Le site du parti de l'In-nocence

Journal

Envoyé par Serge Diot 
03 août 2019, 10:28   Re : Journal
Je ne pensais pas en proposant cet échange sur le journal que nous connaîtrions ici un règlement de compte avec insultes et menaces. L’esprit de l’in-nocence peut-être.
Je lis “Terre natale” de Jean Clair et je vous le recommande. D’ailleurs il n’y a qu’une recension dans Le Figaro mais aucune ailleurs. Il faut dire que certains propos peuvent heurter la sensibilité des lecteurs du Monde ou de Télérama.
04 août 2019, 12:16   Re : Journal
Sur le mécanisme psychique d'identication à l'agresseur, qui doit être enseigné en première année de psycho, Godard disait, de manière forcément imagée, que les nazis avaient projeté leur croix sur les juifs et, qu'après, ces derniers avaient projeté la leur sur les Palestiniens. Et bien entendu, Godard aussi fut accusé d'être antisémite...
04 août 2019, 15:46   Re : Journal
L'objectif évident de Francis Marche est d'obtenir la suppression de ce fil afin de faire oublier ses assertions sur Simone Veil. Il devrait arriver à ses fins comme ce fut le cas avec le fil "Les 2 Simone" qu'il avait créé et auquel il se réfère dans ses interventions récentes ["La thèse que j’ai développée en juin dernier, et qui faisait écho à des interventions miennes plusieurs mois plus tôt dans les mêmes colonnes de ce forum public (re « Considérations sur les deux Simone »)]"

En attendant la censure des responsables de ce site, rappelons quelques faits concernant Simone Veil :

1° Ce n'est pas Simone Veil qui a proposé de rédiger un projet de loi sur l'avortement : c'est Valery Giscard d'Estaing qui le lui a demandé après l'échec d'un premier projet qui avait été confié à Michel Poniatowski. Le pouvoir politique était à cette époque soumis à la pression d'une partie importante de l'opinion publique : L'origine de la réforme

Simone Veil a été même surprise d'être chargée du projet de texte, car elle croyait qu'il aurait dû être confié au Garde des Sceaux, pas à la ministre de la Santé qu'elle était. Simone Veil était favorable à une réforme de la loi de 1920 pour mettre un terme aux drames des avortements clandestins, drames qu'elle avait eu particulièrement à connaître comme magistrate (la loi de 1920 aggravée par Vichy ayant organisé une répression pénale de l'avortement).

Voir son témoignage dans l'ouvrage : Simone Veil, "Les hommes aussi s'en souviennent. Une loi pour l'Histoire"

Francis Marche, lui, avait écrit, dans son message "Les 2 Simone", auquel il s'est référé sur ce fil, que Simone Veil a fait adopter la loi sur l'IVG parce que "la Française" devait "se faire charcuter l'utérus par des hommes en blanc dûment autorisés (sécu, ordre des médecins, etc.) afin de laisser à d'autres, les femelles du tiers-monde qu'on va bientôt importer, le soin d'enfanter pour consommer et ne rien produire de particulier ou de particulièrement consommable."

2° En réaction à la crise économique, provoquée par le choc pétrolier, VGE a voulu limiter l'immigration et renvoyer une partie des immigrés arabes dans leurs pays d'origine. Comme Patrick Weil a été le premier à le montrer par l'étude des archives, VGE renonça a son projet et fut même contraint de renforcer "le droit au regroupement familial" sous la pression de toutes les églises chrétiennes, des forces politiques de gauche, de la haute administration (Conseil d'Etat notamment), des associations diverses et variées et par nombre de responsables politiques de la droite et du centre [au passage, quelle était la position de Renaud Camus sur le sujet, à cette époque ?...]

Simone Veil faisait partie de ces personnalités qui partageaient le point de vue de toutes les églises chrétiennes. Son autorité morale a joué auprès de VGE. Mais rien n'autorise à écrire que Simone Veil avait pour objectif alors d'organiser, par l'avortement, l'immigration et la construction européenne, le Grand Remplacement des Français pour se venger d'eux, consciemment ou inconsciemment ("syndrome de Stockholm"), en accomplissant une oeuvre génocidaire ("Tu as fait en sorte que les salopards de Français qui avaient livré tous les membres de ta famille : père, mère, frère, soeur, à leurs exterminateurs allemands, soient exterminés, de manière souple et têtue, morale, accomplie"), à la suite des nazis, dans une "Euro-germanie", comme Francis Marche l'a écrit.

3° De l'exemple de Simone Veil, Francis Marche tirait la "moralité" suivante : "Moralité politique, théologico-politique peut-être : ne jamais confier de hautes responsabilité nationales à une victime traumatisée de l'histoire, car elle en fera le prétexte à une répétition-reconduction- perpétuation de son traumatisme. Elle continuera au dépens de l'histoire les sévices du traumatisme, par simple vengeance contre la vie comme aussi, par calcul comptable personnel, péréquation des malheurs subis qui doivent être réparés par paiments en nature."

Avant d'être victimes de la Shoah, les juifs furent longtemps discriminés parce qu'ils étaient tenus par l'Église pour des criminels ("le peuple déicide"). Pour Francis Marche, c'est parce qu'ils ont été des "victimes traumatisées de l'histoire" qu'il aurait fallu les discriminer après la Guerre, en les privant de l'exercice "de hautes responsabilités nationales", puisqu'une victime fait nécessairement de cet exercice "le prétexte à une répétition-reconduction-perpétuation de son traumatisme.", comme l'action de Simone Veil l'aurait montré ["politique d'élimination (ne parlons pas de "génocide" cela donnerait des vapeurs à certains)" "du peuple historique" par l'IVG, l'immigration et la construction européenne].

Puisque Francis Marche me menace d'un procès, je tiens à la disposition de la Justice l'enregistrement de ses écrits publics auxquels il s'est référé lui-même dans son dernier message sur le présent fil. La Justice pourra dire si ces écrits sont ou non abjects, délirants, racistes et antisémites, comme je les ai qualifiés.

Pour des extraits, voir plus haut
05 août 2019, 18:08   Re : Journal
Il n'est tout de même pas besoin d'être rescapé des camps pour professer des opinions semblable à celles de Simone Veil relatives à l’avortement et à l'Europe, loin s'en faut : en fait il me semble qu'elles étaient même majoritaires déjà à l'époque, notamment au sein de la bourgeoisie ou haute bourgeoisie "éclairée", juive ou pas, dont Veil était issue.

D'autre part il me paraît peu contestable que nombre de rescapés n'ont pas du tout développé ce type de syndrome, qui consisterait avant tout en des sentiments d'empathie envers les nazis et d'identification à eux, au point de vouloir parachever leur œuvre : qu'on sache, rien de tel, je cite en vrac, chez Primo Levi, Robert Antelme, Marceline Loridan-Ivens, Elie Wiesel, mon oncle (là j'en suis sûr, il abominait les nazis et fut un gauchiste raisonnable).

Simone Veil était une femme intelligente, probablement brillante, dotée d'une très forte personnalité et, cela me frappait chaque fois que je l'écoutais, apparaissant remarquablement équilibrée : l'hypothèse selon laquelle cette personne entre toutes ait été de part en part déterminée dans son comportement par de tels "mécanismes psychiques inconscients" relève de la plus totale spéculation que rien en vérité n'étaye de façon obvie : chez une telle forte trempe, même adolescente, la survie peut tout aussi bien être imputée à des ressources de fermeté morale, des dispositions physiques, et à la chance, sans qu'on doive invoquer pour cela de mystérieux "mécanismes inconscients paradoxaux".

Autant que je puisse en juger, ce "syndrome de Stockholm" ne colle pas avec les circonstances qui furent celles de la vie — plutôt de la non-vie — dans les camps : la distance entre les détenus et les SS, la disparité des conditions était trop abyssale, immensurable, l'horreur dans laquelle furent précipités les arrivants était trop incroyable littéralement pour que les non-êtres qu'étaient les häftlinge aient pu s'identifier aux nazis, les comprendre, les approuver ou nourrir envers eux quelque sentiment d'affection et d'empathie : pour cela il faut au moins qu'on soit sur un même plan d'humanité élémentaire, qu'une proximité psychologique soit encore possible : or les dépravés d'humanité (tiens, je suppose que je voulais écrire : "dépouillés d'humanité") qu'étaient les détenus n'avaient plus rien de commun avec les hommes intacts et entiers, pleinement vivants qu'étaient leurs bourreaux.
Incidemment, dans l'article de Wikipédia consacré au syndrome, on peut lire ceci : « il ne doit exister aucun antagonisme ethnique, aucun racisme, ni aucun sentiment de haine des agresseurs à l'égard des otages »
Alors Auschwitz ?

