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Communiqué du Centre National de la Résistance Européenne - l'Afghanistan

Envoyé par Francis Marche 
Les talibans ont pris Kandahar et n’ont plus qu’à attendre que Kaboul et l’ensemble de l’Afghanistan tombent entre leurs mains comme un fruit mûr. Rien ne rappelle davantage la fin de la guerre du Vietnam, la chute annoncée de Saïgon après le départ des Américains, le triomphe qui dure encore de la tyrannie communiste. Encore une guerre perdue de l’Occident : et cette fois par le caprice d’un président américain qui soudainement compte pour rien les efforts vingt années durant de ses prédécesseurs et de ses troupes. Des centaines de soldats sont morts en vain, des milliards de dollars ont été jetés par les fenêtres. L’Amérique blanche est impatiente d’une ultime défaite, avant de passer la main aux Black Lives Matter, à la Cancel Culture et aux peuples de remplacement. Et les idéaux officiels de protection des femmes, d’éducation pour tous, de défense de la démocratie et de soutien aux libertés individuelles n’ont soudainement plus cours, dès lors que c’est à l’islamisme radical qu’ils sont offerts en holocauste. Quant aux Afghans qui ont pu croire à tout cela et que l’on abandonne comme de la chair à massacre, ils pourront toujours se recaser en Europe.

L’Europe n’est plus que l’hospice du monde. C’est elle, après tout, qui a choisi de sortir de l’histoire, et de s’offrir au reste de la planète comme un terrain vacant, un vide qu’elle n’est pourtant pas, Dieu sait, une non-entité, un ectoplasme. L’occasion serait pourtant belle, pour elle, de reprendre son rôle de protagoniste capital du concert des nations, de réaffirmer sa présence réelle, de cesser de jouer au fantôme dont tout le monde occupe tranquillement le château. Il y faudrait une diplomatie, une armée, et, plus que tout, une volonté. Mais le pouvoir en Europe n’a d’autre volonté que de changer de peuple, de sexe, de genre et de civilisation.
Étonnantes réactions (surprise, effroi, déception...) que celles accompagnant la prise officielle et sans accroc (cette véritable promenade de santé dit tout) du pouvoir par les talibans ou affiliés moins raides, un pouvoir exercé de fait par ces messieurs dans les deux tiers du pays depuis plus d'une décennie. Au point qu'un Karzai fut surnommé le president de Kaboul. Les talibans sont le peuple afghan. Ceci dit froidement, et comme le suggère le communiqué, nous voilà bon pour accueillir quelques milliers de réfugiés afghans... Parmi eux, une poignée, essentiellement des femmes, s'accomplira pleinement en France. La majorité, en revanche, contribuera au désastre en cours (Afghans, Algériens et Nigérians, voilà, dans le désordre, mon tiercé des peuplades les plus irrécupérablement givrées de la terre : à Marseille, le mixte criminel algéro-nigerian tétanise les services de l'État).
Le chaos épouvantable qui règne à l'aéroport de Kaboul, où des grappes d'hommes en habit traditionnel et dans un état second s'accrochent à la carlingue des avions, annonce une afghanisation de parties entières du territoire européen encore plus rapide que la syriennisation.
C'est parti, Merkel en tête natürlich ! Avant de prendre sa retraite, financée notamment par les populations importées, d'ultimes cargaisons :

"Angela Merkel va demander un mandat aux députés pour déployer jusqu'à "plusieurs centaines de soldats" de la Bundeswehr pour cette évacuation, selon un briefing de la chancelière devant les responsables de son groupe parlementaire dimanche soir.

