale

– qu'un âge d'or gaspilleur de soi et prolifique s'en est suivi (explosion de la dette) avec l'apparition d'une société de consommation/consumation

– que l'agent barbare invité est celui du rétro-sacrifice (et d'immolation de soi – qui s'accompagne dans la superstructure de la fameuse self-deprecation ou "mépris de soi")

– que le rôle historique de l'agent barbare est double : 1. détruire, immoler, participer à la dépense et à la consumation (drogues consumantes de la santé publique et liquidatrice de la thésaurisation capitaliste) ; 2. opportunément réintroduire le sacré (via l'islam) dans ce moment historique de consumation des utilités.
29 janvier 2018, 23:26   Re : Sociologie des prisons
Dans un souci d'explicitation, à l'attention particulière de Pierre-Jean, je crois utile de "décompacter" mon intervention précédente par ceci :

A l’ordre mystique et au sacré Bataille oppose « le monde des choses », qu’il désigne comme celui des opérations profanes, ou encore monde des objets et des projets. Ce qui fait de Théorie de la Religion un texte particulièrement riche et complexe est que la transcendance y apparaît comme susceptible de glisser d’un domaine à l’autre, moins dans la chronologie nous dit Bataille, que dans la logique : c’est l’ordre profane qui, pour commencer, soit dès le moment où l’homme cessa d’être au monde comme « de l’eau dans l’eau », est celui de la transcendance. L’objet est transcendant à l’homme autant qu’il lui est subordonné, et la transcendance profane s’organise dans l’étage des projets, et donc de la durée, qui s’incarne ou se manifeste par l’outil et dans ses fins : homo faber crée des outils par leur fin (qui est l’œuvre d’art accomplie, point de naissance projeté et donc de rétro-conception de l’outil – le burin part de la pierre qu'il doit sculpter – et où l’outil rejoint son objet et termine son être), et Bataille de souligner l’ambiguïté sémantique et l’amphibologie du mot fin, soit la mise à terme d’une chose, que le langage ne distingue pas des fins ou finalités, lesquelles président à la création de l’outil. L’outil est une vis sans fin : cet objet utilitaire, qui intègre la durée projeté, enfonce l’homme dans un ordre objectif forclos, car de cet ordre où sa conscience est plongée, lui-même est exclu. Les finalités de l’outil sont inapprochables et l’homme se subordonne à leur service : il est harnaché à des opérations, des réalisations qui, lorsque elles sont accomplies, se révèlent autant d’instruments et outils nouveaux pour une expansion du réalisable, laquelle en exigera d’autres, subséquents et d’échelle augmentée, à l’élaboration et à la fabrication desquels l’homme est d’ores et déjà, et de tout temps, enchaîné. Pour défaire cet enchaînement qui dispose de l’homme, l’homme dispose du déchaînement, tantôt rituel et régulier, tantôt systémique et apocalyptique.

La désaliénation du monde des objets suppose d’en briser les limites par un retour au sacré. Le sacré est libérateur ; et l’affranchissement qu’il fait advenir s’effectue par une dépolarisation de la transcendance qui doit quitter le monde profane pour réintégrer la dimension sacrée, mystique, ou contemplative. Comment, par quel cycle historique cette inversion de polarité advient-elle ? Initialement s’accomplit un cycle sacrificiel positif, soit celui de l’expansion de l’islam militaire, conquérant et impérial, lequel eut pour pendant en Occident la phase d’inflation puritaine et protestante qui accompagna l’essor spectaculaire du capitalisme, Bataille reprenant à son compte les thèses de Max Weber à cet égard. Dans la chronologie historique, cette phase d’expansion capitalistique et conquérante de l’Occident atteignit son acmé un chiliasme environ après la poussée de l’islam de conquête aux VIIe et VIIIe siècle. On voit donc bien que, fondamentalement, l'Islam n'est pas pour Bataille une force de destruction, ce n'est en tout cas pas sa vocation première.

