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Communiqué n° 1137 : Sur le résultat du référendum suisse

Communiqué n° 1137, lundi 29 novembre 2010
Sur le résultat du référendum suisse

Le parti de l'In-nocence salue avec joie et avec admiration le résultat du référendum en Suisse sur l'expulsion des étrangers délinquants. Il constate que c'est une fois de plus la Suisse qui donne l'exemple de la résistance courageuse à la contre-colonisation, malgré les habituelles pressions et menaces des médias collaborationnistes, lesquels d'ailleurs s'ingénient, à présent que le résultat est acquis, à lui donner aussi peu d'importance et de place que possible, crainte que l'exemple ne soit suivi.

Le parti de l'In-nocence juge particulièrement pertinent la matière même du référendum suisse, qui met en avant la délinquance et le droit d'expulser ceux qui s'en rendent coupables. Bien loin de ne relever que de la justice pénale et de la lutte contre la criminalité, la nocence est devenue en effet, avec la démographie, l'instrument par excellence, et quasiment militaire, de la conquête. C'est en rendant la vie impossible à leurs voisins indigènes que les colonisateurs les forcent à la fuite, à l'abandon de leurs appartements, de leurs maisons et de leurs quartiers ravagés par la violence, par les fameuses "incivilités" (ainsi nommées en saccarinois) et par la loi du silence. Le nettoyage ethnique en cours dans de si nombreuses zones n'a pas d'autre procédé, et c'est par lui que s'élargissent incessamment les territoires déjà soumis.
L'arme fatale: le sans-gêne et le mauvais goût !
Le nettoyage ethnique me gêne un peu par sa référence sanglante et quasi génocidaire mais enfin, le communiqué vient fort à propos et le résultat du référendum en Suisse fait ma joie et mon admiration.
Le mot "incivilités", comme le mot "quartier populaire" est un mot à dénoncer et à combattre. Ce sont des termes dignes de Radio Pékin ou de Radio Tirana aux heures les plus sombres du communisme.

Les quartiers populaires sont des quartiers de transit et d'occupation, très impopulaires, justement, auprès de ceux qui ont été amenés à les quitter ou qui ont dû les fuir, et du reste impopulaires aussi aux yeux de la population elle-même encore majoritaire dans le pays et qui n'hésite pas à les qualifier de tels lorsqu'on l'autorise à s'exprimer sur la question.

Le mot incivilités veut dire tourments, menaces, violence, insécurité, mal-vivre et couvre-feu.
Même chose qu'Eric Veron. Le Parti de l'in-nocence devrait se garder, comme il a toujours mis un point d'honneur à le faire, de ce genre d'outrances langagières qu'il est d'ailleurs si prompt à condamner chez les autres. Le communiqué dans son ensemble est bien sûr au-delà de tout reproche. Décidément les Suisses nous en remontrent, à nous Français, même si ce genre de mesures ne peut avoir que très peu d'effets concrets sur le Remplacement en cours. Voilà un peuple qui commence timidement de regimber contre les prémices de sa disparition prochaine, sous les yeux courroucés de ses voisins moralisateurs rendus heureux, dans leur grande lassitude, par la perspective de rejoindre les poubelles de l'histoire où ils croient qu'ils trouveront enfin la paix avec eux-mêmes.
Pardon, mais "nettoyage ethnique" n'implique rien sur les procédés mis en œuvre. Le mot "ménage" ne dit pas si vous allez vous servir d'un aspirateur industriel ou d'un plumeau. Le résultat recherché, en l'occurrence, est bien d'être entre soi. D'autre part les moyens, la nocence au quotidien, parfois extrême, ne sont pas particulièrement délicats...
Non certes, et j'en sais quelque chose. Cependant il me semble que si ces communiqués devaient avoir une plus large audience, qu'ils dussent être divulgués dans des milieux où l'on n'a pas pour habitude d'être aussi subtil dans les distinctions que sur ce forum, ce genre de mots, par les "connotations" qu'il contient, devrait être banni de notre attirail langagier. C'est un peu tendre le bâton pour se faire battre.
Dommage que vous ne participiez pas à l'élaboration des communiqués, M. Bily, votre voix y serait précieuse. Mais votre réaction à notre appel aux inscriptions était peu encourageante.
Je ne dis pas que dans les prochains jours je n'enverrai pas à M. Meyer un formulaire d'adhésion dûment rempli et assorti de son chèque. Quant aux communiqués, plusieurs éléments m'empêchent de me proposer pour leur écriture. Il y a que je suis extrêment lent à écrire, à former des phrases ; que souvent j'utilise beaucoup de circonlocutions qui sans doute rendraient mes communiqués trop longs, trop vagues et assez pénibles à lire.
"qui sans doute rendraient mes communiqués trop longs"

