Le site du parti de l'In-nocence
23 novembre 2018, 14:59   Quelle mascarade !
Hier soir sur la 2, Nicolas Hulot était l'invité prestigieux et ô combien choyé de l'émission politique. On a eu droit à un simulacre de débat véritablement affligeant. Juliette Binoche, adepte inconditionnelle des thèses apocalyptiques de son gourou Nicolas Hulot, avait été choisie pour lui donner la réplique. Paraît-il qu'on appelle cela un débat politique.
Alors qu'on discrédite et ridiculise la parole d'un Claude Allègre, comme non spécialiste du climat, on invite un people, à la fois scientifiquement à peu près inculte et tout enamouré de son idole, pour servir la soupe à celui-ci. De mémoire de téléspectateur je n'ai pas souvenir qu'un autre invité de cette émission ait pu bénéficier d'autant d'attention servile. C'est tout bonnement consternant de soumission, de lâcheté et aussi de bêtise.
Que l'on soit d'accord avec les thèses de Nicolas Hulot ou pas, là n'est bien sûr pas la question.
Il apparaît, une fois de plus, que certains thèmes sont interdits de tout débat, de toute discussion critique, de tout questionnement, donc de toute raison. Ceux qui ne communient pas dans ce qu'il faut bien appeler une nouvelle religion et veulent encore croire en une démarche scientifique sont nommés climatosceptiques. Mais, bon sang de bon sang, le scepticisme est un ingrédient essentiel, primordial, incontournable, obligé de tout scientifique digne de ce nom. Seuls les croyants, les adeptes des sectes, les illuminés, les idéologues, les militants d'une cause n'ont cure du scepticisme et le combattent frontalement.
Quand on pense que cette même chaine de télévision, la 2, avait exclu Laurent Cabrol car celui-ci mettait en doute la responsabilité de l'Homme dans le réchauffement climatique. Non mais de quoi je me mêle ? Depuis quand la 2 est une sommité scientifique en ce domaine ? On voit bien qu'on n'est en aucune façon dans la rigueur scientifique mais dans le religieux, dans le prêt à penser, dans le prêchi-prêcha, et que donc il n'est aucunement question de débattre ni d'argumenter mais seulement de réciter le catéchisme qui a cours chez tous les bien-pensants.
Quand je compare la rigueur scientifique et l'honnêteté intellectuelle dont font preuve les mathématiciens, mais aussi les chercheurs en médecine ou en physique fondamentale (je pense que les étudiants les plus doués s'orientent vers ces disciplines-là) avec celles dont font preuve certains scientifiques du GIEC, quel gouffre béant les sépare.
Non il n'a jamais été démontré que l'Homme soit le principal responsable du réchauffement climatique. Le débat entre scientifiques existe toujours bel et bien. Ce n'est qu'une hypothèse, pour certains une conviction, une croyance, ni plus ni moins. J'ajoute que beaucoup sont, consciemment ou inconsciemment, amenés irrésistiblement à y croire par la puissance de leur idéologie, laquelle n'a bien entendu rien de scientifique. Cette idéologie voulant encore et toujours, comme on le fait à l'égard du colonialisme, culpabiliser l'occident, le mâle blanc pollueur, le libéralisme tant haï. On a tous reconnu les fameuses pastèques.
Pour ces gens-là il n'y a pas lieu de discuter et d'argumenter, ni de se montrer sceptique. Il faut avoir la foi, comme jadis on avait la foi dans le Parti. Sinon on est mis au ban de l'Humanité, diabolisé, fatwatisé.
23 novembre 2018, 17:04   Re : Quelle mascarade !
» Non il n'a jamais été démontré que l'Homme soit le principal responsable du réchauffement climatique

