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Coronade party

Envoyé par Thomas Rothomago 
17 mars 2020, 23:32   Re : Le coin des experts
Je crois qu'on peut même observer que la dangerosité du virus n'est pas la même partout, et que son expression pathologique diffère même considérablement : entendu un pneumologue s'étonner par exemple qu'il y avait un écart de 15 pour cent entre le nombre de cas graves, pour un même nombre de malades, entre l'Italie et la Scandinavie, qui n'avait pourtant pris alors aucunes mesures particulières.

Je crois que cela dit tout de la non fiabilité de la comptabilité des contaminés. Le terme "nombre de malades" ne veut pas dire grand chose dès lors que les tests ne sont soumis à aucun protocole strict et universel (qui teste-t-on et à quel stade ? cela dépend, en France par exemple, de la disponibilité des tests, qui est faible dans ce pays et des conséquences cliniques de toute campagne de dépistage systématique, l'on testera moins de cas suspects, ou pas du tout, si le virus est devenu omniprésent et les hôpitaux engorgés, par exemple). Le recensement des cas de contamination, ou seulement de cas déclarés, cesse d'avoir une utilité politique et médico-sociale dès lors que ces cas ne peuvent être traités par manque de moyen hospitalier. Se savoir contaminé et se voir opposer un refus de traitement aurait des effets socio-politiques désastreux, d'où le refus "politique" de dépister les gens systématiquement (à la différence du VIH il y a vingt ans), lequel a pour conséquence évidente de fausser tout travail statistique sur le nombre des contaminés.

Cette non fiabilité et l'absence de toute norme de dépistage dans les populations rendent à fortiori sans objet et inopérante toute létalité bâtie sur le nombre des contaminés.

Il y a deux choses dans cette épidémie (les autorisés de parole aiment évoquer l'image de l'iceberg) : la présence du virus dans les organismes humains ou le milieu (les surfaces des lieux publics, etc.) d'une part; d'autre part le déclenchement de la pathologie et la létalité propre de cette dernière. Ces deux volets sont statistiquement distincts et nominalement ne le sont pas moins, le premier porte un nom – SARS-CoV-2, qui diffère du nom du second: Covid-19.

C'est Covid-19 qui tue.

Le parallèle avec le virus VIH et le Sida n'est pas sans pertinence : SARS-CoV-2, c'est le VIH; Covid-19, c'est le Sida.

Par conséquent, les paramètres du taux de la létalité dans le calcul de cette dernière pourraient être :

a. le nombre des décès constatés au jour j dans le lot des patients de Covid-19 demeurant en milieu hospitalier et y recevant des soins (aussi palliatifs soient-ils) ;
b. le nombre de la cohorte de ces patients au jour j-1;


suivant la formule Lj = a/b

où Lj est la létalité de Covid-19 au jour j

Il est facile ensuite de tirer une moyenne hebdomadaire des données Lj de sept journées consécutives. Puis une moyenne mensuelle et/ou trimestrielle des moyennes hebdomaires qui pourrait approcher la létalité véritable de Covid-19, suivant une formule universelle indépendante des conditions politiques et des choix stratégiques des autorités nationales qui font peser une trop lourde incertitude sur le nombre des contaminations ou des "cas déclarés".

La moyenne des moyennes Lc (létalité constante) mesurerait ainsi "l'impuissance thérapeutique" face à Covid-19, qui est celle qui intéresserait vraiment le public, et oeuvrerait dans l'intérêt de sa conscientisation face au danger.

Les données italiennes cumulées de ce jour, qui apparaissent alignées sur les chiffres au plan mondial, une fois purgées des incertitudes du nombre des contaminés par le SARS-CoV2 dans le pays pour retenir les seuls patients présentant une pathologie Covid-19, comme je viens de dire, soit les deux paramètres ci-dessus, sont nets et éloquents. Ce sont les chiffres officiels de la protection civile italienne du 17 mars:

345 décès supplémentaires,

2941 patients sont totalement guéris.

2060 patients sont en soins intensifs, contre 1851 la veille.


Donc, pour le 17 mars,

Lj = 345 / (2060+345) = 14,34 pour cent.

A supposer que ce chiffre puisse être affiné sur cent journées autour de cette valeur pour en obtenir Lc, il nous annonce que l'impuissance thérapeutique, qui est constante dans tous les pays du monde ce soir, donne tous les jours au patient Covid-19 admis en réanimation, 14,34 pour cent de chance de quitter le service dans un body bag. Ce chiffre est étrange car il est très proche, je crois, de un septième. Il faut imaginer un jeu de roulette russe avec un barillet à sept balles. Tous les jours, on en tire une.

Quant à ceux qui ne pourront pas être admis en réanimation, ou qui ne pourront pas y rester trop longtemps pour des raisons de service... que Dieu les protège.


Si on revient à l'autre méthode de calcul, basée les guérisons, les chiffres ne sont guère meilleurs (toujours pour l'Italie au 17 mars):

La protection civile précise que 2941 patients sont totalement guéris. Covid-19 a fait 2503 morts en Italie au 17 mars.

2503/(2503+2941) = 45,97 %, telle est la létalité réelle, létalité de bilan de Covid-19, qui correspond au ratio des morts dans l'ensemble des cas clos.

Enfin si on préfère la première formule, celle des politiques, dite "naïve" par les épidémiologistes mais défendue par Alain :

L'Italie compte désormais 31.506 cas confirmés de contamination au coronavirus, donc

2503/31506 = 7,94 %

Maintenant, j'attends que la caste médiatico-politique nous dise où elle voit ses 2 à 3 % de létalité dans ces données statistiques de l'épidémie telle qu'elle se déploie sous nos yeux en Italie.
17 mars 2020, 23:40   Re : Le coin des experts
Au fait, Francis, ce qui me gêne particulièrement dans votre façon de calculer le taux de mortalité "réel" de l'infection au coronavirus est que, appliqué strictement aux données disponibles sur l'Italie, notre instant t donc, cela donne :

2503 morts : 2503 + 2941 guéris = 45.9%

ce qui constitue un nombre largement supérieur encore à celui estimé pour la peste noire au XIVe.

Je ne peux m'empêcher de trouver cela un peu exagéré, même si tout le monde semble tout à coup se découvrir des dons de pythonisse se prenant des dizaines de milliers de cadavres sur la figure, pour ne rien dire de Thomas qui concède solennellement que ce pourrait être un soulagement de quitter ce monde...

(Écrivant cela, je n'avais pas encore vu votre dernier message)
17 mars 2020, 23:55   Re : Le coin des experts
Je n'invente pas ces chiffres, ils sont donnés par l'Italie. Le nombre des guéris dépasse à peine celui des morts. Difficile de le regarder en face, mais oui, Covid-19 est équivalent à la peste noire, à ceci près toutefois : les moyens techniques aidant, on peut maintenir en vie les patients plusieurs jours, jusqu'à ce que les plus costauds s'en sortent, ce qui n'était pas possible au XIVe siècle. On peut aussi freiner, écraser le rythme de propagation du virus responsable par les mesures d'isolement aujourd'hui imposées, jusqu'à l'obtention des premiers succès thérapeutiques ou celle des premiers vaccins.

Si cette maladie avait frappé l'Europe au XIVe siècle, pas de doute, elle aurait causé des ravages d'ampleur comparable à la peste noire.
18 mars 2020, 01:52   Re : Le coin des experts
à propos de la Peste Noire, il n'est pas sans intérêt de noter que c'est par des galères génoises abordant l'Italie après avoir fuit la Crimée, que ce fléau pénétra l'Europe en janvier 1348.

Qu'allaient donc fiche ces gallères génoises en Crimée ? Défendre la ville de Kaffa bien sûr, où, durant un siège prolongé par l'armée mongole de Jani Beg, elle-même infectée par la peste, ladite armée catapulta joyeusement des corps infectés par-dessus les murs de Kaffa pour en infecter les habitants.

Les Mongols, je vous l'assure et vous invite à le vérifier par l'historiographie, furent des génies dans l'art de la guerre et de ses technologies. Ils ne cessèrent de surclasser les Chinois, par exemple. Ils furent les premiers au monde à inventer la grenade offensive (dès le XIIIe siècle), qui fit des ravages dans leurs assauts au Japon, par exemple, et en Chine bien évidemment, puisqu'ils soumirent les Hans sans problème aucun. Le XIIIe siècle chez nous, c'était Bouvines (de gros canassons patauds montés par des bourrins habillés d'armures de 50 kilos).

Ils furent aussi les premiers, dans l'hiver 1347/48, à inventer l'arme bactériologique lors de ce siège de Kaffa en Crimée. Les Européens, à cette époque, au plan de la technologie militaire, étaient plus proches du néolithique que de tout ça, autant dire plus proche de Neanderthal.

En 2020, la peste qui investit l'Europe suit les mêmes routes, les mêmes vieux conduits sino-italiens. Ce n'est la faute ni de la Chine ni de l'Italie bien sûr, puisque ces pays casquent de ce malheur bien autant que nous sinon plus, et avec une élégance qui devrait faire notre admiration.

Seulement voilà, pour le coup (qui n'arrive qu'une fois par millénaire, qui n'arrive jamais !) l'Allemagne n'y est pour rien ! A l'heure où des Compagnons de la Libération (ils ne sont plus que quatre, presque tous centenaires) prennent la parole pour confirmer que nous sommes en guerre, l'Allemagne n'est pas en cause ! Personnellement, je n'en reviens pas, je me pince de ce qu'au malheur qui frappe notre pan Nord-Est dévoré par la maladie et l'angoisse, l'Allemagne ne soit pour rien.

Seuls pourraient être en cause les malheureux de Wuhan (confinés depuis trois mois!) et notre chère Italie, qui se meurt sous nos yeux pour avoir été encore et toujours affreusement mal située dans l'itinéraire des routes transeurasiennes.
18 mars 2020, 02:21   Re : Le coin des experts
Le Covid-19 a un taux de mortalité strict (guérisons/morts) de 45 pour cent.

Pour mémoire (je viens de l'apprendre), la létalité des trois formes de peste répandues en Europe au XIVe siècle étaient les suivantes, en l'absence de traitement:

Peste bubonique. Létalité : 80 pour cent à huit jours
Peste pneumonique. Létalité 90 à 95 pour cent
Peste septicémique. Létalité 100 pour cent (!)

(avec les antibiotiques, tout ça tombe à 11 pour cent)

Notre Covid-19, avec ses 45 pour cent sans traitement, est décidément petit joueur. Il ne bouffera pas la moitié de la population européenne, seulement un petit quart.
18 mars 2020, 09:09   Re : Le coin des experts
Francis@
Le recensement des cas de contamination, ou seulement de cas déclarés, cesse d'avoir une utilité politique et médico-sociale dès lors que ces cas ne peuvent être traités par manque de moyen hospitalier
///



Merci de rappeler cette évidence.

Si le système médical est performant on peut traiter tous les cas graves et on se retrouve avec un faible pourcentage de mortalité (0.4% et même moins dans certains pays). Mais dès que le système est saturé et n’est plus en mesure d’aider ces malades avec des traitements lourds et très techniques, ils meurent. En Italie, ils en sont pratiquement à un taux de mortalité de 8%, c'est énorme.

Donc il est faux de dire comme certains que la maladie est bénigne ; elle ne l’est que si on a suffisamment de matériel de réanimation. Si on laisse ce virus évoluer "naturellement", c’est une catastrophe. Et comme il est très contagieux...

J’entends régulièrement dire que les chiffres, finalement, sont dérisoires, comparés à ceux de la grippe... Mais cette comparaison n'a aucun sens !, car nulle part on n’a laissé ce virus évoluer "en liberté" comme on le fait avec la grippe. Sans la quarantaine du Hubei, combien y aurait-il eu de contaminés en Chine ? Et combien de morts ? On l'ignore. Mais le cas malheureux de l’Italie (où on lutte aussi, où on confine aussi mais avec retard - et où on soigne aussi un maximum de gens mais pas tout le monde !) laisse penser que traitée comme une simple grippe, cette pandémie serait autrement plus mortelle.
18 mars 2020, 15:33   Day after
"pour ne rien dire de Thomas qui concède solennellement que ce pourrait être un soulagement de quitter ce monde..."

Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, j'ose espérer que vous en êtes conscient, et cette mienne sortie est moins solennelle que marquée par l'exaspération. Oui, je le répète, si et seulement si, à la suite de cette affaire pour le moins obscure (dans tous ses aspects) de "pandémie", la vie sur terre venait, dans l'assentiment général, à se calquer sur celle qui attend les Chinois et leur régime de "crédit social", tandis que chez nous des Castaner de tout poil tenteraient grossièrement de singer ledit système, alors il deviendrait beaucoup moins triste de faire ses adieux à l'ici-bas. Dans cette hypothèse, vous n'êtes pas de mon avis ?

Il est fait reproche à Emmanuel Macron de n'avoir pas prononcé le mot "confinement" dans son allocution télévisée du 16 mars. Cette dérisoire polémique lexicale semble avoir éclipsé l'affirmation conclusive de son discours, autrement plus radicale dans ce qu'elle laisse deviner du sens de la "crise sanitaire" actuelle : "Agissons avec force mais retenons cela : le jour d'après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d'avant." et il faudra "tirer toutes les conséquences, (bis)"

"Quand nous aurons gagné", dites-moi si je comprends mal, signifie que l'épidémie aura cessé, qu'il n'y aura plus de contaminés ni de morts et, cependant, ce ne sera pas un "retour au jour d'avant", c'est-à-dire au jour où il n'y avait ni contaminés ni mort, et ce n'est même pas l'idée d'une longue convalescence qu'on entend dans ces paroles. Pour quelles raisons, selon vous ? Qu'a voulu dire Emmanuel Macron ? (La question s'adressant bien sûr à tous les autres participants à ce forum.)
18 mars 2020, 18:00   Re : Day after
"Agissons avec force..." (Rires)

Il me semble que l'apprenti Castaner a encore beaucoup de boulot s'il veut arriver ne serait-ce qu'à la cheville d'un dirigeant chinois... [twitter.com]
18 mars 2020, 19:32   Re : Coronade party
Beaucoup s'interrogent sur la coda enigmatique du discours de Macron où il est question de "jour d'après" et de "jour d'avant".

A-t-il voulu dire : recentrer l'économie sur la nation ? Empêcher les délocalisations industrielles ? Garder ses masques sanitaires chez soi au lieu de les envoyer au bout du monde ?

Le caractère très allusif de l'énoncé peut suggérer des changements de cap trop dramatiques pour être dits en clair.

Ou bien il s'agit d'une coda "esthétique" dans le discours. De toute façon ce type et sa cour vont disparaître de la scène politique. Edouard Philippe, qui montre davantage de consistance et d'aplomb, pourrait surnager sur la vague qui emportera ce petit monde.
18 mars 2020, 19:40   Re : Coronade party
Un scénario très préoccupant se dessine : celui du "retrait" des personnels de la grande distribution alimentaire et des transports. Une véritable pénurie alimentaire (à propos, je n'ai pu trouver de lait aujourd'hui) n'est pas un scénario à exclure.

On a déjà l'Ausweis, le laissez-passer, demain, les tickets de rationnement, les expéditions au ravitaillement (à vélo), le marché noir, la tranche de jambon à 60 euros, l'envoi des gosses à la campagne pour pouvoir mieux bouffer des châtaignes et des baies.

Les pillages de stock (ça commence) comme à Haïti.

Ne riez surtout pas. L'histoire recule à pas de géant ces jours-ci, et le retour aux années 1940 est au coin de la rue.
18 mars 2020, 21:51   Re : Coronade party
Oui Francis, ça n'est vraiment pas risible. Et j'y vois comme l'aboutissement de cinquante ans d'ostracisme à l'encontre de ceux qui, dès mai 68, ont dénoncé les naïfs, les irénistes, les apprentis-sorciers. Rappelez-vous la plage sous les pavés, CRS SS, l'interdiction d'interdire, etc. Aujourd'hui, ces délires d'enfants gâtés devraient prêter à rire... mais plus personne n'a envie de rire, car il ne nous reste plus qu'à rire jaune, le pays ayant été livré à des pieds nickelés, des bras cassés. Et voilà qu'un simple virus vient nous confirmer que la France est dirigée par des minus et que les Français sont des cons, de pitoyables cons.
18 mars 2020, 22:26   Re : Coronade party
C'est parfois quand même assez drôle, on n'y peut rien : en Israël la grande opération de géolocalisation numérique évoquée plus haut a commencé, et plus de 400 pauv'gars ont reçu le message suivant :

« Shalom,

Une enquête épidémiologique a établi qu'à telle date vous vous trouviez à proximité d'un malade du coronavirus.
Placez-vous immédiatement en état de confinement strict chez vous et n'en sortez pas.
Aux premiers signes appelez le...

Meilleurs sentiments »

(M'en fous, ça fait belle lurette que j'ai jeté mon portable par la fenêtre)
18 mars 2020, 22:42   Re : Coronade party
N'empêche que le confinement à Aubervilliers c'est vachement plus sympa qu'à Jéru, non ?... [twitter.com]
18 mars 2020, 23:11   Re : Coronade party
Une idée, une "vision", si l'on veut :

Si cette crise continue jusqu'à l'été, à 500 morts par jour en Italie, ce pays, que personne en Europe ne soutient, quittera l'Union européenne par décision unilatérale, et signera un traité bilatéral d'entraide et de coopération exclusives avec la Chine, qui s'y installera pour en faire une sorte de protectorat, comme jadis la France le fit du Cambodge.

Bien fait pour nos gueules !
19 mars 2020, 08:37   Re : Coronade party
Corée : [twitter.com]

Chine : [twitter.com]

Comparée à ces 2 pays la France est tout de même mieux équipée que le Mali, certes...
19 mars 2020, 09:53   Re : Coronade party
"Une idée, une "vision", si l'on veut"... ou une suite absolument logique de l'époque où le Grand timonier de la révolution numérique visitait l'Italie pour se l'attacher (et faisait un tour à Nice où il exigeait et obtenait des autorités que personne ne soit sur un balcon le long de son itinéraire... Confinement, quand tu nous tiens !)


Un anno fa
19 mars 2020, 12:04   Re : Coronade party
Comme quoi, il n'est guère de "vision" qui ne soit régurgitation d'éléments d'information enfouis (depuis un an s'agissant de ce cas) dans l'arrière-cour de la conscience. Régurgitation et prolongement logique des traces mémorielles.

La saturation mémorielle présente cet inconvénient de forclore l'élaboration mentale du neuf. La nouveauté en devient illusoire – une dérivée ou un surgeon prétentieux du vieux.

Depuis plus d'un demi-siècle, n'y a plus de génie de la rupture. La dernière en date est probablement celle de la micro-informatique individuelle et d'Internet, mise sur pied par des jeunes hommes aujourd'hui âgés de 65 ans. Depuis, plus rien.
19 mars 2020, 13:33   Re : Coronade party
La VISION de M.Onfray...

"Comment les Français réagiront-ils au confinement? Comme les Italiens ou de façon différente ?

M. Onfray : Là aussi, là encore, je crois qu’il n'y aura que des réactions individuelles. L'État français n'existe plus, il n'a plus les moyens de se faire respecter depuis bien longtemps, la quantité de territoires perdus de la République, plus d'une centaine, témoigne en ce sens. Quiconque aura compris cela saura qu'en France, le pouvoir est à prendre... Et il ne manque pas de gens à le savoir"

Blog M. Onfray
19 mars 2020, 20:11   Re : Coronade party
Une amie japonaise de passage à Paris est atterrée parce que tous ses amis, bobos (qui adorent les sushis...), sont partis en province. Et de repenser à une de ces personnes qui fuyaient Paris par le train -avant le confinement- pour se rendre dans le Limousin, « qui n’est pas encore impacté ». On mesure le degré de dangereuse naïveté égoïste de ce comportement, documenté par ce reportage ce jour au Cap Ferret montrant l’afflux soudain de résidents ou vacanciers qui se sont abattus sur la supérette locale, vite asséchée Ces gens n’imaginent pas que s’ils déclenchent la maladie en « villégiature », ils vont saturer très vite les secours locaux, actuellement en voilure basse saison.
19 mars 2020, 22:43   Re : Coronade party
La Norvège vient d'interdire les séjours en résidence secondaire.

Le bobo parigot est un spécimen intriguant; depuis l'époque où j'étais enfant, son rapport à "la campagne" n'a pas évolué d'un iota: grossier comportement de qui entend disposer des choses, équipements, installations, gens, espaces naturels dans une indifférence brutale et uniforme à tout esprit des lieux. Tout ce que je vois existe pour me servir et me contenter, je le prends, je le consomme, je ne suspends aucun de mes gestes dans aucune hésitation, aucun soupçon de réflexion ou de retour sur moi. Je dévore le monde ambiant et m'en sers avec appétît en lui écrasant les orteils.

Comment cette non-évolution est-elle possible dans un monde (Paris, la France) entièrement chamboulé depuis l'époque où cet animal a déboulé à la "campagne" la première fois il y a bien un demi-siècle ? Mystère. Le type "Français à l'étranger", sorte d'amplification névrotique du Parigot en Province, semble s'être mêmement maintenu intact, ou presque (ceux qui travaillent dans le pays d'accueil et s'intègrent sans perspective de retour en France sont plus nombreux qu'autrefois). Enigme irrésolue.
20 mars 2020, 10:48   Re : Coronade party
(Dérive de l'isolement : chaque instant programme le suivant et déprogramme le précédent.)
20 mars 2020, 21:42   Re : Coronade party
En latin : Carpe diem.
20 mars 2020, 23:18   Re : Coronade party
"En tout cas, quand le virus sera rentré dans le rang (...)" écrit Pascal dans un autre fil.

Pour ma part, simple hypothèse parmi tant d'autres et qui vaut ce qu'elle vaut, je ne pense pas que le virus n'est pas destiné à "rentrer dans le rang" mais qu'il s'installera plutôt en maladie chronique, avec une mortalité "tolérable", une espérance de vie "tolérable", un peu comme le Sida, en vue d'une lente,longue, laborieuse et cruelle adaptation des hommes à une nouvelle façon de vivre "numérique", c'est-à-dire à base de confinement et de surveillance.
A moins que les Etats-Unis, qui ont un coup - et quel coup ! - de retard, ne cherchent à reprendre la main de façon disproportionnée.
21 mars 2020, 09:36   Re : Coronade party
Le Roi répond enfin à Ornière du Bonsens

- Ah Ornière, vous voilà enfin!
L'autre apparaît et s'effondre aussitôt dans une révérence très aplatie, un genou à terre
- Ornière, la peste de 1720, à Marseille, a emporté 30.000 des 90.000 habitants de la ville. Que diriez-vous que fut sa létalité dans cette ville ?
- Je dirais qu'elle fut de 33 pour cent Majesté.
- Et où sont passés les "cas de contamination" dans ce calcul ?
- Je... je ne saurais le dire Majesté.
- Eh bien moi je vais vous le dire, Ornière. L'ensemble des cas de contamination est passé par le peigne de la maladie qui en a divisé le nombre en deux sous-groupes. Les guéris et les morts, que nous pouvons aisément comptabiliser dans le bilan que je viens de vous rappeler. Les cas de contamination, avant de se ranger dans l'une ou l'autre de ces deux catégories, ne peuvent exister dans aucun bilan de létalité.
- Je comprends Majesté.
- Ornière ! Tu es très con, tu sais.
Ornière du Bonsens, le regard perdu en direction de la pointe de ses brodequins :
- Oui Majesté. Je sais, Majesté.
Le Roi, reprenant le vouvoiement, s'exprimant à présent comme à la cantonnade:
- Vous avez étudié la médecine dans votre jeunesse me suis-je laissé dire.
- Euh... voui... enfin, j'avais un oncle apothicaire qui...
- Très bien. Ce soir à 18 heures vous prendrez attache avec notre officier de santé qui vous fera accompagner au front par une ambulance. Votre mission sera de récupérer nos blessés en première ligne et d'achever les mourants. Vous désinfecterez les plaies de nos soldats. Vous recoudrez les ventres. Vous scierez les jambes à vif. Vous trépanerez à la massette et au burin de charpentier. L'Officier de santé recevra les rapports hebdomadaires du colonel sous les ordres de qui vous serez placés. Au premier rapport faisant état de défaillances constatées dans l'accomplissement de votre mission, vous serez invités à nous dire si vous préférez que quatre chevaux attelés à vos membres désolidarisent ceux-ci de votre tronc ou que l'on vous attache les chevilles aux têtes de deux jeunes palmiers courbés vers le sol avant d'en trancher les liens qui les retiennent dans cette position. A présent disparaissez de ma vue avant que je me fâche.
21 mars 2020, 09:59   Re : Coronade party
"Buzyn, sa vie, son œuvre

En publiant un article (le 17.III.2020) sur elle, le journal Le Monde vole au secours d'Agnès Buzyn, ex-ministre de la santé qui a quitté le bunker du commandement général alors que, selon ses propres aveux, la guerre était certaine, qu'elle ferait quantité de morts et qu'elle se disait la seule à le savoir!

