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Coronade party (saison 2)

Envoyé par Roland Destuves 
16 juillet 2020, 00:32   Coronade party (saison 2)
Cela pourrait commencer par ce titre, consacrant l'existence d'un public clos, déjà prêt à bégayer (sous le masque) :

"Coronavirus : Jean Castex confirme le port du masque obligatoire dans "les commerces et les lieux recevant du public" clos dès le le 1er août."

Bonne perduration à tous.
16 juillet 2020, 19:09   Hold-up
Le masque ou la vie !
17 juillet 2020, 23:21   Silence, on cherche
Au fait, et le Pr Raoult, dans tout ça ? Apparemment, personne ne semble toujours avoir la moindre idée si l'hydroxy... est réellement efficace ou pas ?!... Même Trump a cessé d'en prendre, qu'il paraît...Toujours pas d'essais vraiment concluants, qui emporteraient sans hésitation l'adhésion de la communauté médicale ?... Alors que les estimations du professeur sur la prochaine disparition du virus et la "fantaisie" d'une deuxième vague semblent avoir une fois de plus complètement rater la cible, tant ce foutu virus paraît bien ne pas vouloir nous lâcher les basques...

Je dis ça, parce qu'en Israël, où c'est de plus en plus le branle-bas de combat (masque obligatoire, cher Roland ! (je viens d'en acheter 100 (chirurgicaux, de quoi tenir ))) on parle fort d'un nouveau candidat-remède, un ancien médicament contre le cholesterol très prometteur, prétend un certain Pr Nahmias...
08 octobre 2020, 19:47   Mostillons
Sale temps pour les humoristes... Voici ce que l'on mouvait lire gnans la Démêche du Migni, aujour'gnui :

Va-t-il falloir mettre encore plus de distance entre nous pour éviter d’être contaminé par le coronavirus ? Selon une étude de chercheurs du CNRS de Montpellier, un mètre ne suffirait pas entre deux personnes, même masquées. Ce qui compte, pour ces scientifiques spécialisés en mécanique des fluides, associés à ceux de l’université de Princeton aux Etats-Unis, ce n’est pas seulement la distance, mais aussi le temps passé et la circulation de l’air. Pour ce dernier point, la prononciation de certains mots et syllabes jouerait un rôle important dans la transmission du Covid-19.
Les études rapportées par les chercheurs soulèvent ainsi la possibilité que les flux créés pendant la respiration, la parole, le rire, le chant ou l’exercice physique pourraient être le moyen par lequel des individus asymptomatiques contribuent à la propagation du coronavirus. "Les caractéristiques phonétiques introduisent de la complexité dans la dynamique du flux d’air et les sons tels que ‘P’, produisent des structures verticales intenses qui se comportent comme des bouffées et atteignent rapidement 1 mètre", écrivent-ils.

D’après l’un des chercheurs, Manouk Abkarian, la règle du mètre de distance entre deux personnes pour éviter toute contamination ne tient donc plus. "Il ne faut pas paniquer non plus car notre étude a été réalisée dans des conditions très spécifiques du laboratoire. On n’est pas allé à l’extérieur ou dans un bar ou restaurant, précise le scientifique. Mais nous avons montré que le mètre était une distance qui pouvait être critique à cause de ces sons. Sur une distance de deux mètres, la vitesse de l’écoulement aérien descend alors d’un centimètre par seconde et devient contrôlée par la ventilation du lieu où l’on est."
Afin de réduire la production de ces projections contaminantes, les chercheurs ont eu l’idée de mettre du baume à lèvre. Résultat : le nombre de gouttelettes a été divisé par quatre. "Mais leur nombre remonte au cours du temps."

