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De l’essor de la liturgie vaccinale dans le monde

Envoyé par Francis Marche 
Pensée d’insomnie : Quel meilleur indice du caractère sectaire et religieux de la théologie covidiste ?

Que la liturgie vaccinale ne s’impose que dans les pays de tradition chrétienne frappés par une déchristianisation profonde: Europe de l’Ouest (Italie, France, Grande-Bretagne, Belgique, Espagne, Autriche, mais pas le Portugal non plus que la Grèce, moins déchristianisés que les autres) ; l’Europe du Nord (Danemark, Suède, pays Balte), où l’empreinte du Christianisme (et donc de la déchristianisation) dans les couches populaires est moindre, montre un moindre engouement pour la théologie nouvelle, le covidisme et ses retraites pénitentes dites « confinements » et son exigeante liturgie vaccinale ; et l’Europe de l’Est moins déchristianisée que l’Ouest, lui est indifférente (Roumanie, où le gouvernement clôt sagement ses campagnes de vaccination, Hongrie sceptique sur la question autant qu’envers l’UE, etc.) ;

Hors Europe : les pays occidentaux de grande déchristianisation sont dirigés les gouvernements les plus fanatiques, les plus possédés, les moins laïques, sur le sujet: Canada, Etats-Unis et Australie.

Deux cas de pays où l’empreinte chrétienne ne fut jamais profonde, qui montrant une timidité (Japon) vis-à-vis de la liturgie vaccinale, qui lui manifestant son rejet (Inde).

Enfin il y a la situation des pays de tradition catholique d’Amérique latine qui, de tous, sont les moins touchés par la déchristianisation et qui ont résolument tourné le dos à la liturgie vaccinale pour lui opposer des « kits » de traitement précoce avec Ivermectine et/ou protocole Raoult (Salvador, Bolivie, Guatemala, Costa Rica, et grand scepticisme brésilien vis à vis de la vaccination).

La Russie, pays en voie de re-christianisation depuis trois décennies, n’applique pas de campagne de vaccination de masse avec injonction politique centrale à lui obéir.

Enfin il y a le monde islamique, Arabie Saoudite en tête, pays qui n’adhèrent point à cette liturgie et ne montrent aucuns scrupules à recourir à des traitements qui excluent les thérapies par injection.

Une conjecture se dessine : dans cette liturgie, la vaccination tient lieu de communion des saints, l’injection prenant la place de l’ingestion de l'hostie de l’eucharistie disparue de nos vies déchristianisées.

Et le pass vaccinal remplace l'ancien certificat de baptême (précieux viatique et talisman contre les persécutions anti-juives du siècle dernier, en France notamment).

Chassez Dieu par la porte, voici le Diable qui entre par la fenêtre!

Et Israël, me demanderez-vous ?

Ah Israël…lancé dans la recherche éperdue d'un certificat de baptême salvateur et qui, ce faisant, court le risque d'un nouveau génocide...

Incidemment, le Vatican: l'anti-pape qui y siège déclare urbi et orbi que, je cite : la vaccination anti-covid est un acte d'amour (!)

En faut-il davantage pour prouver cette conjecture, établir le kairos anthropologique que nous vivons, ou, à tout le moins, l'eucharistie de remplacement qu'on nous impose, et qui, peut-être, représente ce qui manquait pour compléter le jeu des deux autres Remplacements (le Grand et le Petit) qui gangrènent l'Occident: un Remplacement spirituel totalitaire nourri du cadavre de la chrétienté ?
Scène de persécution d'un médecin français, le Dr Théron, qui, en Polynésie, appliquait le protocole Raoult à ses patients covid. L'homme est violemment arraisonné, frappé, lynché par des forces de l'ordre en roue libre, placé en garde à vue et interdit de pratique.

Son crime: celui-là même des prêtres non assermentés sous la Convention, le parti pris laïque de séparer la médecine de l'Etat. Et le traitement que l'Etat lui réserve n'a que peu à envier en cruauté à celui que l'ardeur robespierriste réservait à ces prêtres réfractaires.

La Convention, le Robespierrisme, leur culte à l'Etre suprême, qui ne séparaient pas les pratiques religieuses de l'Etat, qui étaient par conséquent, résolument anti-laïques, opèrent, ces jours-ci, à la faveur du covidisme d'Etat et de son approche totalitaire de la santé et de la médecine, une rentrée fracassante dans l'Histoire.
Un indice de plus: la carte des Etats-Unis d'Amérique où figurent les Etats qui menacent de faire un procès au gouvernement central contre l'imposition de la vaccination obligatoire: ce sont les Etats les moins déchristianisés du pays ! ceux de l'ancienne Louisiane:



J'ai posé la question suivante sur un forum du Figaro.fr:

à tous les vaccinés agressifs (et virulents) envers les non-vaccinés: si votre vaccin vous protège, pourquoi tenez-vous tant à ce que je me vaccine ? Si votre vaccin ne vous protège pas, pourquoi me ferais-je vacciner ?

Voici un échantillonnage des réponses obtenues:

Parce que si trop de gens restent non vaccinés, le virus circule encore, et peut créer beaucoup de cas grave qui coutent cher à prendre en charge et causer des morts.
Et plus on sera nombreux à être vacciné, moins le virus circulera et l'épidémie s'arrêtera.


*

Peut être par ce que si on se vaccine tous les 2 on augmente d'autant les chances de ne pas l'attraper et de nous le transmettre (Cf définition du mot épidémie).

*

D'une part il protège, et d'autre part il ne protège pas que le vacciné. Si ça ne concernait que vous, croyez bien que tout le monde s'en ficherait éperdument. Mais il réduit la contagiosité, donc si vous attrapez le virus, ce qui est possible qu'on soit ou pas vacciné, vous maximisez les chances de le transmettre en refusant le vaccin. Si vous ne comprenez pas tout seul que cette attitude rende certaines personnes agressives, personne ne pourra vous le faire comprendre, je pense.

*

Sérieusement, ça vous dérange pas de reposer encore la même question qui a été répondue en long en large et en travers des dizaines de milliers de fois, qui dénote de l'ignorance totale du fonctionnement du vaccin, pour justifier une opposition à l'état actuel de la science, qui cause, accessoirement des milliers de morts et précipite l'apparition de variants ? Y a pas un moment où vous vous dites "bon, ok, je comprends rien, je vais écouter ceux qui savent" ?

*

Parce que nous, on s'est fait vacciner au nom du bien commun, et on continue a se taper masques, distanciation sociale, etc... Pour ne pas que vous et votre égoïsme ne l'attrapiez pas...

*

Car ton virus infecte les autres , vaccinés ou pas et que ton virus qui mute peut demain tuer tout le monde ....
Quand il y a une fuite d'eau chez toi tu ne la colmate pas qu'a moitié ....car ça continu à mouiller ...


*

Parce que le risque d’infection entre deux vaccines est divisé par 10.


J'y lis des articles de foi, une doctrine du salut, un éloge de la communion -- communier dans le saint eucharistie vaccinal afin d'empêcher la circulation du Mal (du Malin). Rien qui serait scientifique, articulé, qui s'appuierait sur des faits probants, qui ne serait pas englué de moraline et d'éthique sociale spécieuse où le prosélyte met en avant son sens du sacrifice (au "bien commun", etc.).
Au fond, tout ça est normal, et d'une logique élémentaire:

Avec la fin de la foi en la vie éternelle (déchristianisation), l'Occident doit affronter le trépas sans perspectives de vie éternelle; il y a dès lors bascule des enjeux: la médecine devient affaire théologique puisque dans ce régime amputé de la vie éternelle, notre mort terrestre vaut mort éternelle! Il faut donc l'aborder, la traiter, avec des moyens non plus médicaux (les traitements précoces) mais ouvertement théologiques, assortis d'une liturgie canon, rigoureuse, universellement imposée: l'injection vaccinatrice contre le Mal, le rite inoculatoire, nouvel eucharistie.
J'apprends que la Croatie, pays qui revendique ses origines chrétiennes, annonce aujourd'hui officiellement son abandon du rite inoculatoire.

[twitter.com]
On ne conjure pas la mort éternelle par des médicaments mais par le rite religieux, d'où la fureur covidiste qui sévit dans l'Occident dépouillé de sa foi chrétienne.

Tous les peuples qui croient en la vie éternelle, pour qui la mort n'est qu'un passage vers elle, qu'ils soient chrétiens (chez qui la religion chrétienne est dominante, comme en Amérique latine), musulmans, indouistes (Inde) ou bouddhistes (Japon) voient leur gouvernement (hors les rares cas où celui-ci est directement acheté par les grands laboratoires fabricants des potions injectées) bouder le rite inoculatoire. Parce que leur foi native en relativise la portée ou la valeur théologiques.
L'essor de la médicine moderne au XIXe (Pasteur en France) et au XXe est peut-être le fruit d'une heureuse conjoncture, d'une division du travail accidentelle mais fructueuse ou propice à ce que certains covidistes osent encore appeler "le bien commun":

1. L'Eglise et la foi chrétienne, encore vivace dans le pays, prenaient en charge la question du trépas vers la vie éternelle par leur doctrine du salut et les rites eucharistiques;

2. L'Etat détaché de l'Eglise pouvait se consacrer à la science, et nourrir une médecine chargée de traiter les maux de cette vie, une médecine entièrement déritualisée et déchargée de toute dimension spirituelle, une médecine par-delà le Bien et le Mal modestement concentrée sur le soin efficace à apporter au patient;

3. La pratique médicale, aussi détachée de l'Etat que pouvait l'être l'Etat de l'Eglise, en ressortait libre et grandie, en tout cas, point avilie comme aujourd'hui par une théologie médicale d'Etat, médecine dé-laïcisée qui sévit dans cette portion de l'Occident depuis deux ans bientôt.
Le cas africain: que l'on soit chrétien (catholique ou évangéliste), musulman ou animiste, la mort n'est qu'un trépas vers une vie qui se situe au-delà de celle-ci (formule œcuménique qui englobe les fois animistes). Le trépas n'est qu'une petite mort. A telle enseigne que les rites religieux institués remplissent leur office et la médecine le sien.

Nous (Occidentaux) nous étonnons qu'un pays comme le Ghana, où les vaccinés ne représentent que 2% de la population, ait dénombré jusqu'ici un petit millier de morts du covid-19, chiffre dérisoire par rapport à sa démographie.

C'est que ces Africains privilégient l'approche thérapeutique (protocole Raoult, Ivermectine et possiblement médecine traditionnelle) efficace contre le mal mineur (celui qui n'affecte que l'enveloppe charnelle et qui ne se confond pas, à la différence de ce qui se passe en Occident, avec le mal de l'âme, la mort éternelle); et ils réservent leurs rites pour le monde de l'au-delà, le voyage des âmes et leur vie éternelle.

En Occident, on privilégie un rituel inoculatoire d'essence purement religieuse (qui relie les humains en conjuration du Mal supérieur et qui prend la forme d'une parodie grotesque et sournoise du baptême chrétien) censé conjurer la mort absolue, éternelle qui survient en Occident déchristianisé quand le trépas saisit les corps.

Ces injections, qui introduisent dans le corps de terribles toxines -- les protéïnes Spike sont les toxines du virus, selon des avis scientifiques autorisés, qui causent les lésions nombreuses et souvent fatales (myocardites) associées à ces faux vaccins --, sont dictées par une théologie nouvelle, qui surgit des cendres d'une spiritualité morte. Et de cette théologie se sont emparés des Etats ci-devant laïques et, plus anciennement, piliers de la chrétienté.

Ceux qui reprochent à ce rituel inoculatoire une essence satanique, hélas, ne sont vraisemblablement pas loin de la vérité.

(à noter qu'aux Etats-Unis, les Etats qui ne s'opposent pas à l'obligation vaccinale promue par Biden sont les Etats Yankees que créèrent, et commandent, les franc-maçons, sur la côte Est et la côte Ouest).
Démonstration par vidéo du rite religieux nouveau: la chanteuse (et influenceuse) américaine Maria Carey fait filmer sa FAUSSE vaccination (l'aiguille, la seringue sont factices, observez bien):

video: [twitter.com]
L'école de l'éducation nationale, jadis laïque, enseigne (toujours aussi sournoisement) le rite religieux nouveau aux enfants:



Notez bien qu'il est question de "petite fille", ce qui est, encore à ce jour, exclu des programmes de vaccination de l'Etat.

C'est que le sacrifice des enfants est le Saint Graal des satanistes.
Bergoglio vous adresse un message. Saurez-vous le décrypter ?

Tiens, je ne suis peut-être pas seul au monde:

Un tweet
Ca y est! c'est enfin sorti, la pépite absolue, qui dit tout, résume les treize pages de ce fil:

"Dieu a fait que les chercheurs trouvent un vaccin qui vient de Dieu!"
"Et nous devons dire: merci, Dieu!"
"Vous, vous êtes vaccinés, mais il y a des gens qui n'écoutent pas Dieu, ni sa volonté"
"Vous savez qui ils sont!"
"Soyez mes apôtres!"
Kathy Hochul, gouverneure de New York


La vidéo de ce discours de la gouverneure de New York est ici, sous-titrée en français:
[twitter.com]
30 septembre 2021, 19:35   Mithridate
Francis, ça a l'air de tourner un peu à l'obsession, là ; de toute façon, c'est peine perdue, combat d'arrière-garde, lubie inertielle : sur 7.8, 7.9 milliards d'individus, 6 220 806 201 l'ont reçu, qui d'une, de deux, trois, bientôt quatre, presque tout le monde a eu sa dose, avec ou sans effets tératogènes.
Meuh oui, on le savait, le vaccin est l'opium du peuple... Je recommande, pour vous clarifier les idées et en avoir le cœur net : allez vous faire vacciner, et qu'on n'en parle plus.
Je ne vous parlais pas de vaccin mais de culte, de théologie/théocratie.

