Le site du parti de l'In-nocence
29 septembre 2020, 22:26   Lord Byron radié de la CAF
Privé d'allocation de l'État, Gabriel Matzneff estime que son «avenir est sombre»
Visé par une enquête pour viols sur mineur, l'écrivain explique mettre la dernière main à un nouveau livre sur «la chasse à l'homme».


[www.lefigaro.fr]

Tout ça est bien triste mais on se dit qu'à 84 ans, il va enfin pouvoir connaître le tâcheronnage alimentaire, peut-être chez ses anciens amis éditeurs (relectures de manuscrits, traduction, etc.).

Allons, du nerf, mon vieux, au taf! et courage, tu verras, le travail sous la contrainte du besoin est rédempteur! Tu t'y feras vite. Une fois passées les vingt-cinq premières années, période d'adaptation forcément difficile, tu commenceras à goûter la besogne, comme tu le disais des petites que tu as généreusement initiées.
30 septembre 2020, 19:24   Déjà l'Enfer
De toute façon, Matzneff n'a jamais aimé l'avenir.
D'une page ouverte au hasard d'un Mes Amours décomposés, que j'avais par inadvertance rangé à côté des Confessions de Saint Augustin...


« Ce qui m'effraye aussi, c'est mon isolement social. A quarante-sept ans, j'ai moins d'appuis, d'entregent, qu'à l'époque où je publiais mes premiers livres. Comment Mio Byron va-t-il être accueilli ? Mal, je suppose. La Table Ronde croit à un succès. Moi, je m'attends à un déchaînement de brocards et de méchancetés ; à des silences aussi. Tout cela n'a d'ailleurs pas grande importance.
Ce qui est certain, c'est que l'avenir est sinistre. Mais est-il nécessaire d'avoir un avenir ? Je suis homme à m'en passer. »

Quelques semaines plus tard, cependant, à Manille, on se dore la pilule comme on peut...


« Dimanche 12 février 1984. Je suis en maillot de bain au bord de la piscine du T. et je me dore au soleil qui, à 8 h 45, est déjà chaud. Un jeune garçon d'une quatorzaine d'années, très mignon, dont la sœur travaille ici, est venu me faire la causette. J'ai rendez-vous avec lui après ma baignade.
J'aime Manille et j'aime le rythme de vie, les habitudes de vie, que j'y ai depuis tant et tant d'années que je pratique cette bonne ville. ; j'y aime mes circuits et mes maniaqueries.

Plus tard. Mon petit copain qui, après la piscine, m'a massé et sucé très agréablement, se prénomme... Dante ! Cela ne s'invente pas. »
Francis@"Allons, du nerf, mon vieux, au taf! et courage, tu verras, le travail sous la contrainte du besoin est rédempteur! Tu t'y feras vite"

Le problème c'est que pour le taf, comme pour la délinquance, mieux vaut commencer jeune..., et même très jeune.
"Privé d'allocation de l'État, Gabriel Matzneff..."

D'un autre côté il n'y a pas de petites économies...


Le budget 2021 c’est avant tout :

+6000 places d’hébergement pour les demandeurs d’asile & réfugiés
69,5M€ pour la prévention de la délinquance et de la radicalisation
230M€ pour protéger les femmes des violences
+100M€ pour l'AME.
Le problème c'est que pour le taf, comme pour la délinquance, mieux vaut commencer jeune..., et même très jeune.

Remarque de portée plus profonde qu'il n'y paraît. La délinquance en ressort comme un métier parmi d'autres.

Soit elle s'arrête à 30 ans, et ç'aura été un sport. Soit elle se continue, sous de multiples formes adaptées à l'âge, et c'est un métier.
01 octobre 2020, 16:53   Prendre la poésie au sérieux
Le taf, tu parles.

