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De la littérature d'Occupation

Envoyé par Francis Marche 
22 février 2018, 04:37   De la littérature d'Occupation
Je viens de tomber par hasard sur ce site, tenu par un correcteur d'édition. On y trouve un compte rendu de lecture critique du roman Chanson douce de la Franco-marocaine Leïla Slimani, qui a été primé cinq fois, et qui a reçu le Goncourt. Cet ouvrage à prétention littéraire représente à la perfection la daube propagandiste actuelle devant laquelle toute la nomenklatura parisienne nous invite à nous extasier, et sa valeur littéraire est proche du zéro absolu. On découvre dans ces pages qu'il s'agit aussi d'un pamphlet raciste à peine déguisé.

[lesmediasmerendentmalade.fr]
Et histoire de parfaire le crime, elle est nommée, par le président en personne, conseillère pour la francophonie...
De mémoire, je crois bien n'avoir jamais vu un éditeur ou un critique défendre vraiment un livre qui en vaille la peine. Ils n'ont ni le temps ni l'amour pour ça. En revanche, ils se passionnent pour ce qu'ils peuvent en tirer comme profit. Dans le monde littéraire, finalement, aucun livre n'est lu... Ne règnent qu'une lâcheté toujours surprenante, un mauvais goût infaillible, une ignorance profonde de l'histoire littéraire et surtout une vision niaise de la vie.
Mais ce qui me donne de l'espoir, en ce crépuscule, et à condition de ne pas tenir compte du fait que la littérature est, rappelait Gracq, de tous les arts, celui qui est apparu en dernier et qui sera peut-être le premier à disparaître, ce qui me donne de l'espoir, c'est l'inconnu que suscite toute époque crépusculaire.
De la langue d'Occupation :

Moi, m'siou, j'ti dis qu'ji souis pour la lipidition !
Extrait du site

Leçon 398. – Compte rendu de lecture de Chanson douce de Leïla Slimani, 1/5

Lecture terminée, nous en arrivons à notre compte rendu.
Notre première appréciation était juste et non entachée d’exagération et de précipitation : littérature paresseuse, et disons tout de suite que le « style sec et tranchant de Leïla Slimani » dont parle la quatrième de couverture nous ne l’avons trouvé nulle part, absolument nulle part. Cette qualification de « style sec et tranchant » est une énorme supercherie, et c’est tout le contraire que nous avons trouvé entre deux soupirs accablés par nous exhalés.
Supercherie monumentalesque aussi pour la « poésie ténébreuse » et pour le « suspense envoûtant ».
Ce qui nous a le plus frappé dans Chanson douce et qui nous a beaucoup dérangé c’est l’inadéquation des mots, l’approximatif de son lexique (mots imprécis, maladroits, excessifs ou qui détonnent). De nombreuses fois, l’auteur hésite, tâtonne, cherche le mot en direct, là sous nos yeux, écrit d’abord celui qui lui vient, puis, nous laissant voir tout de son embarras à atteindre à l’expression exacte de sa pensée, ajoute une deuxième approximation à la première en pensant qu’une accumulation d’approximations finira par aboutir à une représentation claire.
Parfois il semble être allé piocher dans le dictionnaire des synonymes et y avoir pris le plus élégant (tant qu’à faire ! c’est le même prix), le plus littéraire, mais hélas il est inadéquat.
Il confond synonyme et équivalent quand, par exemple, il choisit de dire pisser plutôt qu’uriner ; accomplir plutôt que faire ; chier plutôt que soulager ses intestins ; ces mots mal choisis détonnent dans le contexte alors qu’ils auraient été adéquats dans un contexte différent.
L’auteur a un problème avec le lexique et avec l’expression de sa pensée. Nous pouvons appeler ce problème la paresse ou l’immaturité littéraire.

Nous notons que Chanson douce, de Leïla Slimani, a obtenu quatre prix : prix Goncourt 2016, Prix des lecteurs Gallimard 2017, Grand Prix des lectrices Elle 2017, Grand Prix des lycéennes Elle 2017. Palmarès !