Oh et puis ZUT!!
Cher Francis, il est peut-être possible d'isoler ce qui, dans la population statistique que vous visez, incite au "raisinage" (comme dit l'ami Slobodan Despot). Je suggère : la culpabilité — ce qui aurait l'avantage d'intégrer aussi, et fameusement, le cas d'Israël...
Deux cas, deux pays, parmi les plus vaccinatoires, échappent au régime de contre-réforme théocratique post-chrétien que j'évoque ici: Israël et la Chine.

L'un et l'autre vaccinent à tour de bras (selon ce qu'on peut savoir de la Chine) et font de la vaccination une injonction étatique (profondément anti-laïque) sans pour autant que ces deux pays n'ait à un quelconque moment de leur histoire eût partie liée avec la chrétienté en son âge classique.

Chez l'un comme chez l'autre, une pensée ou religion officielle, avec ses textes sacrés, inspirent l'Etat, ont présidé à sa fondation, à sa détermination d'Etat moderne (judaïsme en Israël, communisme maoïste en Chine). Leurs deux re-fondations modernes sont quasi-simultanées (1948 pour l'Etat d'Israël moderne; 1949 pour l'Etat créé par le PCC) et tous deux sont, au sens strict, anti-laïques (ils sont intimement associés à une foi fondatrice, et ce, quelle que soit la disparité majeure qui distingue le monothéisme chez l'un du credo politique communiste qui domine chez l'autre).

Or ces deux pays sont les plus anciens Etats-nations de l'humanité.

Leur première fondation est très antérieure au christianisme. Et c'est le cas chez eux seuls aujourd'hui !

La logique que j'ai décrite, et qui s'applique à tous les pays post-chrétiens, ne s'applique pas à eux. De par leur seule existence, ils font échec à la prétention d'universalité qui avait été celle de la chrétienté et mon constat sur la contre-réforme théologique/théocratique qui frappe avec violence les pays post-chrétiens ne leur est pas applicable pour cette raison.

Ils sont trop anciens pour ça !

Mais la religion nouvelle, qui est religion d'Etat, trouve naturellement son lit chez ces deux Etats-Nations qui n'ont jamais embrassé pleinement la laïcité. La théologie politique, quelle que soit sa "couleur", est immuable dans son fond: la religion qu'elle impose, qu'elle soit d'essence robespierriste (culte à Etre suprême, etc.), très en phase avec la "religion des Chinois" (tout le XVIIIe siècle français pré-révolutionnaire avait été influencé, fasciné par la Chine) ou spirituelle monothéiste classique (judaïsme), penche vers l'absolutisme, le totalitarisme, l'absence de tout vide, de tout jeu entre la foi et l'Etat.
Encore une fois, et pour éviter toute méprise (et le mépris qui trop souvent l'accompagne): les pays touchés par cette théologie nouvelle sont des pays à spiritualité éteinte (post-chrétiens, déchristianisés), et par conséquent qu'on n'oppose pas à ce que j'écris à ce sujet le caractère "totalitaire" de la foi mahométane dans les pays où elle est religion d'Etat et de pratique vivace et fervente afin de prendre en défaut ma grille de lecture en soulignant que ces pays ne se montrent saisis d'aucune fièvre vaccinatoire. Le caractère vivace et populaire de la religion officielle dans ces pays les fait sortir du cadre définitionnel que j'avance : s'ils ne déploient aucune campagne de vaccination officielle, si leur Etat n'émet sur leur peuple aucune pression à se soumettre au rite affreux de ces injections, c'est parce que la fonction liturgique, spirituelle et rituelle est, dans leur société, comblée par la foi mahométane vivace que sanctionne l'Etat.

Le covidisme est un mouvement de contre-réforme religieuse. Il est une religion (qui relie ses fidèles, cimente leur communauté dans une forme de communion universelle -- "l'immunité de groupe" terme qui est la traduction française de l'anglais "herd immunity", or "herd" c'est le troupeau. Le troupeau des ouailles, des congrégations religieuses suivant un pasteur ou un curé, et qui se lie et communie dans une ferveur ritualisée et rédemptrice), religion qui sanctionne durement les hérétiques (médecins qui entendent soigner les patients sans recourir au rituel des faux vaccins) et qui, dirigée par un clergé fanatisé, pratique l'anathème à l'encontre des sceptiques (en les désignant à la vindicte générale comme "anti-vax", soit des mécréants).

Le pape François est désormais candidat aux fonctions de Grand Prêtre de cette église nouvelle: il a récemment, dans des termes officiels et attestés, déclaré que seuls auront accès au paradis ceux qui pourront présenter à ses portes un code QR.

Le code QR de cette fausse vaccination est donc bien le nouveau certificat de baptême, comme je l'avançais. Les familiers de la théologie catholique l'avaient sans doute déjà perçu, mais cette déclaration du pape enfonce le clou (le dernier dans les chairs du Christ).

Chassez Dieu par la grande porte et voici le Diable qui entre par la fenêtre !

Nous vivons un moment historique exceptionnel, qui peut changer le cours de l'humanité (jusqu'à ses paramètres biologiques) à tout jamais.
» s'ils ne déploient aucune campagne de vaccination officielle, si leur Etat n'émet sur leur peuple aucune pression à se soumettre au rite affreux de ces injections, c'est parce que la fonction liturgique, spirituelle et rituelle est, dans leur société, comblée par la foi mahométane vivace que sanctionne l'Etat

Mais alors, Francis, cela devrait également être le cas en Israël, qui d'après vous "penche vers l'absolutisme, le totalitarisme, l'absence de tout vide, de tout jeu entre la foi et l'Etat [!]" du fait de la "théologie politique" y régnant : soit on relève du "totalitarisme religieux", et dans ce cas n'a pas besoin de religion vaccinale de substitution, soit on n'en relève pas, faudrait savoir.
Et d'autre part, "la fonction liturgique" bat en tout cas son plein dans la majeure partie des pays de la péninsule arabique, où ça a tout de même vacciné à tire-larigot, ou au moins dans des proportions comparables à celles des pays occidentaux.

Ce qui voudrait dire que ce qui fait la différence n'est point trop d'ordre spirituel et religieux, mais plutôt économique et matériel : en règle générale, les pays à niveau de vie plus élevé disposant d'infrastructures médicales modernes ont largement vacciné leurs populations, et les pays plus pauvres, non...
en règle générale, les pays à niveau de vie plus élevé disposant d'infrastructures médicales modernes ont largement vacciné leurs populations, et les pays plus pauvres, non...


Bien sûr que non. Les contre-exemples abondent: le Japon (pays moderne et riche) n'applique aucune injonction vaccinale d'Etat. Dans les pays scandinaves, qui ont vacciné, les gouvernements ne poussent pas à la multiplication des doses.

Ce qui est pertinent ici est l'injonction vaccinale d'Etat, le chantage et les pressions sur les populations pour adopter ce régime du "schéma vaccinal": ces phénomènes appartiennent en propre à la sphère post-chrétienne déspiritualisée. C'est un fait. Israël et la Chine, seuls Etats-nations contemporains fondés dans un âge antérieur au christianisme, hystérisent le culte vaccinatoire covidiste pour des raisons étrangères à l'explication que j'en donne, ce qui, on peut le souligner, corrobore ma thèse de par le fait même que leur exception est complémentaire à ma grille de lecture !

D'autre part il est vrai que dans l'écrasante majorité des pays pauvres, la foi religieuse, la référence à un plan spirituel transcendant, sont omniprésentes, ce qui "protège" ces peuples de cette folie. C'est bien évidemment le cas de l'Afrique et de l'Amérique latine.

Par ailleurs, ceci, à verser au dossier:
[francais.rt.com]
Franchement, je ne vois pas très bien en quoi le Japon serait un contre-exemple d'une politique sanitaire visant à vacciner le plus possible sa population : aussi étonnant que cela paraisse, le taux de vaccination complète dans ce pays qui a dernièrement mis les bouchées doubles dans ce domaine est actuellement de 63.1% ; en Israël c'est 61.6% ! Et je ne crois pas que les Japonais rigolent avec la discipline civique...
En Suède c'est 64.7%, en Norvège 68.4% ! Je ne sais pas ce qu'il vous faut... Toutes ces doses n'ont quand même pas été injectées par la seule opération du Saint-Esprit, justement : si une partie si importante de la population les a reçues, c'est qu'une politique vaccinale d'Etat efficace a été mise en place, d'une façon ou d'une autre, pour produire cet effet.

Pour ce qui est d'Israël, vous avez affirmé que ce pays relevait d'une "religion d'Etat spirituelle monothéiste classique" qui serait cause de sa ferveur vaccinale, alors que la religion d'Etat monothéiste est précisément le motif invoqué par vous pour expliquer l'effet exactement contraire dans les pays arabes pauvres : je ne vois donc toujours pas pourquoi dans un cas la "fonction liturgique" pleinement opérante provoquerait une hyper-vaccination, et dans l'autre ce serait l'inverse, d'autant que dans les pays arabes riches de la péninsule arabique, terreau de la foi mahométane, on a vacciné tout à fait inconsidérément.
C'est là où intervient la différence du niveau de vie...

Quant à la "multiplication des doses", je crois qu'on peut en rendre compte de façon extra-christique (surtout en Israël, quand même) : les premiers vaccinés sont également les premiers à observer une nette diminution de l'effet protecteur (ou supposé tel) des vaccins, surtout face à l'émergence d'un nouveau variant plus contagieux, d'où le zèle vacciniste poussant à une troisième dose, qui fut le fait des instances médico-sanitaires d'abord, et qui fut ensuite transmis à l'exécutif.
Ajoutez à cela l'efficacité opératoire israélienne, la force d'inertie et l'attraction irrésistible du "jamais deux sans trois", et vous avez le tout.
Quand j'affirme que l'eau du baptême chrétien des nouveau-nés est déjà remplacée par la piqure anti-covid, les copains, selon une habitude désormais bien ancrée, haussent les épaules et se rient de moi. Je finirai mes jours seul dans un tonneau, haranguant les passants et m'abreuvant de vérité.



Pour ce qui est d'Israël, vous avez affirmé que ce pays relevait d'une "religion d'Etat spirituelle monothéiste classique" qui serait cause de sa ferveur vaccinale, alors que la religion d'Etat monothéiste est précisément le motif invoqué par vous pour expliquer l'effet exactement contraire dans les pays arabes pauvres : je ne vois donc toujours pas pourquoi dans un cas la "fonction liturgique" pleinement opérante provoquerait une hyper-vaccination, et dans l'autre ce serait l'inverse, d'autant que dans les pays arabes riches de la péninsule arabique, terreau de la foi mahométane, on a vacciné tout à fait inconsidérément.

Le cas d'Israël est très particulier : je soupçonne (ne connaissant pas cette société, je m'en tiens à des conjectures ) que la société israëlienne est majoritairement aussi post-mosaïque que l'Europe de l'Ouest est post-chrétienne. J'en veux pour contre-exemple le cas des juifs israëliens dits orthodoxes, qui très souvent se dressent contre la politique du tout-vaccinal imposée par l'Etat israëlien (cf. l'entretien du docteur Zelenko avec ses correspondants israëliens religieux orthodoxes, ou du moins affichés tels)

Mon propos est très clair : une secte apocalyptique international mord sur les Etats-nations où le plan de la transcendance est faible où la ferveur religieuse n'est plus que très marginale. Ce qui n'est évidemment pas le cas de l'Oumma.

La ferveur religieuse est vivace dans le monde musulman et c'est bien un truisme de le dire ici. C'est terrible à dire mais cette ferveur confère à ces sociétés une immunité contre la vaccination !

Le vaccin anti-covid pourrait avoir été amené (pas "conçu" mais bien historiquement, anthropologiquement et inconscient-collectivement amené) en châtiment de notre impiété.

Observez bien comment et par quels discours, les prosélytes de ces piqures nous traitent comme des impies, des gens qui, en ne se pliant pas à l'injection/injonction nouvelle, meurtrissent une sainte alliance et ruinent leur propre espoir de rédemption. Les témoins de Jéhovah et autres sectes mormones partagent avec eux cette forme d'évangélisme qui ne vous lâche pas la grappe.

Je le répète, le signe et le contresigne: nous sommes en présence d'un phénomène religieux qui n'est pas sans précédent ni parenté avec des phénomènes de ce type qui ont émaillé l'histoire d'Occident (Anabaptistes, etc.)
» La ferveur religieuse est vivace dans le monde musulman et c'est bien un truisme de le dire ici. C'est terrible à dire mais cette ferveur confère à ces sociétés une immunité contre la vaccination !

Le vaccin anti-covid pourrait avoir été amené (pas "conçu" mais bien historiquement, anthropologiquement et inconscient-collectivement amené) en châtiment de notre impiété.



Il reste donc à savoir si la foi religieuse offre un degré de protection supérieur qu'un certain progressisme confiant dans l'efficacité d'une méthode scientifique bien appliquée (ou plus ou moins bien, c'est selon), en comparant les dégâts respectifs de la pandémie et de ce qui devait en constituer le remède, la vaccination.
Cette question n'a pas encore reçu de réponse définitive...

Comme du reste on a davantage vacciné en Jordanie qu'en Russie, au Maroc qu'en Roumanie, et infiniment plus dans la péninsule arabique qu'en Hongrie ou qu'en Pologne, je reste sceptique quant aux motivations proprement religieuses des diverses stratégies vaccinales adoptées.

Est-ce que ce "châtiment de notre impiété" veut dire que l'Occident profane ait dans le fond mal digéré sa modernité laïque et soit dans son tréfonds resté si fondamentalement religieux qu'il se soit lui-même flagellé en s'infligeant le fléau vaccinal, par ultime réflexe d'acquit de conscience ?
D'abord, l'esprit est aussi faible que la chair. Privé de plafond et de toit, celui du plan de la transcendance, il se prend à adorer le premier Veau d'or venu.