Or, les Français ne sont pas débiles: ils savent que ce qui s'écrit dans un journal se discerne bien plutôt entre les lignes que dans ce qui s'y trouve explicitement écrit.

Quelques phrases retiennent donc mon attention dans ce publireportage qui sauve (un peu) la dame et accable (beaucoup) Macron et les siens, comme si elle n'en avait jamais été. D'abord cette entrée en la matière: "Je me demande ce que je vais faire de ma vie." Ensuite, le plat de résistance: "Je n’ai plus de boulot." Enfin, le dessert, c'est une interrogation de la journaliste: "Si elle est encore à ce poste en 2022 et que Macron échoue, confie-t-elle à des proches, que restera-t-il de sa réputation?" Pauvre petite fille riche...

Détaillons...

La dame n'a plus de boulot?

Au mieux, soyons charitable, n'invoquons pas le pire, on lui souhaite juste de ne pas contracter le coronavirus contre lequel elle n'a rien fait, alors qu'elle en avait les moyens, tout en prétendant, toujours immodeste: "Je pense que j’ai vu la première (sic) ce qui se passait en Chine"! Autrement dit: dès décembre 2019! Quel culot...

Voilà très probablement la raison pour laquelle, éclairée par cette science prémonitoire, le 24 janvier, soit un mois plus tard, l'année suivante, cette dame dit: "Le risque de propagation du coronavirus dans la population est très faible." Quel cynisme! C'est celui d'un serial-killer sans foi ni loi! Sinon celui d'un apprenti génocidaire, on en reparlera le temps venu...

La jurisprudence Chevènement permet toujours de démissionner et, le jour dit, de convoquer la presse en expliquant les raisons de son départ du gouvernement. La morale y trouve son compte en même temps que la politique qui manifeste alors sa noblesse.

Or, y rester, c'est cautionner le gouvernement et s'en trouver solidaire. Il ne sert à rien, une fois qu’on a foiré les élections municipales de Paris, après avoir aussi perdu son poste de ministre, comme le renard et les raisins, de retrouver soudainement son intelligence en même temps que sa liberté de parole ou sa raison, sinon un zeste, mais vraiment un tout petit zeste, de morale: avec son silence complice et ses mensonges, des gens sont morts et la contamination s'est répandue à la vitesse d'un feu de forêt estival. On imagine que, si Griveaux n'avait pas été pris la main... disons dans le sac, la dame serait toujours ministre et tout autant mutique, voire, pire, qu'elle continuerait à délivrer les messages de propagande du gouvernement du genre: "Dormez je le veux"!

Ne pas démissionner, quand on prétend savoir ce qu'elle dit aujourd’hui connaître depuis un trimestre, à savoir que ce serait brutal et mortel, généralisé et violent, c'est clairement se montrer solidaire de l'action gouvernementale en jouant Macron contre le peuple, son petit poste contre la santé publique, sa carrière contre la vie des gens, son statut contre les Français, ses prébendes contre les plus faibles -je songe aux personnes âgées, aux malades immunodéprimés, donc aux cancéreux, aux malades atteintes du sida, et autres victimes de la vie qui vont perdre la leur dans des hôpitaux dépourvus des moyens de faire face. Le chef de l'État parle de guerre, mais il envoie au front des soignants désarmés, sans même un masque protecteur à quelques centimes alors qu’ils sont au contact de la mitraille... Quand il s'agissait de bombarder en vain la Syrie, Macron trouvait alors de l'argent en quantité.

En ce sens, cette dame avait bien sa place chez Macron: sa morgue contre les personnels de santé qui lui demandaient depuis des mois de sauver l'hôpital public, son mépris des revendications des gens des métiers de la santé, tout cela l'a montrée telle qu'elle était, telle qu'elle est, et telle que l'éternité ne la changera pas: c'est une cynique carriériste. Son CV est rempli de postes de pouvoir et de puissance: on n'obtient jamais ces aubaines sans mettre un peu, beaucoup, sinon passionnément, la morale de côté. Plus le poste est élevé, plus ils sont collectionnés et plus la morale a été congédiée... La dame connait bien la chanson, elle la chante depuis bien longtemps.

La dame ne sait plus ce qu'elle va faire de sa vie ?

Qu'elle prie Dieu, qui n'existe pas, pour qu'après cette pandémie dont elle prétend qu'elle avait les moyens d'en ralentir la propagation sans en avoir rien fait, elle ne se retrouve pas à devoir donner des comptes au peuple français amputé des milliers morts qu'elle aura sur la conscience. Elle pourra toujours donner une seconde vie à la phrase de Georgina Dufoix quand elle fut impliquée dans le scandale du sang contaminé et qui se disculpait en affirmant qu'elle était "responsable mais pas coupable". Pas sûr que cette fois-ci, ceux qui auront connu les joies du confinement, parfois sans disposer de confortables résidences secondaires en province pour s'y replier, ou qui auront perdu un proche, s'en contentent alors...

Il existe des juridictions pour cela. Il faudrait demander aux juristes. Il faudra... Trahison? Haute trahison? Haute cour de justice? Quand sera venue l'heure des bilans, ceux qui auront failli auront des comptes à rendre. Macron a raison de dire qu'après cette épidémie, ce ne sera plus comme avant ; mais il n'imagine probablement pas ce qui pourrait lui être réservé, à lui et aux siens, dans cet après!

Cette dame prétend, la queue entre les jambes: "Je dis toujours Ministre un jour, médecin toujours. L’hôpital va avoir besoin de moi. Il va y avoir des milliers de morts."

Je ne m'avance guère, n'étant pas bien sûr que cette dame redevienne de ces médecins du rang qu'elle a méprisés quand ils lui demandaient pacifiquement de sortir la santé française du trou dans laquelle elle et la politique maastrichtienne qu'elle défend l'ont jetée! Qui peut croire une seule seconde qu'elle pourrait retrouver le chemin du travail au contact d'une kyrielle de malades avec des collègues accorts?

Car cette dame est un apparatchik de la santé, c'est pourquoi d'ailleurs elle tente de sauver sa peau en geignant aujourd'hui, en larmoyant, en pleurant: elle trouvera à se caser dans une sinécure bien payée... Voici ce que dit son long CV: "présidente du conseil d'administration de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (2008-2013), membre du Comité de l'énergie atomique du Commissariat à l'énergie atomique (2009-2015), membre du conseil d'administration (2009), vice-présidente (2010) puis présidente de l'Institut national du cancer (2011-2016), présidente du collège de la Haute Autorité de santé (2016-2017)". Qui peut croire qu'avec un pareil passé cette dame se retrouvera à la rue ?

D'autant que son second mari (le premier était l'un des fils de Simone Veil), Yves Lévi, a été nommé directeur de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) dans des conditions, qui, semble-t-il, n'ont pas été très claires, puisqu’il a été obligé d'y renoncer afin d’éviter l'accusation de conflit d'intérêt. Qu'à cela ne tienne: il a ensuite été nommé Conseiller d'État en service extraordinaire sur proposition du ministre de la justice, une certaine Nicole Belloubet.

Madame Buzyn n'est donc pas encore sous les ponts...

La dame se demande ce qui va rester de sa réputation? Probablement pas grand-chose de bien, mais pour ce faire, il eut fallu y songer un peu plus tôt...

Par exemple fin décembre de l'an dernier, début janvier de cette année, en expliquant au chef de l'État et au Premier ministre que, puisqu’elle avait compris avant tout le monde que le pire allait advenir, elle ne pouvait cautionner la politique suicidaire d'Emmanuel Macron en la matière -je rappelle, pour mémoire: affréter des avions avec l'argent du contribuable pour aller chercher les expatriés en Chine, les mettre en quarantaine dans des municipalités sans en avertir les élus, envoyer les militaires responsables de ce rapatriement non pas en quarantaine mais en permission après leur mission, probablement générer ainsi le malade zéro dans la Grande Muette qui le restera, exposer la population française donc, laisser se tenir une rencontre sportive entre Italiens et Français, envoyer le 19 février dix-sept tonnes de matériel à la Chine (équipements médicaux, combinaisons, masques, gants, produits désinfectants qui aujourd'hui font défaut...) pour lutter contre leur épidémie, adjurer la population à ne pas sortir de chez elle tout en invitant quarante-huit millions d'électeurs à aller voter au premier tour des municipales dans les 35.000 communes françaises, beugler partout que le virus ignorait les frontières et qu'il n'avait pas de passeport, avant de déclarer quelques semaines plus tard qu'en fait il en avait bien un, mais que c'était le passeport de Schengen, décréter le confinement, sans utiliser le mot, en interdisant aux familles et à leurs amis d'enterrer un défunt mais, en même temps, autoriser le travail des artisans et les sorties que chacun peut s'octroyer en signant un ausweis attestant qu'il effectue ... de l'exercice physique!

Le nom de cette dame risque d'être associé au pire: sollicitée jadis par François Hollande, puis par François Fillon, embauchée finalement par Emmanuel Macron, elle grossira la longue liste des cyniques qui faisaient passer leur carrière et leur idéologie populicide avant l'intérêt général et le bien public. Elle ne sera, hélas, pas seule.

Pour faire partie de ceux dont le patronyme aurait pu scintiller au firmament des gens bien, sans plus, je ne parle même pas d'héroïsme, il lui aurait juste fallu préférer la morale à sa carrière, l'éthique aux affaires, la vertu aux petits arrangements, la grande médecine, celle de la santé publique, à la petite politique politicienne, celle des intérêts particuliers, les petites gens à son immodeste personne.

Cette dame a "des convictions de gauche" écrit la journaliste du Monde. C'est drôle, ça n'est pas du tout l'idée que je me faisais des convictions de gauche -et voilà une fois de plus cette famille politique aux avant-postes des scandales dont le peuple fait les frais.

Hypothèse: il lui aurait suffi, en janvier, après en avoir informé Macron & Philippe qui, dit-elle, ne faisaient rien de ses prétendues objurgations, de dire publiquement ce qu'elle savait, puis de dénoncer la surdité et l'aveuglement, donc l'impéritie, du chef de l'État et de son premier ministre; dans la foulée elle aurait démissionné de son poste de ministre de la santé, mais sans pour autant courir la gueuse municipale: elle eut alors été une conscience morale. Comme son ex-belle-mère.

