Le site du parti de l'In-nocence
16 juillet 2020, 00:32   Coronade party (saison 2)
Cela pourrait commencer par ce titre, consacrant l'existence d'un public clos, déjà prêt à bégayer (sous le masque) :

"Coronavirus : Jean Castex confirme le port du masque obligatoire dans "les commerces et les lieux recevant du public" clos dès le le 1er août."

Bonne perduration à tous.
16 juillet 2020, 19:09   Hold-up
Le masque ou la vie !
17 juillet 2020, 23:21   Silence, on cherche
Au fait, et le Pr Raoult, dans tout ça ? Apparemment, personne ne semble toujours avoir la moindre idée si l'hydroxy... est réellement efficace ou pas ?!... Même Trump a cessé d'en prendre, qu'il paraît...Toujours pas d'essais vraiment concluants, qui emporteraient sans hésitation l'adhésion de la communauté médicale ?... Alors que les estimations du professeur sur la prochaine disparition du virus et la "fantaisie" d'une deuxième vague semblent avoir une fois de plus complètement rater la cible, tant ce foutu virus paraît bien ne pas vouloir nous lâcher les basques...

Je dis ça, parce qu'en Israël, où c'est de plus en plus le branle-bas de combat (masque obligatoire, cher Roland ! (je viens d'en acheter 100 (chirurgicaux, de quoi tenir ))) on parle fort d'un nouveau candidat-remède, un ancien médicament contre le cholesterol très prometteur, prétend un certain Pr Nahmias...
08 octobre 2020, 19:47   Mostillons
Sale temps pour les humoristes... Voici ce que l'on mouvait lire gnans la Démêche du Migni, aujour'gnui :

Va-t-il falloir mettre encore plus de distance entre nous pour éviter d’être contaminé par le coronavirus ? Selon une étude de chercheurs du CNRS de Montpellier, un mètre ne suffirait pas entre deux personnes, même masquées. Ce qui compte, pour ces scientifiques spécialisés en mécanique des fluides, associés à ceux de l’université de Princeton aux Etats-Unis, ce n’est pas seulement la distance, mais aussi le temps passé et la circulation de l’air. Pour ce dernier point, la prononciation de certains mots et syllabes jouerait un rôle important dans la transmission du Covid-19.
Les études rapportées par les chercheurs soulèvent ainsi la possibilité que les flux créés pendant la respiration, la parole, le rire, le chant ou l’exercice physique pourraient être le moyen par lequel des individus asymptomatiques contribuent à la propagation du coronavirus. "Les caractéristiques phonétiques introduisent de la complexité dans la dynamique du flux d’air et les sons tels que ‘P’, produisent des structures verticales intenses qui se comportent comme des bouffées et atteignent rapidement 1 mètre", écrivent-ils.

D’après l’un des chercheurs, Manouk Abkarian, la règle du mètre de distance entre deux personnes pour éviter toute contamination ne tient donc plus. "Il ne faut pas paniquer non plus car notre étude a été réalisée dans des conditions très spécifiques du laboratoire. On n’est pas allé à l’extérieur ou dans un bar ou restaurant, précise le scientifique. Mais nous avons montré que le mètre était une distance qui pouvait être critique à cause de ces sons. Sur une distance de deux mètres, la vitesse de l’écoulement aérien descend alors d’un centimètre par seconde et devient contrôlée par la ventilation du lieu où l’on est."
Afin de réduire la production de ces projections contaminantes, les chercheurs ont eu l’idée de mettre du baume à lèvre. Résultat : le nombre de gouttelettes a été divisé par quatre. "Mais leur nombre remonte au cours du temps."

Sébastien Marcelle (La Dépêche 08/10/20)
08 octobre 2020, 22:55   L'omission
Très intéressant. J'avais déjà dit ici que les modalités d'infection figurent des systèmes à très nombreuses variables. En ce qui me concerne, j'utilise du baume à lèvres il y longtemps déjà, bien avant le covid, car j'ai les lèvres sèches. De la vaseline, c'est le mieux tous les jours.
Neuf millions de personnes testées dans une ville chinoise parce qu'une douzaine de "cas" ont été signalés positifs. Normal. Tout va bien. Au moins, on n'a pas affaire à des Arabo-musulmans, des Brésiliens ou des Américains. Ces Chinois-là sont bien gentils, ils ne cherchent pas à nous remplacer, ils donnent l'exemple, bien gentiment, la marche à suivre, sans déranger personne, avec l'index du vieux sage levé, façon Xi Jin Ping s'adressant à la foule de Wuhan, fin mars 2020.
13 octobre 2020, 18:45   Libération
Dès que cette histoire de covid commencera à desserrer son emprise sur les esprits, et que ses effets donc, psychologiques et cliniques, iront s'atténuant, ce qui finira bien par arriver, on verra probablement dans les rues de grands feux de joie où l'on jettera pêle-mêle des masques, des Delfraissy et même des Raoult, sans parler de quelques ministres, alors qu'on adressera, c'est à prévoir également, de grands doigts d'honneur à l'"exemple" chinois... Si si, vous verrez...
J’en accepte l’augure, cher Alain. M’est avis, cependant, que votre Happy end n’est pas pour demain, dans un contexte de lutte ouverte pour l’hégémonie entre la Chine et les Etats-Unis.

Au XXe siècle, chacun sait que les Etats-Unis ont assis leur domination sur le marché du confort, du loisir, de l’accès à des biens matériels qui rendraient la vie plus agréable à vivre, plus facilement consommable. On allait faire un rêve, en oubliant les cauchemars qu’il pouvait aussi entraîner. Au moins dans les pays développés, le job a été fait et bien fait, et on voudrait qu’il continue, en dépit du formidable obstacle de la saturation qui a fini par se dresser sur le chemin enchanté de l’ American Way or Life.

Pour la Chine, l’espoir de faire mieux que Mickey, Coca-Cola, Hollywood et tout le bazar n’est guère réaliste. L’enrichissement de la population chinoise n’en reste pas moins une ambition puisque, à travers lui, se mesurerait la puissance du pays. Le marché de la santé se présente alors comme une évidence, un air du temps. Tout compte fait, n’est-il pas plus prometteur que celui de l’Entertainment ou de l’esprit d’entreprise ? Car avant de penser à mordre à belles dents dans le gâteau du monde, encore faut-il rester en vie, ne pas être menacé par le surgissement de telle ou telle maladie par définition mystérieuse, la maladie du moment, ou une autre, la prochaine, celle qui sera plus mystérieuse encore et nécessitera la mise sur le marché de nouveaux accessoires, de nouveaux équipements, de nouvelles « applications », toutes choses que la Chine est prête à fabriquer et à commercialiser à l’échelle planétaire.

La seule vente d’un vulgaire bout de tissu à placer sur la bouche (et le nez ! n’oubliez pas le nez ! il y a toujours, dans nos contrées, un autochtone pur sucre, généralement jeune et propre sur lui, pour vous le rappeler), a d’ores-et-déjà permis à la Chine d’engranger 71 milliards de dollars et, le temps de l’écrire, il serait étonnant que ce chiffre n’ait pas augmenté. Certes, il n’y a pas que le masque dans la vie, bien que cet accessoire demeure de première importance en tant que signalétique et signalétique éminemment chinoise. Aux Américains, naguère, la télévision dans tous les foyers comme signe de ralliement, aux Chinois, aujourd’hui, le masque sur toutes les gueules comme acte d’allégeance préalable au Chinese way of life – masque qui ne demande bien sûr qu’à devenir intelligent en vue d’un bonheur universel mesurable en crédit social, foi de Xi Jin Ping.

A vrai dire, depuis le début de cette extraordinaire pandémie, il parait impossible de ne pas prendre modèle sur la Chine. D’où est sorti le mal doit nécessairement sortir le remède. Une dictature sans le moindre complexe donne ainsi le la au monde entier et personne ne sait qu’imaginer d’autre, sinon s’accorder à cette note, bon gré mal gré et avec plus ou moins de réussite.

Il fut un temps où la stupéfaction admirative du public mondial était réservée à l’érection prométhéenne de gratte-ciels qui poussaient « comme des champignons » dans les villes américaines. En février 2020, c’est la construction d’un grand hôpital ultramoderne, sorti de terre en à peine dix jours dans la région de Wuhan, qui a médusé les nations et illustré l’idée d’une puissance capable de relever tous les défis. Il importe peu de savoir ce qu’est devenu cet hôpital, maintenant qu’en Chine le problème sanitaire est officiellement réglé. On y reçoit peut-être encore des malades ordinaires, tout simplement, mais quiconque souhaiterait en avoir le cœur net et, pour cela, chercherait des infirmations sur la toile, le fait en acceptant d’avance l’éventualité d’apprendre que cet hôpital a été démonté en une semaine ou réorganisé en usine de fabrication de masques, logements pour les ouvriers qui l’ont édifié, laboratoire pharmaceutique ou centre de dépistage, on peut s’attendre à tout.

Ne vient-on pas d’apprendre que la totalité des neuf millions d’habitants de la ville chinoise de Qingdao va être testée en cinq jours, au motif qu'une douzaine de « cas » ont été signalés positifs. Douze « cas », neuf millions de tests, cinq jours. Cette fois encore, on est confronté à des chiffres qui semblent désigner une autre réalité que celle qui a cours « chez nous », tout comme, au milieu du XXe siècle, d’autres chiffres en provenance des Etats-Unis donnaient l’idée d’un pays où la démesure était l’ordinaire.

Chez nous comme ailleurs, les voix autorisées ne manqueront pas pour marteler que c’est exactement cela qu’il est indispensable de faire : tester absolument tout le monde, seul moyen pour combattre la pandémie. Moyennant quoi, tout se passe comme si la population de Qingdao avait été engagée d’autorité dans un formidable spot publicitaire en faveur de la production de tests chinois et de l’indépassable logistique des autorités sanitaires du pays, campagne promotionnelle qui n’aura eu que faire des trouvailles des « agences de pub » du bon vieux temps de la « création artificielle de besoins ». L’injonction sanitaire est de celle qui peut faire l’économie de la séduction.

En Europe, les Italiens font désormais figure de bons élèves, après avoir été sévèrement châtiés. Ils portent le masque absolument dans toutes les circonstances de la vie, y compris à domicile, bien qu’on hésite encore sur les méthodes à mettre en œuvre pour le vérifier. Dans ces conditions, il n’y aurait pas à s’étonner que l’Italie devienne le premier pays à s’engager dans une politique de tests intégraux façon Qingdao. Il est vrai qu’en mars 2019 (- 1 av. Covid) le gouvernement italien recevait en grandes pompes le président chinois et sa suite puis, sans égard pour l’U.E ou le G7, signait des accords commerciaux bilatéraux, ouvrant aux Chinois « les nouvelles routes de la soie » qui passeraient par le nord de l’Italie. Un an plus tard, la Lombardie, promue épicentre de l’épidémie, en était réduite à demander de l’aide sanitaire à la Chine…

Car ces Chinois-là sont bien gentils et serviables, ils ne cherchent pas bêtement à nous « remplacer », ils donnent l'exemple voilà tout, indiquent simplement la marche à suivre, sans déranger personne, avec l'index du vieux sage levé, façon Xi Jin Ping s'adressant à la foule de Wuhan, fin mars 2020 pour lui annoncer que la vie allait reprendre son cours normal.