Quand un clergé en blouse blanche s'en vient sur les écrans pontifier dans cette adoration et enjoindre à la génuflexion générale, l'esprit faible, majoritairement majoritaire, obéit.

Ensuite il y a l'Etat: il faudrait lire et relire les pages de Michelet sur la Révolution française (que ce soit dans son Histoire de France ou dans son Histoire de la Révolution) et les pages de Chateaubriand sur le sujet: les prêtres en blouse blanche qui commandent à l'Etat sa politique (en France, depuis plus de 18 mois) sont ce que sous la Convention on appelait des prêtre assermentés, assermentés à la Convention et aux Jacobins qui régissaient le spectacle en 1792.

Les prêtres non assermentés, nullement ennemis des idéaux révolutionnaires mais leur étant indifférents tout au plus, restaient fidèles à l'Eglise ancienne, romaine et vaticaniste. Les conventionnels les chassaient comme des chiens, comme aujourd'hui les médecins restés fidèles au serment d'Hippocrate sont gravement inquiétés par la puissance publique (en France, en Italie, en Australie, au Canada et partout où cette "vaccination/vocation" est érigée en politique d'Etat). Sous la Convention, l'Etat possédé par le clergé nouveau n'entendait pas laisser aux prêtres demeurés indépendants la conduite des âmes, et contraignait ceux-ci à se soumettre à ses injonctions comme aujourd'hui sont contraints ces médecins à qui l'on reproche de ne pas prêter serment à l'Etre vaccinal suprême.

Il n'y a plus de science dans cette tragédie. La science n'est plus ni ici ni là, et la politique à peine plus: il y a une re-fusion, une reconjonction entre l'Etat et la foi et la pratique de la foi qui abolit la laïcité, celle qui, jadis, séparait la conduite des âmes de la conduite de l'Etat et qui, jusqu'à la révolution de 2020, séparait encore la conduite des corps, la science des corps (si l'on peut désigner ainsi la médecine) de la science politique.

La biopolitique, dont certains philosophes européens (Foucault et de multiples autres en Allemagne) avaient entamé la critique au siècle dernier, est sortie de ses gongs, s'est emparée des Etats et vient d'inaugurer une nouvelle ère anti-laïque.

Je dis donc que, très logiquement, cette inauguration, ce tournant, a lieu à la faveur d'un immense vide spirituel dans les sociétés où ce phénomène est observable. Je dis cela non point inspiré par un amour particulier pour la spiritualité, mais parce que, à ma surprise, le constat s'en impose.

Là où l'Etat enjoint la vaccination, y contraint par mille moyens, nous assistons à un naufrage de cette laïcité, celle qui émancipait la conduite des corps de l'ordre politique et cet événement subit, inattendu, totalement imprévu, survient partout où se meurent les liens ancestraux, même ténus, entre l'Etat et la religion, et ce qu'elle que soit cette dernière (cf. ma remarque sur le post-mosaïsme israëlien et le post-christianisme occidental, mais qui vaut aussi pour le monde musulman, où le Maroc se distingue de ses voisins).

Le phénomène se vérifie jusqu'au niveau infra-national: les Etats qui, aux Etats-Unis d'Amérique, contestent le plus fermement l'obligation vaccinale (formelle ou indirecte) de l'Etat Biden, sont ceux où la foi chrétienne est encore vivace, est la plus vivace dans cet ensemble: les 24 Etats de l'ancienne Louisiane, dont, majoritairement, ceux du Sud.

Où l'on voit bien, à travers ce dernier exemple, que "la question des moyens", des ressources financières, est hors sujet, dépourvue de la moindre pertinence dans l'heuristique que je propose de ce phénomène puisque les Etats du Sud (dont l'Etat pétrolier du Texas) ne souffrent nullement d'un quelconque manque de moyens pour se payer les millions de doses Pfizer s'ils les jugeaient nécessaires, achat au financement duquel contribue du reste et bien évidemment, ou est tout à fait prêt à contribuer, l'Etat fédéral.
En ajout à de ce que je viens de dire: l'emprise de l'Etat sur les âmes, lorsqu'elle est achi-révolue (comme en France depuis plus d'un siècle avec la séparation de l'Eglise et de l'Etat), laisse place à une autre forme d'emprise, jumelle de la précédente: la bio-emprise qui s'applique aux corps et vise à les refaçonner (en touchant à l'ADN, à travers ces politiques vaccinales, mais pas seulement) comme l'ancienne emprise visait à sauver ou retoucher les âmes.

C'est une maladie du corps politique: le besoin d'emprise, la volonté têtue de souder les individus dans un "projet" unifiant, moniste, qui ne souffre aucune dissidence (jadis spirituelle avec le catholicisme réfractaire, mais aussi, de manière plus lointaine en Europe, avec les sectes chrétiennes dissidentes inspirées du calvinisme ou de ses antécédents) et dont l'Etat se veut l'élément moteur, totémique et policier.

Il se trouve que la spiritualité offre une certaine immunité contre les ravages de cette maladie. Encore une fois: ne pas voir dans ce propos le moindre prosélytisme mais l'énoncé d'un constat dont l'auteur est le premier surpris.
Un exemple, parmi les milliers qui pleuvent sur nous tous les jours, de la propagande religieuse nouvelle: cet article du quotidien français régional "Le Dauphiné" du 28 octobre. On y lit en titre ceci (dans la rubrique "désinfox", comme il va de soi) :

Royaume-Uni, Israël, Singapour : l'envolée du Covid-19 montre-t-elle l'inefficacité des vaccins ?
Certains pays affichent autant, voire plus de contaminations qu'avant les campagnes vaccinales. C'est essentiellement dû au puisant variant delta, et ne remet pas en cause l'utilité des vaccins: les formes graves y sont beaucoup moins nombreuses qu'auparavant, à circulation virale équivalente.


Est-il bien nécessaire de pointer que si l'on remplace le mot "vaccins" par le mot "prière", la phrase ne perd rien de sa logique non plus que de son sens ou de sa valeur persuasive ?

C'est essentiellement dû au puisant variant delta, et ne remet pas en cause l'utilité de la prière: les formes graves y sont beaucoup moins nombreuses qu'auparavant, à circulation virale équivalente.

Rien, aucune donnée scientifique, statistique ou autre n'apporte un semblant de preuve que l'incidence moindre des formes graves (si tant est qu'elle soit avérée) soit à mettre au crédit des vaccins. La nature du variant Delta (moins virulent, plus circulant), la saisonnalité de l'épidémie, et mille autres facteurs qui doivent intéresser tout esprit curieux et à fortiori tout esprit scientifique dans l'interprétation des faits, sont passés sous silence, invalidés d'office dans cette glorification du rite vaccinal.

Car la théologie nouvelle n'en a cure, justement. C'est ainsi que la science s'est évaporée du débat, qui ne fait plus rage que dans la sphère de la théologie politique.

Le plus stupéfiant est que cela n'apparaît guère aux yeux de nos contemporains, intimés à adhérer à cette foi nouvelle, et dont l'esprit critique est emporté par le flot continu de cette injonction permanente à croire sans preuve.

[www.ledauphine.com]
Je suis tombé sur ce Twitt:

Vous n'avez pas à choisir entre charia islamiste et charia covidiste. Peu importe la couleur de l'étendard qu'elle brandit : une tyrannie reste une tyrannie, qu'elle soit affublée d'un turban ou d'un masque FFP2. Nos libertés et notre mode de vie ne sont pas négociables, point.

Il semble donc que les tyrannies aient horreur des formes redondantes: le turban (le voile) et le FFP2 pourraient bien s'exclure mutuellement dans la grille de lecture que je propose du phénomène actuel.

La question de l'emprise biopolitique, celle qui, après le renoncement à l'emprise sur l'âme, et, au XXe siècle occidental, le renoncement à l'âme tout court : la biopolitique annonce pour outil de cette emprise (et formule la subsumant) ce qu'elle désigne comme internet des corps (IoB, Internet of Bodies), soit, pour simplifier, le puçage des corps.

Les corps, après les objets (montres, lunettes, et divers accessoires personnels ou de domotique) seront rendus électroniquement "communicants" (comme les compteurs électriques de génération nouvelle), à savoir que l'emprise sur eux, leur évolution et leurs évolutions dans l'espace, sera totale, commandée à distance. Les corps seront soumis à des "nudges", des inflexions comportementales diverses. Ils seront "corrigés", augmentés, amputés interactivement, selon les exigences de la rationalité interne à la sphère théologico-politique instituée, comme les âmes étaient jadis encadrées par le clergé "ayant charge d'âme".

On lit parfois que "l'Etat prend en charge la santé sans laisser les médecins soigner en toute indépendance et en toute conscience". Ce stade est dépassé: ce n'est plus la santé que l'Etat prend en charge mais bien "les corps", appelés à être encagés dans une matrice virtuelle, ordonnée de loin, désactivable à loisir et sélectivement (le citoyen non vertueux pourra se voir sanctionné d'une "déconnection") par des agents extérieurs à la sphère corporelle des individus.

De fait, il n'y aura plus d'individus autonomes, rien que de la matière corporelle noétique et connectée (laquelle par une sorte de boucle bathmologique et historique, refondra et refondera une âme collective en lieu et place des âmes individuelles délaissées par l'étage spirituel évanoui, ce dernier finissant par être le séjour de ce qu'il faudra bien appeler "les maîtres du monde", qui l'occuperont et l'animeront). C'est le plan.

Ce n'est pas être complotiste que de tendre l'oreille à ce que les maîtres du futurs nous annoncent avec ferveur, pénétrés d'un enthousiasme qui se veut étayé de certitude post-humaniste.
A noter à présent les similitudes et les disparités notables entre les deux ordres théologiques, l'ancien et le nouveau:

Dans l'ancien, la communauté des croyants, par le rituel de l'eucharistie, fondait leurs corps dans celui du Christ. Les fidèles de l'Eglise catholique, en ce sens, ne faisaient qu'un corps.

Mais le salut des âmes restait, par une sorte de libre arbitre, l'affaire des âmes prises individuellement. Pour le dire plus simplement, chacun restait responsable de son âme, le maître de ses choix, et le gouffre de la damnation guettait chaque pécheur qui demeurait comptable de ses péchés devant Dieu.

Sur ce plan, le clergé n'avait qu'un rôle annexe, d'encadrement, de guide sans jamais être en position de décider du salut de chacun, quels que fussent ses efforts en ce sens: le paroissien restait individuellement libre de choisir le Diable ou le Bon Dieu en connaissance de cause.

Similitude: dans la théologie nouvelle, celle dont le respect est imposé par le clergé en blouse blanche, assermenté à l'Etat (incidemment, les blouses de ce clergé nouveau sont aussi blanches qu'était noire la soutane des prêtres, nous y reviendrons), l'humanité, placée sous ce régime biopolitique, ne fait, ici aussi, plus qu'un seul corps, statut qu'exprime avec éloquence l'expression "immunité collective", qui veut dire salut collectif des âmes désormais remplacées par des corps.

La dimension religieuse de ce concept semble être passée tout entière de la théologie catholique à la théologie biopolitique nouvelle : il est en effet question ici aussi de troupeau (herd immunity) comme dans le vieux schème pastoral chrétien.

Mais la disparité est grande du fait de l’effondrement de l’étage spirituel : la liturgie du régime biopolitique ne prévoyant pas l’existence de l’âme, celle-ci est obligée de faire corps non plus avec le corps d’une figure transcendante (le Christ) mais avec le corps commun de l’humanité : il n’y a donc plus que des corps et des âmes-corps, desquelles il convient (c’est la mission sacrée de cette religion nouvelle) d’éviter la mort éternelle par l’application de rituels sacrés, au premier rang desquels la vaccination baptismale.

D’où les très étranges déclarations des covidistes prosélytes : que les vaccinés, en quelque sorte, meurent moins que les non-vaccinés, à savoir qu’il faut bien entendre ce moins comme un « moins qualitatif » : les morts vaccinés sont, bien que morts, sauvés, rédimés, leur salut est assuré : ils ont beau être morts, ils sont moins morts que les autres car leur âme-corps est sauvée par l’onction vaccinale.

Ils ont été visités par la grâce et ont rendu leur dernier souffle en bienheureux. Le clergé en blouse blanche contourne, généralement, cette absurdité en faisant valoir qu’ils ont « moins souffert » dans le trépas que les non-vaccinés, mais cela même se trouve être, à la lettre, « l’argument » des curés de campagne de jadis : le confessé, ou l’enfant baptisé, ou quiconque avant de trépasser ayant reçu les derniers sacrements, ont connu un trépas bienheureux, en tous points enviable.

La question de l’organisation de ce clergé nouveau, assermenté à l’Etat, mérite d’être posée dans le cas français : on y retrouve, semble-t-il, toute la construction hiérarchique de l’Eglise d’antan, les strates hiérarchiques équivalentes à la paroisse, au diocèse, à l’évêché, à l’archevêché, etc. se présentent à peine travesties dans la bureaucratie sanitaire obèse et proliférante qui prospère dans notre pays, où les instances sont toutes désignées par des sigles et acronymes: ARS/DGS (correspondant aux diocèses), FHF, ANAP, Haut Conseil de la Santé Publique (archevêché), etc.

La liste de ces « organes de gouvernance » de la Santé publique serait interminable si on devait en recenser tous les éléments. Ainsi le veut la nouvelle Église des corps.
Ne reculant devant rien, lancée sur son rail, la théologie biopolitique va jusqu'à récréer le confessionnal des âmes corpo-réifiées !




L'original avait tout de même une autre gueule, vous ne trouvez pas ?