Sébastien Marcelle (La Dépêche 08/10/20)
08 octobre 2020, 22:55   L'omission
Très intéressant. J'avais déjà dit ici que les modalités d'infection figurent des systèmes à très nombreuses variables. En ce qui me concerne, j'utilise du baume à lèvres il y longtemps déjà, bien avant le covid, car j'ai les lèvres sèches. De la vaseline, c'est le mieux tous les jours.
Neuf millions de personnes testées dans une ville chinoise parce qu'une douzaine de "cas" ont été signalés positifs. Normal. Tout va bien. Au moins, on n'a pas affaire à des Arabo-musulmans, des Brésiliens ou des Américains. Ces Chinois-là sont bien gentils, ils ne cherchent pas à nous remplacer, ils donnent l'exemple, bien gentiment, la marche à suivre, sans déranger personne, avec l'index du vieux sage levé, façon Xi Jin Ping s'adressant à la foule de Wuhan, fin mars 2020.
13 octobre 2020, 18:45   Libération
Dès que cette histoire de covid commencera à desserrer son emprise sur les esprits, et que ses effets donc, psychologiques et cliniques, iront s'atténuant, ce qui finira bien par arriver, on verra probablement dans les rues de grands feux de joie où l'on jettera pêle-mêle des masques, des Delfraissy et même des Raoult, sans parler de quelques ministres, alors qu'on adressera, c'est à prévoir également, de grands doigts d'honneur à l'"exemple" chinois... Si si, vous verrez...
J’en accepte l’augure, cher Alain. M’est avis, cependant, que votre Happy end n’est pas pour demain, dans un contexte de lutte ouverte pour l’hégémonie entre la Chine et les Etats-Unis.

Au XXe siècle, chacun sait que les Etats-Unis ont assis leur domination sur le marché du confort, du loisir, de l’accès à des biens matériels qui rendraient la vie plus agréable à vivre, plus facilement consommable. On allait faire un rêve, en oubliant les cauchemars qu’il pouvait aussi entraîner. Au moins dans les pays développés, le job a été fait et bien fait, et on voudrait qu’il continue, en dépit du formidable obstacle de la saturation qui a fini par se dresser sur le chemin enchanté de l’ American Way or Life.

Pour la Chine, l’espoir de faire mieux que Mickey, Coca-Cola, Hollywood et tout le bazar n’est guère réaliste. L’enrichissement de la population chinoise n’en reste pas moins une ambition puisque, à travers lui, se mesurerait la puissance du pays. Le marché de la santé se présente alors comme une évidence, un air du temps. Tout compte fait, n’est-il pas plus prometteur que celui de l’Entertainment ou de l’esprit d’entreprise ? Car avant de penser à mordre à belles dents dans le gâteau du monde, encore faut-il rester en vie, ne pas être menacé par le surgissement de telle ou telle maladie par définition mystérieuse, la maladie du moment, ou une autre, la prochaine, celle qui sera plus mystérieuse encore et nécessitera la mise sur le marché de nouveaux accessoires, de nouveaux équipements, de nouvelles « applications », toutes choses que la Chine est prête à fabriquer et à commercialiser à l’échelle planétaire.

La seule vente d’un vulgaire bout de tissu à placer sur la bouche (et le nez ! n’oubliez pas le nez ! il y a toujours, dans nos contrées, un autochtone pur sucre, généralement jeune et propre sur lui, pour vous le rappeler), a d’ores-et-déjà permis à la Chine d’engranger 71 milliards de dollars et, le temps de l’écrire, il serait étonnant que ce chiffre n’ait pas augmenté. Certes, il n’y a pas que le masque dans la vie, bien que cet accessoire demeure de première importance en tant que signalétique et signalétique éminemment chinoise. Aux Américains, naguère, la télévision dans tous les foyers comme signe de ralliement, aux Chinois, aujourd’hui, le masque sur toutes les gueules comme acte d’allégeance préalable au Chinese way of life – masque qui ne demande bien sûr qu’à devenir intelligent en vue d’un bonheur universel mesurable en crédit social, foi de Xi Jin Ping.

A vrai dire, depuis le début de cette extraordinaire pandémie, il parait impossible de ne pas prendre modèle sur la Chine. D’où est sorti le mal doit nécessairement sortir le remède. Une dictature sans le moindre complexe donne ainsi le la au monde entier et personne ne sait qu’imaginer d’autre, sinon s’accorder à cette note, bon gré mal gré et avec plus ou moins de réussite.