Pour ces raisons cette analyse des motivations inconscientes de Simone Veil paraît beaucoup trop vague, incertaine et purement spéculative, quand d'autres explications à son action politique sont bien plus probables.
05 août 2019, 19:01   Re : Journal
Cher Alain, comment expliquez-vous que de telles hypothèses "spéculatives" - abjectes et antisémites selon moi - soient émises ici concernant Simone Veil ?

Pour ma part, je me souviens des horreurs que cette femme exceptionnelle dut endurer lorsqu'elle accepta de porter le projet de loi sur l'IVG, comme le président Giscard d'Estaing lui avait demandé de le faire.

En 2017, elle témoignait ainsi : "En 1974, au moment du débat parlementaire, certains fanatiques me poursuivaient avec des torrents d’injures. Ils avaient barbouillés l’entrée de mon immeuble de croix gammées. Encore maintenant, je reçois des lettres m’accusant de génocide et proférant des menaces [...] Bien sûr, il restera toujours des mots qui m’anéantissent plus que d’autres, comme l’accusation de génocide...." : Le témoignage de Simone Veil
05 août 2019, 23:35   Re : Journal
Mon cher Rémi, le goût du baroque peut produire les constructions les plus inattendues : après tout, les charges marchiennes contre Angela Merkel, pratiquement intronisée Führerin du 4ème Reich, ou Juncker, ou même Macron, ne sont pas du tout moins violentes, je crois : Simone Veil bénéficie du moins de la circonstance très atténuante d'avoir subi la pure horreur, de quoi on ne pourrait, selon Francis Marche, se tirer vivant sans les séquelles indélébiles qu'il dit : les goys précités n'ont pas cette excuse.
Le très estimable Rudolf Carnap en personne fut accusé devant moi d'avoir les mains entachées des cendres des irradiés japonais parce qu'il avait fui l'Allemagne nazie et s'était installé, quelle idée, à Chicago, où fut construit le réacteur nucléaire — ce contre quoi je m'insurgeai véhémentement : ce n'est pas moins "floride" comme élaboration, et Carnap n'a en principe rien de juif...
Bref, je maintiens qu'à mon sens c'est du Marche tout craché, qui ne mâche ni ses mots ni ses idées, mais n'a rien à voir avec l'obsession haineuse et monomaniaque du Juif en tant que tel, parce qu'il est tel.
Et oui, la convergence objective possible avec le type d'attaques essentiellement antisémites dont fut l'objet Simone Veil est en l'occurrence malheureuse, mais que voulez-vous...
06 août 2019, 08:45   Re : Journal
Vous savez quoi, cher Alain, vous trouverez un article intitulé "Du Baroque au nazisme" en ligne sur le site... "Taylor & Francis"... sans dec'

À part ça, les saloperies sur Simone Veil ont été approuvées par des intervenants qui ne s'étaient pas fait connaître jusqu'alors par leur goût du "baroque". Il me semble que l'on peut en tirer quelques leçons sur la façon dont la haine peut infuser dans des milieux supposément "éclairés".

Quant à la qualification de Macron comme "génocidaire", en effet...
10 août 2019, 21:02   Re : Journal
Si SV a su faire preuve d’empathie, c’est bien plutôt à l’égard des femmes de l’époque, victimes de moyens de contraception qui relevaient du bricolage. Nul besoin d’aller chercher plus loin dans les motivations de son combat pour l’IVG. Même si il vrai que la « chose » échappait largement aux mâles de l’époque, qui il est vrai considéraient que c'était une affaire de bonnes femmes et s’impliquaient le moins possible, dans une contraception bricolée ( méthode ogino, des températures etc.) ... et désastreuse, je me souviens de l’atmosphère lourde qui entourait la question. Toutes les femelles de l’époque en âge de procréer, de l’ouvrière à la bourgeoise en passant par l’étudiante ( Manifeste des 300 salopes...) savaient ce que pouvait être les dangers des rapports sexuels et militaient peu ou prou ( je fais abstraction des chaisières) pour une libération de l’avortement. Il se peut que Francis Marche ne soit pas l’antisémite que Rémi Pellet et moi-même soupçonnons d’être au vu de sa (dé)charge délirante, et il se peut qu’il soit simplement trop jeune pour avoir connu l’atmosphère de l'époque, soit trop gâteux pour s’en souvenir...
11 août 2019, 17:47   Détendons l'atmosphère
Pourquoi exclure les chaisières ?
On ne milite jamais que sur fond d'insatisfaction fondamentale de sa condition, et Dieu sait si louer des chaises à longueur de journées peut être chiant, surtout si elles sont percées.
C'est que Pierre Billen faisait référence aux chaisières d'église pas à celles du jardin botanique de Jérusalem. Ah, les juifs du Panorama de l'In-nocence exagèrent parfois un peu quand même...
Citation
Rémi Pellet
C'est que Pierre Billen faisait référence aux chaisières d'église pas à celles du jardin botanique de Jérusalem. Ah, les juifs du Panorama de l'In-nocence exagèrent parfois un peu quand même...

« Ils » sont partout, comme l’hebdo de Fayard si cher aux cœurs de certains...
12 août 2019, 17:41   Re : Détendons l'atmosphère
(Oui, enfin, ça n'enlève rien au fond de l'affaire ni au piquant de la chose, si je peux me permettre : m'est avis qu'on doit s'emmerder encore beaucoup plus ferme dans une église qu'à la piscine, par exemple...)
14 août 2019, 10:35   Re : Détendons l'atmosphère
Je me rallie aux propos de madame Camus ainsi qu’à ceux de Jean Clair. (Quelle coïncidence). A quoi bon lire de la fiction alors qu’il est plus intéressant de lire des auteurs qui décrivent la réalité et font part de leurs expériences vécues.
Et souvent la réalité dépasse la fiction. Si on a quelque chose à dire autant le dire directement sans passer par le truchement de la fiction. Des auteurs comme Proust ou Céline n’ont à peine inventé. Ils ont surtout raconté ce qu’ils ont vu et en ont rajouté un peu pour mettre tout ça en scène.
"Ça a débuté comme ça : longtemps je me suis couché de bonne heure."
J'confirme, Madame Bovary portait des moustaches.
Comme disait ma défunte mère, pour rester dans le roman familial, la fiction a au moins ceci de bien qu'elle est l'un des seuls moyens qui permette d'exposer l’exiguïté d'un point de vue tout en paraissant omniscient, ce qui est déjà considérable.
18 août 2019, 10:53   Re : Journal
Un aspect qui m'a toujours surpris dans ce journal est la quasi absence de la culture gastronomique. On ne saura pas si l'auteur cuisine et ce qu'il cuisine ou bien quels sont les mets qui lui ont procuré des plaisirs. Et quels vins il va chercher dans sa cave pour honorer un convive. Il me semble que si on veut célébrer la culture française on ne peut pas passer à côté de ça. Et il y a aussi le plaisir du souvenir de moments rares où tout était parfait: le plat, le vin, les amis. Il restera pour toujours dans ma mémoire une tête de veau vinaigrette dégustée dans un restaurant à Langogne en 2002.
Mais hier, surprise. J'apprends que Renaud Camus a servi à ses invités un "J'y-fous-tout" (poulet tiède, jambon, lardons, champignons, oeufs mollets, gorgonzola, etc..) arrosé de vin rosé.