N'y a-t-il pas en l'occurrence, cher Daniel, un faisceau d'indications et d'observations rendant cette hypothèse très vraisemblable, du moins plus que l'hypothèse contraire, qui fait que cette vraisemblance soit le maximum qu'on puisse avoir en matière de "démonstration", dans un domaine, la climatologie, où il ne pourrait y avoir de preuves au sens strict ?
23 novembre 2018, 17:54   Re : Quelle mascarade !
Non, il n'y a pas, cher Alain. Tout simplement parce que le réchauffement actuel n'a rien d'extraordinaire, contrairement à ce que l'on a essayé de nous faire croire, ni par son ampleur ni par sa rapidité. Il n'y a donc a priori aucune raison de rejeter l'idée qu'il est de même nature et qu'il découle des mêmes causes que les épisodes semblables qui ont émaillé l'histoire des climats de la terre.
J'ai vu il y a un ou deux ans, à la télévision, un documentaire passionnant sur une mission de carottage dans les glaces profondes de l'Antarctique. On suivait essentiellement deux dames qui dirigeaient la mission dont l'objectif était d'étudier dans le détail le déroulement d'un des ces épisodes de réchauffement du passé (plusieurs millions d'années avant nous). Je le répète, c'était passionnant, sérieux, précis, de la vulgarisation scientifique excellente. La fin de l'émission était stupéfiante ; pour la première fois du film (une heure environ), les dames du CNRS, discutant sous leur tente face à la caméra, ont fait allusion au présent en concluant sur leur épisode ancien pour dire (je cite de mémoire) : « Eh bien, nous voyons que c'est exactement comme ce qui se passe en ce moment — à la seule différence qu'aujourd'hui, c'est à cause de l'homme. », et l'autre dame d'opiner du bonnet. On était passé en un clin d'œil, dans la même phrase, de la science, la vraie, à l'idéologie, sans la moindre justification ni explication : c'était comme ça parce que c'était comme ça, un point c'est tout.
23 novembre 2018, 19:04   Re : Quelle mascarade !
» Tout simplement parce que le réchauffement actuel n'a rien d'extraordinaire, contrairement à ce que l'on a essayé de nous faire croire, ni par son ampleur ni par sa rapidité. Il n'y a donc a priori aucune raison de rejeter l'idée qu'il est de même nature et qu'il découle des mêmes causes que les épisodes semblables qui ont émaillé l'histoire des climats de la terre

Il peut quand même y en avoir une, cher Marcel, de façon indirecte, à partir du moment où il aura été établi que l'activité humaine peut, du moins en théorie, perturber ou influer sur le climat et l’écosystème en général : si un même effet, le réchauffement, se reproduit alors qu'on suppute que les causes qui peuvent désormais l'induire sont plus nombreuses qu'avant — et peuvent d'ailleurs agir de concert —, alors on peut aussi raisonnablement penser que cet effet n'est plus tout à fait de même nature, et qu'on doit également prendre en compte les nouvelles causes possibles.
Cela ne constitue bien sûr pas à proprement parler une preuve, mais dans des systèmes si complexes et si "sensibles aux conditions initiales" tels que le climat, l'adjonction d'une cause possible, d'un facteur supplémentaire fait qu'il est dorénavant impossible de ne pas les prendre en considération.
Ce serait plutôt une démonstration a contrario du bien-fondé de la thèse de l’influence humaine, du seul fait qu'on ne peut plus la rejeter, parce qu'il se pourrait qu'elle ait également, dans une mesure qu'il semble très difficile de déterminer exactement, une action importante sur l'environnement.
23 novembre 2018, 19:36   Re : Quelle mascarade !
J'insiste ! Comment expliquer le comportement moutonnier et tout acquis à la cause réchauffiste de l'ensemble de notre classe politique et médiatique ? Sont-ils sincères, victimes de psychose collective ou seulement opportunistes du genre il faut en être ?
Que penser de ce véritable maccarthysme qui sévit à l'encontre des sceptiques, de leur mise à l'index ?
Est-on dans la sérénité propre au questionnement scientifique ou dans l'excommunication religieuse ?
Comment ne pas être scandalisé du simulacre de débat proposé hier soir par la 2. A-t-on peur de donner la parole à l'autre camp ? à la controverse ? Quelle honte !
Quel homme ou femme politique a-t-il eu pareil traitement de choix ?
23 novembre 2018, 20:08   Re : Quelle mascarade !
Ça, vous avez raison : la thèse du réchauffement anthropique paraît bien avoir acquis la valeur d'un "paradigme", au sens de Kuhn ; cela dit, ce n'est pas parce cette thèse en est devenue un, qu'elle soit plus fausse qu'une autre...
Il me semble du reste qu'il y a d'abord au sein de la communauté scientifique elle-même un vaste consensus sur ce sujet, pas total, mais très large ; les autres ne font que suivre je crois...
23 novembre 2018, 20:49   Re : Quelle mascarade !
Qui a noté que dans la même émission Nicolas Hulot s'est inquiété, d'une part, des précipitations et des inondations de plus en plus fréquentes et, d'autre part, des cours d'eau de plus en plus secs ? Les deux étant bien entendu causés par le réchauffement climatique.
Bien entendu cela ne prouve absolument rien mais tout de même fait un peu gribouille. Il semblerait que la thèse réchauffiste fasse feu de tout bois, si j'ose m'amuser à dire, c'est-à-dire que cette thèse soit véritablement irréfutable comme le sont d'autres disciplines sectaires telle la psychanalyse (Karl Popper).
24 novembre 2018, 09:41   Re : Quelle mascarade !
1. Les superficies "artificialisées" (urbanisées, suburbanisées, industrialisées, etc.) ne font que s'étendre sur la surface du monde ;
2. Pour des raisons d'ordre physique bien connues et bien établies (degrés d'albedo, etc.) les relevés des températures atmosphériques font constater sans qu'on s'en étonne que les zones artificialisées sont plus chaudes (au sol et jusqu'à deux à trois cents mètres d'altitude à leur verticale) que les espaces naturels ;
3. s'il y a une Médaille Fields lecteur de ce forum, je le prie de s'avancer pour nous faire la démonstration mathématique qu'en aucun cas la conjonction des faits résumés en 1. et 2. supra ne saurait contribuer au moindre réchauffement global.
24 novembre 2018, 11:09   Re : Quelle mascarade !
Que la présence en grand nombre de mamifères humains fassent localement grimper la température je pense que tout le monde en conviendra aisément.
De là à conclure que l'Homme peut être tenu comme le responsable majeur du réchauffement climatique il y a un serieux pas...
24 novembre 2018, 12:57   Re : Quelle mascarade !
Il existe un effet bien connu et incontestable de l'homme sur la température atmosphérique, c'est celui des bulles chaudes créées par les villes, les dits îlots de chaleur urbains. Ils représentent une anomalie positive qui est souvent de 3 à 4 degrés et peut atteindre, dans certaines grandes villes et dans certaines configurations météorologiques, 7 à 10 degrés ! C'est énorme, surtout lorsque l'on garde à l'esprit que le réchauffement climatique actuel se chiffre à deux ou trois degrés...

