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Et si on retombait un peu au ras des pâquerettes ?

Envoyé par Pascal Mavrakis 
L. Thuram... le footballeur, le philosophe, le moraliste, l'enseignant, doté à la fois d’un savoir spécifique et d’une compétence pédagogique. Thuram, sachant non seulement que les choses sont, mais encore pourquoi elles sont..., contrairement à l’homme d’expérience. Thuram, qui peut dispenser ses connaissances et se reconnaît même à cette capacité.



Lilian Thuram : “Pour ne pas avoir conscience qu’il y a un privilège blanc, il faut être blanc”
02/12/2020 à 9h20

Dans son nouveau livre, l’ex-champion du monde de football décrypte le contexte dans lequel les sociétés européennes ont inventé des catégories raciales.

(…)

Qu’est-ce qu’on appelle le « privilège blanc » ?

« Quand j’ai demandé à un vieil ami blanc de quelle couleur il était, lui, il m’a répondu : « Je suis normal ». »

Oui. Quand de très nombreuses personnes sont discriminées pour leur couleur de peau, ne pas l’être relève du privilège. Pour ne pas avoir conscience qu’il y a un privilège blanc, il faut être blanc et ne s’être jamais posé la question. Ceux qui n’acceptent pas cette idée comparent souvent le quotidien d’un Blanc pauvre à celui d’un Noir riche pour dire qu’il n’y a pas de privilège blanc. Mais le problème ne se situe pas à ce niveau. Le privilège blanc est un privilège existentiel, celui de n’être jamais discriminé du fait de sa couleur.

Qu’est-ce alors que la « pensée blanche » ?

C’est cette construction idéologique qui invente le Blanc et les non-Blancs. La pensée blanche est née d’une volonté politique et économique. Elle divise les êtres humains en les classifiant à travers une supposée couleur de peau, et les hiérarchise avec une prétendue race blanche supérieure.


(…) Le Monde
Et pourtant je suis pleinement satisfait de ma condition d'homme blanc hétéro de plus de cinquante ans et ne voudrais en changer pour rien au monde.
Aggravons considérablement notre cas aux yeux des Vigilants : la race blanche m'apparaît comme la plus belle de toutes, mais peut-être ne suis-je pas objectif dans ce jugement, et, en tout cas, incontestablement comme la plus diverse dans ses couleurs (cheveux, yeux, teint de la peau) donc la moins sujette à l'uniformité. Cela devrait plaire aux tenants et militants de la diversité.
Il s'agit là effectivement d'une véritable injustice et c'est en ce sens que je pourrais parler d'un privilège blanc. Mais bien entendu absolument personne ne s'aventure sur ce terrain-là.
Les Blancs ont raison de penser qu'ils ne sont pas des Blancs : ils sont trop divers, à la différence des autres, les mal-nommés divers qui, désormais, se veulent tous Noirs ou assimilés, à l'image du prince des fourbes, Barrack Obama, homme métis dont la mère était dotée d'un teint de lait et qui se revendique Noir sans vergogne comme le sont les magnifiques bois d'ébène qui peuvent le Gabon ou le Congo. Prince des fourbes et seigneur de l'Usurpation, lui-même à l'image de tarés de Black Lives Matter, dont les plus noirs ont tous du sang blanc dans les veines (les Américains dosent le métissage en pourcentages, ce qui permet d'attester que plus personne en Amérique du Nord n'a du sang africain pur dans les veines)
03 décembre 2020, 22:19   Prenons de la hauteur
Au fait, cette auto-congratulation de la belle blanchitude m'a fait penser à Nino Ferrer, une référence, et à son succès bien connu Je voudrais être noir (video: [youtu.be]) ; m'y rendant, assez nostalgique de l'auteur des Gaston, des téléfons et des pique-niques sixties, j'ai eu la surprise d'apprendre, en déroulant par mégarde les commentaires, que ce titre gouleyant fait partie des programmes scolaires, qu'il faut l'apprendre par cœur...

