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05 mars 2021, 09:50   Manaus
Francis Marche qualifie très simplement le Covid de maladie bidon. Qu'un virus aussi nul ait rendu fou à lier le discours occidental à son sujet est édifiant. Prenons le discours journalistique. Le NYTimes parle de la ville amazonienne de Manaus, au Brésil, comme d'un endroit "dévasté" et "ravagé" par l'épidémie. Pour le Temps, Manaus est, tenez-vous bien, le "dernier cercle de l'enfer". Un titre canadien nous apprend que la ville est "assiégée par le virus". Libération y va plus platement de son "Manaus asphyxiée par le Covid" et d'un plus ridicule "Manaus capitale mondiale du virus".
Alors, trêve de conneries : combien cette ville de 2 millions d'habitants a-t-elle enregistré en un an de morts causées par le virus ? 5000 !

Allez TOUS vous faire enc....! comme dirait un supporter enragé de l'OM.
06 mars 2021, 21:12   Re : Manaus
5000 morts, c'était en janvier ; il y a eu jusqu'à présent 11200 décès dans l'Etat d'Amazonas, dont Manaus est la plus grande ville et de loin la plus peuplée : ce qui veut dire qu'il y a bien plus de morts que cela (7, 8, 9 mille ?)...

On en est toujours à manquer de repères précis et admis par tous pour évaluer justement la dangerosité de la maladie et la menace réelle que représente la pandémie, plus d'un an après son émergence, c'est curieux...
Pour l'instant je m'en tiendrais à l'avis d'un urgentiste new-yorkais qui avait dit il y quelques mois, faute de mieux : Its deadly enough, and people with severe symptoms are extremely ill, much more than with influenza... Le fait est là : l'attraper n'est pas anodin, surtout si on a vu un peu de temps passer, et il subsiste toujours un doute, comme un mauvais pressentiment, crainte qu'on ne ressent absolument pas de la même façon avec une bonne grippe, qu'on pourrait malgré tout finir comme un cachalot échoué sur le ventre dans une salle de réanimation, si on n'a pas de chance ou un peu trop de sucre dans le sang, ou est en surpoids, ou un peu asthmatique...
Certes la présence immédiate du danger est vague, mais la potentialité de sa survenue est bien là : il rôde çà et là : truc très contagieux, assez mutant, mal élucidé et possiblement mortel, à tout le moins très éprouvant.
Sur fond de relative sécurité sanitaire dans laquelle on a vécu ces dernières décennies, quand l'air était presque garanti encore très respirable, cela suscite à raison quelque inquiétude : est-ce que cela justifie tout le tintouin mondial, je ne sais pas...

Puis on garde toujours un œil sur le compteur général, qui commence à faire son effet : 2 584 026 morts à cette minute, et c'est loin d'être fini ; je ne crois pas que ces chiffres soient le plus souvent fabriqués. Raoult avait argué, pour expliquer sa placidité du début, que les virus respiratoires faisaient 2 600 000 morts par an, que ça c'était du chiffre, et que le nouveau petit corona allait devoir en tuer des gens, pour que lui-même soit un peu "impressionné" : tout indique que l'on va dépasser ce chiffre, probablement de beaucoup.
Allora ?...
06 mars 2021, 22:28   Re : Manaus
Cela fait beaucoup, c'est vrai, mais ce beaucoup-là n'appelle en rien le catastrophisme journalistique qui traumatise et démoralise les gens depuis des mois. Vous parlez de Raoult. Celui-ci disait à qui veut l'entendre que la peur tue en fabriquant par millions des immuno-déprimés. Des IRM le montrent...
Puis, on y revient : comment peut-on généraliser une calamité qui a largement épargné les 2 tiers des habitants de la planète ? Pourquoi ne dit-on pas que, chaque année, dans les pays du Sud, la tuberculose tue 1,5 millions de personnes, les enfants malades du sida, très vulnérables, étant emportés dans des souffrances paraît-il atroces ?
Tout est réuni pour que l'homme occidental, qui ne pense plus que pauvrement, par analogies et comparaisons débiles, puisse alimenter à l'infini sa haine de soi, son masochisme et son incurable sentiment de culpabilité. 300 morts par jour en France, rendez-vous compte c'est l'équivalent quotidien d'un crash d'avion ! Le masque, c'est la même chose que le préservatif avec le sida ! Le Covid a fait X fois plus de morts aux États-Unis que la guerre du Vietnam ! Allora ?... Alors voilà dans quelle abîme d'inintelligence nous conduit cette maladie bidon.
06 mars 2021, 22:49   Re : Manaus
"5000 morts, c'était en janvier ; il y a eu jusqu'à présent 11200 décès dans l'Etat d'Amazonas, dont Manaus est la plus grande ville et de loin la plus peuplée : ce qui veut dire qu'il y a bien plus de morts que cela (7, 8, 9 mille ?)..."