Cela dit, et malgré l'extension galopante de l'urbanisation, cela reste marginal à l'échelle planétaire. Le GIEC, comité central du parti anthroporéchauffiste au pouvoir, a conclu dans son troisième rapport que l'effet des îlots de chaleur urbains ne pouvait excéder 0,05 degrés Celsius au niveau mondial, quoiqu'il puisse être plus important dans certains pays en développement industriel rapide comme la Chine. En effet les bulles en question concernent uniquement la basse atmosphère (100 m peut-être sur 10 à 15 mille m) d'une partie très réduite de la planète : en 2000, la couverture urbaine mondiale représentait 0,5 % de la totalité des terres émergées, soit 0,16 % de la surface de la planète).

Pour le reste, les histoires de gaz à effet de serre sont, au mieux, des hypothèses prématurées. Bien plus utile serait une démarche consistant à essayer de comprendre les causes des variations de températures habituelles (on a des indices et des hypothèses en partie solides mais pas de théorie complète solidement établie) et voir si la présente s'y rapporte ou non. Et si, et seulement si, ce n'est pas le cas, rechercher ce qui peut se passer de nouveau.

D'autre part et pour la Nème fois, le fait que la grande majorité des scientifiques soutient la thèse dominante ne constitue absolument pas une preuve de sa validité. Une majorité encore plus écrasante a soutenu, entre 1930 et 1965, que l'hypothèse de la dérive des continents était farfelue. Aujourd'hui, alors que la démonstration de la responsabilité des traps du Décan dans l'extinction Crétacé-Tertiaire a été établie très solidement il y a plus de vingt ans, la grande majorité des scientifiques (et des journalistes et donc du grand public) croit dur comme fer en la responsabilité unique ou en tout cas principale de l'astéroïde qui a creusé le cratère de Chicxulub. La quasi-totalité des médecins, y compris au plus haut niveau, pensent que la responsabilité du cholestérol dans les maladies cardio-vasculaires est incontestable et continuent à prescrire des statines alors qu'il a été établi il y a une vingtaine d'années déjà qu'il s'agit-là d'une thèse hautement improbable et que les statines ont des effets secondaires hautement dangereux. Quand ils apprennent que le professeur Montagnier a repris, avec succès, les expériences de Benveniste sur la dite “mémoire de l'eau” (regardez ce film, il est passionnant), les petits roquets de garde de l'orthodoxie du Monde expliquent que Montagnier est devenu sénile. Etc.
24 novembre 2018, 16:49   Re : Quelle mascarade !
» Pour le reste, les histoires de gaz à effet de serre sont, au mieux, des hypothèses prématurées

Pourtant, la corrélation entre l'augmentation de la température et l'effet de serre est plus qu'une simple hypothèse prématurée je crois : le principe en a été démontré par le fait que les gaz à effet de serre retiennent le rayonnement infrarouge émis par la Terre, ce qui réchauffe la basse atmosphère ; si une partie de ces gaz qui produisent l'effet de serre sont produits par l'homme, et si celui-ci en produit exponentiellement davantage, l'hypothèse selon laquelle l'action de l'effet de serre sera d'autant plus grande qu'il y aura plus de gaz n'est pas du tout une hypothèse farfelue.
Elle semble même plutôt être, parmi toutes les hypothèses concurrentes, celle dont les modélisations sont les mieux corroborées par les données climatiques, à ce que je sache. C'est pourquoi je ne vois pas, pour ma part, dans le cadre d'un débat dépassionné, pourquoi on ferait fi en l'occurrence de la théorie qui paraît bien être la plus performante, quand de toute façon personne ne détient la vérité ultime et incontestable dans ce domaine.