Selon le projet du gouvernement, un pont aérien doit être mis en place pour permettre l'évacuation de 2 000 Afghans ayant travaillé pour les Allemands, "des femmes particulièrement menacées, des défenseurs des droits de l'Homme et d'autres employés d'ONG", selon les mêmes sources." (AFP)
Un émirat islamique (certes ça en jette moins qu'un califat), même pas 40 millions d'habitants, des terres immenses et verdoyantes qui ne demandent qu'à être peuplées : une destination de rêve pour nombre d'habitants du 93, de Marseille et Birmingham, non ? De plus, après deux décennies de présence occidentale les produits de consommation courante, cette fois, ne manqueront pas (souvenons-nous du désarroi de ces mamans ayant rallié l'Etat islamique depuis la Seine-Saint-Denis en découvrant qu'on ne trouvait pas de Nutella à Mossoul ni à Raqqa !).
Tournent en boucle sur les chaînes de télévision l'image d'Afghans chutant d'un avion auquel ils s'étaient accrochés. Voici la sorte d'homme, les natures que la France va bientôt accueillir en quantités non négligeables.
À présent, je vais me plonger de nouveau dans les merveilleux écrits de Pierre et Micheline Centlivres (ce nom, je ne m'en lasserai jamais !). Ces éminents ethnologues suisses, spécialistes de l'Afghanistan, ont produit une littérature exhaustive et bien écrite sur ce pays depuis ses origines sans jamais s'attarder sur les mouvements d'insurgés ! Un tour de force qui s'explique par ce fait sacrément commode qu'un ethnologue ne fait pas de politique, qu'il regarde ailleurs, hein, du côté des systèmes symboliques et des cultures matérielles. Les sciences humaines, pas moins que les sciences dures, sont une prodigieuse science-fiction.
Et apparemment personne, même sur les réseaux sociaux, pour s'attarder une seconde sur le fait que ces avions, remplis d'hommes (les femmes et les enfants réfugiés d'Afghanistan en Europe ou en partance pour elle paraissent n'exister nulle par ailleurs que dans les constructions mentales compassionnelles de nos humanistes -- le réel semble les avoir oubliés), personne, dis-je, pour s'attarder une seconde sur les déclarations des vainqueurs du jour: que cette victoire n'est qu'une étape du djihad, qui vise la conquête du monde entier, dont évidemment l'Europe, vers où s'embarque la cinquième colonne des Talibans sans s'embarasser de passeport, sanitaire ou autre.

Ce point aveugle de l'histoire en train de se faire, cet autisme de l'Occident qui n'entend pas le discours qui le vise, qui veut y voir un "fait de langage", à peine de propagande, du vent par rapport à "l'urgence" dont nos belles âmes se repaissent, m'en rappelle un autre, qui pourrait être l'occasion d'un point Godwin dont je m'abstiendrai. Chacun ici l'aura compris.
"Cette victoire n'est qu'une étape du djihad, qui vise la conquête du monde entier, dont évidemment l'Europe, vers où s'embarque la cinquième colonne des Talibans".

En effet, alors que la persécution s'abat sur l'élite des femmes afghanes, que font nos féministes ?
Réponse : rien !
Tout au plus elles détournent leur regard, car elles passent tout à l'islam le plus obscurantiste…
Notre gauche féministe et LGBT préfère imposer le "mariage pour tous" et regrette amèrement que les femmes soient encouragée à allaiter, une contrainte imposée au corps de la femme !
La décadence occidentale aurait elle atteint le fond ?
À l’autre extrême, les Talibans obscurantistes doivent bien sourire, les fruits sont plus que mûrs… pour leur conquête du monde occidental.
Scrutons le ciel dans les jours à venir... L'invasion parachutée s'ajoutant aux mille autres façons de gagner l'Europe, admettons que cela constituerait, esthétiquement, une manière d'apothéose.

[www.leparisien.fr]
Dans les quartiers Nord de Marseille, déversoir à haschisch venu du Maroc dans des containers géants que deux agents des fraudes sont chargés d'inspecter et que se disputent désormais Arabes et Nigérians, ça risque d'être encore plus animé dans un avenir proche. Après tout, à l'heure de la mondialisation, la diversification ethnique du marché de la drogue n'aurait rien d'aberrant (de nos jours, c'est aux Pays-Bas et en Europe du Nord qu'on trouve un des khats les plus purs).