N.B.
Rimbaud aussi se proclama "Nègre blanc", si je me souviens bien...
Au programme des écoles, il conviendrait d'ajouter la chanson de Léo Ferré, datant des années cinquante : Dieu est nègre. On ne pourra pas monter plus haut…
Il n'y a pas lieu de se féliciter, de s'auto-congratuler d'appartenir à la blanchitude, car il ne s'y trouve aucun mérite, absolument rien qui permette de s'enorgueillir de cela. Il ne s'agit pas non plus de proclamer une quelconque supériorité de telle ou telle race. Non ! Il s'agit seulement, mais c'est déjà beaucoup trop pour les Vigilants et très politiquement incorrect de le noter bien entendu, de dire que la race blanche m'apparaissait esthétiquement comme la plus belle et la plus variée dans ses couleurs et, que cela me semblait une véritable injustice de nature, une sorte de privilège blanc donc.
Bien entendu on peut avoir d'autres ressentis que le mien, bien que je pense qu'une immense majorité de Blancs le partagent mais sans oser se l'avouer et encore moins le proclamer à haute voix.
Gloubi glouba de la femme blanche en phase de "déconstruction"...
[twitter.com]
04 décembre 2020, 18:56   Pour le métissage
Si l'on vise essentiellement la richesse et la variété des caractéristiques humaines, j’aurais tendance à penser que les métissages de toutes sortes seraient les plus à même d'y satisfaire, qui peuvent tout de même produire, tant sur les plans de la plastique, de la finesse des traits et des compositions inédites possibles de l'esprit, quand tout est bien ordonnancé, certains spécimens tout à fait remarquables, non ?...
Peut-être, même certainement, avez-vous raison quant à la production, résultant de métissages divers, de quelques spécimens particulièrement remarquables. Et il est heureux et rassurant, en tout cas pour moi, que cela soit.
Néanmoins, mis à part ces quelques cas magnifiques qu'offrent les métissages de toutes sortes, il me paraît difficile de nier que la race blanche présente une diversité de couleurs des yeux (bleu clair, bleu-vert, gris-bleu, pers, noisette, marron, noir, vert), et des cheveux (brun, châtain clair, châtain foncé, blond vénitien, roux, blond roux, noir, auburn), incomparablement plus riche et foisonnante que pour les autres races. Il ne faut pas avoir les yeux grands ouverts pour ne pas voir ce phénomène-là quand on promène en Chine par exemple, à comparaison d'une promenade en Europe.
En fait la race blanche présente déjà, en soi, une myriade incomparable de spécimens divers. On peut aussi penser que s'il y a un privilège blanc il; ne faut pas le chercher ailleurs que là, et que ce sentiment est très probablement largement partagé par une immense majorité de personnes, toutes races confondues. Je sais bien que depuis quelques décennies la mode est de se faire cramer la peau au soleil mais je doute que ces gens-là aimeraient se réveiller en un Noir, malgré ce qu'en disent un Léo Ferré ou un Claude Nougaro.
Daniel Teyssier@il me paraît difficile de nier que la race blanche présente une diversité


C'est justement la non-diversité - ou plutôt l'infime diversité des types humains, qui m'a toujours séduit chez les Asiatiques. Mais c'est surement parce que je n'y comprends rien, et suis donc incapable d'apprécier à leur juste valeur toutes les nuances de visages...
Finalement c'est très bien comme ça.


"Il faudrait faire un jour l’histoire de notre propre obscurité, manifester la compacité de notre narcissisme, recenser le long des siècles les quelques appels de différence que nous avons pu parfois entendre, les récupérations idéologiques qui ont immanquablement suivi et qui consistent à toujours acclimater notre inconnaissance de l’Asie grâce à des langages connus."

R. Barthes
Cher Pascal, cette séduction, peut-être même cette fascination, que vous dites éprouver à l'égard de cette non-diversité, de ce soi-mêmisme, pour cette pureté conjointe à l'uniformité, n'a-t-elle pas des relents avec un Monde largement fantasmé qu'on aimerait parfaitement unifié sur un plan racial mais aussi esthétique ?

