Ces "garçons des collines", comme on les appelle, ont un côté sauvageon, voire hippisant,
tzitzess et
païess au vent, coiffés de larges calottes, et sont aussi désarmants que brutaux ; leurs femmes, pour autant qu'il y en ait, sont souvent coiffées de sortes de hautes coiffes ressemblant un peu au hennin moyenâgeux, ce qui a fait courir la rumeur qu'elles y rangeaient une tente pliée, afin de pouvoir illico s'implanter un peu partout, dans les lieux les plus improbables, et défier les Arabes. J'en rencontrai quelques-uns, parfois, ai tout de même été frappé par leur, je ne dirais pas bêtise, plutôt rusticité intellectuelle : bien plus proches de la nature que de l'entendement, pourrait-on dire.
Ils font un peu penser aux
Wandervogel, plus tard récupérés par les nazis, et partagent probablement un même romantisme très
völkish...