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Requête en statistiques

Envoyé par Francis Marche 
22 octobre 2017, 15:38   Requête en statistiques
Je demeure, comme beaucoup, perplexe face à cette affirmation qui court partout et toujours plus intensément, selon laquelle "tous les jours (ou tous les trois jours, ou trois tous les jours, selon les versions), une femme meurt sous les coups que lui porte un homme" (variante : sous les coups de son conjoint).

J'ai consulté les statistiques des condamnations pour homicides (2015) qui ne ventilent que très grossièrement leur répartition par sexes.

Mais les condamnations pénales ne sauraient fournir, en elles-mêmes, un substrat statistique pertinent (sachant que bien des meurtrières échappent à la prison et parfois à une condamnation pénale sèvère, en ayant soin de se présenter le jour du procès enceinte jusqu'aux yeux, par exemple.)

Il est un fait notable : 90% des condamnations pénales (tous motifs confondus) sont prononcées contre des prévenus hommes. Dans certains pays, si 90% des condamnations pénales à une peine d'incarcération ayant prononcées contre une catégorie de citoyens (par exemple, les Noirs), cela suffirait pour enflammer les ghettos. Que cette disproportion criante s'abattent sur la catégorie honnie des mâles, et personne ne trouve rien à redire.

Ma requête statistique, jusqu'ici sans solution, serait d'obtenir les données ventilées par sexes des procès d'assises pour homicide (quel que soit le statut de la préméditation dans les chefs d'inculpation) à l'issue desquels la culpabilité du ou de la prévenu(e) a été dûment reconnue par la justice.

Les homicides ainsi ventilés se rangent en quatre catégories statistiques :

A - Meurtrier – victime(s) homme(s)
B - Meurtrier – victime(s) femme(s)
C - Meurtrière – victime(s) homme(s)
D - Meurtrière – victime(s) femme(s) – ce dernier cas n'est pas rare, c'est celui des crimes passionnels par empoisonnement ou contrats que commet une femme pour éliminer sa rivale. Les chroniques judiciaires et les magazines de genre spécialisés dans ce type d'horreur en sont remplis.

La question qui se pose pour déterminer si l'affirmation si souvent reprise dans les réseaux sociaux militants et la journalisterie dans son ensemble (L'Immonde semble en avoir fait sa spécialité) est vraie ou fausse, est donc la suivante :

Si cette affirmation est vraie, alors la donnée statistique B est de valeur quantitative supérieure à A qui est elle-même supérieure à D. Autrement dit, les meurtriers font plus de victimes chez les femmes que chez les hommes, en revanche, si cette affirmation est fausse, si, donc les meurtriers font plus de victimes chez les hommes que chez les femmes, il faudra désormais opposer à l'affirmation litigieuse ou très polémique que si une femme (ou trois femmes) meurent tous les jours sous les coups (toutes armes confondues) portés par un ou plusieurs hommes, c'est beaucoup plus d'hommes qui meurent ainsi sous les coups d'un ou plusieurs hommes. Si bien que l'on pourrait logiquement en déduire que les meurtriers tendent à épargner les femmes puisque la population nationale compte largement autant et pour tout dire davantage de femmes que d'hommes et par conséquent, que cette affirmation à caractère prétendûment statistique n'est qu'un mythe gynocentré, semblable à ceux que propage en Amérique du Nord le mouvement "Black lives matters" quand la proportion de Noirs (et de Blancs) tués par des Noirs dans cette partie du monde est en vérité écrasante.
22 octobre 2017, 16:37   Re : Requête en statistiques
Et à propos de "violence morale faite aux femmes", celle, à l'inverse, que celles-ci infligent aux hommes est bien représentée dans la statistique judiciaire effarante des non-présentations d'enfant : 77 pour cent sont le fait de femmes qui se soustraient à cette obligation auprès du père :

La part des femmes dans les personnes condamnées se
situe à 10,2 %. Elles sont plus présentes dans certaines
infractions comme les blessures involontaires (18 %), le vol
simple (21 %), le faux en écriture (29 %), l’escroquerie
(23 %), les infractions en matière de chèque (39 %) et surtout
la non-présentation d’enfant (77 %).

Elles sont en revanche moins représentées dans les crimes
(5 %), les infractions à la législation sur les stupéfiants (6 %),
les infractions relatives aux armes (2 %), les infractions à la
circulation routière (9 %) et dans les violences volontaires
(9 %).

Extrait du rapport officiel du Ministère de la Justice (rapport de décembre 2016 exploitant les données de 2015):
[www.justice.gouv.fr]
22 octobre 2017, 16:46   Re : Requête en statistiques
J'avais fait une recherche de ce type il y a une quinzaine de jours.

