Le site du parti de l'In-nocence

Pour qui voter à ces présidentielles ?

Envoyé par Francis Marche 
Au premier tour, je voterai Poutou, parce qu'il n'est rien de plus cruel, en temps de paix, de plus vil, de plus vache et de plus sot que de mettre à la rue un homme ou une femme qui a donné sa vie à une entreprise. Poutou, en lutte permanente contre les menaces de licenciement de travailleurs attachés à une enseigne, à cet égard, ressort de cette élection comme premier candidat de l'appartenance.

Au second tour, je voterai Marine Le Pen, parce que la nation désire, et lutte comme le poussin dans l'oeuf, pour recommencer ou reprendre où elle l'a laissée, sa na(rra)tion.
Ah, tiens, curieusement, je me suis tenu tout à fait le même discours. Poutou est très sympathique, oui. En même temps il faut se souvenir qu'ils nous enverrait tous en camp de redressement d’un cœur léger, probablement ; et ouvrirait encore plus grand les vannes de l’immigration… Le parti doit prendre une position officielle, nette, quitte à la moduler comme il lui plaît. Je nous vois mal soutenir Poutou, malgré la tentation.
Voter Poutou ?

Serait-ce là une de ces défaillances de l'instinct que Nietzsche diagnostiquait déjà il y a un siècle, et qui caractérise un peuple (ou un individu) condamné par incapacité de juger ce qui est bon pour lui ? Si la gauche poutouienne était une espèce, et si la politique obéissait réellement aux lois de la sélection naturelle, il y a longtemps qu'elle aurait disparu.
Je ne sais pas encore précisément pour qui je vais voter le 23 avril mais je connais le nom de celui pour lequel rien au monde ne me ferait voter, sauf à n'être plus moi-même : Emmanuel Macron.

En système démocratique, en dehors des idées émises, il faut en effet éprouver un minimum de sympathie pour la personne à qui on donne un suffrage. Imaginer un instant, par exemple, que l'on soit bloqué avec cette personne dans un chalet pendant quinze jours. Tout futile qu'il soit, ce test est inconsciemment à l'oeuvre en régime démocratique et chaque électeur le fait, d'une façon ou d'une autre. Or, de ces onze, Macron est bien celui qui m'inspire une antipathie profonde, telle que je n'aimerais vraiment pas me trouver en sa présence trop longtemps. Il réussit, à mes yeux, à cumuler le dégoût produit par la chatterie ecclésiastique immédiatement contredit par la crainte qu'inspirent les dictateurs, elle-même remplacée par l'inconsistance des béni oui-oui, à quoi il faut ajouter le malaise qu'on éprouve par instant à se trouver en présence d'un déséquilibré quelque peu science-fictionnesque.

Je ne parviens pas à croire qu'un type aussi antipathique puisse l'emporter, car je veux croire que ce qu'il m'inspire est répandu.
Macron me révulse, plus encore que François Hollande, et plus encore, chose extraordinaire, que Nicolas Sarkozy en son temps.
Citation
Trystan Dee
Macron me révulse, plus encore que François Hollande, et plus encore, chose extraordinaire, que Nicolas Sarkozy en son temps.

Hier soir, je lui ai trouvé (à Macron) une ressemblance avec Sarkozy ; les rictus, les tics, la gestuelle. Une version neuneu, ralentie et sans nerfs de Sarkozy. Pendant quelques minutes, cette ressemblance-là a même éclipsé celle, frappante, entre Macron et Boris Vian.
Vu Poutou hier soir à la Télé. Dont acte. Je me range aux sages avis de Camus et de Mavrakis. Son discours et ses attitudes archéo-bolchéviques et sa pénible mauvaise foi ("désarmer la police qui va emmerder les jeunes dans les quartiers") sont rédhibitoires. Dommage : Poutou est le seul candidat représentant la société civile dans ce tableau des Onze, étant ouvrier quand les autres sont tous politiciens professionnels. L’enseignement de cette erreur est que dans cette élection, comme dans une cour amoureuse, on déclare sa flamme toujours trop tôt, pour « se prendre un rateau », immanquablement. Asselineau m’a fait forte impression dans ce débat. Et bien sûr Mélenchon qui, s’il continue sur cette voie pourrait finir par se retrouver en finale face à Le Pen, laquelle ressemble tous les jours un peu plus au lièvre de la fable, un peu trop confortablement et négligemment installée dans sa certitude qu’elle n’a pas grand effort à fournir pour arriver en tête au premier tour de cette course à l’échalote.

