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Blaise Cendrars...

Envoyé par Pascal Mavrakis 
03 mai 2018, 23:26   Blaise Cendrars...
L’écrivain Blaise Cendrars accusé de négrophobie pour ses « Petits contes nègres »

Publié pour la première fois en 1929, Petits contes nègres pour les enfants des Blancs témoigne de l’intérêt de Blaise Cendrars pour l’Afrique, quelques années après son Anthologie nègre de 1921. Si ces livres font aujourd’hui polémique, c’est pour l’utilisation du terme « nègre » dans leurs titres, jugée négrophobe.

C’est un post sur la page Facebook Décolonial News, le 29 avril dernier, qui lance la polémique : deux photographies de la couverture et de la 4e du livre de Blaise Cendrars, Petits contes nègres pour les enfants des blancs, publié par Gallimard dans la collection Folio Cadet, ouvrent un réquisitoire contre l’ouvrage. « Le conte negrophobe pour enfants remis en vente, les époques passent, mais le racisme lui perdure ! voila ce que l’on trouve en 2018 sur les présentoirs de la Fnac de Valenciennes ! C’est comme ça en France que l’on inocule à des enfants la #negrophobie », peut-on lire sur la page
.

Actua Litté
La Ligue de défense noire africaine (LDNA) appelle via les réseaux sociaux à un rassemblement de protestation, ce vendredi 04 mai, devant la maison d’édition Gallimard, située dans le septième arrondissement de Paris.
Bien connu pour ses romans policiers et créateur du fameux Commissaire Maigret l’écrivain belge francophone Georges Simenon ( 1903-1989 ) se proposa en 1932 de gagner le coeur de l’Afrique avec l’idée de s’y comporter non point tant en touriste qu’en journaliste. Il se fit pour cela financer par l’hebdomadaire Voilà, lancé l’année précédente par Gaston Gallimard et alors dirigé par Georges Kessel, frère de l’écrivain Joseph Kessel .

La description qu’il donne de sa visite de Conakry, trente-six ans avant l'indépendance officielle de la Guinée, donne froid dans le dos... tant elle annonce le comportement des Africains immigrés massivement en France depuis lors ; jugez-en par vous-même :

« La première personne qui vous bouscule est un nègre, que vous retrouverez tout à l’heure au guichet des chèques de la banque. Il vous bouscule parce qu’il est votre égal : il est en effet citoyen français » (p.89/90) » A son guichet, des Blancs font la queue et il savoure la volupté de les voir attendre. Il peut devenir sergent de ville , gendarme, et dresser des procès-verbaux aux Français » (p.93) « il a en poche sa carte de la Ligue des Droits de l’Homme, du Parti radical-socialiste, voire de telle cellule du Parti Communiste » (p.96/97)

Il conclut en disant « J’ai quitté l’Afrique en la haïssant » (p.101) non sans avoir constaté , dans un tribunal du Congo Belge visité quelques semaines auparavant : « Après cinq minutes, la sueur de nègre a rempli la salle d’une odeur âcre qui me force à fumer sans répit » (p.40) et « Ils ont été esclaves et je ne pense pas qu’ils en aient été plus malheureux » (p.54) . Six longs reportages seront publiés dans les n° 81 à 86 de Voilà ( 8 Octobre – 12 Novembre 1932 ) et plus tard réunis dans le pamphlet « L’heure du nègre ».
05 mai 2018, 00:03   Re : Blaise Cendrars...
Cendrars négrophobe à présent. L'inculture basse, à front de lézard, assumée et bruyante de ces gens n'est pas sans ressembler à celle des néo-féministes, pour qui tout ce qui est pourvu d'un kiki est criminel.

Il faut lire Cendrars, s'y baigner comme dans une rivière, dans l'amont de toute rivière des inspirations qui soulevèrent la deuxième moitié du siècle. Dans son oeuvre "brésilienne", les Noirs sont souvent les seuls personnages positifs. Dans Cendrars, les Noirs aux cheveux blancs, par exemple, "inspirent le respect" mieux que personne.