L’expansion dans le monde des choses, la conquête impériale universaliste ou ouverte, nécessitent une mobilisation de la violence extérieure qui se fait au prix du renoncement au sacré car lancer une conquête impériale c’est bien consentir à d’immenses sacrifices : l’art, la poésie, la contemplation mystique et la prodigalité du don en souffrent gravement. Puis cette phase sacrificielle positive (durant laquelle l’accumulation des forces dans le monde des objets est optimale) s’essouffle et le sacrifice prend l’orientation opposée, il veut le primat du sacré ; le rite sacrificiel, oblation au sacré, régulier et ordinaire, continue d’y pourvoir, mais celui-ci ne tarde pas à « sortir de son lit » est c’est alors qu’apparaît la société de consumation/consommation dont la pérennité paradoxale repose sur une forme de rétro-sacrifice : toute utilité acquise dans le temps, toute valeur thésaurisée dans la phase sacrificielle positive précédente doit être immolée dans l’immédiateté que veut le sacré. Que détruire, que consumer qui nous affranchira de la dictature de l’utilitaire et nous fera réintégrer le sacré ? La part la plus profane et la plus vulgairement utile d’abord, soit les produits fabriqués qu’il faut détruire en la même abondance qu’ils ont été obtenus, et que se mette en place pour cela un régime de surconsommation, et qu’à ces produits, à ces outils de la projection, l’on oppose l’incendie immédiat, la combustion éclair. C’est le « moins pour le plus », l’attente patiente, le crédit dans la durée, la médiation et l’acquisition, et le plaisir différé qui sont ainsi immolés en France quand brûlent des voitures par milliers le soir de la Saint-Sylvestre dans certains quartiers dits « sensibles ». La fête dans l’islam, comme en Occident, consiste à égorger, à tordre le cou et à donner à manger les valeurs de l’utile et offrir leur immolation en spectacle. Les attentats du 11 septembre 2001 en Amérique, revendiqués par des islamistes, conjoignent de manière extraordinaire ces deux modes de sacrifice : le sacrifice positif de vies humaines à un objectif militaire de conquête et le rétro-sacrifice des biens profanes transcendants à l’immédiateté du sacré. Oussama Ben Laden présenta ces attaques comme « victoire militaire », car, expliqua-t-il, le bilan des victimes humaines lui était favorable – l’ennemi y accusa des pertes très nettement supérieures à celle de ses troupes. Mais de manière indissociable, il s’agissait aussi d’un rétro-sacrifice, celui qui vit s’accomplir une gigantesque immolation du monde des choses – la somptueuse casse qu’occasionnèrent ces attentats ravissait ces militants par l’inversion de transcendance qu’elle amena. Cette journée marque un nexus historique dans le fait même que ces attaques furent une gigantesque fête, apothéose du sacré, mais tout aussi bien acte militaire ascétique, sacrifice consenti à l’expansion d’un califat à venir et de la sorte chargé d’une finalité mondaine. L’événement aberrant accéda à son statut historique rayonnant par sa qualité de sacrifice mondain doublé de son contraire, le rétro-sacrifice vecteur de réintégration du sacré. Cette journée marque le point d’inversion métahistorique où la force de l’un, spectaculairement, se révèle et s’actualise dans la faiblesse de l’autre et où la primauté profane/sacré s’inversa, sa polarité passant du monde des choses à celui d’une unité avec le sacré opérée en conscience. Cet échange subit, ce chiasme survenant entre sacré et profane et immanence et transcendance d’un camp civilisationnel à l’autre dans ce moment historique charnière fut si spectaculairement réussi que certains en conçurent l’illusion qu’il fut « chorégraphié » par un accord complice entre victimes et bourreaux. Illusion qui ignore que l’histoire ourdit ses complots sans l’assistance des hommes. Pour une grande part, il est en effet illusoire de croire que l’histoire des hommes ait besoin de leur concours pour s’accomplir.

Bataille nous entretenant de la « société de consumation » en 1948 ne pouvait connaître la société de consommation que l’islam aborda en Europe dans les années 60. Il ne pouvait anticiper que l'ère de la consommation-consumation-casse accueillerait en son sein l'Islam moderne et son ombre radicale quelque trente ans plus tard à l’issu du choc pétrolier des années 70. L'incendie rituel de voitures a pour effet à peine indirect de stimuler la production de voitures nouvelles (du reste le gouvernement français n’offre-t-il pas une "prime à la casse" pour les véhicules anciens ?)

