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29 juillet 2019, 15:55   Que pour mes yeux
29 juillet 2019, 22:18   Re : Que pour mes yeux
Il ne s'agissait pas du peuple dans son ensemble mais de sa majorité. Et cette majorité était-elle plus "conne" que la minorité dont les faveurs allaient à une candidate dont le programme consistait à ruiner la France et à détruire l'Europe (en faisant éclater la zone euro) comme condition préalable à leur sauvetage ?...
30 juillet 2019, 10:19   Re : Que pour mes yeux
Renaud Camus, ce tout petit grand écrivain qui piaille sur son fil, se fiche totalement du peuple et de sa majorité.

Il n'a pas besoin d'amis, il n'a besoin que d'ennemis.
Et ce tweet tombait plutôt bien pour se le rappeler.
Manque de bol, ça ne marche comme ça.

Dans ce tweet, il ne faut pas lire « le peuple » mais « l'autre, les autres ».
Les africains doivent remigrer.
La davocratie doit plier (devant lui).
L'autre sera grand-remplacé et génocidé par substitution car trop con.

Pour cela, Twitter est l'outil idéal. Il est comme une église qui ne compterait qu'un seul banc pour une multitude de chaires. Et c'est à qui piaillera le plus fort sans être, ni dérangé, ni dérangé. Bref, le parfait asile de fous.

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Pour l’anecdote, parce que c'est cocasse et sans intérêt, avant de me bloquer, RC avait tweeté que les hommes ne sont pas des animaux que l'on parque dans des zoos. Assertion vide de sens. J'avais répondu que les hommes sont des animaux que l'on parque dans des zoos. Assertion tout aussi vide de sens..
Question; Pourquoi a-t-il retenu la formulation négative ?
Réponse: Parce qu'elle lui permet de s'exclure du zoo.
Rappel: les hommes sont des animaux. Notre monde est un parc. La Nature est un zoo.
30 juillet 2019, 10:31   Re : Que pour mes yeux
Merci à tout le monde. Merci, à Marcel Meyer.
Ceci est mon point final .
31 juillet 2019, 16:10   Re : Que pour mes yeux
"Il ne faut à aucun prix que le cerveau de l’animal soit humanisé et qu’on se retrouve avec un porc qui aurait un cerveau en grande partie d’origine humaine", estimait le docteur John De Vos, responsable du département ingénierie cellulaire et tissulaire au CHU de Montpellier, dans une interview à Franceinfo en 2017.
01 août 2019, 11:46   Re : Que pour mes yeux
Je me laisse jusqu’à demain pour trouver une logique de ce dernier commentaire avec le reste de la conversation.
04 août 2019, 17:20   Vivement demain
Avec l’avènement annoncé et très prochain de l'ère de l'IOT (Internet of Things) et grâce aux débits phénoménaux de la 5g, les frigidaires pourront faire l'inventaire des denrées manquantes et commander eux-mêmes le nécessaire (voire le réceptionner à l'aide d'une petite unité auxiliaire mobile), les slips (textile intelligent) pourront avertir leurs propriétaires qu'il faut les laver par de petites décharges électriques envoyées dans les parties d'iceux — ce qui ouvre d'ailleurs des perspectives de folie auto-érotique inépuisables —, les meubles se charger de leur époussetage, les fontaines de leur curetage, les villes elles-mêmes, "mobilier urbain" compris, deviendront intelligentes et constitueront des réseaux pratiquement autonomes d’inter-connectivité infinie, j'en passe et des meilleures, alors que dans toute cette globalité bruissante de nano-affinités électives certains porcs contemporains implantés d'IA puissent également nourrir des sentiments plus moralement sophistiqués tout en se chargeant d’affiner leurs jambons, je crois que c'est tout aussi probable que souhaitable...
08 août 2019, 11:24   Re : Vivement demain
Tout ce que vous décrivez Alain compose un tableau d'amélioration de l'existant. Alors même que toute l'existence est remise en question par son propre foisonnement (p. ex. réchauffement climatique induit par les réfrigérateurs dont vous voudriez voir le fonctionnement s'améliorer par un surcroît de technique, laquelle, bien évidemment, ne connaît pas la panne dans votre système).

Il n'y a pas de solution technique au problème de la technique veut dire aussi ceci, que toute l'histoire des sociétés humaines atteste d'abondance : que demain n'est jamais un meilleur aujourd'hui. La technique de par ses fuites d'externalités (p. ex. en agriculture les engrais synthétiques qui, en améliorant la croissance de l'aujourd'hui des plantes, polluent les eaux et dégradent les sols de demain, et entraînent des coûts externes faramineux de remise en état des sols, etc.) abolit l'état existant et crée des difficultés nouvelles. La rupture qu'elle opère entre ce qui la précède et ce qu'elle induit rend toute vision d'une simple amélioration logique conduite dans le prolongemnet de l'existant, nulle et vaine.