Le fait est, et j'en reviens à ce que j'ai tenté de dire plus haut, que les conséquences d'un dérèglement climatique peuvent être si dramatiques, qu'on ne peut plus ne pas tenir compte de la possible cause anthropique du réchauffement — franchement, en l'état actuel des connaissances, n'est-ce pas la plus probable ? —, et par cela même parvenir à prévenir au moins partiellement la gravité de ces conséquences.
C'est encore l'attitude qui me paraît être la plus responsable et prudente, en vérité.

Quant au fait que le consensus des scientifiques en lui-même ne constitue pas une preuve de la validité de l'hypothèse, vous avez parfaitement raison, puisque de toute façon aucune théorie scientifique quelle qu'elle soit n'est la vérité, du moins on ne pourrait le savoir, et qu'il n'y a jamais que des théories et des modèles concurrents et plus ou moins corroborés.
Mais cela en soi ne constitue pas une preuve de quoi que ce soit d'autre non plus, et je ne vois pas très bien qui d'autres que les climatologues seraient plus qualifiés en principe pour parler du climat...
24 novembre 2018, 17:57   Re : Quelle mascarade !
Oui, très bien, occupons-nous de “sauver le climat” en suivant des “climatologues” aussi qualifiés que le chimiste Jauzel ou l'ingénieur des chemins de fer indiens qui dirigeait le GIEC, et pendant ce temps-là on pourra grand-remplacer tranquille (et lapiner à donf).
24 novembre 2018, 18:54   Re : Quelle mascarade !
N'étant ni climatologue ni du reste chimiste ou ingénieur, je ne peux que me fier à ce qui est vulgarisé de l'état des recherches dans ce domaine ; voici les conclusions des résultats des modélisations selon Wikipédia, pardon du peu :

« Les simulations climatiques montrent que le réchauffement observé de 1910 à 1945 peut être expliqué par les seules variations du rayonnement solaire (voir changement climatique)[réf. nécessaire]. En revanche, pour obtenir le réchauffement observé de 1976 à 2006 (voir graphique), on constate qu’il faut prendre en compte les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. Les modélisations effectuées depuis 2001 estiment que le forçage radiatif anthropique est dix fois supérieur au forçage radiatif dû à des variations de l’activité solaire, bien que le forçage dû aux aérosols soit négatif.

Le point essentiel est que le forçage radiatif net est positif. En particulier, l’augmentation de la température moyenne mondiale depuis 2001 est en accord avec les prévisions faites par le GIEC depuis 1990 sur le réchauffement induit par les gaz à effets de serre. Enfin, un réchauffement uniquement dû à l’activité solaire n’expliquerait pas pourquoi la troposphère verrait sa température augmenter et pas celle de la stratosphère. »

A priori, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais me fier à cela ; y a-t-il d'autres résultats qui indiqueraient que d'autres hypothèses sont incontestablement mieux vérifiées ?
Ce que je ne comprends pas tellement, c'est l'opposition farouche que suscite la thèse du réchauffement anthropique en soi : en l’absence d'hypothèse concurrente indéniablement meilleure, pourquoi rejeter systématiquement ces données-là, quand d'autre part le consensus des spécialistes dépasse très largement le seul GIEC ? Ils peuvent se tromper, mais pourquoi penser qu'ils se trompent nécessairement ?
Bref, on en viendrait presque à se demander si cette résistance à la théorie actuellement la plus consensuelle ne procède pas de motifs encore plus idéologiques que ceux qui poussent certains à soutenir cette dernière...
24 novembre 2018, 19:42   Re : Quelle mascarade !
on pourra grand-remplacer tranquille (et lapiner à donf).