Tous les journaux que je cite s'en tiennent à ce chiffre, ils sont pourtant prompts eux-aussi à tabler sur des chiffres toujours plus importants et effrayants... Sûrement sont-ils atteints du même délire numérique ambiant qui a soumis les donneurs d'ordres aux projections à chaque fois démenties des modélisateurs. À cet égard, que Macron ait fait le choix d'ignorer les prophètes de malheur du Conseil scientifique est un miracle ! Même si c'est un peu tard, leurs maraboutages ayant fini par renforcer un virus à l'origine con comme la Lune...
06 mars 2021, 23:13   Re : Manaus
Puis on garde toujours un œil sur le compteur général, qui commence à faire son effet : 2 584 026 morts à cette minute, et c'est loin d'être fini ; je ne crois pas que ces chiffres soient le plus souvent fabriqués.

Ce chiffre n'est sans doute pas fabriqué mais vos conclusions, du moins celles que vous insinuez, le sont.

Le Center for Desease controls (CDC) estime que "jusqu’à 646 000 personnes dans le monde meurent tous les ans de troubles respiratoires liés à la grippe" (ce fut le cas de la grippe 2017-18), lien ici : [www.cdc.gov]

Or la grippe saisonnière ne dure que deux mois en général. Il faut donc multiplier ce chiffre par six pour le comparer aux 12 mois de covid : 646000x6= 3 876 000, soit un nombre de décès de 40 pour cent supérieur à celui du covid.

Qu’en conclure ?

1. Que la grippe de 2017-18 était, de loin, plus létale que le Covid;
2. Que le covid a « pour lui » de "prolonger sa saison" de par sa forte contagiosité (probablement supérieure à tout coronavirus connu);
3. Qu’un individu qui contracte la maladie a MOINS de risque d’en périr que de la grippe 2017, et que si le bilan covid est si lourd aujourd’hui, c’est parce que PLUS de monde contracte le virus dans la durée que ce ne fut le cas pour la grippe 2017;
4. Enfin, que du fait de ce déséquilibre dans ses caractéristiques épidémiologiques (faible létalité mais forte contagiosité), il conviendrait, s’agissant des politiques sanitaires, de faire porter les efforts sur les soins et traitements thérapeutiques (puisque sa létalité plus faible la rend plus aisée à réduire chez le patient), au lieu de vouloir enfermer les populations pour les préserver d'une infection qui de toute façon est quasi-inévitable du fait de la forte contagiosité du virus.

Or ce que fait le gouvernement français, mais d'autres avec lui, en Europe et ailleurs, est tout juste le contraire de ce qu'il conviendrait : au lieu de frapper fort là où le virus est faible (sa létalité) et de ne pas perdre son temps et son énergie, et nuire à la santé psychologique des populations, à vouloir le vaincre sur le terrain où il est fort (sa capacité à circuler, sa contagiosité), nous voyons nos Diafoirus nationaux s'acharner à vouloir bloquer sa circulation par un grand enfermement des populations tout en ne faisant rien, voire en interdisant de faire quoi que ce soit, pour rabattre sa létalité, pourtant faible, par des traitements idoines.