Il fut un temps où la stupéfaction admirative du public mondial était réservée à l’érection prométhéenne de gratte-ciels qui poussaient « comme des champignons » dans les villes américaines. En février 2020, c’est la construction d’un grand hôpital ultramoderne, sorti de terre en à peine dix jours dans la région de Wuhan, qui a médusé les nations et illustré l’idée d’une puissance capable de relever tous les défis. Il importe peu de savoir ce qu’est devenu cet hôpital, maintenant qu’en Chine le problème sanitaire est officiellement réglé. On y reçoit peut-être encore des malades ordinaires, tout simplement, mais quiconque souhaiterait en avoir le cœur net et, pour cela, chercherait des infirmations sur la toile, le fait en acceptant d’avance l’éventualité d’apprendre que cet hôpital a été démonté en une semaine ou réorganisé en usine de fabrication de masques, logements pour les ouvriers qui l’ont édifié, laboratoire pharmaceutique ou centre de dépistage, on peut s’attendre à tout.

Ne vient-on pas d’apprendre que la totalité des neuf millions d’habitants de la ville chinoise de Qingdao va être testée en cinq jours, au motif qu'une douzaine de « cas » ont été signalés positifs. Douze « cas », neuf millions de tests, cinq jours. Cette fois encore, on est confronté à des chiffres qui semblent désigner une autre réalité que celle qui a cours « chez nous », tout comme, au milieu du XXe siècle, d’autres chiffres en provenance des Etats-Unis donnaient l’idée d’un pays où la démesure était l’ordinaire.

Chez nous comme ailleurs, les voix autorisées ne manqueront pas pour marteler que c’est exactement cela qu’il est indispensable de faire : tester absolument tout le monde, seul moyen pour combattre la pandémie. Moyennant quoi, tout se passe comme si la population de Qingdao avait été engagée d’autorité dans un formidable spot publicitaire en faveur de la production de tests chinois et de l’indépassable logistique des autorités sanitaires du pays, campagne promotionnelle qui n’aura eu que faire des trouvailles des « agences de pub » du bon vieux temps de la « création artificielle de besoins ». L’injonction sanitaire est de celle qui peut faire l’économie de la séduction.

En Europe, les Italiens font désormais figure de bons élèves, après avoir été sévèrement châtiés. Ils portent le masque absolument dans toutes les circonstances de la vie, y compris à domicile, bien qu’on hésite encore sur les méthodes à mettre en œuvre pour le vérifier. Dans ces conditions, il n’y aurait pas à s’étonner que l’Italie devienne le premier pays à s’engager dans une politique de tests intégraux façon Qingdao. Il est vrai qu’en mars 2019 (- 1 av. Covid) le gouvernement italien recevait en grandes pompes le président chinois et sa suite puis, sans égard pour l’U.E ou le G7, signait des accords commerciaux bilatéraux, ouvrant aux Chinois « les nouvelles routes de la soie » qui passeraient par le nord de l’Italie. Un an plus tard, la Lombardie, promue épicentre de l’épidémie, en était réduite à demander de l’aide sanitaire à la Chine…

Car ces Chinois-là sont bien gentils et serviables, ils ne cherchent pas bêtement à nous « remplacer », ils donnent l'exemple voilà tout, indiquent simplement la marche à suivre, sans déranger personne, avec l'index du vieux sage levé, façon Xi Jin Ping s'adressant à la foule de Wuhan, fin mars 2020 pour lui annoncer que la vie allait reprendre son cours normal.

Reste à savoir si ce « cours normal » est susceptible de s’imposer en tant que rêve désirable, condition sine qua non pour asseoir durablement toute domination. Personnellement, je ne crois pas. Mais, comme on dit, ou disait, dans le Sud de la France, ça va charcler, ça c'est sûr...
15 octobre 2020, 18:35   Un galop d'enfer
Il m'étonnerait tout de même fort que le chinese way of life puisse jamais constituer un "rêve désirable" pour les Occidentaux que nous sommes ; et s'il semble qu'on ait parfois pu prendre exemple sur la Chine (très imparfaitement, je crois), c'était la mort dans l'âme et parce qu'on ne disposait d'aucune autre réponse éprouvée face à ce covid dont personne ne savait, ne sait toujours à vrai dire, comment se dépêtrer, ni même prendre l'exacte mesure : si le modèle chinois a pu être retenu lors de cette pandémie, c'est strictement affaire de circonstances, pour parer à ce qui semble bien être, objectivement, une urgence sanitaire, et très probablement pas par idéologie et propension latente à cette sorte de sagesse totalitaire qui s'emparerait du moindre prétexte pour se manifester, non ?
En l’occurrence, je demeure persuadé, naïvement peut-être, que l'instauration d'un couvre-feu, par exemple (actuellement d'un confinement général, à la dure, dans ma province, faut-il le rappeler) désole sincèrement nos dirigeants, qui n'en peuvent mais... Ce genre de choses plombe tout réellement : l'économie des pays, la confiance envers les autorités, l'ambiance, l'humeur... Que ces inconvénients soient jugés mineurs face à l'occasion rêvée d'une bonne mise au pas généralisée qui dévoilerait enfin la tendance authentique et irrésistible de tout pouvoir, et le cours inexorable de l'histoire qui nous attend par la même occasion, j'aurais du mal à le croire : parce que le principe de plaisir est impérissable et demeure notre maître absolu, et qu'on voudra toujours mordre de plus belle dans "le gâteau du monde" plutôt que d'avoir la gueule perpétuellement masquée et ne pouvoir sortir de chez soi ; parce qu'en règle générale, quand on est en vie, on est en bonne santé, n'aspire qu'à s'en fourrer jusque là, et que les épidémies ne durent qu'un temps...