Alors avec moi, ça ferait une moyenne !
Utilisateur anonyme
29 novembre 2010, 11:23   Re : Communiqué n° 1137 : Sur le résultat du référendum suisse
(Message supprimé à la demande de son auteur)
Utilisateur anonyme
29 novembre 2010, 18:39   Re : Communiqué n° 1137 : Sur le résultat du référendum suisse
(Message supprimé à la demande de son auteur)
Salauds collectif et connard individuel !
Oui... D'autant que le sieur Askolovitch a beau accoler l'adjectif sartrien à son "salaud", il démontre brillamment qu'il ignore le sens de ce catégorème : en l'occurrence, le vrai salaud sartrien, dans l'histoire, c'est celui qui nie la liberté qu'a choisie le délinquant de délinquer, si je puis oser. C'est donc peut-être le sieur Askolovitch lui-même, par exemple...
Utilisateur anonyme
29 novembre 2010, 21:24   Re : Communiqué n° 1137 : Sur le résultat du référendum suisse
Petit rappel (c'est re-promis, je ne "squatte" pas le forum) : en Suisse, la libre circulation des personnes et des travailleurs n’a jamais réellement fait l’objet d’une consultation. Le 1er juin 2002, il y eut des accords bilatéraux entre l’UE et la Suisse. Et tous les accords bilatéraux n’ont pas fait l’objet d’une consultation populaire, sauf deux fois en 2005 et 2009. Mais tout était joué d’avance sans l’accord du peuple suisse.
Bref, la libre circulation des personnes et des travailleurs ce n’est pas que la Convention de Schengen comme on le dit couramment. Cette dernière portant essentiellement sur la suppression des frontières et la reconnaissance de visas européens pour voyager librement à travers toute l’Europe.
Pour faire simple : Schengen, c’est le moyen de pouvoir circuler sans contraintes administratives et sans contrôles.
Les accords bilatéraux sont les textes réglementaires qui ont instauré concrètement et légalement ce beau bordel.
Le pire étant qu’en juin 2014 la libre circulation des personnes et des travailleurs en Suisse sera totale, car étendue à l’ensemble de l’UE. Pour l’instant, elle n’est étendue qu’aux 15 pays historiques de l’UE.


Bonne nuit à tous.
Utilisateur anonyme
29 novembre 2010, 22:08   Re : Communiqué n° 1137 : Sur le résultat du référendum suisse
(Message supprimé à la demande de son auteur)
Utilisateur anonyme
30 novembre 2010, 06:06   Re : Communiqué n° 1137 : Sur le résultat du référendum suisse
Cher Didier j'avais cru un moment qu'il s'agissait d'une "porte de sortie", apparemment pas du tout. Mais pour des raisons professionnelles je vais devoir me rendre en Asie très prochainement, et de brefs allers et retours ne me permettront pas de m'engager tel que je le désirerais sur ce projet.
Rejoindre la "tribu" des "membres historiques" est plutôt une bonne chose, finalement (si, si, malgré tout).
Prenez garde à l'Asie, K : la Chine, c'est l'est en pire.

Par curiosité, allez-vous à Kuala-Lumpur ?
Utilisateur anonyme
30 novembre 2010, 22:11   Re : Communiqué n° 1137 : Sur le résultat du référendum suisse
Non non Cher BCJM, à Shanghaï. KL ça sera pour plus tard.


...............