[www.bfmtv.com]
Alors même que le propos de Macron était de pure forme, une façon de dire que, tout de même, il y aurait deux ou trois CERFA à remplir... : [www.bfmtv.com]
Les larrons de la foire remplaçiste respirent : "Attal : "la France accueillera, comme chaque année, des milliers d'Afghans""(AFP).
...des milliers d'Afghans. Cela me rappelle la dernière fois où mon père me fit rire au sujet de cette immigration qui n'en est plus une tant elle est démesurée, absurde, hors de propos, insensée (tragi-farcesque, l'appelions-nous). Tandis que je lui racontais que des Soudanais du Sud venaient de débarquer dans un village de ces Hautes-Alpes que nous adorions, il ouvrit les bras et s'écria : "Enfin !" Des mois après sa mort, j'en ris encore !...
N'en jetez plus ! "MARSEILLE, GRENOBLE, STRASBOURG, LYON: PLUSIEURS MAIRES PROPOSENT D'ACCUEILLIR DES RÉFUGIÉS AFGHANS"(BFMTV).

Je fais le pari uchronique suivant : les deux empires, russe et chinois, comprenant bien les talibans, qui, comme eux, et contrairement à l'empire américain, n'ont aucune idée de ce que sont les droits de l'homme, vont obtenir localement de nos barbus enturbannés l'impossible auquel l'ONU les a appelés : faire preuve de retenue, les talibans n'étant en effet qu'exactions. Et c'est en Europe-Refuge que l'horreur islamique continuera naturellement de se répandre et de se déchaîner, renforcée par l'addition de toutes ses sources ethniques. Ce sont les milliers de faux réfugiés afghans, en réalité à peine moins talibans que les talibans, qui, infiltrés parmi les vrais, vont rejoindre les calamités arabes et africaines à l'œuvre depuis longtemps et achever à leurs côtés ce qui peut l'être encore. Dans même pas dix ans, c'est l'Algérie et l'Afghanistan qui attireront les retraités français et allemands.
De toute façon, deux administrations américaines successives et aux antipodes politiques l'une de l'autre (ce semble) sont arrivées aux mêmes conclusions concernant l'utilité, plutôt l'inutilité d'une présence militaire importante en Afghanistan, l'Accord de Doha entérinant un accord de paix (!) entre les US et les Talibans dès février 2020 et le retrait progressif des troupes : à partir de là, tout porte à croire qu'on a jugé préférable de laisser ces têtes d'Afghans enturbannées et barbues, absolument incassables, se débrouiller entre elles, et surveiller tout ça de loin, ou ni vu ni connu, autant que possible... Ma foi, it makes sense...
N'était, Alain, cette broutille : les répercussions mondiales de l'arrivée au pouvoir de cette coalition mafieuse, qui ne manquera pas d'essaimer et de se combiner avec d'autres composantes islamo-mafieuses, arabes, africaines et est-européennes, là où celles-ci prospèrent déjà depuis longtemps. On ne trouve plus dans les faubourgs d'Alger d'immams plus extrémistes que ceux qui pullulent en France ou en Angleterre. Et bientôt, les talibans les plus violents feront la loi à Birmingham et à Marseille, aussi brutalement qu'à Kandahâr.

Sur le péril mondial de ce qui se joue en Afghanistan : [www.bfmtv.com]

Sur les "talibans" actuellement en place à Birmingham (peut-être ces Arabes étriperont-ils leurs homologues afghans, peut-être s'uniront-ils à eux, qui sait...) : [www.theguardian.com]
En attendant, le repos du guerrier...: [youtu.be]

Les talibans ayant un rapport très particulier aux choses du monde (ils se retrouvent par exemple avec, sur les bras, des dizaines d'aéronefs subtilisés à l'armée, eux qui ne savent pas piloter ces chimères terrifiantes), on peut se demander s'ils saisissent complètement que les chevaux de ce manège ne sont pas de vrais chevaux.
L'incendie afghan commença en 1979 comme point de friction entre deux entités schismatiques de l'Occident chrétien: l'Amérique et les Moscovites.

La ruine de ces deux entités est totale aujourd'hui et, comme de juste, le combustible éveillé par cet incendie, quatre décennies plus tard, est seul à tenir sur pied en ce lieu.

La Chine se dit prête à "coopérer" avec les Talibans sur leur terre désertée par l'Amérique et les Moscovites.