Je partage le goût de Renaud Camus pour les promenades nocturnes à la campagne mais uniquement par pleine lune
sinon on ne voit rien et on se casse la figure. Quant à sa voisine qui lui dit que cette activité est "typique de personnes qui ont quelque chose à cacher" je n'en suis pas encore revenu. Je ne savais pas que ça existait.
24 août 2019, 14:02   Re : Journal
Renaud Camus s'étonne que ne soit pas mentionné le fait que les anciens colonisés au lieu de jouir de leur indépendance et de leur fierté de peuple libre en construisant un pays prospère n'aient de cesse d'aller vivre dans les pays des anciens colonisateurs.
Il serait cruel et fastidieux d'en mentionner les raisons et cela ne colle pas au discours convenable qui est:
l'Europe a pillé sans vergogne ces pays pour s'enrichir, l'Européen coupable doit expier son crime, la nouvelle figure christique suppléant le prolétaire est le "migrant", les frontières et les nations "occidentales" c'est mal, nous devons les accueillir. D'ailleurs, vous aurez noté que les migrants sauvés en mer ne sont pas raccompagnés sur une côte africaine
mais en Europe. Cela ne se discute même pas.
24 août 2019, 21:10   Logique des sens
Oui, incroyable, ce "j'y-fous-tout"... C'est quand même trahir par la bouche ce qu'on voulait préserver à tout prix par le regard.
24 août 2019, 23:01   Re : Logique des sens
C'est fou, nous l'avions sous les yeux et elle nous échappait, la formule alternative au "Grand Remplacement", plus exacte, plus concrète :

"Le Grand "J'y-fous-tout'' !

25 août 2019, 10:11   Re : Journal
J'adopte d'enthousiasme votre Grand J'y-fous-tout ! Je sens que ça va déménager grave…
25 août 2019, 10:51   Re : Journal
Sans fausse modestie, je crois que je suis un grand communicant : confiez-moi vos intérêts et dix ans après, environ, je vous trouverai la formule qui fera connaître votre blog jusqu'en Nouvelle-Zélande.
25 août 2019, 15:20   Re : Journal
Ah, parce que mon blog serait inconnu en Nouvelle-Zélande ? Je tombe de haut…
25 août 2019, 19:25   Re : Logique des sens
Citation
Rémi Pellet
C'est fou, nous l'avions sous les yeux et elle nous échappait, la formule alternative au "Grand Remplacement", plus exacte, plus concrète :

"Le Grand "J'y-fous-tout'' !

Une sorte de potjevlees où l’on mélange toutes les viandes, après tout pourquoi pas ?
25 août 2019, 22:05   Re : Logique des sens
En tout cas, le monde anglo-saxon se préoccupe déjà de traduire l'expression :
I stuff everething there

En toute logique, le prochain tueur de masse anglo-saxon devrait laisser un testament intitulé "The Great Clafoutis" et certains devront assumer enfin leur responsabilité.
03 septembre 2019, 13:55   Re : Journal
Il est extrêmement intéressant de voir le traitement que le tribunal médiatique réserve à ce monsieur Moix, ses dessins et ses propos antisémites, ses fréquentations, et le traitement réservé en son temps à Renaud Camus pour les trois lignes que vous savez. Moix, sa contrition, son absolution, le pardon accordé.
J’avais découvert ce pitre haineux chargé de condamner ou de rééduquer les déviants dans l’émission ONPC.
Quel pantalonnade!
03 septembre 2019, 18:16   Ce que valent les hommes
J'ai eu l'agréable surprise de constater que Matzneff affectionnait l'infortuné Moix et le défendait : "agréable", parce qu'il m'est arrivé parfois de nourrir quelque estime envers le personnage, aussi incongru que cela paraisse, bien que j'aie en effet trouvé sa judéophilie un peu trop démonstrative et intransigeante.
Enfin, tout cela est compliqué, et allez savoir, au fond, ce que vaut vraiment un homme...
11 septembre 2019, 09:05   Re : Ce que valent les hommes
Le Monde:
Lorsque qu’un polémiste nationaliste distille son venin... les diatribes d’Eric Zemmour...la délinquance de la pensée...

France Inter:
Comment lutter contre les partis populistes anti-immigration.

Au moins c’est clair et ils ne prennent même plus la peine de cacher la propagande.


Tiens, nouvelle lutte des modernes. L’homophobie dans les stades de foot. Et ils ne parlent plus que de ça.
C’est nouveau, après la GPA, les “féminicides”, les actes racistes, l’accueil des migrants.
11 septembre 2019, 14:11   Re : Journal
Citation
Serge Diot
Il est extrêmement intéressant de voir le traitement que le tribunal médiatique réserve à ce monsieur Moix, ses dessins et ses propos antisémites, ses fréquentations, et le traitement réservé en son temps à Renaud Camus pour les trois lignes que vous savez. Moix, sa contrition, son absolution, le pardon accordé.
J’avais découvert ce pitre haineux chargé de condamner ou de rééduquer les déviants dans l’émission ONPC.
Quel pantalonnade!

Comme quoi, faut avoir le pantalon propre avant de monter au mat de cocagne
11 septembre 2019, 23:17   En bonne compagnie
Ce n'est pas sûr : le mât est probablement glissant et en tout cas salissant, mieux vaut peut-être s'armer de négligé, être même tissé d'oripeaux, c'est dans la règle de ces jeux...

Dans tous les cas, la "complaisance" susdite est vraiment affaire d'appréciation : le type s'est déconsidéré presque tout seul, déprécié, quasiment humilié en public, en apparaissant comme le gosse immature et instable qu'il n'aura jamais cessé d'être, son émission lui a été retirée et son illusoire autorité morale démasquée et complètement sapée à la base : il fout désormais la gêne, le malaise, est insortable.
Bref, il a lui aussi brûlé ses vaisseaux.
17 septembre 2019, 20:01   Re : Journal
La ville de Montpellier était aussi connue un temps pour ses femmes.
De belles héritières des gallo-romaines au port altier et à la démarche aristocratique.
François Truffaut qui avait filmé “L’homme qui aimait les femmes” dans cette ville disait qu’il n’avait jamais vu
une telle concentration de jolies femmes.
La dernière fois que j’y suis allé mon séjour a été gâché par les affreux “tags”.
25 septembre 2019, 10:51   Re : Journal
Cette affaire du New-York Times m’aura appris que Renaud Camus vouvoie son compagnon.
C’est étonnant.
06 octobre 2019, 18:16   Re : Journal
Jacques Attali, comme beaucoup d’autres, dit que le grand remplacement est un fantasme. Donc d’après le Robert,
toute production de l’imagination par laquelle le moi cherche à échapper à la réalité.
Quelle est la réalité selon M.Attali.
Je pense que ce qui donne des arguments aux détracteurs c’est le terme “remplacement” qui insinue qu’une partie de
la population est enlevée pour en mettre une autre. Or, personne n’est enlevée. Mais d’autres sont ajoutés.
Quand je dois aborder le sujet, de très loin et en prenant les précautions d’usage pour conserver une vie sociale, j’évoque le “changement de polpulation”. Evidemment ça crée une grosse gêne mais à moins d’être aveugle ou sous totale emprise idéologique comme par exemple un communiste français dans les années cinquante, personne ne relève.
06 octobre 2019, 21:51   Re : Journal
La Grande Dilution.
07 octobre 2019, 18:58   Re : Journal
Valéry Giscard d'Estaing avait avancé un autre nom en 1991, l'Invasion, et cela avait été abondamment commenté :

Jean-Baptiste Duroselle, de l'Institut, "L'Invasion''. Les migrations humaines, chance ou fatalité ?, Plon, 1992

Avant-propos.
Nous sommes tous troublés par quelques phénomènes inquiétants : la part de la ''race blanche'' européenne par rapport à la population mondiale ne cesse de diminuer et, si le monde risque bientôt d'être trop peuplé, c'est aux races autres que la nôtre qu'il le devra. La surpopulation ne peut manquer d'avoir des conséquences terribles : destruction de la nature et guerre.
Un deuxième souci de même nature est lié à l'immigration. Si j'ai donné à ce petit livre le titre l'"Invasion'' - j'insiste sur les guillemets- c'est que je pars d'un débat politique récent. M. Valéry Giscard d'Estaing a écrit, dans le Figaro-Magazine du 21 septembre 1991, un article qu'il avait intitulé "Immigration ou invasion ?". Manoeuvre habile pour reprendre du terrain à Jean-Marie Le Pen ? Ou injure à l'égard des étrangers résidant en France ? De toute façon, cet article a soulevé une petite tempête dans le monde politique."

etc.

Article de M. Valéry Giscard d'Estaing, président de l'UDF, dans "Le Figaro Magazine" du 21 septembre 1991, sur ses propositions pour l'immigration, intitulé : "Immigration ou invasion"
La couverture du Figaro

Dès 1986, la Droite avait proposé une réforme très importante du droit de la nationalité puis en 1990 une réforme du droit de l'immigration : les deux échouèrent face à l'opposition de la Gauche.