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Leçon 401. – Compte rendu de lecture de Chanson douce de Leïla Slimani, 2/5

Les tics de langage, comme se mettre à suivi d’un infinitif (30 occurrences) :

1: La sonnette se met à retentir.
2: Ils se mettent à évoquer des souvenirs.
3: Que l’autre se mette à lui faire des remarques en arabe.
4: Elle se met à croire que Louise est vraiment partie.
5: Louise se met à ranger la salle de bains.
6: Tout le monde se met à danser.
7: Paul se met à parler d’elle.
8: Leurs corps se mettent à flotter.
9: Ils se mettent à danser.
10: Ses mains se mettent à trembler.
11: Elle se met à astiquer la lampe.
12: La pluie se met à tomber.
13: Des hommes se mettent à se battre.
14: Elle se met à hurler.
15: Ses genoux se mettent à flancher.
16: Il ouvrait la fenêtre et se mettait à fumer.
17: Ils se mettront à rire.
18: Louise, brusquement, se met à rire.
19: Le téléphone se met à sonner.
20: Au corps qui se met à dérailler.
21: L’enfant, réveillé en sursaut, se met à hurler.
22: Nina se met à croire qu’elle connaît Louise mieux que quiconque.
23: Mila s’est mise à rire aux éclats.
24: Mila s’est mise à découvrir les cachettes.
25: Ils font signe à Mila, qui s’est mise à ricaner.
26: Elle s’est mise à disparaître, des week-ends entiers.
27: Louise s’est mise à dormir plus profondément que jamais.
28: Et il s’est mis à rire.
29: Ils se sont mis à parler d’argent.
30: Paul s’est remis à donner rendez-vous à sa femme.

Peut-être avons-nous oublié quelques occurrences.
Ce tic se fait d’autant plus repérer et remarquer que sa répétition est souvent inutile (La sonnette se met à retentir/La sonnette retentit ; Ils se mettront à rire/Ils riront ; etc.), et son visage nous devient vite familier ; mais il est une scorie parmi beaucoup d’autres.
Inutile de préciser que les tics de langage indisposent généralement le lecteur et sapent lentement la crédibilité de l’auteur, qui semble n’avoir rien à dire de vraiment nouveau, et répète sa pauvre idée fixe. L’auteur a une seule solution, une solution unique et enfantine à tous ses problèmes d’expression, solution dont il abuse paresseusement, ici le « se mettre à » ; nous verrons plus bas le tic « finir par », également dérisoire.

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La question que l'on est en droit de se poser : qu'est-ce qui pousse nos jurys de prix littéraire, notre critique encartée, et l'oligarchie régnante à couvrir d'honneurs pareille daube, totalement étrangère à toute oeuvre littéraire digne de ce nom, et propulser son auteur aux sommets des institutions de la francophonie ?

Je ne vois qu'une réponse possible : le parternalisme néo-colonial qui se complaît à lisser le poil de son inférieur comme on le fait d'une main paterne celui d'un animal de compagnie. Cela ressemble à cette manière qu'ont certains adultes de pousser un enfant de six ans à monter sur les planche (seul ou en chorale) pour "chanter" quand il ou elle chante manifestement faux comme une vache, mais avec de tels airs de petits anges, et "une voix d'or" que tout le monde est intimé de fondre d'amour devant le phénomène. Je ne vois aucune autre explication.
Trouvé par hasard, dans Libé, ce brûlot :

« Marcher dans la rue. Prendre le métro le soir. Mettre une minijupe, un décolleté et de hauts talons. Danser seule au milieu de la piste. Me maquiller comme un camion volé. Prendre un taxi en étant un peu ivre. M’allonger dans l’herbe à moitié dénudée. Faire du stop. Monter dans un Noctambus. Voyager seule. Boire seule un verre en terrasse. Courir sur un chemin désert. Attendre sur un banc. Draguer un homme, changer d’avis et passer mon chemin. Me fondre dans la foule du RER. Travailler la nuit. Allaiter mon enfant en public. Réclamer une augmentation. Dans ces moments de la vie, quotidiens et banals, je réclame le droit de ne pas être importunée. Le droit de ne même pas y penser. Je revendique ma liberté à ce qu’on ne commente pas mon attitude, mes vêtements, ma démarche, la forme de mes fesses, la taille de mes seins. Je revendique mon droit à la tranquillité, à la solitude, le droit de m’avancer sans avoir peur. Je ne veux pas seulement d’une liberté intérieure. Je veux la liberté de vivre dehors, à l’air libre, dans un monde qui est aussi un peu à moi. »