Casser, brûler et piller c'est faire à peine plus que ce à quoi la société de consommation et de spectacle nous exhorte pour sa survie. Le capitalisme post-moderne a besoin de casse, de casseurs et de dégradations. Or l'objet fabriqué, l'outil, qui n’est l'expression d'aucune transcendance chez le mahométan moderne à la différence de ce qu'il a été chez les Occidentaux antérieurement à l’avènement de la société de consommation, est tel que son bris cesse d’être iconoclaste pour ceux-ci dans le moment même où il est acte pieux, reconquête du sacré pour le musulman radicalisé post-moderne. Il y a donc mouvement concordant entre les uns et les autres, confluence historique. C'est ainsi que la jeunesse musulmane touchée par ce que nos sociologiques organiques appellent « radicalisation » s'intègre à merveille dans notre post-modernité et son régime d’auto-consumation.

Dans sa conférence du 26 février 1948, Bataille dégage les outils critiques dont l’application permet de comprendre aujourd’hui comment l’Islam fait son lit de la société de consommation. On est véritablement étonné de voir des outils hégéliens et matérialistes-dialectiques maniés avec une telle finesse et une rigueur si grande et maîtrisée qu’ils permettent au conférencier rien moins que de prophétiser avec bonheur, soixante ans à l’avance, le devenir actuel de notre société travaillée par l’islam politique.
"Si j’ai tenu à parler de l’islam par rapport au capitalisme, c’est pour introduire cette notion, à mon sens fondamentale : toute espèce de cessation du gaspillage entraîne aussitôt le plus rapide développement. "

La cession du gaspillage immédiat de la vie sauvage, qui s’était maintenu dans une certaine mesure dans le christianisme catholique, entraîne rapidement un mouvement d’expansion violente. Voilà pour la phase d’expansion positive où la prodigalité est sacrifiée. Si le christianisme catholique continue dans la voie de la dépense somptuaire, le protestantisme, y mettant un coup d’arrêt, déclenche un mouvement de développement rapide. Il n’y a chez Bataille aucune essentialisation de l’islam dans la rigueur expansionniste et économe, puisque celui-ci nous est présenté comme ayant connu ce régime d’accumulation objective avant d’en sortir lui aussi par une inversion des polarités de la transcendance (historiquement en Andalousie, dans la stase de l’expansion impériale), qui le fit basculer dans le gaspillage artistique de soi pour plusieurs siècles et entrer dans ce que Bataille désigne comme « économie du salut ».

"S’il s’agit dans le mouvement de la religion, initialement, de supprimer cet obstacle entre le monde et nous qui est créé, somme toute, par le travail, celui qui est amené à faire une expérience telle que celle de la mystique ne peut pas considérer comme indifférent que le monde des objets reste ce qu’il est."

Du travail le sacré est libérateur !

Il aperçoit chaque objet comme une position qui doit être réduite, c’est-à-dire que l’objet, pour celui qui a aperçu cette perspective, est toujours ce qui doit être consommé.
Le monde profane doit être détruit en tant que tel, c'est-à-dire que tout ce qui, à l’intérieur du monde capitaliste, est donné comme une chose qui transcende l’homme et le domine, doit être réduit à l’état de chose immanente par une subordination à la consommation par l’homme.


Il existe un mode islamiste d’être au monde qui se marie fort bien et s’intègre fort étroitement à la société occidentale qui a ouvert ses portes aux populations arabo-musulmanes. En effet, cette société capitaliste post-moderne remplit le programme de « subordination à la consommation par l’homme » décrit ici par Bataille : elle adore ce qu’elle consomme et consume ce qu’elle adore, et l’islamiste flambeur qui y cause des ravages matériels et des massacres ne peut y être que le bienvenu (même retour de Syrie !) car sa manière d’être au monde est bien celle-là même dans laquelle cette société se complaît. Il est la divine surprise économique qu’elle attendait. Et peut-être même lui offre-t-il tout ce dont elle avait besoin pour se perpétuer, en se révélant moteur entraîneur de ce capitalisme de consommation dont le cassage de boutique constitue un pilier. Car dans cette société, le cassage de boutique (y compris la boutique culturelle) est la boutique nouvelle.