Tableau de science-fiction de comics des années 1950, votre vision techniciste du futur, Alain.

Retenez bien ceci : dans toute l'histoire, demain n'a jamais été un simple et pur meilleur aujourd'hui. Demain est un autre, difficultueux et colossalement chargé de problématiques non prédites. Voilà la seule vraie loi à laquelle la misérable technique, orgueilleuse et aveugle, se voit confrontée.
Oui mais cher Francis, tant que l’existant existera, la technique continuera de se ruer sur le réel, qui n’en pourra mais : que ce soit pire ou meilleur, je n’en sais rien, là n’est pas le problème, d’ailleurs je ne suis pas sûr du tout qu’il y ait un "problème"…

Avez-vous déjà vu dans la rue un homme marchant tout occupé à fixer son smartphone ? En état de protraction continue, tenant l’objet un peu par devant soi, véritablement pro-jeté par le petit écran illuminé d’une vie autonome, sanctuaire de la nouvelle conscience de soi ? Si c’est pas du comics des années 50, ça...
Or voyez-vous, cela m’a frappé : j’ai trouvé que c’était une parfaite illustration de ce que Sartre avait appelé le "pour-soi" : le fait d'être perpétuellement tiré en avant par le bulbe grésillant de représentations des choses et de soi, dédoublé, cavalant à sa propre poursuite, hélé par la non-coïncidence avec soi et, ce faisant, néantisant tout autour.
Sartre eût jubilé de voir ses analyses de la mystérieuse conscience comme rejouées par les comportements les plus communs induits par les progrès de la téléphonie mobile des années 2000, en pleine rue, ce par tout le monde…
Ce n’est pas moi qui l’ai dit, là est peut-être l’un des ressorts les plus fascinants de la technique à l’œuvre : elle n’oblitère ni ne masque, mais révèle, trop brusquement sûrement : demain n'a qu'à bien se tenir.
Ah ben faudrait savoir. Vous nous aviez expliqué, et je commençais à vous croire, que le progrès technique, taylor, Heidegger et les châlits, tout ça tout ça, c'était tout pareil, alors que vous nous annoncez maintenant soudainement que nos slips deviendront intelligents et que nous serons libérés de nos tâches ménagères... La tête me tourne (mon pour-moi part en vrille si vous préférez, surtout après une dégustation de chablis façon Didier Goux)
En toutes choses, Rémi, il faut voir le principe à l'œuvre derrière les manifestations particulières : dans ce fil sur Taylor et les châlits, où il s'agissait du reste de tenter d'expliciter la conception heidegerrienne de la technique (et non la mienne), je vous avais écrit ceci : « or cette essence de la technique, pour Heidegger, ne procède certainement pas d'une quelconque nécessité économique, mais lui est bien antérieure et constitue une disposition humaine et existentielle fondamentale, comme cela a été maintes fois souligné dans le fil précité, avec plus ou moins de clarté peut-être : elle se manifeste comme processus de dévoilement brutal de l'étant à des fins utilitaires. »

Mettez donc cela en regard avec ce qui a été dit plus haut (« Ce n'est pas moi qui l’ai dit, là est peut-être l’un des ressorts les plus fascinants de la technique à l’œuvre : elle n’oblitère ni ne masque, mais révèle, trop brusquement sûrement ») et le titre du message (La 5g ou le dévoilement accéléré du monde) ; si ce n'est pas avoir de la suite dans les idées, je ne sais pas ce qu'il vous faut...

Évidemment, on ne peut pas confondre des châlits avec des puces (5g), quoique tous deux puissent être des productions de la technique à des niveaux de complexité différents, mais ça, vous le saviez déjà ; la question de savoir si Heidegger eût vu d'un bon œil que ces puces lui chatouillent par-dessus le marché les roubignoles reste ouverte.
Si je comprends bien, le fameux "principe à l'œuvre" s'exprime par des "manifestations particulières" qui peuvent être aussi bien désastreuses (les châlits) que prodigieuses (les slips informatisés). Et qu'est-ce que ces manifestations opposées dévoilent déjà ?...
À l’origine de toute technique il y a toujours un savoir ; ce savoir consiste en une compréhension d’un phénomène donné de façon à pouvoir le reproduire et en moduler les effets ; ce qui est révélé par toute application technique est donc la nature mise à nu, et à disposition — de nos besoins, de nos désirs, de nos fantaisies, de nos fantasmes ; elle révèle donc non seulement le mode d’apparition, pratiquement de fonctionnement, des phénomènes, mais aussi des phénomènes que nous sommes à nous-mêmes, dévoilant ainsi la nature et la nature humaine ; ce "dévoilement" est provoqué par notre volonté à l’encontre d’une nature sommée de "livrer tout ce qu’elle a" à seule fin utilitaire de satisfaire nos désirs, n’importe quel désir, d’ordre idéologique, érotique, de commodité etc., et ce beaucoup plus rapidement et brutalement que ce qu’un cours pour ainsi dire naturel des choses nous aurait permis d’espérer.
Récapitulons : quel peut être dans cette optique le lien entre les châlits, tokyoïtes ou auschwitziens, et la sorte de confiscation généralisée du réel sous forme d’inter-connectivité infinie des choses avec la mise en œuvre de l’Internet of Things, ou Internet of Everything (dont en vérité les "slips titillants" ne sont qu’une idée d'application toute personnelle et badine, encore que possible) ?
Je crois que j’avais déjà répondu à cette question : une mise en coupe réglée et industrielle, low ou high tech, du réel, nature, choses et hommes, à des fins utilitaires, et rendue possible par ce qu’il faut bien appeler un accroissement exponentiel de vérité — le savoir efficace des sciences et techniques.