A l'inverse, en choisissant de se taire, certes elle a perdu son travail et son poste, elle s'en plaint d'ailleurs dans le quotidien du soir non sans vergogne, alors que d'aucuns seront des milliers à perdre la vie. A l'évidence, avec un peu de vertu, elle n'aurait pas arrêté l'épidémie, mais elle aurait épargné des vies, ce qui aurait suffi pour sauver sa réputation... C'est raté et ce dans les grandes largeurs"..

Michel Onfray
21 mars 2020, 10:03   Re : Coronade party
Et Badiou, ? et Rancière ?, et tous les autres ? Ont-ils quelque chose à nous dire, en ces temps si troublés ?...
21 mars 2020, 10:22   Re : Coronade party
Badiou et Rancière, on sait pas. Le professeur Jérôme Salomon, on sait: le 26 février, devant une commission sénatoriale, notre Directeur général de la santé déclarait qu'il n'y aurait pas de pénurie de masques, grâce à nos "réserves stratégiques". Vidéo:

[www.publicsenat.fr]
21 mars 2020, 10:54   Re : Coronade party
Monsieur Rothomago, il me semble fort hasardeux d'établir une comparaison entre le petit Chinois malicieux d'aujourd'hui et le virus du sida, dans la mesure où le premier est contagieux et que le second ne l'est pas (il n'est “que” transmissible). Il est probable que notre virus actuel se comportera plutôt comme celui de la grippe, disparaissant pour mieux revenir l'hiver suivant, sous sa forme originelle, ou bien “muté”.

Cela dit, je suis comme tout un chacun, ici et ailleurs : je n'en sais rigoureusement rien.
21 mars 2020, 13:18   Re : Coronade party
"il me semble fort hasardeux d'établir une comparaison entre le petit Chinois malicieux d'aujourd'hui et le virus du sida"

Oui, vous avez raison. Je ne cherchais pas vraiment à établir une comparaison mais simplement à donner un exemple d'épidémie faisant au début et pendant des années d'irrémédiables ravages puis, en l'absence de tout vaccin, se "stabilisant", devenant pour les victimes une sorte de maladie chronique avec laquelle on peut survivre de plus en plus longtemps alors qu'à ses débuts elle était immédiatement mortelle. Mais, en effet, c'est là une comparaison ou un exemple trop approximatif et je le retire.

Je conserve en revanche, avec les coronavirus, celui-ci ou le prochain, l'idée d'une pandémie "chronique" imposant à la longue - et même à la très longue - une modification des comportements humains, dans tous les domaines, l'idée qu'un clair et net "jour d'après" n'est pas pour demain.

"Cela dit, je suis comme tout un chacun, ici et ailleurs : je n'en sais rigoureusement rien." Bien sûr.
21 mars 2020, 14:17   Re : Coronade party
Oui, nous n'en savons tous rigoureusement rien... Mais juste une remarque en passant : si mes informations sont exactes la France fait partie de ces rares pays au monde qui salarient des chercheurs fonctionnaires à vie alors que la norme devrait être le contrat renouvelable de 5, puis 10 ans, par exemple, renouvelé automatiquement lorsque l'activité du chercheur est jugée suffisante, et non renouvelé pour ceux qui ne fichent rien ou pas grand chose.


J'oubliais ceux-là [voiceofeurope.com]

(Que ce virus, et c’est hélas bien parti pour, confine le monde pendant 2 voire 3 mois, et nous en serons à envier les Américains qui eux ont la possibilité d’acheter armes et munitions…)
22 mars 2020, 22:27   Re : Coronade party
"Pour lutter contre le coronavirus, les rassemblements de plus de deux personnes dans l'espace public en dehors du travail vont être interdits en Allemagne "au moins deux semaines"".

Heureusement que les rassemblements de moins de deux personnes sont autorisés...
23 mars 2020, 16:26   Qui sommes-nous ?
Oh, vous savez, le "je" est une petite foultitude à lui tout seul...
23 mars 2020, 20:07   Re : Coronade party
Quant à l'idée de libérer certains détenus pour désengorger les prisons et aller se faire confiner ailleurs, elle devrait faire son chemin. Si tout le monde est enfermé, on ne voit pas, en effet, à quoi pourrait servir les prisons. Les transformer en hôpitaux ?
24 mars 2020, 12:30   Re : Coronade party
Anne Effet. Incarcéré et confiné, du coup, c'est un peu la double peine, quoi. Voilà, du coup.
24 mars 2020, 12:31   Re : Coronade party
C'est tous ces bras cassés qui nous enjoignent de nous moucher dans notre coude, pffffff !
24 mars 2020, 12:49   Re : Coronade party
Pas de nous moucher, cher Francis! (trop sportif), d'éternuer ou tousser ;)
24 mars 2020, 16:50   Re : Coronade party
Et les manchots, Eric, y font ça avec le jarret ?
24 mars 2020, 17:28   Re : Coronade party
On nous apprend qu'en Italie, l'épidémie régresse. Bonne nouvelle. Chez nous, il suffit d'entendre la porte-parole du gouvernement – l'épiderme négresse.
25 mars 2020, 16:37   Re : Coronade party
Pour rire (un peu) :

[twitter.com]
25 mars 2020, 22:34   Re : Coronade party
Une fois n'est pas coutume, nous avons eu le tort de regarder les infos sur la 2, agrémentées qu'elles promettaient d'être du pauvre pion Macron s'exprimant à Mulhouse. On ne nous y reprendra plus. En ouverture du "journal", il s'agissait de mettre en avant ces imbéciles désarmants qui chantent aux fenêtres tous les soirs et alors on nous a montré ceux de Montpellier, sauf qu'ils chantaient Nissa la bella... C'était une façon de donner le la afin que le reste des reportages s'accordent en une belle orchestration avec solo d'experts, chiffres incompréhensibles, fatras de témoignages, et final guilleret, une demi-heure plus tard, sur les "apéros" à distance, à base de smartphone. Quelquefois, on aurait quelque indulgence pour le Corona...
26 mars 2020, 15:09   Re : Coronade party
On pourra se jeter à la tête toutes les calculettes (désinfectées) qu’on voudra afin de définir le taux de létalité du Covid19 etc, je suis pour ma part trop bête pour comprendre et tétanisé par mon incapacité à mettre en parallèle deux simples chiffres : 20 807 morts dans le monde = 3 milliards d’individus mis aux arrêts, bouclés chez eux.
Il m’est alors absolument impossible de ne voir là-dedans qu’une réaction à une « crise sanitaire », toute réelle soit elle. Car ce qui est radicalement nouveau n’est pas qu’un virus s’attaque à l’espèce humaine. C’est une constante de l’histoire de l’humanité. Ce qui est radicalement nouveau et même sans aucun exemple, c’est le « confinement » de trois milliards d’individus (chiffre qui va bien sûr augmenter.) et le développement instantané, déjà là, déjà prêt, que les Chinois mettent en place pour l’organiser, ce « confinement ».


Prêt à servir
27 mars 2020, 00:00   Re : Coronade party
» je suis pour ma part trop bête pour comprendre et tétanisé par mon incapacité à mettre en parallèle deux simples chiffres : 20 807 morts dans le monde = 3 milliards d’individus mis aux arrêts, bouclés chez eux

Ces chiffres sont tout de même considérés (et donc fortement amplifiés) à travers le prisme de la psychose collective, et médiatique et politique, qui s'est emparée du monde face à l'émergence d'une maladie contagieuse nouvelle et possiblement dangereuse contre laquelle on ne dispose pas de traitement.
C'est pratiquement une réaction naturelle, à mettre en un certain rapport avec la possible réaction de l'organisme lui-même face au virus : il surréagit à l'infection, finit par en venir à bout, mais se flingue par la même occasion, parce que le corps ne supporte plus la violence de la réaction immunitaire.
A noter aussi que parfois, hélas, certaines psychoses peuvent être justifiées...

Meilleures pensées aux châtelains de Plieux, pour qui on est en droit d'exiger un rétablissement immédiat.
27 mars 2020, 00:14   Re : Coronade party
Tenez, Alain, à propos d'épidémie psychotique médiatique. Cette vidéo devrait entrer dans l'histoire (pot-pourri des mensonges et des égarements des plus hauts responsables politiques français s'exprimant dans les médias au sujet de cette crise):

[twitter.com]
27 mars 2020, 12:02   Re : Coronade party
Alain@

A noter aussi que parfois, hélas, certaines psychoses peuvent être justifiées
////

Des nouvelles d'une amie allemande. L'afflux de cas désespérés dans les hôpitaux et cliniques amènent les médecins à revoir les conditions de leur traitement, lorsque l’issue est sans ambigüité... La volonté du patient est prise en compte, mais cela n’est pas toujours ou de moins en moins possible, l’imminence d’une déferlante se précisant chaque jour. Les Allemands produisent donc un « catalogue » de recommandations comme aide à la décision.
Cela relève des observations faites à la clinique universitaire de Strasbourg par l’Institut allemand de la médecine d’urgence : depuis le 21 mars les patients atteints du covid19, âgés de plus de 80 ans et en situation critique n’y sont plus admis en réanimation. Ces observations ont été communiquées au ministère de l’intérieur badois. (Source : service de presse de l’église évangélique).

[www.welt.de]

Par ailleurs beaucoup aimeraient que cette fin de vie se produise à domicile même avec ce virus... ce qui semble improbable, impossible même. Aussi les troubles ou situations psychologiques difficiles liées au "non-deuil" vont se multiplier : une situation impensable hier encore pour de nombreux Européens....

Beau temps, ciel d'un bleu très pur, les cerisiers pointent leurs fleurs ; cette année ceux de l' abbaye de Valloires n'auront pas de visiteurs... Ils fleuriront quand même et peut-être comme jamais.
28 mars 2020, 13:12   Re : Coronade party
Camus me pardonnera, sans doute, de prendre quelques libertés avec le copyright. Nous sommes entre amis.

Plieux, jeudi 26 mars 2020, une heure du matin (le 27). L’expérience la plus sensible à l’hôpital, ces temps-ci, pour vles patients ou qui voudraient bien l’être, c’est l’attente. Les pompiers m’ont mené, à Auch, hier soir, vers huit heures, parce qu’Agen est saturé. Deux heures et demie duerant nous attendîmes dans la cour du service des urgences, à l’intérieur de leur camion. À peine étions-nous enfin dans la place, je fus placé dans une chambre de confinement, et n’y furs visité de personne jusqu’à trois heures et demie du matin. Une femme noire, aimable, polie et compétente, me fit passer alors le fameux test relatif au coronavirus, à l’aide de longs ocotons-tiges enfoncés très avant dans chacune des narines, une expérience assez peu plaisante. Puis un homme très correct également m’a fait un nouvel électrocardiogramme et toute sorten d’autres examens, auxquels il n’a fallu pas moins de trois prises de sang, dont l’une au poignet. D’ailleurs tout le monde était très correct — je m’attendais à force « Alors qu’est-cee qui nous fait le petit papy ? », mais ce n’était au contraire que « Bonjour Monsieur », « Je vais prendre votre température, Monsieur », « Respirez bien fort et ne bougez plus, Monsieur ».
[…]
L’homme aux yeux verts, quoi qu’il en soit, jugeait que mon problème relevait d’un gastro-entérologue. Il pouvait très bien n’avoir rien à voir avec le virus — singulière coïncidence, tout de même, fièvre, toux, cette douleur au sternum, et ça n’aurait rien à voir avec le virus ? Et si ç’avait à voir, estimait-il encore, mon séjour à l’hôpital était prématuré. Les prvemiers symptômes étaient apparus lundi, nous étions jeudi, quatrième jour, les complications ne se manifestent en général, quand elles se manifestent, qu’entre le sixième et le huitième jour. Je pouvais donc rentrer chez moi, quitte à revenir quarante-huit ou soixante-douze heures après, si les ennuis sérieux commençaient. Je crois bien qu’on n’était pas mécontent de libéreer un lit. En attendant qu’arrive Pierre pour m’emmener, il me fut demandé d’évacuer la chambre et d’aller patienter dans une autre pièce, confinée elle aussi, mais sans lit.
Le jeune médecin m’arvait dit que les résultats du test à propos du coronavirus arriveraient demain, ou samedi au plus tard. Les analyses ont été plus rapides que prévue, leurs conclusions nous ont été communiquées cette après-midi, par un coup de téléphone de Toulouse. Contamination il y a bien. Cela vaut aussi pour Pierre, car on voit mal comment l’un de nous deux pourrait être contaminé et poas l’autre. Il présente ou a présenté d’ailleurs les mêmes symptômes que moi, fièvre, toux, la forte douleur sternale en moins. Mais les risques sérieux qu’il court sont bien moindres, car les hommes de quarante ans ne sont pas du tout le cœur de la cible, pour le virus. Il préfère infiniment s’attaquer aux barbons de ma sorte
Sin j’en crois les vues de l’homme aux yeux verts, qui sont d’ailleurs pleinement confirmées par ce que disent les journaux et les réseaux sociaux, la fin de semaine qui vient devrait être décisive, dans mon cas. Si je la dépasse sans encomberes, elle et les deux ou trois jours qui la suivront, je pourrai considérer m’être mis à peu près hors d’atteinte. Mais nous en sommes loin.
Je serais bien fâché de mourir en laissant tout en plan.