Autrement dit, nous pourrons nous comporter exactement comme le veut l'Eglise ( "J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli », "croissez et multipliez", etc.). C'est donc en étant fidèles à nos "valeurs" que nous nous condamnons à disparaître... fonte des glaces ou pas.
24 novembre 2018, 21:21   Re : Quelle mascarade !
Citation
Alain Eytan
c'est l'opposition farouche que suscite la thèse du réchauffement anthropique

Tout de même, cher Alain, il me semble qu'on assiste surtout, dans l'ensemble de la classe politique et médiatique, à une opposition farouche suscitée par les thèses dissidentes, à leur diabolisation même.
Lors du débat qui, dans cette émission, avait jusqu'alors toujours mis en scène deux opinions divergentes, deux opposants politiques, on a préféré déroger à cette règle et inviter cette charmante people toute acquise à son interlocuteur. On a donc shunté tout débat. Pour quelle raison ? Que redoutait-on ?
C'est ce comportement-là qui représente un réel problème à la liberté de pensée et d'expression, un maccarthysme pénible à supporter pour tout démocrate.
Ensuite chacun est libre de se faire son idée sur les causes et la portée du phénomène de réchauffement climatique.
24 novembre 2018, 21:43   Re : Quelle mascarade !
Citation
Alain Eytan
Enfin, un réchauffement uniquement dû à l’activité solaire n’expliquerait pas pourquoi la troposphère verrait sa température augmenter et pas celle de la stratosphère

stratosphèriquement vôtre
24 novembre 2018, 21:47   Re : Quelle mascarade !
« En particulier, l’augmentation de la température moyenne mondiale depuis 2001 est en accord avec les prévisions faites par le GIEC depuis 1990 sur le réchauffement induit par les gaz à effets de serre. »

Non, pas réellement : bien que l'augmentation de l'émission des gaz à effet de serre ait été nettement plus élevée que prévu et bien que les prévisions aient été revues à la baisse en 2005, les températures observées sont à la limité basse de la fourchette des prévisions, comme on peut le voir, par exemple, ici.
24 novembre 2018, 22:16   Re : Quelle mascarade !
Oui, M. Teyssier, les émissions orientées sont désagréables et peu dignes de la démocratie ; heureusement, les débats de la RTS (radio télévision suisse) sur le changement climatique sont bien équilibrés, les deux camps, de mêmes valeurs, pouvant s'exprimer sans entourloupettes.

Et j'approuve aussi le questionnement de M. Eytan :

« Bref, on en viendrait presque à se demander si cette résistance à la théorie actuellement la plus consensuelle ne procède pas de motifs encore plus idéologiques que ceux qui poussent certains à soutenir cette dernière… »

Surtout quand fleurissent, sur des sites conservateurs, des articles intitulés comme ceci :

" L'escroquerie du réchauffement climatique repart de plus belle ! "

Auquel j'ai répondu, certes de façon un peu rude et provocatrice, comme cela :

« Alors que les températures au-dessus de la norme, accompagnées de sécheresses prolongées et autres violences météorologiques sont une évidence frappant le bon sens, voilà à nouveau les négationnistes du climat sortant leur artillerie.
À qui profite ce déni dogmatique du réchauffement climatique en cours, accéléré par les activités humaines ?
C'est assez facile de deviner qui se trouve derrière ces escroqueries, assénées par des climato-sceptiques dérangés par la réalité : les énormes puissances financières liées au charbon, au pétrole et au gaz, avec celles qui tournent autour des transports routier, aérien et maritime.
Comme conservateurs perspicaces, soyons de bons observateurs et ne servons pas d'idiots utiles à ces propagandistes mondialistes du profit à court terme et de la croissance à tous prix ! »
25 novembre 2018, 00:10   Re : Quelle mascarade !
Mais alors expliquez moi donc, cher Monsieur Tissot, en quoi messieurs Claude Allègre et Vincent Courtillot, pour ne citer qu'eux deux, ne seraient que d'infâmes menteurs agissant pour le compte de ces puissances carbonées ?
En qualité de quoi supposez-vous être un meilleur observateur qu'eux et donc moins idiot qu'eux sur ce sujet-là ?
Certes il y a des lobbies très puissants derrière tout cela mais n'est-ce pas un peu réducteur et simplificateur de supposer nécessairement, et tout à fait a priori, l'existence d'un lien obligé entre tout climatosceptique et ces lobbies de l'industrie carbonée ?
En cette occasion ne faites-vous pas là un amalgame abusif afin de diaboliser le camp adverse ? L'emploi, fort déplacé et incongru en ce domaine me semble-t-il, du mot négationniste ne tend il pas à interdire de parole vos contradicteurs ?
Finalement, et sans vouloir vous offenser, n'utilisez-vous pas, même si c'est inconsciemment, les mêmes moyens que ceux qui lancent des fatwas et des oukases à l'encontre des membres du Parti de l'Innocence ?
25 novembre 2018, 11:38   Re : Quelle mascarade !
J'en conviens, M.Teyssier, utiliser le terme négationniste est peut-être excessif et inapproprié, mais je voulais répondre au niveau de l'auteur de l'article paru dans Minute et repris par " les Observateurs " sous le pseudonyme de " L'imprécator ". N'a-t-il pas le courage de ses opinions ?
Les débats honnêtes sont nécessaires, les avis contradictoires font avancer la connaissance, mais appliquer le principe de précaution sur le rôle de l'homme dans le réchauffement ne peut être que bénéfique.
Et il faut aussi reconnaître que ceux qui s'inquiètent du réchauffement, probablement accentué par des causes humaines, sont bien souvent maltraités par maints conservateurs sincères.

