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Communiqué du CNRE n° 29, mardi 29 mai 2018

Envoyé par Renaud Camus 
Communiqué du CNRE n° 29, mardi 29 mai 2018
Mamadou Gassama, le héros, Emmanuel Macron et le remplacisme global

Dans l’univers du faussel, du réel faux, où tant de choses et d’évènements sont forgés, mis en scène à des fins de propagande et de dissimulation, il n’est pas possible de se prononcer aujourd’hui avec certitude sur l’absolue véracité des évènements qui ont conduit, apparemment, au sauvetage d’un enfant de quatre ans suspendu au balcon d’un immeuble parisien. Le sauveteur, un clandestin malien nommé Mamadou Gassama, est de toute façon remarquablement agile ; et, selon toute vraisemblance, si les images ne nous abusent pas, c’est un héros aussi généreux que courageux, qui mérite toute notre admiration et notre infinie gratitude.

M. Mamadou Gassama a été aussitôt reçu par le chef de l’État : il va être naturalisé et engagé dans le corps des Pompiers de Paris selon son vœu. On ne peut pas ne pas remarquer à cette occasion que nombre d’actes d’héroïsme, accomplis en France par des indigènes, ne font pas l’objet de tant de publicité et d’expression médiatique de reconnaissance. D’innombrables actes délictueux ou criminels, d’autre part, commis, eux, par des clandestins ou des immigrés, sont eux aussi gardés sous le boisseau. N’attirent les projecteurs donc, il est facile de le constater, que les gestes soigneusement choisis qui vont dans le sens du régime remplaciste, des immigrationnistes et autres tenants du changement de peuple. En montant en épingle cet épisode-là et pas d’autres, Emmanuel Macron et le complexe médiatico-politique dont il est le visage et le nom laissent clairement paraître leur profond désir : lever tous les obstacles à la substitution ethnique, légitimer à toute force le Grand Remplacement, accélérer encore les rythmes de production de la MHI, la Matière Humaine Indifférenciée, également étalable partout.
L'enfant sauvé était-il blanc ou noir ? Il me semble que ce serait intéressant à savoir.
Ils ont aussi un goût de l'équilibre, pour ne pas dire, en l'espèce, de l'équilibrisme, qui force l'admiration. Le colonel Beltrame ne pouvait pas rester plus longtemps seul héros de notre temps. Il fallait bien vite lui trouver un pendant mieux dans l'air du temps. Symétrie, fausse symétrie.
Tous les migrants, les clandos et les illégaux qui ne nous rackettent pas, qui ne nous tabassent pas, qui ne nous égorgent pas, et qui donc nous laissent la vie sauve, devraient eux aussi recevoir des papiers !, avec un job sympa et une meuff super bonne si possible. Assez causé : la France pour tous, VRAIMENT POUR TOUS, c'est maintenant !
Ce jeune homme a eu un réflexe de solidarité humaine normal rendu possible par une forme physique n'ayant rien d'ailleurs d'exceptionnelle chez un individu de 22 ans. Je ne trouve pas que cela relève de l'héroïsme. La façon démesurée dont les médias se sont esbaudis à son sujet a l'air de vouloir dire : de la part d' un Malien quel geste inattendu quand même ! C'est un peu comme s'émerveiller, s'agissant d'un unijambiste, d'un cent mètres courru en trente secondes. Qui veut trop prouver ...






































particulièrement exceptionnelle pour un individu de 22 ans n'a rien de particulièrement héroïque
Cette "reconnaissance" bruyamment manifestée et ce trophée offert au héros du jour ne fait rien pour m'ôter cette impression persistante qu'en France, les règles de l'immigration sont celles du jeu de téléréalité Koh Lanta ; la carte de séjour doit se mériter par une prise de risque exceptionnelle, elle est le prix qui couronne une sorte d'exploit sportif : traverser la Méditerranée en canot après avoir enjamber les clôtures de Ceuta ou Melilla, s'être tapé le Sahara en camion non bâché avec une gourde d'eau de deux litres pour quinze personnes, tout ça, bref : le sans-papier mérite sa médaille d'aventurier. L'aventurier est roi chez le bobo pantouflard. Normal que celui-ci loue et admire celui-là, qu'il lui tresse des couronnes comme jadis l'aristocrate au gladiateur affranchi pour son mérite.