Ici un articulet qui dit bien le rapport de Cendrars à l'Afrique :

La passion africaine de Cendrars aurait, selon lui, ses racines dans l'enfance, quand il «savourait sa peur» en contemplant la reproduction d'une idole de bois dans le tome IX de la Géographie universelle d'Elisée Reclus appartenant à son père: c'est du moins ce qu'il raconte dans Le Lotissement du ciel. Or, cette image n'existe pas! Mais Christine Le Quellec Cottier a beau jeu de démontrer qu'elle a nourri l'imaginaire de l'écrivain, ardent défenseur de l'art nègre tout au long des années 1920. Détail amusant: Cendrars a utilisé un «nègre» inattendu en la personne de Raymond Radiguet, futur auteur du Diable au corps, pour recopier des contes, légendes et proverbes africains qu'il a ensuite retravaillés: les 20 chapitres thématiques de son Anthologie nègre relèvent d'une approche plus littéraire que scientifique, malgré l'abondante bibliographie finale, car les textes sont réécrits au présent, sans lexique, afin de mieux placer le lecteur «dans le cercle du griot». Saluée par Michel Leiris («Plus qu'un livre, c'est un acte»), l'entreprise a connu divers prolongements avec notamment les délicieux Petits Contes nègres pour les enfants des Blancs, illustrés par Pierre Pinsard, qui jouent sur la répétition, les dialogues et les devinettes.

[www.letemps.ch]


Où l'on voit aussi que le mot "nègre" est chargé de noblesse, en l'espèce de l'emploi de Raymond Radiguet par l'auteur des Pâques à New York

Mais allez tenter d'expliquer ça à ces veaux décérébrés...
05 mai 2018, 00:11   Re : Blaise Cendrars...
La Ligue de défense noire africaine (LDNA) appelle via les réseaux sociaux à un rassemblement de protestation, ce vendredi 04 mai, devant la maison d’édition Gallimard, située dans le septième arrondissement de Paris.

Cette Ligue de défense noire africaine paraît être une nouveauté dans le panorama parisien. Ce genre de nouveauté est bien radicalement neuve : elle est le fait de gens investis de la puissante vertu politique de jeter dans un même sac de farine (très blanche la farine) un Edwy Plenel et un Eric Zemmour, qui finiraient, dans l'expérience de pensée que cette nouveauté propose, par combattre dans la même tranchée, blanche de peau.

La vertu en question est que le regroupement racial et sa manière belliqueuse et basse de faire front contre tout ce qui n'est pas lui, suscite sa symétrie dans la race honnie. Voilà au fond, une bonne nouvelle pour le Blanc.
Cette ligue (grassement subventionnée j'imagine) est une petite "nouveauté", comme vous l'avez remarqué. Mais d'autres vont bientôt voir le jour - pas vraiment étonnant, puisque le racisme anti-blancs jouit desormais de l’impunité la plus totale : multiplication des réunions interdites aux Blancs, conférences sur l’esclavage, le colonialisme, la domination, l'apartheid, etc. Ces nouveaux racistes, convaincus qu’ils bénéficient d’une impunité absolue, font feu de tout bois. Ce cancer infiltre peu à peu les innombrables associations et partis dits de gauche et d’extrême gauche, répandant insidieusement son venin au sein des populations d’origine africaine et antillaise, comme le fait l’islamisme au sein des populations musulmanes installées en Europe.
05 mai 2018, 10:44   Re : Blaise Cendrars...
La Ligue de défense noire africaine (LDNA) (grassement subventionnée j'imagine)

N'existe pas au JO des associations.

