Le site du parti de l'In-nocence

Journal

Envoyé par Serge Diot 
11 janvier 2020, 09:06   Re : Journal
Valeurs Actuelles reproduit aujourd’hui un article de Charlie Hebdo daté de 1977 qui faisait l’apologie de la pédophilie.
J’apprends aussi que Philippe Val a signé la pétition pour la libération des prévenus dans l’affaire du “Coral”.
Toute une époque!
Mais attention, prudence, Valeurs Actuelles est un journal d’extrême droite d’après France Inter.
11 janvier 2020, 10:05   Re : Journal
Carlos Ghosn a réactualisé une jolie expression:
“se faire la malle”.
14 janvier 2020, 13:24   Re : Journal
Concernant Fred Hughes dont il est question dans l'entrée du jour (lundi 13 janvier), on peut lire, en excusant les fautes de français et d'orthographe de l'auteur, la page 44 de cette thèse en ligne. Utile peut-être à ceux qui, comme moi, ne connaissaient pas l'origine de ce personnage.

Au passage, au risque de me faire rabrouer, une fois encore, je confesse avoir été mal à l'aise en lisant le Journal, du fait des révélations qu'il fait sur le défunt, à savoir sa contamination par le VIH, alors que l'intéressé la démentait de son vivant. Question éthique : a-t-on "moralement" le droit de rendre publique cette information sur une personne, sitôt après son décès, quand, de son vivant, elle souhaitait conserver le secret ?
14 janvier 2020, 21:34   Re : Journal
Pellet, vous êtes vraiment un infâme. Un infâme qui se permet de parler éthique et morale (...des autres, of course) en tortillant du cul (que j'imagine minuscule autant que l'autre bulbe, le rachidien.)
14 janvier 2020, 22:51   Re : Journal
Infâmes les culs minuscules ?... Bizarre. Au troisième stade de leur développement, les syphilis non traitées peuvent provoquer des accès de démence. Au demeurant, cette publicité inattendue concernant mon popotin me réjouis plutôt. Je suis même heureux d'être encore assez vivant pour en profiter.

Sinon, le législateur partage mon infamie : concernant le secret médical, il consacre un droit au respect post-mortem, les dérogations au principe étant très restrictives.

Voir l'alinéa 3 du paragraphe V de l'article L 1110-4 du code de la santé publique (CSP) : "Le secret médical ne fait pas obstacle à ce que les informations concernant une personne décédée soient délivrées à ses ayants droit, son concubin ou son partenaire lié par un pacte civil de solidarité, dans la mesure où elles leur sont nécessaires pour leur permettre de connaître les causes de la mort, de défendre la mémoire du défunt ou de faire valoir leurs droits, sauf volonté contraire exprimée par la personne avant son décès."

Mais bon, hein, les volontés et la pudeur de ceux qui ne sont plus là pour les défendre, les non-infâmes s'en tamponnent le coquillard (pas du tout minuscule lui).
21 avril 2020, 17:08   Re : Journal
Quelqu'un a-t-il des nouvelles ?
21 avril 2020, 17:56   Re : Journal
Hier :

22 avril 2020, 01:21   Re : Journal
Il y était toujours ce matin.
22 avril 2020, 08:20   Re : Journal
Merci, Monsieur.
22 avril 2020, 11:14   Re : Journal
Les nouvelles ne sont ni brillantes ni très précises et l'hôpital d'Auch n'est peut-être pas le meilleur endroit possible.
22 avril 2020, 12:46   Re : Journal
Encore merci. Meilleures pensées à Camus.
22 avril 2020, 21:19   Re : Journal
Doigts croisés à Jéru également.
24 avril 2020, 13:32   Re : Journal
Cette nuit, Renaud Camus est revenu d'entre les morts. Voici ce qu'il a tweeté :

À 3H30 :

J'ai l'impression qu'ils veulent me rendre fou. Mes nuits sont un énorme festival de films en cinémascope et de phrases de toutes les époques projetés tous ensemble. Ils disent que je dors mais je ne dors pas, je tournoie.


Puis, à 4H :

Holderlin était trop optimiste, sur la mort. Il la voyait
Comme le pays des ombres. J'en reviens.
Les corps, les objets, les images, les phrases,
Y tournoient en tumulte au contraire, sans laisser d'ombres.
24 avril 2020, 13:44   Re : Journal
Ô joie, Il re-tweete... !!!