La queue de trente-huit mètres au consulat de France d'Abidjan ou de Bamako pour l'obtention d'un visa à la régulière, c'est chiant. Au bobo, il faut de la sueur, du sang, du risque. Ca, il adore. Le Noir dégoulinant de sueur, tremblant de peur et de froid, c'est autrement plus excitant à récompenser qu'un homme ou une femme d'affaires ivoirien ou togolais qui poireaute benoîtement quatre heures dans les couloirs d'une ambassade pour obtenir le droit de visiter des partenaires commerciaux à Paris, n'est-ce pas ?

Non, le Noir, pour mériter, doit en chier grave, en roter. C'est comme ça qu'on l'aime, et c'est à lui qu'on accorde la priorité du titre de séjour en France. Tout ça est un jeu de cirque, d'arène. La politique migratoire parisienne, celle d'un Gérard Colomb, c'est celle du Circus Maximus, où l'empereur affranchit la bête musclée, au torse luisant, qui donne des frissons à l'impératrice et dont la seule pensée réchauffera la couche.

Si j'étais Malien ou Ivoirien et que j'apprenne qu'un titre de séjour illimité à été accordé à ce compatriote pour avoir risqué sa vie dans l'ascension d'une façade d'immeuble, je tiendrais le sieur Emmanuel Macron pour une sous-merde esclavagiste et je me tournerais vers le consulat des Etats-Unis ou du Canada, ou du Danemark pour l'obtention d'un visa digne de mon humanité.
"N’attirent les projecteurs donc, il est facile de le constater, que les gestes soigneusement choisis qui vont dans le sens du régime remplaciste, des immigrationnistes et autres tenants du changement de peuple. En montant en épingle cet épisode-là et pas d’autres, Emmanuel Macron et le complexe médiatico-politique dont il est le visage et le nom laissent clairement paraître leur profond désir : lever tous les obstacles à la substitution ethnique, légitimer à toute force le Grand Remplacement, accélérer encore les rythmes de production de la MHI, la Matière Humaine Indifférenciée, également étalable partout."


Le "tri sélectif" au sein de la MHI et un trophée de plus pour légitimer le GR. Le dernier "sélectionné" par l'industrie remplaciste, "héros du jour" lui aussi, fut le "petit Eytan" échoué sur une plage.

NB : l'image de ce jeune noir bientôt français et futur sapeur pompier a déjà fait le tour du monde (un ami shanghaïen vient de me le confirmer par téléphone).
Le plus déconcertant : voir les Français "critiques" à l'égard de cette décision politique, non pas en critiquer les fondements spectaculaires-ludiques mais s'indigner, et ironiser devant des images du sauvetage qui révèleraient une triche de la part du lauréat gagnant : le vainqueur de l'épreuve d'immunité, couronné de gloire, à l'héroïsme modeste mais rayonnant, aurait triché à cette épreuve, le sauvetage aurait été "mis en scène par la prod"...

La règle du jeu, elle, fait l'unanimité : il est normal, il est régulier, que des titres de séjour de longue durée soient accordés ainsi, à des clandestins qui, dans le parcours des épreuves successives qui les ont conduits jusqu'au coeur de la capitale, se voient récompensés et honorés pour leur prise de risque, leurs acrobaties, leur endurance, leur... bref, Koh Lanta : la France gouvernée selon les règles des jeux de téléréalité. La société téléréalité.
C'était absolument de la télé-réalité avec, comme spectateurs aux premières loges, les voisins qui n'ont pas bougé, préférant suivre du regard l'ascension en direct live du migrant. Ils auraient pu, d'un geste, sauver le bambin, mais cela aurait cassé l'ambiance, interrompu le show...Les explications quant à leur inaction sont désopilantes.
L'apathie politique, dans les masses de ce pays, n'est qu'un prolongement de l'apathie devant la télévision. Regarder muettement des images préparées par d'autres, c'est les approuver – qui ne dit mot, qui ne peut dire mot, consent –, cette approbation contourne le contenu (contesté comme on le voit dans les tweets ironiques sur une mise en scène supposée de ce sauvetage) pour embrasser la loi ordinaire des images projetées à des fins d'édification et de divertissement. On approuve, en regardant passivement, le gouvernement par l'image préparée, éditée, fabriquée, ficelée.