L'OCDE ne traite pas de dépenses de justice, elle ne s'intéresse qu'aux statistiques économiques, chômage, éducation, santé. Le justice n'y est pas abordée.
Pour les dépenses publiques de Justice, il faut chercher du côté de l'Europe, avec le CEPEJ. Bien entendu, ce machin n'entre jamais dans le détail de la criminalité.

En fait, les statistiques ont toujours un caractère utilitariste.

Le ministère de la justice a besoin de savoir si ce sont des hommes ou des femmes, ou des musulmans, ou des chrétiens qui ont commis un crime, parce que la gestion des stocks des prisons impose d'avoir ce genre de renseignement.
Quant à savoir si une femme a trucidé un homme, une femme, ou les deux, une telle information n'intéresse personne: elle n'est d'aucune utilité (les cimetières peut-être ?). Il y a donc peu de chance qu'on demande à quelqu'un d'en produire des statistiques.
Sauf, bien entendu au CNRS. Mais comme chacun sait, le CNRS bosse pour l'Open Society : CNRS
 
22 octobre 2017, 17:07   Re : Requête en statistiques
Ca n'intéresse personne mais on ne parle partout que de ça ces jours-ci. Une véritable fièvre de "parole libérée", de délire, s'est emparé de tout le corps social des autorisé(e)s de parole. Une véritable rhynocérite dont l'Immonde (vous savez, le quotidien des Décodeurs) fait ses unes sur quatre colonnes tous les matins. Et personne, en France, pour connaître et faire connaître ces statistiques, soit le matériau même que tout le monde se met en bouche à longueur d'antenne sur tous les médias.

Bien la France ça, tiens !
22 octobre 2017, 17:26   Re : Requête en statistiques
Dans le même rapport :

14 % des condamnés sont de nationalité
étrangère

Si l’on exclut les personnes dont la nationalité est inconnue
(1,7 % des condamnés), 86,2 % des condamnés sont
français, 13,8 % de nationalité étrangère.
La part des étrangers varie selon la nature de l’infraction : elle
est de 10 % en matière de circulation routière (6 % pour la
conduite en état alcoolique mais 23 % pour la conduite sans
permis) et elle atteint 27 % pour le travail illégal, 38 % pour
les faux en écriture publique ou privée et 70 % pour les
infractions en matière de transports.
Toutes condamnations confondues, les nationalités les plus
fréquentes sont les Roumains, les Marocains et les Algériens
(11 %) et par ordre d’importance décroissante les Tunisiens
(7 %), les Portugais (6 %), puis les Turcs (4 %)
.

13,8% + 1,7% (personnes dont la nationalité est inconnue), cela fait 15,5% des condamnations prononcées en France contre des étrangers.

Quels sont les pays qui présentent un taux comparable de criminalité d'origine étrangère sur leur sol ? Je n'ai pas la réponse à cette question mais j'imagine que la République Centrafricaine, la Côte d'Ivoire (deux pays en guerre civile quasi-permanente) l'Angola peut-être ou le Soudan doivent atteindre des chiffres de criminalité étrangère comparables.

Il ne fait guère de doute que la France

1. Figure dans le top 5 du classement mondial pour la criminalité d'origine étrangère sur son sol, en compagnie de pays aux frontières non gardées, aux régimes instables, dont l'unité nationale a été acquise de fraîche date et de haute lutte (Afghanistan, etc.) et connaissant un état de guerre civile ou militaire larvé ou quasi incessant;

2. Que l'état de droit devient une notion très relative pour un pays où ces criminels demeurent en séjour clandestin sur le territoire national sans en être particulièrement inquiétés par les pouvoirs publics, où ils ne sont en rien susceptibles d'être expulsés systématiquement à l'issue de l'accomplissement de leur peine.

Retenir que ces chiffres n'incluent en rien les auteurs d'actes terroristes neutralisés sur le théâtre de leurs atrocités (ni le chauffeur du camion de Nice, ni le Tunisien égorgeur de la gare de Marseille, ni ceux du Bataclan n'y figurent et pour cause).
22 octobre 2017, 17:46   Re : Requête en statistiques
Figure dans le top 5 du classement mondial pour la criminalité d'origine étrangère

Faut-il considérer la Tunisie, le Maroc, l'Algérie comme l'étranger ?
Attribution des titres de séjour en 2016:


Les USA sous-traitent la gestion de l'Europe à l'Allemagne, et la gestion de la Méditerranée à la France. D'où la tentative d' "union pour la Méditerranée" de Sarkozy. Donc, la France a en charge l'Europe du Sud, Méditerranée incluse, et dans cette perspective mondialiste, Tunisie, Maroc, Algérie, deviennent les premières sphères d'influence de la France, devant l'Espagne ou l'Italie qui elles, sont gérées par l'Allemagne.

Et qui renverse kadhafi, sinon la France ?
 