Écrasée la chloroquine du faux druide : vive les poires à la vapeur (façon Rangueil) !
24 avril 2020, 16:52   Re : Journal
Joie, en effet.
26 avril 2020, 14:36   Re : Journal
Ce n'est pas fini, hélas ! Il est à Toulouse, dans l'hôpital dont le service cardiologique a une excellente réputation. On lui a posé un pacemaker provisoire et les examens (IRM notamment) et les traitements continuent. Il semble cependant, depuis hier, aller mieux, ou moins mal.
26 avril 2020, 15:49   Re : Journal
Il guérira. Je veux le croire. Il ne peut en être autrement.
26 avril 2020, 16:07   Re : Journal
Tout cela est bien plus complexe, bien plus aléatoire, bien plus protéiforme, bien plus pénible... et bien plus long qu'on voudrait nous le faire accroire.
Merci de nous tenir informés.
28 avril 2020, 20:20   Re : Journal
C'est vraiment le foutoir, pour tout ce qui concerne les information avérées relatives au virus, mais ce grand bazar me semble plutôt étalé au grand jour, et les plus grands manitous en la matière se sont même complus à l'envi à avouer leur grande ignorance (sauf Raoult, qui lui s'est fort trompé dans ses estimations sur l'ampleur et la gravité du phénomène (ses confrères également, mais au moins l'ont-ils par la suite reconnu))...
28 avril 2020, 22:12   Re : Journal
Renaud Camus est sorti des soins intensifs et on lui a enlevé le pacemaker provisoire !
28 avril 2020, 22:29   Re : Journal
Nouvelle encourageante. Merci.
29 avril 2020, 13:49   Re : Journal
« Je regrette d'avoir écrit que l'Hôpital était dans un état de délabrement semblable à celui de l'École. C'est faux. Il fonctionne, il soigne. L'École n'enseigne plus (sauf les joies et les vertus du génocide par substitution). »

« Le pire moment est celui où l'on croit se réveiller d'un cauchemar et où l'on doit se rendre compte que pas du tout, ce cylindre lumineux dans lequel on est enfermé et ces infirmiers affolés qui crient Monsieur, Monsieur, revenez !, c'est la réalité à laquelle il faut s'accrocher »

Deux tweets postés aujourd'hui par Renaud Camus de son lit d'hôpital avec son téléphone portable.
29 avril 2020, 18:59   Re : Journal
Merci.
29 avril 2020, 19:15   Re : Journal
Il ne manquerait plus que les génocideurs aient une part non négligeable au bon fonctionnement hospitalier, on n'y comprendrait plus rien.
30 avril 2020, 15:12   Re : Journal
Sinon, sur

"L'École n'enseigne plus (sauf les joies et les vertus du génocide par substitution)." :

Pub
30 avril 2020, 22:04   Re : Journal
Cher Rémi, vous avez l'air très bien sur la photo, et l'article est intéressant...

(Quand je parlais de "génocideurs" prenant part au bon fonctionnement de l’hôpital, j'évoquai bien sûr la possibilité que d’authentiques remplaçants pussent également être assez représentés parmi le personnel soignant, cela à tous les niveaux...)
30 avril 2020, 22:22   Perdurer
"Or, il y a tout lieu de penser que le risque épidémique va perdurer et qu’il sera impossible de réunir dès septembre des centaines d’étudiants dans des amphithéâtres où il faudrait faire respecter des mesures de distanciation sociale (physique en fait)."

Quelle durée faites-vous entrer dans le verbe "perdurer" ? Je vous pose la question parce que, aussi bien, vous auriez pu écrire : "Or il y a tout lieu de penser que le risque épidémique va se prolonger jusqu'en septembre et qu'il sera etc.", ce qui n'est pas exactement la même chose.
30 avril 2020, 23:38   Re : France malade
Juste en passant : aux États Unis il semblerait qu'aucun détenu n'ait été libéré à cause du coronavirus. Soigné sûrement mais pas libéré. J'imagine qu'en Israël c'est la même chose.

(Si Alain lit ce message...)
01 mai 2020, 00:04   Re : Perdurer
@Alain Eytan

Cher Alain, merci pour le compliment (même si, de mon point de vue...) et, concernant vos "génocideurs" hospitaliers j'avais bien compris, d'autant que j'ai écrit un article sur le sujet (sous presse, il conclut très banalement à l'existence de deux risques cumulés : le pillage des élites médicales du tiers-monde et la tiers-mondisation de certaines parties du système de santé occidental, ce qui explique que toutes les organisations internationales plaident aujourd'hui pour une limitation du brain drain du Sud vers le Nord ((mais, naturellement, il faut rendre hommage au courage de tous les "soignants", quelles que soient leurs origines, qualifications et compétences réelles, qui luttent aujourd'hui chez nous sur le "front sanitaire", en risquant leur propre vie ((et même si certains d'entre eux manquent à leurs pays d'origine))).