Tu m'étonnes!

La géopolitique a horreur du vide: faute de combattants occidentaux, les deux puissances civilisationnelles, les deux forces géopolitiques les plus puissantes et les plus anciennes hormis l'Occident depuis 2000 ans, la Chine et l'Islam, n'ont plus qu'à s'entendre, en son absence et dans son dos, et sur son dos: l'Islam de conquête et de djihad, et la Chine à la conquête du monde, de manière tout à fait officielle jugent ce 17 août 2021 tout à fait intéressant et idoine de s'entendre en ce point chaud de la guerre des civilisations.

Il a fallu 20 ans aux Talibans pour entrer dans Kaboul; si cette dynamique, et cette logique physique des forces civilisationnelles engagées sont bien ce que l'on a tout lieu de craindre qu'elles sont, il leur en faudra à peine plus ou à peine moins pour entrer dans Paris.
Possiblement le plus grand tournant de l'histoire des relations internationales de ces cent dernières années:

Afghanistan: Mysterious Taliban spokesman finally shows his face

[www.bbc.com]

Le petit nom de ce monsieur, qu'un imbécile de journaliste de la BBC qualifie de modéré et agréable, signifie "le combattant égorgé de Dieu" (on dirait du Artaud). Et il aurait organisé l'assassinat de son prédécesseur.
Francis parle plus haut de la dynamique de conquête qui identifie Chine et Islam, esprit partagé qui dégagerait un prodigieux terrain d'entente. Vrai, à ceci près que, pour les musulmans, la conquête est une fin en soi. Sa dynamique m'évoque ces sportifs de salle de gym qui courent sur des tapis roulants. Ils courent, certes, mais font du surplace. Symptomatiquement, les talibans ne savent pas piloter d'avions, machines dont ils ont une peur bleue. Ils le disent déjà, nous ne voulons aller nulle part, simplement vivre chez nous à notre rythme (le mal c'est le rythme des autres, dit Michaux), d'après notre histoire, selon nos valeurs, l'ordre mental coloré de fantasmes que l'islam rigoriste a déposé dans nos têtes. Nous avons tout le temps devant nous (l'espace est un vide pour eux, ils s'en foutent, sauf pour en maîtriser les territoires, petits ou grands, où faire la guerre et contrôler les femmes). À l'inverse, le prurit expansioniste de la Chine affole continûment les termes de sa conquête. Et quand les deux tiers de la planète seront tombés dans son escarcelle économique, la Chine partira sans état d'âme à l'assaut militaire du continent nord-américain. Pour l'heure, c'est l'islamo-gauchisme européen, forme d'ailleurs dérivée de l'esprit commun à l'islam soviétisé et au communisme mao-bouddhiste des Kmers, qui doit nous effrayer. Il débouche déjà sur des prises et occupations de territoires entiers où les conquérants ne font rien d'autre que ce que font les talibans dans leurs bourgades (voir les persécutions anti-gays à Birmingham signalées plus haut) : trafic de drogues, guérilla, contrôle de la rue et des femmes, attentats, vendetta... Pour parler en termes vaguement leibniziens, islam et communisme sont compossibles dans un monde existant, le nôtre, l'européen malheureusement.
Les Talibans ont peut-être peur des avions mais qu'importe l'avion aujourd'hui ! Dans l'univers 2.0 où nous pénétrons, les déplacements physiques seront superflus, et d'ailleurs, le régime covidien qui se met en place a déjà entamé cette mutation.

S'ils sont confinés dans leurs montagnes (ce qui est tout relatif au vu de la vague migratoire qu'ils se mettent en devoir de grossir), nous autres sommes confinés dans notre jardin ou notre appartement, ou notre territoire national.

Ce que peu de gens comprennent aujourd'hui, cette semaine: que l'islam "arriéré" et la Chine "avancée", loin d'être incompatibles, forment les deux bras d'une tenaille effective dans laquelle nous sommes pris: la dystopie orwellienne ultramoderne du "crédit social" made in China et son cortège de privation de libertés fondamentales (contrôle numérique de la vie des individus, etc.) s'allie très naturellement avec la surrection islamiste dans les moeurs sociales et politiques, comme projet de civilisation.