Suisse: quand le peuple reprend les choses en mains...
Par Ivan Rioufol le 29 novembre 2010 14h24 | Lien permanent | Commentaires (164)

Forcément. SOS Racisme dénonce, ce lundi, une "nouvelle avancée" du racisme en Suisse, après l'approbation hier par référendum (à 52,9 %) d'une possible expulsion des étrangers s'ils ont été condamnés pour meurtre, viol, délit sexuel, brigandage, traite d'êtres humains, trafic de drogue ou fraudes aux aides sociales. L'organisation explique: "Un an après le référendum ayant abouti à l'interdiction des minarets sur son territoire, la Suisse, sous l'impulsion une fois de plus de la très xénophobe UDC montre une fois de plus un visage haineux, s'obstinant à voir dans la figure de l'Autre la source de tous les maux réels ou fantasmés de la société". Lui emboîtant le pas, de nombreux médias tordent le nez devant ce résultat, souvent enterré sous la forme d'une brève. Pour ma part, je ne vois aucun racisme dans cette légitimation de la double peine qui ne prend en compte, évidemment, que des actes graves. Il ne me semble pas scandaleux de rappeler à un étranger son devoir de respecter les règles et les lois du pays qui l'accueille. Et je trouve assez réjouissant de voir les Suisses, caricaturés depuis un an par la bien-pensance, renouveler leur rejet du politiquement correct représenté par ces faiseurs de morale qui, par leur soutien aux minorités rebelles à l'intégration, participent à la déconstruction des nations.

Cette reprise en main de la politique par le peuple lui-même est l'aveu de l'échec des élites, elles-mêmes converties aux clichés promus par de prétendus humanistes qui ne supportent pas d'entendre s'exprimer le tiers-état. Autant le populisme est méprisable quand il feint de croire que la foule a forcément raison, autant il est respectable quand il retrouve les élémentaires mécanismes de la démocratie, pour l'instant confisquée en France. La frustration y est d'autant plus forte qu'aucun moyen d'expression n'est offert aux citoyens, dépossédés de la maîtrise de leur destin. La majorité des médias préfère diaboliser les attentes sécuritaires de la classe moyenne plutôt que d'essayer de les comprendre. Les ragots diplomatiques révélés aujourd'hui par le site internet WikiLeaks ne peuvent faire oublier le manque de curiosité sur la vie du peuple, qui n'est pas la vie du people. Or cette situation est malsaine. Elle accentue le sentiment de trahison du pouvoir, cette colère qui a fait descendre dans les rues, samedi, près de 100.000 Irlandais pour protester contre les défaillances de leurs dirigeants dans la gestion de leur pays ruiné. La résistance du peuple suisse ne peut qu'être exemplaire aux yeux d'européens révoltés par les incompétences des puissants.

Je participerai, ce lundi, à l'émission "On refait le monde" sur RTL (19h15-20h)
Nous serons donc privés de vos commentaires...

Revenez-nous vite.

Je puis vous donner l'adresse d'un excellent restaurant Ouïghour, connaissant votre goût pour l'islam.
Note de lecture, pour ZK et Francis : je vous recommande l'excellent Matteo Ricci, de Michela Fontana, acheté à En Calcat, que je suis en train de finir.
Utilisateur anonyme
01 décembre 2010, 01:04   Re : Communiqué n° 1137 : Sur le résultat du référendum suisse
Oui merci BCJM, je l'ai feuilleté à la librairie du "Bon Marché" (S. Babylone) il y a quelques jours. Difficile pour nous d'imaginer tout ce que durent endurer ces missionnaires jésuites partis pour la Chine... Des types vraiment hors du commun (résistance physique, éducation, culture) !
La Suisse a du Craon. Ask'au Lovitch est abject. Mais j'ai confiance en le MRAP de mon pays et suis sûr qu'il ne va pas tarder à poursuivre le scribouillard du Jdédé pour racisme (Le peuple algérien est un salaud collectif).
Populace,Lumpen,volonté populaire versus volonté générale,prolétariat et peuple.
A propos du référendum en Suisse (et ailleurs).