Reste à savoir si ce « cours normal » est susceptible de s’imposer en tant que rêve désirable, condition sine qua non pour asseoir durablement toute domination. Personnellement, je ne crois pas. Mais, comme on dit, ou disait, dans le Sud de la France, ça va charcler, ça c'est sûr...
15 octobre 2020, 18:35   Un galop d'enfer
Il m'étonnerait tout de même fort que le chinese way of life puisse jamais constituer un "rêve désirable" pour les Occidentaux que nous sommes ; et s'il semble qu'on ait parfois pu prendre exemple sur la Chine (très imparfaitement, je crois), c'était la mort dans l'âme et parce qu'on ne disposait d'aucune autre réponse éprouvée face à ce covid dont personne ne savait, ne sait toujours à vrai dire, comment se dépêtrer, ni même prendre l'exacte mesure : si le modèle chinois a pu être retenu lors de cette pandémie, c'est strictement affaire de circonstances, pour parer à ce qui semble bien être, objectivement, une urgence sanitaire, et très probablement pas par idéologie et propension latente à cette sorte de sagesse totalitaire qui s'emparerait du moindre prétexte pour se manifester, non ?
En l’occurrence, je demeure persuadé, naïvement peut-être, que l'instauration d'un couvre-feu, par exemple (actuellement d'un confinement général, à la dure, dans ma province, faut-il le rappeler) désole sincèrement nos dirigeants, qui n'en peuvent mais... Ce genre de choses plombe tout réellement : l'économie des pays, la confiance envers les autorités, l'ambiance, l'humeur... Que ces inconvénients soient jugés mineurs face à l'occasion rêvée d'une bonne mise au pas généralisée qui dévoilerait enfin la tendance authentique et irrésistible de tout pouvoir, et le cours inexorable de l'histoire qui nous attend par la même occasion, j'aurais du mal à le croire : parce que le principe de plaisir est impérissable et demeure notre maître absolu, et qu'on voudra toujours mordre de plus belle dans "le gâteau du monde" plutôt que d'avoir la gueule perpétuellement masquée et ne pouvoir sortir de chez soi ; parce qu'en règle générale, quand on est en vie, on est en bonne santé, n'aspire qu'à s'en fourrer jusque là, et que les épidémies ne durent qu'un temps...

Bref, ôtez le concours de circonstances, je ne vois toujours pas pour quelle raison on voudrait prendre modèle sur la Chine, ses masques et ses systèmes de reconnaissance faciale (lesquels s'excluent l'un l'autre, du reste) ; annulez, dans les esprits et les faits, la "crise sanitaire", l'injonction y attachée n'aura plus lieu d'être, et le naturel reviendra au galop, chez nous tout du moins. Au galop...
27 octobre 2020, 18:18   Chacun son tour
Ça va barder, par chez vous, question reconfinement, non ? Parce qu'ici, ça commence à redéconfiner, à pas de loup...
Je te, tu me, reconfines, déconfines, redéconfines, rereconfines, tralalère...
Le nouveau jugement de Salomon

La saison 2 est vraiment totalement naze.
Saletés que tous ces gens... Vous savez qu'en douce les fameux acteurs privés et publics de la santé se frottent les mains de voir le virus dézinguer nos anciens ? Eh oui, l'explosion du nombre de papys et de mamies, comme dit ce gros con, fait qu'on se demande bien où on va pouvoir les mettre... En établissement ? Non, la construction d'Ehpad, trop coûteuse, ne suffirait pas en outre à absorber ce nombre... Maintenons-les plutôt à domicile, les vieilles croutes ! De startups mettront des capteurs dans leurs habitations "adaptées", lesquels signaleront si elles chutent, et ça ira très bien comme ça... Et le virus vint, solution provisoire mais fantastique... Même l'élaboration de la loi sur la dépendance a été mise en veilleuse, le temps que dure le précieux débarras... Et là j'apprends que les premiers piquouzés seront les résidents d'Ehpad ! De sacrifiés à cobayes, voilà le destin sublime qu'on réserve aux vieux Français : on les élimine et on les sadise — et avec eux ce qu'ils représentent encore de la France d'avant ?
02 décembre 2020, 15:41   Re : Coronade party (saison 2)
Jamais l'expression divine surprise n'a mieux convenu pour qualifier ce virus du point de vue de ces gouvernants.
02 décembre 2020, 19:58   Les vieux à tout faire
Dans les premiers épisodes de la saison 1, après s'être employés à faire oublier que le "nouveau" virus menaçait très majoritairement les personnes âgées (j'ai en mémoire les gros titres sur le cas d'UNE jeune fille, anglaise, emportée par le Covid - sans qu'on en dise plus, bien sûr, sur son état de santé - sans parler du "syndrome de Kawasaki" qui a eu son quart d'heure de gloire anxyogène), les médias ont sorti la lyre sentimentale et toutes ses niaiseries en "papy-mamy" d'où il ressortait que suivre scrupuleusement toutes les règles de "la guerre" contre le virus, c'était faire preuve d'altruisme à l'égard de ces mêmes personnes âgées, sous-entendant que quiconque ne portait pas le masque était une sorte de monstre sans pitié pour les "aînés" lesquels, tout de même, furent impitoyablement privés de visite et nombre d'entre eux sont morts dans une solitude sordide pendant le confinement.

Changement de scenario aujourd'hui. Non seulement la décision de vacciner les vieux en priorité prouve qu'ils sont bien les premiers à être menacés par le Covid, mais cette "population vulnérable" entre toutes est précisément celle qui, la première, va essuyer les plâtres d'un vaccin dont le principe (cette histoire d'ARN) n'a jamais été utilisé chez l'être humain et a été conçu en quelques mois ! D'ailleurs, le programme de vaccination place en première ligne toutes les "populations vulnérables", les unes après les autres.

Si l'on suit la métaphore guerrière, c'est là un cas vraiment inédit de "bouclier humain"...
Oui, et ils font tous pratiquement la même chose, la Grande-Bretagne dès la semaine prochaine paraît-il, piquant les vieux et le personnel soignant d'abord, non mais quelle idée farfelue : vouloir protéger en priorité les personnes les plus vulnérables et les plus exposées, pourvu qu'on en ait la possibilité !
Soyons tout de même honnêtes, un peu : les batteries de tests auxquels sont en train d'être soumis ces vaccins sont à faire pâlir d'envie un Raoult, et c'est bien la preuve que toutes les Bigs Pharmas du monde se liguent contre lui.
Autre point contrariant : si ce virus est une telle aubaine pour tous les méchants de la planète, et Dieu sait s'ils sont nombreux, la précipitation avec laquelle ils s'empressent comme un seul homme d'en venir à bout relève d'une telle inconséquence, voire bêtise, que c'en est à se taper la tête contre les murs.

Pour l'anecdote : j'ai lu que la Hongrie (et la Pologne ?) va priviligier le vaccin russe, le Spoutnik-V (efficacité garantie à 95%) alors que l'Europe de l'Ouest se tournerait d’emblée vers le couple Pfizer-BioNTech : oui mais voilà, les promoteurs et concepteurs du vaccin à ARN de BioNTech sont un couple charmant de Turcs d'origine : des anciens migrants ! Des chances pour l'humanité !
03 décembre 2020, 20:40   Re : Coronade party (saison 2)
"(...) la précipitation avec laquelle ils s'empressent comme un seul homme d'en venir à bout (...)"

Vous auriez pu écrire "l'ardeur" ou "l'acharnement" à la place de "la précipitation" car si précipitation il y a, je vois mal ce qu'il y a de rassurant dans la fabrication de ces vaccins administrés à des personnes vulnérables, c'est-à-dire, précisément, susceptibles d'être mises en danger.

Quant à "l'empressement" d'en finir avec ce virus, on en reparlera dans quelques années.
03 décembre 2020, 21:08   Re : Coronade party (saison 2)
En principe, ceux qui se précipitent et ceux qui fabriquent les vaccins ne sont pas les mêmes : les premiers se hâtent d'utiliser ce que mettent à disposition les seconds, avec, faut-il l'espérer, des garanties d'innocuité suffisantes : ce sont les stratégies de vaccination qui peuvent sembler précipitées, et celles-ci sont mises en œuvre par des politiques, pas par les chercheurs qui mettent au point les vaccins, ni d'ailleurs par les divers organismes chargés d'en autoriser l'utilisation et la commercialisation.
04 décembre 2020, 09:58   Re : Coronade party (saison 2)
Si j'ai bien compris :

Se précipitent : ceux qui utilisent, ceux qui mettent en place les stratégies de vaccinations (grosso modo les politiques)

Prennent leur temps : ceux qui fabriquent, ceux qui cherchent, ceux qui contrôlent (grosso modo les scientifiques)

Mais puisqu'à la fin on constate le triomphe de la précipitation, lequel de ces deux groupes a-t-il pris l'ascendant sur l'autre ? Sachant que la "pandémie" a commencé il y a un an et que les premiers mois se sont passés à répéter qu'on était aux prises avec le plus mystérieux de tous les virus, du jamais vu, on ne savait pas, on ne savait rien, misère ! De cet état d'impuissance face à l'inconnu, qui servait d'ailleurs à justifier toutes les contradictions, on est donc passé en quelques mois à l'annonce de la mise en circulation imminente non pas d'un mais de plusieurs vaccins, aussitôt mis en concurrence, 200 millions de fioles par ci, 300 millions par là, et à la perspective de lancer incessamment sous peu une vaste campagne de vaccination qui commencera par les plus vulnérables, histoire de voir un peu.

Vous avez bien de la chance de pouvoir accorder votre confiance à un scénario pareil et je regrette de ne pas avoir étudié plus à fond la philosophie si c'était pour qu'elle me conduise à être d'aussi bonne composition.
04 décembre 2020, 17:33   Progrès pas si nul
Il appert que les chercheurs ont travaillé d’arrache-pied dès que le génome du virus a été séquencé, c'est-à-dire au tout début de 2020 : en effet, Özlem Türeci et Ugur Sahin, par exemple, les têtes pensantes et chercheuses de BioNTech, se sont attelés à la tâche dès janvier, ont tout abandonné séance tenante pour se consacrer à la mise au point de candidats-vaccins, et ont entamé la série des essais cliniques en avril, alors que le monde entier criait misère, que Raoult proclamait glorieusement la "fin de partie" avec sa quinine à la manque et qu'on se demandait, la panade s'annonçant, comme on le fait généralement à propos de la police : « Mais que font donc les chercheurs ?? »
Eh bien ils cherchaient, expérimentaient, et ont fini par trouver, semble-t-il, à une vitesse record (projet baptisé Lightspeed), utilisant du reste pour cela certaines techniques innovantes : c'est ça le progrès ! Ça vous en bouche un coin, hein ?
04 décembre 2020, 18:01   Re : Progrès pas si nul
Au reste, cela n'empêche donc en rien que les politiques, à l'annonce de résultats expérimentaux si prometteurs, se soient en effet précipités dans les projets de vaccination, sautant sur l'occasion, comme s'ils n'avaient rien de plus pressé à faire que de délivrer leurs populations d'une psychose et d'un calvaire qui étaient censés, du moins selon d'aucuns, leur être si profitables, en mettant opportunément leurs pays à genoux...
05 décembre 2020, 14:40   Re : Coronade party (saison 2)
"Eh bien ils cherchaient, expérimentaient, et ont fini par trouver, semble-t-il, à une vitesse record"

Parfait. Moyennant quoi, d'ici l'automne 2021, les campagnes de vaccination menées tambour battant, (plus efficacement en Allemagne qu'en France, ça va sans dire...), on tournera la page Covid, ouf, les pays se relèveront et les affaires reprendront, au grand soulagement de ceux qui les conduisent. Que les choses se passent ainsi, voilà en effet qui, sans l'ombre d'un doute, m'en boucherait un coin, Alain, et pas seulement à moi, j'imagine, et ce serait alors avec joie que je ferais amende honorable. Permettez-moi cependant, et bien malheureusement, de ne pas y croire une seule seconde.

Je viens de lire une plaquette de Pierre Bergounioux parue chez Fata Morgana en 2018, intitulée En vitesse. L'auteur y écrit dans les premières pages : "Il est un peu tôt, encore, pour mesurer l'incidence du numérique sur le destin de l'humanité. Mais elle s'annonce aussi prodigieuse que l'invention, à cinq mille ans d'ici, de l'écriture, en Mésopotamie, et sa mécanisation, à Mayence, vers 1450."
Il me semble que la "crise sanitaire" de 2020 marque précisément la véritable entrée dans l'ère numérique et cette belle histoire de vaccin, telle qu'on nous la présente, c'est-à-dire, mettons, comme le vaccin contre la rage, me fait l'effet d'une pénible fable de l'ancien temps.
05 décembre 2020, 17:23   Re : Coronade party (saison 2)
Il y avait le choix entre plusieurs voies possibles. Celle du traitement du mal à domicile par la médecine de ville a été écartée dès le début, la "quinine à la manque", par exemple été frappée d'interdit dès janvier 2020 sans raison médicale valable. Et les prescriptions de la médecine de ville a été dûment encadrées. Tous les souffrants ont été dirigés d'office vers l'hôpital public, gravement carencé en tout, à commencer par les lits de réanimation. C'est un choix politique. Le confinement a été expérimenté pour la première fois (en Italie, pour l'Europe, à Wuhan pour l'Asie) afin de remédier à cette impossibilité de soigner tout le monde à l'hôpital (il fallait "soulager l'hôpital", en priorité, selon les mots du premier ministre français, avant les patients eux-mêmes, comme aurait pu le faire la médecine de ville sciemment paralysée par les politiques, et il fallut par conséquent confiner les populations). Le confinement est une expérimentation dont le sujet est l'économie numérique : le défi consistait à savoir si les gens supporterait d'être tenus confinés, terrés, claquemurés chez eux et dûment surveillés tout en produisant du travail dans l'espace numérique. La réponse est oui, l'expérience a été concluante. Et la Chine s'en réjouit, elle qui emmène au moins quatre grandes organisations internationales piliers du multilatéralisme : sa vision de la techno-économie, de la société digitalisée et de la surveillance des citoyens a été grosso modo adoptée par les gouvernements du monde – la "Davocratie" y souscrit.