Tout s'est joué à cette époque.

Question qui en découle logiquement : qui votait pour qui alors (chez les Auvergnats en particulier) et pourquoi ?
09 octobre 2019, 13:42   Re : Journal
“Les gens disent qu’ils reviennent de Le Mans et qu’ils vont à Le Havre.”
N’exagérons rien, pour ma part je n’ai jamais entendu un pareil barbarisme. Ou alors, je dois fréquenter un milieu privilégié.
09 octobre 2019, 14:08   Re : Journal
Il y a aussi ceux qui s'en vont à Berlin et reviennent à Le Mans.
09 octobre 2019, 19:32   Re : Journal
"N’exagérons rien"... Euh... SMS reçu cet été d'un ami accablé : le chef de train indiquait aux voyageurs qu'ils étaient "en direction de Le Mans".
10 octobre 2019, 10:40   Re : Journal
Citation

le chef de train indiquait aux voyageurs qu'ils étaient "en direction de Le Mans".

Et ils l'étaient dûment !
11 octobre 2019, 21:31   Re : Journal
“des jeunes gens NAP au possible.”
Ça veut dire quoi NAP?

Je m’interrogeais récemment sur le fait que dans l’oeuvre de Renaud Camus la cuisine et la gastronomie ne sont jamais évoquées. J’ai un bout de réponse aujourd’hui. Dans sa famille, cuisiner était inconcevable et réservé au personnel de maison. Comme toute tâche ménagère.
12 octobre 2019, 10:21   Re : Journal
NAP = Neuilly-Auteuil-Passy. C'est-à-dire du super-BCBG
18 octobre 2019, 17:41   Re : Journal
Il est vrai que la transmission patrimoniale devient difficile.
La nouvelle coqueluche de l’extrême-gauche, l’économiste Piketty, prône un taux de taxation de l’héritage de 90% pour les plus riches. Comment dans ces conditions pouvez-vous garder le château et les bijoux de famille?
Laissez-le "prôner", l'économiste Piketty. La coqueluche est une maladie infantile. Les "plus riches" ont une force d'inertie telle qu'elle leur permet de s'offrir le luxe d'être d'extrême-gauche pendant quelques générations. Combien en faut-il, de générations, pour que des descendants des "plus riches" soient de véritables prolos ?
Les maladies infantiles peuvent s'attraper à tous les âges : j'ai moi-même fait une rougeole carabinée à 25 ans, et passé l'âge de raison elle sont réputées être pires : au début je croyais n'avoir qu'une vulgaire grippe, mais au matin du quatrième jour, bouillant de fièvre, je me suis vu bourgeonneux de la tête aux pieds : oh l'infection ! J'ai bien cru que ma dernière heure était arrivée... D'ailleurs je ne sais plus qui (Marguerite Duras à propos de Queneau ?) avait dit que les vrais enfants ne pouvaient être que des adultes, les petits jouant trop la comédie.
Les plus riches, et il y aura toujours des plus riches, sont donc de grands enfants sincères dans leurs infatuations, ils ont les moyens de s'acheter une psyché et le temps qu'il faut pour s'y mirer et pomponner moralement, et ma foi ce n'est pas plus mal, car il faudra toujours de la candeur dans un monde qui n'a en réalité jamais cessé de jouer à la brute épaisse.
J'apprécie beaucoup le "grand style" de ce journal. Aussi quelle ne fût pas ma stupéfaction d'y trouver la phrase suivante:
"(il est très porté sur le jambon, comme moi — d’ailleurs il m’advient de lui en chourer)." Mais ce relâchement dans l'expression m'a fait plaisir. Un peu comme aux Etats-Unis, ce pays corseté, où des personnes hors des clous me semblaient sympathiques. C'était comme un bol d'air.

Puisque l'on parle du chien de l'auteur, le débat est à l'euthanasie. Doit-on abréger les souffrances d'une bête qui souffre.
Il me semble que quelle que soit la réponse, elle est la même pour un homme.Pourquoi serait-elle différente?

Je suis toujours avec intérêt les velléités d'accession à une nouvelle propriété de Renaud Camus alors qu'il est "raide".
Je m'identifie.
Mais est-ce qu'il ne lui chourave pas aussi ses coquillettes, au chien, par la même occasion ? Décidément, les goûts de Renaud Camus...
Sinon, je trouve que "chourer" est foutrement distingué : ça vient du sanskrit.
Mais vous savez, le grand style, je crois que c'est plutôt une question de drapé, toutes sortes d'étoffes pourraient faire l'affaire...
11 novembre 2019, 13:18   Re : Journal
"Cependant le parti négationniste se heurte à une petite difficulté logique, toujours la même : comment assurer en même temps qu’il n’y a aucun lien entre les meurtres de masse musulmans et le Coran, qui les recommande très expressément à plusieurs reprises, mais qu’en revanche il y en a un, évident, entre les massacres antiremplacistes et mes livres, qui les condamnent non moins explicitement ?"
Aucune difficulté à mon avis. Il suffit de mettre en oeuvre tous les éléments de l'idéologie: mauvaise foi, déni, occultation de certains faits, mise en valeur d'autres faits, haine aveuglante, à priori, refus de concéder quoique ce soit à "l'adversaire", interlocuteur délégitimé, refus de prendre en compte ce qui pourrait affaiblir une thèse.
06 décembre 2019, 13:18   Re : Journal
"Louis XIV avait eu la main heureuse dans tous ses premiers choix, mais il la perd en vieillissant, car il ne peut plus supporter quiconque lui résiste, et ne veut autour de lui que des exécutants dociles.
À ma modeste échelle je me demande ce qu’il en est de moi, et comment s’explique la rare constance de mes insuccès."

Cette transition ou ce parallèle entre Louis XIV et "moi" bien que tempéré par "à ma modeste échelle" a quelque chose de jubilatoire. J'aurais aimé écrire ça.
10 décembre 2019, 10:22   Re : Journal
Cette programmation musicale de France Culture en temps de grève est effectivement consternante.
Je suppose que cette soupe, mélange de variétés, de rock, de mauvais jazz, est là pour divertir et faire patienter le
public "cultivé" en attendant la reprise des programmes. Ce moment pourrait être une belle opportunité pour nous faire découvrir des oeuvres originales, étonnantes, contemporaines qui n'ont peut-être pas trouvé leur place en temps normal.
Mais non. Mais je ne devrais pas être surpris. Le public des concerts classiques ressemble maintenant à une sortie d'EPHAD.
22 décembre 2019, 12:49   Re : Journal
"...la liaison entre l’univers concentrationnaire nazi et le remplacisme global, ou le totalitarisme davocratique."
Diable, on m'aurait caché l'existence de camps d'extermination en Europe en ce début de XXI° siècle?

J'aime bien ce mot inventé par Anders "surliminal", le contraire de "subliminal" c'est-à-dire trop gros pour être vu.
22 décembre 2019, 14:17   Re : Journal
Une chose est d'établir un lien entre l’univers concentrationnaire nazi et "le mode de production industriel", dans une logique heideggerienne (comme le fit, en France, Jacques Ellul, dans les années cinquante), une autre est de prétendre que notre époque serait en quelque sorte "pire" que celle de la guerre, parce que le processus de "dépersonnalisation" serait plus poussé aujourd'hui.

Je sais qu'Anders a théorisé le principe de "l'exagération" mais il me semble que la décence devrait conduire à ne pas laisser entendre que Disneyland est "pire" qu'Auschwitz, comme le fit une bonne partie de "La Nouvelle Droite". Mais on comprend bien pourquoi aujourd'hui les petits messieurs de l'Action française trouvent tant d'intérêt à Anders...