@Roland Destuves

Il faut me pardonner, je ne suis pas un grand styliste et je n'ai pas bien compris la nuance à laquelle vous semblez tenir. Comme les universités resteront fermées jusqu'en septembre, ce n'est pas "que le risque de pandémie se prolonge jusqu'en septembre" qui me préoccupe mais qu' "il perdure" au sens exact du terme, c'est-à-dire "qu'il risque de durer éternellement" (surtout que le virus pourrait apparaître et disparaître de façon incompréhensible et de façon "silencieuse"), et qu'il soit donc impossible en septembre (mois de la "rentrée" universitaire) de réunir dans des amphithéâtres des centaines d'étudiants sans les mettre en danger (il est tard, je m'embrouille peut-être, mais je ne vois pas en quoi ma formule était fautive)
01 mai 2020, 22:59   Perdurer
Loin de moi l'idée de vous imputer une formule fautive. C'est l'emploi du verbe "perdurer" qui a attiré mon attention et je vois que vous en connaissez le sens exact, mais je ne sais pas si vous en mesurez exactement la portée.

Dans Le Robert - Dictionnaire historique de la langue française (1992), on peut lire que « le verbe [perdurer], avec le sens de « durer éternellement », « durer longtemps », semble s’être éteint à la fin du moyen âge. Repris au XIXe siècle comme archaïsme littéraire, considéré par certains dictionnaires comme « inusité » (1845 Bescherelle), il est devenu relativement usuel dans un style soutenu. »

Chacun peut constater que, depuis 1992, le verbe « perdurer » est sorti du purgatoire des archaïsmes littéraires et qu’il a très nettement quitté le champ du « relativement usuel » pour reconquérir sa place dans le lexique – place qu’il n’a d’ailleurs peut-être jamais occupée aussi brillamment.

Ceux qui souhaitaient se distinguer du vulgus pecus en débarrassant leur discours d’un trop banal « durer longtemps » ont d’abord adopté le très chic « perdurer » et, comme toujours, celui-ci n’a pas tardé à se vulgariser. Désormais, il traîne étourdiment dans une multitude de bouches. Étourdiment car il est pris pour une sorte de synonyme plus soutenu, plus élégant, de « durer longtemps », ou comme si on voulait donner plus de poids à l’idée d’une longue durée.

Et en effet, on n’entend pas vraiment la même chose si quelqu’un déclare, à propos de telle ou telle situation : « Ça va durer longtemps » ou « Ça va perdurer », quand bien même le verbe « perdurer » a troqué sa durée « éternelle », franchement médiévale, contre une durée « indéterminée », version désacralisée de l’éternité. « Ça va perdurer » s’entend dès lors comme : « on ne sait pas quand ça va s’arrêter, peut-être jamais » mais, en aucun cas comme « Ça va durer longtemps ». Et c’est dans le premier sens que tous ceux qui emploient le verbe « perdurer » l’emploient, qu’ils en soient conscients ou non.

Que signifie alors d’affirmer, comme les plus autorisés le répètent à l’envi dans le sillage de la « pandémie » du nouveau Coronavirus, que « le risque épidémique va perdurer » au lieu de dire qu’il « va durer longtemps » ? En tant qu’analyse d’une situation nouvelle, cela n’a pas plus de sens qu’un truisme : le risque épidémique est une donnée constante de la vie humaine et n’a jamais cessé de « perdurer ». C’est un peu comme si on déclarait, du ton docte de celui qui vient de faire une découverte : « Le risque de mourir va perdurer ».

On est alors en droit de s’interroger. Pourquoi, à cause d’un certain virus, est-il nécessaire de préparer les esprits à ce que le risque épidémique perdure sinon pour préparer les esprits à des modifications profondes et radicales des modes de vie ?

Autrement dit, ce qui depuis la nuit des temps a été une des données de la condition humaine (le risque épidémique) est soudain présenté comme une nouveauté radicale vis-à-vis de laquelle, logiquement, ne peuvent être prises que des mesures radicales dont il est inutile de dresser la liste comme de rappeler la monstrueuse radicalité qu'elles prétendent imposer et qui outrepasse de très loin la "gestion" d'une "crise sanitaire planétaire".
01 mai 2020, 23:16   Re : Perdurer
@ je vois que vous en connaissez le sens exact, mais je ne sais pas si vous en mesurez exactement la portée.

LOL
02 mai 2020, 13:13   Re : Journal
Vous avez raison, cette entrée en matière était malvenue, une formule rhétorique légèrement vaseuse, j'en conviens sans problème. Est-ce à dire que votre "LOL" résume votre réaction à ce que j'ai tenté d'exprimer ensuite ?

