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Le maire de Sevran (BFMTV)

Envoyé par Pierre Jean Comolli 
Un des dix collabos les plus flamboyants de la place :"La banlieue c'est pas la France de papa, c'est là que les choses se passent !".

Il est reçu ce soir en direct pendant une heure. Youpi !
Démission du maire de Sevran, «usé» par le mépris de l’État pour les banlieues... (Bein voyons, pas encore assez de pognon injecté dans ces magnifiques condensés de la "France d'après" que sont nos banlieues j'imagine.)

Pas grave. Ce collabo, avec son "expérience de terrain" et son inaltérable passion remplaciste va vite se recaser, aucun doute là dessus.

Beckett écrit dans "Cap au pire" : "échouer mieux, échouer encore mieux".
Pascal, je vous somme de l'écouter ce soir : il est fascinant. ll explique qu'il a démissionné de ses fonctions de maire (courage fuyons) parce que, tenez-vous bien, les communes comme la sienne ne perçoivent pas assez de pépètes de l'Etat. Après quarante ans de plans banlieue, il fallait oser la sortir celle-là !

Ceci dit, je n'attends pas de lui qu'il commette le péché originel de rapprocher immigration (la population de Sevran est à 90% d'origine étrangère) et paupérisation de sa commune... Et pour cause, je re-cite : "La banlieue c'est pas la France de papa, c'est là que les choses se passent !".
(Sorry for the doublon.)
Pour mieux cerner le personnage :

[ripostelaique.com]
Un bien beau suppôt du GR. Je m'étais trompé, Gatignon c'est maintenant : [www.bfmtv.com]
Qué couillon je suis... Vient d'être évoquée à l'instant, entre deux gloussements journalistiques, la possibilité qu'il soit nommé ministre de la Ville dès le prochain remaniement.
Citation
Pierre Jean Comolli
Qué couillon je suis... Vient d'être évoquée à l'instant, entre deux gloussements journalistiques, la possibilité qu'il soit nommé ministre de la Ville dès le prochain remaniement.

Désolé Pierre Jean mais je n'ai pas pu (je ne peux pas !!!...) le regarder ni l'entendre, c'est au dessus de mes forces. À vrai dire j'ai tenu 10 secondes... Les questions qui-ne-fachent-pas des journalistes sont ce qu'il y a de plus insupportable ; on sent que le type évolu en terrain ami, un "Monsieur banlieues" vivrensembliste et remplaciste très comme il faut.
Dommage, Pascal, c'était formidablement crispant. Mais sûrement avez-vous eu le temps de noter l'utilisation, par ce grand épris de communautarisme ("la banlieue, y a tout le monde!"), de l'affreux vocabulaire-bouillie qui mélange anglicismes, transe managériale, méfiance goguenarde à l'égard de l'Etat et rappel des valeurs de la République. Le tout, ce fond insensé, exprimé nerveusement dans une langue venue d'ailleurs (de leur monde à "eux"?) et par une voix d'ado attardé (Gatignon a 48 ans, il parle comme s'il en avait 18).

A quand, bon Dieu, une nouvelle psychopathologie de la vie quotidienne ?...
Oui et "la banlieue, qu'on le veuille ou pas, c'est l'avenir !"

A noter également le grand retour d'Azouz Begag (désormais chercheur au CNRS...) : «A tout moment, une étincelle peut incendier le fragile équilibre des relations interculturelles dans notre pays»
«A tout moment, une étincelle peut incendier le fragile équilibre des relations interculturelles dans notre pays»

Un visionnaire, ce Begag...
Renaud Camus (@RenaudCamus) a tweeté : Le vivre ensemble c’est mourir d’une rafale de kalashnikov en soupirant : « Bon, au moins on ne s’est pas fait égorger… ». [twitter.com]
"A tout moment, une étincelle peut incendier le fragile équilibre des relations interculturelles dans notre pays"

J'ai plutôt l'impression, hélas, que 1000 étincelles/jour ne seraient pas encore assez pour faire bouger les "Français d'avant". Tu es beaucoup trop optimiste mon petit Begag.
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