D'autre part, l'idée que "la privation de liberté de la personne va main dans la main avec l’idéologie de la liberté de la personne" a été développée par Foucault selon lequel "Les “Lumières'' qui ont découvert les libertés ont aussi inventé les [techniques disciplinaires]" (Surveiller et Punir, Paris, Gallimard, 1975, p. 258)
22 décembre 2019, 18:51   Re : Journal
Ce genre de comparaison doit tenir d'une sorte de reliquat d'anciennes conceptions où le seul réel prévalent était l'Idée, au regard de la vulgaire existence empirique : aussi révoquer en doute l'idée d'une chose, c'était la tuer, et infliger au moins autant de dommages, sinon bien plus, que la destruction physique des hommes.
Mais quoi de plus normal, et trivialement humain, en somme, que d'accorder bien plus d'importance à l'esprit qu'à la matière, de quoi les hommes ne sont qu'une façon d'agrégat particulièrement complexe ?
23 décembre 2019, 11:39   Re : Journal
erreur de fil, désolé
24 décembre 2019, 16:50   Re : Journal
Donc nous serions quatre-vingts abonnés à ce journal. J'ai l'impression d'être membre d'un club très restreint et très chic.
Joyeux Noël.
24 décembre 2019, 23:17   Re : Journal
Joyeux Noël, à ceux de la race, et aux autres...
02 janvier 2020, 14:43   Re : Journal
Aujourd'hui, lecture réjouissante.
Des paysages qui évoquent le gilet/serpillère dans "Le père Noël est une ordure" et des traînées dans le ciel couleur de foutre. C'est la première fois que je lis une telle comparaison pour la couleur du ciel. Cela me rappelle Angelo Rinaldi
qui nous parlait de la couleur "spermatique" des feuilles dans la Pléiade.

L'auteur du film "Les misérables" sous protection médiatique malgré une année passée en prison.
Matzneff qui a pu mener une carrière d'écrivain sans problème malgré sa pédophilie revendiquée.
Et Renaud Camus traité comme un pestiféré, privé d'éditeur pour les raisons que l'on sait.
C'est très révélateur du fonctionnement médiatico/judiciaire.
02 janvier 2020, 16:20   Re : Journal
Dans ces conditions, cela doit être carrément une lecture jouissante.

« ...au fond du ciel à jeun de grandes choses qui tournent au plaisir...» (Saint-John Perse)
02 janvier 2020, 17:56   Re : Journal
Et au fait, tiens, à propos de Matzneff, traité par les imbéciles sur le même pied, ou bien pire en fait, que les petits bénévoles s'activant lors de ces "tournantes" à réduire les filles à l'utilitaire office de sac à foutre, je me souviens d'avoir lu dans un des Journaux de Renaud Camus (Aguets ?) une ferme défense du "monstre pédophile" qui avait dû subir au sol l'attaque massive de la lourde Bombardier...
02 janvier 2020, 19:36   Re : Journal
Castoriadis disait que nous vivons dans une époque de "basses-eaux"... C'était encore trop peu dire. Une époque qui n'est plus qu'un mélange d’intolérance sectaire et d’hédonisme de bas niveau sur fond d’idées fausses et d’hygiénisme puritain.
Mais bon, j'avoue que G.M. m'a toujours ennuyé (sa manière aérienne (trop) d'être naturellement au dessus des choses, ses conquêtes, bof...), pas assez nourrissant.
02 janvier 2020, 20:05   Re : Journal
Ce qui est invraisemblable dans "l'affaire Matzneff", c'est que ne soit pas évoquée la responsabilité de la mère, bien plus que celle du "prédateur", puisque c'est elle qui a présenté sa fille mineure à un écrivain notoirement pédophile, avant de tolérer leur relation : c'est elle qui a consenti à cette union alors qu'elle avait le devoir et le moyen de l'empêcher (il lui suffisait de porter plainte).

Cette femme était éditrice (nous dit la Presse) : était-elle flattée de l'intérêt que le "monstre" portait à sa jeune fille, y trouvait-elle même avantage professionnellement (l'écrivain "maudit" fréquentant alors la Cour et la Ville)...?
02 janvier 2020, 20:29   Re : Journal
Je me souviens de cette émission d'Apostrophe. La seule Mme Bombardier s'offusquait des pratiques de M. Matzneff
devant un parterre de messieurs hilares qui la qualifiaient de réactionnaire puritaine et serrée-du-cul. Toute une époque.
02 janvier 2020, 22:22   Re : Journal
N'exagerons pas : par rapport au calvaire enduré par R. Camus ou R. Millet les ennuis (présents et à venir) de Matzneff sont peu de chose. A noter que ce dernier ne s'aventure jamais sur le terrain autrement miné du Grand Remplacement.
03 janvier 2020, 11:47   Re : Journal
Entièrement d'accord avec Renaud Camus[twitter.com]
03 janvier 2020, 13:12   Re : Journal
Des milliers de mariages forcés sont célébrés en France, dont la femme du couple est souvent une jeune fille à peine plus âgée que cette Vanessa "au moment des faits". Mais c'est ce que ce pauvre type de 84 ans a pu faire ou ne pas faire il y a quarante ans qui, tout à coup mobilise tout le ban et l'arrière-ban des indignés systémiques qui ne voient plus que lui, le monstre Matzneff. Matzneff, de son propre aveu, n'avait aucun succès auprès des femmes "de plus de 25 ans". C'était ainsi. Pour lui, l'amour, c'était ça et jamais rien que ça : goûter la soumission d'une gamine tétanisée d'admiration. Matzneff a été à la littérature ce que Claude François a été à la chanson française: l'un chantait, l'autre écrivait dans l'unique but d'être aimé des minettes. Ce triste sire, Matzneff, fait pitié. Etre hétéro, ou au moins bi, mais peu importe, et n'avoir jamais été aimé, de toute sa vie, même une minute, par une "vraie" femme, appelle la pitié.

Il se trouve que le bonhomme n'a jamais contraint par la force qui que se soit à quoi que ce soit, du moins, personne ne lui reproche d'avoir exercé une contrainte physique ou morale (chantage, menaces, etc.). Il s'est contenté, avec l'aide des mamans maquerelles comme celle de cette Vanessa, de "laisser agir son charme", celui d'un homme aux yeux bleu lavande et au crâne en peau de fesse, dont le physique et le bagage culturel sont très loin de ceux d'un "prince du désert", ce qu'il doit regretter amèrement au moment où s'emballe le tribunal médiatico-juridique et alors que tous s'apprêtent à la curée. Son physique, et ses partis pris politiques renforcés par son adhésion proclamée à la religion chrétienne orthodoxe, parfont sa damnation.

Ceux qui exercent des contraintes (mariages forcés) et qui pratiquent la mutilation des fillettes devront sans doute attendre encore 40 ans avant que Me-too-Bombardier ne s'intéressent à eux. Heureux salopards que la doxa multiculti protège et protègera encore longtemps.
03 janvier 2020, 17:37   Re : Journal
Francis, comme vous y allez... Je serais pour ma part beaucoup plus prudent quant à au jugement qu'on peut porter sur la valeur, l'intensité et pour ainsi dire l'aloi des sentiments amoureux d'autrui, ou de ceux qu'il peut inspirer : les histoires d'amour ne se vivent pas, du moins pour qui tient à quelque indépendance d'esprit, dans la tête des autres, aussi sont-elles exclusives et se suffisent-elles à elles-mêmes sans que cela ait réellement de sens de les relativiser, en invoquant comme condition préalable ce que devrait être le "vrai amour", les seules "vraies femmes" possibles et les plus authentiques objets du désir autorisés, pour pouvoir mériter au plein sens du mot d'être passionnantes.

Pour ma part, je l'avoue, le mode de vie d'un Matzneff n'a jamais rien eu de rédhibitoire, au contraire, et même ne manquait pas d'un certain panache : au reste, quelqu'un qui a toujours été si sincèrement imbu de Sénèque, de Schopenhauer, de Byron, d'Hergé et de Cioran, en plus de soi-même, ne peut pas être si négligeable ou mauvais...

Il reste que j'avais à l'époque lu le Journal de Matzneff narrant ces péripéties, La Prunelle de mes yeux, y intéressé aussi parce que j'habitais alors près du Luxembourg (le jardin) et qu'il m'arrivait de croiser l'énergumène : ce qui est amusant, c'est que dans le "prologue" l'histoire est présentée comme une sorte de rédemption du libertin, jusque-là en effet très dissipé :

« Ce livre aurait pu s'intituler la Conversion de Don Juan. On y assiste en effet à la métamorphose d'un homme. On y voit un libertin renoncer à sa vie dissolue, pécheresse, et, grâce à l'amour d'une jeune fille, se transformer en ce qu'il croyait ne plus jamais pouvoir être : un amant fidèle, irréprochable.
Comme la jeune fille — une beauté fatale aux yeux bleus et aux cheveux blonds — n'a que quatorze ans, et que nos amants ont à leurs trousses une meute de citoyens vertueux, un délateur anonyme et la Brigade des mineurs, ils doivent pour s'aimer braver bien des périls.
Ces périls vaincus — y compris ceux de la souffrance physique qui les frappe tour à tour —, nos deux amants pourraient savourer paisiblement leur triomphe, et leur bonheur : mais une cécité de l'âme, une lèpre qui la ronge de l'intérieur et qui la détruit, empêchera l’adolescente d'en jouir durablement.
Ces périls, cette passion ardente et rédemptrice, cette aveugle autodestruction, voici la Prunelle de mes yeux. »
03 janvier 2020, 21:17   Re : Journal
Cette jeune Vanessa serait allée chez un médecin (était-elle accompagnée de sa mère) pour que celui-ci pratique une légère incision pour agrandir l’anus afin que le phallus de son amant puisse la pénétrer plus facilement.
A vérifier car je n’ai pas lu le livre ce cette dame.
Ah! L’amour!
03 janvier 2020, 21:53   Re : Journal
Finalement l'affaire Matzneff qu'est-ce que c'est sinon du déjà vu (un zeste de pédophilie en plus) ?