Ce machin, c'est une page sur facebook.
Et puis, c'est tout.
Deux trois branleurs qui s'agitent dans la rue et qui se filment.
Quant à la suppression de Génération Identitaire, il faut quand même savoir ce qu'est ce site facebook: une secte mondialiste au service de l'American way of live et de son gourou éligible.

je ne comprends même pas qu'on puisse avoir un compte sur ce site (Renaud Camus inclus).
Il faut vraiment être aveugle de certaines choses.
» Bien connu pour ses romans policiers et créateur du fameux Commissaire Maigret l’écrivain belge francophone Georges Simenon ( 1903-1989 ) se proposa en 1932 de gagner le coeur de l’Afrique

Presque à la même époque, Gide aussi, figurez-vous, Pascal ! Et bien qu'on puisse avancer que son regard était un peu biaisé (en règle générale les nègres l'enchantent plutôt), ses impressions sont quand même fondamentalement celles d'un honnête homme...

« Moins le Blanc est intelligent, plus le Noir lui paraît bête. »

Gide, Voyage au Congo
07 mai 2018, 18:08   Re : Blaise Cendrars...
Gide avait vu clair. La grande erreur historique du Blanc reste celle de s'imaginer que le Noir est bête. Tragique erreur.
Citation
Francis Marche
Gide avait vu clair. La grande erreur historique du Blanc reste celle de s'imaginer que le Noir est bête. Tragique erreur.

Bah ça vaut bien celle du Noir qui est fut de s'imaginer que le Blanc est intelligent...
07 mai 2018, 20:32   Re : Blaise Cendrars...
Oui Pascal. C'est symétrique. Le racisme ne peut être autre que symétrique, aurait pu penser Lacan dans ses méditations ouvertes sur l'Autre.

Penser que le Noir est bête, que le Juif est intelligent : symétrique connerie du Blanc incapable de se faire aux faits bruts, opaques et intensément dénué de raison ou inintelligible du réel.

Il faut au Blanc, pour pouvoir se figurer ce qui lui arrive, ce qui arrive autour de lui, des "sociologues" (comme aussi, à micro-échelle, désormais, des "cellules psychologiques"). Restons au sociologue : le Noir d'Afrique, le Chinois, l'Arabe ou l'Inca eurent-ils jamais besoin de sociologues à la Hervé-mords-moi-Le-Bras pour se satisfaire et se voir confirmer l'idée qu'il se fait de ce qui l'entoure ? Evidemment non. A ces races, le réel suffit. Elles ne sont pas dénuées de la capacité élémentaire à en assimiler les traits et à y agir. Au Blanc il faut son sociologue, sinon, il est paumé le pauvre, il ne sait que faire du monde.

Vous me voyez ce soir assailli de doutes sur cette race blanche, ébranlé dans mes certitudes sur sa tacite supériorité face à ce qui se présente.

J'ouvre le poste sur France Inter, France Info, je sors acheter le pain : mes doutes m'accablent, m'étouffent, et lancinante, prend corps dans mon esprit cette phrase qui gonfle, et qui m'encombre les intérieurs méningés comme une tumeur inopérable : le Blanc est plus con que les autres.
Pour qui a un peu vécu dans des "sociétés métissées" ce qui est frappant, ce qui saute aux yeux (pour ceux qui les ouvrent), c’est cette obsession de la couleur de peau... Ce besoin qu'ils ont de tout considérer, de tout peser, de tout hiérarchiser uniquement en fonction de la couleur de la peau : vous n'êtes que votre peau, vous n'êtes que la couleur de votre peau (mais n'allez surtout pas répéter ça aux Blancs, c'est trop désespérant...).

Il existe d’ailleurs une foule de mots pour désigner toutes les nuances de couleurs de peaux et les innombrables variantes du métissage qu'un Européen biberonné à l'antiracisme ne remarquera même pas, et une autre foule de mots pour désigner les origines ethniques ou raciales des individus selon les "quartiers".
09 mai 2018, 07:16   Re : Blaise Cendrars...
Citation
Pascal Mavrakis
Pour qui a un peu vécu dans des "sociétés métissées" ce qui est frappant, ce qui saute aux yeux (pour ceux qui les ouvrent), c’est cette obsession de la couleur de peau... Ce besoin qu'ils ont de tout considérer, de tout peser, de tout hiérarchiser uniquement en fonction de la couleur de la peau : vous n'êtes que votre peau, vous n'êtes que la couleur de votre peau (mais n'allez surtout pas répéter ça aux Blancs, c'est trop désespérant...).