Le covid n'est pas une maladie mais un mode de gouvernance du monde. Et le troisième millénaire a débuté en mars 2020. Plus rien, désormais ne sera comme avant, et c'est l'impayable Jacques Attali qui le confirme : il ne sera jamais mis fin à l'état d'urgence nous assure-t-il.. Voilà résumé le programme politique dit "Covid-19". La Chine, de son côté, annonce que, quoi qu'il arrive, les modalités de travail des instances du multilatéralisme qu'elle pilote directement ou indirectement (FAO, OTM, OMS, etc.) continueront d'avoir le distanciel pour norme.

Le distanciel est magique en ceci qu'il élimine toute possibilité de spontanéité dans les débats et la contestation des choix. Toute expression d'opinion y emprunte des voies électroniques surveillées et codifiées. Le distanciel permanent et définitif passe la cangue aux processus démocratiques vivants dans les organisations, qu'il s'agisse de celles du multilatéralisme, du cadre national ou régional, infranational ou même des entreprises. Voilà la divine surprise du Covid, qui inaugure un millénaire nouveau. Et puis il y a le masque, si peu commode pour débattre (voyez donc l'absentéisme record qui frappe les hémicycles nationaux et internationaux depuis que le port du masque y est obligatoire, car à quoi bon, et voyez comment cet absentéisme est toléré comme s'il était un phénomène provisoire, malheureusement appelé à s'installer dans la durée, et les passages en force des projets de loi les plus dingues qu'il rend possible en France).

Avant d'aborder la question des vaccins, il faudrait s'étendre sur la révolution monétaire dont le tout numérique et le distanciel universel s'apprêtent à accoucher : la fin de l'argent liquide, remplacé par l'argent numérique et exclusivement bancaire est désormais au programme, celui du FMI, notamment. Ici, le but est clair, avoué, qui est celui de mieux surveiller, contrôler, et mettre en cage les libertés d'entreprendre, de dépenser ou de ne pas dépenser des citoyens.

Le vaccin mobilise des montagnes d'argent public acheminées directement dans les poches de Big Pharma, où grenouille tout un monde interlope de politicos et de médicos prébendés, où la mafia et les politiques s'entendent comme cochons pour s'engraisser sur le dos des budgets publics.

L'inoculation vaccinale, mais là on va crier au complotisme, permet d'introduire toutes sortes de marqueurs et de nanoparticules dans l'organisme du client. Il permet aussi d'introduire dans l'immense clientèle captive de vaccinés des agents pathogènes ou toxiques qui feront leur chemin avec profit, pour Big Pharma, dans les années à venir.

Le "vaccin anti-covid" n'est pas un vaccin mais une thérapie génique, dont on n'ignore tout des conséquences sanitaires à moyen et long terme, c'est ce que nous dit la généticienne Alexandra Henrion-Claude.

Bienvenus dans le troisième millénaire les enfants !
05 décembre 2020, 17:37   Re : Coronade party (saison 2)
Je tiens à rappeler que le confinement, expérimentation unique dans l'histoire moderne de l'Occident, fut un modèle de réponse à la crise né en Chine, que ce pays appliqua à certains de ses territoires dans l'hiver 2019-2020.

Ce modèle s'imposait dans ce pays par défaut : la médecine de ville y est impuissante et c'est l'hôpital public, pour des raisons de paysage institutionnel propres à ce pays, qui y supplée. Les hôpitaux chinois des régions contaminées furent très rapidement débordés et il devint logique de recourir au confinement des citoyens, afin, de, pour reprendre l'expression de notre inénarrable Castex, soulager l'hôpital.

Par manque d'imagination, mais aussi sous l'effet d'un vent de panique balayant les sphères dirigeantes européennes, par ailleurs saisies de fascination pour la Chine et ses prouesses techniques et économiques, l'Italie, puis la France, en catastrophe, imitèrent la Chine et confinèrent à leur tour en mars 2020.

Mais il fallait, pour justifier cette folie et parfaire l'adoption du modèle chinois, que la médecine de ville française fût rendue aussi inopérante que la chinoise. Et ce fut fait, par ordonnance, dès le mois de mars.

Et voilà comment nos "élites", dépourvues d'imagination, et frappées d'impéritie et d'irresponsabilité politiques, se firent les ingénieurs malgré eux, comme dans Molière, d'une révolution irréversible, à partir d'un virus, lui-même produit d'une ingénierie imparfaitement maîtrisée et productrice d'accidents à effets pandémiques !

L'histoire s'écrit comme ça : elle est faite par des incompétents et se construit par accidents, auxquels les mêmes incompétents s'ingénient et s'évertuent à bricoler des attèles, des réparations et des habits, valorisants et profitables.
05 décembre 2020, 18:42   Re : Coronade party (saison 2)


(pardon, je n'ai pas pu résister)
05 décembre 2020, 18:55   Re : Coronade party (saison 2)
Démocratie 2.0 :

S'il n'existe aucun compte rendu des réunions de la Junte, c'est parce que la Junte n'a aucun compte à rendre !


05 décembre 2020, 23:23   Re : Coronade party (saison 2)
L'abbé infectiologue du jour est un joyeux drille, on le verrait circuler à l'entracte dans les rangées d'un vieux cinéma :


tous les goûts, toutes les couleurs
06 décembre 2020, 23:30   Satoshi
Je ne préjugerai pas de l'avenir, dont la seule chose qui se vérifie de plus en plus est l'imprévisibilité, en plus bien sûr des ratages toujours presque totaux d'un Attali quand il se risque dans l'extralucidité : le covid finira bien par passer, ou lasser, ou les deux en même temps, et nous verrons bien alors ce qu'il restera du "mode de gouvernance du monde" quand le sentiment du danger s'estompera et qu'on pourra dissocier la crainte de la maladie des mesures sanitaires y attachées.
Jusqu'à preuve du contraire, donc, je continuerai de privilégier le foutoir, le désordre, l'inorganisation et l'improvisation précipitée — c'est l'hypothèse la plus simple et la moins alambiquée — pour rendre compte d'un réel sous covid, alliés en définitive à l'habileté relative et la ressource humaine technique pour venir à bout d'un état de fait dont personne ne veut, du moins sous nos latitudes, cela étant trop contre-nature à nos sociétés telles qu'elles sont fondamentalement, malgré tout, c'est-à-dire libérales, individualistes et consuméristes.

L'entrée dans l'ère numérique est un fait pratiquement acquis depuis belle lurette, qu'on le veuille ou non, et je m'étonne qu'on s'étonne de l'importance prise par celui-ci (le numérique) dans des circonstances où il apparaît si incontournable, puisque si disponible et totalement prêt à l'emploi et rôdé depuis longtemps.
Dernière petite remarque concernant "l'argent numérique et exclusivement bancaire" : c'est exactement le contraire : l'argent strictement numérique, et informatique donc, est tout sauf bancaire puisqu'il échappe totalement, tant dans la détermination de sa valeur que dans ses modalités d'émission et d'échange, à toute institution financière centralisée, aux banques centrales et aux moyens de régulation traditionnels : il s'agit des cryptomonnaies, ne relevant que d'un logiciel distribué dans des dizaines de milliers d'unités de calcul et lui-même étant en "open source".
A mon sens, c'est un indice intéressant du fait que le "tout numérique" sera décidément trop démultiplié et complexe pour pouvoir être contrôlable de façon réellement utile et permanente : dans cette optique, ce serait plutôt un facteur de bruit, de désordre et de désorganisation qu’autre chose.
08 décembre 2020, 00:37   Pyrène
"L'entrée dans l'ère numérique est un fait pratiquement acquis depuis belle lurette, qu'on le veuille ou non (...)"

Certainement. Une preuve se présente à portée de main, c'est l'échange que nous avons. Mais précisément, il faut passer à la vitesse supérieure et je reprendrai l'observation de Pierre Bergougnoux : "Il est un peu tôt, encore, pour mesurer l'incidence du numérique sur le destin de l'humanité. Mais elle s'annonce aussi prodigieuse que l'invention, à cinq mille ans d'ici, de l'écriture, en Mésopotamie, et sa mécanisation, à Mayence, vers 1450."

Il est simplement dommage, et peu engageant, que les prodiges de la révolution numérique, pour se rendre désirables, se fassent précéder par une extraordinaire mise en avant de la peur de mourir. Non pas de mourir pour une cause ou, comme pour ceux de la Révolution industrielle, par les machines naissantes, mais une peur de mourir en elle-même, tout simplement. Il est vrai que c'est l'argument le plus radical pour une révolution anthropologique qui, par définition est "contre-nature à nos sociétés telles qu'elles sont fondamentalement (...)".

Sur l'épisode de l'argent, je suis plutôt de votre avis, en ajoutant que dans le "foutoir" monétaire, pourrait s'inscrire l’émergence de monnaies locales à très faibles rayons d'action, propres à des enclaves dans des territoires restreints. .
08 décembre 2020, 01:10   Re : Coronade party (saison 2)
Ce que j'indiquais à propos de l'argent est ce que chacun sait désormais : que la fin de l'argent liquide, dans les cartons de Davos depuis déjà un certain temps, se voit offert une fabuleuse courte-échelle par la distanciation sociale de la gouvernance-covid; hormis les cryptomonnaies (pour le moment, mais cela est appelé à changer tout bientôt), la banquérisation de l'argent sera totale. Du reste les crytomonnaies sont en passe de devenir des produits bancaires comme les autres, le caractère protéiforme du secteur bancaire (banques virtuelles, etc.) et ses produits dérivés ou composites y pourvoient déjà.

Non, nous n'étions pas pleinement entrés dans l'ère numérique jusqu'ici, ne serait-ce que parce que le multilatéralisme institué avait continué d'organiser ses rencontres en présentiel jusqu'au printemps 2020, le monde de l'industrie itou (le salon de l'auto, exemple qui me traverse l'esprit en vous écrivant cela, est appelé à tenir ses manifestations en distanciel, comme 10000 manifestations professionnelles auxquelles les parties prenantes, et le public, ne se déplaceront plus, gouvernance-covid oblige).

Je crois que la plupart d'entre nous n'ont pas encore bien mesuré ce que numérisation/digitalisation de la vie, pas seulement la vie économique, la vie sociale dans sa myriade d'aspects, signifie pour l'avenir. Les grandes révolutions se font sans tambour ni trompette, et leur célérité n'en est que plus foudroyante.
08 décembre 2020, 14:24   Re : Coronade party (saison 2)
Une numérisation/digitalisation de la vie qui paradoxalement risque d'accélérer la réalisation de ce projet archaïque, et révolutionnaire (lui aussi !), qu'est l'islamisme...
08 décembre 2020, 23:16   Salto
» Il est simplement dommage, et peu engageant, que les prodiges de la révolution numérique, pour se rendre désirables, se fassent précéder par une extraordinaire mise en avant de la peur de mourir

A première vue peut-être, mais après tout cela ne manque pas de cohérence, s'il est vrai que rien n'est plus virtuel que la pensée de la mort, et si, comme le voulait Leopardi, tout le réel étant un néant, il n'est rien de réel et de substantiel au monde que les illusions.
09 décembre 2020, 10:01   Re : Coronade party (saison 2)
Le mode de vie distanciel-numérique ne laisse rien au hasard. Chacun ne rencontre désormais que ceux et celles qu'il souhaite rencontrer. Seuls n'existent désormais que les contacts et les rencontres dûment motivés. Le désir ne naît plus sur un plan de rencontre (l'expression est de Deleuze) mais il se pose sur la chose ou l'être pré-désiré, pré-conçu, dont la rencontre est motivée en amont (cf. le syndrome, "je fais mon marché" de celui ou celle qui navigue dans les sites de rencontres).