Voilà le résumé de ma pensée sur la question. Tout le reste est simagrées et stratégies politiques, qui se situent très ailleurs de tout souci sanitaire des populations.
06 mars 2021, 23:35   Re : Manaus
C'est pourtant le B.A BA de toute stratégie, qui vaut pour toute lutte engagée en vue d'une victoire totale (en arts martiaux, en art militaire, etc.):

Si, comme aiment tant à nous le rappeler les grands Sachants globalistes, il y a guerre mondiale contre ce virus, soit une guerre totale jusqu'à la destruction complète de l'ennemi, la seule stratégie (qui est aussi la plus élémentaire) qui vaille est de frapper l'ennemi là où il montre une relative faiblesse, d'y faire porter tous nos coups, pour, là où il montre une force particulière, supérieure à la nôtre, (dans la métaphore guerrière appliquée au covid, ce serait la mobilité de ses unités), il faut "le laisser courir" mais ne rien lâcher dans le moindre des engagements qu'il nous propose (chaque patient, à la première incursion des forces ennemies, doit être défendu d'arrache-pied, comme le sol français le fut au-devant Verdun).

Pourquoi aucun de nos couillons institutionnels ne s'est -il encore avisé de cette évidence ? Mystère.
07 mars 2021, 09:31   Re : Manaus
Tout le reste est simagrées et stratégies politiques, qui se situent très ailleurs de tout souci sanitaire des populations.

Alain, ôtez-moi d'un doute : vous aussi ne pensez pas une seule seconde que, depuis un an, les stratégies sanitaires à l'œuvre, à tous les niveaux, veulent le bien des populations ? Je me permets la question tant votre oui affirmatif et accordé les yeux fermés aux confineurs, ingénieurs piquouzeurs et aux narrateurs du Covid est total.
07 mars 2021, 10:04   Re : Manaus
Il n'est pas besoin de remonter à Sun Tze pour tirer certains enseignements. La Seconde guerre mondiale y pourvoit largement. SRAS-Cov-2 c'est Rommel en Afrique du Nord. Raoult, c'est le général Koenig à Bir Hakeim. Koening avait compris que courir sus après Rommel eût été vain, les forces de ce dernier, supérieurement mobiles et pléthoriques (le Deutsches Afrikakorps, était une armée hypermotorisée, l'incarnation sur le plan militaire de la guerre de mouvement que mène SRAS-Cov-2 à l'humanité), dotée de réserves apparemment inépuisables, imposait une autre stratégie: inutile de s'épuiser à combattre l'ennemi sur ses points forts. Que fit-il ? Il décida de faire de Bir Hakeim son camp retranché, son point fort et de jouer la défense. Il défendit la place avec les moyens du bord, soit en détournant certaines armes de leur destination originelle : ses canons de 75 prirent pour cible tout ce qui bougeait, les automitrailleuses notamment.

Cette notion de détournement des armes du mode d'action pour lequel elles avaient été conçues dans un contexte d'affrontement sans merci, sans reddition (Koenig refusa l'invite italienne à se rendre, en y répondant par une salve destructrice) est très parlante : elle dit tout du sens que prend, par exemple, l'usage d'un anti-parasitaire comme l'ivermectine ou d'un anti-paludéen comme l'HCQ dans la lutte à mort contre le virus SRAS-Cov-2.

La médecine est un art comme l’est l’art militaire. Et l’ingéniosité, sinon le génie militaire, s’exprime aussi dans le recours spontané à des moyens non conventionnels : la réquisition des taxis parisiens pour convoyer les troupes françaises sur la Marne au contact des forces ennemis fut de ceux-là lors de la Première guerre mondiale. L’Allemand, plus scientifique, plus préparé, fut déconcerté, pris de court par cette audace inattendue.

