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Conversation avec le premier « No Border » (12 février 1938)

Envoyé par Francis Marche 
Extrait du premier volume de l’Histoire de la Deuxième guerre mondiale, de Sir Winston Churchill (traduction par mes soins)

Le 12 février 1938, huit jours après avoir accédé au commandement suprême, Hitler avait convoqué le chancelier autrichien, Herr von Schuschnigg, à Berchtesgaden. Celui-ci s’était exécuté, et était accompagné de son Ministre des affaires étrangères, Guido Schmidt. Nous disposons du témoignage écrit de Schuschnigg [ses mémoires Ein Requiem in Rot-Eiss-Rot, p. 37] dans lequel figure le dialogue suivant. Hitler avait évoqué les défenses de la frontière autrichienne. Celles-ci suffisaient à rendre une opération militaire nécessaire pour les vaincre, et donc à soulever la question majeure de la guerre et la paix.

« Hitler : Je n’ai qu’à en donner l’ordre, et du jour au lendemain, les épouvantails ridicules qui se tiennent sur cette frontière se volatiliseront. Vous ne vous figurez tout de même pas que vous pourriez résister ne serait-ce qu’une demi-heure ? Qui sait, il se pourrait bien que le soir même je fasse soudainement irruption à Vienne, comme un orage au printemps. Et alors vous vivriez une sacrée expérience, croyez-moi ! Je tiens tout particulièrement à éviter cela aux Autrichiens, car il y aurait un grand nombre de victimes à déplorer. Après la troupe, arriveraient les S.A. et la Légion ! Personne ne pourrait freiner leur soif de vengeance, pas même moi. Vous voulez faire de l’Autriche une autre Espagne [référence à la guerre d’Espagne qui faisait rage à ce moment] ? Eh bien croyez-moi, j’aimerais, si possible, éviter ça.
Schuschnigg : « Je vais recueillir les informations nécessaires et mettre un terme à l’édification de tous ouvrages de défense sur la frontière allemande. Naturellement, je conçois que vous pouvez faire pénétrer vos troupes en Autriche, mais, Monsieur le Chancelier, que nous le souhaitions ou pas, cela ne manquerait pas d’entraîner des effusions de sang. Nous ne sommes pas seuls au monde. Une telle action signifierait probablement la guerre. »

Hitler, qui fait montre d'une certaine clairvoyance à cette occasion, répond qu’il a la situation « sous contrôle » comme on dirait aujourd’hui : Mussolini lui mange dans la main et, prétend-il, tous deux s’entendent comme cochon ; l’Angleterre ne lèvera pas le petit doigt pour l’Autriche… « quant à la France, eh bien, il y a deux ans, quand l’armée allemande a occupé la rive gauche du Rhin avec une poignée de bataillons – à ce moment, j’ai risqué gros. Si la France avait mis ses forces en mouvement, j’aurais été contraint de me retirer. Mais pour la France, c’est à présent trop tard ».

Ce qui mérite d’être relevé dans ce passage : le qualificatif « d’épouvantails ridicules » que Hitler réserve aux gardes-frontières autrichiens. Or le propre père du jeune Autrichien Adolphe Hitler, que l’intéressé honnissait et méprisait, exerçait précisément l’état de garde-frontière autrichien.

Pour ne point quitter l’Autriche et sa capitale, disons qu’il y a là un matériau freudien de première.

Je n’ai pas lu Mein Kampf, mais tout indique, des documents historiques auxquels nous avons accès, que A.H était un homme en révolte contre les pères, ceux qui pouvaient être tenus pour responsables du désastre germanique de 1918. Non seulement les pères avaient perdu la guerre, mais, dans le système obsessionnel hitlérien, avaient été trahis, s’étaient laissé trahir, étaient par conséquent rien moins que des cocus méprisables.

L’hitlérisme : surrection de la horde des frères (puinés) désargentés, affamés, d'un pays ruiné et trahis, dans une subversion visant les pères (coupables à la fois de défaite militaire et de faiblesse face à la trahison). Surrection qui anime mêmement l’islamisme, mais c’est une autre question, car à l’emprise sur le monde, les Frères musulmans ajoutent l’emprise sur les sœurs.