Tout y est, ou presque : la culture du soupçon tous azimuts, la chasse inquisitrice à la « masculinité toxique », forcément toxique, les procès d’intention, les confessions publiques, la dénonciation du « porc », les accusations sans preuves qui suffisent à ruiner une carrière.
L’oblation, la repentance, la contrition, la pénitence – en attendant le bûcher.
03 janvier 2020, 22:44   Re : Journal
Ce qui semble surtout invariable est la conformité presque absolue des esprits, l'emprise toute puissante des schémas de pensée imposés par l'époque, des moules préformatés de l'air du temps par où doivent immanquablement passer la vie, les comportements et les idées...
04 janvier 2020, 01:09   Re : Journal
Je ne sais pas Alain, même si, par moment, je crois savoir.

La femme adulte, en un mot comme en mille, contient l'enfant et la dépasse. Balzac le disait plus simplement encore, crois-je me souvenir. L'enfant est arrêté à l'enfance et l'aimer comme a aimé Matzneff c'est un peu l'emprisonner dans un état qui avait vocation à être transitoire. Vanessa a mis trente ans à sortir de cette prison, à devenir adulte, c'est du moins ce qui ressort de ses dires actuels. Les êtres en devenir, humains ou pays (j'en fais l'expérience aujourd'hui en revisitant Taïwan où je ne m'étais pas rendu depuis 1984, justement les années les plus "actives" de Matzneff), sont comme les passions tristes parce que vécues dans la conscience que leur objet est condamné à périr sous nos yeux. L'enfant mourra à l'enfance avant notre propre mort définitive, c'est peut-être aussi un peu pour ça qu'on n'a pas le droit de l'aimer comme on a "le droit" d'aimer un adulte.

Les femmes adultes, souvent, ou parfois, ou même rarement mais peu importe, prolongent en elles l'enfance avec éclat. En ce sens elles sont des êtres foncièrement conservateurs (elles se prolongent dans le temps sans solution de continuité véritable).

Aimer ce serait enfin se perdre, ce que ne font jamais les pédophiles, toujours emplis d'eux-mêmes dans leurs besognes glauques. C'est en cela que, par exemple, le personnage littéraire Matzneff m'est peu ragoûtant. Aimer devrait être une excursion hors de soi, pas une excursion à Manille ou à Bangkok. Mais bon. Le bonhomme, une fois ce livre sorti, devrait être pardonné, par Vanessa pour commencer. Elle a tué l'enfant en elle en même temps que le pauvre bonhomme, rendu à présent tout con et tout nu. Le plus cocu des hommes sur la place publique.
04 janvier 2020, 12:27   Re : Journal
pauvre bonhomme, rendu à présent tout con et tout nu. Le plus cocu des hommes sur la place publique
////

Plus son visage (photos récentes) défile en boucle sur les écrans TV et plus l'homme a l'air pitoyable, largué, malade, fatigué, presque repoussant. Une gueule usée de vieux pédophile friqué façon british.
Triste fin. Il ne méritait pas ça.
04 janvier 2020, 14:51   Re : Journal
L'amour, Pascal, c'est comme le football. Il y a un match aller, et un match retour. Vanessa, qui, écrit-elle, a "perdu la permière partie de son pucelage comme un garçon", vient de gagner le match retour en le lui mettant bien profond, pour parler comme le populaire (qui, dans ces matières peut être très subtil, largement autant que Matzneff lui-même). Trente ans et des poussières plus tard, avec son livre, elle vient de lui faire ce qu'il lui avait fait en "la retournant sur le matelas" (dixit l'auteure) pour opérer ce premier dépucelage.

IL y a donc égalité. L'amour qu'il lui avait fait, elle vient de le lui rendre à froid et sans vaseline. Quand il y a jeu égal, une victoire partout, le pardon est possible, acquis de fait. Cela fait partie de la beauté de l'amour.
04 janvier 2020, 17:27   Re : Journal
Je trouve la comparaison faite par Francis entre le traitement intello-médiatique des mariage forcés et mutilations rituelles d'une part et cette “affaire” Matzneff d'autre part parfaitement pertinente : elle montre la parfait mélange de sottise, d'hypocrisie et de soif de sang qui anime les dévots de “l'église cathodique” (comme dit Goldnadel).

Il suffirait, pour ramener à la raison des gens susceptibles de l'être, de rappeler que quatorze ans, cela a été des siècles durant l'âge où l'on mariait, notamment, les princesses européennes. Marie-Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne puis dauphine, mère du futur Louis XV, le fut à l’âge de douze ans et un jour. Il est vrai que Louis XIV, le grand-père de son époux, décida — au grand dam du petit-fils — que l'on attendrait deux ans avant que le mariage ne fût consommé.
04 janvier 2020, 18:48   Re : Journal
» La femme adulte, en un mot comme en mille, contient l'enfant et la dépasse

Parlez-en à Humbert, tiens... De plus, s'il s'agit de l'intensité des sentiments, le transitoire étant nécéssairement plus rare que ce qui dure, est accompli dans sa finitude désormais bornée, rien ne semble pouvoir être plus chavirant que la poursuite éperdue de l'illusion qu'on sait être perdue d'avance.
Je crois que Gombrowicz aurait également un mot ou deux à dire sur la supériorité intrinsèque de l'immaturité : affaire de goût ?


« Le moment est venu, je crois, de présenter au lecteur quelques considérations d’ordre général. Il advient parfois que de jeunes vierges, entre les âges limites de neuf et quatorze ans, révèlent à certains voyageurs ensorcelés, qui comptent le double ou le quintuple de leur âge, leur nature véritable – non pas humaine, mais nymphique, c’est-à-dire démoniaque ; ce sont ces créatures élues que je me propose de désigner sous le nom générique de « nymphettes ».

On notera que je substitue la notion de temps à celle d’espace. J’aimerais, en fait, que le lecteur considère ces deux chiffres, « neuf » et « quatorze », comme les frontières naturelles – plages miroitantes et récifs teintés de rose – de cette île enchantée, perdue dans un océan brumeux, que hantent mes nymphettes. Toutes les enfants entre ces deux âges sont-elles des nymphettes ? Non, assurément pas. Le seraient-elles que nous aurions depuis beau temps perdu la raison, nous qui avons vu la lumière, nous les errants solitaires, les nympholeptes. Qui plus est, la beauté ne constitue nullement le critère du nymphisme ; et la vulgarité, ou du moins ce que l’on nomme ainsi dans certains milieux, n’est pas forcément incompatible avec les caractéristiques mystérieuses, cette grâce trouble, ce charme élusif et changeant, insidieux, bouleversant même, qui distinguent la nymphette de celles de ses congénères qui, tragiquement soumises aux processus synchrones du monde dimensionnel, ne peuvent approcher cette île du temps suspendu, cet îlot inconnu et magique où Lolita s’ébat avec ses compagnes. Le nombre des nymphettes authentiques est infime en comparaison des légions de fillettes ordinaires
[...]
D’autre part, la notion de temps jouant ici un rôle capital, ceux qu’intéresse cette question ne seront pas étonnés d’apprendre qu’il doit y avoir un intervalle de plusieurs années, jamais moins de dix à mon avis, ordinairement trente ou quarante (et même, dans certains cas notoires, jusqu’à quatre-vingt-dix), entre les deux partenaires, pour que le charme de la nymphette soit efficace. Il s’agit là d’un problème d’ajustement focal, de détermination de la distance convenable – que l’œil intérieur se délecte de franchir – et du contraste idéal... » (Vladimir Nabokov - Lolita)
04 janvier 2020, 20:37   Re : Journal
Alain@

Paradoxe admirable : c'est très souvent parmi les défenseurs de Nabokov ou de Sade qu'on trouve aujourd'hui les pires censeurs grâce auxquels nous vivons dans le monde invivable du langage surveillé, du discours qui ne blesse pas (les minorités), de l’innocuité langagière et de la langue de bois comme horizons et moyens du discours.