[...]
28 mars 2020, 16:16   Re : Coronade party
Merci.
28 mars 2020, 22:04   Re : Coronade party
Il y deux ou trois jours, on a pu entendre le ministre de la santé donner une conférence de presse où il nous a expliqué, d'un ton grave, martial, et en roulant les mécaniques, comment le gouvernement avait pris les choses en main dans l'histoire des masques et comment on allait voir ce qu'on allait voir, l'effort national, les usines tournant à plein régime, la production démultipliée, sans oublier le coup de griffe aux voleurs de masques comme si l'action d'une poignée de voyous pouvait avoir un quelconque rapport avec l'extraordinaire pénurie mais c'est de bonne communication, faire s'émouvoir le public sur des actes évidemment inqualifiables.

Aujourd'hui, on a le résultat de toute cette fanfaronnade : un milliard de masques ont été commandés par la France à la Chine. N'importe, demain les mêmes palotins du père Ubu se feront gloire, d'un ton grave et martial, de savoir les distribuer mieux que personne !

Et bien sûr, dans le même temps, en un seul clic : "À l'initiative de la Commission européenne, les plus grands opérateurs de téléphonie mobile ont accepté de donner l'accès aux données de géolocalisation de dizaines de millions d'Européens. Objectif : suivre les déplacements des personnes testées positives pour anticiper les contaminations."
29 mars 2020, 11:04   Re : Coronade party
Merci à vous cher Eric, et croisons les doigts.
29 mars 2020, 11:47   Re : Coronade party
Une petite note d'espoir malgré tout : l'hydroxychloroquine (dérivé de la chloroquine) est le plus grand espoir de traitement contre le coronavirus, estime le directeur général de Novartis Vas Narasimhan dans une interview publiée par la SonntagsZeitung.
[t.co]
29 mars 2020, 12:38   Re : Coronade party
La parabole du parachute :

Un avion en feu descend au-dessus de la forêt d’Amazonie... L'avion emporte une cargaison de parachutes nouvelle génération, jamais essayés,
On va s’écraser, donnez-nous les parachutes !, disent les passagers.
Doucement doucement dit le commandant Diafoirus, ces parachutes vont peut-être se mettre en torche..., se déchirer, vous risqueriez de vous écraser. Mieux vaut ne pas tenter le diable.
Les passagers : des parachutes !
Le commandant : je suis commandant donc pas un imbécile !, il faut respecter le PROTOCOLE.
***Tester la solidité de l’engin à -40°c puis à 30°C.
***Etudier les techniques de pliures, les risques de mise en torche.
***Faire quelques sauts.
***Faire un essai en aveugle en balançant des passagers avec parachutes et d’autres sans.
***Disposer des conclusions d’au moins 3 laboratoires réputés. Puis les étudier, les comparer, etc., etc.
30 mars 2020, 20:59   Re : Coronade party
Une chose est sûre, on manquera peut-être de masques mais pas "d'attestations". Y a du taf dans ce domaine :

Les branleurs ne mollissent pas
31 mars 2020, 16:41   Re : Coronade party
Et on ne manquera pas de laboratoires non plus...


Petite question un brin complotiste : le professeur Raoult gêne-t-il le lobby pharmaceutique ?


Fabien Bouglé publie un article intéressant dans Economie Matin où il nous met sur la piste d’un conflit d’intérêt autour du laboratoire GILEAD :

En résumé, l’idée est la suivante :


Tous les infectiologues français sont issus des laboratoires qui ont travaillé sur le virus du sida.

Tous ces gens-là sont au contact de laboratoires, dont le laboratoire GILEAD.
Leurs recherches sur le sida n’ont pas abouti, il faut recycler...
Le traitement du Pr Raoult, traitement simple et désormais bien connu, pourrait concurrencer le laboratoire GILEAD...
les actionnaires de GILEAD et ceux qui bénéficient de ses largesses sont furieux contre Raoult : on parle en milliards.

Yves Lévy et le Pr Raoult sont en conflit personnel et scientifique.
Yves Lévy a travaillé sur le virus Ebola.
GILEAD développe le Remdesivir pour lutter (mais a échoué) contre le virus Ebola ;
le médicament Remdesivir est en concurrence avec l’hydroxychloroquine dans l’étude Discovery.
L’enquête Discovery est pilotée par Florence Ader, qui a perçu quelques avantages de GILEAD.
Le canard enchaîné dévoile dans son édition du 25 mars que le professeur Didier Raoult a subi début mars des menaces de mort de la part d’une personne lui enjoignant de stopper sa promotion de l’hydroxychloroquine. Selon le palmipède, ces dernières proviendraient d’un médecin infectiologue hospitalier de Nantes qui aurait rédigé des articles financés par des laboratoires pharmaceutiques.
31 mars 2020, 22:52   Re : Coronade party
De manière plus générale (ils disent "systémique"), le conflit se noue entre deux visions, deux immenses principes antagoniques : guérir en neutralisant l'agent pathogène (virus) et en rendant le déclenchement de la maladie potentielle fatale impossible, ou entretenir l'agent pathogène pour "contrôler", atténuer et entretenir à bas bruit la maladie par des traitements qui la chronicisent et la sociabilisent.

La lutte contre le VIH/Sida, prise en main par les grands laboratoires, avait déjà imposé cette structure : rien d'efficient n'a été fait ou tenté pour "assassiner le virus" (c'est le terme qu'emploie le Pr. Montagnier) en revanche, les grands laboratoires se sont employés à mettre au point des traitements complexes, coûteux, dûment brevetés et juteux pour eux, qui n'ont d'autre finalité que de "sociabiliser" le Sida, le civiliser, et le juguler sur une courbe de chronicité. Le VIH, lui, court comme il veut, libre comme l'air (et les parties de jambes en l'air): les autorités sanitaires ont jugé, ont décidé qu'il appartenait au citoyen, et à lui seul, de s'en protéger (capotes, etc.).

Les labos veulent la même chose pour Covid 19 et son agent pathogène SARS-Cov-2 : ne surtout pas ruiner d'emblée toute l'affaire en tuant la poule aux oeufs d'or, mais s'employer à développer des vaccins, et à recycler les poutrinques (terme de provençal marseillais pour les médicaments, esthétiquement supérieur au stupide "médoc") du Sida.

Les "chercheurs", ceux qui le sont à vie, y trouvent leur compte : ils pourront continuer leur carrière d'inutiles recherches qui n'ont d'autres finalités que celle de contourner la bête, de la "dompter", jamais de l'abattre.

On remarquera au passage que l'ulcère à l'estomac a connu le même dilemme paradigmatique : longtemps (jusqu'en 1984), il était question de soigner cette affection pour "le confort du malade" et les diagnostics et études diverses faisaient régulièrement état de "causalités multiples et croisées" et autres "terrains favorables" (la notion de "terrain favorable", très employée au siècle dernier aussi pour l'asthme est aux Diafoirus du XXe et du XXIe siècle ce que "les humeurs" étaient aux médecins de Molière), l'ulcère devait être contenu, domestiqué, l'inconfort qu'il causait et ses symtômes dûment atténués. Ce paradigme, qui coûtait fort cher à la collectivité en traitements bidons, fut victime du renversement de table provoqué par un jeune interne australien (qui fut plus tard lauréat du prix Nobel de médecine) quand il identifia la bactérie Helicobacter pylori comme agent causal de la maladie et entreprit de la tuer pour le grand malheur des labos qui gagnaient des millions en rendant l'ulcère à l'estomac presque supportable pour les patients.

Le virus, la bactérie pathogène sont les meilleurs amis des labos.
01 avril 2020, 13:19   Re : Coronade party
Oui, c'est ce que j'essayais de dire dans un message précédent en prenant le traitement du Sida comme exemple de "chronisisation" d'une maladie plutôt que son éradication. Il me semble qu'avec les coronavirus (celui du moment et les suivants) on prend la même direction. Or, "chronisiser" ces virus, c'est avant toute chose "chronisiser" le confinement comme nouvelle méthode d'organisation sociale, politique, économique et faire ainsi advenir la "révolution numérique", avec la Chine en chef d'orchestre.
Le point le plus mystérieux me semble être la réaction des Etats-Unis, tout de même première puissance, mais, apparemment, tétanisée, incapable de proposer quoi que ce soit faute d'ennemi à désigner clairement. Ce pays peut-il accepter de n'avoir pour toute perspective que celle d'occuper le premier rang dans le monde dans le classement du nombre de victimes du Covid19 ?
01 avril 2020, 18:38   Re : Coronade party
La chronicisation de ce mal serait la pire évolution envisageable pour l'humanité, en effet : jamais plus la vie ne serait comme avant. Avec le sida omniprésent, on avait peur de baiser, avec le Covid-19 dans l'air et pour toujours, on aura peur de respirer. Je ne sais si c'est ce que souhaite l'oligarchie mondiale, si elle y verrait matière à accommoder et à mieux pérenniser son pouvoir et sa main mise sur nos vies et nos destins, mais si tel est le cas, elle tiendrait là, dans cette évolution, une solution de rêve.

Les laboratoires pharmaceutiques qui doivent se frotter les mains à cette idée, si d'aventure viennent à souffler à l'oreille de l'oligarchie économique et politique (et médiatique) les perspectives merveilleuses dont elle est porteuse, il ne restera plus qu'à mettre le train sur les rails, entreprise pour laquelle toutes les forces autorisées se ligueront dans une coopération sans faille: médias, caste politique, puissances économiques et technologiques. Le fameux inexorable train de l'histoire, train de la mort, sera de nouveau lancé.

A ce propos, les deux anti-rétroviraux qui ont un temps servi dans la lutte contre le sida (et accessoirement le bon entretien du VIH), que le gouvernement, dans son troisième décret de la semaine dernière, proclame devoir être prescrits en médecine de ville (l'hydroxycholoroquine en est bannie) comporte des effets secondaires dont la liste inscrite sur leur notice fait se dresser les cheveux sur la tête. La toxicité de ces médicaments, produits par de grands laboratoires (Gilead Sciences, Hoffmann-Laroche, etc.) est phénoménale. Vous n'en entendrez rien dire dans les médias, qui préfèrent relayer les "préoccupations" que soulèveraient l'hydroxychloroquine et le protocole Raoult, quand la chloroquine est un médicament dont les éventuels effets secondaires, bien connu et bien maîtrisés, ne se manifestent qu'au bout de longs mois de prise régulière (le protocole Raoult est sur cinq jours) et qui sont sans commune mesure avec ceux de ces deux anti-rétroviraux ( lopinavir et ritonavir) commercialisés sous le nom de Kaletra.