Pas tout à fait quand même. Je me souviens d'un Brésilien que je connaissais à Paris et qui n'en faisait pas toute une histoire. Moi non plus, qui voyais en lui un Blanc. Et bien non. Il me stupéfia un beau jour en me disant qu'il était ... noir ! Je ne m'en étais pas aperçu. Il m'avoua qu'il avait une ou deux arrière-grand-mères qui ... Donc blanc et noir en termes de race ne sont pas des questions chromatiques. D'ailleurs un Antillais de mes anciens élèves, virant au CRAN, hélas, aussi noir de peau qu'on peut l'être, alla en Afrique où tous les Noirs voyaient en lui ... un Blanc ! Jugez de son désarroi et de mon amusement. Son engagement CRAN-esque réduisait tout à la couleur. Mais cette réduction à la peau n'est propre qu'aux sociétés métissées (qui ont l'habitude et sont souvent assez détendues – on est ce que l'on est –) et aux activistes. Je déduis, peu scientifiquement, de ces deux historiettes vraies, que le débat sur les races aurait besoin d'être mis au clair.
09 mai 2018, 09:29   Re : Blaise Cendrars...
... au clair. Est-ce un jeu de mots ?
Citation
Thierry Noroit
... au clair. Est-ce un jeu de mots ?

Il semblerait.
09 mai 2018, 16:24   Re : Blaise Cendrars...
Pour les Noirs, il n'y a pas de métis, il n'y a que des Noirs. C'est dire leur fierté raciale, très enviable en vérité, pour les races honteuses dont la blanche.

Barack Obama (dont la mère était aussi blanche que Catherine Deneuve dans les Demoiselles de Rochefort) est considéré par tout le monde, par les Noirs comme par les Blancs, et bien sûr aussi dans les livres d'histoire (pourtant "écrit par les enfants des Blancs", comme aurait pu les qualifier Cendrars ou Aimé Césaire) comme premier président noir de l'histoire des Etats-Unis !

Comment prouver davantage et plus éloquemment l'inégalité des races, certaines pesant, littéralement, plus que d'autres dans la génétique humaine comme l'histoire politique des sociétés ?
Pour les Noirs, il n'y a pas de métis, il n'y a que des Noirs. C'est dire leur fierté raciale, très enviable en vérité, pour les races honteuses dont la blanche
/////

C'est vrai Francis. Mais était-ce comme cela avant ? Je veux dire avant que le Blanc ne devienne repentant et honteux de sa propre race, et que le Black ne devienne so beautiful.
Il me semble qu'il fût un temps, pas si lointain, où, pour un métis, il était nettement plus valorisant de se dire Blanc.


Je me souviens de cette collègue dont la fille lui reprochait régulièrement de ne pas l'avoir faite "Black", parce qu'elle s'était "toujours sentie Black", "quand on sait tout le Mal que les Blancs ont fait"...
09 mai 2018, 17:29   Re : Blaise Cendrars...
Les Blancs ont fait beaucoup de mal, c'est vrai. Ils ont aussi apporté beaucoup de bienfaits, c'est tout aussi vrai.

Les Noirs, eux, n'ont fait ni mal ni bien parce qu'ils n'ont rien fait de remarquable. C'est encore vrai.

Les vérités historiques bêtes et simples sont les plus difficiles à "(di)gérer". Personne n'en veut.
Les Blancs ont fait beaucoup de mal, c'est vrai. Ils ont aussi apporté beaucoup de bienfaits, c'est tout aussi vrai.