Autre exemple de ce type de détournement, plus anecdotique peut-être mais non moins parlant: Pierre Mesmer, qui participa aux combats de Bir Hakeim, rapporte qu’un de ses légionnaires montait au contact terrestre des lignes ennemies armé d’une seule mitrailleuse d’avion, avec deux énormes caisses de munition transportées par deux autres légionnaires, avec, ajoute Mesmer, des résultats remarquables. A Bir Hakeim, Rommel finit par lâcher prise. Pour la première fois.

- Mais le vaccin, Marche, qu’est-ce vous en faites, du génial vaccin des laboratoires scientifiques que le monde entier envie à l’Allemagne, hein ? Elle entre où, la vaccination dans vos salades sur Bir Hakeim et Rommel ?

- Le vaccin a pour but de bloquer la propagation, la circulation, la mobilité du virus. Il est donc aussi « génial » que la ligne Maginot que l’ennemi contourna comme une fleur et que cet ennemi-ci contourne déjà de ses variants.

- Z’êtes chiant Marche, vous avez réponse à tout, toujours. Qu’est-ce qu’il va falloir faire pour se débarrasser de vous ? J’ai une idée : on va vous attaquer au Remdesivir !
07 mars 2021, 10:20   Re : Manaus
Raoult, fils d'un médecin militaire bâtisseur d'établissements sanitaires au Sénégal a très exactement réorganisé son IHU en un dispensaire africain, pour y accueillir, y diagnostiquer et y traiter des milliers de malades. C'est à partir de ce véritable chef-lieu médical coupé du reste du pays qu'il a mené à bien son plan de bataille, réquisitionnant autoritairement rien moins que tous les services spécialisés de l'immense Timone voisine. Résultat des courses, la 2ème ville de France affiche un an après un taux de mortalité aussi ridicule que celui de Hongkong ou de Singapour.
07 mars 2021, 21:46   Re : Manaus
» Le Center for Desease controls (CDC) estime que "jusqu’à 646 000 personnes dans le monde meurent tous les ans de troubles respiratoires liés à la grippe" (ce fut le cas de la grippe 2017-18), lien ici : [www.cdc.gov]

Or la grippe saisonnière ne dure que deux mois en général. Il faut donc multiplier ce chiffre par six pour le comparer aux 12 mois de covid : 646000x6= 3 876 000, soit un nombre de décès de 40 pour cent supérieur à celui du covid.



Le lien du CDC donne une estimation allant de 291,000 à 646,000 morts par an, le dernier chiffre étant un maximum ;

à l'échelle mondiale, à quoi font référence ces chiffres, la grippe ne dure pas que 2 mois, en fait bien plus : l'hiver austral, cela existe aussi ;

le covid connaît lui-aussi des "vagues" avec certains pics de mortalité qui ont été enregistrés : about 1.1% in a high-income country in the first wave, dans l'article cité plus bas ;

Le fait que le covid semble n'avoir pas de saisonnalité bien définie et continue tout le temps, jusqu'à présent, de circuler, constitue justement un facteur de virulence accrue, et non le contraire : le fait qu'un agent infectieux ne nous lâche censément pas les basques le rend de fait beaucoup plus dangereux et, potentiellement, mortel ;

il semble que les "mesures barrières" ont quasiment fait disparaître les épidémies saisonnières de grippe, preuve que le SARS-COV-2 est autrement plus coriace et infiniment plus susceptible de s'adapter que les virus de grippe, ce qui une fois de plus renforce la dangerosité du phénomène épidémique en soi ;

pour toutes ces raisons, et le fait que le Pr Rahav, cheffe de l’unité de soins "corona" à l'hôpital Sheba se soit exclamée "Ca n'a rien à voir avec la grippe, et peut vous tuer un bœuf en quelques heures pour des raisons qu'on a encore du mal à comprendre...", la teneur de cet article du Guardian me paraît correspondre bien davantage à la réalité :


Covid-19 and influenza are both respiratory diseases, but there are important differences, which statistics can help us understand.

First, Sars-CoV-2 is more infectious than seasonal flu. We’re used to hearing about the reproduction number R, the average number of people whom someone with the virus will infect. In a population without immunity and policies such as social distancing, R for Sars-CoV-2 is now estimated to be around 3. New mutations have raised R further.