Regarder, même en contestant ce qu'on voit, c'est déjà absorber, faire sienne cette loi, ce droit consenti à d'autres de nous montrer le monde. C'est contresigner l'édit politique que, par exemple, l'attribution d'un droit au sol peut être monnayée, doit être monnayée par une prouesse filmée.

La politique sociale en devient orientée par les résultats d'un concours d'images. Pas la "politique spectacle" mais bien la politique sociale, et avec elle la politique diplomatique (décision de déclarer la guerre, etc.), d'ouvrir les frontières (images du petit Aylan...).

Le consentement à ce que des décisions qui engagent les générations futures soient prises dans l'émotion suscitée par des images fabriquées constitue la plus vertigineuse des soumissions.
Cette aliénation par l'image est proprement stupéfiante, et caractérise la sous-humanité dans laquelle nous baignons désormais. Des dizaines de passants ont filmé avec leur smartphone, hier, à Liège, et sous tous les angles possibles, l'équipée assassine du djihadiste au lieu de n'écouter que leur courage et descendre dans la rue le lyncher ! Courage, fuyons ! ...après avoir volé quelques images du bourreau de nos frères et sœurs innocents. Il a fière allure l'Européen moyen, dépossédé tant de sens moral que d'instinct héroïque...
Le consentement à ce que des décisions qui engagent les générations futures soient prises dans l'émotion suscitée par des images fabriquées constitue la plus vertigineuse des soumissions.


Il y a hélas belle lurette que les "décisions qui engagent les générations futures" ne les concernent plus. Pas plus qu'ils ne se sentent redevables en quoi que ce soit vis-à-vis des générations passées. La politique spectacle, c'est s'amuser maintenant.
Le soumis absolu : celui qui est soumis à l'irréalité.
Le plus effarant est que cette "société téléréalité" soit pratiquement devenue la seule réalité - notre unique, et désormais indépassable "réalité". Pourtant les conséquences désastreuses de cette diffusion généralisée du fauxel, ou du réel bidon, sont, elles, bien réelles (indifférence au GR, désintérêt pour tout ce qui fut nôtre, soumission).
Cela doit avoir quelque rapport avec la déréalisation de la mort, du trépas : sachant que la télé-vision (qui comprend les images YouTube) montre absolument tout du monde, tout l'existant du monde, si la mort n'y est pas visible en direct, c'est que la mort n'existe pas, qu'elle ne peut pas véritablement exister comme le reste. Le passif absolu fricote avec l'immortalité. Ce fricotage fait partie de sa condition de soumis absolu.

La pire vision de cauchemar qui m'ait été portée au regard ces dix dernières années : des jeunes gens sautillant dans un concert quelques jours après le carnage de Nice, chantant à l'unisson sur l'air des lampions : celui qui saute pas n'est pas Niçois !

L'impératif institutionnel d'occulation des images des carnages commis par les terroristes ces dernières années a cela pour fonction : entretenir l'irréalité, l'illusion que la mort n'existe pas tout à fait comme le reste, et que la loi des images nous protège magiquement de la mort violente en nous en épargnant le spectacle.

La fille de Wolinksky, assassiné à Charlie-Hebdo qui, aux funérailles de son père, déclare aux journalistes qui lui tendent le micro : ce n'est que maintenant que je réalise qu'il est mort. Avant cela, pas d'images de la tuerie en direct, ergo pas de mort.

La soumission à l'irréalité entretient la néoténie chez ces adolescents qui, jusqu'à 40 ans et plus, vivent et se comportent comme si la mort n'existait pas vraiment.
"La mort n'existe pas" des zombies teuffeurs opposée au "Vive la mort !" des fascistes et des islamistes.

Si nous sommes déjà morts (Muray) alors nous sommes invincibles et ils arrivent trop tard, CQFD. Cette réflexion (taoïste ?) de Muray ne cesse de me hanter.
Pour les générations dont les parents n'ont connu aucune guerre : la mort, c'est du cinéma.

