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JAPON : pas assez accueillant pour les CPJ selon nos médias

Envoyé par Pascal Mavrakis 
Petit reportage TV : ou comment faire passer un peuple fier et responsable pour une bande de salauds ?


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(Té ?!, il semblerait que du côté de Münster ce soit moins cool qu'à Kyoto... Allez savoir pourquoi ?)

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Ces pays sans immigrés musulmans qui sont aussi des pays sans attentats islamistes devraient, à l'horizon 2090, commencer de susciter des interrogations dans les milieux académiques européens.
Citation
Pierre Jean Comolli
Ces pays sans immigrés musulmans qui sont aussi des pays sans attentats islamistes devraient, à l'horizon 2090, commencer de susciter des interrogations dans les milieux académiques européens.

(Rires !)

Il serait intéressant de connaître le coût réel (exorbitant ! sur des décennies) de ces colloques, séminaires, réunions, publications, thèses, stages, "assoces", ministères, plans banlieues, politiques d'intégration et j'en passe alors que le premier abruti qui débarquerait en Europe (sans intoxication médiatique préalable) pigerait l'essentiel de la situation en un clin d'œil.

Et revoilà Borloo ! [mobile.lemonde.fr]
Les milieux académiques européens sont-ils perméables à l'interrogation que suscite l'actualité ?

Ecouté Paul Ricoeur cet après-midi pendant trois heures dans un enregistrement d'une émission de France Culture de 1985, en compagnie des esprits les plus savants et affûtés de son temps, dont Lévinas et Castoriadis.

Ma perplexité est immense. Je suis un humble admirateur de Ricoeur, qui eut parfois des intuitions sur l'histoire ("dont les enjeux se situent au-devant de nous") et sur la philosophie de l'histoire (la philosophie de la pensée de l'histoire) et sur sa narrativité essentielle, qui sont encore aujourd'hui "indépassables", comme disait Sartre à propos d'autre chose quelque vingt-cinq ans avant cela, et ma perplexité est celle d'un contemporain de ces géants et de la scène politique et historique d'aujourd'hui où ils ne sont plus.

Ricoeur le disait très bien : le philosophe oeuvre en retard (non pas "en-dehors" mais bien "en retard") de son temps.

Nous voici seuls, radicalement seuls face à ce qui survient sur tous les fronts du staccato épistémique (Castoriadis) qui nous secoue. Il n'y a pas de "milieux académiques européens", plus personne pour nous accompagner de ses dits et dires savants, fluides et libres (Ricoeur, c'était cela) comme l'étaient ceux de tous ces monstres de la pensée que furent ces gens et avant eux notre Sartre et ce géant de Patocka. Ni les uns ni les autres n'avaient pensé (pas "prévu" ni "anticipé" mais seulement pensé) ce à quoi nous sommes aux prises aujourd'hui.

Cette solitude est celle des déserts peuplés de possibilités.
Nous voici seuls, radicalement seuls face à ce qui survient sur tous les fronts du staccato épistémique (Castoriadis) qui nous secoue
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Ça n'est grave que pour nous : nous les antiremplacistes, nous les minoritaires (chaque défaite électorale le confirme : nous sommes isolés, minoritaires). Mais ça n'a aucune espèce d'importance et paraît certainement dérisoire pour ceux qui, depuis tout petits, sont immergés dans le GR et dans la célébration du GR - pour tous ceux qui n'ont jamais eu de patrie.
Notre drame, finalement, c'est d'avoir su ce que c'est que d'avoir une patrie.
J'ai été étonné d'entendre Paul Ricoeur parler de "vivre ensemble" dans ces entretiens de 1985. Est-ce lui qui a forgé ce terme à cette époque ? Dans son esprit, cette notion se superpose à tout ce que "le Contrat Social" de Rousseau a pu essaimer de discours et de concepts depuis deux siècles qui filent la pensée républicaine moderne.

Faire société avec des gens qui affluent sur un continent à la recherche d'un pays mieux-disant en matière d'avantages à en tirer pour soi et sa famille n'a évidemment plus aucun sens, quand ces gens sont appelés, par les lois d'expansion démographique qui jouent en faveur de leur nombre et par leur fureur à engendrer des progénitures, à constituer des "communautés" dont certaines sont propres à faire basculer, à terme, la composition ethnique et religieuse d'une nation en effaçant son histoire, sans même toujours le vouloir explicitement. Communautés qui n'ont qu'une ambition, qu'un désir, chevillé au corps : celui de se continuer, de se perpétuer sur le sol qui les accueille exactement comme les régimes qu'ils ont fuit le leur permettaient, peu ou prou, dans leur pays d'origine. Peu ou prou parce que dans le cas des pays arabes du Maghreb, le salafisme et le fanatisme islamiste sont moins bien tolérés par les régimes en place que dans la France de Macron !

Tout ce qui se pensait en France en 1985 est à jeter. Tout, absolument tout est à repenser da capo. Ce n'est pas que nous le voulions, ce n'est pas non plus qu'il le faille à priori dans l'intérêt du bien commun, mais la fatale absence de choix qui nous y force.

Il n'y a plus de politique possible, plus de "philosophie politique" comme cela se disait encore entre Castoriadis et Ricoeur avant la bascule du désastre dont nous sommes témoins, plus de politique imaginable, seulement de l'action historique.
J'ai été étonné d'entendre Paul Ricoeur parler de "vivre ensemble" dans ces entretiens de 1985. Est-ce lui qui a forgé ce terme à cette époque ? Dans son esprit, cette notion se superpose à tout ce que "le Contrat Social" de Rousseau a pu essaimer de discours et de concepts depuis deux siècles qui filent la pensée républicaine moderne
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Face à la violence de nos "jeunes", au terrorisme et à la submersion migratoire en cours qu'elle aurait été la position de P. Ricoeur ?

On ne peut répondre à sa place mais il me semble que sa propre tradition religieuse l'aurait orienté plus vers la non-violence que vers le recours à la force, fût-elle publique, et le déploiement de l'autorité. Le philosophe fondait son action sur la confiance, la force de l'argumentation, la persuasion, l'appel à la conscience... On se souvient qu'à Nanterre, où il fut rattrapé par l'Histoire avec une recrudescence de l'effervescence idéologique et un déchaînement de violence (du pipi de chat à côté de l'hyper-violence diversitaire) qui mettait en péril la sécurité des personnes et des biens, il eut beaucoup de mal à trancher. Il fut sans doute douloureux pour le collaborateur de Christianisme social, d'Esprit, de reconnaître l'évidence du mal, l'impuissance de la raison face à la mauvaise volonté délibérée, face à la bêtise, face au nombre. Pourtant, et pardon de me répéter, cette agitation-là fut peu de chose, comparée à ces grands bouleversements qui nous attendent...
La sensibilite de chrétien social que vous soulignez et le blabla herméneutique auquel il s'est si souvent livré n'ont pas empêché Ricoeur de développer une réflexion sur le mal radical. De là à l'imaginer adhérant aux idées du PI, en lanceur d'alerte sur les ravages de l'islamisation de l'Occident ou en contempteur des collabos anti-France... Bouveresse le logicien a attendu d'avoir 70 ans et d'avoir lu tout ce que les littératures française et allemande avaient pondu d'anti-moderne pour commencer à s'inquiéter de l'état de la langue dans son pays. Et encore s'exprime-t-il à ce propos à coups de prudents 'oui' , 'peut-être' , 'faut voir'...
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