Eh bien écoutez, après tout, que cette jeune femme ait un talent littéraire ou pas, on s'en fiche un peu, là n'est pas, n'est plus la question, s'il s'agit d'"occupation" ; en outre, si les derniers lauréats du Goncourt étaient pour la plupart des écrivains, cela se saurait...
Il me semble Francis que vous ratez l'essentiel : n'apparaît-il pas que Mme Slimani s'est sensiblement "désislamisée", qu'elle adopte le ton, les tours, les préoccupations de toute jeune femme française bon teint d'aujourd'hui, de celles qui certes "balancent des porcs", mais sont tout aussi capables d'en consommer, bref, ne la trouvez-vous pas parfaitement intégrée ? N'est-ce pas une chose dont on pourrait se réjouir, signe trop rare que les influences ne s'exercent pas qu'à sens unique, et que l'attrait pour les mœurs indigènes peut être opérant ?
Mais bon sang où est l'exigence artistique ou même artisanale (celle du savoir-écrire, puisqu'il s'agit tout de même de littérature dans ce boxon !) qui se doit d'être appliquée à la prétention d'auteur quand un prix littéraire, ou plusieurs, sont décernés ?

Je lis ces soirs-ci certaines nouvelles de Paul Morand, personnage qui ne m'est a priori pas plus sympathique que cette Mme Slimani. Ce n'est tout de même pas par "solidarité de blanc", ou "de rougeaud" pour reprendre une épithète fétiche de cette Slimani, que la prose de Morand me prend entièrement, qu'à travers elle, quand je la lis, je vois le monde ! alors que quand je me penche sur celle de Slimani, je ne vois que cette conne de diversité qui se pousse du col pour strictement rien, rien à dire, rien à montrer, à faire entendre ou faire sentir, qui soit autre que son encombrante présence au monde !
27 février 2018, 18:20   Quel monde ?
Cher Francis,

Quand vous écrivez que vous voyez le monde en lisant des auteurs comme Paul Morand, Henri Bosco, Jacques Audiberti ou tout écrivain de même tenue, quel monde voyez-vous ? Pour ma part, quand je les lis, j'ai plutôt l'impression de fuir le monde tandis qu'hélas, avec la plupart des auteurs d'aujourd'hui, je me mets bel et bien à voir le monde et à entendre sa langue.

"Ce qui nous a le plus frappé dans Chanson douce et qui nous a beaucoup dérangé c’est l’inadéquation des mots, l’approximatif de son lexique (mots imprécis, maladroits, excessifs ou qui détonnent). De nombreuses fois, l’auteur hésite, tâtonne, cherche le mot en direct, là sous nos yeux, écrit d’abord celui qui lui vient, puis, nous laissant voir tout de son embarras à atteindre à l’expression exacte de sa pensée, ajoute une deuxième approximation à la première en pensant qu’une accumulation d’approximations finira par aboutir à une représentation claire.
Parfois il semble être allé piocher dans le dictionnaire des synonymes et y avoir pris le plus élégant (tant qu’à faire ! c’est le même prix), le plus littéraire, mais hélas il est inadéquat.
Il confond synonyme et équivalent quand, par exemple, il choisit de dire pisser plutôt qu’uriner ; accomplir plutôt que faire ; chier plutôt que soulager ses intestins ; ces mots mal choisis détonnent dans le contexte alors qu’ils auraient été adéquats dans un contexte différent.
L’auteur a un problème avec le lexique et avec l’expression de sa pensée. Nous pouvons appeler ce problème la paresse ou l’immaturité littéraire."