Vous mesurez donc parfaitement la portée des choses quand vous écrivez que le risque épidémique va perdurer, c'est le sujet même de votre article. Vous "donnez des pistes" à suivre face à cette situation du point de vue de l'enseignement universitaire ans et vous supposez sans doute que bien des choses vont devoir être revues dans absolument toutes les branches du droit. Il va falloir tout repenser et, de proche en proche, tout réécrire de A à Z.

Je me demande simplement si d'un axiome de départ qui me paraît fallacieux ("le risque épidémique va perdurer") peut sortir quelque chose de bon ou s'il ne s'agit pas d'un simple "effet d'aubaine" pour bouleverser en profondeur la vie en société dans un sens qui, personnellement, me fait horreur.

Affirmer que le "risque épidémique va perdurer" indéfiniment, c'est affirmer que la "distanciation physique", le port du masque, le contrôle des déplacements, pour n'évoquer que les plus récentes mesures, vont "perdurer" eux aussi. Ce monde-là vous donne envie, vous désirez contribuer à sa survenue ?
02 mai 2020, 13:42   Re : Journal
... vous supposez sans doute que bien des choses vont devoir être revues dans absolument toutes les branches du droit. Il va falloir tout repenser et, de proche en proche, tout réécrire de A à Z.

Décidément, vous débloquez complètement. Ce doit être l'effet du confinement. Selon la formule attribuée à un collègue, le Pr Constant, "On n'a jamais pédalé si vite que sur un vélo sans chaîne"...

Bien évidemment, je n'ai pas supposé ce que je n'ai pas écrit puisque ma tribune se limitait à proposer une réforme de la "pédagogie", sans évoquer le contenu des matières enseignées.

Concernant le droit, les anglo-saxons appliquent la "méthode socratique" en la combinant à la "méthode du "Case"", alors que j'ai proposé d'utiliser la première, pour favoriser la compréhension des ouvrages conçus "à la française", pas la seconde, sachant que le "mode de production de la norme juridique" aux États-Unis et au Royaume-Uni n'est pas du tout celui de la France, autrement dit, que la différence entre les pays de "common law" et ceux de "droit romain"... perdure...
02 mai 2020, 22:39   Impose aujourd'hui
Toutes me félicitations pour la courtoisie dont vous faites preuve.

Il ne m'a pas échappé que votre article dans le Figaro traitait exclusivement de réformes pédagogiques dont je me garderais bien de discuter la pertinence.

Ce qui attiré mon attention dans cet article, c'est le fait que vous placiez l'urgence des dites réformes dans le sillage direct de la "pandémie" et c'est ce lien de cause à effet que j'ai essayé de discuter avec vous, sans succès :

"Or, il y a tout lieu de penser que le risque épidémique va perdurer et qu’il sera impossible de réunir dès septembre des centaines d’étudiants dans des amphithéâtres où il faudrait faire respecter des mesures de distanciation sociale (physique en fait). Les universités pourraient alors devenir de véritables «clusters». Ce risque sanitaire majeur impose aujourd’hui l’adoption dans l’urgence d’une réforme pédagogique qui aurait dû être entreprise depuis bien longtemps déjà, pour tenter de corriger un peu les défaillances du système scolaire."

Il ne m'a pas échappé non plus que vous étiez juriste et que, par conséquent, ce que vous avez pensé pour la pédagogie ("le risque épidémique perdurant" = une occasion de réformes), vous pouviez très bien y songer pour le droit en général, même si, évidemment, tel n'était pas le sujet de votre article. Je n'ai sans doute pas assez amené ce "de fil en aiguille" en écrivant un peu vite : "Vous "donnez des pistes" à suivre face à cette situation du point de vue de l'enseignement universitaire ans et vous supposez sans doute que bien des choses vont devoir être revues dans absolument toutes les branches du droit." Certainement, ce verbe "supposer" était malheureux, j'aurais dû écrire "imaginez", "rêvez à", mais vous l'avez saisi au vol et, plutôt que de me demander de préciser, vous m'avez accusé de "débloquer".

Alors je me répète pour la troisième fois : saisir l'occasion de réformer en s'appuyant sur l'affirmation que "le risque épidémique va perdurer", comme vous le faites dans le domaine pédagogique, et comme d'autres pourraient le faire dans le domaine du droit, de l'économie, du travail, de la vie en société, que sais-je, est un principe que je trouve dangereux et mauvais. Qu'en pensez-vous ?

Est-ce que vous avez compris ce que j'essaie de dire ?
03 mai 2020, 09:53   Re : Journal
Citation

Toutes me félicitations pour la courtoisie dont vous faites preuve.