22 octobre 2017, 18:09   Re : Requête en statistiques
A ceux qui dénigreraient le dernier discours de R. Camus (reproduit dans les colonnes de ce forum) sur la remigration en le qualifiant de "délire", dire qu'une remigration des étrangers en séjour en France (disposant ou non de titre de séjour) ferait automatiquement baisser le niveau de criminalité de 15,5% sur le territoire métropolitain (je ne sais si Mayotte a été prise en compte dans ces statistiques, probablement non). Ce qui représente une baisse sensible. Le coût économique de cette criminalité est quoi qu'il en soit lui-même très considérable et devrait être mis au passif de cette politique migratoire digne d'un pays du quart-monde (pays "ouvert" comme on dit "ville ouverte"). En outre, si les naturalisés de fraîche date se voyaient systématiquement retirée, ne serait-ce que temporairement, leur nationalité française en cas de délit pénal commis dans un délais de deux ou trois ans après l'acquisition de leur nationalité, c'est d'au moins 20% que les chiffres de la criminalité reculeraient aussitôt.

Quelques petits décrets de rien du tout (pris non sans quelques accommodements constitutionnels), sagement pensés et conçus à partir de réalités statistiques incontestables, suffiraient à mettre fin à un cauchemar psycho-social au coût humain, sanitaire (les anti-dépresseurs, etc.) et économique exhorbitant et qui s'alourdit d'année en année dans ce pays.
22 octobre 2017, 18:34   Re : Requête en statistiques
La réponse est, en partie au moins, ici.

En 2016, il y a eu, en France métropolitaine, 892 homicides, dont 238 victimes d'attentats terroristes et, sur les 654 victimes restantes, 123 femmes victimes de violences de la part de leur « conjoint, petit ami, compagnon, amant ou ex » (contre 34 hommes), ce qui fait bel et bien une femme tous les trois jours en moyenne. Il serait évidemment intéressant de savoir quelle proportion il y a, parmi les 123 auteurs de ces violences mortelles, de membres de telle ou telle ethnie et confession mais là vous pouvez toujours courir...

(corrigé une erreur de transcription)
22 octobre 2017, 19:08   Re : Requête en statistiques
Je ne nie pas le fait que "une femme tous les trois jours en moyenne meurt victime de violence de la part d'un proche". Ma question est celle des proportions : de quoi et en quoi ce chiffre est-il significatif dès lors qu'on ne nous dit rien du nombre d'hommes qui meurent tous les jours victimes de violence de la part d'une personne connue de lui (collègue, partenaire, voisin, membre de sa famille, relation, rival amoureux, etc.) ? Autrement dit, ce chiffre ne nous révèle strictement rien qui laisserait supposer que les femmes soient victimes privilégiées des hommes meurtriers, dès lors qu'il n'est pas mis en regard des données statistiques d'homicides commis par des hommes sur des hommes.

Cette déclaration à prétention statistique est fausse en ce sens qu'elle fait une exploitation gynocentrée : elle se veut l'exploitation politique d'un fait qu'elle isole de tout élément de comparaison sur un plan commun.

Comme si je disais : tous les six jours il y a un habitant du Gard qui meurt d'homicide, c'est intolérable, il faut faire quelque chose, une prise de conscience s'impose ! C'est pas juste pour les Gardois ! qui sont abandonnés (et qui doivent constituer des milices citoyennes de vigilance et de dénonciation, etc.) sans m'occuper le moins du monde de ce qui se passe en Haute-Saône ou dans le Val d'Oise et qui révèlerait sans doute que le Gard n'est pas particulièrement visé, en tant qu'entité géographique, ni les Gardois en tant que population, par les meurtriers.

Cette exploitation politique, très intéressée, repose sur un biais paralogique, émotif, un jet de poudre aux yeux, une vision restrictive, un effet de loupe sur le réel, une distorsion des faits par omission.
22 octobre 2017, 19:21   Re : Requête en statistiques
La réponse est, en partie au moins, ici.

 
Votre remarque tombe à pic pour ce que j'avais encore à dire.

Si je résume l'article en question:
Les copains du ministère de l'intérieur ont transmis aux coquins du journal le Point leurs données 'statistiques' faisant état de violences, violences intitulées: 'HALTE aux massacres des femmes".

Bon.
Peu importe l'article.

Et moi qui suis très con, je dis, et j'ajoute: 'HALTE aussi aux massacres des bébés phoques".

Mais la question que je voulais aborder est celle des données statistiques et de leur usage.

EN PHYSIQUE: La règle et l'usage veut qu'une donnée soit exploitable et accessible à un homme de métier.