Se payer des biens pour une consommation, c'est opérer une forme de liquidation du système capitaliste ancien, celui qui voulait la capitalisation/thésaurisation dans et par l’outil — et cette liquidation/liquéfaction ne s’accomplit jamais plus complètement que dans l’économie parallèle, celle de certains quartiers dits sensibles où tout se monnaye en espèces. Les trafics en tous genres (souvent de stupéfiants) donnent lieu à une encaisse immédiate, non différée, une décapitalisation permanente, sans outils, ni médiation, ni transcendance. Le narcotrafic ruine l'éthique capitaliste ancienne telle que la décrivaient Marx ou Weber. A vrai dire, le trafiquant de produits stupéfiants consume son client ; lui est ainsi épargné le devoir ennuyeux, à récompense différée, de "soigner sa clientèle" puisque la fidélisation de cette dernière se fait par la substance même qu’il lui fournit et qui assure sa consumation. Le consommateur de stupéfiants se consume et permet, en effet, par là-même à son fournisseur de flamber dans l'ostentation. Le voyou, même fort argenté, est par essence anticapitaliste, mais dans ses actes luxueux, il fait paradoxalement flamber le capitalisme. Il le crâme voluptueusement et l’immole à son propre feu, et cette immolation sustente son mode d’être somptuaire et ostentatoire, elle nourrit un régime de gaspillage rituel.

L’islamiste de notre monde post-moderne, dans la lecture de l’histoire structurée par Georges Bataille dans ces textes, en ressort comme phénomène d’extase sacrée du capitalisme. Il en est l’aboutissement et l’outil et en révèle ainsi l’apocalyptique fin en brûlant ses finalités.
29 janvier 2018, 23:28   Re : Sociologie des prisons
Le sujet, l'éléphant dans la pièce est tout autre que l'éléphant : il est notre volonté ou consentement de le voir élire domicile dans la pièce. Ce qui est singulier dans ce moment de notre histoire : que les irresponsables politiques qui nous gouvernent ouvrent les portes de la cité aux barbares en soutenant leur action par des arguments vides, vagues ou tordus (droits de l'homme à s'installer chez autrui, etc.), qu'ils les invitent et proclament le désir général de voir la barbarie s'imposer en nos murs, ou en notre absence de murs.

J'ai de plus en plus l'impression que la raison n'explique rien, que nous ne comprenons rien à ce qui nous arrive, voilà pourquoi je préfère affirmer brutalement : "ça existe, c'est absurde, et il faut le reconnaître comme tel." Si on ne trouve pas cela (le GR encouragé et financé par les EDS) d'un ethno-masochisme incompréhensible, d'une ineptie sans borne, alors qu'est-ce que c'est ?

Il y a une folie du "Bien" (l'antiracisme, "la France pour tous", le sans-frontiérisme etc.) comme il y a une folie du Mal.
30 janvier 2018, 00:00   Re : Sociologie des prisons
Vision optimiste : notre décadence est fragmentaire, c'est une décadence passagère (au sein de notre civilisation certains aspects tombent en désuétude sans que l'esprit général soit modifié en profondeur ou en substance).

Vision pessimiste : la disparition totale d'une civilisation (la nôtre) et du peuple qui la portait : décadence catastrophique.

Optimiste et pessimiste : l'écroulement de notre civilisation... mais qui passe comme par héritage dans une autre civilisation : c'est la décadence partielle.
30 janvier 2018, 04:57   Re : Sociologie des prisons
Incidemment, deux questions ouvertes qui, si elles acceptent des réponses positives, nous aideront à nous mettre sur la voie de la vérité :

1. Le Ramadan n'est-il pas une réplique rituelle fractale (par fractale j'entends une geste en réduction, à l'échelle d'un mois et d'une journée) du grand cycle chiliastique profane/ sacré dans lequel la fête, celle de la célébration de l'immanence, romp le jeûne militaire de la violence extérieure (celui de l'action dans et sur le "monde des choses") ?

2. Notre Saint-Barthélémy ne fut-elle pas une fête du même ordre, le joyeux égorgement collectif des protestants de l'ordre profane marquant une volonté de réintroduction du sacré catholique ?