Les Noirs, eux, n'ont fait ni mal ni bien parce qu'ils n'ont rien fait de remarquable. C'est encore vrai


En paraphrasant Heidegger on pourrait dire : qui agit grandement, se trompe grandement
09 mai 2018, 17:42   Re : Blaise Cendrars...
En paraphrasant Heidegger on pourrait dire : qui agit grandement, se trompe grandement

Evidemment.

En outre, il y a une sagesse dans le "ne rien faire de particulier", très orientale pour tout dire.

Ne s'agiter nulle autre part que dans la musique et parfois jusqu'à la transe, demeure une manière assez efficace et louable de ne point faire de mal à autrui, de ne point détruire. (Mais déjà, penser et écrire cela contribue à la ruine de l'oeuvre blanche, relativise et dévitalise la magie blanche qui est le parti pris et le pari du Blanc, la définition même du camp des Blancs, qui est le camp du faire, du faire le bien, du bien faire et du faire en grand).

Ce qui reste difficile, le défi de civilisation auquel nous sommes aujourd'hui confrontés : d'un échec historique (le 20e siècle), ne point dissoudre une essence.
09 mai 2018, 17:57   Re : Blaise Cendrars...
Citation

Pour les Noirs, il n'y a pas de métis, il n'y a que des Noirs. C'est dire leur fierté raciale, très enviable en vérité, pour les races honteuses dont la blanche.

C'est curieux, il me semblait pourtant bien avoir lu, ci et là, que le commerce était florissant, en Afrique, des produits "miracles" destinés à blanchir la peau.
Citation
Didier Goux
Citation

Pour les Noirs, il n'y a pas de métis, il n'y a que des Noirs. C'est dire leur fierté raciale, très enviable en vérité, pour les races honteuses dont la blanche.

C'est curieux, il me semblait pourtant bien avoir lu, ci et là, que le commerce était florissant, en Afrique, des produits "miracles" destinés à blanchir la peau.

Exactement. J'avais aussi l'impression que les Noirs, en Afrique de là-bas, à commencer par les femmes, faisaient tout ce qui est en leur pouvoir cosmétique pour se lisser les cheveux et s'éclaircir la peau, au risque, d'ailleurs, de mettre leur santé en danger. Cependant que les Noirs, en Afrique d'ici, se couvrent de signes corporels, vestimentaires et capillaires pour surexprimer et revendiquer leur africanité.

Des ethnologues, s'inspirant de la linguistique, parlent d'alternance codique pour, je crois, décrire ce genre de phénomène.
alternance codique

Peut-être s'agit-il, dans chaque cas, d'une perception d'un aspect de soi reconnue à la faveur de la surestimation d'une image de soi plus complaisante... ?


(Hum... Faudrait que je dise ça autrement. Maybe.)
09 mai 2018, 21:43   Re : Blaise Cendrars...
S'éclaircir la peau en Afrique, se débrider les yeux en Corée : partout ressembler à l'aimable race en train de s'éteindre. Le Blanc comme néo-panda : les hommes et les femmes des races prolifiques et fortes aiment les pandas, race rare, fragile et qui se meurt.
10 mai 2018, 07:16   Re : Blaise Cendrars...
Francis, pendant tous ces millénaires, les Africains n'ont tout de même pas rien fait ? Votre remarque éveille ma curiosité sur l'histoire de ce curieux continent si enclavé et retiré en lui-même, apparemment.
Ce sont les Blancs qui ont fait remarquer aux Noirs que certains de leurs objets étaient beaux et importants :

- Oui, je comprends, cette statuette a une fonction mais elle est surtout d'une grande beauté !

Les Noirs, les Arabes, les "sauvages" en général, n'ont jamais rien compris à rien, jamais désirer quoi que ce soit de grand, leur vocation principale sur la Terre étant de survivre et d'emmerder leurs voisins, proches puis lointains, par tous les moyens.

Pinçons-nous : il fallut la colère d'un Louis Maurice Adolphe Linant de Bellefonds pour empêcher qu'un débile de pacha égyptien ne fasse détruire les pyramides de Gizeh en vue d'en extraire de la pierre de construction !