Féliciter son interlocuteur pour sa courtoisie ne me paraît guère relever de celle-ci : on dirait du maître qui accorde un bon point à l'élève au tableau noir, qui vient de réciter sans faute sa table de 8. Qui donc vous a placé sur cette estrade ?

Quant à vous, élève Pellet, ne vous réjouissez pas trop vite de ces félicitations publiques et ne vous imaginez pas déjà inscrit au tableau d'honneur. Gardez en mémoire ce que l'on vous a asséné avant de vous renvoyer à votre pupitre :

Citation

Est-ce que vous avez compris ce que j'essaie de dire ?

Vous entendez bien, comme moi, que l'on en doute fortement ; et que, sous le sourire mielleux, pointe déjà l'irrévocable jugement du maître :

« Élève Pellet, vous êtes et resterez un cancre ! Asseyez-vous et qu'on ne vous entende plus ! »
03 mai 2020, 10:07   Re : Impose aujourd'hui
@R. Destuves. Vous commencez pas supposer que je ne connais pas le sens d'un terme aussi banal que perdurer, puis vous vous demandez si j'en mesure exactement la portée, avant de me prêter des suppositions totalement absurdes, que vous inventez à seule fin de les dénoncer comme étant dangereuses et mauvaises, pour conclure en me demandant ce que j'en pense. Que vous dire... sinon que l'hypothèse exonératoire des effets du confinement et du vélo d'appartement sur votre cerveau était peut-être un peu trop courtoise, en effet, et que vous pourriez en revenir au commentaire des deux tweets de Renaud Camus, cités par Marcel Meyer, ou du Journal, par exemple...

@Cher Didier Goux, je découvre votre réponse après avoir posté la mienne. Aux extraits que vous donnez, qui ne sont pas mal c'est vrai, vous me permettrez de préférer encore "je vois que vous en connaissez le sens exact, mais je ne sais pas si vous en mesurez exactement la portée". Sinon, ça va chez vous ou bien "Il va falloir tout repenser et, de proche en proche, tout réécrire de A à Z." (ce qui serait très mal, comme je pourrais vous l'expliquer si vous voulez) ?
03 mai 2020, 10:54   Re : Journal
Cher Rémi Pellet,

J'ai en effet commencé à tout repenser – mais c'est vach'ment de boulot – et même à récrire de A à Z : j'en suis à G et j'espère avoir bouclé au moins le J si ce n'est le K d'ici ce soir.

Le tout avec mon masque bien arrimé au mufle.
03 mai 2020, 11:36   Re : Journal
Soyez prudent quand vous arriverez au P, vous pourriez vous blesser sur des mots difficiles que même Camus a oubliés dans son Répertoire des délicatesses du français contemporain - Charmes et difficultés de la langue du jour
03 mai 2020, 11:58   Bon dimanche
Allez, les gars, LOL, sans rancune, bon dimanche et bonne confinutation dans le perdurement des mesures qui s'imposent.
04 mai 2020, 22:22   Re : Bon dimanche
Renaud Camus
Journal, entrée du dimanche 3 mai 2020

"Les amis me disent :

« Reposez-vous ! Reposez-vous ! »

Mais mon repos c’est le travail. Le travail est ce que je fais quand je vais bien, ou ne vais pas trop mal. À la première amélioration je reviens à lui comme à la vie normale, la vie qu’on mène quand on n’est pas malade."

Jean Jaurès.
Annales de la Chambre des Députés, première séance du 11 juillet 1912, page 1478.