Ce point d'histoire pour remettre en perspective la révolution pastorienne (celle qui consacra la continuité, l'unité du vivant, qui tua l'idée d'une génération spontanée des espèces, etc.) : elle se produisit dans un moment où les institutions ecclésiales en France pesaient de tout leur poids dans la vie sociale et spirituelle. Les missions de prédication qu'elles organisaient en ont laissé le témoignage dans les "croix de mission" qui ornent encore les places et carrefours de nos campagnes.

Pasteur, qui était chrétien, publie en 1862 son Mémoire sur les corpuscules organisés qui existent dans l'atmosphère. Examen de la doctrine des générations spontanées

Ses recherches, ses méditations sur la question, étaient libres et autonomes, ne se souciaient pas d'orthodoxie politique non plus que de complaire à l'Eglise.

En 1862, les missions de prédication battaient leur plein dans les campagnes. Voici une photo de la croix qui évoque le souvenir de celle de Tourtrès dans le Lot-et-Garonne, érigée cette année-là:


La science et l'Eglise ont toujours formé un couple paradoxal, aux relations orageuses, émaillées de fâcheries, mais, dans les périodes fastes où s'exprima "le génie français", la division des tâches, la répartition des domaines d'intervention entre ces deux puissances où le politique, au fond, ne prenait qu'une faible part, produisit des miracles : l'Eglise soignait les âmes et le corps social; Pasteur soignait les corps en pénétrant les mystères de la matière vivante. Les progrès, en science du vivant et en médecine, en furent foudroyants.

Cela dura quelques décennies à peine, suffisamment toutefois pour nous donner à lire en négatif l'ampleur du désastre advenu par la suite et celui qui s'opère aujourd'hui sous nos yeux: nous voyons la médecine libre et autonome, la recherche du soin clinique optimal (traitements précoces, etc.) s'effondrer de manière simultanée à l'effondrement de la vie spirituelle, le politique arraisonnant l'organisation des soins hospitaliers et instituant un clergé qui lui est entièrement soumis.

Pis encore, si le sanguinaire Robespierre arraisonnant l'ordre spirituel était connu comme incorruptible, les tyranneaux de la biopolitique que nous voyons s'agiter sur tous les écrans (moins sur les places publiques, devenues dangereuses), sont corrompus, achetés jusqu'à la moëlle par l'industrie qui fabrique des produits miracles à composition opaque et non éprouvée.

L'Eglise catholique, forte et dominatrice, alors en butte au reproche de prévarication, s'effaçant de la scène et de l'histoire, le penchant prévaricateur de son haut-clergé semble avoir migré dans les institutions ecclésiales du clergé nouveau, dont la mission est de régner sur les corps (qui incluent les âmes à l'état corpo-rhéifiées dans et par le rite pseudo-vaccinal, comme on l'a vu) aussi totalement que l'autre se donnait pour vocation de régner sur les âmes rattachées au corps du Christ.
04 novembre 2021, 17:52   Une interrogation
Tout cela est bel et bien. Je me demande quand même, n'y entendez pas malice, si actuellement, en Russie ou en Ukraine, nombre de croyants n'auraient grand empressement à troquer quelques belles cérémonies orthodoxes et leurs ors contre un bon petit Pfizer temporel bien de chez nous, cela allant avec les infrastructures médicales plus performantes qui permettraient de l’administrer rapidement à la population.
C'est quotidien et c'est partout. Soit ce tweet:

La tante de ma voisine est décédée... du Covid.
Mais selon ma voisine, heureusement pour sa tante qu'elle était vaccinée. Ça aurait été pire.

Je ne sais pas si c'est l'émotion, mais elle ne réalise même pas ce qu'elle vient de me raconter.


[twitter.com]


Pour cette liturgie nouvelle, la mort comporte deux étages, comme dans la religion chrétienne:

1er étage: le trépas corporel, l'extinction de l'enveloppe charnelle.

2ème étage: le trépas de l'âme, dont seule l'onction vaccinale peut prémunir le mourant. L'onction vaccinale prend en charge la fonction sacramentale de l'extrême onction administrée aux chrétiens, ou celle du "baptème avant la mort" qui épargne au trépassé un séjour indéfini dans l'Hadès et une abolition définitive de l'âme dans la damnation.

Le "ça aurait été pire" de la tante dans cet apologue twitté renvoie à la mort éternelle, soit la vieille damnation recyclée par la nouvelle religion d'Etat qui s'est instaurée en terre post-chrétienne en 2021, et contre laquelle le rite nouveau fournit le remède unique, la protection absolue.

La tante est partie "en bienheureuse" comme les baptisés ou les croyants qui ont pu poser leurs lèvres sur un crucifix et recevoir du prêtre l'extrême onction avant que d'expirer, selon l'imagerie illustrant la foi populaire chrétienne des siècles passés.

Chassez la spiritualité par la porte et voici qu'entrent par la fenêtre le pire obscurantisme, les pires démons et les pires poisons existentiels, qui subjuguent les concierges et les benêts azimutés par BFMTV.
06 novembre 2021, 17:47   Les anges déchus
Si vous mettez en une sorte de parallèle loufoque la question irrésolue de l'existence de Dieu et celle de l'efficacité des vaccins, figurez-vous, ineffable Francis, qu'on a pu observer l'une des manifestations les plus opérantes sur terre de la déité vaccinale, à savoir les anticorps neutralisants, qui sont même quantifiables, alors qu'on peine encore à déterminer avec précision le sexe des anges.
Deux brefs moments marchiens sur BFM : Philippe Val parle de la théologie vaccinale de la macronie, et, plus tard, un nouveau venu parmi les infectiologues de plateaux télé s'épouvante du retard pris dans l'administration du rappel aux pépés et mamies à risque. Son nom : M. Lapostolle (prononcé "apostle", l'apôtre en français).
Braudel a écrit une Grammaire des civilisations. Quel auteur aurait écrit une Géométrie des civilisations, qui livrerait ses lois dans la forme d'une triangulation ? dont les décennies 1860 et 1870 en France nous fourniraient une image, schématisable très simplement:

1. Le gouvernement et l'Etat fichent la paix à l'Eglise, ne s'occupent que d'essor industriel, d'agriculture, d'économie et de la guerre;

2. L'Eglise fiche la paix à la science et au gouvernement et s'occupe du salut des âmes, du soin des âmes et d'harmonie sociale, de bien-être social et familial;

3. La science, à qui tout le monde fiche la paix et que tout le monde respecte, s'occupe des corps, des lois physiques et mathématiques, du bien-être des corps vivants par la pratique de l'hygiène et de la médecine, de progrès des techniques industrielles et du génie civil.

Il y a là une recette "libérale", non-totalitaire qui produisit des preuves éloquentes de sa valeur durant vingt ans au moins.

Mais il suffit que se grippe, que faillisse l'un des trois termes de cette triangulation harmonieuse pour que l'édifice s'effondre et que chaque membre en vienne à empiéter sur le domaine des deux autres avant que de l'arraisonner et que l'on assiste à un "melt-down", un effondrement fusionnel de la construction triangulaire dans le totalitarisme qui agglomère tous les domaines en un seul.

Quel fut le grain de sable en France à ce moment de l'histoire ?

On a appelé cet événement historique "Désastre de Sedan" : le gouvernement faillit dans sa tâche guerrière (qu'on appelle plus aujourd'hui, et dans l'ensemble du monde, autrement que "de défense nationale"). La confiance en la machine libérale et son bon fonctionnement, son efficacité, s'effondrèrent en même temps. L'Etat failli engendra la Commune, puis les idéaux socialistes et le germe du totalitarisme s'installa durablement en Europe. Vint plus tard "la séparation de l'Eglise et de l'Etat" et l'Etat se mit en devoir de prendre en charge de manière exclusive la dimension sociale et éducative du corps social.

La deuxième crise militaire d'ampleur comparable qui frappa la France fut le désastre de 1940; les mêmes causes produisant les mêmes effets on vit l'Etat français, établi à Vichy, se faire premier prescripteur moral auprès des populations, empiétant ainsi sur le rôle traditionnellement dévolu à l'Eglise.

La Russie impériale connut le même sort avec la déculottée militaire de ses troupes en Europe dans la première guerre mondiale, mais le bolchévisme alla plus loin que ne devait le faire Vichy, car en adoptant le marxisme-léninisme comme système de pensée et de pratique politique, il ravit à l'Eglise, dans un geste conscient et assumé, son rôle de gardienne et d'agent du salut des âmes pour le remplacer par un "salut de l'humanité" dont lui seul se porta garant, dans et par l'instauration du communisme. L'Etat soviétique concentra ainsi les fonctions régaliennes (guerre et économie) mais aussi sociale et spirituelle. Il ne restait plus que l'art et la science à arraisonner, ce qui fut fait en une quinzaine d'années à peine suivant son instauration. Et l'on eut, en science, le lyssenkisme; en art, le réalisme socialiste. Ce totalitarisme là, chronologiquement en avance sur l'hitlérisme, fut le premier totalitarisme "total" de l'histoire d'Occident.

Que se passe-t-il aujourd'hui en France ?

Une fusion du réacteur civilisationnel, un Tchernobyl politique, classiquement provoquée par une faillite morale de l'Etat français, livré à une instance supranationale (l'UE), pieds et poings liés par elle, et qui livre son territoire à toutes les pègres internationales qui en pillent les ressources, en avilissent l'identité et en terrorisent les populations.

Cet Etat français croupion, corrompu et failli, concentre logiquement toutes les fonctions ravies aux deux autres piliers du triangle civilisationnel dont il s'est arrogé l'usage:

Il moralise, pédagogise, tance et entend rééduquer les Français, en refaçonner l'esprit comme pouvait y prétendre l'Eglise de jadis, et, non content d'accaparer ainsi la sphère des idées morales, il a recourt aux mêmes imageries apocalyptiques que l'Eglise catholique pour corriger les comportements déviants, et c'est le catastrophisme climatique et écologique. Il n'est plus question de sauver les âmes comme du temps des spiritualités vivaces, non plus que de sauver l'humanité comme au siècle dernier avec le communisme, mais de "sauver la planète" ! C'est tout comme.

En son coeur pourrissant, l'Etat français failli a aussi, bien évidemment, arraisonné la science de la vie pour l'instituer en théologie nouvelle; l'hypothèse de la vie éternelle étant morte avec l'Eglise, le salut des âmes a été absorbé, s'est pétrifié, dans le sauvetage des corps, mais la trace de cette absorption de la science et de la spiritualité dans le trou noir de ce totalitarisme reste néanmoins perceptible et tangible dans cette nouvelle liturgie vaccinale. Un clergé nouveau a été ordonné (du reste, il se nomme "ORDRE des médecins"), qui revêt la blouse blanche des docteurs en médecine jadis politiquement indépendants du gouvernement, mais cela pour mieux tromper les populations: la médecine a été remplacée par la théologie, comme aux temps antérieurs à Rabelais, et l'on ne soigne plus, l'on pique, comme jadis l'on pratiquait des saignées valables pour tous les maux. Et le serment d'Hippocrate a été dépassé par le serment à l'Ordre et à l'Etat inquisiteur. Les médecins restés fidèles à Hippocrate sont désormais pourchassés et inquiétés par la puissance publique comme du temps de Robespierre les prêtres restés fidèles à l'Eglise et indépendants de l'Etat nouveau.

La mort programmée, progressive, artistiquement décrétée par petits bouts, de toutes nos libertés fondamentales à laquelle nous assistons, n'est que la traine de comète de ce corps jadis triangulaire, aujourd'hui en fusion-liquéfaction totalitaire, et qui arraisonne dans son agonie toutes les fonctions vitales de l'ordre civilisationnel.
11 novembre 2021, 11:53   L'impensable...
«(…) nous avons réussi l’impensable » a glissé M. Macron à la toute fin de sa récente allocution télévisée. L’impensable… Le mot est un peu fort, pour le moins chargé, peut passer pour un excès de lyrisme de "communicant" mais, tout compte fait, à le prendre au pied de la lettre, une part de vérité s’en échappe. Laquelle ?
11 novembre 2021, 19:27   Re : L'impensable...
L'"impensable", pour certaines personnes, serait qu'un homme comme Macron ait les meilleures chances de remporter les présidentielles.
11 novembre 2021, 20:03   Re : L'impensable...
Evidemment, pour certaines personnes, dont Blanchot, l'"impensable", c'est aussi la mort.
Ce tableau sommaire de la genèse du totalitarisme ne serait pas complet sans un examen de celle du totalitarisme maoïste chinois, lequel connut son paroxysme dans le moment historique dit « Révolution culturelle » (entamé en 1966 mais dont la clôture ne fut définitive qu’avec la mort de Mao Zedong en 1976).

Les Chinois nous offrirent durant ces dix années une sorte de « totale » du totalitarisme : fusion de l’Etat, du parti unique (le Parti communiste chinois), de la science (dont la médecine), des arts, de l’éducation, de la pensée et de la spiritualité en un tout fermé sur lui-même, une matrice omnipotente, omnisciente et policière à peu près sans prise ni défaut.

Mais qu’elle était donc « la faille », justement, à l’origine du phénomène ? On a vu que dans l’Occident de tradition chrétienne, l’effondrement de la civilisation sur elle-même, la chute de ses trois piliers dont les débris sont réunis en un monceau désordonné qui encombre la cour intérieure de la société civile, avait pour origine un revers militaire majeur. En alla-t-il de même en Chine maoïste ?
A l’évidence la réponse est négative. « L’art de la guerre », qui dans l’interprétation maoïste se résume à l’art de ne pas combattre en laissant combattre l’ennemi principal (la Chine républicaine et occidentaliste de Tchiang Kai-sheck) face à l’ennemi secondaire (le Japon impérial) tout en se tenant en retrait (mythe de la Grande marche, qui aurait pu s’appeler « Grande planque ») fut appliqué avec bonheur par le groupe armé maoïste durant les décennies 1930 et 1940.