Le débat sur le pire des régimes (à l'exception de...) qu'est la Démocratie a repris à propos de la dernière votation à propos du refoulement des criminels allogènes en Suisse.
Sur une grande radio opposaient I.Rioufol, R.Ménard à deux intellectuels progressistes . Ces deux derniers récusaient sinon toute légalité du moins toute légitimité au référendum lorsque qu'il débouchait sur une décision non progressiste (même validée ensuite par la voie législative courante comme cela sera le cas en Suisse).
Donc le critère du vrai et du faux (du juste ou de l'injuste, du bien ou du mal, du politique et de l'impolitique) n'est plus formel-lamajorité exprimée des citoyens- mais métaphysique -la correspondance avec le vrai (juste etc) tel que percu par des progressistes.
Pour fonder cet argument, l'intellectuelle progressiste (qui affirmait aussi refuser tout référendum sur la peine de mort car elle en connaissait par avance le résultat) s'appuyait sur le concept de populace forgé par la regrettée H.Arendt .
On sort alors du légal et même du politique pour tomber dans la métaphysique et particulièrement l'éthique.
Cette opposition entre la démocratie directe et indirecte est vieille . Rousseau opposait déjà Volontés générale et populaire,Marx opposait Lumpen et Prolétariat véritable. Dans le Peuple il y aurait donc le bon et le mauvais au gré des besoins de l'heure.
Cette confusion entre le politique et l'éthique a sans doute une double matrice:le protestantisme anglo-saxon débouchant aujourd'hui sur la notion (morale)de political-correctness et l'anti-racisme néo-stalinien franco-français dont l'origine est à rattacher au penchant pour l'abstraction conceptuelle de la noblesse française éclairée et oisive (voir cette thèse dansL'Ancien régime et la Révolution de Tocqueville)
Cela aura le mérite 1)de reposer la question du meilleur des régimes (encore "un horizon indépassable" à la Sartre).
2) l'envie de se replonger sur l'Essence du politique de Julien Freund distinguant les essences du religieux,du Politique,du droit, de la morale etc
JBSantamaria
Utilisateur anonyme
01 décembre 2010, 18:09   Re : Communiqué n° 1137 : Sur le résultat du référendum suisse
(Message supprimé à la demande de son auteur)
Cher J.B. Santamaria,

soit ceci:

Ces deux derniers récusaient sinon toute légalité du moins toute légitimité au référendum lorsque qu'il débouchait sur une décision non progressiste (même validée ensuite par la voie législative courante comme cela sera le cas en Suisse).
Donc le critère du vrai et du faux (du juste ou de l'injuste, du bien ou du mal, du politique et de l'impolitique) n'est plus formel-lamajorité exprimée des citoyens- mais métaphysique -la correspondance avec le vrai (juste etc) tel que percu par des progressistes


qui nous ramène à la question que nous nous posons ici parfois, et de plus en plus: le corps électoral est composé de gens aux intérêts et aux parcours de groupe ou individuels qui ne manquent jamais de peser sur leur vote et le résultat du scutin. Par exemple: un référendum sur le droit de vote, cas absurde, ne peut manquer de déboucher sur un "oui" massif car il ne viendrait à l'idée que de quelques plaisantins d'aller voter pour ne pas voter ! Et bien de même une votation qui en France porterait sur l'immigration, et qui aura lieu un jour, quand les nouveaux Français auront déséquilibré suffisamment le corps électoral: ce sera "oui" à plus d'immigration.

Que faut-il en penser et en déduire ? 1/ que lorsque la majorité des citoyens change en vertu d'un tsunami démographique immigré, les résultats de la démocratie superficielle (consultation électorale, votation) en sont faussés; 2/ que la majorité, en pareilles circonstances, appelle à être redéfinie par la question "quel corps ?" En effet, un électorat constitué d'une large proportion d'allogènes – et dont le corps allogène n'est nullement dissout ou assimilé et nullement en passe de l'être, dans le corps de la cité – est-il encore un corps de citoyens ? et que vaut alors dans un tel corps hétérogène "la voix de la majorité" ?