Je contresigne le commentaire de Thomas sur Macron. Ce type est une créature de cauchemar. Je ne parviens pas à me faire à l’idée que les Français le choisissent pour incarner leurs « espoirs ».
@Francis
Asselineau m’a fait forte impression dans ce débat

////

A moi aussi ! Ce type est extrêmement brillant, il a l'air solide, de plus c'est une machine anti-UE parfaitement rodée (Mélenchon et MLP, à coté...). Par contre, j'ignore tout de ses positions en matière d'immigration... Remplaciste ?, anti-remplaciste ?, laissez fairiste ?
Macron fera l'amour à une femme de 80 ans quand il aura 55 ans.
L'amour est un sentiment merveilleux qui transcende les générations, les origines sociales, raciales.
Ce joli petit monde fera bloc au second tour contre le FHAINE et tout rentrera dans l'ordre. Ainsi rien ne stoppera l’irrésistible croissance du « Nouvel Ordre moderne » (Muray), qui va d’ailleurs à sa perte tout seul. Le Système a d'ores et déjà décidé tout simplement d’ignorer ce qui va se passer (le FN aux portes du pouvoir (pas un mot de la souffrance identitaire, de l'insécurité culturelle...)) car cette fois, avec Macron, l'homme de "la France d'après", c'est tout un peuple auquel la caste fera savoir qu’il n’est même plus représentatif de lui-même, et qu’il suffit donc d’ignorer sa volonté, ce qui est plus simple que de le dissoudre. Ainsi se trouvera également renversé (et résolu !) le problème politique de la représentation, qui descend des élus aux électeurs, et dont la faillite incombera à ces derniers : à la lettre, le peuple, avec Macron, ne représentera plus rien.
Le débat d'hier, aussi navrant qu'il pût être aux oreilles de la plupart d'entre nous, aura néanmoins abouti, sans que cela ne soit envisagé par quiconque, à rendre manifeste, dans le lot des Onze, grâce à l'abondance des "petits candidats", le fait, déjà notoire dans la population française, que l'idée selon laquelle l'Union européenne issue du Traité de Maastricht est sans bénéfice et sans objet pour la nation est désormais majoritaire.

Onze candidats à la présidence, et seulement deux ou trois d'entre eux qui veulent de "l'Europe" telle qu'elle s'impose à l'histoire de France aujourd'huI, nonobstant l'offensive propagandiste officielle qui n'a jamais faibli sur les ondes et dans la presse papier depuis 1992.

La France est mûre pour rejoindre le groupe de Visegrad. C'est la bonne nouvelle de cette semaine. La moins bonne nouvelle est que le personnage politique impliqué dans ces présidentielles le plus capable d'articuler le problème et d'éventuelles solutions à ce décalage entre programme historique officiel et désir de la nation, soit Jean-Luc Mélenchon.
Je trouve pour ma part que Marine Le Pen, lorsque qu'on la laisse s'exprimer, ne s'y prend pas si mal que ça. Le problème (médiatiquement parlant), c'est que contrairement à Mélenchon et aux autres, MLP prend en compte la submersion migratoire.

Le groupe de Visegrad ? J'imagine mal des remplacistes tels que Mélenchon, Cheminade et consorts, le rejoindre. Il n'y aurait que MLP.
Si je vote, ce qui n'est pas certain (n'étant guère démocrate), je me prononcerai pour Marine Le Pen au 1er tour et encore pour elle au 2nd tour, sauf si elle est alors opposée à François Fillon. Dans ce cas je voterai pour ce dernier afin :
- qu'il soit élu avec les voix bien visibles de "l'extrême-droite"
- de signifier que le degré de moralité ou d'exemplarité du candidat importe peu puisque le système démocratique
est substantiellement vicié : Fillon semble un peu moins remplaciste que les autres, c'est tout ce qu'on lui demande.

Mon choix en faveur de Marine Le Pen au 1er tour il s'explique par le simple adage : Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Les circonvolutions du PI autour du FN finissent par devenir agaçantes. Dans les années qui ont suivi 2002 le PI paraissait encore à gauche du FN, Jean-Marie Le Pen n'était pas présentable, vulgaire, raciste, etc : sa personnalité, ses écarts, selon le PI, empêchaient ses idées de triompher. Puis il y eut une courte phase d'approbation du FN de Marine Le Pen et de quasi confusion. Maintenant le PI a nettement dépassé le FN sur sa droite, au point que l'incompatibilité semble presque totale. Ce mouvement est amusant, mais agaçant. Où finira-t-il ? A Poutou ? - Il aurait mieux valu rallier le FN de JMLP sans état d'âme dès le début et garder ses critiques sur l'homme in petto. Je me souviens avoir entendu JMLP dire vers 1990 : La France risque de devenir une république islamique. En 1990, on pouvait encore hausser les épaules devant de tels propos. Or ils étaient justes, peut-être prophétiques. On a tous perdu beaucoup de temps à le comprendre. Maintenant il reste encore un peu de "préférence nationale" chez Marine Le Pen. Cela suffit à voter pour elle malgré le côté largement insatisfaisant pour nous du reste de son programme et de son ... électorat. - Reporter tous ses espoirs dans un tout petit parti bien plus ouvertement anti-remplaciste que le FN, au nom de nuée et dirigé par un Karim, me semble le comble du raffinement bathmologique, mais ne tient pas la route dans le monde réel, qui est pourtant bathmologique, mais pas trop.
Fillon semble un peu moins remplaciste que les autres
///

Un peu d'"un peu moins" ne suffira pas mon cher Noroit, c'est trop tard. L'anti-remplacisme se doit désormais d'étre dur, impitoyable, voire injuste.
Sinon je suis d'accord avec vous : le FN n'est certes pas parfait mais qui, aujourd'hui, et à part lui, est à même d'accéder au pouvoir ?
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent poster des messages dans ce forum.

Cliquer ici pour vous connecter