Le revers déclencheur ne fut donc pas militaire mais économique, la catastrophe ayant eu nom «Grand bond en avant» dans les années 1958-1962, soit le second plan quinquennal du PCC, tragédie qui se solda par des famines et des misères sans noms. Les résultats de cette entreprise furent catastrophiques sur absolument tous les plans, agricoles et industriels, et sociaux. Voici un témoignage d’un journaliste indépendant en 1960, Jasper Becker dans son ouvrage Hungry Ghosts, d'après recueil de témoignages dans la province du Henan « Les paysans ont été les principales victimes de la famine. Les corps gisent dans les champs en friche, les survivants sont trop faibles pour les enterrer. Ils sont à quatre pattes pour chercher des graines sauvages à manger. D'autres sont accroupis dans les mares et fossés pour chasser les grenouilles et ramasser des herbes. Alors que c'est l'hiver, les gens sont légèrement habillés, les vêtements sont tenus par des brindilles et fourrés de paille ». Tableau apocalyptique, dans lequel on relève, au passage, ceci : « Il n'y a plus de bois aux portes et aux fenêtres, il a été utilisé comme combustible pour les petits hauts fourneaux. » L’obsession naïve des petits bourgeois maoïstes chinois, envoyés étudier en France dans les années 20 et 30, pour les hauts fourneaux, où certains avaient dû travailler pour financer leurs « études » (cela avait été le cas de Deng Xiaoping), se traduisit de la sorte : rentrés au pays, ils décidèrent d’en couvrir les campagnes ! Un peu pour «faire moderne», et un peu par désir sadique de « faire goûter » à leurs concitoyens un peu de l’enfer industriel dans lequel ils venaient de se tremper. On assista aussi à un retour du cannibalisme, les familles échangeant les enfants pour en consommer la chair (yizi er shi 易子而食 : « échanger les enfants pour se nourrir », expression chinoise ancienne).
Et il n’est pas jusqu’aux barrages construits durant le Grand Bond en avant qui ne s’effondrèrent (en 1975).

Cette faillite totale réduisit en cendres toute confiance des citoyens des villes et des campagnes envers le régime. Le projet socialiste et l'idéal communiste trépassèrent, en Chine, dès 1960. Qu'advint-il alors ?

La Révolution culturelle qui fit suite à cela « mangea » tous les éléments de la superstructure non-étatique : on démolit les églises chrétiennes, ce qui était bien la moindre des choses ; on persécuta les prêtres qu’on emprisonna ; le PCC, par le biais de l’Association patriotique des Catholiques chinois (créée en 1957) “libera” l’Eglise des éléments tendant à s’opposer à la Révolution (pour les envoyer dans des camps) et le bouddhisme fut rangé au rang des superstitions nocives; les moines tibétains furent contraints de participer à la destruction de leurs monastère avec un fusil dans le dos. Les intellectuels furent « envoyés à la campagne ».

La vieille et grande métaphysique chinoise (celle qui dérive de la pensée chinoise la plus ancienne, à laquelle le Yi King sert de focale) fut jetée aux orties: superstitions. Confucius fut attaqué, les Gardes rouges firent le siège du temple qui lui était dédié dans le Shandong. Le PCC instaura une foi nouvelle, une religion avec son livre canon (dit « Petit livre rouge ») dont le dieu vivant fut Mao et son grand prêtre Lin Piao. On brûla tous les autres livres, on transforma les monastères en dortoirs pour travailleurs forcés. Il n’y eut plus d’éducation, ni classique ni moderne.

La science des « experts » fut jugée « bourgeoise » et « contre-révolutionnaire » (les petits Gardes rouges étaient woke et cancel en diable !)

Et la médecine, donc ?

Son cas est complexe : on décréta que la médecine moderne était une cochonnerie occidentale particulièrement nuisible, sans en exclure la chirurgie ! Mais, et c’est là que l’affaire se corse, on eut recours à l’acuponcture (comme technique d’anesthésie, notamment, véritables séances de torture où le torturé était sommé de sourire aux caméras de propagande durant tout son supplice).

Or cette technique, très ancienne, se rattache à un système de pensée qui doit tout à la métaphysique chinoise la plus classique ! Mais elle fut placée entre les mains des fameux « médecins aux pieds nus ».

Et c’est là que nous retrouvons nos chers petits agents propagandistes en blouse blanche qui, chez nous aujourd’hui, viennent vendre la « ligne gouvernementale » en matière de santé sur les plateaux de télévision avec la même dévotion que les infâmes « médecins aux pieds nus » de la Chine d’alors. Comme nos médecins dorés qui émargent auprès des labos internationaux et grenouillent avec connivence dans le même secteur public et parapublic, les « médecins aux pieds nus » de la Chine maoïste totalitaire étaient moins médecins qu’agents de propagande du régime, ce dernier, dans la faillite totale qui le caractérisait, n’ayant pas manqué d’arraisonner la médicine avec le même sens du devoir totalitaire qui caractérise le nôtre aujourd’hui ! La vérité est paradoxale: la corruption financière de nos agents de propagande en blouse blanche, clergé nouveau d'un régime failli, n'empêche en rien l'identification d'une commonalité de fonction avec les "médecins aux pieds nus" chinois qui se nourrissaient de quelques bols de riz par jour.

La Chine, décidément, se révèle comme la matrice, l'Etat fantôme (comme il est des organes fantômes chez les amputés), plus que Etat profond, de notre post-modernité. Et le syndrome de faillite civilisationnelle que sont le wokisme et autre "cancel culture" tels qu'ils se manifestent aujourd'hui en Occident, regarde vers le syndrome délétère que fut cette "Révolution culturelle chinoise" matricielle et désormais engenderesse (cf. le projet de contrôle total de nos vies par l'IA et les injections dites vaccinales et celui du Grand Reset) de notre vécu contemporain.
Commonalité superficielle des fonctions entre les "médecins aux pieds nus" de la Chine maoïste et nos médecins assermentés à l'Ordre et à l'Etat failli: à l'instar de leurs prédécesseurs chinois pratiquant l'acuponcture comme thérapeutique à tous les maux, les nôtres piquent et injectent obsessionnellement et à l'exclusion de tous autres traitements qu'ils jugent charlatanesques.

Ce parallèle, même s'il n'a aucun sens, relève encore de l'heuristique des phénomènes de déchéance civilisationnelle.
En référence à la question de la "religion des Chinois" sous le maoïsme, telle que je viens de l'évoquer: ce court extrait de
Lu, Chu Yi, "The Development of Christianity in Contemporary China" (2014). Theses and Dissertations.
4349.
[scholarsarchive.byu.edu]

Je surligne en bleu ce qui nous intéresse ici:

Because reconstructing a “Red China” was the Party’s essential goal during the Cultural
movement, Mao and his Party supporters realized that the only way they could move forward
with communist and socialist ideas was to abandon what was commonly referred to as the Four
Olds: Chinese Old Customs, Old Culture, Old Habits, and Old Ideas (Schaefer and Torre 2007).
As a result, religious beliefs, rituals, and religious activities ceased entirely throughout the
country.


During the Cultural Revolution, the young Red Guards became Mao’s missionaries.
They referred to Mao as the Savior of Chinese people, depicted him as the rising sun from the
East, “the son of heaven, and the color red, all of which may be found in songs, speeches,
writings, and the Little Red Book” (Yeo 2002:149). Mao Zedong became the new object for
people’s daily worship. “Individuals and families would gather before a portrait of Mao to ask
for instruction at the start of a day, confess at the close of the day, memorize portions of the
Little Red Book, sing hymns exalting Mao as the ‘Great Helmsman,’ take pilgrimages to his
birthplace, visit other sites that related to his life; and carried the Little Red Book” (Zuo
1991:103).


Donc, comme nous le voyons aujourd'hui en Occident: l'effacement des rites de la foi ne les efface pas mais les transfère sur un objet et des rituels qui miment et/ou cristallisent la transcendance éteinte, son fantôme profane et grotesque.

Immuable mécanique du Veau d'or, qui chez nous donne lieu à la vénération contrite du Moloch vaccinal, sorte de dieu Baal auprès de qui les familles sont poussées ces jours-ci à venir immoler leur progéniture avec ferveur.
Article très fourni, et de bonne tenue, dans Wikipédia sur la Grande famine en Chine (1959-1960), qui est à interpréter comme élément décisif de l'effondrement ultérieur de la civilisation dans le totalitarisme, tel qu'il se produisit au cours de la décennie suivante, et dont les symptômes sont à rapprocher de ceux que nous connaissons en Occident post-chrétien aujourd'hui (totalitarisme étatique, "cancel culture", divorce des élites et du peuple, etc.) :

[fr.wikipedia.org]

A propos de "wokisme" joe-bidenique : la déroute afghane (abandon de plusieurs milliards de dollars de matériel, en sus des auxiliaires afghans) est-elle véritablement sans rapport profond avec le totalitarisme sanitaire, l'ordre moral inversé et la folie déculturante qui s'emparent de l'Amérique ? La question mériterait d'être posée.
14 novembre 2021, 22:12   Test
Dans le genre "clin d’œil farceur" de l'Histoire, il fallait que vienne précisément d'Autriche cette mesure de placement aux arrêts domicilaires des personnes "non-vaccinées"...
15 novembre 2021, 18:00   Re : Test
Alors qu'en Ukraine, où la population est très majoritairement non vaccinée, les fours crématoires tournent à plein régime...
Après avoir appliqué la grille étiologique des défaillances du trépied des autonomies civilisationnelles – autonomie d’une vie spirituelle vivace et pure de politique, autonomie d’une vie politique dénuée de prétention théologique et une vie scientifique se déployant en autonomie du politique et sans être entachée de théologie – à la genèse du totalitarisme maoïste et à la naissance du totalitarisme bio-théologico-politique qui se déploie sous nos yeux dans l’Occident post-chrétien à la faveur de la crise dite « Covid-19 » (crise ou « bête de l’événement » comme la désigne Macron) doublée de la bête « changement climatique / salut de la planète », il reste à se pencher sur le plus belliqueux et agressif des totalitarismes dans toute l’histoire : le totalitarisme nazi.

Nous avons vu que l’élément déséquilibrant de ce trépied, déclencheur d’une genèse du totalitarisme dans le cas chinois, avait été la faillite économique patente d’un plan quinquennal conçu de manière irresponsable, et dont l’échec se traduisit par une totale perte de confiance de la société civile en le projet politique gouvernemental ; que s’agissant de la tentation totalitaire du cas français (pétainisme), des revers militaires sont en cause ; qu’ils avaient aussi été en cause dans le cas du totalitarisme de la Terreur et du robespierrisme (grande précarité de la position géopolitique française sur le plan militaire en Europe et en Amérique jusqu’à Napoléon, malgré Valmy) et de nouveau dans le cas russe en 1917 lorsque éclata la Révolution bolchévique; que d’autres revers militaires (en Afghanistan) peuvent être soupçonnés en sous-jacence de l’apparition d’une tentation totalitaire (wokisme, cancel culture, « dictature sanitaire ») dans le cas étatsunien contemporain ; que la tentation totalitaire générale dans laquelle verse un vaste pan du monde occidental post-chrétien sous notre regard incrédule s’opère en ayant en toile de fond une re-théologisation (délaïcisation) de la vie politique doublée d’une biopolitique (clergé des corps / clergé du corps en blouse blanche) envahissante, occupant toute la place d’une vie spirituelle chrétienne défunte et/ou défaillante; la genèse du totalitarisme nazi, si elle entre dans cette grille, ne fera qu’en confirmer la validité.

Ce n’est pas une seule défaillance militaire (cas français, russe et, pour une part aujourd’hui, étatsunien) non plus qu’une défaillance économique majeure mais unique (cas chinois) qui marqua la société allemande au sortir du premier conflit mondial, mais les deux !
En effet, la société germanique qui enfanta le 3e Reich totalitaire versa dans le totalitarisme pour y avoir été poussée par une double défaillance de l’Etat et de ses instances politiques : l’échec militaire de 1918 doublé de la faillite économique (hyperinflation, chômage de masse et paupérisation, etc.) qui lui fit suite. Le trépied civilisationnel, en quelques années, n’eut plus qu’un seul pied : l’Etat et la société civile furent engloutis tout entiers dans le culte voué à un chef concentrant en sa personne tous les objectifs (économiques, culturels et spirituels, et bien-sûr militaires) d’une civilisation fondée sur son projet, lequel fut censé être synthétisé et énoncé, comme dans le cas chinois, dans un livre unique (Mein Kampf).

La virulence particulière de ce totalitarisme-là, l’hybris belliqueux qui le caractérisa, sont à la mesure de la double faillite qui jeta bas deux piliers sur les trois du trépied civilisationnel.

Ainsi se trouve validée notre intuition originelle : celle du socle autonome de la civilisation, que fournit le trépied composé des branches politique, scientifique et religieuse maintenues vivaces et indépendantes les unes des autres, mais celle aussi de sa fragilité constitutive, et singulièrement la fragilité du bras politique, la nature de boîte de pandore de cet ensemble -- qu'un seul des rivets vienne à sauter, que se rompe l'un des pieds, que faiblisse la vie spirituelle autonome (comme aujourd'hui en Occident post-chrétien), et c'est le départ d'un orage de démons qui se déchaîne sans garde-fous: le politique se fait pasteur et moralisateur, l'économiste se fait gourou religieux (cf. Klaus Schwab) et un culte général s'impose (aujourd'hui culte vaccinal, aux ministres corrompus), doublé d'un encadrement militaire des populations que l'on paupérise et asservit ("Vous ne possèderez rien et vous serez heureux", dixit K. Schwab; imposition d'un revenu universel, soit le petit frère paternaliste et esclavagiste soft du "Mangez gratis et travaillez dur" affiché dans les cantines des camps de travail maoïstes).
Franchement, je ne vois pas très bien en quoi le Japon serait un contre-exemple d'une politique sanitaire visant à vacciner le plus possible sa population : aussi étonnant que cela paraisse, le taux de vaccination complète dans ce pays qui a dernièrement mis les bouchées doubles dans ce domaine est actuellement de 63.1% ; en Israël c'est 61.6% ! Et je ne crois pas que les Japonais rigolent avec la discipline civique...