Le présentiel permet l'égarement (dans les heures perdus en un lieu inconnu, dans un bar entre deux réunions, par exemple), tandis que le distanciel ne le permet pas. Le distanciel focalise le sujet sur ce qu'il a décidé (ou que d'autres ont décidé) qu'étaient "ses centres d'intérêt". C'est le modèle d'Amazon qui, parce que vous avez acheté tel produit culturel à telle date, a décidé pour vous où se situaient vos "centres d'intérêt".

La vie s'écoule alors dans l'ornière de relations prévues, anticipées, et d'échanges pressentis, voire pré-formatés sur ce que le sujet se figure constituer ses penchants profonds, sa nature idiosyncratique, mais qui ne sont en vérité que le produit de l'enfermement distanciel. Système où le sujet, le phénomène a été amplement commentée, est lui-même un produit.

Voilà ce à quoi nous amène la gouvernance-covid : un enfermement de la vie humaine dans la matrice Amazon du faux "c'est mon choix" / "c'est là ce que j'ai toujours voulu" lors même que, pauvres fous, notre vie interstitielle, celle qui comprend les heures de vacuité de l'existence, l'ennui, l'errance-découverte, et dans laquelle peut naître le désir à la faveur de rencontre inattendues et incidentes à la volonté, n'est plus, ne sera jamais plus.
09 décembre 2020, 10:15   Re : Coronade party (saison 2)
La vie distancielle-numérique opère l'ultime artificialisation : celle du désir, non plus seulement désir de consommer, mais désir de vivre et de se sentir vivant.
09 décembre 2020, 12:00   Re : Coronade party (saison 2)
notre vie interstitielle Quelle magnifique et formidable expression ! Vous avez le titre, écrivez le livre, cher Francis !
09 décembre 2020, 22:19   Re : Coronade party (saison 2)
Il y a un auto-engendrement du vivant et donc de nos vies. Aucune machine ou construction artificielle complexe (à la possible exception des deux sondes Voyager sorties du régime sublunaire en 1977) ne peut maintenir son fonctionnement ni son cours sans aide ni entretien d'origine extérieure pendant une durée qui aille, par exemple, au-delà de soixante années. Je n'en vois pas. Ce qui laisse supposer que dans notre devenir (croissance et vieillissement de l'organisme) réside un principe d'auto-prolongement, et donc auto-engendrement, de ce corps vers ses états ultérieurs. Dans l'homme de vingt ans, nait l'homme de quarante, puisque, sauf accident majeur, aucun mécanicien, aucun jardinier ne vient resouder ou bouturer ce corps d'homme pour l'amener à ses quarante ans. La formule paraît bizarre, mais elle résume ce trait : toute notre vie, nous nous auto-enfantons.

Ce trait du devenir chez homo sapiens le rend particulier face à la technique, laquelle, entre deux états de la chronologie, ne retient pour base que le premier (les états subséquents étant a priori dérivables de celui-ci). Voici un truisme que la machine (la sphère numérique) ne comprend pas : les motivations agissantes chez l'homme qui part vers l'objet de son désir s'altèrent dans ce mouvement pour laisser place à des motivations autres qui naissent au contact de cet objet. Les nouveaux désirs diffèrent des premiers en ceci que, dans les cas heureux, ils motiveront le sujet à demeurer dans ce contact, dans les cas moins heureux, ils motiveront le sujet à se porter vers d'autres objets de désir. La machine chargée de répondre aux désirs et de les traiter ignore cela. Elle recherchera, grâce à l'intelligence artificielle, le désir d+1 dérivé logiquement du désir d. Or la logique, aussi fine et nourrie de données et de métadonnées soit-elle, ne sait pas encore intégrer le paramètre du hasard, de la foucade, de la rencontre impromptue ni même de la résurgence de désirs anciens (désirs d-n) qui pouvaient passer pour abandonnés, en sus de son ignorance des catégories contradictoires de désir visant un même objet (p. ex. vouloir conquérir un/e partenaire sexuel puis, à son contact, vouloir "construire" avec lui/elle, etc., volontés contradictoires dans l'absolu, puisqu'il s'agit de vouloir se ranger dans le second moment, ce qui s'oppose au désir d'aventure qui l'avait précédé).

Le processus de devenir est ouvert, non linéaire, et n'obéit à aucune logique mécanique ou même intelligente. Deux dimensions du désir s'y déchaînent en permanence, avec lesquelles le sujet en devenir et libre doit apprendre à composer : la sphère des désirs premiers (catégorie dans laquelle il faut ranger les désirs anciens, refoulés, frustrés, dénaturés, etc.) et celle des désirs répercussifs, qui peuvent eux-mêmes s'opposer dans le fil des événements comme on vient de le voir.

La révolution numérique, qui s'apparente en cela à la révolution du behaviorisme américain des années 1960, ignore cet auto-engendrement réflexif qui compose le devenir chez les humains. La révolution numérique ne fait pas de différence (le fait est flagrant chez Facebook) entre l'homme et le rat.

Comme le rat, l'homme doit "savoir ce qu'il veut", et se composer le plus court chemin vers le morceau de fromage qui l'attend au bout du dédale qui se présente à lui. Telle est la vision de l'homme dans laquelle nous sommes intimés de nous mouler par la révolution distancielle. La distance assure la persistance du désir premier, et en nous isolant de toute rencontre incidente dans notre parcours jusqu'au but à atteindre, sont sommes conduits jusqu'à notre morceau de fromage sans naissance de désirs parasites, sans que s'ouvre incidemment quelconque voie nouvelle à la faveur d'un imprévu. Le devenir auto-engendreur est tué. Nous devenons des morts monomaniaques, obnubilés et monodirectionnels, unidimensionnels pour dire le mot et évoquer ainsi le concept inauguré par Herbert Marcuse dans les mêmes années 60.

La révolution numérique-distancielle, qui crée de l'isolement connecté en 3D, nous ramène au laboratoire de psychologie expérimentale américain, fleuron de la science des années 1950-1960, avant que certains critiques, dont Arthur Koestler, n'en démontre l'horreur dans certains de ses essais.
10 décembre 2020, 10:12   Re : Coronade party (saison 2)
Il y a peu, si peu, on parlait encore du vaccin qui allait nous permettre de tourner la page de la "pandémie" et déjà nous voici en présence de dizaines de vaccins "pour tous les goûts, toutes les couleurs", comme le déclare un curé sanitaire, un vaccin adapté à la pathologie de chacun et même capable de prévenir le cancer, un vaccin personnalisé, en somme et il faut s'attendre bientôt à lire sur les vitrines des pharmacies : "Tartempionax22, le vaccin qui vous ressemble"

Pour ma part, je souhaiterais un vaccin cochon ascendant gémeaux.
10 décembre 2020, 11:19   Re : Coronade party (saison 2)
En français "distanciel" s'oppose à présentiel. Ce qui nous ramène au présent et à la présentification pour reprendre le terme heideggerien. Le présent a ceci de précieux que rien de ce qu'il contient ne peut en être catégoriquement nié. Il n'est pas possible de prouver une négation d'attribut du présent. Le cas des maladies contagieuses en offre une parfaite illustration : je ne puis énoncer avec certitude l'affirmation "je n'ai pas le covid" ou "je n'ai pas le sida", car il faudrait pour prouver cette négation appliquer à ma personne une succession d'opérations de dépistage qui ne livrera jamais d'autre vérité qui celle qui porte sur l'état antécédent à mon affirmation (soit l'état de l'être-été selon le terme de Jean Beaufret commentant Heidegger, l'état qui se finit dans l'aboutissement au présent et non le présent lui-même). Certes je puis dire : la maison est ici, entourée de son grand jardin, mais je ne peux ajouter qu'elle n'est en rien menacée, que les arbres qui agrémentent le jardin sont parfaitement sains, qu'il n'est point de tragédie qui couve et qui mine déjà le devenir de cet ensemble. Le présent est une parousie, le visage même de l'inconnaissable, selon la glose de Beaufret sur une méditation de Heidegger (ce qui renvoie au fil voisin sur la mort et le petit bourgeois) :

S'objecter, c'est essentiellement offrir un visage. Platon disait : eidos, Kant dira : Bild. Nous avons coutume de traduire Bild par image. Mais si, comme dit Bossuet, l'image "dégénère toujours de la vivacité de l'original", c'est là nous interdire dès le départ de comprendre en quoi pour Kant cette subjectio sub adspectum [hypotypose] qu'est le Bild est cependant exhibitio originaria, et non pas seulement derivativa. In ein Bild ringen, im Bilde entwerfen ne signifie pas proposer une image de quelque chose mais le présenter directement : darstellen. Le Bild kantien n'est pas plus image que l'eidos platonicien : il est sans arrière-plan, la chose même dans l'épiphanie de sa présence, autrement dit comme phénomène. Ainsi l'ontologie critique n'est pas spéculation abstraite et si en un sens elle peut être comparée à cette étude élémentaire du langage qu'est la grammaire, elle est grammaire du "phénomène", c'est-à-dire de la parousie comme épiphanie de l'étant.

Extrait d'un article intitulé Le Destin de l'être et la métaphysique paru en 1960 dans la revue Etudes philosophie, n° 2, et repris dans le volume III du Dialogue avec Heidegger paru en 1974 aux éditions de Minuit.

C'est peu dire, donc, que le présent est "riche de possibilités", car pour commencer le logos "s'y casse les dents". Rien, jamais, non plus que d'aucune façon, ne peut être dit de définitif sur le présent, qui, en se présentant à nous, fuit notre entendement !

Le distanciel a pour effet de dévitaliser le présent, car il n'est que connaissance: connaissance du but à atteindre, de l'état à intégrer au bout de la ligne de communication, de la conclusion sur laquelle refermer les échanges, de tous les avant-courus qui nous habitent depuis les désirs premiers, premiers de par leur antécédence au présent ou leur ancienneté par rapport à lui. En abolissant la présence, le distanciel abolit l'infini présent et sa riche inconnaissabilité.

La production du devenir en est arrêtée et le distanciel met notre auto-enfantement en suspension.

La technique, cet arrêt de mort du présent, à ce moment, en ce moment, triomphe enfin de nous.
10 décembre 2020, 17:06   Re : Coronade party (saison 2)
Le distanciel, pilier de la gouvernance-covid, est le visage actuel du nihilisme.
11 décembre 2020, 19:40   Re : Coronade party (saison 2)
Le distanciel, pilier de la gouvernance-covid, est le visage actuel du nihilisme


Comme le soulignait Pasolini dès les années 1960 la production (ici la production massive du distanciel (distances, réglementations, barrières, gestes barrières, couvre-feux, fermetures-ouvertures de magasins etc.)) ne produit pas des marchandises, "mais des rapports sociaux et donc de l'humanité" (dans le cas qui nous occupe parlons plutôt de la production de rapports a-sociaux et d'inhumanité...).
Qu'observe-t-on ? Un remodelage de notre civilisation en fonction de la dictature de la distanciation avec, plus en profondeur, l'instauration d'un être-le-là du non-être, ou du mal-être, ou du peu-être..., et plus largement une déliquescence du projet de vivre lui-même.

Question : avec cet ordre indéfiniment protecteur est-on dans "l'instinct de mort" ? Qu'est-ce qui dérègle une civilisation ?
On peut certes penser que la distanciation est devenue un substitut aux relations humaines et que la grande révolution structurelle de l'informatique et des nouvelles techno-logies amplifie ce mouvement irréversible. On peut aussi croire qu'en se fixant sur la distance et les gestes barrières les pulsions et les conflits intérieurs sont aliénés dans le processus de soumission.
Il est clair que la libido est ainsi domestiquée et que la sexualité pourrait se retrouver forclose dans la fuite en avant de l'ordre sanitaire.
Sur quelle peur construisons-nous notre perte ?
11 décembre 2020, 20:57   Re : Coronade party (saison 2)
La forclusion de la sexualité de l'homme et de la femme occidentaux fait évidemment partie du "programme". Leur effacement de l'histoire en dépend.