A vrai dire, nos "progressistes" ont un temps d'avance sur nous: désormais, en politique, ils ne mettent plus rien en avant qui ne soit "morale" et "Bien", et ayant saisi que face à pareil corps social qui n'en est plus un, tout vote est relatif, ils font fi de la démocratie comme nous n'osons pas encore le faire. Leur hypocrisie, qui s'appuie sur un réel dont ils contribuent à forger le déséquilibre, transcende notre réflexion.
Dans le mille, Francis, dans le mille. C'est la question des questions.
Utilisateur anonyme
01 décembre 2010, 21:32   Re : Communiqué n° 1137 : Sur le résultat du référendum suisse
(Message supprimé à la demande de son auteur)
Il est intéressant de noter que le contre-projet prévoyait lui aussi des mesures d'expulsion.
La démocratie de masse n'est qu'un vaste cirque, tout le monde le sait. Observons: en 1791 les républicains étaient nationalistes, ils accusaient les réactionnaires de cosmopolitisme. En 1870 Gambetta et les républicains étaient prêts à voir Paris rasée pour ne pas capituler en l'honneur de la patrie. En 1914 la gauche est divisée mais reste majoritairement nationaliste et part en guerre, alors que ce qu'il reste des ultra-montains et le pape lui-même, sont horrifiés par la guerre civile européenne qui s'avance et font tout pour l'arrêter. Puis tout bascule, la gauche devient internationaliste et la Nation un gros mot, que la droite s'approprie jusqu'à aujourd'hui. Dans peu de temps je vous parie ma chemise que va renaître un nationalisme de gauche, métissé et islamique, anti-européen qui surgira probablement de nulle part au moment où l'euro disparaîtra ce qui est l'affaire de quelques années. Le colonialisme? il en fut de même, d'abord de droite puis passé à gauche, lâché par la gauche et défendu en dernier recours par la droite.

Il en ira de même pour la démocratie. Celle-ci est de gauche jusqu'en 1933. Depuis, elle bascule à droite et je vous parie là-encore ma chemise que le dernier parti démocratique en France sera le FN. Mais cela re-basculera en effet lorsque les progressistes jugeront l'électorat non Français supérieur en nombre et mobilisable, en France. L'affaire de deux décennies probablement, et alors le concept démocratique repassera à gauche avec le populisme, un siècle après qu'Hitler l'uet fait passé à droite.

Alors quoi? alors tout se joue ailleurs. Le sort de ce pays et de continent se joue dans l'incroyable guerre de religions qui dure depuis toujours - christianisme v relativisme v islam. Tout est affaire de propagande, de place-fortes, de relais, de lobbies, d'argent, en particulier d'argent. Et à ce petit jeu tout ce que la France compte d'hommes dignes, de chrétiens, de réactionnaires, de patriotes, est balayé depuis au moins un siècle, et de façon décisive depuis les années 1960. On nous a imposé des canons, une diabolisation ultra-efficace, et les inquisiteurs progressistes n'ont qu'à graduellement changer les cibles et ré-ajuster les marqueurs tout en conservant le monopole de l'excommunication sociale.

Nous sommes faits dans un tel système, nous avons tellement perdu la bataille de la masse et de la coercition, que notre seul et unique espoir consiste à nous différencier. A nous soustraire. Citoyens nous? non. Responsables de l'état de la France? non, nous ne votons pas. Inquiets de l'évolution du pays? oh pas vraiment vous saver, nous sommes une communauté forte de 6M de personnes, soudée et qui sait où elle va, rien ne peut nous ébranler vraiment. Là réside le Salut des Français qui souhaitent le rester. C'est jouable.
C'est ici que se pose de nouveau la question du populisme qui commence à agiter les catégories politico-médiatiques au pouvoir à l'échelle européenne.