Autrement dit, un homme de métier doit pouvoir accéder à ces données pour s'assurer qu'elles sont valables, qu'elles sont saines et que le travail effectué s'est fait dans les règles de l'art. Cette définition est la définition qui qualifiait autrefois une invention. Un échantillonnage statistique (nous sommes dans cet exemple-là), est une invention accessible à un homme de métier dans le but de supporter sa critique.

Est-ce que c'est le cas du ministère de l'intérieur qui transmet des données au journal le Point ?
 
22 octobre 2017, 19:23   Re : Requête en statistiques
Il y a tout de même le chiffre des hommes morts à cause de la violence exercée sur eux par leur « conjointe, petite amie, compagne, amante ou ex » : 34 en 2016, ce qui n'est pas rien mais près de quatre fois moins que l'inverse. Il n'y a là rien de nouveau, les hommes ont toujours frappé et tué nettement plus que les femmes. Ce qui serait intéressant, outre l'influence des origines et de la religion, c'est la question de savoir si joue déjà, dans cette criminalité, une réaction à la chasse au macho.

Ce que l'on peut dire aussi , c'est qu'une femme française aujourd'hui, a plutôt davantage de risques de mourir dans un attentat terroriste islamistes que sous les coups de son « conjoint, petit ami, compagnon, amant ou ex ».

Il serait également intéressant de savoir combien de jeunes hommes blancs sont chaque année tués par des CPF.
22 octobre 2017, 19:28   Re : Requête en statistiques
À Pierre Hergat : le ministère de l'Intérieur ne transmet rien du tout au Point, n'exagérons pas ! Il publie ses statistiques.. Cela ne veut pas dire que l'analyse est exempte de biais mais peut-être pourriez-vous les étudier pour les débusquer (cela dit sans aucune ironie).
22 octobre 2017, 19:32   Re : Requête en statistiques
Cette "violence exercée sur eux par leur "conjointe, etc.", chiffrée à 34 victimes en 2016, inclut-elle les cas d'empoisonnement et de "contrat" passé avec un tueur pour éliminer le conjoint ou le compagnon ? Dans leur immense majorité, les meurtrières soit empoisonnent leur victime quand il s'agit d'un proche, soit sont commanditaires des violences exercées sur lui entraînant sa mort. Elles n'aiment guère se salir les mains, ni manier elles-mêmes la pétoire, c'est un fait.

"Casse-lui la gueule Charlie..." disait la belle dans les films noirs des années 50. Sur ce plan, rien n'a changé et "les mentalités n'ont pas évolué" comme ils disent.
22 octobre 2017, 21:26   Arsenic et sortilèges
Je pense qu'une enquête vraiment impartiale et objective devrait prendre également en compte les jeteuses de sorts, piqueuses de poupées, maraboutes et autres gorgones, avaleuses de sabres et cracheuses de feu, car ne nous leurrons pas, il y en a...
22 octobre 2017, 21:40   Re : Requête en statistiques
À Pierre Hergat : le ministère de l'Intérieur ne transmet rien du tout au Point, n'exagérons pas ! Il publie ses statistiques.. Cela ne veut pas dire que l'analyse est exempte de biais mais peut-être pourriez-vous les étudier pour les débusquer (cela dit sans aucune ironie).

@ Francis Marche
@Marcel Meyer

Les statistiques sont une science, et comme pour toute science, il faut distinguer
- l'espace, la méthode en question.
- les outils statistiques.
- les objets étudiés.

Alors, le biais statistique ?
Mais bon sang c'est sûr, les objets étudiés, ce sont les homicides.
Qu'est-ce qu'un homicide ?



Apparemment, dans les homicides:
- il y a aussi les coups et blessures suivis de mort
- il y a les crimes et des délits routiers (Voir Interstats Méthode n°9)
- il y a des événements en double (sic) (Voir Interstats Méthode n°2)
- il y a les crimes de masse (attentats terroristes)

(est-ce que les guerres sont des homicides ?)

En réalité, le mot homicide n'est pas défini, ce qui permet à chacun d'apporter sa contribution à l'édifice statistique. Cela fonctionne très bien, sauf que ça ne veut rien dire.
Comment fait-on pour réaliser des statistiques sur un objet qui n'a même pas été défini ?

Ça donne des textes du style:
« Pour ce qui est des homicides, leur nombre est heureusement suffisamment faible, pour que des vérifications manuelles aient pu être réalisées : quand deux faits d’homicides portant sur la même victime (identifiée par ses caractéristiques) sont commis le même jour au même endroit, on peut légitimement on peut légitimement enlever du décompte statistique ce double enregistrement. Le travail réalisé a porté sur tous les faits enregistrés aux index 1, 2, 3, 6, et 51 de la nomenclature de l’état 40013 et faisant apparaître au moins un « fait constaté » (donc une victime) en 2015 ou en 2016. »

Autrement dit, une fois l'outil statistique appliqué, les policiers repassent sur les lieux du crime avec leur brouette pour s'assurer, non pas que le mort est mort, mais que le mort n'est pas mort deux fois.