Cette alliance n'a pas même besoin d'être conçue, elle se passe de toute pensée stratégique car elle est métahistorique et, pourrait-on dire objective et naturelle. Revenir à ce que j'écrivais ici ou ailleurs (www.recherchemetahistorique.fr) dès 2013: en 1644, la grande civilisation chinoise s'effondra avec la chute des Ming, et l'effacement de la Chine, son endormissement, dura trois siècles. En 1683, les Ottomans sont mis en échec définitif à Vienne et les divisions du monde islamique accompagnèrent efficacement un recul général de l'Islam qui dura, lui aussi, trois siècles.

Les deux civilisations majeures, Chine et Islam, ayant seules prétention universaliste en rivalité avec l'Occident chrétien (l'Oumma, c'est l'universel; Confucius et Sun Tzu sont des maîtres de l'universel), se retirèrent de la scène internationale, du tableau des civilisations à prétention dominante, de manière simultanée, laissant place vide pour une expansion globale de l'Occident, sa suprématie, l'occidentalisation du monde.

A partir de 1945, la roue reprend son mouvement: l'Occident perd ses empires en l'espace de deux décennies à peine (Pays-Bas, France, et Grande-Bretagne se dépouillent de leurs colonies). Années 1970, surrection économique et identitaire arabo-musulmane dans l'ensemble du monde (OPEP, etc.) dans la foulée du nassérisme. 1979: la Chine se défait du carcan maoïste et invite les investisseurs étrangers, tournant du denguisme, et, simultanément, échec et recul de l'Urss en Afghanistan. 1989: écrasement de la contestation pro-occidentale à Pékin en juin.

1991: démantèlement de l'Urss et fin du projet de renaissance/régénérescence de l'Occident par le communisme.

11 septembre 2001: victoire militaire du djihad aux Etats-Unis.

Août 2021: Les Etats-Unis, en pleine crise d'identité (mouvement "woke") rendent les armes en Afghanistan.

Fin de 3 siècles d'or de l'Occident et réveil simultané des deux universalismes défait trois siècles auparavant: la Chine et l'Islam, qui s'apprêtent à enterrer ensemble l'Occident pour plusieurs siècles.

Bien se pénétrer de cette idée, à peu près insupportable: l'universalisme des valeurs propagées par l'Occident sur l'ensemble de la planète pendant trois cents ans n'aura été permis que par un étrange concours de circonstances (effacement simultané des deux autres), il n'est que pur accident!

L'universel lui-même, dans son ontologie et son kairos (l'heure et les moyens de son imposition), s'avère tributaire des circonstances historiques !
"Les Talibans ont peut-être peur des avions mais qu'importe l'avion aujourd'hui ! Dans l'univers 2.0 où nous pénétrons, les déplacements physiques seront superflus, et d'ailleurs, le régime covidien qui se met en place a déjà entamé cette mutation."


Je lis à l'instant que les talibans ont mis la main sur la totalité des réseaux sociaux du pays, particulièrement développés pdt 2 décennies...par les Occidentaux
» N'était, Alain, cette broutille : les répercussions mondiales de l'arrivée au pouvoir de cette coalition mafieuse, qui ne manquera pas d'essaimer et de se combiner avec d'autres composantes islamo-mafieuses

Peut-être, mais si la seule puissance militaire capable de faire pièce à une telle diffusion pernicieuse ne veut plus s'y engager, avec troufions, armes et bagages, sur place, que voulez-vous y faire, sinon se lamenter sur la décrépitude morale de l'époque ?

Et puis l'on se dit aussi, si l'on veut voir les choses sous un jour peut-être plus positif, que les mafias, islamiques ou pas, qui s'officialisent et s'étatisent sont en un sens plus vulnérables que les nébuleuses rhizomiques, beaucoup plus élusives...
Drôle de type, ce Biden, tout de même. On avait pensé que l'oubli américain en Afghanistan d'une belle centaine d'hélicoptères d'assaut pouvait n'être qu'un oubli. Là, quand même...:

[www.lefigaro.fr]
Non, c'est pas vrai !