Dans une correspondance, William James, en voyage initiatique dans la cambrousse brésilienne, note "la navrante absence d'impatience" des sauvages, etc.
10 mai 2018, 13:17   Re : Blaise Cendrars...
à Henri Bès : l'Afrique est sillonnée de fleuves immenses et de larges et longues rivières.

qu'on me nomme un seul pont, construit par les Africains en Afrique pré-coloniale qui ait tenu plus d'une ou deux saisons.

Ce n'est pas un défaut, ne pas construire de ponts, ne pas vouloir ou ne pas savoir en construire, ce n'est pas une qualité non plus, c'est un fait, et un trait particulier.
11 mai 2018, 06:49   Re : Blaise Cendrars...
Cher Francis, nous revenons ici aux questions que posait Lévi-Strauss, je crois, sur les critères de civilisation. Loin de moi d'approuver l'éviction de Louis XIV des programmes scolaires au profit du Monomotapa, disons. Une grande partie du continent a été sans ponts et sans écriture, ce qui ne facilite pas la recherche historique, j'imagine. D'où ma curiosité.
11 mai 2018, 17:30   Vendredi noir
Dans mon système personnel de langues, la première que j'aie parlée, paraît-il, était le wolof, à Dakar, avec notre boy en chef Mamadou, qui m'aimait bien, refusait absolument de tuer les cafards et a fini par être viré par mes racistes de parents à cause d'un vague soupçon de vol de menue vaisselle ; dans ce même ordre d'idées relatif à la primauté culturelle africaine, est-ce que je peux vous régaler d'un article pas piqué des hannetons concernant l'écriture en Afrique noire ?
11 mai 2018, 19:35   Re : Blaise Cendrars...
Qu'il n'est de civilisation que romaine. Que la romanité est la civilisation par excellence parce qu'elle se joua de la pierre : elle dure en nous comme dure la pierre en dehors de nous. Ecrire sur, dans et par la pierre, c'est la vaincre et s'en jouer, c'est écrire son triomphe à chaque pas.

Etre civilisé, c'est être romain. On a beau être chinois ou assyrien, ou inca ou grec ou khmer, il faut qu'on soit romain pour être civilisé et éternel comme la pierre, la chose même de l'être-là, têtue comme une signature.

La preuve que nous seuls, gens d'Angkor, de Nîmes, de Ninive, du Yucatan, de Pékin ou d'Alexandrie qui définissons la civilisation est ici:

[www.planete-tp.com]

Il n'y a point de civilisation qui ne soit celle des bâtisseurs de ponts. C'est le message essentiel du Pont du Gard : les maîtres des eaux et de la pierre sont les seuls civilisés. Les autres ont beau être ce qu'ils sont, génialement ce qu'ils sont, y compris par l'art nègre si vous voulez, ils ne sont pas des civilisés.
Il n'est de civilisation que romaine. Que la romanité est la civilisation par excellence parce qu'elle se joua de la pierre : elle dure en nous comme dure la pierre en dehors de nous



L'Empire romain ne mourra jamais - enfin jamais tout entier -, tout comme la pierre.

D’une part, sa ruine n’a pas entraîné la disparition de la civilisation romaine. Pendant des siècles, en effet, l’Europe a vécu de l’héritage de Rome qui a nourri toutes les formes de sa culture littéraire, artistique, militaire (Napoléon était un lecteur assidu de César) et juridique (on sait que le Code Civil était largement inspiré du Droit romain).
D’autre part les conquérants de Rome se sont efforcés, politiquement et militairement, de prendre exemple sur ce qu’avait été l’Empire déchu ; l’Église catholique, dans son organisation, s’est inspirée des structures administratives de l’État romain dont elle conserva la langue, et Rome devint la capitale de la chrétienté.
Le Moyen âge estima que l’Empire romain survivait dans le Saint Empire Romain Germanique dont il était le prolongement. Et ainsi de suite.
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