Vous dites biais statistiques ?
22 octobre 2017, 23:31   Re : Requête en statistiques
Combien de femmes poussent leur « conjoint, petit ami, compagnon, amant ou ex » au suicide ? Soit par leur comportement quotidien insupportable, soit à l'issue d'un divorce ou d'une séparation où l'homme perd tout ?

L'homme, face à une femme, a souvent tendance à retourner la violence contre soi-même.
23 octobre 2017, 00:00   Re : Requête en statistiques
Enfin, il ne doit pas manquer en France de techniciens et experts statisticiens et en sociométrie pour donner un paramétrage scientifique à ce que je ne peux ici que formuler grossièrement : si les données de la catégorie A (voir typologie des homicides dans mon premier message de cette discussion) montrent un écart à la médiane supérieur à l'écart-type pour les quatre catégories, alors la forte pondération des homicides H-H par rapport aux homicides H-F (et aux deux autres catégories d'homicides qui ont des femmes pour auteurs, soit F-H et F-F) , prouvera que non seulement les femmes ne sont pas des victimes de prédilection des hommes dans le champ homicidaire mais qu'en outre, les hommes tendent à les épargner dans le même champ.

La question de la violence : là comme dans de nombreux sujets, la violence est à démembrer en
1. violence morale; et en
2. violence physique, elle-même subdivisée en
2.a directe (armes blanches, armes à feu, armes par destination dont poings et mains nues (B. Cantat), poison) et
2.b indirecte (meurtre contractualisé auprès d'un tiers, commission par proxy). La sous-catégorie 2b. étant toujours
avec préméditation.

Or on constate que

1. la violence morale : les 77 % de cas de non-présentation d'enfants répertoriés par le ministère de la Justice pondèrent lourdement cette catégorie de violence dans F-H;

2. la violence physique apparaît plus équitablement répartie puisque incontestablement :
2.a est majoritairement H-F (même si le poison est une arme plus souvent F-H et F-F), cependant que
2.b est majoritairement F-H (n'en déplaise aux amis et défenseurs des "sorcières")

[message revu et corrigé]
23 octobre 2017, 00:39   Re : Requête en statistiques
Le cas Muriel Floury :

Cas typique d'une femme homicidaire par proxy sur son mari : elle avait recruté son jeune amant pour larder de coups de couteau le malheureux. La tentative ayant échoué elle essaya le poison. En cour d'assises elle fit valoir qu'elle "avait été victimes de violences conjugales de la part de sa victime, pendant des années". Affirmation mensongère, comme ont permis de l'établir les témoignages de sa propre fille. Ca ne vous rappelle pas un autre cas qui a fait beaucoup couler d'encre féministe au printemps 2016 ? Mais si, cherchez bien.

[www.ouest-france.fr]
23 octobre 2017, 09:49   Re : Requête en statistiques
Je ne comprends pas où vous voulez en venir.
Certes la méthode "balance ton porc" émanation d'un certain féminisme agressif
est contestable. Il n'en demeure pas moins que des femmes se font agresser verbalement
par des gros blaireaux ou bien tuer par des types qui font la couverture des magazines.
Alors on fait quoi?
23 octobre 2017, 10:12   Re : Requête en statistiques
Ce fil de discussion n'a aucun rapport avec "Balance ton porc". Il y est question de tout autre chose.
23 octobre 2017, 11:30   Re : Requête en statistiques
Où je veux en venir, entre autres :

- que la violence H-F est contrebalancée au moins en partie par la violence F-H qui emprunte des voies indirectes mais dont les effets ne sont pas moins dévastateurs ;
- que la violence H-F est statistiquement moindre que la violence H-H et qu'à parité démographique théorique (nombre de F sensiblement aux nombre de H dans la population), la violence H-H en ressort comme prépondérante par rapport à la violence H-F ;
- que la violence F-F qui existe et qui est plus répandue qu'on ne croit, est probablement très inférieure à la violence H-H, ce qui tend à démontrer que la "solidarité féminine" est davantage une réalité que la "solidarité masculine" mythique que les féministes se sont mis en tête d'attaquer férocement à l'occasion de la campagne "balance ton porc".
23 octobre 2017, 13:07   Re : Requête en statistiques
Qu'il faut appeler de nos voeux l'émergence d'une sociologie radicale, soit radicalement sociologisante, qui déconstruise la sociologie organique féministo-discourante ("les femmes sont victimes des hommes parce qu'elles sont femmes"), en rappelant et en établissant notamment que

1. Les homicides sont généralement commis par des personnes connaissant la victime, la fréquentant ou l'ayant fréquentée de près, souvent au quotidien, et qu'il en est ainsi que la victime soit homme ou femme ;