On vaccine au Japon mais l'Etat n'y pratique aucune coercition des citoyens. La vaccination n'y fait l'objet d'aucun chantage social. L'essentiel est là: la prise en main par l'Etat d'un rite officiel, universel, panacée de tous les maux, focalisant toutes les dimensions, à la fois culte, rite, liturgie, manifestation d'orthodoxie et de sujétion politique, injonction éthique, signal de citoyenneté, certificat de moralité, et passeport pour la vie éternelle (selon le Vatican).

Le Japon n'est pas touché par ce phénomène hallucinant qui va jusqu'au déni par l'Etat des conséquences sanitaires catastrophiques de ces injections, au déni de causalité quand trois footballeurs injectés anti-covid sont terrassés par des crises cardiaque lors d'un même événement sportif, comme cela s'est produit récemment et alors même que des voix scientifiques se sont exprimés abondamment sur les effets attendus de ces injections sur l'organisme humain (le prof. Luc Montagner, le Dr Flemming, parmi des centaines d'autres sommités de la discipline).
17 novembre 2021, 09:45   Re : Test
"Dans le genre "clin d’œil farceur" de l'Histoire, il fallait que vienne précisément d'Autriche cette mesure de placement aux arrêts domicilaires des personnes "non-vaccinées"..."

Très drôle. Mais lasciamo perdere, rendez-vous dans dix ans place de la petite Jauge, on se trouvera facilement, il n'y aura pas foule. Ciao viva !
17 novembre 2021, 23:03   Comme la petite souris
Ah vous vous écrivez à voix haute, maintenant ?
Ciao caro Rolando, mais dix ans c'est beaucoup trop long voyons, qui se projette si en avant dans le temps (à part Francis peut-être, qui tenait absolument à ce que l'avenir fût emboîté quelque part dans le présent, sous l'oreiller, déjà prêt à vivre) ?...
Le parti Nazi et le clergé des corps (document).

[mega.nz]

L’ordre des médecins allemand adhéra donc en masse au parti Nazi dans les années 30. C'est que la ferveur nazie s’accordait particulièrement bien, fut en profonde affinité avec celle qui anime ordinairement les praticiens d’une médecine dans laquelle il n’est plus de salut que des corps.

La biopolitique acéphale, science comme amputée du pneuma, ritualise biopouvoir et thanoto-pouvoir dans l’administration d’un Janus pharmakon : un anti-virus qui tue à la manière du virus dont il est inspiré, la protéine S étant mobilisée mêmement et suivant un mode opératoire identique dans l’action virale et l’action anti-virale -- son investissement des organes vitaux arraisonne l'organisme et produit des effets communs à l'action virale: le remède et la ciguë sont tout un et le virus passe le relais à son double, l'anti-virus, qui le remplace et poursuit ses effets (le "vaccinés" étant aujourd'hui les plus touchés par la maladie).
Tout cela est bel et bien. Je me demande quand même, n'y entendez pas malice, si actuellement, en Russie ou en Ukraine, nombre de croyants n'auraient grand empressement à troquer quelques belles cérémonies orthodoxes et leurs ors contre un bon petit Pfizer temporel bien de chez nous.

J'ai hésité avant d'afficher le lien ci-dessous, qui est celui d'un témoignage. Tout ce que nous avons proposé jusqu'ici relève d'une critique, celle d'un regard porté de l'extérieur sur le phénomène qui s'empare des sociétés déchristianisées et les étreint comme la mort. Ce témoignage est d'une tout autre nature: celui d'une expérience intérieure, éprouvée par un ministre du culte orthodoxe, un moine grec. Il est livré en langue anglaise, mais lisible aisément.

On y découvre l'autre versant de la réalité que nous évoquons dans ces pages: le versant spirituel du phénomène, vécu par un homme de Dieu, pas un sociologue, ni un philosophe mais un praticien de l'esprit et de la prière:

[www.expandingawarenessrelations.com]
Certaines voix, dans l'Eglise, montrent que la Foi reste source de lucidité face à ce qui advient (on a tiré à balles réelles sur des manifestants aux Pays-Bas, ce samedi, ce qui dit la gravité des heures que nous vivons) et qu'une certaine flamme ne vacille pas, n'est point morte:

L’archevêque Carlo Maria Vigano appelle à une alliance anti-mondialiste internationale:

In hoc signo vinces
Sans commentaires, parce que les 53 posts qui précèdent cette image, sur laquelle je viens de tomber, en sont le commentaire, humble et tâtonnant:

Ce nouveau documentaire est sorti aujourd'hui, il s'intitule "Hold on".

video: [youtu.be]

Aller directement à la courte séquence qui commence à 16:02. Un physicien et psychanalyste s'exprime:

"La piqure a remplacé l'hostie; c'est le salut par la vaccination, donc il n'y a pas vraiment de réflexion. C'est comme quelqu'un qui aurait des convictions religieuses et qui n'a pas besoin de preuve. Il est dans l'éprouvé plus que dans la preuve".

Voilà.
Il n'y a pas de remède au remède-poison, dont l'usage est strictement rituel et d'argument théologique. Le seul méta-remède serait le bris de la fiole à poison joint à celui de l'appareil politique qui repose sur l'usage qui en est fait.

Poison politique et poison pharmacologique ne composent plus qu'un seule matrice totalitaire.

Il transpire qu'un tiers environ de ces fioles sont des placebos, qui ne contiennent qu'une solution saline. Elles sont très probablement vendues au même prix que les autres, celles qui sont censées contenir l'agent thérapeutique. Cette proportion des doses placebo (administrées d'office au personnel gouvernemental, faut-il le préciser) est explicable par la nature même d'essai thérapeutique que constituent ces programmes d'inoculation.

Mais cette particularité confère un caractère particulier à cette campagne: il s'agit de la promotion d'un geste et non d'un contenu. La valeur rituelle a son enjeu dans la valeur symbolique du geste vaccinal, signe de consentement politique, de soumission, un peu à la façon des campagnes de don de sang en urgence (à l'issue d'une catastrophe, etc.) qui sont investies d'une charge symbolique si forte qu'elles rendent secondaire le fait que les poches de sang recueillies finiront à l'incinérateur. Le geste collectif soude la communauté et, comme le veut le schéma girardien du bouc-émissaire, autorise le mépris et l'ostracisme à l'égard de ceux qui s'y refusent. C'est ce mépris et cet ostracisme, d'essence profondément religieuse, qui, consciemment, de manière publiquement assumée et revendiquée aujourd'hui par le politique, frappent de plein fouet les réfractaires à ces inoculations.

Dans leur allocution officielle, Macron-Véran vous expliquera ça demain mieux que moi ce soir.
Bien entendu, censure !
La vidéo sur "Hold un" est désormais non disponible…
Le dernier moment d'un prêtre "sur-baptisé" :
- que la paix du seigneur soit avec vous
- et avec votre esprit. (video tragique)
[twitter.com]
"Prendre le corps pour modèle", déclarait Spinoza, énonçant ainsi sa fameuse thèse théorique du parallélisme. Deleuze dans son Spinoza : il s’agit de montrer que le corps dépasse la connaissance qu’on en a, et que la pensée ne dépasse pas moins la conscience qu’on en a. Il n’y a pas moins de choses dans l’esprit qui dépassent notre conscience que de choses dans le corps qui dépassent notre connaissance. C’est donc par un seul et même mouvement que nous arriverons, si c’est possible, à saisir la puissance du corps au-delà des conditions données de notre connaissance, et à saisir la puissance de l’esprit au-delà des conditions données de notre conscience.

Que se passe-t-il, en vertu de ce parallélisme, si l’on reconnaît sa trame comme valide, lorsque le mépris de l’esprit, par amputation symbolique de ses strates supérieures, est posé par la clinique ? soit lorsqu’il n’est plus question de libérer les hypothèses spirituelles du pneuma, de « déplafonner » l’esprit et le corps ?
Aussitôt les ressources du corps qui échappent partiellement à la connaissance sont à leur tour niées, et c’est le retour du corps-mécanique, automate, acéphale : l’immunité naturelle, au lieu d’être cultivée, par l’administration de vitamines, ne serait-ce que ça, ou en reconnaissant, par exemple, que dans le cas du covid-19, si les habitants actuels de Hong Kong sont très peu touchés, malgré une vaccination « libre », par le virus Sars-covid-2, c’est très probablement pour avoir été en contact avec le virus Sars-covid-1 il y a tout juste 20 ans, l'immunité naturelle, dis-je, est placée hors-sujet.

Les ressources de l’immunité naturelle, c’est Fauci qui a affirmé cela, n’ont pas à être prises en compte. Seule n’intéresse désormais la clinique instituée que la mécanique immanente du corps simple et sans mémoire ni esprit, répondant comme le ferait un corps sans vie (un corps exclusivement chimique) à des injections/injonctions bio-moléculaires et biopolitiques. Les corps dépourvus de mémoire immunitaire ne sont plus qu’objets biopolitiques, ont cessé d’être des corps vivants autonomes, lesquels, selon Spinoza, ne se singularisent de la substance commune qu’en « composant des rapports par affection ».

C’est que leur autonomie et leur âme ont été rachetées (par le truchement du rituel vaccinal) en une « âme collective », celle du troupeau (herd immunity) dûment guidé et encadré dans un schéma où le parallélisme autonome des vivants se trouve broyé et anéanti dans la formation d’une unité guidée du dehors (le hors-là de l’élite pastorale-théocratique).

J’avais entamé ce fil en évoquant une « géométrie des civilisations » : dans le moment historique que nous vivons, les rapports que composent les êtres pour exister étant empêchés ou orientés par des instances extérieures qui posent sur eux leur supériorité, la géométrie libérale du corps social (où corps intermédiaires et instances de contre-pouvoir doivent jouer leurs rôles pleinement) souffre à son tour et se voit remplacée par le totalitarisme agrégateur.

Deleuze évoque, en soulignant ces termes, la méthode naturelle et géométrique de la politique de Jean de Witt, dans laquelle se reconnaissait Spinoza installé à La Haye, qui veut le développement d’une économie libérale s'opposant à « la conduite passionnelle et belliqueuse de la monarchie », à l’intolérance des fidèles au calvinisme, à l’idéologie « révolutionnaire » alors imprégnée de théologie.

Le totalitarisme est contraire aux rapports géométriques et aux compositions complexes d’affects qui orientent le mouvement des vivants et définissent leur singularité. A l’éther où se tissent et se composent les rapports par lesquels s’incarnent les vivants, le totalitarisme oppose le plein et la masse, et l’ordre totalement orienté et indélicat.

Il est ennemi de tout ordre géométrique où chatoient les angles de vue, les spéculations croisées et les équivalences comparées.

Le vivant possède des ressources multiples et encore largement inconnues, propres au corps et à l’esprit, et en vertu du parallélisme spinozien, l’amputation des dimensions spirituelles, la négation des ressources du pneuma, constituent un préalable indispensable à l’amputation des ressources de l’organisme vivant, son charcutage transhumaniste indélicat, et l’avènement théorique du grossier et dérisoire « homme augmenté » (de ses deux doses de bouillon injectable tous les ans).

Mais la délicate géométrie somatique, si elle est défaite par la grossièreté de la clinique contemporaine, ne saurait être anéantie tant que, tout aussi parallèlement, la géométrie du corps social (« géométrie libérale des sociétés civilisées ») n’est elle aussi déséquilibrée, fracassée, et en refonte vers la pâte totalitaire primitive.
Post-christianisme ici, et là, un aveu de post-judaïsme:


27 novembre 2021, 20:03   Nature contre nature
Vous savez, Francis, il est une pratique qui a cours chez les hommes depuis un certain temps déjà, regroupant des méthodes et des artifices plus ou moins efficaces que le génie humain a désigné sous le terme saugrenu de "médecine", laquelle n'a en réalité été instituée que parce qu'on a constaté que dans de nombreux cas l"immunité naturelle" toute seule et livrée à elle-même est impuissante, face à des phénomènes tout aussi naturels qu'elle qui peuvent l'emporter et provoquer des maladies mortelles, quand on ne fait rien d'autre que de s'en remettre à elle.
Et peut-être serait-ce Spinoza lui-même qui vous dirait que le moindre des conatus exige qu'on ait alors recours à ces méthodes d'appoint, quand on redoute qu'on ait affaire à de ces phénomènes à fort potentiel pathogène et que la lutte ne soit inégale...
Dans le cas de ces traitements par inoculation, l'immunité naturelle n'est nullement supplémentée, ne reçoit aucun renfort ni force d'appoint : elle est objet d'une substitution par une immunité artificielle moins puissante qu'elle (immunité naturelle au Sars-1/2 à Hong Kong : 20 ans; immunité au Sars-2 octroyée par doses injectables en Europe: 6 mois à peine), et son effacement est très dommageable à l'organisme, en sus de la dépendance qu'elle crée à l'égard de ces inoculations répétées.