Quelqu'un, sur un site quelconque, a fait observer que l'homme et la femme de ce pays voient leurs déplacements, et donc leurs rencontres (à propos, il n'y a rien, aucune rubrique, dans l'autorisation dérogatoire qui serait "rencontrer la femme/l'homme de ma vie dans le réel après l'avoir connu(e) en ligne") entravés d'interdits cependant que le mineur non accompagné transfrontière continue d'aller librement dans le pays, d'y pénétrer et donc d'aborder qui lui plaît pour être recueilli et plus si affinité. Pour la sexualité des de-souches, la législation est claire et nette : aller quérir des marchandises achetées en click-and-collect, oui, bien sûr, l'attestation le prévoit, mais le reste ? Bernicle. Pour le reste, il y a TV1 ou FuckTube. S'agissant de la vraie vie, vous repasserez mes petits (le gouvernement et ses préfets à casquette viennent de faire une descente, façon ère de la prohibition à Chicago, sur des "fêtes clandestines" de petits blancs désireux de se frotter en musique, les salauds!).

Le nihilisme se définit comme le fait de nier le fatum, le réel sans distance. Et c'est dans le distanciel-covid qu'il trouve, en 2020, matière à resurgir à la faveur de l'émergence du bel idéal sanitaire et des forces réactives qu'il fonde.

Une psychiatre, Martine Wonner, qui est aussi députée du Bas-Rhin, met en exergue, dans cette vidéo d'entretien avec l'animateur de radio de Sud-Radio, comment "l'instinct de mort" agit sur tout le monde, mais, elle insiste, davantage que sur les cafetiers et les restaurateurs, les marchands de nippes et les tenanciers de lieux culturels, sur ... les étudiants. Les malheureux étudiants pauvres, miséreux, condamnés, en gouvernance-covid, d'étudier sans vie étudiante, sans palpable réel (le présentiel des chaleureuses réunions, des séminaires qui ne sont pas des webminaires distanciels, les collègues étudiant(e)s qui font perdre la tête en jouant de la beauté de leur plastique et de leur âme à quelques mètres de soi, etc.)

[www.youtube.com]
11 décembre 2020, 21:10   Re : Coronade party (saison 2)
Le Conseil d'Etat rejette le présent :

[etudiant.lefigaro.fr]
11 décembre 2020, 22:57   Re : Coronade party (saison 2)
Tous masqués, tous à la distance réglementaire... Mais alors, qu'en est-il de la libre circulation du désir, et donc de la vie...?, sans même parler de la disparition des signes de séduction les plus élémentaires.

Un ami, beau mec, la quarantaine, me confiait l'autre jour : "Avec ce putain d'masque sur le nez j'n'ai plus de désir !... Et j'me sens carrément indésirable." Même chose pour moi.
11 décembre 2020, 23:13   Re : Coronade party (saison 2)
Tous masqués et donc tous égaux, pour le coup.
(Je pense au Japon, où certains masques octroient à leur propriétaire un titre hiérarchique (masques Bugaku)).
11 décembre 2020, 23:19   Re : Coronade party (saison 2)
Ce que Beaufret appelle objectation, naissance et parousie de l'étant et mouvement vers lui dans le désir, s'oppose à la projection qui est l'émanation d'un arrière-monde retiré du présent, et le fromage offert au rat de laboratoire au terme du dédale qu'il doit parcourir astucieusement cristallise cette projection sous forme de but à atteindre: le fromage a été placé là par la main d'un arrière-monde, une instance antécédente au présent, un désir révolu devenu calcul, qu'il faut rejoindre par un autre calcul qui lui sera exactement ajusté. La technologie et la technique des jeux règlent ce monde: vivre revient à dénouer les fils noués par les maîtres d'un arrière-monde, qui nous dressent et s'amusent de nos comportements de rat appliqué à se mouler à leurs caprices, avide de leurs récompenses-motivations.

Aller masquer, c'est allé non plus mu par un désir, une attirance, mais par la certitude de la chose sue, une volonté de faire tendue vers un aboutissement projeté: on vient ici ou là pour l'accomplissement d'un but pré-assigné, et l'on se retirera sitôt faite la chose projetée. Le désir, cependant, reste dans les chaussettes.
11 décembre 2020, 23:35   Re : Coronade party (saison 2)
Oui Francis. Pourtant il fut un temps ou "aller masquer" ça avait vraiment d'la gueule... Il suffit de penser à tout ce que le masque a pu symboliser dans feu les sociétés traditionnelles (rafermir le clan, effrayer ou séduire l'ennemi, convoquer les ancetres, imiter ou approcher les dieux, flirter avec une autre dimension de l’être...).
12 décembre 2020, 16:31   Re : Coronade party (saison 2)
Dans le présent, je ne puis apporter aucune preuve du contraire de la mort : quiconque m’objectera (me dira) que ce qui se présente est miné par la mort, par un mal qui conduit à sa fin prochaine ou projetable (cf. exemple supra de la maison et de son jardin, menacés et minés par leur fin tragique ou pathétique), ne peut être contredit par aucune preuve. Il n’est point de preuve hic et nunc de la non-mort.

Ce qui se pense, et ce qui se fait connaître comme objet, ne fournit aucun gage contre ce qui ruine déjà le présent en le privant d’avenir. La seule preuve qui nierait avec éloquence cette mort des choses est la présentation du présent, soit la présentation du grand riche de non-mort. Le présent ne se préserve de sa fin que par la re-présentation, soit le retour éternel, ou la récurrence obstinée et impérissable, de lui-même.

La fin du présent, et c’est remarquable, est parfaitement possible : il suffit de convoquer ce qui, avant lui, l’avait projeté, soit l’élan qui l’ayant projeté avait dans un même geste convoqué et projeté la nichée de ses frères en avenir. La négation du présent, et donc de ce qui a prétention à en découler et qu’on désigne ordinairement comme avenir, s’appelle le but.

Le but est l’objet, l’affaire, que fait sienne la technique.

La technique a pour objet le but.

Or le but est le grand absent du réel.

Si la technique est nihiliste, c’est par le but souverain qui la motive.

Derrière le masque du réel et du visage parousique de l’étant donné et inconnaissable, derrière la mort du présent, il y a le but.

Le but est un usurpateur du réel. L’auto-enfantement du présent est usurpé par le but, la cible à atteindre, qui prévaut sur le présent et le sacrifie.

A la différence des animaux, l’humain retarde ses gestes et les médiatise, ce qui, dans ce mouvement humain, introduit le but et le chemin qui y conduit, dans lequel s’immiscent et s’introduisent des facteurs retardant qui dévitalisent, dans ce chemin, le présent lui-même.

Dès qu’il y a connaissance, re-présentation du présent jusqu’à cristallisation et façonnage d’un but, il n’y a plus de présent qui tienne. Tel est le résultat de l’action du virus qui, de l’animal, fit l’homme.

Le virus, ce virus, et son masque, et les stratagèmes de gouvernance qu'il a inspirés, sont des produits humains retournés contre leur auteur.
12 décembre 2020, 17:26   Re : Coronade party (saison 2)
Du virus, produit retourné contre son auteur, auquel celui-ci, par les laboratoires qui cherchent à en exploiter les effets, passe le harnais et tente de l'enfourcher comme un coursier, cet entretien avec le professeur Fourtillan. Le professeur Fourtillan est fou à lier bien sûr, si fou qu'il vient d'être interné d'office, par le préfet du Gard, à l'hôpital d'Uzès, comme du temps de l'Urss de Brejnev, ou de la Stasi dans l'Allemagne de l'Est, berceau de l'Union Européenne:

video: [odysee.com]
12 décembre 2020, 20:33   Re : Coronade party (saison 2)
Sur les mésaventures du professeur Fourtillan :

[laminutedericardo.com]
12 décembre 2020, 20:39   L'ombre guette
» Le présent a ceci de précieux que rien de ce qu'il contient ne peut en être catégoriquement nié. Il n'est pas possible de prouver une négation d'attribut du présent

Si on l'entend à la lettre et de façon générale, cela paraît facilement récusable, Francis : si vous avez le covid, et que vous vous sentez passablement patraque, vous pouvez fort pertinemment nier que vous êtes en pleine santé et point malade ; je veux bien que j'aie l'iris changeant, qui peut varier selon les saisons du noisette au jaune-vert, mais je vous assure que je puis catégoriquement affirmer, au moment où je vous parle, qu'ils ne sont pas noirs, ou bleus ; la maison dont vous parlez, là, si elle a deux étages, vous pouvez véhémentement nier qu'elle en a quatre ; je vous assure, preuves à l'appui, que le superbe blouson en cuir "aviateur" que je viens de recevoir de Mamazone n'est pas un perfecto, ni en matière synthétique ; il ne fait pas -27 à Jéru maintenant, je le sais, et la lune n'est pas faite d'une pâte fromageuse verte à gros trous. Non Monsieur.

Enfin, tout de même, si l'on admet que le "présent" est un instantané pris sur le réel au moment où celui-ci est synchrone avec la représentation qu'on en a, cet instantané est susceptible de description et, possédant certaines caractéristiques, la négation de celles-ci est une opération logique tout à fait possible et recevable, selon tous les critères d'acceptabilité rationnelle et cognitive admis, et ceux-ci sont en l'occurrence suffisants et opérationnels, ce qui veut dire que le présent est dans une certaine mesure connaissable : il ne faudrait pas non plus oublier toutes ces petites évidences-là qui, pour triviales qu'elles soient, font quand même que l'on peut aligner un pas après l'autre et marcher sur un sol plus ou moins ferme. Ce n'est déjà pas si mal...

En filigrane de tous ces raisonnements qui voudraient nous faire accroire que toute connaissance réelle soit un trompe-l'œil superficiel dénué du moindre relief "ontologique", on retrouve toujours cette idée décidément captieuse selon laquelle l'absolu — en matière de connaissance, d'existence, de sentiment même, ou sous l’espèce de la "totalité des possibles" — étant indubitablement hors de portée de l'esprit humain, toute valeur relative acquise doit être rejetée en bloc comme non pertinente et carrément fausse : ce faisant, on se permet beaucoup plus facilement de dire n'importe quoi, ayant sapé à la base tout ce qui permet de distinguer un discours sensé des pires balivernes, et lâche la proie pour l'ombre.
12 décembre 2020, 21:04   Re : Coronade party (saison 2)
J'ai évoqué l'impossibilité de prouver une négation du présent, lequel se distingue de ce qu'on l'on a appelé (après Beaufret, etc.) l'être-été: si la maison a deux étages et non quatre, cela fait partie de l'être-été, le bâti est un acquis du passé qui aboutit au présent, il n'est pas un attribut du présent. Nous parlons du présent, de l'être qui se divulgue, d'un état ou une situation qui se noue dans l'instant ou nous y portons notre regard. Nul ne peut affirmer, preuves à l'appui, que l'instant où la chose est évoquée, les termites NE rongent PAS (négation du présent) ce bâti. Comprenez-vous ?

Je reviendrai sur la suite si cela vous intéresse et si vous êtes sérieux (soit si vous convenez de m'épargner les qualificatifs de "balivernes" et autres).
12 décembre 2020, 22:19   Clarifions les choses
Le fait est que ça a l'air passablement embrouillé, pardon... Je vous cite, Francis : « Certes je puis dire : la maison est ici, entourée de son grand jardin, mais je ne peux ajouter qu'elle n'est en rien menacée, que les arbres qui agrémentent le jardin sont parfaitement sains, qu'il n'est point de tragédie qui couve et qui mine déjà le devenir de cet ensemble. »

Tout de même, dans ce cas précis, l'"entrée en présence" de la maison à mes sens, pour ainsi dire, si l'on y tient absolument, ainsi que la configuration particulière sous laquelle elle s'offre à mon regard (elle est entourée d'un grand jardin), même si on l'entend dans le sens d'une authentique Anwesenheit (je suis sérieux comme un pape) peut parfaitement souffrir la négation, me semble-t-il : en l'occurrence, on peut donc ajouter : "Je ne vois point cette maison-là dans le processus de son apparaître", ou "elle n'est pas entourée d'un grand jardin" : même le présent s'écoulant présente certains caractères circonstanciels finis qui en constituent les attributs et qui, comme tels, sont susceptibles de négation, non pas ?
13 décembre 2020, 00:34   Re : Clarifions les choses
En plus, franchement, tout cela me fait l'effet d'avoir la même drôle de gueule que le fait de dire qu'on ne peut affirmer la fausseté de ce qu'on ignore qui est en train de se passer... Comment n'y pas souscrire, en effet ?...
13 décembre 2020, 01:46   Re : Coronade party (saison 2)
L’inconnaissabilité du présent est une donnée fondamentale du réel. On est presque gêné d’énoncer pareille évidence, pareil truisme. Pour reprendre l’exemple de la maison où je suis : il m’est impossible d'affirmer, en me fondant sur des éléments probants, qu’il n’est aucune conspiration qui, dans cet instant, se noue pour faire choir la maison en la possession de tiers, qui auraient le projet d’en changer la destination, de la dénaturer, etc.