J'aime beaucoup cette distinction entre fillettes ordinaires et nymphettes (j'me sens assez nymphiste, finalement). Très pertinent.
05 janvier 2020, 03:23   Re : Journal
Ce n'est pas l'union (comme celles que rappelle Marcel) qui est en cause avec la jeune ingénue, mais le dépucelage violent, traumatisant.

On voit aujourd'hui Matzneff perdu, hagard, comme un mâle alfpha qui viendrait de subir les derniers outrages, comme le Père humilié de Claudel.

De tous les types de femmes (il y en a des milliers), la jeune ingénue est un des plus dangereux : si tu niques la jeune ingénue comme l'a fait Matzneff, la jeune ingénue te niquera. C'est là une des lois fondamentales de l'existence humaine, que G.M., distrait ou mal instruit de la chose, aura méconnue jusqu'au bout à ses dépens. D'où l'intérêt de ne pas vivre si longtemps pour le dépuceleur à la hussarde : il se fera sabrer à son tour s'il traîne trop ici-bas, car la jeune ingénue flétrie y mettra le temps mais elle l'aura.

Le dépucelage, au lieu, comme se le figurent certains naïfs, de "déverrouiller" la personne, s'il est conduit comme celui de Vanessa dans son livre, la verrouille. Il condamne l'adolescent à la prison à vie ou à la vie à demeure, enfermée dans cet âge-là. Or, de tout les types humains, le moins pardonnant est bien celui de la jeune adolescente, qui ne laisse rien passer aux adultes, qui est le type même de l'humain sans merci. Vanessa, par son livre, vient de sortir de ses quatorze ans en opérant l'acte "méchant" (qualificatif qu'emploie G.M commentant ce livre) et impitoyable dont seule pouvait être capable une jeune fille qui opère une vengeance sans reste : elle vient de verrouiller son violeur dans l'infâmie comme l'autre l'avait verrouillée dans l'adolescence.

La femme que, pour le coup, on pourrait dire libérée, née une bonne fois pour toutes à 48 ou 49 ans (l'âge qu'avait Matzneff quand il l'a prise et ce n'est sans doute pas un hasard) peut à présent, comme tout adulte raisonnable et humain, pardonner sereinement.

L'égalité de l'homme et de la femme n'est pas à revendiquer: elle existe en acte depuis la nuit des temps. Elles nous niquent depuis toujours bien aussi largement et magnifiquement que nous nous piquons de savoir le faire sur leur joli corps.
05 janvier 2020, 12:03   Re : Journal
Francis, vos message illustrent à merveille ce vieil adage selon lequel "la vengeance est un plat qui se mange froid." C'est terrible et fascinant à la fois.

.......

Encore un paradoxe... Et sous la bienveillance de la dictature "progressiste" reconnaissons qu'ils sont legions.

La pédophilie choquait les gens il y a quarante ans, elle les choque aujourd’hui. C’est pourtant l’extrême - gauche d’hier qui, par goût de la provocation, interdisait d’interdire. Celle d’aujourd’hui, par goût de l’interdiction, exerce la police des mœurs et traque ce qu’elle encensait.
06 janvier 2020, 08:25   Re : Journal
L'extrême-gauche d'hier jouit aujourd'hui de tous les pouvoirs de parole et de pensée dans ce pays. Quand elle n'était rien, elle était transgressive, ou se voulait telle sur tous les sujets (cf. les pétitions dans Libération et le Monde ante-1981 qui caressaient les pédophiles dans le sens du poil). Aujourd'hui, elle fait la police, dit le bien dans les meurs et la vie sociale. Son omnipotence englobe évidemment les fonctions de police ordinaire de la pensée et du comportement. Romain Goupil, le soixante-huitard à la chevelure teinte à l'huile de cirage, a fait voter Macron et défend tous ses choix politiques.

La petite bourgeoisie progressiste est ainsi : elle ne tolère au monde qu'elle-même, son bien est le Bien, qui lui-même se confond avec la négation du Mal, et donc du réel.

Mais enfin, à quoi cela servirait-il (il ne disent plus "qui" cela servirait-il) que les médias dévoilent que l'égorgeur arrêté hier était un clandestin afghan, me rétorque-t-on sur Twitter quand j'appuie Goldanel qui traite à juste titre de "cachotiers" les échotiers de France Info qui passent sous silence l'identité, la nationalité et le statut migratoire de l'égorgeur.

A rien bien sûr. Parce que la vérité ne sert à rien. Dans leur esprit, la vérité perd son objet si son surgissement fait apparaître le Mal, puisque de toute façon celui-ci n'est point, est l'impensable impensé. Son absence est aussi fatale (on n'y peut rien) qu'absolue.

Cette négation absolue du réel est tragique, très inquiétante, troublante comme la folie.
06 janvier 2020, 11:51   Re : Journal
Parce que la vérité ne sert à rien. Dans leur esprit, la vérité perd son objet si son surgissement fait apparaître le Mal, puisque de toute façon celui-ci n'est point, est l'impensable impensé. Son absence est aussi fatale (on n'y peut rien) qu'absolue.

Cette négation absolue du réel est tragique, très inquiétante, troublante comme la folie



C'est que cette pensée de gauche, cette pensée gauche - pensée tordue s'il en est, est absolument increvable, indéracinable.


A ce sujet, et en forçant un peu la comparaison, Zhuangzi a des images frappantes : un arbre tordu, dont le menuisier ne peut faire de planches, vivra de sa belle vie au bord du chemin, tandis qu’un arbre bien droit sera coupé en planches puis vendu par le bûcheron. L’inutilité est garante de sérénité, de longue vie.
06 janvier 2020, 11:59   Re : Journal
Mais pourquoi donc cette "négation absolue du réel" ? Pourquoi cette pensée, ce régime totalitaire (de moins en moins soft) ? Pourquoi la vérité, massive et observable, ne sert-elle plus à rien ?
Ne pas perdre de vue la finalité de tout ça : pourquoi est ce que des régimes mettent en oeuvre des moyens totalitaires ? Pourquoi est ce qu'un certain de nombre de régimes recourrent à ce type de moyens ? Ce n'est pas pour le plaisir, ou par simple perversion, ou parce que c'est plus commode - c'est d'ailleurs pas commode du tout.
Il y a une fin à cela. Et la fin, c'est de rendre la société aussi homogène que possible, et de faire apparaitre un homme nouveau.
06 janvier 2020, 12:20   Re : Journal
Si l'on veut bien, pour les besoins de la démonstration, superposer dans une même entité Vérité et Réel, la vérité est absolument neutre (un peu comme les scientifiques proclament la neutralité de la science). Et effectivement, c'est du reste sa grandeur, en naissant dans le dévoilement, elle ne sert à rien.

La perversion de la petite bourgeoisie absolutiste est de prendre pour prétexte cette innocence et cette neutralité de la vérité qui dans le moment de son dévoilement est en balance entre mille assujettissements, mille usages et finalités possibles, soit la libre indécidabilité, le non-attachement ou la non-prédestination pour une voie d'action politique arrêtée, prennent pour prétexte, dis-je, de préempter sa survenue, de l'empêcher de paraître au chef de cette neutralité d'usage! Pas au chef qu'elle servirait le parti des Le Pen, notez bien, mais bien de la nullité de destin de la vérité.