Bref, ôtez le concours de circonstances, je ne vois toujours pas pour quelle raison on voudrait prendre modèle sur la Chine, ses masques et ses systèmes de reconnaissance faciale (lesquels s'excluent l'un l'autre, du reste) ; annulez, dans les esprits et les faits, la "crise sanitaire", l'injonction y attachée n'aura plus lieu d'être, et le naturel reviendra au galop, chez nous tout du moins. Au galop...
27 octobre 2020, 18:18   Chacun son tour
Ça va barder, par chez vous, question reconfinement, non ? Parce qu'ici, ça commence à redéconfiner, à pas de loup...
Je te, tu me, reconfines, déconfines, redéconfines, rereconfines, tralalère...
Le nouveau jugement de Salomon

La saison 2 est vraiment totalement naze.
Saletés que tous ces gens... Vous savez qu'en douce les fameux acteurs privés et publics de la santé se frottent les mains de voir le virus dézinguer nos anciens ? Eh oui, l'explosion du nombre de papys et de mamies, comme dit ce gros con, fait qu'on se demande bien où on va pouvoir les mettre... En établissement ? Non, la construction d'Ehpad, trop coûteuse, ne suffirait pas en outre à absorber ce nombre... Maintenons-les plutôt à domicile, les vieilles croutes ! De startups mettront des capteurs dans leurs habitations "adaptées", lesquels signaleront si elles chutent, et ça ira très bien comme ça... Et le virus vint, solution provisoire mais fantastique... Même l'élaboration de la loi sur la dépendance a été mise en veilleuse, le temps que dure le précieux débarras... Et là j'apprends que les premiers piquouzés seront les résidents d'Ehpad ! De sacrifiés à cobayes, voilà le destin sublime qu'on réserve aux vieux Français : on les élimine et on les sadise — et avec eux ce qu'ils représentent encore de la France d'avant ?
02 décembre 2020, 15:41   Re : Coronade party (saison 2)
Jamais l'expression divine surprise n'a mieux convenu pour qualifier ce virus du point de vue de ces gouvernants.
02 décembre 2020, 19:58   Les vieux à tout faire
Dans les premiers épisodes de la saison 1, après s'être employés à faire oublier que le "nouveau" virus menaçait très majoritairement les personnes âgées (j'ai en mémoire les gros titres sur le cas d'UNE jeune fille, anglaise, emportée par le Covid - sans qu'on en dise plus, bien sûr, sur son état de santé - sans parler du "syndrome de Kawasaki" qui a eu son quart d'heure de gloire anxyogène), les médias ont sorti la lyre sentimentale et toutes ses niaiseries en "papy-mamy" d'où il ressortait que suivre scrupuleusement toutes les règles de "la guerre" contre le virus, c'était faire preuve d'altruisme à l'égard de ces mêmes personnes âgées, sous-entendant que quiconque ne portait pas le masque était une sorte de monstre sans pitié pour les "aînés" lesquels, tout de même, furent impitoyablement privés de visite et nombre d'entre eux sont morts dans une solitude sordide pendant le confinement.

Changement de scenario aujourd'hui. Non seulement la décision de vacciner les vieux en priorité prouve qu'ils sont bien les premiers à être menacés par le Covid, mais cette "population vulnérable" entre toutes est précisément celle qui, la première, va essuyer les plâtres d'un vaccin dont le principe (cette histoire d'ARN) n'a jamais été utilisé chez l'être humain et a été conçu en quelques mois ! D'ailleurs, le programme de vaccination place en première ligne toutes les "populations vulnérables", les unes après les autres.