Ces dimensions sacrées et profanes – et la fête consumatrice et immolatrice qui les partage – ne sont-elles pas superposables dans l'histoire et les pratiques religieuses entre les deux civilisations ? Et superposables toujours avec un décalage stable et significatif dans le temps (mille ans) ? Si oui, l'existence inepte de Festivus et Festivette en acquerrait un sens, ou du moins un relief, particulier.
30 janvier 2018, 05:02   Re : Sociologie des prisons
Je précise que ces deux conférences de Bataille données en février 1948 composent un cycle qui a été publié sous l'intitulé Schéma d'une histoire des religions. Le schématisme, comme on le voit, a ses mérites. Les auditeurs comptaient d'éminents intellectuels de ce temps : Mircea Eliade, Jean Wahl.
30 janvier 2018, 15:34   Re : Sociologie des prisons
à Lunel, un djihadiste égorgeur transcontinental et dealeur local revient de Syrie où il a combattu sous la bannière noire de Daech. Le village n'en veut pas. Mais l'Etat français va imposer ce retour à la population de petite Camargue. Pourquoi? La réponse à ce pourquoi est impossible sans recourir à des outils complexes, qui relèvent de l'anthropologie et de la sociologie des profondeurs (comme Jung avait instauré une "psychologie des profondeurs").

Il est impossible de comprendre et de faire sens de ce qui se passe aujourd'hui en petite Camargue et dans les plus hautes sphères de l'Etat français, lui-même assujetti à la Commission de Bruxelles, sans se plonger dans les thèses et spéculations d'un Georges Bataille, d'un Marcel Mauss d'un Weber ou d'un Durkheim.

C'est ainsi à la fois désespérant et passionnant, c'est un défi grandiose et à peu près unique dans l'histoire : que l'événement qui touche un village du Midi ne puisse être interprété sans le recours à la sociologie des profondeurs, autrement dit à la pensée fondamentale sur la société humaine et même la condition humaine :

Sur YouTube, de la part de la Ligue du Midi :

[www.youtube.com]
30 janvier 2018, 16:00   Re : Sociologie des prisons
La Ligue du Midi ose : un centre d'accueil des migrants mineurs isolés (dont aucun n'a moins de 25 ans) à Montpellier reçoit sa visite. Le directeur de cette officine du GR dans cette région du Midi touche 7800 euros par mois du Conseil général de région, du contribuable local, donc :

[www.youtube.com]
à Lunel, un djihadiste égorgeur transcontinental et dealeur local revient de Syrie où il a combattu sous la bannière noire de Daech. Le village n'en veut pas. Mais l'Etat français va imposer ce retour à la population de petite Camargue. Pourquoi? La réponse à ce pourquoi est impossible sans recourir à des outils complexes, qui relèvent de l'anthropologie et de la sociologie des profondeurs (comme Jung avait instauré une "psychologie des profondeurs").

Il est impossible de comprendre et de faire sens de ce qui se passe aujourd'hui en petite Camargue et dans les plus hautes sphères de l'Etat français, lui-même assujetti à la Commission de Bruxelles, sans se plonger dans les thèses et spéculations d'un Georges Bataille, d'un Marcel Mauss d'un Weber ou d'un Durkheim.

C'est ainsi à la fois désespérant et passionnant, c'est un défi grandiose et à peu près unique dans l'histoire : que l'événement qui touche un village du Midi ne puisse être interprété sans le recours à la sociologie des profondeurs, autrement dit à la pensée fondamentale sur la société humaine et même la condition humaine :

Sur YouTube, de la part de la Ligue du Midi :

[www.youtube.com]


Voilà que la France rurale, en 2018, se retrouve dans la peau de son colonisateur algérien après la guerre civile des années 1990 : elle doit gérer le retour des bourreaux et complices du djihad dans leurs bourgades d'origine.
30 janvier 2018, 17:47   Re : Sociologie des prisons
impossible de comprendre et de faire sens de ce qui se passe aujourd'hui en petite Camargue et dans les plus hautes sphères de l'Etat français, lui-même assujetti à la Commission de Bruxelles, sans se plonger dans les thèses et spéculations d'un Georges Bataille, d'un Marcel Mauss d'un Weber ou d'un Durkheim.
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Francis,

et si je vous disais qu'ils l'ont bien mérité ? Et si je vous disais qu'ils voulaient ça ?... Hein ? Et si je vous disais que Bataille, Mauss, Jung, n'expliquent rien, ou si peu, parce que LES FAITS, dans leur connerie à l'état brut (une connerie massive !), disent tout - la preuve :