Faire savoir au public, aux contribuables que les clandestins que le gouvernement presse les Français d'accueillir sont des égorgeurs en puissance, ne présume d'aucune politique particulière. On pourrait le faire savoir pour "mieux les accueillir", en entourant leur accueil de plus amples mesures de sécurité "renforcée", par exemple. Cette information, en politique, pourrait même servir à renforcer les choix macroniens d'un accueil renforcé, plus systématique (avec examens psychologiques des clandestins, pour une "meilleure prise en charge", etc.). Mais non: l'inconscient oeuvrant à cette censure, parle fort, hurle que le gouverment sait qu'il a tort, a conscience qu'il fait fausse route. Et choisit donc de baillonner les faits. Les régimes totalitaires du siècle dernier fonctionnaient sur ce mode.
06 janvier 2020, 12:33   Re : Journal
Et choisit donc de baillonner les faits. Les régimes totalitaires du siècle dernier fonctionnaient sur ce mode


Il faut comprendre en quoi le totalitarisme n'est pas seulement un phénomène uniquement aberrant, circonscris étroitement dans l'histoire, mais un épisode d'un mouvement beaucoup plus ancien, beaucoup plus vaste, qui a des sources aussi bien religieuses que profanes, et qui est l'aspiration à la négation de la diversité, l'aspiration au même.


Et si l'on comprend cela alors on comprend que cette aspiration au même peut éventuellemnt se passer des moyens des régimes totalitaires. Elle peut s'exprimer sous différentes formes. Et c'est là où on est renvoyés à la société actuelle. Qui de toute évidence n'est pas une société totalitaire (au sens des totalitarismes du siècle dernier).
06 janvier 2020, 12:51   Re : Journal
Autre fait, pas du tout anodin, et qui a été bâillonné :
Villejuif : un homme a été épargné parce qu’il a pu réciter (correctement) une prière...

J'ai comme l'impression que bâillonner détourner mentir ne sont plus nécessaires. Le pouvoir peut s'en passer.
Nous sommes désormais au stade supérieur : les Français ne croient plus à rien, ils sont lessivés. L'indifférence les a tués (à chaque attentat ou attaque terroriste pas un mot, rien !, dans mon entourage professionnel...)
06 janvier 2020, 16:02   Re : Journal
Mais dans quelle guerre, en Europe, on trucidait le passant s'il ne savait prononcer tel mot en Allemand, ou en Souabe, ou dans un dialecte d'impétrants à la domination locale armés de tranchoir à gorge ?

C'est ainsi: l'insurrection sanglante qui vous met le couteau sous la gorge pour savoir si votre gorge sait prononcer un vocable, ou une prière difficile auquel ou à laquelle vous devrez la vie sauve si vous savez la crachoter à temps, la voici qui ne se cache plus.

Ces putains de mahométans à couteau sont les plus féroces des identitaires. Ils vous veulent la langue active dans leur dire, leur façon de parler (pas même de penser, de parler) faute de quoi, c'est à pleine gorge que vous rendrez votre sang de chien.

On se moque de Camus qui nous parle à longeur de tweets de génocide, mais putain comment faut-il appeler le fait qu'un quidam, armé en toute impunité, vous somme dans l'espace public de prononcer correctement la marque de son identité sous peine d'égorgement ?
06 janvier 2020, 17:01   Re : Journal
Mais dans quelle guerre, en Europe... ?
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La langue fière et assassine de l'Occupant vs la langue honteuse de l'occupé... On ne peut rêver meilleure illustration de ce rapport de force, bien réel, entre les langues... entre les peuples, les civilisations.

Comme Francis l'a très justement souligné cette "histoire de langue" ("Ils vous veulent la langue active dans leur dire, leur façon de parler (pas même de penser, de parler")), on va dire de "parlure", n'est pas rien.

"Je n’ai jamais pu me débarrasser de cet envoûtement magique du langage. Lorsqu’un camarade me dit « Que tu crèves », j’ai froid à la nuque et je pressens l’horreur de la mort. Lorsqu’on me dit : « Que la maladie te prenne ! » je me sens défaillir déjà. Comme si, loin d’être un outil transparent, le langage participait directement des choses, en avait la densité (Albert Memmi cité par Jacqueline Arnaud [1986, p. 108]
07 janvier 2020, 23:11   Re : Journal
Le journal de Matzneff est édité chez Gallimard et ses lecteurs sont informés depuis trente ans de ses préférences sexuelles. Il est logé par la ville de Paris dans le 5° arrondissement et perçoit une indemnité du CNL de 8000€ par an.(Cela devrait donner des idées à Renaud Camus qui a des fins de mois difficiles.) Il a reçu récemment le prix Renaudot. Il est reçu occasionnellement à la radio et à la télé. Toute l'intelligentsia médiatico-littéraire n'a rien appris de nouveau sur cet homme au cours des deux derniers mois.
Mais d'un seul coup, c'est la curée, l'hallali, le lynchage. Il faudrait analyser ce phénomène de meute. Quelle bande de Tartuffes!

Sur un autre sujet. Je suis étonné que tous les déséquilibrés qui égorgent des gens dans la rue soient systématiquement des musulmans. Pas un seul déséquilibré chrétien assassinant au cri de "Jésus est vivant". Je propose à la psychiatrie d'étudier cette correspondance.
08 janvier 2020, 13:21   Re : Journal
Yann Moix qui a publié des dessins antisémites, négationnistes et racistes accuse Renaud Camus d’antisémitisme.
Il a d’abord été condamné pour ça mais la cour de cassation vient de casser cette condamnation.
La célèbre formule “Je n’ai pas confiance dans la justice de mon pays” est toujours d’actualité.
09 janvier 2020, 10:10   Re : Journal
Citation
Serge Diot
Sur un autre sujet. Je suis étonné que tous les déséquilibrés qui égorgent des gens dans la rue soient systématiquement des musulmans. Pas un seul déséquilibré chrétien assassinant au cri de "Jésus est vivant". Je propose à la psychiatrie d'étudier cette correspondance.

En effet. C'est ce que j'avais noté dans un fil antérieur, dans lequel les intervenants raillaient et tournaient en ridicule ce soi-disant diagnostic de déséquilibré qui, presque immanquablement, était posé lors d'une agression mahométane. J'émettais l'hypothèse d'un nombre anormalement haut de déséquilibrés à l'intérieur des adeptes de la religion musulmane, le sectarisme de celle-ci y étant très certainement pour quelque chose.

Citation
Daniel Teyssier
Oui mais on peut aussi penser que fous ils le sont bien ! Leur religion les rend effectivement fous furieux.
Ce sont des fous d'Allah ! Pareils à tous les fous qui hantent n'importe quelle autre secte.

Les accusant de folie, les medias, croient naïvement et stupidement, en dédouaner la religion islam. Mais en fait il me semble, bien au contraire, que si folie il y a chez de plus en plus de mahométans, la raison de cette épidémie a certainement quelque chose à voir avec l'idéologie que véhicule une telle religion sectaire.

3 septembre 2016
10 janvier 2020, 19:56   Re : Journal
On peut néanmoins observer que des attentats commis au nom et en défense de l'Occident blanc en général, qui aux yeux de leurs perpétrateurs constitue tout de même le complexe civilisationnel "blanco-chrétien", ont bel et bien eu lieu, apportant leur petite, mais point si négligeable, quote-part à l'effusion globale.
Qui plus est, les sociétés occidentales ayant depuis un certain temps déjà opéré leur divorce d'avec les formes essentiellement théocratiques, différant en cela des sociétés arabo-musulmanes, les "déséquilibrés" commettant leurs actions pour la sauvegarde de la divinité blanche et chrétienne apparaissent dans ces conditions d'autant plus détraqués, ou anachroniques, c'est comme on veut...
10 janvier 2020, 21:17   Re : Journal
Alain,

Une question juste en passant : chez vous, en Israël, après chaque attentat (plutôt rares ces temps-ci), on parle également de "déséquilibrés" pour ne pas faire "le jeu de l'extrême droite" et ne pas "stigmatiser" kivousavez ?, où alors on s'en tape ?


Il me semble que cette psychiatrisation à outrance, on va dire cette réductio ad psychiatrum, est en passe de devenir ou une spécificité franco française.
10 janvier 2020, 21:49   Re : Journal
Eh bien écoutez, si on y réfléchit, il me semble bien que les quelques terroristes (plutôt plus rares, mais il y en eut) judéo-israéliens étaient considérés comme des gens loufoques, à tout le moins extravagants, alors que pour les Arabes, c'était pour ainsi dire normal... Est-ce si fondamentalement différent en Europe ? Regardez, qui pense vraiment que les tireurs du Bataclan relevaient surtout de la psychiatrie, alors que pour ce qui est des Breivick, ou l'autre Néo-Zélandais, j'eus du moins l'impression qu'on était naturellement plus enclin à l'envisager, non ?
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