Si l'on suit la métaphore guerrière, c'est là un cas vraiment inédit de "bouclier humain"...
Oui, et ils font tous pratiquement la même chose, la Grande-Bretagne dès la semaine prochaine paraît-il, piquant les vieux et le personnel soignant d'abord, non mais quelle idée farfelue : vouloir protéger en priorité les personnes les plus vulnérables et les plus exposées, pourvu qu'on en ait la possibilité !
Soyons tout de même honnêtes, un peu : les batteries de tests auxquels sont en train d'être soumis ces vaccins sont à faire pâlir d'envie un Raoult, et c'est bien la preuve que toutes les Bigs Pharmas du monde se liguent contre lui.
Autre point contrariant : si ce virus est une telle aubaine pour tous les méchants de la planète, et Dieu sait s'ils sont nombreux, la précipitation avec laquelle ils s'empressent comme un seul homme d'en venir à bout relève d'une telle inconséquence, voire bêtise, que c'en est à se taper la tête contre les murs.

Pour l'anecdote : j'ai lu que la Hongrie (et la Pologne ?) va priviligier le vaccin russe, le Spoutnik-V (efficacité garantie à 95%) alors que l'Europe de l'Ouest se tournerait d’emblée vers le couple Pfizer-BioNTech : oui mais voilà, les promoteurs et concepteurs du vaccin à ARN de BioNTech sont un couple charmant de Turcs d'origine : des anciens migrants ! Des chances pour l'humanité !
03 décembre 2020, 20:40   Re : Coronade party (saison 2)
"(...) la précipitation avec laquelle ils s'empressent comme un seul homme d'en venir à bout (...)"

Vous auriez pu écrire "l'ardeur" ou "l'acharnement" à la place de "la précipitation" car si précipitation il y a, je vois mal ce qu'il y a de rassurant dans la fabrication de ces vaccins administrés à des personnes vulnérables, c'est-à-dire, précisément, susceptibles d'être mises en danger.

Quant à "l'empressement" d'en finir avec ce virus, on en reparlera dans quelques années.
03 décembre 2020, 21:08   Re : Coronade party (saison 2)
En principe, ceux qui se précipitent et ceux qui fabriquent les vaccins ne sont pas les mêmes : les premiers se hâtent d'utiliser ce que mettent à disposition les seconds, avec, faut-il l'espérer, des garanties d'innocuité suffisantes : ce sont les stratégies de vaccination qui peuvent sembler précipitées, et celles-ci sont mises en œuvre par des politiques, pas par les chercheurs qui mettent au point les vaccins, ni d'ailleurs par les divers organismes chargés d'en autoriser l'utilisation et la commercialisation.
04 décembre 2020, 09:58   Re : Coronade party (saison 2)
Si j'ai bien compris :

Se précipitent : ceux qui utilisent, ceux qui mettent en place les stratégies de vaccinations (grosso modo les politiques)

Prennent leur temps : ceux qui fabriquent, ceux qui cherchent, ceux qui contrôlent (grosso modo les scientifiques)

Mais puisqu'à la fin on constate le triomphe de la précipitation, lequel de ces deux groupes a-t-il pris l'ascendant sur l'autre ? Sachant que la "pandémie" a commencé il y a un an et que les premiers mois se sont passés à répéter qu'on était aux prises avec le plus mystérieux de tous les virus, du jamais vu, on ne savait pas, on ne savait rien, misère ! De cet état d'impuissance face à l'inconnu, qui servait d'ailleurs à justifier toutes les contradictions, on est donc passé en quelques mois à l'annonce de la mise en circulation imminente non pas d'un mais de plusieurs vaccins, aussitôt mis en concurrence, 200 millions de fioles par ci, 300 millions par là, et à la perspective de lancer incessamment sous peu une vaste campagne de vaccination qui commencera par les plus vulnérables, histoire de voir un peu.

Vous avez bien de la chance de pouvoir accorder votre confiance à un scénario pareil et je regrette de ne pas avoir étudié plus à fond la philosophie si c'était pour qu'elle me conduise à être d'aussi bonne composition.
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