Churchill insiste dans son ouvrage sur la nature prolétarienne, affamée et assoiffée de revanche du portrait que l’on pouvait dresser de A.H., qui par exemple, faisait un contraste violent avec le port aristocratique et dédaigneux des émissaires diplomatiques britanniques que le gouvernement de Sa Majesté envoyait de temps à temps le rencontrer à Berlin dans les années 30.

Révolte contre le père, et, de manière singulièrement superposée dans le cas de A.H, révolte contre les frontières des nations. L’hitlérisme est un sans-frontiérisme, le premier dans l’histoire du monde contemporain : seule compte dans cette vision l’universalité de l’homme germanique, pour qui les frontières n’existent que pour être enjambées. Hitler rêvait de faire de l’Europe un loft germanique et Margaret Thatcher commentant la construction européenne dont elle était témoin ne s’y trompait pas qui affirmait que l’Allemagne était ainsi parvenue par la paix à ce que la guerre lui avait refusé.

L’enseignement à tirer de ces faits d’histoire est un nouveau regard que nous devons porter sur le sans-frontiérisme politique militant et agressif, que propage une certaine « extrême-gauche » qui se fait appeler « antifa » : ce militantisme coche toutes les cases du syndrome hitlérien – les frontières nationales ont le don de l’irriter, il veut l’humanité dans un loft ; et la culture woke anti-nationale, ou la non-culture revendiquée, s’accorde à merveille avec le mépris des pères et du sexe masculin en général (que promeuvent la PMA « pour toutes » et bientôt la GPA), mépris lui aussi bruyamment revendiqué.

Dire aujourd’hui, comme Churchill l’avait anticipé, que les « antifas » sont de nouveaux hitlériens n’est pas une figure de rhétorique un peu facile : leurs visions, géopolitique et anthropologique (élimination du père), fait miroir avec celles que propageait l’agitateur suprême dans la première moitié du siècle dernier, et avec des méthodes qui mériteraient la considération de ses SA. Non content de ressembler aux Hitlériens, ils sont les dignes continuateurs de l’entreprise hitlérienne des années 30 (ce qui n'inclut pas la Shoah, vous l'aurez remarqué).

Les « années 30 », ce sont eux.
Le deuxième volet de cet enseignement va sans dire car il découle logiquement du premier: que la défense de sa patrie et de ses frontières est résolument antagonique et contraire à l'hitlérisme.
Essayons de résumer : le 11 mars 1938 les troupes hitlériennes pénètrent en Autriche et en une journée, A.H. effectue un exploit aux multiples dimensions, historiques et personnelles:

1. Il "tue le père", mais c'est peu dire, il l'annihile la fonction patriarcale de son géniteur qui avait été garde-frontière autrichien. Il le tue, l'humilie et le trahit radicalement, cette transgression spectaculaire vaut "revanche" (contre la personne de son père qui avait été homme violent et dont il semble avoir été le souffre-douleur dans son enfance) mais aussi contre les pères-traitres qui avaient signé le Traité de Versailles. A.H. châtie les traitres en leur infligeant une trahison scopique, multidimensionnelle. Notons qu'il trahit aussi et plus simplement sa patrie, l'Autriche, en abolissant sa frontière que son père gardait. Voilà une extraordinaire superposition: un acte géopolitique doublé d'un mobile intime. La patrie et ce qu'on appelle aujourd'hui "le patriarcat" furent donc réduits à néant en Europe, au moins symboliquement, dans un geste dont un homme seul prit l'initiative et qui s'accomplit en une journée.

2. La patrie est donc vidée de son être au nom des impératifs d'un lebensraum aux frontières à définir, dont il n'est pas question d'arrêter le tracé avant d'en avoir poussé les limites à l'extrême, les avoir conquises de haute lute. Dès ce jour, la guerre devient inéluctable. La question qui se pose à son sujet n'est plus celle de sa survenue mais des modalités de son déclenchement. Et cette guerre allait être la plus meurtrière de l'histoire de l'humanité.