Pour les plus récentes, nées au début des années 90, c'est toute la réalité qui est télé-réalité.
Sur le déni de la mort, sur l'expulsion de ses affres du champ tragique de l'expérience, bref sur la mort, sur l'assassinat de la mort, il y aurait tant à dire. La semaine dernière, dans le Magazine de la santé, sur France 5, une dame, souriante, enjouée. Que raconte-t-elle ? La BD pleine de légèreté qu'elle vient de publier en hommage à sa mère tout juste décédée d'un cancer. Un calvaire de deux ans, dit-elle toujours en souriant ! Mais il était hors de question qu'on se laisse abattre, explique-t-elle encore. Le titre de la BD : Sous les bouclettes... Aries, Freud, Foucault, Heidegger, Cavell, pour finalement en arriver là...
Métastase et ta ceinture dorée…
01 juin 2018, 16:42   Qui après nous vivez
» Cela doit avoir quelque rapport avec la déréalisation de la mort, du trépas

Francis, j'en ai eu encore confirmation en apprenant la mort d'un ami : la mort, c'est l'irréel au superlatif, et ce qui est en définitive le plus faux dans l'histoire, c'est de prendre pour argent comptant tout ce ridicule cérémoniel avec quoi nous, pauvres humains, tentons de recadrer cet événement insensé dans un ordre des choses qui ait quoi que ce soit à voir avec une réalité connue, éprouvée, intelligible.
Aussi est-il plus satisfaisant pour l'esprit d'admettre que la vérité peut emprunter les biais les plus inattendus et les plus superficiels pour se révéler, et que la pacotille et le carton-pâte sont encore les plus authentiquement évocateurs de la camarde, dans tous ses états.
On en revient toujours à ce coeur de réacteur de l'humanité, cette triade temps, mémoire et mort.

Ce serait bien de l'abolir et de vivre sans passé, sans notion de sa mort future, sans flèche du temps conscient. Mais là encore, il y a piège : nous ne serions hélas pas comme des animaux. Nous leur serions très inférieurs car cette conscience du temps ne peut, par aucun moyen, aucune lessive psychique, nous être ôtée avec bénéfice.

L'animal, le chat, qui vit sans flèche du temps, vit ses traumatismes futurs sur un mode unique avec ses traumatismes passés, soit ceux que nous autres, humains, situons dans son passé. Cela parce que les ordres du passé et du futur, pour le chat, forment un ordre unique qui est celui d'une absence non fléchée par la temporalité.

Il y a six chats chez une vieille dame que je visite souvent. Ils se comportent avec moi de manière étrange, comme si je leur avais fait le plus grand mal: ils détalent quand ils m'aperçoivent, se heurtent aux meubles avec une précipitation folle, au point que l'on pense que j'ai dû les effrayer, les traumatiser, leur infliger des sévices. Ils se comportent avec moi comme de grands traumatisés psychiques qui devraient leur traumatisme à quelque action indigne dont ils auraient été victimes de ma part. Bien comprendre que ce traumatisme existe en ces bêtes, mais il n'existe pas sur le mode passé comme chez les humains dont la mémoire est fléchée par la temporalité. Je sais, et je ne suis pas le seul à le savoir ni à l'avoir pressenti, que, lorsque cette vieille dame ne sera plus, c'est à moi qu'il incombera de me débarasser de ces bêtes. Elles n'en savent rien bien sûr, mais la douleur de ce traumatisme est déjà en elles. Le chat ne connaît pas le futur mieux que nous, et très certainement le connaît-il moins que nous qui raisonnons, mais c'est précisément cette inconnaissance, cette absence, ce vide qui rend possible l'expression a-temporelle du traumatisme, lequel est pour nous à-venir, tandis que pour la bête, il est constant. Chez le chat le traumatisme futur n'est pas occulté par la flèche du temps comme il l'est chez nous mais radialement disposé à partir du maintenant.

Donc, supprimez-nous notre mémoire et notre conscience raisonnée (un tant soit peu) de notre mort à venir, et de notre à-venir, et nous voilà si dépourvus que nous en devenons très inférieurs à la bête.

Celui "qui ne saute pas s'il n'est pas Niçois" le 20 juillet 2016 est très inférieur, dans l'échelle du vivant, au chat et au ver de terre.

Me fais-je bien comprendre ?

Il y a un septième chat dans cette propritété, qui n'appartient pas à la vieille dame. Il est ravi de me voir, minaude (c'est une chatte), vient "me parler", se frotter à mes jambes, etc. Contre elle, je ne ferai rien car il n'est pas dans mes attributions de m'en débarrasser. Elle n'en sait évidemment rien mais dans son "vide intérieur", il n'est aucun traumatisme intemporel qui orienterait son comportement d'aujourd'hui.
Vous vous faites très clairement comprendre, cher Francis.
» Donc, supprimez-nous notre mémoire et notre conscience raisonnée (un tant soit peu) de notre mort à venir, et de notre à-venir, et nous voilà si dépourvus que nous en devenons très inférieurs à la bête.