Toujours au sujet du Kaletra: ce médicament a fait un bide dans une étude chinoise très récente. Mais qu'importe, c'est lui que les sachants parisiens veulent nous vendre, à 600 euros la boîte.

Un écho de cette étude :

Une étude chinoise publiée le 18 mars portant sur 199 patients atteints du Covid-19 n’a observé aucun bénéfice à utiliser la combinaison lopinavir/ritonavir (antirétroviraux contre le VIH présents dans le médicament Kaletra) en comparaison d’un traitement symptomatique de la maladie. Alors que des scientifiques du monde entier s’affairent à trouver un remède au Covid-19 le plus rapidement possible en cherchant parmi les médicaments déjà disponibles de potentiels candidats capables de lutter contre Sars-Cov-2, une des pistes les plus sérieuses envisagée jusqu’alors, l’association lopinavir/ritonavir employée contre le VIH, semble prendre l’eau...

[www.egora.fr]
01 avril 2020, 22:03   Re : Coronade party
"La chronicisation de ce mal serait la pire évolution envisageable pour l'humanité, en effet : jamais plus la vie ne serait comme avant. Avec le sida omniprésent, on avait peur de baiser, avec le Covid-19 dans l'air et pour toujours, on aura peur de respirer. Je ne sais si c'est ce que souhaite l'oligarchie mondiale, si elle y verrait matière à accommoder et à mieux pérenniser son pouvoir et sa main mise sur nos vies et nos destins, mais si tel est le cas, elle tiendrait là, dans cette évolution, une solution de rêve."

Puisque nous en sommes réduits à spéculer, spéculons. Je ne sais pas ce que souhaite l'oligarchie mondiale mais ce que le parti communiste chinois et son chef ont souhaité pour leur peuple (l'infâme "crédit social" à base de reconnaissance faciale et de surveillance intégrale dont plus personne ne parle), tout le monde l'a su en long en large et en travers, sans la moindre cachotterie, et cela n'a donné lieu qu'à des "reportages" qui nous ont appris qu'il rentrerait en vigueur en 2020. Point. Aucune condamnation internationale, pas la moindre mesure de rétorsion. Toujours prête à s'alarmer des "violations des droits de l'homme" en Iran, en Russie, en Turquie, aux Etats-Unis et même en Europe, la "communauté internationale" a fait preuve d'un incroyable mépris pour la population chinoise. C'était exotique, un truc de Chinois, comme les "supplices chinois" du temps d'Octave Mirbeau, ça ne nous concernait pas. Et voici que ça nous concerne. Voici que, chaque jour un peu plus, les méthodes de dressage des populations directement calquées sur celle du parti communiste chinois sont mises en pratique partout dans le monde. Aujourd'hui on parle du port du masque obligatoire, hier de la "traçabilité" par smartphone, on voit des drones survoler nos plages pour rappeler à l'ordre les "contrevenants", la moitié des habitants de la terre est "confinée" etc.

Imaginons un instant que le président des Etats-Unis, lors de son accession au pouvoir, ait annoncé qu'en 2020 serait instauré le "crédit social" dans son pays et que, cette même année, soit partie une épidémie dans une ville américaine abritant un laboratoire high-tech d'études des virus. Je laisse à penser ce qui serait venu à l'esprit de n'importe quel quidam planétaire. Mais bien sûr cela n'aurait pas pu arriver aux Etats-Unis, cela n'arrive que "chez les Chinois" et ça ne regarde que les Chinois, qui sont pas des gens comme nous, n'est-ce pas ? Mais qui veulent peut-être qu'on devienne des gens comme eux. Quant aux oligarques, ils seront priés de collaborer, ils ont toujours su faire.
02 avril 2020, 14:48   Re : Coronade party
Espérons simplement qu'on conviendra à l'échelle mondiale que la surpopulation est un fléau, que les cultures ne se valent pas face aux grands défis planétaires, que les religions sont inopérantes et que le progrès technique reste la seule alternative (et tant pis pour le flicage à la chinoise cher Thomas).
Espérons que nos hommes politiques comprendrons que l'immigration ne résoudra rien, sinon alourdir inutilement la barque qui prend déjà l'eau de toutes parts.
Espérons que nos politiques comprendrons que le communautarisme culturel est un frein puissant lorsqu'il s'agit de fédérer les foules autour d'urgences sanitaires et que certaines populations sont rétives à toutes solutions collectives en raison de leur spécificités culturelles. Mais bon... je suis plus que jamais persuadé qu'une fois ce virus terrassé tout, absolument tout, reprendra comme avant.
02 avril 2020, 22:38   Re : Coronade party
Pourquoi ?

Comme l'ont remarqué un assez grand nombre de commentateurs, la controverse autour du professeur Raoult et du traitement qu'il applique s'est très vite et presque parfaitement figée le long de la ligne de clivage droite-gauche, la gauche étant contre lui et ses soutiens se trouvant majoritairement à droite, voire à l'extrême droite ou en tout cas dans la droite dite populiste, gilet-jauniste en somme. Cela peut se résumer symboliquement par Cohn-Bendit qui, tel un général Georgelin, intime à Raoult de “fermer sa gueule”, tandis que Marine Le Pen a demandé que les médecins de ville puissent prescrire la chloroquine.

C'est certainement très révélateur, mais de quoi au juste ? Les opinions politiques du professeur n'ont probablement joué aucun rôle dans l'établissement de la ligne de front. Semble en cause ici le respect ou non des protocoles officiels d'essais thérapeutiques, ceux dont Raoult s'est si efficacement moqué au moyen de la métaphore du test-parachute. Il n'est pas tout à fait exclu, peut-être, que les rumeurs sur l'existence de juteuses perspectives qu'offriraient les thérapies que sont en train de développer les laboratoires, alors que le très peu coûteux traitement Raoult ne rapporte à peu près rien à personne, aient quelque fondement — mais peu importe ici car la masse des opposants au bon docteur n'est évidemment pas impliquée dans ces très éventuels sordides calculs.

Ne reste alors, me semble-t-il, que le clivage entre les conformistes, les respectueux de l'air du temps, de l'ordre idéologique, universitaire, gouvernemental et médiatique établi, d'une part, et les anticonformistes, les laissés-pour-compte de cet ordre établi d'autre part.

Après tout, le passage en masse de la gauche du côté du manche ne date pas d'aujourd'hui.
03 avril 2020, 00:54   Re : Coronade party
"(et tant pis pour le flicage à la chinoise...)"

Vraiment ? Il est sans doute compréhensible qu'on soit à ce point exaspéré par le climat qui règne, en temps de "paix", dans nos pays, et en particulier en France, quand on est français, et de croire que n'importe quelle dictature vaudrait mieux, ou ne serait pas pire. De même, dans les années 1930, certains pouvaient se dire "Et tant pis pour le flicage national-socialiste", tant ils étaient exaspérés par "la chienlit parlementaire".

Il n'empêche que l'option dictatoriale, surtout quand elle atteint au niveau du "crédit social" est intolérable, à commencer par le fait qu'elle est vouée à l'échec mais ne manque pas de faire, avant de s'effondrer, des dégâts quelquefois irrémédiables.

Quant à ce que les choses reviennent "comme avant", j'en accepte l'augure mais j'ai quelques doutes car, très franchement, je ne vois pas comment ceux qui détiennent le pouvoir oublieraient les avantages qu'il y a à pouvoir boucler tous leurs sujets en un tour de main, de temps en temps, pour ainsi dire à la demande, et même par "tranches" (Ah ! les jolis débats que nous promet l'établissement des "tranches de déconfinés"...), l'avantage qu'il y a à gouverner par le dosage du "confinement". Dans ce cas, fasse que le ciel vous entende, Pascal, et que les choses reviennent "comme avant".
03 avril 2020, 01:35   Re : Coronade party
Ah ! les jolis débats que nous promet l'établissement des "tranches de déconfinés"..

Vous verrez qu'ils vont s'arranger pour faire coïncider les "tranches de déconfinés" avec les "tranches des vacances scolaires par grands secteurs".

Les petits énarques poupons à lunettes cerclés et à brioche et leurs serviteurs ronds-de-cuir vont exceller à ce petit jeu. Ils appellent ça gouverner. La préfectorale veille déjà au grain.
03 avril 2020, 10:30   Re : Coronade party
Thomas@

M'est avis que le confinement des esprits par la toute puissance du divertissement médiatique est déjà amplement suffisant. L'entreprise d'abrutisssement et de crétinisation du petit peuple est déjà parfaitement assurée par un Hanouna, un Ruquier, les "experts" façon BFMTV. Tous font le job, comme on dit. Ajoutez à ça le recroquevillement quasi autistique de chacun sur son précieux smartphone et vous êtes peinard.
03 avril 2020, 11:25   Re : Coronade party
Le totalitarisme à la chinoise, qui faisait déjà des ravages dans les années 1950 et 1960 quand les paysans devaient repiquer le riz sous les beuglements des hauts-parleurs diffusant tantôt des chants révolutionnaires, tantôt des harangues des petits soldats du Grand Timonier, n'a jamais cessé. Le contrôle des déplacements des individus par les fonctions QR des smartphones n'est que le prolongement de ces hauts-parleurs.

Ce qui est nouveau : la rencontre miraculeuse, infernale, du totalitarisme 2.0 de Apple Inc et celui de la dictature de l'"industrialisation forcée" lancée en Chine dans le milieu du siècle dernier.

Ne jamais perdre de vue ce que nous écrivions ici il y a bien cinq ou six ans désormais : que la Chine communiste fut lancée par des apprentis industrialistes, des petits bourgeois envoyés en France (surtout et principalement en France) dans les années 20 et 30 pour constater de visu comment était la vie au paradis des hauts-fourneaux du Creusot et des chaînes de montage de Renault. Ils étaient "étudiants-travailleurs". Pour faire court : dès qu'ils accédèrent au pouvoir ils couvrirent la Chine de "hauts-fourneaux de village", parfaitement inutiles sur le plan purement productif, mais fabriquant déjà les moules du totalitarisme 2.0. Quel moule ? Celui de l'embrigadement collectif sous la pendule d'atelier, qui met un terme à des millénaires de vie paysannes que ces petits bourgeois détestaient. Et d'ailleurs la punition standard qu'ils se régalaient d'infliger à leurs adversaires politiques, ou simplement à tous réticents à leur "programme", était toujours la même et demeure toujours la même : le labeur forcé dans la boue des campagnes.

L'enregimentation des hommes, leur remplaçabilité, leur ordonnancement selon la guise du Maître, tels qu'ils s'observent en Chine avaient pour origine et modèle le "despotisme de fabrique" (le terme est de Marx) des Maîtres des Forges français de la première moitié du siècle dernier.

Le "communisme" n'est qu'une industrialisation de la société qui prolonge le capitalisme industrialiste des premiers âges en Europe. Il n'a existé (à la notable exception de Cuba) qu'en Asie orientale, et quasiment sur toute l'Asie orientale (hors islam) si l'on cumule les moments de son évolution. Pourquoi ? la réponse est fort simple : parce que ces sociétés, ambitieuses, industrieuses (et non "industrielles") ayant le goût des procédés techniques judicieux (c'est autre chose en Afrique) accusaient un retard historique flagrant, égotiquement douloureux, par rapport à l'Occident. Il fallait faire quelque chose pour rattraper ce retard et ce fut fait. Le communisme en acte (pas celui des livres ou d'Alain Badiou) est cela et rien que cela : une ruse historique du capitalisme industriel, l'instrument de sa conquête sur un gros tiers de l'humanité.
03 avril 2020, 15:55   Re : Coronade party
Francis,

D'accord avec votre analyse mais que faites-vous de la dimension "internationaliste" du communisme ? Quel rapport avec le PC "nationaliste" chinois ? Peut-on encore parler de communisme ?
Le communisme, c'est tout de même la du fin du règne politique des identités, qu’elles soient nationales, religieuses, linguistiques, culturelles, au profit d’un internationalisme réel, qui signifie que l’humanité prend en main son destin global. Marx nommait cela "internationalisme" et il y voyait une caractéristique fondamentale du communisme.