2. les femmes qui "périssent sous les coups de leur conjoint" sont généralement celles dont l'interaction sociale quotidienne est souvent limitée au conjoint/compagnon, qui est donc celui qui est le plus optimalement positionné dans le cadre visé en 1. ; que lorsque la femme est banquière dans une institution financière internationale, productrice de programme sur une chaîne audio-visuelle, artiste performeuse ou écuyère chez Bartabas, il est probable que, toujours en vertu de la prémisse 1. sur les homicides, si elle périt victime d'un assassinat ou de violences sans préméditation, et qu'il ne s'agisse pas d'un prédateur sexuel anonyme (auquel la femme au foyer est de toutes façons elle aussi exposée), ce sera sous les coups d'un(e) collègue de travail, rivale, rival, concurrent, ou agent de la concurrence ou d'un complot mafieux qui vise ses biens et intérêts professionnels directs, soit une ou plusieurs personnes qui appartiendront à son cercle d'interactions sociales immédiates et quotidiennes, professionnel ou humain, et non plus "son conjoint ou compagnon" qui n'occupe nullement la totalité ou quasi-totalité de son espace d'interactions sociales quotidiennes ;

3. qui ferait ressortir de 1. et 2. que les "féminicides" n'en sont évidemment pas. Aucune femme n'est tuée "parce qu'elle est une femme" : les nombreuses femmes qui "tombent tous les trois jours sous les coups de leur conjoint" sont le produit de la loi 1. : parce que ces femmes, de qui le conjoint occupe une place prépondérante dans le cercle de leurs interactions sociales, représentent un profil sociologique prépondérant dans la population féminine, le chiffre des homicides qui touchent leur catégorie n'en est que plus voyant (effet de loupe mentionné supra) ;

4. que pareille approche sociologique radicale aurait pour avantage de nous laver la tête des discours féministo-victimaires misandres qui irriguent et brouillent toute approche sociologique du phénomène; et accessoirement

5. ne serait-ce que comme expérimentation corroborante de la thèse supra, nous engager, ou engager les pouvoirs publics et leurs relais ONG, à rompre l'isolement des femmes au foyer, les ouvrir à une vie professionnelle, afin de constater que l'incidence des homicides dont sont victimes les femmes, si elle ne se réduit pas, n'en présente pas moins un déport qui éloigne de la prépondérance des meurtres au foyer. Moins de femmes au foyer, moins de meurtres au foyer. Et l'on verrait alors les femmes victimes d'homicides se faire assassiner ailleurs et par d'autres mains que celles du maudit "conjoint/compagnon", avec une remontée des homicides F-F, notamment.

Est-ce assez clair ?
23 octobre 2017, 18:41   Re : Requête en statistiques
Qu'il faut appeler de nos voeux l'émergence d'une sociologie radicale, soit radicalement sociologisante, qui déconstruise la sociologie organique féministo-discourante


Francis, si la doxa féministe et gynophile en général n'est en réalité qu'un discours déconnecté du réel, il n'est pas étonnant que les chiffres concernant les "violences faites aux femmes" semblent donner raison aux féministes sur ce point : entre ce qui n'est qu'un état d'esprit, ou même une idéologie à la mode, et le réel et les faits, le départ peut être considérable.
24 octobre 2017, 20:51   Re : Requête en statistiques
Alain, j'ai relu votre message attentivement quatre fois et je vous confie que je n'en saisis pas le sens. Vous m'en voyez confus et sans doute un peu vergogneux mais je vous devais cet aveu.
24 octobre 2017, 23:44   Le paradoxe féminin
Que dit le dogme féministe en premier lieu ? que les femmes sont les égales des hommes, en principe et en droit ; et qu'il incombe à chacun, dans la sphère privée et publique, de transformer cet état de droit en état de fait. Si ce postulat, que les féministes tiennent pour absolu, n'est en réalité qu'une idée, une conviction, un discours déconnecté du réel dont le monde en réalité se contrefout et qu'il n'a d'ailleurs jamais véritablement pris au sérieux, malgré une adhésion de mode et purement de façade, alors les faits, chiffres et statistiques à l'appui, doivent donner raison aux féministes sur l'inégalité de fait et l'état victimaire où sont majoritairement tenues les femmes.
Dit autrement et en bref, si elles ont tort, elles ont raison.
09 novembre 2017, 16:09   Re : Requête en statistiques
Alain, je persiste et vous dis que je continue de ne rien entendre à votre raisonnement. Je vous rappelle et vous explicite le mien:

1. Les crimes de sang sont commis majoritairement par un proche de la victime (fait statistique 1)
2. Les femmes au foyer, plus nombreuses que ne sont les hommes au foyer, au cercle de relations plus limité que celui des femmes â carrière professionnelle, ont toutes le conjoint occupant une place prépondérante dans ce cercle (fait statistique 2)
3. Les meurtriers hommes tuent davantage d'hommes que de femmes, en contrepoint d'une parité nationale des populations hommes-femmes (ce que les démographes désignent comme "ratio de masculinité" proche de un)
4. En vertu de 1 et 2 et en dépit de 3 on constate donc, par un effet de loupe statistique sur "les meurtres au foyer" une disproportion de cas dont la victime est une femme et le coupable un homme.
5. Ces femmes ne sont donc nullement victimes de meurtre "parce qu'elles sont femmes" mais parce que leur proche prépondérant et souvent unique se trouve être, statistiquement, un homme. Et s'il est moins fréquent que l'homme soit victime d'un meutre au foyer, c'est uniquement parce que les occasions de tomber victime de meurtre sont, en ce qui le concerne, plus nombreuses à l'extérieur du foyer du fait de son cercle de relations plus étendu, qu'en son sein.
6. Le point 5 serait aisément corroborable par les statistiques des femmes à carrière professionnelle perdant la vie "sous les coups de leur conjoint ou compagnon" dont le nombre est probablement infime par rapport à celui des femmes au foyer.
Françoise Héritier vient de mourir. Partout dans les médias, sa formule célèbre, sidérante, devant laquelle la conscience nationale doit se prosterner avec gravité : l'homme est la seule espèce dont les mâles tuent les femelles.

D'abord, les "mâles" (qui nous analysera un jour cette obsession féministe pour, coûte que coûte, animaliser l'autre sexe...) tuent d'autres mâles aussi, et même majoritairement – la première guerre mondiale fut une tuerie d'hommes à hommes, qui épargna gracieusement les femelles, quant on y pense ; au moins, s'agissant de cette guerre, nos féministes ne peuvent pas se peindre en "victimes du mâle blanc", c'est déjà ça.

Donc, si les hommes tuent davantage d'hommes que de femmes, le postulat de F. Héritier apparaît d'emblée, incontestablement, comme fallacieux, un petit jeu d'esprit, un aimable arrangement avec la vérité "pour la bonne cause". En outre, l'homme peut être désigné aussi comme "seule espèce" a instaurer socialement le couple homosexuel, la famille homosexuelle, qui fait une belle place à l'homosexualité féminine, laquelle du reste fut largement plus tolérée (en Occident) que l'homosexualité masculine, celle-ci ayant été davantage réprimée. Dans l'histoire, l'inégalité homme-femme dans ce domaine étant patente au détriment de l'homme.

Si les homicides d'homme à femme (abbréviés H-F) sont en nombre inférieur dans la société aux homicides H-H, nous sommes en présence d'un effet de loupe statistique sur ce qu'il faut bien appeler "meurtres au foyer", sous-ensemble des homicides où les meurtres H-F sont statistiquement majoritaires. Ayant établi par ailleurs que les meurtres sont commis, en règle générale, j'entends pour tous les sous-ensembles d'homicides, par un proche de la victime, la restriction du cercle des proches qu'entraîne la condition de femme au foyer cause arithmétiquement une prépondérance des meurtres H-F puisque l'homme ayant pour conjointe une femme au foyer se trouve disposer d'un cercle de connaissances, de proches et de relations sociales (de travail, etc.) plus étendu que n'est celui de sa femme, si bien que si lui perd la vie par homicide, la probabilité statistique que ce le soit par des mains extérieures au foyer est nécessairement plus grande que pour son épouse qui n'a guère que lui pour meurtrier proximal potentiel, ou plus exactement qui l'a lui pour premier meurtrier proximal potentiel.

Pour bien comprendre cela, il faut peut-être dresser une comparaison imagée qui mettra cet effet d'illusion statistique en perspective, et la pensée magique, puis théologique-doxique que le féminisme bâtit sur elle:

Supposons une société rurale d'un petit pays au climat marqué par de violents et terrifiants orages, criblé de coups de foudres meurtriers, zébrant l'atmosphère d'éclairs terrifiants qui fauchent régulièrement des vies. Des pays comme ça existent, par exemple, le Bouthan dans l'Himalaya. Imaginons que dans ce monde et cette société rurale, la répartition des tâches soit telle que les femmes soient ordinairement affectées aux travaux des champs cependant que les hommes s'occuperaient du foyer (ce type de société existe, en Afrique notamment). Qu'observerait-on alors ? Que le nombre des femmes foudroyées est cinq fois plus important que celui des hommes qui périssent sous le courroux de Zeus.