[lesobservateurs.ch]

Il existe en Suisse des conservateurs issus de l'élite, qui allient écologie et population dans un conservatisme éclairé et sans tabous :
il s'agit de l'Association écologie et population, dite Ecopop, qui milite, entre autres, pour l'arrêt de l'immigration de remplacement ; son initiative populaire avait malheureusement été rejetée en votation populaire, sous les coups d'une implacable bien-pensance.

[www.ecopop.ch]
25 novembre 2018, 12:02   Re : Quelle mascarade !
Pierre-Alain Tissot, les parti-pris “écologistes” — pour employer, à défaut d'un meilleur, ce terme complètement détourné de sa signification —  c'est-à-dire le souci de la planète, la sagesse démographique, le refus de l'agriculture industrielle, du devenir-banlieue universel, etc. n'ont, sur le fond, strictement rien à voir avec la question de la cause du réchauffement actuel. Et ne voyez-vous pas agir la très étroite alliance, les épousailles indécentes entre l'anthropo-réchauffisme érigé en doctrine officielle, en dogme inattaquable et la davocratie, les Gafa et le remplacisme universel ? Comment ne pas voir qu'il y a là une question-clé pour la compréhension de notre époque ? Comment ne pas être ébahi par le tour de force qui permet ainsi aux davocrates de se ménager le soutien de ceux qui aspirent à l'“écologie” ?
25 novembre 2018, 12:34   Re : Quelle mascarade !
Citation
Alain Eytan
Bref, on en viendrait presque à se demander si cette résistance à la théorie actuellement la plus consensuelle ne procède pas de motifs encore plus idéologiques que ceux qui poussent certains à soutenir cette dernière...

Difficile de sonder si méticuleusement et qualitativement les coeurs et les reins des croyants et des infidèles.
On y trouve certainement un peu de tout, cela va de soi : toute une gamme d'individus dont les plus idéologisés se trouvent probablement parmi les pastèques ou les intéressés en dollars des industries fossiles.
Néanmoins je voudrais apporter la nuance qui suit : alors qu'il me semble évident que ni moi-même (pardon de me citer en premier), ni Marcel, ni Laurent Cabrol, ni l'immense majorité de ceux qu'il est convenu de nommer les climato-sceptiques, et parmi eux je pense en particulier à tous ces scientifiques, climatologues ou pas, qui n'ont aucune attache pécunière ni sentimentale au dioxyde de carbone (seule une petite minorité d'entre-eux pouvant être suspectés de cela et apparaissent régulièrement dans des listes noires afin de discréditer et décourager toute dissidence), n'ont un quelconque intérêt dans l'exploitation des industries carbonées, je ne suis pas du tout sûr que,de l'autre rive, les Duflot, Mélenchon, Mamère, et surtout tous ces gros bataillons des vaincus de l'Histoire, bien entendu plus rouges que verts, ne soient pas mus par du ressentiment à l'encontre de cette société capitaliste et libérale, plus que jamais si copieusement haïe.
Chassés par la porte ils sont de retour par la fenêtre écolo, histoire de continuer d'exister politiquement.
De toute façon on est bien loin de la Science et de la sérénité dont elle a besoin. Cet emballement, cette déferlante politico-médiatique, cette mise au ban de toute dissidence rappelle spectaculairement l'époque du communisme triomphant, époque durant laquelle injures et oukases prospéraient sans encombre dans le camp du Bien.
Personnellement j'attends patiemment que la Science nous instruise, que ce soit à propos du réchauffement climatique ou de toute autre chose, et ne cède à aucun emballement, aucune insulte ni réchauffement du cerveau.
J'ajoute encore, comme Jancovici l'avait dit et écrit, que nos Verts sont quelque peu schizophrènes.
D'un côté, tel que Nicolas Hulot nous l'a clamé, de réduire drastiquement les émanations de CO2 il y va de la fin de l'Humanité, pas moins, et, d'un autre côté, haro sur le nucléaire, le Diable en personne, qui pourtant est une énergie décarbonée, certes une énergie non sans risque mais puisque, à en croire les Verts, il y va de la FIN DU MONDE et qu'on a donc le couteau sous la gorge, le jeu en vaut bien la chandelle, non ?
Je rappelle que l'Allemagne, tant choyée et citée en exemple chez nous pour le développement des énergies vertes, est un des plus grands pollueurs européens en CO2.
25 novembre 2018, 13:38   Re : Quelle mascarade !
Et ne voyez-vous pas agir la très étroite alliance, les épousailles indécentes entre l'anthropo-réchauffisme érigé en doctrine officielle, en dogme inattaquable et la davocratie, les Gafa et le remplacisme universel ?