RÉSULTATS PRÉSIDENTIELLE 2017 - LUNEL

À Lunel, le vote du second tour de l'élection présidentielle 2017 a donné les résultats suivants: 54,22% des suffrages pour Emmanuel MACRON (En marche !) contre 45,78% pour Marine LE PEN (Front national). Le taux d’abstention a été de 27,05
30 janvier 2018, 18:36   Re : Sociologie des prisons
Pardon mais non Pascal. Le refus est là, il est villageois (chez les globalistes post-modernistes on dirait de ce refus qu'il est "communautaire"). Le jeune homme à béret occitan est un communautariste-universaliste : il dit non, nous ne voulons pas d'un égorgeur djihadiste (internationaliste) chez nous; nous sommes de la Petite Camargue (gardoise, la grande Camargue appartenant à l'aire marseillaise des Bouches-du-Rhône) et, nous, les gars du village, nous entendons revendiquer, démocratiquement, un droit moral a rejeter l'égorgeur, le prosélyte de la charia, droit étranger à la nation à laquelle nous continuons de revendiquer le rattachement (les Occitans ne sont pas des Corses).

L'électorat est autre. Il est composé de gens qui, s'ils se rendent à l'isoloir, y déposent un espoir, un sens secret, ou une vieille appartenance (en petite Camargue, ce fut longtemps le communisme, héritier du protestantisme gardois, à Saint-Gilles, notamment). L'électorat n'a plus rien à voir avec l'affreux réel invasif et torturant. Dans cette démocratie, en petite Camargue, si Marine Le Pen a perdu face à Macron, c'est parce qu'elle a perdu un débat contre son adversaire. Comme dans l'arène camarguaise : tu perds dans l'arène, tu meurs, et c'est le monstre, le toro, qui récupère tes oreilles, ta queue et tes pauvres nippes.
30 janvier 2018, 19:05   Re : Sociologie des prisons
Je reste persuadé que face à un type extrêmement brillant (intellectuellement parlant) comme Macron un Poutine, un Trump (qui sont d'une autre trempe que MLP), n'auraient pas brillé davantage. Et d'ailleurs, même ultra-performante face à Macron MLP n'aurait pas raflé assez de votes pour l'emporter, ça ne fait aucun doute - quelques miettes de plus, c'est tout.
Et puis bon sang !!! Un débat politique ça n'est pas tout !, ça n'est pas un concours de l'Eurovision ! Parmi tous ces "déçus" de MLP combien ouvrent des bouquins d'économie, d'histoire, combien s'intéressent aux idées politiques, à l'histoire des idées politiques ?... J'aimerais bien savoir.
Ça n'est pas toujours de la faute des autres (ici de MLP) : qu'ils affrontent donc leur propre nullité, qu'ils regardent en face leur propre couardise, après on verra.

Comme m'avait dit une amie bulgare (une dure à cuire celle-là...) : "Les Français sont coincés : ils n'auront jamais les couilles d'affronter les Arabes, et ils n'auront jamais les couilles de voter FN ! Ils sont foutus."
11 février 2018, 22:33   Re : Sociologie des prisons
Citation
Francis Marche
(du reste le gouvernement français n’offre-t-il pas une "prime à la casse" pour les véhicules anciens ?)

Depuis le début de l'année, il existe même une prime à la conversion, cher Francis.
12 février 2018, 06:52   Re : Sociologie des prisons
Merci du renseignement. Le langage, décidément, dit tout de la profondeur sociologique où nous sommes plongés :

Prime à la casse et prime à la conversion résument et signifient bien ce moment anthropologique : qu'il faut s'auto-détruire et qu'il faut se convertir. L'agent musulman est double (il est même un agent double) : il est celui de la consumation/immolation du profane et de la conversion au sacré.
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