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Petite leçon d'économie

Envoyé par Utilisateur anonyme 
Utilisateur anonyme
23 juin 2009, 11:39   Petite leçon d'économie
« Dans un village qui vit du tourisme, il n'y a plus de touristes, à cause de la crise. Pour survivre, tout le monde emprunte à tout le monde. Plusieurs mois passent, misérables. Arrive enfin un touriste qui prend une chambre dans l'hôtel, qu'il paie avec un billet de 100 euros. Le touriste n'est pas plutôt monté à sa chambre que l'hôtelier court porter le billet chez le boucher à qui il doit justement cent euros. Le boucher va lui-même aussitôt porter le même billet au paysan qui l'approvisionne en viande; le paysan, à son tour se dépêche d'aller payer sa dette à la prostituée à laquelle il doit quelques «services». La prostituée va à l'hôtel pour rembourser à l'hôtelier les chambres qu'elle louait à l'heure. Comme elle dépose le billet de 100 € sur le comptoir, le touriste, qui venait dire à l'hôtelier qu'il devait repartir tout de suite, ramasse le billet et disparaît. Au total, chacun a payé sa dette; rien n'a été dépensé, ni gagné, ni perdu, par personne. Et plus personne dans le village n'a de dettes. N'est-ce pas ainsi qu'on est en train de résoudre la crise mondiale ? »
Alors le touriste descend forcément dans un hôtel de passes, hein ?
Jolie histoire, mais pas très pertinente, le problème étant justement que l'on ne peut plus emprunter, même pour les projets les plus sûrs, à cause d'une confiance fort mise à mal... L'histoire du bistrot qui prêtait aux alcooliques, que l'on a rapporté ici il y a quelques mois, me semble plus proche de la réalité...
23 juin 2009, 13:12   Re : Petite leçon d'économie
Un hôtel de passe-passe, oui.
Et après ça il s'en trouvera encore certains pour critiquer les bienfaits économiques du tourisme sexuel, tss .. tss.. tss ...
Mais enfin si ces personnages étaient de bois, oui peut-être, mais la faim, la FAIM dès le soir même va tenailler l'hôtelier qui ira relancer son ardoise chez le boucher ou le maraîcher s'il est végétarien, et avec elle la machine aux déséquilibres.

Les modèles économiques sont comme les bleus d'architectes: des petits bon'zhommes y évoluent qui sont en bois vernis, qui sont des ombres bleues; ils se tiennent dans les plans économiques sans économie libidinale, sans pulsion de désir et sans la tenaillante faim de commettre des actes non répétibles (ne pas faire le jeudi ce qu'on a fait le mercredi, dans tous les domaines, y compris celui de l'alimentation) donc foncièrement non durables, en sus du goût pervers à se risquer à des bêtises et des sorties de route.

Comme on a dit que pour résoudre les problèmes des banlieues il faudrait commencer par fusiller les architectes, on devrait le dire des économistes pour les problèmes économiques: les uns et les autres appartiennent à cette même engeance mortifère et sotte d'experts à plans bidimensionnels.
"L'histoire du bistrot qui prêtait aux alcooliques, que l'on a rapporté ici il y a quelques mois, me semble plus proche de la réalité..."

Cette histoire m'a échappé. Quelqu'un pourrait-il avoir la gentillesse de la rappeler ?
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