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Convergence des luttes

Envoyé par Daniel Teyssier 
12 juin 2018, 20:19   Convergence des luttes
Médine : «Allons-nous laisser l’extrême droite dicter la programmation de nos salles de concerts voire plus généralement limiter notre liberté d'expression ?"
Choisissez votre camp cher citoyen : Moi ou l'extrême droite ! Réfléchissez-y bien avant de vous prononcer.
Définissez vous selon cette bien commode (pour moi) partition mathématique que je vous propose. Car, bien entendu, il ne saurait exister des personnes qui, bien que ne pointant pas à l'extrême droite, soient offusquées et scandalisées que Moi, Médine, je puisse venir chanter mes célèbres Jihad et Don't Laïc en un lieu où 90 personnes sont mortes sous les coups du jihad.
Non de telles personnes ne peuvent exister. Seuls des salauds d'extrême droite peuvent s'y opposer.
Au nom de la liberté d'expression faut-il donc alors militer pour qu'un groupe de rock néo-nazi puisse venir jouer à Auschwitz ou Oradour-sur-Glane ?
Comme le disait Sartre : «Tout anticommuniste est un chien», définissant ainsi une autre sympathique partition mathématique de l'ensemble des humains. Dans quel camp voulez-vous être cher Monsieur ? Celui des chiens, sous-classe souchiens ?
De même rappelons-nous tous ces suppôts de l'impérialisme américain qui dénonçaient le Goulag, tous ces contre-révolutionnaires. Quelle bande de salauds d'extrême-droite n'étaient-ils pas !
Et ne parlons pas de ce facho de de Gaulle, ni de ces amoureux de l'accent circonflexe, de tous ces tenants du C'était mieux avant, tous des fachos en diable je vous dis ! Ni de tous ces détracteurs de Buren ou de Boulez. Tous des révisionnistes et des fascistes de la pire espèce.
Il y en a même, parmi ces fachos, qui militent pour plus de sécurité. Vous vous rendez compte ! Quels salauds !
Quelqu'un sait-il ce que pensent de cette horreur les proches des victimes du massacre de novembre 2015, et si ces personnes se sont exprimées sur la question ?

Le simple fait que l'on puisse encore programmer des concerts dans ce lieu qui fut ensanglanté comme on le sait est en lui-même un scandale.

Programme-t-on des concerts de musique à Oradour-sur-Glane, dans les chambres à gaz des camps de la mort ?

La parfaite inhumanité de cet événement – l'organisation d'une sauterie rap djihadiste dans une salle où des dizaines de cadavres sanguinolents ont été trainés, où des dizaines de blessés et de mourants se sont trainés en laissant au sol des traces de sang de quinze mètres de long, poussant des plaintes déchirantes qui ne faisaient qu'exciter la fureur de leurs assassins vidant sur eux les chargeurs de leurs armes, la tenue d'un concert djihadiste dans cette fosse à sang, devrait faire dresser les cheveux sur la tête de tout ce qui donne pour humain et "humanitaire", mais apparemment non. Les intéressés, humains humanitaires, paraissent y trouver du piquant, du défi, un "pied de nez à la mort" et que sais-je.

Les bêtes elles-mêmes, les chiens, les rats, évitent de s'ébaudir dans les lieux ont leurs semblables ont été immolés. Pas cette engeance.

Moi, je me désolidarise de cette "humanité" là, et j'espère encore que nous sommes nombreux à lui tourner le dos.

Et nos intellectuels, nos Chantal Delsol, nos Finkielkraut, nos Balibar, nos ardents partisans de l'abolition de la peine de mort au nom des droits de l'homme, nos Elisabeth Badinter que disent-ils, où sont-ils ? Comment peuvent-ils se taire face à cela ?
"Quelqu'un sait-il ce que pensent de cette horreur les proches des victimes du massacre de novembre 2015, et si ces personnes se sont exprimées sur la question ?"

Euuuhhh... Z'avez pas une p'tite idée mon cher Francis ? Vous m'étonnez.


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Et dire que, et supposer qu'il est vraisemblable que, chez celles qui sont prêtes à manifester pour que Bernard Cantat cesse de se produire en public par des tours de chants, au chef qu'il a tué inintentionnellement sa compagne, il en est qui trouvent tout à fait bien, du dernier chic que cette crotte de chien aille sautiller sur la scène du Bataclan en se proclamant djihadiste, frère de coeur et d'esprit des tueurs de masse, sur les lieux mêmes de leur forfait !
Des réactions, semble-t-il, tout de même :

[www.lefigaro.fr]
Dans un article de l'hebdomadaire Causeur : La défaite remonte à une date antérieure aux concerts de Médine, quand on a décidé qu’il ne fallait pas fermer le Bataclan, parce que la fête est plus importante que tout (et le tiroir-caisse, aussi). Cette défaite est celle de la réalité. Les concerts de Médine, c’est l’insulte finale, la déréalisation ultime d’une tragédie nationale, mise sous le tapis de la post-modernité, qui rime de plus en plus avec la soumission

Cette défaite est celle de la réalité. On ne saurait mieux dire. Il s'agit d'un parcours de déréalisation. Ce qui est advenu n'est pas advenu, faute d'image non floutée.

La première des fakenews en France : le floutage de la présentation pictographique du réel, équivalent aux placards blancs de la censure dans les journaux en temps de guerre.

Ce que la télé n'a pas montré ne fut jamais. On peut donc guincher sur les morts.

A Bali (Indonésie) un attentat des djihadistes fit 202 tués dans un dancing en octobre 2002.

Le site a été rasé par les autorités. Rien n'y a été reconstruit, si ce n'est une stèle sur laquelle sont inscrits les noms des victimes et leur nationalité.Dans un espace où le prix du mètre-carré constructible est un des plus élevés d'Asie orientale, on laisse un terrain vague, avec quelques arbres isolés, pour le souvenir, pour le principe du respect des morts. Et l'invite au recueillement. Et L'Indonésie est un pays gouverné par des mahométans.

A Paris, on conserve le lieu d'immolation dans son jus, et on y vient guincher et on s'apprête à y accueillir la prestation scénique d'un sale type qui pose avec l'image d'une épée à décapitation dont usent les islamistes assassins.

Je me désolidarise de ce pays, de cette ville, des monstres qui tolèrent ou parrainent cette horreur. Si les autorités françaises font le choix de laisser faire cela, je tâcherai de me faire Indonésien, ou Japonais, ou Mexicain ou ressortissant de la Barbade ou de n'importe quel pays qui ne souille pas mon identité de cette manière.
Pour le téléspectateur qui vit devant et au travers de son téléviseur le monde constitue un spectacle qui se déploie devant ses yeux. Ce spectacle, il peut l'englober de son regard, il peut en faire le tour. Le "tout" du monde, c'est ce poste de télévision posé devant lui, et ce que ce poste de télévision ne montre pas n'existe pas.
Au bout du compte, les tueries islamistes n'ont (presque) pas eu lieu. Médine au Bataclan effacera tout, définitivement.
Ainsi donc MAMOUDOU EXISTE, il sur-existe !, alors qu'Ali Bashar n'existe pas :

[www.fdesouche.com]
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