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« L'hôpital public s'écroule » : les chiffres et la réalité

Envoyé par Marcel Meyer 
Aucun chiffre officiel ne vient attester de l'ampleur d'un phénomène largement ressenti en ce moment au sein de l'höpital public.

Ce constat n'empêche nullement Le Monde de titrer à la une « L'hôpital public s'écroule » et de consacrer deux pleines pages très alarmistes à ce qui semble s'apparenter à une crise terminale. Bien entendu, on ne trouvera dans ces deux pages nulle trace du rôle, dont chacun sait pourtant qu'il est essentiel, que joue l'invasion migratoire dans cet écroulement, mais il y a là un bel aveu du hiatus entre la réalité et les chiffres officiels dont Renaud Camus se moque si bien depuis des années.
Ah bon, "l'écroulement" des hôpitaux serait dû à l'invasion migratoire... Je ne nie pas qu'il y ait des abus de la part de bénéficiaires de l'Aide médicale d'Etat (AME) mais ils n'expliquent pas la crise des hôpitaux. Les cliniques ont l'obligation de traiter sans dépassement d'honoraires (et donc ressources supplémentaires) les bénéficiaires de l'AME et de la complémentaire santé solidaire (ex. CMU) dont bénéficient la plupart des personnes que vous visez : or les cliniques s'en sortent beaucoup mieux que les hôpitaux.

Le problème principal des hôpitaux, c'est leur statut : ils sont ingérables. Idem pour les universités.

Dans un même établissement public, on peut trouver un service performant, tandis que plusieurs autres bénéficiant de moyens comparables, avec une patientèle / clientèle de même "origine", seront totalement défaillants.

Ce qui ne veut pas dire que le comportement des "usagers" de ces services publics soit satisfaisant (litote) mais ce "problème" n'est pas la cause de l'autre (la crise financière des hôpitaux).
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