« La perception de la retraite n’implique nullement la cessation du travail par l’ouvrier. Pour ma part, je ne considère pas du tout comme l’idéal de la vie que tout travail soit suspendu... et je considère comme une organisation barbare, l’organisation industrielle et économique d’aujourd’hui qui fait que, jus- qu’à un certain âge, jusqu’à une certaine minute, jusqu’à un certain mouve- ment imperceptible d’une aiguille sur une horloge, l’homme est surmené, et qu’aussitôt que l’aiguille a appuyé sur une petite marque noire, il passe dans le néant du travail, qui est comme une image anticipée et morne du néant de la vie.
Moi je considère que, jusqu’au dernier souffle, l’'homme doit produire, dans la mesure où il le peut. C’'est par là seulement qu’il est rattaché à la vie et je dirai que c’'est par là qu’il est rattaché à l’'intelligence et à l’'activité de la pensée.
L’'homme n’est jamais sot quand il travaille, parce que la sottise vient de l’'exagération de soi-même et quand l’'homme travaille et quand il est enveloppé dans une tâche commune, l’'effort de chacun est exactement mesuré et toute tentation de sottise est prévenue.
Par conséquent, la vérité de la vie et de l’intelligence est dans le travail, mais dans le travail proportionné aux forces de l’homme, et l’idéal n’est pas qu’à une minute déterminée, l’homme passe de l’épuisement par le labeur à l’épuisement par l’inertie.
L’'idéal est qu’il produise moins à mesure que ses forces déclinent et que, lorsqu’il s’achemine vers les derniers jours, il en ait une plus large part pour le repos et pour la contemplation d’un monde auquel il s’intéressera d’autant plus par le regard, qu’il contribuera encore par l’activité.
Si tel est l'’idéal de la vie, je ne comprends pas la retraite donnée au tra- vailleur comme le signal de la cessation totale de toute activité et de tout travail, mais comme un moyen de se reposer tout à fait si sa force a tout à fait défailli, et, d’habitude de limiter, de modérer son travail, en proportion de sa force, sans être obligé de diminuer son bien-être.
En vérité, je le vois dans nos mines, quand les ouvriers commencent à vieillir, à se fatiguer, ils sont obligés parfois de demander, un jour, deux jours de relâche par semaine, ou quelques semaines de congés forcés non payés. Et moi je voudrais qu’à mesure qu’ils vieillissent, la retraite leur permette à la rigueur de vivre sans autre travail, mais, s’ils peuvent continuer à produire, de pouvoir prendre des congés périodiques, des jours et des semaines de repos, sans que leur bien-être et celui de leur famille soient diminués ».

10 mai 2020, 17:34   Contre Jaurès
Cela me rappelle un peu cet article du Manifeste du parti communiste qui m'avait fait grimper au rideau, à l'époque déjà lointaine où je m'étais risqué à le lire : « Travail obligatoire pour tous ; création d'armées industrielles. »
A l'évidence, ce n'était pas pour moi...

Il me semble que M. Destuves a essayé de nous dire que d'un principe vireux en soi il ne peut rien sortir de bon, et que tout ce à quoi il servira de prétexte en sera nécessairement tout aussi vicieusement entaché : cela peut se concevoir...


« Dans la langue de l'homme raisonnable, paresse, ânerie, mais en portugais, vida celeste. » (Lichtenberg - Aphorismes)
11 mai 2020, 08:48   Re : Contre Jaurès
Oui cher Alain, tout peut se concevoir mais mon propos n'était pas de dire que de la lutte contre le Covid devait sortir une société nouvelle, qu'il fallait se saisir de cette occasion pour organiser des "modifications profondes et radicales des modes de vie" : je n'ai évoqué que " l’urgence d’une réforme pédagogique qui aurait dû être entreprise depuis bien longtemps déjà", par simple transposition d'une méthode éprouvée depuis deux siècles dans la plupart des pays qui n'ont pas connu la complète "secondarisation" de leur système d'enseignement universitaire. Il me semble que M. Destuves s'est servi de mon propos comme d'un prétexte pour y plaquer son propre "toc" (chacun les siens), la lutte contre ceux qui défendent qu'il "va falloir tout repenser et, de proche en proche, tout réécrire de A à Z.". Pour ma part je ne vois pas ce qu'il y a de condamnable à vouloir saisir l'occasion d'une crise pour tenter de tout repenser (et là j'ai bien conscience de mettre un euro dans le flipper), mais tel n'était évidemment pas mon propos et je n'aurais pas réagi à l'interpellation si l'accroche n'avait pas été aussi condescendante ("je vois que vous en connaissez le sens exact, mais je ne sais pas si vous en mesurez exactement la portée.")

Quant à la citation de Jaurès, on peut certes la lire comme Maurice Thorez le fit mais aussi bien comme une façon d'affirmer Qu'il n'y a pas de problème de l'emploi
11 mai 2020, 21:24   Point d'hier
J'ai entendu Attali, qui je trouve a pris un sacré coup de vieux, déclarer gravement que l’épidémie et tout ce qui en découlait était l'occasion rêvée de "faire le point sur soi-même", de se poser les "vraies questions", sur la vie, sur les raisons de l'être, que le confinement figurerait presque une sorte de long Yom Kippour qui perdurerait, comme il est de bon ton pour les juifs de s'adonner alors au traditionnel pentimento, le "calcul de l'âme", pour traduire littéralement de l'hébreu...
Vertueuses résolutions ! Je gage pourtant que dès que le sentiment de la menace s’estompera, et si Raoult a raison (après tout, il devrait quand même aussi avoir raison sur quelque chose), le réel insoucieux, oublieux et dissipé reprendra de plus belle comme si de rien n'était, et ma foi, ce sera presque tant mieux…
12 mai 2020, 01:04   Re : Point d'hier
Didier Goux@

Citation

Toutes me félicitations pour la courtoisie dont vous faites preuve.