D'un côté, vous accusez la société industrielle de produire du génocide à la chaîne comme Ford des bagnoles, de l'autre vous l'innocentez quand les davocrates et les écolos-bobos lui reprochent d'avoir créé les conditions d'un cataclysme écologique... L' "Industrie" serait une sorte de bombe à neutrons, qui tue les hommes et épargne la Terre ?

Ajout :

Quand bien même les davocrates bobos auraient tort dans leur analyse des causes du réchauffement climatique, ils promeuvent la "reterritorialisation" des consommations pour éviter les dépenses de carbone liées aux transports. Pour les mêmes raisons, ils préconisent de réduire les voyages, partant le tourisme de masse, de limiter la consommation de la viande bovine, ce qui est bon pour la santé, de limiter la croissance démographique pour économiser les ressources de la Terre. ... N'est-ce pas bon à prendre ?
25 novembre 2018, 15:09   Re : Quelle mascarade !
Citation
Marcel Meyer
« En particulier, l’augmentation de la température moyenne mondiale depuis 2001 est en accord avec les prévisions faites par le GIEC depuis 1990 sur le réchauffement induit par les gaz à effets de serre. »

Non, pas réellement : bien que l'augmentation de l'émission des gaz à effet de serre ait été nettement plus élevée que prévu et bien que les prévisions aient été revues à la baisse en 2005, les températures observées sont à la limité basse de la fourchette des prévisions, comme on peut le voir, par exemple, ici.

Grosso modo, je crois que cela ne contredit pas ce qui est écrit ici :

« Pause dans le réchauffement

Le Professeur Phil Jones, du Climatic Resarch Unit (CRU), a déclaré en 2010 que depuis quinze ans, il n'y avait pas eu de réchauffement statistiquement significatif98.

Un des motifs pour lesquels James Lovelock, en 2012, a récusé l'alarmisme dans lequel il déclarait avoir lui-même donné est que, depuis le début du millénaire, on n'a plus constaté de réchauffement significatif, alors que la teneur de l'atmosphère en dioxyde de carbone continue d'augmenter : « Elle (la température) est restée presque constante, alors qu'elle aurait dû s'élever - la teneur en dioxyde de carbone s'élève, pas de doute là-dessus99 ».

Le cinquième rapport du GIEC confirme que le taux de réchauffement a été réduit à 0,05 °C par décennie entre 1998 et 2012 contre 0,12 °C par décennie entre 1951 et 2012. Cependant, selon le GIEC, ce phénomène n'est dû qu'à la variabilité naturelle de l’évolution du climat et la tendance au réchauffement sur une longue période n'est donc pas remise en cause100. Désormais, le phénomène actuel de ralentissement du réchauffement climatique est expliqué par une conjonction de facteurs naturels refroidissant, mettant en avant le fait que l'impact anthropique a été suffisamment important pour entraîner un faible réchauffement contraire à la tendance naturelle attendue. Une étude de 2014 du CSIRO, un organisme gouvernemental australien pour la recherche scientifique, qui porte sur l' « évaluation statistique probabiliste » basée sur une série chronologique des températures mondiales anormales jusqu'en juin 2010, considère l'activité anthropique comme responsable du réchauffement climatique avec une certitude de 99,999 %101.

La thèse de la pause (ou hiatus) dans le réchauffement est désormais (depuis 2016) dépassée. Pendant la période 2000-2010 en effet, la quantité de chaleur a continué à s'accumuler dans les océans102. Puis, avec la prise en compte des années 2013, 2014 et 2015, la courbe des températures a retrouvé sa tendance antérieure, perturbée quelque temps par le phénomène El Niño exceptionnel de 1998. De plus, des corrections statistiques sur les données anciennes détaillées par un article de la revue Science (pour les périodes d'avant guerre, les seules données de températures en mer étaient faites à partir des navires ; or elles apparaissent systématiquement plus chaudes que celles faites au moyen de bouées) contribuent à éliminer le hiatus des années 2000. »

Dans le fond, le bruit médiatique et les présupposés idéologiques ou les intérêts des uns et des autres ne sont pas si intéressants en l'occurrence : il me semble que la seule chose qui importe est de disposer de l'hypothèse la plus vraisemblable quant à l'explication d'un phénomène observable : je n'ai pas l'impression que celle se fondant sur le lien entre production accrue de gaz à effet de serre et réchauffement ait été réellement invalidée et remplacée par une autre hypothèse plus avérée...