Ma modeste expérience de "rewriter" m'a appris que ces défauts sont au cœur de tous les manuscrits qu'il m'a été donné de "polir", selon l'habituel euphémisme des éditeurs. En cela, Leïla Slimani ne se distingue en rien de ses collègues et ne représente même pas une quelconque "littérature d'Occupation". Seul le fait de la primer à outrance indique une volonté idéologique et non pas son indigente prose, parfaitement conforme à l'air du temps.
Oui, "je vois le monde" voulait dire que, par exemple, dans la nouvelle Le Chant du cygne (du recueil Rococo), je me trouve dans le monde des rats de l'Opéra, celui des jeunes futures danseuses étoiles, et leurs maîtresses, et leurs familles, etc.

Or je ne connaîs rien de cet univers, que je n'ai jamais fréquenté de près ou de loin. Pourtant, j'en saisis tout, tout ce que je lis dans ces pages m'y fait participer. Je comprends chaque geste de chaque personne, chacune de leurs hésitations à faire un geste, chaque micro-situation, je suis dedans pleinement, et je me délecte de cette expérience qui fait de moi un acteur de ce que je lis. Le plaisir littéraire est là. Je suis l'élément d'un monde que le texte littéraire m'offre sur un plateau, m'invite à pénétrer et à m'y fondre.

Ce n'est pas que la "diversité" et toute cette post-modernité me sont d'expérience étrangère mais que rien, dans ce genre de non-littérature me donne l'envie d'en être, même par contrat de lecteur.

Les Chroniques martiennes, de Ray Bradbury : c'est peu dire que je n'ai jamais mis les pieds sur Mars, me passionnent, et de même les romans d'Emmanuel Bove qui ont pour théâtre la Garenne-Colombes, dont le nom seul pourtant sue l'ennui.
Dans le sens que vous dites, alors oui, on voit le monde à travers les auteurs de talent ou de génie. Mais c'est un monde qui n'existe plus que dans leurs livres.

Un hasard m'a conduit à offrir à un membre de ma famille qui en avait exprimé l'envie (et fourni les titres) deux ou trois romans policiers récemment parus. Avant de les emballer, j'ai eu la curiosité de les lire, sans parvenir à les terminer, vite lassé par une langue farcie de clichés, d'approximations, de naïvetés, de comique involontaire etc. Or, de ces auteurs, on m'avait précisément parlé dans ces termes : c'est dingue, on voit tout, on est dedans, on ne peut plus s'arrêter etc... en ajoutant, sans agressivité aucune, comme le simple constat d'une originalité de ma part : "Mais toi, tu ne dois pas aimer, tu ne lis que de la littérature."
28 février 2018, 00:11   Le français littéraire
Cette remarque faite innocemment m'a donné à penser que l'idée d'un "français littéraire", comme on le dit de l'arabe ou du chinois, faisait son chemin, à côté d'un "français courant". Il n'est pas impossible qu'un jour cette distinction ne soit franchement instituée dans le cadre des programmes d'enseignement, sachant que les auteurs cités plus haut deviendront (s'ils ne le sont déjà) inintelligibles pour une part grandissante de la société, sauf à être traduits en "français moderne", comme Rabelais ou Montaigne.
Justement non Thomas ce monde n'existe pas que dans leurs livres, il préexiste en moi car comment y accederais-je autrement lorsque je lis ces livres. Il est de mon Dasein, de mon temps, celui d'une époque que j'ai intériorisée, qui me constitue et qui mourra avec moi.

Ce monde que je ne connais pas, celui de la nouvelle de Morand, je le re-connais.
28 février 2018, 17:51   Re : Le français littéraire
"Mais c'est un monde qui n'existe plus que dans leurs livres." avais-je écrit, et non : " pas que dans leurs livres."
La nuance me semble importante et montre que, peut-être, nous ne parlons pas de la même chose... ou disons la même chose sans le savoir.