In comparison, reproduction numbers for seasonal flu are about 1.3, varying yearly. In the 1918 Spanish flu pandemic, R was higher, at roughly 1.8. That explains why the distancing and other measures being taken, which can bring R for Sars-CoV-2 from 3 to below 1, are enough to almost eliminate seasonal flu.

Second, the novel virus is more deadly. The proportion of all those infected by Sars-CoV-2 who die of the disease is estimated to have been about 1.1% in a high-income country in the first wave, although the risk in different age groups varies around this average.

Due to improvements in treatment, this rate will be lower in the second wave. In comparison, the World Health Organization states the fatality rate of standard flu is “usually well below 0.1%”, around a tenth as lethal as Sars-CoV-2.

Third, Covid-19 has had a greater mortal impact than seasonal flu. Flu-attributable deaths average around 10,000 each year in England, but with huge variability: only 4,000 in the winter of 2018-2019, but more than 22,000 in the preceding bad winter. These figures are not taken from death certificates – only about 800 a year put flu as the underlying cause of death – but are modelled estimates of the number of deaths in winter over what we would expect given the seasonal colder temperatures.

In contrast, registered deaths in England involving Covid-19 are more than 100,000 since the pandemic began – 55,000 of those since September; 90% of these have Covid as the underlying cause.

There is much more to learn about the novel coronavirus, but it is certainly worse than seasonal flu.

07 mars 2021, 22:08   Re : Manaus
» Alain, ôtez-moi d'un doute : vous aussi ne pensez pas une seule seconde que, depuis un an, les stratégies sanitaires à l'œuvre, à tous les niveaux, veulent le bien des populations ?

Plus d'une seconde, que j'y pense... Restons en Israël : je n'arrive pas à croire que les dirigeants israéliens voudraient sciemment le mal de leur peuple, ce n'est tout simplement pas le genre...
Savoir s'ils ont fait tout ce qui était en leur pouvoir, irréprochablement et au regard d'une excellence de l'exercice du pouvoir qui n'existe pratiquement pas, pour assurer son bien est une autre question : mais œuvrer volontairement à son mal, dans ces circonstances, franchement non, cela me paraît très, très improbable.

L'empressement avec lequel ils commencent maintenait de "rouvrir" le pays, malgré les attendus cris d'orfraie de quelques fonctionnaires sanitaires, prouve en réalité qu'ils en ont par-dessus la tête, des "stratégies sanitaires"...

Je suppute que les dirigeants israéliens ne sont pas les seuls dans ce cas, loin s'en faut, désolé...
07 mars 2021, 22:55   Re : Manaus
à l'échelle mondiale, à quoi font référence ces chiffres, la grippe ne dure pas que 2 mois, en fait bien plus : l'hiver austral, cela existe aussi ;

Aïe aïe aïe Alain, je l'avais noté depuis un certain temps, les proportions et vous, ça fait deux : l'hiver austral, c'est un peu con à rappeler, mais ne s'étend que sur l'hémisphère inférieur du globe, si bien que là encore, à l'échelle planétaire, sa valeur vaut un demi (un mois donc, au lieu de deux pour la grippe saisonnière qui est létale sur deux mois environ) et pareil pour l'hémisphère nord où deux mois valent un mois planétaire. si bien que deux hivers hémisphériques n'en valent qu'un (1+1=2). En venir à démontrer ici, face à vous que 1+1=2, j'avoue que je ne me m'y étais jamais vraiment préparé intérieurement, mais bon, voilà. Pour le reste. Je crois que vous m'avez compris.
07 mars 2021, 23:06   Re : Manaus
Je développe parce que je sens que dans l'esprit de certains, ça se grippe :

Quand l'hiver grippal est actif dans l'hémisphère nord (deux mois), c'est l'été en-bas, au rez-de-chaussée, ces deux mois du premier étage, par conséquent, à l'échelle du bâtiment, n'en valent qu'un. Pareil pour quand c'est le bas qui grelotte deux mois dans les fièvres grippales: au premier, il fait chaud et ça rigole, il faut donc diviser les deux mois de froid et de grippe du rez-de chaussé par deux pour rapporter leur impact à l'échelle de la baraque tout entière, comme on l'avait fait pour le haut. Donc (2:2 =1)+ (2:2=1) = 2, deux mois planétaires donc. On suit au fond ?