D'autre part, toutes les analyses du virus Sars-2, agent pathogène responsable du Covid-19, tendent à prouver que sa composition, hautement improbable, ne peut être qu'artificielle (arme biologique) et qu'il est erronée de voir en lui "un phénomène tout aussi naturel que l'immunité naturelle". Pour en savoir plus à ce sujet, voir ceci (un fil de 17 images sur Twitter) qui déroule la composition génomique de ce virus:

[twitter.com]

Le virus n'est pas plus "naturel" que les substances antigéniques inoculées; le poison et l'anti-dote sont de même substance, et en effet, les substances injectées ne sont qu'un anti-dote préventif qui use de la même arme (protéine S) que le poison.

Lorsque l'immunité naturelle est impuissante (ce qui fut évidemment le cas chez de nombreux patients des premières vagues Covid), il existe, en médecine, ce qu'on appelle les "traitements précoces" qui affaiblissent l'agent pathogène et renforcent (par des vitamines, du zinc, etc.) l'immunité naturelle.

La médecine au fond, a-t-elle jamais été autre chose que l'art d'aider l'immunité naturelle à lutter contre les désordres qui affectent le sujet ?

La recherche d'une éradication des différents variants de ce virus, qui déferlent de manière ininterrompue sur toutes les populations de la planète, en recourant à "un vaccin" ou plus exactement une thérapie génique préventive, est une stratégie erronée (terme employé récemment par Luc Montagnier). Cette erreur stratégique est celle-là même que j'avais dénoncée l'an dernier en usant de l'image guerrière, celle des campagnes de l'Afrika Korps de Rommel en Afrique du Nord : impossible de stopper le mouvement de ces troupes car trop mobiles ("circulantes") et supérieurement équipées, MAIS, possibilité, comme à Bir Hakeim ou Al Alamein, de les fixer, les user, les combattre en un lieu, un théâtre (qui sera, pour le virus, l'organisme du patient pris individuellement) où son appareil de locomotion et d'extension de valeur supérieure ne lui sera d'aucun recours. Abandonner à l'ennemi le terrain où ses ressources sont supérieures, pour avancer pied à pied sur celui où elles ne lui sont d'aucune utilité.

Longtemps, la médecine fut affaire de stratégie.
Donc, un double mouvement:

1. Le décalottage de la sphère spirituelle par suppression de ses strates échappant au conatus, qui se double, comme le veut l’axiome du parallélisme spinozien corps-âme, d’une réification des corps et d’un appauvrissement radical de la clinique, les corps n’étant plus traités que comme masse chimique et mécanique indifférenciée -- les contre-indications des inoculations anti-covid se comptent sur les doigts d’un main ; l’universalité de ces dernières reposant sur l’indifférenciation des corps (face à ce traitement, personne, ou presque, n’est particulier). Les réactions attendues du corps dévitalisé ne seront plus inhérentes à la complexité du vivant, à savoir impondérables et singulières, mais prévisibles par l’application de lois chimiques et mécaniques comme peuvent l’être celles d’un corps inorganique dénué de tout souffle de vie, une chair éteinte qui n'est plus active que chimiquement.

2. La migration des rites: la liturgie ecclésiale, celle du soin des âmes, devenue caduque faute de matière spirituelle à exalter ou cultiver, se replie dans une Église nouvelle, dotée d’un clergé neuf, dont les habits sacerdotaux imitent ceux de l’Eglise ancienne ou se posent systématiquement et significativement en contraste avec eux : la soutane noire est remplacée par la blouse blanche (il importe que l’Église nouvelle se distingue radicalement dans cet habit : si l’autre avait été blanche, il eût fallu que les médecins se drapassent de noir, comme cela était le cas au XVIIe siècle); l’étole dorée du prêtre catholique, symbole de son autorité pastorale, dont il se ceint le cou en la passant par la nuque, est imitée dans le port du stéthoscope, élément central et décisif dans la signalétique du corps médical autorisé; la chasuble du prêtre officiant et le dalmatique du diacre sont l’ample blouse verte qu’enfile le chirurgien officiant dans le théâtre de ses opérations, ce dernier suréclairé comme peut l’être l’autel de l’église pendant la messe. Qui plus est, le chirurgien dans son bloc opératoire est assisté d’infirmières et de chirurgiens subalternes et d'autres soignants qui s’affairent et lui obéissent au doigt et à l’œil, et silencieusement, pendant l’opération, à l’instar des enfants de cœur au prêtre pendant l’office, et qui sont en nombre identique (quatre ou cinq par opération).

La parole sacrificielle et sacrée du Christ, « Prenez et manger, ceci est mon corps » conserve toute sa pertinence dans le théâtre opératoire : le chirurgien rompt l’enveloppe charnelle de son scalpel comme le Christ le pain eucharistique dans la Cène. Tout ceci n’est aucunement nouveau, mais la re-migration des rites religieux dans cette nouvelle Église des corps a trouvé la place chaude : la mise en scène chirurgicale n’était-elle pas déjà une mise en Cène ?

Nous avons vu aussi comment va s’opérer la transmutation de la confession, et du confessionnal, grâce à l’installation de cabines de cybermédecine, où le patient viendra confesser au cyberespace (le Cloud, autrement dit les Cieux, le séjour de l’instance divine par excellence) les maux dont souffre son corps duquel l’âme a été ôtée, ou, si l’on préfère : comment il viendra confesser son corps comme ses aïeux leur âme.

Chasuble de prêtre :



Casaque chirurgicale



Pourquoi le lavage des mains dans les théâtres des opérations corporelles ne fut-il accepté qu’avec cinq siècles de retard dans l’Occident chrétien (cf. la thèse du Dr Louis-Ferdinant Destouches sur le docteur Semmelweis) ? S’il fallait oser une réponse, j’avancerais que, dans la geste chirurgicale lue heuristiquement comme transposition de la Passion du Christ, ce geste, le lavage des mains, préalable à l’ordre de scalpélisation des corps, demeure celui de Ponce Pilate dans le récit de la passion. Or Ponce Pilate, plus encore que Judas, est la figure rébarbative par excellence de ce récit. Lorsque les narrations, sacrées et profanes, se superposent dans le secret, il faut s’attendre au surgissement de l’incompréhensible. Si la rationalité échoue à expliquer l’obstruction savante au lavage des mains pré-opératoire dans l’acte chirurgical à l’âge classique de la médecine, l’irrationnel fournit la clé explicative de cet échec: le rite, déjà, régnait en maître dans la médecine moderne avant que ne s’en mêle la médecine covidiste, qui n’a fait qu’installer le sacré dans le lit préchauffé et accueillant de la clinique profane déjà armée d'un mimétisme liturgique ecclésial.

(à suivre)
Soit ce twitt de François Bayrou, produit ce matin:

François Bayrou
@bayrou
On craignait les effets secondaires du vaccin : c’est absolument faux. Il y a peu de risques et il faut réfléchir à l'obligation vaccinale. On le fait déjà pour 11 vaccins pour les enfants.

Un chef de parti politique, partenaire du pouvoir, décrète le bon et le mauvais de la médecine, soit ce dont Louis XIV lui-même s'abstenait.

Le déni de tout effet secondaire de ces injections est d'une logique à toute épreuve: le corps humain dévitalisé de son pneuma et amputé de sa nature complexe et interactive ne saurait nous réserver des "effets secondaires" du fait même de sa nature amorphe de corps simple (chimique et biomoléculaire) indifférencié. Une matière primaire ne saurait produire d'effets secondaires.

"Il faut réfléchir à l'obligation vaccinale". Réfléchir à une obligation est l'apanage du pouvoir absolu. La tentation de l'obligation, la démangeaison de l'obligation sont le propre des puissants à qui il faut vouer une reconnaissance sans bornes d'avoir pour l'heure consenti à ne pas abattre sur nous le bras séculier de l'obligation.

La tyrannie, le totalitarisme (le politique qui dit le bien clinique universel d'un acte médico-chirurgical présenté comme indifférent aux individus, dont les conséquences sur l'organisme sont possiblement irréversibles) tiennent toute dans cet énoncé injonctif émis par la bouche souveraine d'un usurpateur impudent.

***

Je m'avise, après avoir mentionné supra que l’étole dorée du prêtre catholique, symbole de son autorité pastorale, dont il se ceint le cou en la passant par la nuque, est imitée dans le port du stéthoscope, élément central et décisif dans la signalétique du corps médical autorisé, de ce fait à peine surprenant: la marque de stéthoscope commercialisée qui paraît dominante sur le marché se nomme SPIRIT (Esprit) :


Le rite vaccinal est porteur d’une vertu, elle aussi, double (outre la vertu théologale de la charité, qui ferait si cruellement défaut au non-vacciné, lequel, rien que de respirer, mettrait égoïstement et « de manière irresponsable » son prochain en danger) autrement dit une double fonction sacramentale:

1. Dans la sphère de la « piété intérieure » (Spinoza), il est assimilable au baptême chrétien qui assure à l’âme du baptisé son chemin vers le salut individuel (cf. les déclarations éclairantes du pape François sur le code QR « passeport vers le paradis ») et qui préserve le vacciné de la mort éternelle (le vacciné tué par le covid étant, comme on l’a vu dans les effusions de ferveur populaire covidiste, « moins mort » que le mort non-vacciné) ;

2. Dans la sphère de la piété extérieure, il vaut le pain eucharistique de la communion des chrétiens, acte par lequel se compose un corps commun rattaché à la figure transcendante du Christ. Ce corps unique, enjeu du salut collectif, constitue le Saint Graal de l’Église hypocondriaque et de son clergé somatique, lequel exerce la vocation pastorale d’assurer l’immunité clinique du troupeau, et, partant, son salut plein et entier puisque ce clergé a tourné le dos à l’âme et à l’Esprit.

C'est ainsi que l’injection anti-covid, non content d’en envoyer certains (les « élus ») directement et, dirait-on, sacrificiellement, au paradis (par rupture d’anévrisme, crise cardiaque, thrombose et troubles neurologiques graves), garantit à ceux que Dieu fait attendre l’élection parmi les vertueux; étant de la sorte censé sauver les corps dans lesquels les âmes ont trouvé leur séjour ultime, le rite vaccinal réussit le miracle d’unir le Diable et le Bon Dieu dans un culte somato-pneumatique unique -- il ouvre des espérances de vie éternelle dans l’ici-bas (cf. le transhumanisme et les perspectives d’immortalité somatique qu’il nourrit généreusement) tout en bénéficiant d’une onction papale venant entériner le fait que les âmes « font bien » de s’accrocher aux corps comme dernier refuge et que, dans cet arrimage, le vieux paradis transcendant leur est ouvert !

***

Le Traité théologico-politique est riche de développements sur ce que Spinoza appelle « l’histoire des Hébreux et leurs vicissitudes » (traduction Charles Appuhn) ; on y lit notamment (Chapitre XVIII) ceci :

« Il n’y eut point du tout de sectes religieuses sinon quand, dans le deuxième empire, les Pontifes eurent l’autorité de rendre des décrets et de traiter les affaires de l’État, et que, pour que cette autorité fût éternelle, ils usurpèrent le droit du prince et finirent par vouloir qu’on leur donnât le nom de rois. La raison est facile à voir ; dans le premier empire, il ne pouvait y avoir de décrets rendus au nom du Pontife, puisqu’ils n’avaient pas le droit de décréter, mais seulement, à la demande des chefs ou des conseils, de donner les réponses de Dieu ; ils ne purent avoir en conséquence aucune passion de décréter des nouveautés, mais seulement d’administrer et de maintenir les usages reçus.»

Transposons le récit de cette « délaïcisation » de l’Etat hébreux dans la grille contemporaine où les Pontifes sont les Médecins du Conseil sanitaire prenant la haute main sur l’actuel gouvernorat français:

« Il n’y eut point du tout d’Église hypocondriaque sinon quand, dans le quinquennat Macron, les Pontifes des autorités sanitaires eurent l’autorité de rendre des décrets et de traiter les affaires de l’État, et que, pour que cette autorité fût éternelle, ils usurpèrent le droit du Parlement et finirent par vouloir qu’on donnât à leurs décrets le nom de lois. La raison est facile à voir ; dans la période antérieure à 2020, il ne pouvait y avoir de décrets rendus au nom du Ponte médical, puisque ces pontes n’avaient pas le droit de décréter, mais seulement, à la demande des chefs ou des conseils, de donner les réponses de la Clinique ; ils ne purent avoir en conséquence aucune passion de décréter des nouveautés, mais seulement d’administrer et de maintenir les usages reçus.»

Dans la France de novembre 2021, le Pontife usurpateur, on le voit, se nomme Olivier Véran. Il commande au monde profane et aux princes (dont Macron et François Bayrou) par des décrets inspirés de sa foi hypocondriaque et sa piété intérieure débordant avec ferveur de ses berges, inonde et paralyse la cité.
Ce twitt d'Asselineau aujourd'hui (sur les travaux de reconstruction de Notre-Dame):


Mais, en voulant faire de Notre-Dame une présentation tape-à-l'œil,«émotionnelle» et pseudo-pédagogique du «CHRISTIANISME POUR LES NULS», c'est la Beauté, le Mystère de la foi et le Sacré que l'on risque d'anéantir.
Il s'agit de séculariser le monument pour maximiser les profits.



La cathédrale Notre-Dame-de-Paris partit en flammes et en fumée les 15 et 16 avril 2020, pendant près de 15 heures.

Cela ne lui était jamais arrivé, crois-je savoir, depuis la consécration de son maître-autel le 19 mai 1182.

La Commune de Paris, qui incendia méthodiquement à peu près tout dans Paris, l'épargna.

Mais pas les satanistes qui se firent une joie de l'anéantir dans les flammes moins d'un mois après l'irruption de l'état d'urgence sanitaire:

Pour que le Veau d'or somatique et clinique s'empare de la cité afin d'investir de rituels à figure sacrée la sphère politique et publique, il fallait que le plus vaste monument de Paris authentiquement sacré et admiré de toute l'humanité fût désacralisé et sécularisé/profané. Ainsi le veut la loi des vases communicants entre ces deux instances.