Féliciter son interlocuteur pour sa courtoisie ne me paraît guère relever de celle-ci : on dirait du maître qui accorde un bon point à l'élève au tableau noir, qui vient de réciter sans faute sa table de 8. Qui donc vous a placé sur cette estrade
?



Didier, c'est pourtant simple : le chevalier courtois Destuves recherche à la fois la gloire personnelle et l'amour de sa dame (R.Pellet)...
12 mai 2020, 22:35   Re : Point d'hier
@ J'ai entendu Attali, qui je trouve a pris un sacré coup de vieux,

C'est à cause du coup de vieux que vous me prêtez les idées d'Attali ?... Sinon, j'vois pas...
13 mai 2020, 18:45   Re : Journal
Nouveau silence, ça m'inquiète. A-t-on des nouvelles, s'il vous plaît ?
14 mai 2020, 11:10   Re : Journal
Renaud Camus a été hospitalisé la semaine dernière pour la troisième fois. Il a de violentes douleurs qui ont d'abord été prises pour une sciatique. Comme cela ne passait pas malgré les soins et l'alitement, son médecin traitant l'a renvoyé à l'hôpital. À présent on parle d'un nerf — qui ne serait pas le sciatique — touché par une sonde lors des examens auxquels on avait procédé précédemment, ou bien d'un anévrisme. Aux dernières nouvelles qui me sont parvenues, on n'avait toujours pas trouvé la cause : la faculté patauge et le maître de ces lieux souffre.
14 mai 2020, 11:18   Re : Journal
Tweet posté cette nuit par Renaud Camus avec son téléphone portable :

En attendant Goddah. Mon following sera peut-être amusé d'apprendre que mon compagnon de chambre (c. 95 ans, très gentil) me prend pour son fils Kamel (et l'infirmier pour sa femme) - Beckett au CHU).
14 mai 2020, 16:16   Re : Journal
Quel courage de faire preuve d'humour malgré tant d'épreuves !
14 mai 2020, 17:10   Re : Journal
C'est bien vrai.
15 mai 2020, 15:09   Re : Journal
Renaud Camus
@RenaudCamus
Beckett au CHU, suite - le médecin à M. Toufi : " Mais non ce n'est pas Mouloud, c'est M. Camus !"
2:43 PM · 14 mai 2020·Twitter Web App

Renaud Camus
@RenaudCamus
Je vais encore me faire traiter d'islamo-collabo, mais les babouches en cuir, en guise de pantoufles, à l'hôpital, c'est tout de même autrement plus seyant que les charentaises.
1:50 PM · 14 mai 2020·Twitter Web App
20 mai 2020, 15:27   Re : Journal
« Plus j’apprends plus je m’aperçois que je ne sais pas »
Peut s'entendre métaphysiquement mais la médecine traditionnelle était d’abord une pratique physique, une prise de risque et de responsabilité, parfois un art.
La médecine moderne, devient une abstraction scientiste, soumise au principe de précaution poussé à l’absurde, qui préfère le nombre à la personne, les stats à l’observation, les appareils au diagnostic.

On me fait examen sur examen, dont les résultats dans l'ensemble sont assez satisfaisants. Moyennant quoi on m'en fait d'autres, en général assez désagréables, voire TRES désagréables, et le mystère s'épaissit.
Renaud Camus.
21 mai 2020, 18:40   Re : Journal
Mais la "médecine moderne" ne guérit-elle pas davantage ? N'est-elle pas une des causes les plus importantes d'un spectaculaire allongement de l'espérance de vie ? Et les appareils ne servent-ils pas, tout de même, à poser un diagnostic plus juste, plus différentiel ?
Dans ces conditions, peut-être que le mystère ne s’épaissit pas, mais se décante : on sait mieux du moins ce qu'on n'a pas, et évite ainsi d'être traité pour des étiologies supposées, à l'aveugle, mais que des techniques d'investigation plus poussées auront révélé fausses.
Non, en principe, la médecine, même en s'armant des techniques de pointe, me semble être toujours dans son rôle : traiter et soigner, éventuellement à tout prix.