Qui sont les populistes aujourd'hui, qui piétine la démocratie et l'état de droit ? Et bien ceux-là même qui placent à l'avant de ces considérations, la primauté de la Morale (la moraline) et du Bien. Le bourrage des urnes ne s'effectuent pas dans les urnes mais dans la population disions-nous il y a quelques jours. Les populistes d'aujourd'hui, ceux qui, en forgeant un corps social par les moyens illicites du transfert incontrôlé de populations, s'appellent, par exemple, MRAP (voir ce que cette officine est en train d'accomplir à Nice par voie de squat d'immeubles), Droit au logement, et le Réseau Education Sans Frontières. Au sens strict, les populistes, les harangueurs et les joueurs de flûte de Hamelin qui font marcher, dans tous les sens du terme, foules et meutes incontrôlées et non documentées, se sont eux, et pas du tout les démocrates naïfs comme Geert Wilders (voir par exemple cet article de la presse du Bien, qui lui accole cette appellation) et dont nous sommes. L'inconscient a parlé, qui dénonce leur hypocrisie: les populistes, épithète qui paraît bien étrange accolée sur le plat du veston d'un M. Sarrazin en Allemagne, d'un Geert Wilders aux Pays-Bas ou d'un Renaud Camus en France, et bien ce sont eux, nos collabos de la contre-colonisation.

Que font ces gens en créant pareils déséquilibres dans la cité, et bien cela même qui a toujours fait rêvé les populistes: un coup d'Etat, au terme duquel le résultat des consultations électorales, comme dans certains pays africain, vaudra pour l'anecdote. Nos "résistants" fourgueurs de sans-papiers auront réussi, au terme de leur entreprise, à rendre toute consultation démocratique sans objet dans le corps social défait dont ils se posent aujourd'hui en héroïques ingénieurs.
Sans compter, Francis, que ces gens ne connaissent pas le sens du mot "populisme" ni ce qu'il a représenté dans l'histoire.

Les officines que vous citez ont, comme vous le notez très justement, un comportement populiste lorsqu'elles lancent leurs fameux référendums municipaux sur le vote des étrangers, ou celui sur le statut de la Poste.
Utilisateur anonyme
02 décembre 2010, 18:45   Re : Communiqué n° 1137 : Sur le résultat du référendum suisse
(Message supprimé à la demande de son auteur)
Utilisateur anonyme
03 décembre 2010, 18:16   Re : Communiqué n° 1137 : Sur le résultat du référendum suisse
M. K se trompe : les accords bilatéraux n'ont pu entrer en vigueur que parce qu'ils ont été approuvés par le peuple suisse, en 2000. Et ce n'était pas gagné d'avance.

Véritablement, la question de la libre circulation est différente de celle du renvoi des étrangers délinquants. L'on peut vouloir l'une et l'autre sans aucune contradiction.
Plus exactement, les Suisses se sont prononcés par référendum, le 8 février 2009, sur l'arrêté fédéral prolongeant l'accord de libre circulation indéfiniment après 2009 et l'étendant aux deux nouveaux membres de l’UE, la Bulgarie et la Roumanie.

Cet arrêté avait été soumis au peuple à la demande de l'UDC et d'un certain nombre de pétitionnaires opposés à son principe.

L'arrêté a été approuvé par 60% des électeurs et tous les cantons et demi-cantons sauf quatre.
Utilisateur anonyme
04 décembre 2010, 00:00   Re : Communiqué n° 1137 : Sur le résultat du référendum suisse
Les Suisses se sont prononcés à maintes reprises en matière d'accords avec l'Union européenne. En 1992, ils ont rejeté l'accord sur l'Espace économique européen. En 2000, ils ont approuvés les accords bilatéraux pour une période limitée de, sauf erreur, 7 ans. Puis en 2009, ils ont votés comme le dit Jean-Marc. C'est mal connaître le système politique suisse que de penser que de tels accords auraient pu entrer en vigueur sans l'aval des citoyens.

La Suisse n'existerait pas sans la démocratie directe qui est le véritable lien constitutif de ce pays multilingue. Il faut relever que la Suisse romande a presque unanimement rejeté l'initiative et le contre-projet pour le renvoi des criminels étrangers.C'est la Suisse allemande qui a approuvé l'initiative.