Le sacré, ce 16 avril 2020, acheva sa migration (entamée le 20 mars) dans l'institution biopolitique nouvelle, confiée au clergé somatique s'apprêtant à instaurer le rite vaccinal; en échange, le profane acquit Notre-Dame -- ce que les autorités publiques en feront à travers la réparation du monument n'importe quasiment plus.

Ce jour-là, le Diable remporta une fameuse bataille. Pourtant, il perdra la guerre. (Les Prophètes des Saintes écritures n'étaient autres que ce que l'on appelle aujourd'hui "des lanceurs d'alerte", et ne craignons pas de les rabaisser ou de ternir leur parole en les imitant).
à propos de catholicisme, de totalitarisme et de vases communicants:



Là où la foi/la spiritualité religieuse s'efface, la gangrène totalitaire s'installe: immanquablement, l'Etat se fait le gardien et promoteur d'une foi nouvelle, entièrement fabriquée à son usage et au service d'intérêts privés qui le soutiennent.
01 décembre 2021, 23:58   De la continuité
De fil en aiguille, cela me fait penser à une formule que j'avais trouvée percutante de l'auteur de La Destruction des juifs d'Europe, Raul Hilberg, qui avait résumé la Shoah de façon lapidaire comme aboutissement culminant d'un processus gradué propre à l'Occident chrétien dans son ensemble, dont le nazisme réalisa l'acmé (je cite de mémoire) : « D'abord ce fut l'injonction adressée aux juifs selon laquelle ils ne pouvaient pas vivre parmi nous, chrétiens, en tant que juifs ; s'ensuivirent les conversions forcées. Ensuite il leur fut signifié qu'ils ne pouvaient vivre parmi nous tout court : ce fut la ghettoïsation. Au terme de quoi on estima qu'ils ne pouvaient plus vivre du tout. »
La sujétion totalitaire: le corps ne saurait être arraisonné/accaparé sans arraisonnement/accaparement de l'esprit (ref. parallélisme spinozien):


Cette carte confessionnelle et politique de l'Allemagne de 1934 est comme une fractale (reproduction en réduction d'une structure complexe) de celle des Etats-Unis (présentée dans ce fil le 23 septembre à 7:53):

Les circonscriptions électorales catholiques et non-nazies y occupent la place des Etats de la Bible Belt étatsunienne dont les juges suprêmes s'opposent aujourd'hui à l'obligation vaccinale que veut imposer Washington.

L'Etat aux tentations totalitaires laisse de marbre les populations encore animées d'une foi religieuse ancrée dans une transcendance.

Plus largement, et comme en renvoi aux messages en tête de ce fil, la "peau de léopard" des Etats covidistes les plus féroces sur la mappemonde, en Europe de l'Ouest, en Amérique du Nord et dans le Pacifique Sud, entrerait dans la famille des mêmes fractales que ces deux cartes : les pays où subsiste une ferveur religieuse pratiquante encore vivace sont épargnés par cette tentation totalitaire nouvelle (en Afrique, Amérique latine, Inde, et, dans une certaine mesure au Japon où la vaccination forcée n'est pas même pensable).

Si l'UE doit éclater bientôt, ce sera par la même scission, celle d'un schisme covidiste: l'Est refusant d'emboîter le pas à l'autoritarisme covidiste de la Commission dominée par les pays de l'Ouest.

En cela, pareille sécession en UE pourrait rappeler le déchirement schismatique des Etats d' Amérique du Nord dans les années 1861-1865.
02 décembre 2021, 19:26   On dépoussière
» La sujétion totalitaire: le corps ne saurait être arraisonné/accaparé sans arraisonnement/accaparement de l'esprit (ref. parallélisme spinozien)

Si vous entendez par là que c'est parce qu'il y a arraisonnement du corps qu'il y a arraisonnement de l'esprit, le premier ayant entraîné le second par relation nécessaire de cause à effet, alors vous devrez faire l'économie de la référence, prestigieuse s'il en est, à Spinoza : bien que mon Ethique prenne quelque part la poussière, attendant depuis longtemps d’être rouvert, je me souviens au moins d'une chose avec un degré de quasi-certitude : il ne peut en aucune façon y avoir interaction entre les attributs que sont l'étendue (matière) et la pensée (esprit), et l'un ne peut être cause de l'autre, car ce sont en réalité une seule et même chose.
Autrement dit ce qui arrive dans une certaine modalité du réel (l'étendue) ne peut affecter et modifier ce qui arrive dans une autre (la pensée), toute causalité n'étant effective qu'à l'intérieur de son domaine d'attribution propre, si l'on peut dire, c'est-à-dire exclusivement applicable que par rapport à chaque attribut considéré : en dernier recours, tout ce qui advient dans le monde, que cela ait trait à l’ordre matériel ou idéel des choses, ne peut être déterminé que par Dieu, jamais par action réciproque de ses attributs les uns sur les autres.

...

Quelques minutes plus tard : j'ai retrouvé mon Ethique, l'ai dépoussiéré (il était temps) ; voici :

« Toutes les modifications de la Pensée ont pour cause Dieu en tant qu'il est une chose pensante et non en tant qu'il est exprimé par un autre attribut. Donc ce qui détermine l’Âme à penser est une modification de la Pensée, et non pas une modification de l’Étendue ; c'est-à-dire que ce n'est pas le Corps ; ce qui est la première partie du théorème à démontrer.
D'autre part, les mouvements du Corps, ou son immobilité, doivent être produits par un autre corps qui lui-même a été déterminé au mouvement, ou à l'immobilité, par un autre, et d'une façon générale, toute chose qui se produit dans le Corps a dû provenir de Dieu en tant qu'on le considère comme affecté par une modification de l’Étendue et non par une modification de la Pensée, c'est-à-dire que ce qui se produit dans le Corps ne peut provenir de l’Âme qui, elle, est une modification de la Pensée.
Donc, le Corps ne peut déterminer l’Âme. »

Baruch Spinoza - Ethique, Livre III, Démonstration du Théorème II (traduction Raoul Lantzenberg)
02 décembre 2021, 22:24   Re : On dépoussière
Si vous entendez par là que c'est parce qu'il y a arraisonnement du corps qu'il y a arraisonnement de l'esprit, le premier ayant entraîné le second par relation nécessaire de cause à effet

Jamais je n'ai laissé entendre une quelconque relation de cause à effet de cet ordre et vous le savez bien. Il suffit de lire ce que j'ai écrit jusqu'ici. Tout ce que je m'attache à décrire, de manière répétée et sous de multiples guises, est que tout ceci est double et simultané (cf. les "doubles mouvements" que j'ai développés dernièrement), synchrone et dynamique.
03 décembre 2021, 00:19   Regain d'intérêt pour Spinoza
Comment ça, "comme je le sais bien" ? Ah mais non mais non, je ne le sais pas du tout... Je vous cite : « Que se passe-t-il, en vertu de ce parallélisme, si l’on reconnaît sa trame comme valide, lorsque le mépris de l’esprit, par amputation symbolique de ses strates supérieures, est posé par la clinique ? soit lorsqu’il n’est plus question de libérer les hypothèses spirituelles du pneuma, de « déplafonner » l’esprit et le corps ?
Aussitôt les ressources du corps qui échappent partiellement à la connaissance sont à leur tour niées, et c’est le retour du corps-mécanique, automate, acéphale »

C'est donc qu'un événement ayant eu lieu dans le domaine de l'"esprit", si l'on vous suit, aura eu une répercussion subséquente dans le domaine du corps, l'aura provoqué, l'un ne pouvant advenir sans l'autre ?

Du reste, il me semble que des expressions telles que celles-ci, qui suivent : « Seule n’intéresse désormais la clinique instituée que la mécanique immanente du corps simple et sans mémoire ni esprit » n'ont dans une perspective "spinoziste" tout simplement pas de sens, parce que l'esprit n'a pas à être dans le corps, n'y est de toute façon jamais, et encore moins n'en pourrait donc être de quelque façon "dissocié" : ce qui est du corps ne pourra jamais être que du corps, et ce qui est de l'esprit ne sera que spirituel (voir l'extrait donné plus haut), parce que le corps et l'esprit sont une émanation, une manifestation d'une seule et même chose, enfin, Substance, mais appréhendée ou perçue de façon différente : le corps, tout "mécanique et acéphale" qu'il soit ne sera jamais moindre et dévalorisé par rapport à son pendant "spirituel", parce que selon Spinoza ils ne diffèrent, en réalité, en rien...
Alain, vous ne pouvez pas retirer tout parallélisme à la doctrine de Spinoza simplement pour invalider le parallélisme spinozien que Francis applique ici à l'appui de sa démonstration ! Ou alors le spinozisme n'était qu'un dualisme... Plus sérieusement, le parallélisme de Spinoza est au moins aussi particulier que le dualisme - non cartésien ! - auquel il renverrait si l'on supprimait comme vous le faites son parallélisme. Son parallélisme (un terme, indique Deleuze, qu'il n'emploie jamais, ce qui ne l'empêche pas d'affirmer qu'un parallélisme est bien à l'œuvre dans le système de Spinoza) semble tabler sur une unité bien réelle du corps et de l'esprit de l'individu humain. Et cette unité totalisante est très leibnizienne en ceci, qu'en elle, les multiplicités grouillent et crépitent au gré des fameuses "petites perceptions". Spinoza le géomètre a sûrement voulu retrouver dans cette soupe et ce champ magnétique un ordre (une organisation), encore plus pur que celui, logique, dégagé par Leibniz. Spinoza, qui, d'après les commentateurs, se contredit tellement sur le sujet que l'on a fini par parler à sa place d'indépendance réciproque de la pensée et de l'étendue, de l'esprit et du corps... En l'occurrence, je crois qu'il faut ramener par là la question de la direction des affections, ce qui permet de se débarrasser d'un impossible déterminisme. Les corps et les esprits sont actifs et interactifs, ils s'affectent mutuellement mais tout autant ils s'auto-affectent, entrent constamment en rapport avec les unités qui les composent et décomposent (nous avons des idées fixes et les cancérologues parlent du destin des tumeurs). (Dans un de ses cours en ligne, Deleuze s'attaque au temps, divisible en instants, d'effectuation concret de cette géométrie des affects et des rapports.) Au fond, l'affirmation de Francis ("la sujétion totalitaire: le corps ne saurait être arraisonné/accaparé sans arraisonnement/accaparement de l'esprit") est bien spinoziste, mais davantage du point de vue du Spinoza penseur de la liberté que du Spinoza métaphysicien, les deux, pour corser toujours plus l'affaire, se contredisant paraît-il beaucoup...
Ajout : Pierre-François Moreau rappelle dans une vidéo que Spinoza a grandi dans un milieu de marchands et surtout de médecins "d'esprit libre et très attirés par les idées hétérodoxes concernant l'âme et le corps" mais pas du tout assujettis à la philosophie scolastique et à la théologie.
03 décembre 2021, 21:11   Pour une forme de purisme
J'ai pourtant l'impression d'avoir maintenu le "parallélisme spinozien" à fond, dans tout ce qui constitue sa spécificité irréductible (et fascinante) : l'expression d'une même Substance par deux "attributs" (qui sont ceux, parmi une infinité d'autres, que nous connaissons), lesquels attributs n'en recèlent pas moins, chacun dans sa modalité propre, la nature entière et immuable de ce dont ils sont l'expression : en ce sens les attributs ne sont pas une émanation partielle ou incomplète, secondaire ou dégénérée de Dieu, ils l'expriment intégralement.
C'est pourquoi j'ai du mal, dans cette optique, à voir ce que voudrait dire "une unité bien réelle du corps et de l'esprit" : il me semble qu'en toute orthodoxie spinoziste cette unité n'est tout simplement pas requise, exactement de la même façon que, la Substance étant une totalité en soi, il serait parfaitement superfétatoire de la vouloir en quelque sorte s'unir à elle-même pour être de quelque façon plus complète.

De cela découle la parfaite indépendance des attributs les uns par rapport aux autres : chacun exprimant une unicité et une totalité en soi, ils ne sauraient "interagir", les déterminations et modifications des choses ne se déroulant que dans le strict cadre de chaque ordre attributif considéré : la matière agit sur la matière, l'esprit sur l'esprit, il n'y a point de mélange !
Préservons la beauté presque imprenable de chaque Théorème : « Les modifications d'un attribut quelconque ont pour cause Dieu, en tant qu'il est considéré sous l'attribut dont ils sont les modifications, et non pas en tant qu'il est considéré sous un autre attribut (Ethique, Livre II, Théorème VI).
La première phrase de la Démonstration qui suit rendant toute explication, ou arrangement servile avec une réalité tout apparente, parfaitement inutile : « Chaque attribut en effet doit être conçu par lui-même et sans le concours d'un autre. »
C'est en ce sens que le "tout corporel", c''est-à-dire en fin de compte le "corps-mécanique, automate, acéphale" qu'évoquait Francis, pour le rejeter avec force mépris, ne peut qu'être aussi achevé et parfait que la plus belle des idées...

En effet donc, ce parallélisme spinozien est à mes yeux tout à fait respecté tant qu'on se contente d’énoncer une simultanéité et une coïncidence d'événements entre les ordres matériels et spirituels des choses, pour le dire ainsi (L'ordre et l'enchaînement des idées est le même que l'ordre et l'enchaînement des choses (Théorème VII)) ; je m'étais simplement permis d'observer qu'à partir du moment où l'on suggérait une interaction entre les deux, et que tel événement aurait de quelque façon une répercussion sur ce qui se passait dans l'ordre "parallèle", comme j'en ai eu l'impression, peut-être à tort du reste, eh bien on en déviait, et ce sur un point qui me semble capital et qui fait toute l'originalité du spinozisme...
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