Mais il y a bien plus : dans cette journée de l'Anschluss, A.H. fonde un schéma directeur pour l'Histoire européenne à venir, celui qu'incarne aujourd'hui ce qu'on appelle l'"Union européenne": les frontières nationales doivent être abolies pour aménager un espace nouveau propre à accommoder un peuple nouveau racialement défini (par importations et métissage), comme avait été racialement défini le peuple germanique dont il fallait aménager le lebensraum dans les années 30 du siècle dernier. Que le curseur racial placé aujourd'hui sur le métissage soit à l'opposé de la position qu'il occupait en 1938 dans l'esprit de A.H. voulant une race pure ne constitue pas une différence de nature car le curseur conserve son axe racial. L'anti-racisme metissagier actuel reste un racialisme.

Abolissez les nations et leurs frontières, et surviennent les races et leurs territoires tribaux, leurs lebesraum respectifs.

Enfin, il y a l'actuelle dénonciation endémique du "patriarcat" (chez les néo-féministes et autres amis des populations qu'on importe en Europe) qui accompagne le désir d'abolion des frontières et des nations. Avec celle-ci, le schéma de récurrence atteint son achèvement: la fonction paternelle (et sa dimension intime, biologique même) est touchée d'un même mouvement que la notion de patrie et de patrimoine (cancel culture, woke, etc.). Il faut assassiner les récits nationaux (que nos historiens en chaire aiment tant à désigner comme "roman national") et déboulonner les statues du patrimoine, soit l'étape qui précède logiquement les autodafés et les épurations ethniques.

Les deux plans menés de front dans la conscience et le sub-conscient d'A.H. sont reconduits et leur exécution est elle aussi simultanée: le plan géopolitique d'abolition des patries est bien solidaire de celui de l'humiliation du "mâle".

Néo-fems et antifas sont en train de rééditer la geste hitlérienne fondatrice qui a culminé avec l'Anshluss. Rien ne manque aux manifestations de son être, celui de l'hitlérisme 2.0, et le projet que l'on voit se tramer en toile de fond de cette geste s'accorde à merveille avec leurs "actions de terrain" : il est celui de l'aménagement patient et obstiné, construit à coup d'intrigues et de bluff, du lebesraum germanique-universaliste, du grand loft européen post-national, évidé de ses narrations nationales et des peuples qui les portaient.
» la défense de sa patrie et de ses frontières est résolument antagonique et contraire à l'hitlérisme

Phrase étonnante, on dirait presque un coup de bluff, là aussi, et je préfère parler de nazisme plutôt que d'"hitlérisme", pour autant que ces deux termes se recoupent : je ne vois tout simplement pas comment il serait possible de faire l'impasse sur le nationalisme s'agissant du nazisme.
Ce dernier est un ultra-nationalisme völkish donnant la priorité absolue à la défense des intérêts de ce Volk, "peuple-nation" allémano-aryen défini exclusivement de façon biologique-racialiste : l'irrédentisme et la belligérance consécutifs à cette valorisation axiomatique de ce peuple-nation afin d'établir son incontestable suprématie ne sont pas un "universalisme" voulant abolir les frontières, mais un expansionnisme nationaliste visant à asservir les autres peuples en foulant aux pieds de la machine de guerre nazie leurs frontières, pour élargir le territoire propre du Reich.
A mon sens, cela n'a rien à voir, et l'identitarisme littéral et absolu affirmant par la conquète la puissance de sa prééminence nationale exclusivement au détriment des autres, cela souvent jusqu'à leur annihilation physique, ne peut tout même pas être considéré comme un "universalisme", ou alors les mots n'ont plus de sens.

Quant à la "revanche contre les pères", ceux-là n'étaient que les couilles molles dégénérées et corrompues par les ennemis de la nation allemande, justement (libéraux et juifs principalement), qui avaient perdu la guerre, des verdreckte Loser, point des pairs, fiers porteurs de gonades à la fibre patriotique pure et inaltérable qui ne se seraient jamais laissés humilier.
Je trouve que le mouvement des Wandervögel rend bien mieux compte de cette révolte contre les aînés, mouvement très völkish, enraciné dans une mythique "âme allemande" et dont nombre de cadres nazis étaient issus, très naturellement éclusé dans le nazisme naissant...