A propos, l'arme de la contagiosité a planétarisé ("pandémisé") le covid (tout le monde ou presque est touché en même temps), en ce sens sa contagiosité rend compte de son bilan, et non point sa virulence, relativement faible par rapport à la grippe 2017 (que j'ai eue, cela dit en passant, en faillant en crever, je l'avais attrapée à l'aéroport de Barcelone).

Les chiffres du CDC sont réalistes, en particulier le maximum qui est donné s'applique à la grippe 2017 (pour lequel un vaccin, ô le beau vaccin! existait bel et bien)
07 mars 2021, 23:37   Re : Manaus
Quand on y songe, chaque méthode nationale ou régionale (cf. l'UE) de lutte contre cet ennemi révèle les options stratégiques et politique profondes du pays ou de la région intégrée concernée : Israël a choisi le vaccin qui doit faire barrière à la propagation du virus, c'est là sa stratégie. Comment s'en étonner au regard de cette loi d'unité stratégique des politiques sanitaires et des politiques géostratégiques nationales quand le pays a choisi de se protéger de ses ennemis humains par l'érection de sa clôture de sécurité ? (avec toutes les meilleures raisons du monde pour ce faire, là n'est pas la question).

La guerre sanitaire est la poursuite de la guerre tout court avec les mêmes moyens, les mêmes choix stratégiques. Israël, ça peut paraître étonnant, mise sur la ligne Maginot anti-virale, quand à la vérité cela n'a rien d'étonnant: la cohérence est totale avec le mode de protection que le pays s'est donné pour parer aux menaces sur sa sécurité.

L'UE, elle, cafouille, ne veut pas de frontières et ne croit guère en les vertus de la Ligne Maginot vaccinale (surtout en France, où l'histoire, aussi oubliée soit-elle, parle encore dans les consciences). La France est dans le même désarroi, la même indécision coupable que le gouvernement Reynaud en mai 1940. La même désunion assassine. En ce sens, si le Prof Raoult est aussi populaire que De Gaulle, la loi des continuités stratégiques que je viens d'évoquer (et que j'ai évoquée dans le billet sur Bir Hakeim) n'y est sans doute pas pour rien.
08 mars 2021, 00:13   Re : Manaus
Ah ben ça alors...
En réalité une épidémie de grippe dure plutôt trois mois que deux.
Ce chiffre du CDC de 646 000 décès de la grippe, qui est un maximum, couvre annuellement la totalité du globe : si en une année la grippe sévit 3 mois dans l'hémisphère nord, disons, puis 3 mois dans l'hémisphère sud, ce chiffre annuel et global rend compte du bilan de 6 mois de grippe. Pas de 2.
Si on tient absolument à le comparer à la létalité covidienne, 12 : 6 égal 2, il faut le multiplier par 2.

D'aucuns, tâtillons à l'extrême, prétendront probablement encore que parce que le covid sévit tout le temps dans les deux hémisphères, il faudrait encore multiplier le résultat grippal comparatif par 2.
Dans tous les cas, "646000x6" est faux.

De toutes les façons, ce genre de calcul me semble vicié à la base : la non-saisonnalité, et le fait que le covid a ses aises aussi bien à Manaus qu'à Bruxelles, disons, et simultanément, fait partie des caractéristiques du virus le rendant d'autant plus contaminant, et donc d'autant plus dangereux et potentiellement mortel, car plus il y a d'infectés, plus le nombre de cas sévères augmente : le risque que fait courir une épidémie se mesure certainement aussi au comportement du virus et à sa faculté d'adaptation à toutes les conditions.
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