Je ne peux prouver cette négation, n’étant pas omniscient, n’ayant pas le don d’ubiquité qui me permettrait dans cet instant d’embrasser du regard, et donc de vérifier d’un coup d’œil jeté partout au monde qu’il n’y a pas, à présent, œuvre de destruction déjà entamée, qu’aucun stratagème ne s’ourdit dans l’ombre pour anéantir la maison que je vous présente naïvement comme ordinairement sûre et pérenne en ses fondations et ses aîtres. Le paranoïaque est celui qui vit douloureusement ce défaut d’omniscience qui fait notre lot commun. Il souffre de ne point connaître les devenirs par la pensée et, afin d'y suppléer, surmène désespérément ses facultés d'intuition qui ont le malheur d'êtres finies (et non infinies comme celle de Dieu).

Dans un an, je pourrai prouver qu’il n’y avait pas menace en ce jour sur l’étant maison tel qu’il se présentait alors, qu’aucun péril n’était à craindre, je le pourrai par recoupement déductif, par relations discursives entre éléments d’une représentation, mais ce faisant, je me prononcerai sur un état passé réifié et objectivé et non le présent, lequel sera à ce moment tout aussi inconnaissable qu’aujourd’hui, aussi ouvert à tous les diables qu’il peut l’être à l’égard des choses en objectation (présentification).

Commentant la première Critique de Kant, Beaufret parle de la connaissance sérieuse des choses (« connaître effectivement ce qui nous est présent à titre d’objet »): ce sérieux doit ménager la pensée et se garder des jeux de la représentation en s’articulant sur l’intuition. Il cite Kant dans la traduction française :

« De quelque manière et par quelque moyen qu’une connaissance puisse se rapporter à des objets, le mode par lequel elle s’y rapporte immédiatement et auquel tend toute pensée comme au but en vue duquel elle est seulement moyen est l’intuition »

Les traducteurs qui alignent dans une phrase de trois lignes « lequel », « auquel » et « duquel » mériteraient de changer de métier. Si j’étais dictateur, je les enverrais de force « à la campagne » en vue d’une rééducation par les travaux des champs. On en est réduit à supputer ici que Kant a écrit quelque chose comme « de quelque manière et par quelque moyen qu’une connaissance puisse se rapporter à des objets, le mode du rapport immédiat qu’elle établit avec eux est celui de l’intuition, celle-ci étant le but auquel toute pensée est asservie».

L’intuition est une représentation telle qu’elle dépend immédiatement de la présence de son objet. Contrairement à la pensée, qui par elle-même, reste vide, l’intuition est mise en présence, nous dit Beaufret, qui nous explicite ensuite sa citation de Kant : C’est à une telle manifestation directe de la présence que tend toute pensée, comme au but en vue duquel elle est seulement un moyen.

Dans cet article de Beaufret « Kant et la notion de Darstellung » (in volume II de son « Dialogue avec Heidegger » paru en 1973 aux Editions de Minuit), suivent quelques beaux développements phénoménologiques, qui éclairent les temps que nous vivons (cf. la discussion centrale sur le présentiel et le distanciel):

Mais comment l’intuition peut-elle ainsi coïncider avec la présence de son objet ? De deux manières. Elle le peut d’abord dans la mesure où, de son propre fond, elle donne directement naissance à ce qu’elle rend présent. C’est le cas privilégié de l’intuitus originarius, qui est par lui-même originatio rerum. Mais elle le peut tout aussi bien dans le cas où, bien qu’incapable de donner naissance à ce qui lui est présent, elle donne cependant accueil à ce qui lui est présent comme objet. À l’intuition qui l’accueille, l’objet n’est pas moins directement présent qu’à l’intuition originaire, bien que d’une manière tout à fait autre. L’objet est présent dans la modalité à la fois singulière et familière d’un donné que nous avons d’abord à laisser être devant nous, au lieu même de la rencontre que nous en faisons. En d’autres termes, si l’intuition infinie, celle de Dieu, est créatrice de présence, l’intuition finie, celle de l’homme, a pour nature de faire face et d’accueillir comme lui faisant face le don de la présence dans le vis-à-vis sans échappatoire de l’objectivité.

On retiendra qu’au distanciel correspond la connaissance par la pensée, l’objectivation des mondes suprasensibles; qu’au présentiel correspond la connaissance par l’intuition, le sensible, l’exploration du devenir et la participation à son auto-enfantement.
» L’inconnaissabilité du présent est une donnée fondamentale du réel. On est presque gêné d’énoncer pareille évidence, pareil truisme. Pour reprendre l’exemple de la maison où je suis : il m’est impossible d'affirmer, en me fondant sur des éléments probants, qu’il n’est aucune conspiration qui, dans cet instant, se noue pour faire choir la maison en la possession de tiers, qui auraient le projet d’en changer la destination, de la dénaturer, etc.


Pardonnez-moi, Francis, mais encore une fois, je vois là un sophisme total, qui en réalité ne mène à rien et ne dit rien sur rien, qui est même proprement inutile : il est évident, comme dit plus haut, qu'on ne pourra jamais affirmer que ce qu'on ne sait pas qui est en train de se produire n'est pas en train d'arriver ; belle affaire.
A mon sens, vous ne dites pas autre chose que ceci : il est impossible d'affirmer la fausseté de ce qu'on ignore. Mais si vous ne savez pas ce qui se passe, par quelle détour saugrenu vous viendrait-il à l'esprit de vouloir nier cela même que vous ignorez, et comment savoir quoi nier précisément, puisque vous ne connaîtrez même pas alors la nature exacte de l'objet de votre négation ?

Revenons donc à notre maison, s'il vous plaît : à l'instant où je la considère, je ne peux donc affirmer qu'elle ne va pas être attaquée d'un instant à l'autre par des extra-terrestres malveillants, parce que je n'ai eu vent de l'invasion des aliens, c'est entendu. Cela étant, est-ce que cette ignorance fondamentale-là pourrait-elle m'empêcher d'avoir une certaine connaissance de cette maison ? de son emplacement géographique, son architecture, son style, les matériaux dont elle est constituée, sa disposition intérieure, sa décoration, son ameublement, le nom des artistes créateurs des quelques œuvres d'art qui y figurent, la composition des plantes de son jardin, etc. ? Bien sûr que non, ce serait tout de même énorme !
Il y aura malgré tout infiniment de choses à savoir sur cette maison, nonobstant l'attaque imminente des aliens dont j'ignore tout (ou toute autre catastrophe qui couve, du reste : termites, tornade, ire des dieux, mauvais sort jeté, n'importe quelle tuile qui vous tombe un de ces jours sur le coin de la figure sans crier gare) : infiniment donc de choses à savoir sur cette maison, dans le présent où vous en prenez connaissance (entendez le "présent" comme vous voulez, peu importe), malgré l'ignorance fondamentale et nécessaire où l'on est de ce qu'on ignore, qui n'est tout simplement pas une ignorance du tout du réel.
Et s'il y a des choses à savoir, il y a des attributs à distribuer, de la négation desquels on peut affirmer la fausseté.


Je trouve que ni Beaufret ni vous n'aident vraiment à comprendre ce que veut dire Kant à propos de l'"intuition", qui est pourtant simple : le but de toute pensée, but en vue duquel elle-même n'est donc qu'un moyen, est de traiter l'information fournie par la sensibilité ; l'intuition, en l'occurrence (il s'agit ici de l'"intuition sensible"), est le mode de donation des objets (matière de l'information sensorielle) par les sens.
L'intuition sensible kantienne n'est donc que la faculté sensorielle et perceptive par quoi des objets, la matière du monde environnant, nous sont donnés en tant que phénomènes.
L'"intuition pure", à distinguer de celle qui est seulement sensible, désigne la forme générale, le cadre global à l'intérieur de quoi nous pouvons prendre connaissance des objets qui nous sont donnés par l'intuition sensible : ce cadre global inhérent à l'esprit humain, matrice idéelle du monde en tant que phénoménalité, est l'espace et le temps. Génialissime Kant.
Je reprends son texte à partir de votre citation, qui explicite la chose et la rend si claire :

« Mais cette intuition n'a lieu qu'autant que l'objet nous est donné ; ce qui n'est possible à son tour, du moins pour nous autres hommes, qu'à la condition que l'objet affecte d'une certaine façon notre esprit. La capacité de recevoir (réceptivité) des représentations grâce à la manière dont nous sommes affectés par les objets se nomme SENSIBILITÉ. Ainsi, c'est au moyen de la sensibilité que des objets nous sont donnés, seule elle nous fournit des intuitions ; mais c'est l'entendement qui pense ces objets et c'est de lui que naissent les concepts. Et il faut que toute pensée, soit en droite ligne, soit par détours, se rapporte finalement à des intuitions, par conséquent, chez nous, à la sensibilité, parce que nul objet ne peut nous être donné d'une autre façon. »
Alain@Pardonnez-moi, Francis, mais encore une fois, je vois là un sophisme total, qui en réalité ne mène à rien et ne dit rien sur rien, qui est même proprement inutile : il est évident, comme dit plus haut, qu'on ne pourra jamais affirmer que ce qu'on ne sait pas qui est en train de se produire n'est pas en train d'arriver ; belle affaire



"un sophisme total, qui en réalité ne mène à rien et ne dit rien sur rien, qui est même proprement inutile"... C'est aussi, un peu, mon avis.

L'un des traits les plus caractéristiques de notre culture est l’omniprésence du baratin (une remarque qui ne s'adresse évidemment pas à ce cher Francis, dont j'ai toujours grand plaisir à lire les messages). Chacun d’entre nous en est conscient - et y a sa part de responsabilité. Mais nous avons tendance à considérer cette situation comme naturelle. La plupart des gens ont confiance dans leur aptitude à repérer le baratin et à éviter d’en être dupes. Aussi ce phénomène soulève-t-il fort peu d’inquiétudes et n’a-t-il guère, jusqu'à ce jour, suscité d’études approfondies.
C'est vous Alain, et cette fois vous m'en avez convaincu, une fois pour toutes, qui pédalez dans le baratin, le sophisme, la chicanerie, la pinaillerie et la cuistrerie. Plus la peine, en ce qui me concerne, d'émettre ici des propositions et d'amorcer une réflexion collective à l'intention d'une audience où vous tenez, absurdement, à dominer ou occuper tout l'espace.
En effet, Francis, je me suis permis de vous brocarder un peu, et encore, j'y suis allé doucement, mais à qui la faute ?
A force d'agiter cette jute épaisse de Beaufret sous mon nez, en bleu en plus, cela finit par éveiller les plus mauvais penchants qui sommeillent chez l'homme le moins contrariant...
J'ai relu attentivement le dernier passage que vous en avez donné : ce type est une calamité, on n'y pige que dalle, et saloper Kant comme il le fait est tout simplement honteux. Heidegger n'est pas toujours le plus délié des penseurs, c'est peu dire, mais alors affublé de sa copie cela devient imbitable, totalement indigeste, ça fout en rogne : en regard, la moindre phrase de Dastur est lumineuse.
Puis en plus, quand vous y mettez du vôtre, en assénant d'un ton si docte et sans appel, avec une si irrésistible gravité les choses les plus inimaginables, ça ne peut que mal se terminer.
Je ne vois pas pourquoi on devrait s'abstenir de vous le faire savoir, c'est tout de même un des grands privilèges du distanciel...