"Des rapatriés afghans en France placés sous surveillance en raison de leurs liens avec les talibans.
Au moins trois personnes proches du mouvement ont été identifiées après avoir embarqué à la faveur de la confusion qui règne à Kaboul." (Le Monde/AFP)
Et voilà que le bon sens paysan des Talibans me convainc bien davantage que les indignations et les attaques de panique occidentales... Les Talibans, lorsqu'ils reprochent aux Américains le chaos qui règne à l'aéroport de Kaboul, lorsqu'ils ajoutent que dans le reste du pays, à l'exception d'une province tenue par le fils Massoud, "c'est le calme et la paix" qui prévalent, font plus que dire vrai. Ils rappellent qu'ils ne sont pas une force occulte extraterrestre qui s'est abattue sur l'Afghanistan pour s'en emparer, qu'ils ont le soutien du peuple, que depuis 20 ans ils tiennent plus ou moins directement les deux tiers du pays, que partout les femmes sont intégralement voilées et que les filles vont à l'école jusqu'à 12 ou 13 ans, âge auquel elles sont mariées.
Autre chose : quand est-ce que cessera l'imbécile petit jeu consistant à montrer de vieilles photos d'Afghanes de Kaboul, maquillées, en mini jupes et la clope au bec ? On l'a fait pour les Algéroises et les Cairotes... Pendant l'époque coloniale et jusqu'à l'après-guerre, seule les jeunes femmes issues de l'élite de Kaboul, Téhéran, le Caire ou Alger, vivaient à l'occidental. Et encore c'était un leurre : ma mère, fille d'un député de l'Algérie francaise se faisait traiter de pute par les chauffeurs de taxi, les hommes de la rue, bref le petit peuple dont les femmes voilées survivaient tant bien que mal, enfermées à la maison d'où elles ne sortaient que pour aller au marché ou laver le linge. De plus, les conflits familiaux étaient constants au sein des familles prétendument émancipées et modernes.
Les peuples musulmans ont été, sont et seront pour l'éternité inaptes à la civilisation des mœurs (le "devenir civilisé" (N. Élias) n'atteint pas le musulman). Les Occidentaux, en réduisant l'Afghanistan à Kaboul, projettent du monde une image qu'ils ne saisissent que depuis la fenêtre de leur fantasme (le subjectivisme de Lacan, sur le "racisme", il n'y a que ça de vrai). Maintenant, place au merdier, ici chez nous, annoncé par le communiqué qui ouvre ce fil et que confirme ce que j'indique dans ma publication précédente.
Pour les cartes des attaques des Talibans et de l'EI : [www.revueconflits.com]

Les Talibans n'attaquaient plus que Kaboul ces dernières années. Ailleurs, là où donc ils sont les maîtres depuis longtemps, ils chassaient l'Etat islamique, protégeant ainsi les populations sous leur coupe en bons islamo-mafieux.
Autre source d'informations indispensable : les rapports périodiques de la MANUA et du secrétaire général de l'ONU. Ils sont d'une exhaustivité incomparable, notamment sur la vie en dehors de Kaboul, qui, rappelons-le, ne compte que 4 millions d'habitants.
À trouver sur le site un.org. Ce sont les documents de suivi de la situation dans le pays sous tous ses aspects, politique, économique, sécuritaire...destinés au Conseil de sécurité.
Khairullah Khairkhwa. C'est l'un des hommes forts du nouveau régime des talibans. Sa particularité ? Il fut détenu à Guantánamo de 2010 à 2014, avant donc d'être relâché par ces Américains qu'il a contribué à bouter hors de son pays moins de 10 ans après, se permettant même le luxe, l'occasion faisant le larron, de leur mettre in extremis quelques bombes de l'EI dans les pattes. Les Américains et la guerre, décidément, ça fait deux.
Kaboul-sur-Seine : [www.parismatch.com]

""Pour commencer, ils m'ont jeté des cailloux dessus pour rigoler" (...). Quand elle est repartie, les jeunes lui ont jeté à nouveau des cailloux dessus."
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