Et puis, pourquoi s'obstiner à offrir à Hitler une sorte de "troisième carrière" ??



« Le mouvement des Wandervögel, c'était d'abord l'acte par lequel la jeune génération se désolidarisait de ses aînés. Cette guerre perdue, cette misère, ce chômage, cette agitation politique, nous n'en voulions pas. Nous jetions à la figure de nos pères l'héritage sordide qu'ils tentaient de nous faire assumer. Nous refusions pêle-mêle leur morale d'expiation, leurs épouses corsetées, leurs appartements étouffants, capitonnés de tentures, de portières et de poufs à glands, leurs usines fumantes, leur argent. Par petits groupes chantants et enlacés, dépenaillés, coiffés de feutres défoncés mais fleuris, ayant pour tout bagage une guitare sur l’épaule, nous avions découvert la grande et pure forêt allemande avec ses sources et ses nymphes. Efflanqués, crasseux et lyriques, nous couchions dans les fenils et les crèches, et nous vivions d'amour et d'eau claire. Ce qui nous unissait par-dessus tout, c'était notre appartenance à une même génération. Nous entretenions comme une franc-maçonnerie de la jeunesse. Certes nous avions des maîtres. Ils s'appelaient Karl Fischer, Hermann Hoffmann, Hans blüher, Tusk. ils écrivaient pour nous des récits et des chansons dans de petites revues. Mais nous nous entendions trop bien à demi-mot pour avoir besoin d'une doctrine. Nous ne les avons jamais vus à Kiel.
C'est alors que se produisit le miracle des gueux. Nous, écoliers errants, nous avions la soudaine révélation, avec cette Ligue des gueux (Bund der Geusen) qui nous ressemblaient comme des frères, mais qui relevaient de l'idéologie nazie, que nos idéaux et notre manière de vivre n'étaient pas forcément voués à demeurer en marge d'une société forte de son organisation et de son inertie. Les gueux, c'étaient des Wandervögel doués d'une force révolutionnaire qui menaçait directement l'édifice social. »

Michel Tournier, Le Roi des aulnes
L'hitlérisme, en diplomatie, dans les années 1934-1939 était une doctrine géopolitique qui nous intéresse ici, qui intéressait Churchill: l'hitlérisme géopolitique, on le découvre en lisant ces matériaux (récits, discours à la Chambre britannique, comptes rendus et notes diplomatiques, etc.) doit être distingué du nazisme pour en composer l'interface internationale, le visage géostratégique. La mise en drame et en scène hitlérienne, on vient de le voir, était largement aussi personnelle, voire intime que politique dans ces années-là: Hitler, qui décidait seul du sort de l'Allemagne, puis, par extension, de l'Europe, réglait des comptes avec tous : les pères, les traitres à l'Allemagne, son propre père, largement autant qu'avec l'Angleterre et la France.

Curieusement, et ceci est rarement relevé : Hitler méprisait copieusement l'Angleterre, pays sans armée continentale, habitué des dérouillées militaires sur le Continent (bataille de la Somme, etc.), dont l'armée, à la puissance de feu inférieure à celle de la Belgique dans ces années-là, n'était guère plus qu'une "police coloniale", commandée par des généraux qui en été restés, grosso modo, à la guerre en dentelles et qui, dans les rares velléités de dépasser ce mode d'action sur les théâtres des opérations, s'étaient couverts de ridicules. Seule la flotte britannique pouvait mériter d'être un peu respectée, mais plus l'Air Force, avec laquelle, dès 1934, l'Allemagne jouait à parité de puissance (ce que Churchill ne cesse de déplorer dans son ouvrage).