Et je suis absolument d'accord avec ce qu'écrit M. Tissot : « Les débats honnêtes sont nécessaires, les avis contradictoires font avancer la connaissance, mais appliquer le principe de précaution sur le rôle de l'homme dans le réchauffement ne peut être que bénéfique. »
25 novembre 2018, 15:22   Re : Quelle mascarade !
Citation
Rémi Pellet

Quand bien même les davocrates bobos auraient tort dans leur analyse des causes du réchauffement climatique, ils promeuvent la "reterritorialisation" des consommations pour éviter les dépenses de carbone liées aux transports. Pour les mêmes raisons, ils préconisent de réduire les voyages, partant le tourisme de masse, de limiter la consommation de la viande bovine, ce qui est bon pour la santé, de limiter la croissance démographique pour économiser les ressources de la Terre. ... N'est-ce pas bon à prendre ?

Oui.
En plus ceux qui formulent les hypothèses sur les causes de ceci ou cela et mettent au point des modèles prévisionnels ne sont pas les "davocrates bobos", mais des scientifiques sérieux et consciencieux, car il y en a aussi, parmi les sectateurs de la thèse du réchauffement anthropique. Ce qui ne veut pas dire que les autres soient tous des zozos non plus...
25 novembre 2018, 15:28   Re : Quelle mascarade !
J'ai dû mal m'exprimer ou alors vous m'avez mal lu car je n'innocente évidemment pas l'industrie, le “système”, la davocratie, les Gafa, etc. du désastre écologique. Du reste, où voyez-vous réellement à l'œuvre la "reterritorialisation" des consommations, la réduction des voyages (on prévoit encore un doublement des transports aériens dans la prochaine décennie), celle du tourisme de masse (alors que toute la propagande va dans l'autre sens, que les autorités exigent que les sites fassent toujours plus de visiteurs, que la moindre réduction du nombre de touristes en France est présentée comme une catastrophe nationale, etc.), la limitation de la croissance démographique (alors que le discours officiel est populationniste d'une façon au moins aussi passionnée et sans contradiction soufferte qu'il est anthropo-réchauffiste...) ?

Je pense que l'essentiel de ce que vous citez est de la propagande mêlée à un peu de concession marginale pour l'établissement de la Saint-Alliance d'aujourd'hui : Gafa, Davos, Soros, écolo-bobo ou, pour rester chez nous, Macron Cohn-Bendit : on leur construit des moulins à vent à prix d'or (payés par vous et moi sur la facture d'électricité, sous le nom obscur de “Contribution au service public d'électricité”) pour qu'ils soient contents, et tant pis pour les paysages et pour l'économie énergétique.

Il est vrai en revanche qu'on entend dire de plus en plus souvent qu'il convient de limiter la consommation de la viande bovine, ça tombe bien, les céréales étant moins chères, le coût de la vie prolo va baisser et on pourra faire baisser le salaire réel, comme c'est déjà le cas pour les retraités.
25 novembre 2018, 17:44   Re : Quelle mascarade !
Il n'est pas du tout sûr que l'on ait toujours intérêt à s'en remettre, pieds et poings liés, au Principe de précaution, lequel soit dit en passant n'a rien d'un Principe au sens où les physiciens l'entendent.
Il faut admettre une part de risques, non réduisibles à zéro, liés à toute aventure ou activité humaine. Sinon il faut de toute urgence détruire voitures, camions, avions, trains, bâteaux, fusées, motos mais aussi vélos, trottinettes et autres patins à roulettes, tous responsables, excusez du peu, de millions de morts dans le Monde.
C'est une illusion de l'esprit, certes confortable à intérioriser mais pourtant fausse et pouvant s'avérer dangereuse, que de penser qu'on aurait le choix entre, d'une part, la solution à zéro rique et, d'autre part, celle de tous les dangers.
Par exemple se passer du nucléaire pourrait bien avoir des conséquences beaucoup plus catastrophiques que de s'employer à en faire l'énergie de demain, qui sait ?
S'abstenir peut s'avérer plus néfaste, pour l'avenir, que de faire. Sinon les choses seraient bien simples à décider. L'application aveugle du Principe de précaution n'est pas sans risque du tout. Les effets pervers à toute décision prise n'apparaissent bien souvent que très tardivement.
Autre exemple : la réduction d'émission de CO2. Peut-être que la priorité d'action n'est pas là. La durée de vie de ce dernier étant d'un siècle il en résulte une inertie considérable, rendant impossible une amélioration rapide de ce côté-là. Peut-être pourrait-on plutôt agir sur les émissions de vapeur d'eau, qui sait ? Et que donc l'application du Principe de précaution au seul CO2 nous mènerait droit à une impasse.
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