Qui sont "les communistes" ? Là est aujourd’hui la question. Déjà à la fin de sa vie, Mao Zedong posait une question angoissante à ses yeux :  "Qui sont les successeurs de la cause du prolétariat ?"
03 avril 2020, 16:33   Re : Coronade party
Lénine disait "le socialisme, c'est l'électrification des campagnes". Ce faisant, il vendit la mèche et personne ne s'en aperçut vraiment. Ce mouvement démarré en Russie occidentale devait "électrifier" les plaines de l'Extrême-orient conquis par les Moscovites pour finir par englober et recouvrir presque exactement, dans le nord du continent eurasien, tout le territoire de l'ancien empire de Gengis Khan.

L'internationalisme communiste n'était que le pendant, ambitieux, visionnaire et anticipatoire de ce qu'on appelle aujourd'hui "la mondialisation" : ce que le capitalisme réalisait un peu lentement, par à-coups, en s'entravant dans des guerres entre empires maladroits, habités d'un orgueil de chapelle déplacé, le communisme, lui, se fit fort de le réaliser d'un coup, ou presque. Les capitalistes à l'ancienne (passablement "repliés sur eux-mêmes" aux Etats-Unis à cette époque, si l'on y songe) ne souhaitant pas se faire doubler de la sorte, s'employèrent à faire obstacle au projet communiste internationaliste, non sans succès. Les autres, pendant ce temps, se mirent à l'école du "socialisme en un seul pays", soit celui de l'industrialisation et du développement technologique entre quatre murs.

Lorsque la petite mondialisation, celle des capitalistes de grand-papa, atteignit enfin la Chine (début des années 1980), ce fut l'explosion : les autres, organisés, volontaires, affamés de victoires industrielles, se voulant "à parité" avec les anciens maîtres des hauts-fourneaux, mordirent à la pomme capitaliste avec fureur, absorbant tout, régurgitant tout de leurs nouvelles manufactures.

Encore une fois, les seuls pays d'Extrême-Orient (et cette région fut le continent du communisme) qui ne passèrent pas par la case "internationale communiste" pour s'industrialiser et s'occidentaliser sont :

1. Les pays musulmans (Malaisie, Brunei, Indonésie, et dans le cas de ce dernier cela se joua à un cheveu en 1965, il faut dire aussi que ce pays n'était pas intégralement musulman, et ne l'est toujours pas tout à fait, les idées marxistes y faisaient fureur dans les années 60);
2. Les pays qui avaient entamé leur industrialisation un peu avant le tournant du XXe siècle, soit le Japon qui avait "compris" la nécessité d'une industrialisation à l'Occidentale dès l'ère Meiji, et qui n'eut pas besoin pour cela de jouer la carte du communisme au XXe siècle, et ses deux colonies dans la région : Taïwan et la Corée du Sud;
3. Les Philippines, qui furent sous protectorat Américain une bonne partie du XXe siècle, ceci empêchant cela;
4. La Thaïlande, royaume indépendant et farouche, et dont le peuple, qui soutient fanatiquement sa monarchie, a épargné au pays la mise en couveuse industrielle par le communisme entre quatre murs.

On n'a pas encore bien compris la valeur de pouponnière industrielle que fut le mouvement communiste dans ces pays au XXe siècle : le capitalisme 2.0, celui des start-up, utilise cette image de "pouponnière" : celle-ci protège les jeunes entreprises de la concurrence écrasante, leurs innovations s'y voient financées, encouragées, soutenues et couvées.

Le communisme extrême-oriental, et singulièrement en Chine, joua ce rôle : il permit un apprentissage de l'industrie protégé par de hauts murs, à l'abri de la concurrence dite "sauvage" du capitalisme à l'ancienne.

Le communisme fut la poche de kangourou de l'industrie naissante en Extrême-orient. L'animal atteignant l'âge adulte, et s'en allant gambader dans les prairies de la concurrence et de la mondialisation nouvelle, il vénère sa mère, tiens, pardi ! Le drapeau rouge, c'est la maman kangourou adulée par ses fils devenus grâce à ses soins de hardis capitalistes ne craignant rien, investissant la terre entière (aujourd'hui, l'Afrique).

Bon, je m'égare.

L'important aujourd'hui est ceci : Apple Inc. en particulier, et les Gafam en général usent d'un terme intéressant pour qualifier leurs projets, et autres plans d'affaires et schémas de développement: écosystèmes. Qu'est-ce que cet "écosystème" ? Eh bien c'est très simple, c'est la définition même de la totalité (ils disent aussi "holisme") ou encore de la "matrice" : il n'y a plus de client, ni d'usager, celui-ci est lui-même un produit qu'on achète, façonne, loue, se cède et s'entre-loue, etc. C'est la définition même du totalitarisme.

La mère kangourou enveloppante et autoritaire, qui borne les existences de ses fils-sujets, rencontre aujourd'hui, cette année, la matrice des Gafam, et un monde nouveau est en train d'en naître, d'en surgir soudainement.

La Xi-jinpinguisation du monde commence avec cette rencontre, cette fusion.
03 avril 2020, 17:20   Re : Coronade party
Entièrement d'accord Francis. Mais le tableau est incomplet si on oublie d'y inclure l'histoire (ô combien décisive) du mouvement ouvrier, notamment à partir de l’événement fondateur de la Commune de Paris. Cette dernière est bien la matrice des mouvements socialiste et communiste de la fin du XIXe siècle et du XXe siècle, sauf que les partis socialistes et communistes, en réaction à l’échec sanglant de la Commune de Paris, en ont largement renversé les caractéristiques... Pour vaincre le capital et ses agents, l’idée se serait imposée qu’il fallait construire le mouvement révolutionnaire sur le modèle "militaire". C’est évidemment au parti léniniste que je fais référence.
Il me semble assez judicieux de souligner que le modèle de parti léniniste provient en partie d’une matrice kautskienne et donc social-démocrate (lu ça je ne sais plus où), d’ailleurs longtemps revendiquée par Lénine lui-même.
03 avril 2020, 19:27   Re : Coronade party
"Qui sont les successeurs de la cause du prolétariat ?"

Les confinés, pardi !
03 avril 2020, 20:31   Re : Coronade party
Thomas@

C'est curieux mais ce confinement a quelque chose de très... comment dire ? Petit-bourgeois. Chacun chez soi, bien au chaud et roulé en boule sur son canap', les 2 yeux rivés H24 sur son téléviseur, sur son écran d'ordinateur ou son smartphone, la peur au ventre en attendant que ça passe... Bref, on est quand même bien loin de "l'héroïsme prolétarien", non ?
03 avril 2020, 20:42   Re : Coronade party
Je m'apprêtais à vous répondre, mes chers amis, quand je suis tombé sur ça:

Le terme de convivialisme n’est pas sans nous rappeler la « convivialité » chère à Ivan Illich. C’est d’ailleurs à l’occasion d’un colloque consacré à l’auteur de La société sans école, qu’Alain Caillé, sociologue fondateur du MAUSS (Mouvement anti-utilitariste dans les sciences sociales) a proposé à des chercheurs du monde entier de travailler sur un fond doctrinal nouveau, chargé de répondre aux crises des sociétés modernes. Naviguant entre deux écueils que sont le catastrophisme et l’irénisme, le convivialisme cherche à donner une forme d’unité aux initiatives alternatives au néolibéralisme, sans négliger la question politique des institutions et des formes de démocratie qui doivent refonder la vie en société.

[www.revue-elements.com]

Il n'y a pas de solution, ou de remède, ou de riposte, à l'appétît capitaliste, à l'échelle mondiale. C'est ainsi. Je me trouve pris entre deux feux: je n'aime pas le capitalisme parce que ses résultats sont contraires à ce que je goûte du monde quand celui-ci est à l'arrêt (comme aujourd'hui), ou quand il est en suspens (comme dans ma vie ordinaire).

Mais l'idée de "convivialisme" me fait gerber, comme on ne disait pas chez les gens bien (qui n'existent plus).

Nous sommes aujourd'hui en France (mais aussi ailleurs dans le monde développé) face à un monde où "le fond doctrinal nouveau" est sans objet.

C'est terrible à dire dans la patrie de Descartes et de Sartre, mais ce 3 avril, il n'est pas de "fond doctrinal nouveau" qui tienne.

La pensée s'en trouve perturbée.

La question du Covid-19 est médicale et profondément philosophique : quels moyens, quelles réflexions valent face à la mort, celle de gens qui cherchent leur respir comme des carpes jetées hors de l'eau quand leurs poumons leur disent adieu?

La philosophie se respire-t-elle ?

Oui nous allons vers le chaos car la vie nous habite encore, et le destin de la vie se dit en seul mot : chaos, qui est l'autre nom de la paix finale.
03 avril 2020, 21:30   Re : Coronade party
L'avis du Pr. Christian Perronne, qui à mon sens résume l'état actuel de la question, celle d'un terrassement indispensable de la maladie et de ce qui fait encore obstacle à cette action:

[www.marianne.net]
03 avril 2020, 21:39   Re : Coronade party
Je dérive un peu.

.... Je pense à Durkheim et sa "loi de la contraction", applicable au confinement en cours.
Je résume : de la manière la plus régulière nous avons vu des groupes primitifs émerger des groupes de plus en plus restreints, qui tendent à absorber la vie familiale toute entière. Le dernier groupe restreint, après une longue succession de "contractions", étant la "forme" ou la "famille conjugale" actuelle (le mari et la femme uniquement, puisque tôt ou tard les enfants quittent la maison).
Le confinement serait donc la "contraction ultime", celle où la famille conjugale se réduit encore un peu plus : pour beaucoup c'est seul(e) ou à deux chez soi, pas plus (j'exclus les familles de remplaçants).
04 avril 2020, 11:45   Re : Coronade party
Sur ces fameux POSTILLONS.


Les masques commencent péniblement à arriver (sous escorte policière en tenue de combat !!! Mais dans quel pays vivons-nous ?!) et voilà qu'on commence à nous déballer un discours pour le moins surprenant, dans le genre : l’académie de médecine préconise le port général du masque... [www.leparisien.fr].

Voilà un revirement tardif et pour le moins étonnant... après les explications censées nous convaincre que cette maladie pulmonaire ne se contractait que par les virus embusqués sur les poignées de portes et les postillons-qui-ne-parcourent-pas-plus-d’un-mètre, explications d'"experts" proférées par tous les sachants médicaux appartenant à la catégorie des ronds-de-cuir-de-la-médecine-en-symposium-et-plateaux-télé, par opposition aux "baroudeurs" de la médecine au contact des microbes en hôpital. Premier étonnement, donc.

Fallait-il tout ce temps pour comprendre QQ chose d'aussi évident ? Car si les médecins portent un masque, c’est que c’est utile, non ?, et si le masque appliqué aux malades limite la contamination dans le sens "sortant", pourquoi limiterait-il moins celle des gens sains dans le sens "entrant" ? Il ne s'agit pas d'une membrane perméable dans un sens et étanche dans l’autre tout de même !

Avant hier, en zappant sur une chaine belge, je tombe sur un reportage (voir lien) réalisé par des Japonais, et qui démontre en images filmées grâce à un procédé optique permettant de visualiser les postillons que ceux-ci se partagent en gros et en petits.... Les gros tombant rapidement mais les petits restant flotter longtemps dans l’air, et ce jusqu’à plus de vingt minutes !!!, avant de se retrouver répartis dans toute la pièce...
[www.rtbf.be]

Quant à la question de leur contagiosité : bullshiet! Pourquoi le virus serait-il inactivé plus vite que sur une surface de métal dans la micro-gouttelette qui reste au moins humide tout le temps où elle est visible... ?