Mais Hitler avant une dent personnelle contre les Anglais qui l'avait gazé trois semaines avant l'armistice de 1918. Il fallait, coûte que coûte, humilier cette nation, honnie et méprisée. L'hitlérisme c'etait, dans ces années-là, 50 pour cent au moins de dent personnelle contre l'ennemi. Contrairement à la mafia, Hitler vous visait parce qu'il y avait quelque chose de personnel en lui contre vous. D'où la pertinence de l'hitlérisme, de préférence au nazisme quand on se penche sur ces développements.

Rien de cela vis-à-vis de la France. Pourquoi ? parce que A.H avait un faible pour le petit vin blanc, le saucisson à l'aïl, le camembert coulant, le berret basque, l'opéra Garnier et la Tour Eiffel ? Non.

Parce que la France, en 1936, était la seule puissance qui possédait les moyens militaires de couper court à ses aventures, ses calculs, ses coups de bluff, ce qui commandait chez lui un certain respect. Seule puissance en Europe ? Même pas: dans le monde ! car ni les Etats-Unis d'Amérique, très occupés par eux-mêmes à ce moment (isolationnisme, reconstruction économique, etc.), ni l'Union soviétique (parallèlement elle aussi trop occupée par elle-même et ses efforts d'industrialisation et ses luttes intestines accompagnées de purges, le communisme n'étant rien d'autre qu'une purge, un médicament, appliqué au monde agraire par et pour l'industrie et l'industrialisation des espaces ancestraux) ne se trouvaient en mesure, non plus que désireux, de mobiliser des forces contre les coups de poker de Hitler en Europe occidentale à ce moment

La remilitarisation de la Rhénanie par Hitler eut lieu en 1936. La pensée stratégique d'Hitler était la suivante: si je remilitarise la Rhénanie sans que les Français ni la Ligue des Nations ne bronche, il me devient possible d'ériger une ligne de défense sur le flanc ouest de l'Allemagne qui donnera à celle-ci les coudées franches pour abattre les frontières à l'Est et ouvrir son lebensraum dans ces espaces (Europe du Sud-est) sans que les couilles molles de l'Ouest ne bronchent davantage qu'elles n'ont broché quand j'ai occupé la Rhénanie. C'était audacieux, risqué, ça a été risqué et ça a marché.

Tout se joua donc, stratégiquement, en Europe, en 1936.

Or en 1936, dans le seul pays, la France, qui eût pu faire fermer sa gueule à Hitler et anéantir ses plans, c'était le Front populaire, son pacifisme, sa confiance en la bonté foncière de l'Homme et des institutions internationales (Ligue des nations, multilatéralisme dialoguiste, etc.), son goût pour la négociation civilisée avec "monsieur Hitler", qui régnait.

Une certaine bourgeoisie française, enfin, la plus bête, c'est à dire, la dominante, se plaisait à penser : plutôt Hitler que le Front populaire. Pour faire court, ces crétins ne virent pas une seconde, que c'était le Front populaire qui leur amenait Hitler, que sans lui, le Front populaire, un Clémenceau, un Poincaré, eussent réglé "la question hitlérienne" en Rhénanie en envoyant les gros bataillons dont disposait la France à ce moment, au lieu de "sissies" du type Daladier ou Neuville Chamberlain, lequel était la couille molle en chef à ce moment outre-manche; que le Front populaire, par conséquent (et le caractère "prolétarien" d'Adolf Hitler, n'en doutons pas, ne manquait pas d'avoir ses effets sur les socialos au pouvoir à Paris) fut bel et bien l'accoucheuse, la sage-femme du désastre de mai 1940 et tout ce qui s'ensuivit.
Enfin, pour certains gauchistes ou gauchisants de l'époque, ce semble davantage avoir été : plutôt Hitler que la guerre, alors que l'engagement à gauche était une donnée déjà acquise.
Mollesse gonadique, bêtise, aveuglement ? Pourtant, des gens comme Déat ou Doriot n’étaient certainement pas des couards, combattirent même avec bravoure et furent décorés, n'étaient point très crétins non plus (Déat fut élève remarqué et doué d'Alain, estimé même de de Gaulle !), alors quoi ?...
L'horreur de la guerre en soi, après le cataclysme de 14-18, qui avait créé une sorte de répulsion viscérale à rempiler pour un second tour ? Peut-être...
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