Quant à ceux qui prétendent donner des leçons de morale et contester la démocratie directe lorsqu'un résultat ne les satisfait pas, ils amusent beaucoup les citoyens suisses et même ceux qui ont rejeté l'initiative. Le peuple souverain s'en moque éperdument. Depuis plus d'un siècle, la démocratie directe a participé au succès de ce pays heureux, à l'économie prospère, qui n'a pas connu de guerre depuis la fondation de l'Etat fédéral en 1848. Le peuple a voté à des centaines de reprises sur tous les sujets possibles et imaginables : de la durée des vacances, à la suppression de l'armée, en passant par l'approbation ou le refus des impôts, l'acquisition de la nationalité et le vote sur les assurances sociales. Il a généralement voté très sagement et prudemment, montrant une orientation de centre droite. En 1939, il a refusé une initiative qui voulait transformer le régime de manière autoritaire, comme le voulait l'esprit anti-libéral de l'époque en Europe. Certes, pendant la guerre, le peuple n'a plus pu se prononcer, car le parlement avait voté les pleins-pouvoirs au Conseil fédéral.

Si les citoyens ont tardé a consentir de partager le pouvoir avec les citoyennes, c'est sans doute l'un des rares défaut d'un système où les tenants d'un pouvoir n'ont guère envie de le partager.

Quant à craindre que le corps électoral puisse se modifier fondamentalement, comme l'indique Francis Marche, cela ne peut provenir que d'un manque de démocratie, car si l'on demandait aux peuples concernés leur avis sur l'octroi de la nationalité aux immigrés, on peut être assuré qu'ils poseraient de strictes limites. C'est le cas en Suisse où, comme Renaud Camus l'a relevé dans un volume de son Journal, il est fort difficile de devenir Suisse.

Quant à l'avis d'Elcano sur la démocratie de masse (de masse par opposition à quoi? La démocratie censitaire ? Faute d'avoir pu le faire en Suisse c'est à Paris que Benjamin Constant a développé sa théorie destinée à priver la majorité des citoyens de leur droit de vote. Il semble qu'il n'ait que trop bien réussi), j'espère qu'il n'est pas représentatif de l'avis du PI. Car, la démocratie - en particulier la démocratie directe, est une institution hautement respectable : elle forge l'identité d'un peuple et sa volonté de vivre en commun. Le cirque, M. Elcano, ce n'est pas la démocratie, le cirque, c'est la dictature, notamment dans les pays musulmans, en Birmanie, en Corée du Nord, la torture, l'armée au pouvoir, la disparition des opposants, la corruption. C'est cela le cirque sanglant et sans justification. Je refuse de voir ce spectacle et les ennemis de la démocratie sont mes ennemis. Dans ce domaine, je suis volontiers un adepte des thèses de Rousseau, même si je ne considère pas, comme lui, que la majorité a nécessairement raison. Elle a tout simplement le pouvoir de décider. Et il vaut mieux qu'une majorité décide plutôt que je ne sais quels individus, agissant en bande ou de manière solitaire, contre l'avis du peuple.

(Ce soir, c'était un délicieux Côte-Rôtie de 1986...)
@ Côme : un petit point concernant la votation suisse la plus récente - n'exagérons pas la différence entre francophones et germanophones. Je n'ai plus le détail des résultats sous les yeux mais de mémoire, le clivage grands centres urbains vs petites villes et communes ruraux était plus saisissant, Zürich par exemple ayant voté contre à l'inverse de certaines petites communes romandes. Clivage qui me semble plus être de l'ordre bobos vs bouseux, cosmopolites vs identitaires, si l'on me pardonne ces termes abrupts - bien que l'influence néfaste du Frankistan tout proche ne doive pas être totalement exclue.

Quant à la démocratie de masse telle que nous la connaissons, sous des formes d'ailleurs très variées partout en Europe, elle a été incapable de nous protéger de l'invasion migratoire et de l'islamisation depuis 40 ans. Même en Suisse, ne vous déplaise. Ses principes fondateurs sont même au contraire utilisés pour forcer tous les verrous par d'habiles lobbyistes. Je vous accorde qu'elle pourrait encore servir, si elle était aussi directe et dynamique qu'en Suisse, à tenter d'amorcer une inversion des choses dans certains territoires où les indigènes sont encore majoritaires et pas trop abrutis de propagande. Mais pas besoin d'être devin pour penser qu'elle pourrait aussi bientôt servir à aggraver la situation, par exemple en France. Si l'on vous donnait le choix entre rester démocrate et devenir toujours plus africano-musulman, ou bien cesser d'être démocrate et rester Européen, que choisiriez-vous? Mon choix serait vite vu, n'ayant pas le goût du suicide.