A vrai dire, c’est comme si on se servait de la vérité pour violer le réel.

Une mienne contribution dans ce sens dans une discussion qui date déjà de six ans : « J'en reviens toujours à cette idée paradoxale en apparence, que la technique la plus poussée, plutôt que de déposséder les hommes de ce qui leur appartiendrait de plus inaliénable, opère au contraire comme révélateur, réalise, met en œuvre, manifeste proprement quelques caractéristiques fondamentales de la condition humaine, en les jouant, les mimant en accéléré, comme un récapitulatif d'exercices pratiques.
Cela peut être effectivement "dangereux", mais dans le sens d'une exposition trop brusque et brutale à une meilleure approximation de ce que serait la "vérité", sans la protection des couches protectrices artificielles que constituent nos illusions salutaires [et notre bienheureuse ignorance]. »
Bizarrement, j'avais compris que les slips informatisés étaient une invention de votre cru. Et, justement, quid des aspects "libérateurs" de la technique dont vous nous dites qu'elle nous met en coupe réglée ? Ils seraient tous illusoires ?
Aussi illusoires que ce que peut ressentir le "violeur de réel" évoqué supra, j'imagine : si la technique est essentiellement considérée comme un moyen de disposer du monde à seule fin utilitaire de satisfaction de tout type de désirs, il doit bien y avoir quelqu'un qui en profite, voyons...
Oui mais je voulais dire qu'il y a des satisfactions de désirs qui ne nuisent à personne et peuvent même profiter à d'autres. Elles sont peut-être l'avers d'une pièce dont le revers est diabolique mais bon... cette double face des choses et des êtres c'est un peu la "sagesse des nations" non ?...
Si je comprends bien, entre un colosse comme Heidegger et cet amas de menuailles qu'est la "sagesse des nations", vous choisissez ce dernier ? Eh ben dites donc...
Mais je ne choisis pas, j'ai seulement l'impression que le colosse, une fois décrypté... eh bien euh, comment dire... tout ça, tout ça, pour ça...

Mais c'est moi bien sûr... j'ai la même réaction quand j'ai fini de lire ... les décisions du Tribunal constitutionnel allemand...lesquelles font briller les yeux de mes collègues... par exemple...
Je suis tout prêt à convenir d'une chose, cher Rémi : que les "tout ça", et autres "pour ça", ont des allures suffisamment philosophiques pour que nous sachions tous à quoi nous en tenir, quant au décryptage incriminé.
De toute façon c'est foutu depuis longtemps déjà :

Journal 13 août 2019.... "Les cloîtres romans sont sublimes, les cloîtres gothiques sont souvent admirables, les cloîtres Renaissance sont parfois très intéressants et forcent l’estime, mais après ça n’a plus grand sens, il s’agit d’une forme morte."... (et j'suis bien d'accord, si je peux me permettre d'en juger)
Foutu ? vous avez dit foutu ? On croirait qu'il n'y a plus rien à penser, et que le réel est de part en part percé à jour.
Enfin, franchement, tu parles...
Oui, on a parfois des raisons de se réjouir, comme Paul Leroy-Beaulieu en 1877 par exemple :

"Le mal eût été infiniment plus grand et plus général, les catastrophes financières eussent été presque universelles et irréparables sans deux grands faits économiques qui sont venus au secours des États en détresse, qui ont diminué le poids de leurs charges et augmenté leurs ressources : ces deux grands faits, c'est l'application de la vapeur comme force motrice et c'est, d'autre part, la découverte des abondantes mines d'or de la Californie et de de l'Australie". [...] C'est l'application de la vapeur à la locomotion et à la production qui a multiplié les produits par la diminution du prix de revient et par l'ouverture de nouveaux marchés, qui a ainsi accru la richesse sociale, et par conséquent relevé le rendement de nombreux impôts qui portent sur la consommation, sur les affaires ou sur la circulation".
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