Creusant encore la question je trouve ce texte que je vous invite vivement à lire car il est écrit par un virologue détaillant point par point les raisons pour lesquelles le port du masque est indispensable, détricotant ainsi la berceuse qu’on nous sert depuis des semaines.
[www.medi-sphere.be]

Et cet article du Figaro :
[sante.lefigaro.fr]

« En outre, le nuage se disperse aussi bien à l'horizontal qu’à la verticale car « l’air chaud et humide (qui compose le nuage expulsé des poumon et qui porte les postillons de diverses tailles) est plus léger et monte plus facilement, notamment vers les systèmes de ventilation au plafond » , explique la chercheuse américaine. Résultats : les germes contaminent très rapidement toute la pièce et, portés par les courants d'air, ils atteignent toutes les salles desservies par la ventilation. «Ils peuvent rester indéfiniment dans le système d'aération», insiste-t-elle. Cette découverte pourrait remettre en question les dispositifs de ventilation dans les hôpitaux, les avions mais aussi les bureaux, qui ne prennent pas en compte cette donnée. »
04 avril 2020, 20:10   Re : Coronade party
Il reste à savoir quelle protection pourraient offrir des masques normaux, ou chirurgicaux, contre des particules virales aéroportées dont le diamètre est 1000 fois plus petit que celui d'un cheveu... Comme les FFP2 et équivalents n'ont de toute façon qu'une durée d'efficacité de quelques heures, en doter toute la population en quantité suffisante paraît complètement irréaliste.
04 avril 2020, 20:55   Re : Coronade party
Citation
Pascal Mavrakis
Thomas@

C'est curieux mais ce confinement a quelque chose de très... comment dire ? Petit-bourgeois. Chacun chez soi, bien au chaud et roulé en boule sur son canap', les 2 yeux rivés H24 sur son téléviseur, sur son écran d'ordinateur ou son smartphone, la peur au ventre en attendant que ça passe... Bref, on est quand même bien loin de "l'héroïsme prolétarien", non ?

Oui, c'est très kokooning : on parle fort de "tranches de déconfinement" mais pas assez de la tronche des confinés : la mort qui rôde (enfin, n'exagérons rien), quand nombre de candidats sont en charentaises, bien nourris, empiffrés de friandises et d'images, très en deçà, si bien calfeutrés, d'une vision tragique des choses. Même les voix des proches des victimes que j'ai pu entendre paraissent comme étouffées, passées au tamis de l'aseptisation générale de rigueur.
Enfin, le réel est rendu de plus belle à son caractère de foncière irréalité.
04 avril 2020, 23:18   Re : Coronade party
"Alors que l’Académie de médecine souhaite rendre obligatoire le port d’un masque « alternatif » lors des sorties pendant le confinement, un médecin d’Outreau, dans le Pas-de-Calais, a décidé de lancer un site internet (Stop postillons) pour inciter tout le monde à adopter cette mesure." (in La Voix du Nord.)



Alain@ "il reste à savoir quelle protection pourraient offrir des masques normaux, ou chirurgicaux."


Toutes les réponses à vos questions sur le site « Stop Postillons » cher Alain ! Il suffisait de demander...
05 avril 2020, 02:22   Re : Coronade party
Dans leur peur de la mort et leur désir de vivre à n'importe quel prix, les amateurs de muselières en tissu semblent déjà prêts à compter leurs points de "crédit social". Grand bien leur fasse mais on peut espérer que d'autres résisteront.

Sur la question des postillons, les travaux de l'Académie française devraient urgemment porter sur l'établissement d'une liste des termes ou expressions qui favorisent l'émission de postillons dans la bouche des locuteurs-trices. Des tests rigoureux seront menés dans des cabines équipées de caméras où l'on filmera le vol du postillon à la suite de la prononciation de certains mots tels que "ptérodactyle" ou d'expressions comme "Turlutu tu chapeau pointu" afin d'en déconseiller l'usage et d'alerter ceux qui seraient tentés de les utiliser.
05 avril 2020, 12:06   Re : Coronade party
Je crois que vous avez tort sur la question du masque, mon cher Rothomago. Le Japon n'a jusqu'ici que 3139 cas et 77 morts, c'est-à-dire deux cents fois moins que la France proportionnellement à la population, et sans confinement mais avec des masques en quantité suffisante — et tout le monde en porte.
05 avril 2020, 16:20   Re : Coronade party
Cher Marcel,

Je ne mets pas en doute l’efficacité du port du masque en toutes circonstances et j’ajoute que, dans le même ordre d’idée, le port de la tenue complète de cosmonaute serait sans doute encore plus efficace et le traçage téléphonique des porteurs sains, des contaminés, de tout le monde en réalité, ne manquerait pas lui non plus d’efficacité. Au vrai, toutes les mesures prises en Chine sont d’une efficacité avérée en ce qui concerne la lutte contre la propagation du virus et pourquoi, alors, ne pas les adopter toutes ? Et si demain, comme semble croit le deviner je ne sais plus quel chercheur américain, il était scientifiquement démontré que le seul fait de parler est un facteur de propagation alors je suppose qu’il sera « responsable » de ne plus ouvrir la bouche pour sauver des vies jusqu'à ce qu'on découvre un vaccin, mais un vaccin de quoi, du Covid19 ? Et le Covid20, le 21, le 22 ?

Ce déluge d’indubitable efficacité ne me fait pas moins horreur pour la sorte de vie en société qu’il prétend engendrer car rien ne dit, ou plutôt tout laisse soupçonner la volonté d’installer durablement un paysage humain fait de confinement, déconfinement, reconfinement, masqué, démasqué, remasqué, un paysage d’infographies toujours plus inventives, un paysage suspendu à d’éternels appels à la « responsabilité » qui tous entre eux ont ce fâcheux point commun d’aller dans le même sens d’une destruction méthodique de ce qui fait l’humanité telle que nous la connaissons et je me permets alors de poser cette question simple : est-ce une vie qui vaille d’être vécue ? Et ne serait-il pas plus courageux, plus humain, d’affronter ce virus à visage découvert, de le laisser courir jusqu’à ce qu’il en crève, sèmerait-il la mort sur son passage, et de s’acharner à le combattre en commençant par se servir des médications, fussent-elles balbutiantes, qui existent déjà au lieu de chercher à s’en prémunir à tout prix en se barricadant de mille manières avec, dans ce cas, l’assurance hautement pernicieuse de ne jamais s’en débarrasser tout à fait ?

D'autre part, comment diable peut-on prendre en exemple le Japon ou n'importe quel autre pays asiatique et, simultanément, depuis que ce forum existe, en appeler à la "différence des cultures" ? Tout le monde sait que le port du masque, au Japon et ailleurs en Asie, est une singularité culturelle qui ne prend qui s'inscrit parfaitement dans les conceptions de ce peuple en matière de contact entre individus, tout comme, dans un autre domaine, la capacité de nouer des liens avec des robots ne rompt pas avec l'histoire ancienne de ce pays et tout cela est admirable à bien des égards et donne à penser l'infinie variété des conceptions humaines. Mais nous, nous ne sommes pas japonais et moins encore chinois !
05 avril 2020, 17:38   Re : Coronade party
Port du masque, combinaisons intégrales… Ce ne sera pas long avant que ne se créent des associations réclamant le port obligatoire de la burka, vous allez voir !
05 avril 2020, 21:32   Re : Coronade party
Photo fameuse de la pandémie de grippe espagnole : le contrôleur refuse de laisser monter un homme non masqué, aux Etats-Unis. Ils ont pourtant fini par tomber le masque, l'épidémie passée, tout comme dans la plupart des autres pays occidentaux touchés, du reste...







A tout prendre, pour une chochotte comme moi qui ai absolument horreur d'avoir même le plus banal des rhumes, le port momentané, ponctuel d'un masque n'est pas inenvisageable, si l'on est raisonnablement en droit de penser qu'il pourrait éviter de choper le virus.
Après, bien sûr, c'est une attitude personnelle et peu glorieuse qui s’aplatit totalement devant les grands principes décrétant les meilleures façons de vivre ou de mourir en temps d'épidémie.

Incidemment, j'ai plutôt l'impression que les mesures disciplinaires et hygiénistes actuelles sont surtout le fait d'un certain ordre médical, "experts" en tout genre qui prétendent ramener tous les comportements possibles à la seule raison de l'impératif de la santé publique nécessaire, à quoi les politiques finissent par céder, mal gré plutôt que bon ; je crois même que ces derniers n'aiment pas du tout ça, certains même ont traîné les pieds (sauf la Chine etc., probablement)...
05 avril 2020, 22:51   Re : Coronade party
Mon cher Thomas,

Détrompez-vous. Des études récentes ont montré que cellezéceux et lesFrançaizélesfrançais se situent très loin devant turlututu-chapeau pointu dans la métrique postillons. Les chiffres sont formels, au point que certaines sociétés savantes ont préconisé de concevoir un masque étudié pour les locuteurs affligés de ces tics de langage. Certains chercheurs ont ainsi proposé des prototypes d'un dispositif qui, constitué d'une petite attelle de bois, en tous points comparable à un bâton de sucette glacée, assujettie aux plis du tissu de manière à la rendre invisible au regard des interlocuteurs du sujet ainsi appareillé, s'enfonçerait dans la bouche de celui-ci en pressant la langue jusqu'à la glotte, ce qui aurait pour résultat de réduire l'articulation de ces vocables pour faire issir de la zone ORL une sorte de hennissement de fauve menacé entièrement nasal. Ce dispositif, dont le brevet est en attente, s'il présente l'inconvénient mineur et passager de faire supposer par autrui une sociabilité des plus frustes chez la personne appareillée, n'en présente pas moins l'avantage majeur d'annihiler des risques sanitaires particulièrement préoccupants s'agissant des postillons. Pardon. Voici mon mouchoir, qui sort de chez le teinturier, vous en avez sur toute la face et n'oubliez pas le front.
06 avril 2020, 00:12   Re : Coronade party
C'est un "conte cruel" express façon Villiers de l'Isle-Adam... Croyez bien que j'y suis sensible.
06 avril 2020, 22:52   Re : Coronade party
Généalogie des bonnes idées efficaces du parti communiste chinois, jusqu'à ce qu'elle tombent du ciel, d'épuisement et qu'on finisse par s'apercevoir qu'elle étaient légèrement nazes mais c'était un peu tard :

"La campagne contre les « quatre nuisibles » fut une campagne d'hygiène à grande échelle, instaurée par Mao, qui avait identifié la nécessité d'exterminer les moustiques, mouches, rats et moineaux. Les moineaux (principalement le moineau friquet) avaient été inclus sur la liste parce qu'ils mangent les graines de céréales, privant la population majoritairement rurale du fruit de leur travail. Les masses populaires chinoises avaient été mobilisées pour éradiquer les oiseaux. Les citoyens avaient alors la consigne de faire du bruit (en frappant des pots et des casseroles ou des tambours) pour effrayer les oiseaux et les empêcher de se poser, les forçant ainsi à voler jusqu'à ce qu'ils tombent du ciel d'épuisement. Les nids furent démolis, les œufs cassés, et les oisillons tués.

En avril 1960, les dirigeants chinois se rendirent compte que les moineaux ne mangeaient pas seulement les céréales, mais également une grande quantité d'insectes. Plutôt que d'être augmentés, les rendements de riz après la campagne ont sensiblement diminué. Mao a alors ordonné la fin de la campagne contre les moineaux, la remplaçant par la chasse aux punaises dans la campagne en cours contre les quatre nuisibles. Mais il était trop tard : en l'absence de moineaux pour les manger, les populations de criquets ont dangereusement augmenté dans le pays1. Il en résulta une amplification des problèmes écologiques déjà causés par le Grand Bond en avant. Un tel déséquilibre écologique est mis en avant par certains pour expliquer la Grande Famine chinoise dans laquelle plus de 30 millions de personnes seraient mortes de faim." In Wikipédia
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