Enfin je ne suis que simple visiteur ici et ne représente en aucune façon que ce soit les opinions du P.I. Je ne fais que profiter tant que j'y suis toléré de l'intéressante richesse intellectuelle, à vrai dire assez unique, qui se dégage de ce forum de discussions.
Utilisateur anonyme
04 décembre 2010, 08:32   Re : Communiqué n° 1137 : Sur le résultat du référendum suisse
(Message supprimé à la demande de son auteur)
Utilisateur anonyme
04 décembre 2010, 09:33   Re : Communiqué n° 1137 : Sur le résultat du référendum suisse
Citation

Si l'on vous donnait le choix entre rester démocrate et devenir toujours plus africano-musulman, ou bien cesser d'être démocrate et rester Européen, que choisiriez-vous? Mon choix serait vite vu, n'ayant pas le goût du suicide.

C'est une intéressante question, cher Elcano. Mais je ne crois pas qu'elle se pose dans ces termes. Tout d'abord, la démocratie n'est pas juste un système politique advenu un peu par hasard en Occident. Je crois qu'il est consubstantiel à notre culture, à l'héritage grec et chrétien (l'élection de l'abbé dans les couvents est l'une des premières expressions d'un processus de décision démocratique et le christianisme est à l'origine d'une idée d'égalité fondatrice de la démocratie). Ainsi, renoncer à la démocratie pour éviter de devenir africano-musulman, ce serait perdre son âme et, au point de vue politique, ne plus se différencier en rien de ces régimes autoritaires et corrompus qui caractérisent le monde arabe et africain. Alors à quoi bon ?

Ensuite, je pense qu'une démocratie réelle, où le peuple peut véritablement se prononcer sur les grands sujets, est le meilleur garant contre la perte d'identité d'un pays. La France est exemplaire d'une démocratie où cette consultation ne fonctionne pas. Le système majoritaire à deux tours ne permet pour ainsi pas l'expression parlementaire d'opinions minoritaires et contrecarre le développement de celles-ci. Ce n'est pas la démocratie qui est la cause de l'immigration en France, mais des décisions politiques et économiques sur lesquelles les Français n'ont jamais eu leur mot à dire (à moins de considérer que l'approbation de la Constitution de la Cinquième République..., mais les enjeux étaient évidemment autres). Les Suisses se sont prononcés à maintes reprises sur l'immigration depuis les années 1970. S'il y a 20% d'étrangers en Suisse aujourd'hui et que cette proportion ne pose aucun des graves problèmes que rencontre la France, cela est dû, à mon sens, au fait que les citoyens suisses ont posé un verrou solide à l'immigration au-delà de l'Union européenne et que l'acquisition de la nationalité suisse nécessite en principe un séjour de 12 ans et la preuve d'une assimilation réelle. Les Suisses sont ainsi restés maîtres chez eux tout en accueillant une immigration qualifiée qui participe à la prospérité du pays. Et leurs récentes décision montrent bien qu'ils ne s'en laisseront pas compter et que les belles âmes peuvent passer leur chemin !
Je vous remercie de cette recommandation, cher Jean-Marc. Je lirai ce livre.
Le système majoritaire à deux tours ne permet pour ainsi pas l'expression parlementaire d'opinions minoritaires et contrecarre le développement de celles-ci.

Cher M. Côme, je viens de relire avec attention cette mise au point signée de vous, et l'ayant fait je vous prie d'y apporter des éclaircissements. S'agissant de la constitution de la République française, en quoi un "système majoritaire à deux tours" vous paraît ne pas permettre l'expression d'opinions minoritaires et, qui plus est, en contrecarrer le développement ?
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