Je ne voulais pas dire que le monde des écrivains n'existe que dans leurs livres, évidemment, mais que cette existence se trouve plus ou moins confirmée par le spectacle de la rue, par les conversations, les usages du temps etc., en dehors même de l'intériorité de chacun. Autrement dit, il me semble que si vous re-connaissez le monde de Morand ou d'autres, c'est précisément parce que ce monde n'est plus, mais qu'il nous a formés.

Qu'en est-il, alors, de la lecture des écrivains du XVIe siècle, par exemple, qui m'offre, personnellement, mes plus avérés plaisirs de lecture ?
Je ne sais pas Thomas. Je crois que, très personnellement, dans l'enfance j'ai dû entendre un peu de la langue du XVIIIe siècle (bien le 18ème, celui de Constant et de toutes les disputatio latines si vivantes en Provence jusqu'à l'avènement de l'âge de la télévision). Des bribes, des silences (lesquels, en musique, structurent et complètent les mélodies, les phrases musicales) ont dû entrer en moi qui venaient de ce siècle-là. Je retrouve ces silences prodigieux chez Bosco. Longtemps, j'ai dû, intérieurement, compléter les phrases de ce siècle de la Sévigné. Il y a une pratique et une vie des textes et même une vie dans les textes qui peuvent faire la source de votre familiarité personnelle avec le logos (la phone heideggerienne et non la ratio cartésienne) rugueux et régionalisé du XVIe français et votre inclination à vous y retrouver. C'est votre goût que nul n'est fondé à explorer, à fortiori à tenter d'interpréter. Votre siècle, le XVIe, vit l'affirmation, la formation et la constitution officielle de la langue française littéraire (avec, dit-on, le roman forezien l'Astrée). Vous devez être un sourciste, un revivaliste et même un fondamentaliste de cette langue. Et vous seul êtes armé pour en supputer les causes. Quand je serais un polémiste, un demi-habile habité de pensées mises en paroles qui firent flamber le monde dans le dernier quart du siècle de Rousseau. Chacun habite son siècle de prédilection, en laissant aux autres le siècle vulgaire où baigne le contemporain. Mais vraiment, je ne sais pas et n'ai pas à savoir.
@Francis

Ce que vous écrivez (dernier message) a trait au corps, au charnel, et c'est, selon Heidegger, "ce qu'il y a de plus difficile..." (Séminaire de Zurich", Gallimard, p. 321).

On reproche habituellement à Heidegger, et à mon sens à tort, de n'avoir fait que peu de place au corps dans son "analytique existentiale", alors que tous les processus qui y sont décrits impliquent en eux-mêmes le processus de l'incarnation.
Le XVIe : en France, sorte de siècle gascon. Comme devait l'être celui de la IIIe République. Ils sont du mauvais Midi disait Daudet des Gascons à Paris (Gambetta, etc.) dans ses Lettres à un absent qui fait la chronique du siège de Paris. Il ajoutait : tous la même grande barbe noire, la même faconde et le même accent insupportable, jaillissant de la même grande tête de cheval affamé. Alphonse Daudet fut l'auteur français le plus méprisant de son siècle.

Henri de Navarre : guerre civile en France, arrivée du Gascon, rétablissement de l'unité nationale

Léon Gambetta : guerre civile à Paris durant laquelle le Gascon se tient éloigné (en Espagne), puis "de retour en France en juin, il est réélu comme député le 2 juillet 1871 aux élections complémentaires dans la Seine (pour laquelle il opte), le Var et les Bouches-du-Rhône. Leader de l'Union républicaine, Gambetta contribue, par ses voyages en province et ses discours, à faire accepter la République. Le 7 novembre, il fonde avec quelques amis son journal La République française." (Wiki). Rétablissement de l'unité nationale dans la République.

Le Gascon, sorte de Zorro de l'histoire nationale, faraud, primaire et récurrent : il arrive dans les crises aiguës pour remettre en scelle la nation quand on la voyait perdue : à chaque fois, son siècle lui ressemble et l'adéquation entre les deux se manifeste à point nommé. Le Gascon politique semble voué à n'être que ça : une figure de l'adéquation au siècle.
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