On imagine alors, dans cette société rurale, des chamans, des sorciers, des femmes à l'âme victimaire, s'accordant pour faire connaître à la population que Zeus n'aime pas les femmes. Qu'il faut faire quelque chose contre cela, et comme il n'est pas question de rééduquer Zeus à se rendre suffisamment aimable avec les femmes pour ne pas les foudroyer dans les champs, qu'il convient d'entreprendre, de concevoir, des rites propitiatoires, des cérémonies d'invocation, des sacrifices de nouveaux-nés destinés à apaiser la fureur sadique et la détestation qu'éprouvent pour les femmes les dieux responsables des orages, leur révoltante misogynie. François Héritier fut ce chaman. La doxa féministe, qui sous-entend que les hommes sont à rééduquer au lieu d'analyser sociologiquement les phénomènes et les statistiques afin de s'appliquer à modifier la condition des femmes, notamment des femmes au foyer, est cette pensée magique, cette théologie primaire et sotte qu'on nous sert à la pelle depuis quelques années, toute orientée sur la modification des comportements, la rééducation, et la fabrique de paratonnerres-totems.
L'espèce humaine est la seule espèce à avoir inventé le féminisme, qui n'est rien d'autre que la haine des hommes.

Derrière le vernis pseudo-intellectuel, Françoise Héritier était une féministe du plus pur métal, enragée et furieuse. Son existence contredisait à elle seule le vieux mythe du “bon féminisme” d'après-guerre qu'on nous oppose au prétendu “mauvais féminisme” d'aujourd'hui. Elle encourageait les jeunes femmes qui assistaient à ses cours à aller toujours plus loin dans leur misandrie, de façon semblable à ces vieux imams de banlieue qui excitent les jeunes remplaçants dans leurs prêches haineux.

De même que l'islamisme, des Frères musulmans de naguère aux djihadistes d'aujourd'hui, n'a pas tellement varié, le féminisme a toujours été ce qu'il est, des Suffragettes à nos jours.
Ce qui est très remarquable : la théologie nouvelle, prenant pour assise ce biais statistique, qui se bâtit sous nos yeux, et selon laquelle, l'homme adulte est à éduquer par la femme adulte, comme le chien doit l'être par l'homme. D'où l'assommante animalisation des hommes par ces théologiennes : il faut cathéchiser les hommes comme il faut apprendre à son chien à obéir aux injonctions domestiques (couché ! assis ! aboie mais ne mords pas, ne pisse pas debout et en -dehors de la cuvette ou bien gare à la trique, et dans le métro assois-toi poliment, les pattes bien repliées, comme une femme, etc.).

Le mâle blanc est à éduquer/rééduquer comme un Labrador de la même couleur. Telle est la conception féministe de l'espèce humaine. Le plus terrible est de voir certains hommes, de plus en plus nombreux, se convertir en masse à cette théologie nouvelle qui les animalise.
C'est qu'ils feraient n'importe quoi pour avoir accès (même brièvement) au saint Vagin. A cela s'ajoutent des décennies de lavage de cerveau, via l'inculcation que Francis Marche vient de décrire.

Notons également que, pour un garçon, être élevé sans père, par une femme célibataire, est ce qu'il y a de pire. Le féminisme, on le sait, a détruit la famille occidentale. La mère fait alors de son garçon un “petit mari” de substitution et le pauvre enfant ne connaît jamais rien d'autre que la soumission, très tôt apprise, à la Femme. Plus tard, après une enfance passé à vouloir “faire plaisir” à maman, il fichera sa vie en l'air (sans forcément s'en rendre compte) à force de vouloir “faire plaisir” — en échange de deux ou trois caresses, peut-être... — à une série de vipères qui l'exploiteront, le tromperont, et se joueront de lui sans arrêt. Une fois qu'il aura servi, il se fera allègrement remplacer, de préférence après avoir été mis sur la paille. Mais, incapable de briser son conditionnement, il recommencera. Jusqu'à la mort. Un lent suicide.

(Et d'aucuns se demandent encore quelles sont les racines profondes du Grand Remplacement...)

Notre époque produit des petits Charles Bovary à la pelle. L'i-phone a simplement remplacé la casquette.
Le mâle blanc est à éduquer/rééduquer comme un Labrador de la même couleur. Telle est la conception féministe de l'espèce humaine.


La femelle blanche est à chasser/harponner comme une baleine de la même couleur. Telle est la conception melvillienne de l'espèce humaine.

Toutefois, en cas de gêne récessif on n'obtient pas un pelage blanc, mais plutôt caramel. Sauf évidemment, si on est une baleine. La baleine de Moby Dick était bien blanche et non pas caramel.
Un jour, j'ai aussi vu un merle blanc, mais comme le gêne récessif n'existe que chez les mammifères, mon merle devait être un merle albinos.

(digression génético - coloresque)

(rarissime video de Migaloo, la femelle baleine blanche)
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