« J'ai horreur de tous les métiers. Maîtres et ouvriers, tous paysans, ignobles. La main à plume vaut la main à charrue. — Quel siècle à mains ! — Je n'aurai jamais ma main. Après, la domesticité mène trop loin. L'honnêteté de la mendicité me navre. Les criminels dégoûtent comme des châtrés »

Arthur Rimbaud - Mauvais sang
Et c'est comme ça qu'on finit à 37 ans, après avoir tâté du trafic d'esclaves en Abyssinie, dévoré par les moustiques et l'ennui colonial, d'une gangrène au genou avec pour tout soutien, tout interlocuteur, une sœur sulpicienne, habitée de devoirs, qui vous soutient comme la corde le pendu.

Non vraiment, je préfère Balzac, gonflé de travail, de bonne chère, de café, de visions mercantiles, de nuits enflammées de récits auto-engendrés, intarissables, nuits baignées, rôties dans la fièvre de trop bien dire ce qui est et qui vit et se passe autour de soi dans des journées que l'on ne connaît pas, car l'on y dort, trop épuisé par le manque de sommeil nocturne.
Alain@
Sur Rimbaud, juste en passant.

"La Saison en Enfer est un des écrits les plus importants de la littérature française. Par-dessus l'énorme trou creusé par le rationalisme, la Saison rejoint les Pensées de Pascal et rétablit le pont coupé."

In "Notes pour comprendre le siècle" (1941) de Pierre Drieu la Rochelle
01 octobre 2020, 18:31   Belle mentalité
Mais enfin, Francis, la vie n'est pas une planque...

« Si la gloire et le mérite ne rendent pas les hommes heureux, ce que l'on appelle bonheur mérite-t-il leurs regrets ? Une âme un peu courageuse daignerait-elle accepter ou la fortune, ou le repos d'esprit, ou la modération, s'il fallait leur sacrifier la vigueur de ses sentiments et abaisser l'essor de son génie ? »

Vauvenargues - Réflexions et maximes
01 octobre 2020, 18:35   Re : Belle mentalité
De toutes façons on n'en finira jamais de cette opposition entre travail manuel et travail intellectuel...
+6000 places d’hébergement pour les demandeurs d’asile & réfugiés
69,5M€ pour la prévention de la délinquance et de la radicalisation
230M€ pour protéger les femmes des violences
+100M€ pour l'AME.


Quand on apprend qu'un type comme ce Pakistanais au hachoir coûte à l'Etat quelque 50000 euros par an, on se dit qu'il y a quelque action judiciaire qui devrait être entreprise contre l'Etat français qui commet, sur une très vaste échelle et sur son sol, le crime de financement du terrorisme, puni par les lois nationales et internationales.

Juristes, au taf, vite !

D'un certain point de vue, et selon un certain angle d'attaque, l'accueil de ces faux MNA à coups de centaines de millions d'euros est cela et rien que cela: une vaste mécanique de financement du terrorisme, caractérisé comme tel par le droit pénal international. Ca va chercher loin.
ZEMMOUR n'aime pas les MNA et il le dit (avant hier soir sur CNEWS [www.fdesouche.com])
Aussitôt c'est le lâché de hyènes et le bal des faux-culs, tous s'empressant de dire qu'ils condamnent avec la plus grande fermeté les propos d'E.Z. : des propos abjects, une pensée nauséabonde, un raciste multirécidiviste, déposons plainte, interdisons-le, etc. Les classiques.

À mon avis ce malheureux Zemmour n'en a plus pour très longtemps sur CNEWS. Ça me rend extrêmement triste.
Lui viendra peut-être alors l'idée de fonder un parti ou un mouvement politique. Aux présidentielles, il ferait un malheur.

S'il pouvait s'entendre avec Ménard, nous sortirions définitivement, et par la bonne porte, de l'impasse lepéniste.
C'est marrant, je me suis fait la même réflexion... D. Sopo vient peut être de commettre une erreur fatale (la plainte de trop) pour le camp remplaciste. Croisons les doigts.