Il est certains esprits dont les sombres pensées
Sont d'un nuage épais toujours embarrassées ;
Le jour de la raison ne le saurait percer.
Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.


Nicolas Boileau - L'Art poétique
Alain@
Heidegger n'est pas toujours le plus délié des penseurs, c'est peu dire, mais alors affublé de sa copie cela devient imbitable



Bein disons que la traduction-interprétation de la philosophie de Heidegger en France depuis des décennies multiplie les barbarismes, les archaïsmes et les néologismes les plus disgracieux, les plus abscons... La liste des monstruosités pouvant figurer dans ce qu’il faut bien appeler un musée des horreurs serait longue. Citons, au hasard :

Allégir, allégie, nullition, nuller, retiraison, ouverteté, deifiement, fondamentation, abîmement, abandonnement, util, dignefier, jointoiement, secouement, étance, etc.

À cette manie jargonnante s’ajoute l’opération très fréquente et tout aussi dommageable de recourir à des paraphrases (amphigouriques) pour rendre des termes originaux pourtant simples : "ce qui vient se faire entendre" pour rendre Anklang, "ce qui se met en jeu" pour rendre die Zukünftigen, "déferlement de la pleine puissance" pour rendre Wesung, "défense qui oppose son refus" pour rendre Verweigerung, etc.

Mais bon, tout ça ne m'empêche pas d'être toujours autant attiré, séduit, fasciné et comblé par ce Penseur, absolument unique en son genre.
14 décembre 2020, 21:06   Les grands secouements
Secouement n'est pas mal, c'est d'ailleurs presque trivial, en plus tout à fait approprié : je me souviens d'une interview de John Huston lors du tournage de son dernier film, Dubliners, alors qu'il était déjà très mal en point et entubé de partout, la journaliste lui avait demandé naïvement dans quel état d'esprit il souhaitait que sortent les spectateurs après avoir vu le film : Shaken, avait-il répondu, hilare...
Util semble être une farce d'oulipien, sinon je peine à en voir l'utilité, mais qu'en sais-je...
L'Etance est je crois synonyme d'Etantité : c'est une petite bête nichée entre l'étant et l'être, dans les replis, sorte de petit crabe proliférant après l'événement de la retiraison des eaux ; il y a à boire et à manger.

Vous avez raison, Pascal, on ne peut pas ne pas être intrigué par le bonhomme, parce que notamment il y aura toujours de l'enfant en nous, qui croit qu'on pourrait encore nous divulguer quelques réponses à de certaines questions obsédantes, comme s'il y avait réellement quelque chose à découvrir de ce côté-là : le fait est qu'Heidegger semble s'être précisément "positionné" tout contre les parois séparant le peu de sens que nous ayons, du reste, et qu'il a tapé là comme un sourd : évidemment, on est curieux de voir le résultat.
Pour ma part, jusqu'à présent, c'est bredouille ...
14 décembre 2020, 23:05   Re : Les grands secouements
il y aura toujours de l'enfant en nous, qui croit qu'on pourrait encore nous divulguer quelques réponses à de certaines questions obsédantes, comme s'il y avait réellement quelque chose à découvrir de ce côté-là : le fait est qu'Heidegger semble s'être précisément "positionné" tout contre les parois séparant le peu de sens que nous ayons, du reste, et qu'il a tapé là comme un sourd : évidemment, on est curieux de voir le résultat.


Je crois que ce qui nous plaît, et qui nous excite tellement, chez Heidegger et chez certains heideggériens, c'est ce laborieux travail de déchiffrage, de déconstruction, de re-construction, cette tentative de nomination qui mène à faire l’épreuve qu’il n’y a pas de dernier mot qui scellerait la vérité, et à cerner une jouissance opaque, irréductible, un mode de jouir singulier, pour parler comme Lacan.
D'autre part il me semble que beaucoup de lecteurs éprouvent, consciemment ou pas, une réelle jouissance ( je n'ai plus que ce mot-là à la bouche...) à n'y rien comprendre... mais à sentir que, malgré tout, buter sur une telle opacité et se cogner la tête contre ces parois dont vous parlez c'est important. En clair qu'il se passe quelque chose ou bien qu'il risque, à tout moment, de se passer quelque chose...
15 décembre 2020, 19:42   Re : Les grands cognements
D'aucuns avaient prétendu qu'il est une engeance étrange, les "philosophes", qui se sont fait une spécialité de se taper à l'envi la tête contre les murs...

« Les problèmes de la philosophie consistent dans la découverte d’un quelconque non-sens, et dans les bosses que l'entendement s'est faites en se cognant la tête contre les limites du langage. »

Ludwig wittgenstein - Recherches philosophiques
16 décembre 2020, 09:59   Re : Coronade party (saison 2)
Sur un autre fil, Alain réclame qu'on nous dégote des gens qui se tiennent un peu mieux, sinon, il y a de quoi se méfier de leurs dires.

Il est certain que les grands prêtres de la "pandémie", pour la plupart, se tiennent beaucoup mieux que des "gilets jaunes", des complotistes, des allumés du bulbe etc .Ils ne sortent jamais sans leur algorithme à la boutonnière et leur complet modèle mathématique bien repassé.

Il est amusant de relire le premier fil "Coronade Party" sur ce forum. Les gens qui se tenaient infiniment mieux, c'est certain, que les toubibs obèses amateurs de quenelles, et de qui on ne devait par conséquent pas se méfier sont tout de même parvenus, en mars 2020, à boucler 3,5 milliards de Terriens au moment où, sur Terre, le nombre de morts atteignait le chiffre record de 20 807 ! C'est curieux, dernièrement je rappelais cet épisode à des amis et personne, je dis bien personne dans l'assemblée, ne se souvenait de ces chiffres de mars 2020, on me disait, "Tu confonds, tu veux dire 200 000". Il a fallu que je ressorte des journaux de cette époque, que j'avais conservés, et que je les leur mette sous le nez, avec leurs comptages journaliers, leurs saletés d'infographies quotidiennes comme des prises de températures au bout du lit des malades que nous étions tous devenus. Comment oublier les conditions de montage du premier confinement ? Ce qui, à ce moment-là, a eu lieu sur Terre et qui, bien sûr, continue ?
16 décembre 2020, 10:38   Re : Coronade party (saison 2)
Merci M. Destuves. Cette pandémie covid a été l'occasion (pas "le prétexte", je ne suis pas complotiste) d'une vaste expérimentation, mise en place à l'initiative de la Chine, de nature politique et anthropologique sur le distanciel et la mainmise des Etats sur les individus. Contrôler les individus et les effrayer est un moyen plutôt intelligent de contrôler les masses. Je ne suis pas toubib obèse et je ne fais pas de quenelle, mais je maintiens tout ce que j'ai écrit dans ce fil sur le sujet (présentiel/distanciel), sans en retirer une virgule, nonobstant les tentatives désormais habituelles, passablement ordinaires et lassantes, d'en décrédibiliser la démarche de la part du même Alain, d'en noyer le sens dans des arguties académiques, elles-mêmes de valeur douteuse.

Renaud Camus disait à une époque que la décrédibilisation des arguments par la dévalorisation sociale de leurs auteurs, ou parfois dévalorisation vis-à-vis du savoir, était un mode classique de réfutation de la critique sociale et politique: que la marginalisation, la stigmatisation, au sens originel de ce terme, permettaient d'étouffer la voie des lanceurs d'alerte et des chercheurs de vérité, pour le dire simplement ; un tel n'est pas crédible parce qu'il a fricoté avec l'extrême-droite, tel autre parce qu'il est homosexuel notoire, telle autre parce qu'elle aurait vécu, à une époque, du commerce de ses charmes, etc.

Ouvrir une réflexion, la porter en tête d'un fil dans ce forum, y risquer de la pensée, se frayer un chemin dans une recherche de vérité par recoupements inédits, voilà qui revient à s'exposer à cette forme de décrédibilisation de la part de ceux qui ne risqueraient jamais rien de la sorte, ayant de long temps jugé que la passivité du censeur, la morgue du sachant assaisonnée de dédain leur étaient plus avantageuses et les préserveraient.
16 décembre 2020, 18:25   Le retour des pignoufs
A ce jour, Roland, enfin, à cette heure, cette minute, le "tableau de bord" de la Johns Hopkins University recense 1 639 422 morts du covid ; je suppose qu'on ne les a pas inventés, bien qu'on pourra toujours arguer qu'une bonne partie de ces pauvres gens ne soient morts qu'"avec" le covid, en si bonne compagnie.
Ce serait déjà mieux, pour justifier, si on le pouvait jamais, les bouclages en tout genre, qui vont et viennent (j'en profite pour vous mettre en garde, car cela semble se passer à tour de rôle : ici, ça va re-reconfiner sec, le nombre de nouveaux infectés devenant "inquiétant", à nouveau)...
En mars, voyez-vous, l'œuvre de la mort par ce tout petit bout de la lorgnette n'en était qu'à ses tout débuts, la chose étant, comme chacun sait, a work in progress.

Pour ce qui est du toubib à quenelle : je ne vois pas pourquoi tous les autres (toubibs) qui ne la font pas, en réalité presque tous les médecins du monde, car il y a des malades étiquetés covid en grand nombre dans tous les établissments de santé de la planète, d’un commun accord, auraient tout à coup tout oublié de leurs études, ne sauraient plus lire les radios, ne seraient plus qu’obnubilés, du jour au lendemain, par l’obsession exclusive de cette maladie, seraient tous devenus des Diafoirus bêlant leur incompétence, des perroquets ne sachant plus que répéter covid, covid, covid ??...
C’est trop improbable pour être vrai, mais peut-être ne peut-on plus jurer de rien…

Il n'y a pas que la quenelle, qui en soi n'est que folkloriquement malséante, si j'ose dire : ce Diafoirus-là ne portait pas le masque et refusait, paraît-il, de recevoir des patients qui ridiculement l'arboraient : je trouve cela parfaitement idiot, débile même, et irresponsable : quoi qu'on en ait, ce virus existe bien, peut à tout le moins provoquer une crève pas possible, et continue de circuler. Il suffirait qu'un des vis-a-vis, médecin ou patient, se toussent dessus, cela peut arriver, pour contracter la maladie, et continuer de la diffuser, alors qu'en lieu clos il est possible, vraisemblable, probable, au choix, que le masque, s'il est porté par tous, diminue significativement ce risque. Je n'ai pas personnellement mené les expériences nécessaires qui pourraient affirmer ou infirmer définitivement cette hypothèse, mais vous non plus, et comme dirait Francis, allez donc prouver le contraire...
Mauvais, stupide jugement de médecin, car après tout, on s'en fout un peu, de ses opinions personnelles, son premier devoir de praticien est de protéger du mieux qu'il le peut ses patients, et en l'occurrence cela, en toute connaissance de cause, ne peut se faire en milieu clos qu'avec ce damné masque.

A la suite de son refus de le porter et de soigner des gens masqués ce docteur a été interdit d'exercice pendant plusieurs mois ; je suis désolé, mais à mon avis, à raison ; il doit en avoir gros sur la patate, et ne point trop porter ses collègues dans son cœur, et en éprouver un ressentiment bien compréhensible. De là à dénigrer d'autant plus facilement des confrères si imbéciles, ma foi...

Alors oui, je me méfie d'autant plus du témoignage de ce genre de pignouf, et ne voit absolument pas pourquoi son comportement fantasque justifierait à lui seul qu'on le prenne plus au sérieux que n'importe quel autre praticien, spécialiste éprouvé de cette maladie-là par exemple, qui dirait plus ou moins le contraire de ce qu'il avance.