Pourquoi ? Sans mémoire, sans conscience du temps passant, donc du temps tout court, nous serions simplement comme vous croyez qu'est la bête (parce qu'en réalité, nous n'en savons rien, de ce qui se passe dans la tête d'un chat, et il est incontestable qu'il a lui aussi des des états mentaux et une "vie intérieure", dans ses premières ébauches, à un stade apparemment pré-réflexif), ni plus ni moins : nous vivrions, aussi bien que le plus modeste des cancrelats, dans un présent perpétuel, dans un état idéalement synchrone avec la tranche de monde que découpe notre perception du réel environnant, aussi parfaitement entiers dans notre coïncidence avec nous-mêmes, et je ne vois pas pourquoi ce que vous réputez être valable pour la bête ne le serait alors point pour nous : car il est de toute notoriété que les hommes ne peuvent devenir pis que bêtes que pour autant qu'ils leur sont supérieurs.
Il y a un septième chat dans cette propritété, qui n'appartient pas à la vieille dame. Il est ravi de me voir, minaude

Symbolique le N°7 Francis, symbolique le N°7… Bon laissez-moi deviner : j'imagine qu'il s'agit d'un gros matou chevelu, une sorte de lion de Saint Jérôme ? C'est ça ?
L'antinomique de la Bête, qui fait trois fois six, et Septième sot, Pascal.

Jamais les amis des bêtes (défenseurs de "la cause animale", etc.) n'ont été aussi présents politiquement que dans les temps que nous vivons. Ils se recrutent chez les grands sceptiques de la "cause humaine". Pour quelle raison, et en vertu de quoi sinon de la descente inqualifiable de l'Homme contemporain dans la sottise radicale, celle qui fait paraître l'animal, le chat, le ver, doué de raison ? Celle qui fait tressauter les teufeurs sur l'air de celui-qui-saute-pas-n'est-pas-niçois ?

Très équivalent et très proche, très jumeau, pour tout dire, ce tressautement rythmé, du celui-qui-saute-pas-n'est-pas-d'Allah de leurs symétriques daechiens tirant sur la cordelette de leur ceinture d'explosifs.
Ils auront beau sauter aussi haut qu'ils voudront ils ne seront jamais, dans leur rapport à l'animal, au niveau (affectif, poétique,"spirituel") des Japonais ! La relation aux animaux, pour le "dernier homme", ça n'est ni plus ni moins que de l'humanitaire, du sôcial.
J'ai toujours été fasciné par la polysémie du verbe sauter en français : comme un cabri, sur une mine, sauter comme un train par la main du saboteur, se faire sauter aussi, quand on est une femme.

A chaque fois, on meurt un peu (souvent de joie, dans le dernier cas) ou complètement comme dans la plupart des autres cas mortels.

La jeunesse de France, elle, se montre particulièrement disposée à mourir de joie dans l'égorgement, en tressautant sur l'air des lampions. Cette jeunesse "Bataclan" me fait l'effet d'être la plus bête du monde, en révolte oui, mais toujours à côté de la cible et du sujet. Ses colères sont systématiquement hors sujet. Je ne sais pas si l'histoire contient d'autres jeunesses comparables à celle-là, aux indignations aussi dysfonctionnelles.
La désorientation mentale absolue de cette jeunesse-là devrait être, chaque année, le sujet de 10 thèses de sciences humaines ouvertes aux plus récentes découvertes de la biologie moléculaire. Hier, au restaurant, il y avait avec nous un jeune taré, un Insoumis, qui, pour fustiger le complotisme, s'exprimait...en parfait complotiste.
Que peut-on espérer opposer à cette forme absolue et achevée de l’aliénation de toute une jeunesse par le smartphone, les jeux, les réseaux ?
La "vie connectée", la vie les yeux rivés sur son smartphone comme stade suprême du fétichisme de la marchandise et aliénation absolue, laquelle n'aboutit qu'à neutraliser toute action subversive. Une jeunesse (et toute une société) condamnée à combattre l’aliénation sous des formes elles-mêmes aliénées.
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