Tweet d'Aldo Stérone@"Je n’ai pas trop suivi l’actu ces deux derniers jours. Je suis de retour et j’ai l’impression que Zemmour a balancé un gros blasphème anti-républicain…"
[
Cnews : la stratégie de la haine.
ÉDITORIAL
Le Monde

Editorial. Quelques jours après avoir été condamné pour injure et provocation à la haine, Eric Zemmour, le chroniqueur d’extrême droite de la chaîne de Vincent Bolloré, a de nouveau tenu des propos qui tombent sous le coup de la loi. Face à cette dérive, le CSA semble impuissant.

Une chaîne de télévision française vient d’inciter le public à la haine envers un groupe humain en diffusant les propos d’un polémiste déjà condamné à deux reprises pour le même délit. Même un leader politique d’extrême droite n’aurait sans doute pas osé, comme l’a fait Eric Zemmour sur CNews, mardi 29 septembre, affirmer à propos des mineurs étrangers isolés qui demandent l’asile à la France : « Ils n’ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont, il faut les renvoyer. »

En pleine émotion suscitée par l’attaque commise devant les anciens locaux de Charlie Hebdo et en pleine polémique sur le statut de mineur isolé frauduleusement revendiqué par son auteur, un Pakistanais de 25 ans, M. Zemmour dissertait sur ses fantasmes favoris : « l’invasion » par les immigrés et la défense de l’« identité française », prétendument menacée.


Ses paroles, mises en valeur par les molles interrogations de la journaliste Christine Kelly, évoquaient douloureusement celles qui, dans l’histoire, ont attribué des caractéristiques repoussantes et des intentions pernicieuses à l’ensemble des membres d’une communauté, avant d’appeler le public à les chasser. A juste titre, Elisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances, a dénoncé une nouvelle « sortie abjecte et raciste d’Eric Zemmour », et le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « provocation à la haine raciale » et « injures publiques à caractère raciste ».

Buzz à tout prix
Plus question de plaider le « dérapage ». Quatre jours avant cette nouvelle saillie, Eric Zemmour avait été condamné à une amende de 10 000 euros pour injure et provocation à la haine, pour des propos tenus il y a juste un an sur LCI, à l’ouverture d’une réunion organisée par des proches de l’ancienne députée (FN) Marion Maréchal. Surfant sur le scandale, Vincent Bolloré, l’actionnaire de CNews, a embauché le chroniqueur récidiviste, qui a aidé sa chaîne d’information « low cost » à grappiller des points d’audience sur ses concurrentes. L’appel à la haine est non seulement une habitude du polémiste, mais, désormais, il faut le dire clairement, une composante de la stratégie éditoriale de CNews.


Dans ce contexte, les moyens dont dispose le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), régulateur du secteur, paraissent inadaptés. Certes, cette instance ne doit pas être érigée en censeur. Le procès du drame de Charlie Hebdo rappelle la valeur inestimable de la liberté d’expression. Mais ses « mises en demeure » répétées sont manifestement vaines, y compris lorsqu’elles visent des comportements punis par le code pénal. Condamné en correctionnelle, Eric Zemmour récidive immédiatement, ridiculisant la décision de justice. Non affilié à un parti politique, le chroniqueur dispose d’une longue tribune quotidienne, dont le temps d’antenne n’est pas comptabilisé par le CSA au titre de l’obligation de pluralisme.

Face à cette stratégie de provocation, destinée à gonfler les courbes d’audience et donc les recettes publicitaires, le CSA doit jouer pleinement son rôle de régulateur. L’obligation de « maîtrise de l’antenne », dont le Conseil supérieur de l’audiovisuel est le garant, devrait conduire à des sanctions lourdes pour la chaîne de télévision, seul moyen de mettre fin à la diffusion de contenus manifestement illégaux.

Le Monde

J'adore le "Certes, cette instance (CSA) ne doit pas être érigée en censeur. Le procès du drame de Charlie Hebdo rappelle la valeur inestimable de la liberté d’expression. Mais..."
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