Quant aux extraits de Barthes que vous rapportez je ne vois pas très bien de quel secours ils sont ici, tant mon propos était banal et anodin, ne méritant peut-être pas qu'on lui opposât tant d'intelligence et de culture. Mon propos se voulait seulement dans la tonalité induite par le titre même que vous avez donné à ce fil.
Mais puisque vous y avez recours notons que nous, occidentaux, n'avons de cesse de faire l'histoire de notre propre obscurité, de notre narcissisme, de notre arrogance insupportable, dans un long sanglot de l'Homme blanc comme dirait un autre célèbre Pascal.
Mon sujet ne traitait en aucune façon de cette inconnaissance de l'Asie, ou du monde arabo musulman ou de l'art nègre, de notre impossibilité à pénétrer les bons codes de telle ou telle civilisation non occidentale, de l'incommensurable illisibilité et de l'altérité inaccessible qu'ils ont pour nous, de l'impuissance à parler du haiku ou à le retranscrire, et cetera.
Cher Daniel je voulais simplement vous titiller un peu..., histoire de relancer ce fil.



notre impossibilité à pénétrer les bons codes de telle ou telle civilisation non occidentale, de l'incommensurable illisibilité et de l'altérité inaccessible qu'ils ont pour nous, de l'impuissance à parler du haiku ou à le retranscrire, et cetera

Roland Barthes lui-même n' aborda le Japon, ce "là-bas", ce fabuleux "cabinet des signes", qu'au moyen de son imaginaire d'Occidental...
D'autre part nous savons tous que leur aspiration au dépaysement a souvent conduit les voyageurs occidentaux à faire violence aux pays visités (ce qui n'est jamais le cas de Barthes) en plaquant leurs fantasmes sur la réalité locale. Pourtant cette quête n’en reste pas moins légitime.

Un Japon pétri de signes, de codes et de conventions, de noblesse et de beauté, de violence et de vide, et ce jusqu'au travers des visages... Surtout au travers des visages.
Aucun lien selon moi "avec un Monde largement fantasmé qu'on aimerait parfaitement unifié sur un plan racial mais aussi esthétique". Non vraiment aucun rapport. Mais ça mériterait d'être développé.
Je ne me lasse pas des leçons de papa Thuram... Lilian vient d'ailleurs d'ajouter une nouvelle qualité à sa panoplie : celle de grand comique. Le voilà donc qui nous explique, sans rire, que son fils Marcus n'a pas craché volontairement (c'était "involontaire"...) sur son adversaire allemand. Si j'ai bien compris les explications du père la salive du fils prodige se serait libérée toute seule pour aller s'écraser, par hasard (!), sur une "face de craie" du camp d'en face...
C'est vraiment pas de chance pour ce joueur non "racisé". C'est ce qui s'appelle être au mauvais endroit au mauvais moment. C'est aussi ce qui s'appelle nous prendre pour des cons.
Impayable ! Renaud Camus lui règle superbement son compte. N'oublions pas que ce parangon de vertus fut accusé de violences conjugales par une ancienne compagne et que son nom fut mêlé à une de ces affaires de dopage qui agiterent le football italien dans les années 1990.
Moreno, Obono, Diallo, Ndiaye et autres mégères racisées qui restent à apprivoiser devraient se rappeler que si, malgré leur criante nullité, elles sont là où elles trouvent (le cul dans le beurre), c'est grâce au privilège de ne pas être blanches ! Alors, au lieu de parler de "privilège blanc", comme l'a fait la ministre inutile d'un ministère inutile, celle-ci ferait bien de rabattre son caquet. Mieux encore. Si ce soi-disant privilège blanc la (les) gêne tellement, rien ne l'empêche de retourner dare-dare au Cap-Vert, ou n'importe où en Afrique, pour s'y mettre à l'abri et jouir pleinement de la vie. Serait-elle maso ou bien la soupe serait-elle si bonne en France non racisée que... ? Bon j'arrête.
Ah, le retour à la terre natale, réelle ou fantasmée, des divers de France flanqués, tant qu'on y ait, de leurs zamis... Je sais, sa non réalisation est une preuve entre mille qu'une contre-colonisation, sous le regard penaud des soumis et celui, gourmand des collabos, est en cours... Il n'empêche, je ne peux cesser d'y croire à ce Grand Retour !
D'un autre côté comment respecter et aimer un pays où les femmes ne sont plus des femmes mais des « personnes qui menstruent »...? Un pays où touszétoutes s'excusent d'exister...?

Bienvenue chez les dingos : [t.co]
Quand face à ces folies honteuses le rire nerveux cédera la place aux envies de meurtres...
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