On peut bien sûr décliner ce prix exigé par l'ordre médical, l'un des plus contraignants qui soient, et refuser le sale rôle de malade, de "patient", et continuer d'être son propre agent dans l'insouciance, le déni et le défi ; oui oui, mais ça, c'est en général une attitude assez abstraite, quand ça va : parce que sitôt que se pointe la sale gueule de la souffrance...
21 mai 2020, 20:57   Re : Journal
Merci de votre écho, cher Alain Eytan. Je partais du cas du cher Camus quant auquel la médecine moderne semble piétiner et y perdre ses fameux algorithmes. Bien sûr, la même médecine moderne semble guérir davantage, on ne peut vous donner tort. Mais à quel prix ? Vous posez bien la question. Bonne soirée. Portez-vous bien.
22 mai 2020, 20:09   Re : Journal
L'espérance de vie est en recul aux Etats-Unis d'Amérique. Elle stagne chez nous. Là où elle progresse un peu (Afrique, Inde), la médecine moderne n'y est pour rien. C'est l'alimentation équilibrée et saine qui seule peut entretenir la vie des humains plus longtemps. Les cancers que la chimiothérapie parvient à enrayer à grands frais et au prix de moultes souffrances auraient été épargnés à ces patients par un mode de vie et d'alimentation sain. Là où le toubib ( aujourd'hui simple agent commercial des laboratoires) pointe son nez (comme autrefois son chapeau pointu), les soucis de santé mettent un pied dans la porte de l'organisme qu'il ausculte. Si Camus devait nous quitter bientôt, ce qu'à Dieu ne plaise, ce serait par une affection nosocomiale.
22 mai 2020, 20:47   Re : Journal
Tiens, nous avons déjà eu cette discussion...

« Je veux bien me renseigner, Francis : soit, aux États-Unis "La perte moyenne d'espérance de vie à la naissance est d'environ un mois de vie par américain, passant de 78,9 ans en 2014 à 78,8 ans en 2015" (Wikipédia) ; bien, c'est peut-être un début, me direz-vous, mais enfin, comparez je vous prie ces 78.8 ans aux siècles précédents, quand même ?...
Au reste, toujours d'après la même source, l'espérance de vie n'aurait pas baissé depuis 1998, mais "a diminué pour la première fois depuis 23 ans (depuis 1993)" : je comprends d'après cela que ce chiffre a très récemment baissé (en 2015), pour la première fois depuis 23 ans, ce qui veut dire qu'il avait également diminué en 1993, mais qu'entre ces dates il avait progressé ou était demeuré stable, ce qui n'est pas la même chose...

En France, "En 2014 en France métropolitaine, l’espérance de vie à la naissance atteint 79,3 ans pour les hommes et 85,5 ans pour les femmes. Au cours des 60 dernières années, hommes et femmes ont gagné 14 ans de vie en moyenne", alors que "De 1900 à 2000, l’espérance de vie en France (moyenne hommes et femmes) est passée de 48 à 79 ans, soit une hausse de 65 % en un siècle seulement." »

Quoi qu'il en soit, j'estime qu'il est peu contestable que l'espérance de vie ait spectaculairement augmenté en un siècle, et que les progrès de la médecine dite moderne n'y soient pas pour quelque chose...
05 juin 2020, 14:58   Re : Journal
Journal, entrée du 3 juin 2020 : "Ça se dit, coiffé comme un caniche, non ?"

En effet :

"L'oeil était mauvais. Coiffé comme un caniche, il s'était juché sur une chaise pour se mieux dévisager." : Les Années faribole: Quatre soldats français - Tome 4 de : de Jean Vautrin

"Il fallait le voir, ce grand dégingandé coiffé comme un caniche qui aurait mis sa patte dans la prise". : Tête en l'air, moi ? de Fabien Koralewski

"... qu'il est allé voir jouer, est coiffée comme un caniche" : "Monsieur, rival de Louis XIV"

"Aujourd'hui , il s 'est encore présenté avec une tête plus blanche que celle de la vieille duchesse, qui, avec ses quarts de bonnets et ses trois boucles sur les oreilles, ressemble à une caniche coiffée comme vous l'avez judicieusement..." : La philosophie des vapeurs

". Alexandra, le monstre sacré, cumule les désignations : elle est un tigre, un vieux fauve, coiffée comme un caniche ou bien comme un ..." :
Revue d'histoire littéraire de la France

"Quel est le massacre qui vous coiffe comme un caniche ?" : L'ami d'Ernest

etc.
06 juin 2020, 12:19   Re : Journal
Citation
Serge Diot
Sur un autre sujet. Je suis étonné que tous les déséquilibrés qui égorgent des gens dans la rue soient systématiquement des musulmans. Pas un seul déséquilibré chrétien assassinant au cri de "Jésus est vivant". Je propose à la psychiatrie d'étudier cette correspondance.

Outre la caractère totalitaire de la religion musulmane, un autre facteur de cette folie, tabou et donc très rarement cité, pourrait bien être la consanguinité importante des populations arabes.
06 juin 2020, 19:20   Affaire de goût
Entre con et cul (que partout on peut voir)
Je comprends bien, amis, que le désir balance...


Oh bon, pardon...
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