Au demeurant, permettez-moi d'annoncer fièrement que je viens de récolter ma première contravention pour non-port du masque, alors que je me dorais voluptueusement au soleil sur un banc et qu'il n'y avait absolument personne autour de moi ; j'abhorre du reste de plus en plus cet attribut porcin, et ne le porte pratiquement jamais à l'extérieur.
17 décembre 2020, 06:33   Re : Le retour des pignoufs
permettez-moi d'annoncer fièrement que je viens de récolter ma première contravention pour non-port du masque



Dites-moi Alain la contravention, chez vous, c'est 500 ou 1.000 shekels (250 euros) ? Ici, pour l'instant, c'est toujours 135 euros. Excepté pour nos "quartiers sensibles" où là, s'appliquent d'autres lois...
Question : existe-t-il l'équivalent de nos sympathiques "quartiers sensibles" en Israël ?
17 décembre 2020, 18:36   A bad boy
500 shekels à la première infraction ; à la récidive, cela peut doubler.
Mais l'on peut contester l'amende, au motif qu'elle serait injustifiée. Ce que j'ai fait, car le rapport du policier était tout simplement faux, ce qui m'a mis en rogne, faux-cul de petit flicaillon : selon le PV, l'agent, après m'avoir expliqué l'obligation du port du masque dans l'"espace public", m'aurait dit qu'il me dressait là une contravention, et qu'elle me parviendrait par courrier. Il n'en était rien : après m'avoir courtoisement incité à me masquer, alors que je paressais sur mon banc préféré au soleil dans le parc en face de chez moi, il n'a pas parlé du tout d'amende, ni même d'avertissement, et après m'avoir demandé une pièce d’identité, m'a souhaité "une bonne fin de fin d'après-midi", me laissant absolument charmé par la civilité des forces du maintien de l'ordre en cette Terre de Canaan. N'empêche, sitôt la poulaille décarrée, j'ai vite fait d'ôter le foutu masque, car en plus il faisait bien chaud, c'était il y a deux mois. Et voilà-t-y pas que je reçois il y a quelques jours cette contravention ! Tu parles que je vais la payer !

Pour les "quartiers sensibles", non, pas vraiment...
18 décembre 2020, 00:21   Re : Coronade party (saison 2)
Il y a, je crois, deux sortes de chiffres : les chiffres officiels de toutes les Universités qu'on voudra et les chiffres de l'expérience personnelle de chacun. Si les chiffres officiels montrent, par exemple, que le cancer ou les AVC tuent x millions de personnes chaque année, les chiffres de l'expérience personnelle s'accordent au constat, n'importe qui étant capable de citer dans son entourage de nombreux cas de décès causés par le cancer ou les AVC. Or, avec le Covid cette correspondance entre les chiffres officiels et l'expérience personnelle peine à se manifester.

Je me considère comme un individu ordinaire et que vous trouverez peut-être un peu bas de plafond en lisant ce qui suit. Sans doute des sociologues statisticiens ont-ils établi la quantité moyenne de gens qu'un individu ordinaire est en mesure de connaître, au sens très large du terme, en partant des très proches jusqu'aux connaissances de connaissances, amis d'amis qui eux-mêmes ont leurs cercles etc. Cela représente une certaine quantité de gens, tous âges confondus, une quantité sans doute pas extraordinaire, néanmoins non-négligeable et, de proche en proche, s'étendant sur une aire géographique assez vaste. Si, de cette quantité de proches, de connaissances, d'amis d'amis, j'ai eu à apprendre, à entendre parler, tout naturellement, de la mort de tel ou tel par cancer, AVC, Sida, suicide, accident de la route etc, de cette épidémie de Covid présentée comme plus féroce et terrible que la peste noire, ne sont parvenues à mes oreilles, depuis un an qu'elle fait des ravages, que trois histoires d'amis d'amis, cloués au lit pendant une semaine, et le décès d'un grand-père de 95 ans... Que voulez-vous que je fasse d'un tel constat ? Dois-je considérer qu'on m'épargne les mauvaises nouvelles ou que mon panel sociologique est inexplicablement rempli de personnes chanceuses ? Que je dois m'attendre au pire ? Ah, pour cela, oui, je n'ai pas manqué de rencontrer des connaissances qui s'attendent au pire avec la "pandémie" et encore, tout compte fait, pas tant que ça.
18 décembre 2020, 20:16   Re : Coronade party (saison 2)
Il n'y a officiellement en Israël que le nombre ridiculement bas d'un peu plus de 3000 morts du covid, parmi lesquels mon comptable, homme en bonne santé de 66 ans (mais ancien transplanté du rein) ; un mort, donc, c'est un peu moins en effet que le nombre de personnes de ma connaissance décédés de cancer, par exemple. Mais quand même... et puis le cancer n'est pas contagieux...
Le témoignage des gens qui l'ont eu et semblent avoir failli y passer, alors qu'ils n'étaient point des crevards absolus, n'est plus si négligeable, je crois : demandez donc à Renaud Camus, par exemple, qui n'est pas si géronte cacochyme que ça, n'est-ce pas, s'il souhaite vraiment repasser par là, plutôt que de pouvoir enfin se balader partout sans masque, disons. C'est qu'elle continue de courir, cette maladie, n'est pas si anodine, est très contagieuse, et peut tuer si on n'a pas de chance. Je suis sûr d'avoir lu quelque part sous la plume de Renaud Camus que Philippe Martel était à l'hôpital avec le covid, puis j'ai appris son décès, tout de même ; le témoignage d'Onfray fout un peu les chocottes (video: [rmc.bfmtv.com]).
Franchement, cette obstination qu'on dirait tout idéologique à nier la gravité, ou la dangerosité peut-être relative mais fort possible de cette maladie qui est bien une pandémie, avec avis plutôt autorisé allant dans ce sens du corps médical et scientifique mondial dans son grand ensemble, cette obstination me paraît peu fiable, douteuse, plus en tout cas que ce que bille en tête elle prétend dénoncer, que voulez-vous...

Demain l'on commence à vacciner en Israël, eh oui, avec le Pfizer-BioNTech ; Netanyahou offrira son bras en premier, suivi des ministres, des chefs de l'armée, etc., pour donner l'exemple. Youpi.
19 décembre 2020, 10:55   Re : Coronade party (saison 2)
Pour les "quartiers sensibles", non, pas vraiment

Alain, je me permets de vous donner un p'tit conseil... : à l'avenir évitez de trop vous balader, kippa (ou pas) sur la tête, dans cet immense "quartier sensible" qu'est desormais la France occupée.

"Aubervilliers (93): ils diffusent des “messages de paix” en hébreux, ils sont agressés par un “groupe d’individus” qui voulait “niquer les juifs”.

[www.lefigaro.fr]
19 décembre 2020, 14:55   Re : Coronade party (saison 2)
Vous écrivez :

« Franchement, cette obstination qu'on dirait tout idéologique à nier la gravité, ou la dangerosité peut-être relative mais fort possible de cette maladie qui est bien une pandémie, avec avis plutôt autorisé allant dans ce sens du corps médical et scientifique mondial dans son grand ensemble, cette obstination me paraît peu fiable, douteuse, plus en tout cas que ce que bille en tête elle prétend dénoncer, que voulez-vous... »

Vous ne me semblez pas moins sujet à une certaine obstination et je réponds :

Franchement, cette obstination qu'on dirait toute idéologique à nier la gravité de la révolution anthropologique qui est à l’œuvre ou la dangerosité peut-être relative mais fort possible, en tout cas planétaire, des mesures qui sont imposées, avec caution du corps médical et scientifique mondial dans son grand ensemble, cette obstination me paraît peu fiable, douteuse, plus en tout cas que ce que par principe elle se refuse à voir, que voulez-vous...

Nous aurons du mal à tomber d'accord.

Quant au récit personnel de M. Onfray, s’il s’agit de le prendre comme exemple des ravages du Covid, non seulement il ne m’a pas « mis les chocottes » mais m’a plutôt rassuré. De quoi s'agit-il ? D'un très fort accès de fièvre qui ne se distingue que par l’intensité de n’importe quel accès de fièvre (hallucinations, sommeils, réveils, sommeils entrecoupés d’idées noires et de peur de mourir entièrement liée, dans son cas, à ses antécédents médicaux). Toute personne qui, une fois dans sa vie, a eu une très forte grippe pourrait en dire autant. A peine sorti de son épisode de fièvre, notre philosophe enfile un peignoir et se met à écrire quatre heures durant, ce qui, pour un écrivain, est une conséquence somme toute assez bienvenue. On ne sait trop à quel moment, avant, pendant ou après la fièvre, il trouve l’énergie de passer des coups de fil ici et là pour se procurer des médicaments, discute du pour et du contre, et finit par absorber des antibiotiques, il ne sait plus trop lesquels, et voilà. Son témoignage m'a fait songer au récit d'un très « bad trip » vécu par un écrivain à la suite de l’absorption d’un stupéfiant quelconque. Mais il aurait pu en mourir, évidemment, comme chaque fois qu’on est malade.
19 décembre 2020, 16:04   Re : Coronade party (saison 2)
Je suis de ceux qui ont eu la terrible grippe de décembre 2016. Le récit d'Onfray m'a rappelé ces souvenirs. Pendant une semaine je fus incapable de soutenir une conversation avec qui que ce soit, dormant 16 heures par jour, transformé en zombie dans les états de veille. Les accès de fièvre qui ne s'apaisent pas, etc. J'ai appris plus tard que cette grippe avait fait une hécatombe en Europe.

Consultant les chiffres de cette vague de grippe en France, je trouve ceci:

● Communications ● Les actualités ● Grippe 2016-2017 : une forte surmortalité confirmée
Grippe 2016-2017 : une forte surmortalité confirmée
28/02/2017
Santé publique Grippe Vaccination
Vaccination contre la grippe
Surmortalité en hausse, couverture vaccinale en légère baisse : le bilan de l’épidémie grippale 2016-2017 souligne l’importance de la vaccination contre la grippe.

L’épidémie de grippe saisonnière est derrière nous sur la quasi-totalité du territoire. Selon le Bulletin épidémiologique grippe publié par Santé publique France le 22 février 2017, toutes les régions sont en phase postépidémique, à l’exception des Hauts-de-France. Pas moins de 1,9 million de consultations pour grippe a été recensé depuis le début de l’épidémie (chiffres Réseau Sentinelles).

Depuis mi-décembre 2016, une hausse de la mortalité est observée au niveau national, toutes causes confondues, et principalement chez les plus de 65 ans : Santé Publique France estime à 19 400 le nombre de décès survenus en excès. Selon les régions, cette surmortalité est supérieure de 13 à 30 % à celle observée lors de la grippe 2015-2016.


[www.ordre.pharmacien.fr]


19400 morts en un mois et demi en France. Plus fort que le Covid, à qui il a fallu six mois pour faire 30000 victimes.

Et comme une lettre à la poste...
19 décembre 2020, 16:36   Re : Coronade party (saison 2)
un “groupe d’individus” qui voulait “niquer les juifs

Suite et fin :

On apprend que deux des individus sont en situation irrégulière. Voilà bien longtemps que même les cerveaux plus lobotomisés par la doxa antiraciste ne posent plus l’hypothèse d'"une piste d’estrem-drouatre"... On avance. Même si au final ça ne change rien.
19 décembre 2020, 22:31   Re : Coronade party (saison 2)
Pour la "révolution anthropologique", nous verrons, quand arrivera le moment où l'on pourra dissocier les mesures imposées de ce qui en constitue la cause (ou le prétexte), c'est-à-dire la "crise sanitaire", et que les effets de celle-ci iront s'estompant, dans les esprits et les chiffres, aussi contestés soient-ils.
J'ai entendu hier un "responsable sanitaire" israélien, un certain Pr Grutto, tout chose face à la perspective de l'aventure vaccinale, prédire un "retour à la vie normale", sans masques ni Salomon, quand une immunité collective satisfaisante sera atteinte, d'ici quelques mois : donnons-nous un an, car les gens ont eu peur.
A priori, du reste, j'ai la faiblesse de me considérer comme totalement exempt d'idéologie, ou presque, mais allez savoir...

Quant à l'accès graphomaniaque d'Onfray au plus fort de son agonie, vous avez raison, cela paraît bizarre, j'avais un peu tiqué, mais ce qu'il narre m'avait quand même semblé bien plus éprouvant qu'une grippe. Surtout, surtout, je ne vois pas du tout pour quelle raisons je n'ajouterais pas foi au témoignage de tel médecin urgentiste américain, et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres ; cela date de juin, et alors, rien n'a vraiment changé depuis, ni le virus ni les symptômes, certains prétendent même que les choses ont empiré, au gré des vagues successives...

« But from my perspective as an emergency physician, precisely how deadly the virus is doesn’t matter right now, because the virus is deadly enough. I’ve stood on the front lines of the pandemic, and I know that this virus is no house cat. Every day for weeks, my colleagues and I have faced wave after wave of COVID patients in their 30s, 50s or 80s, many of them extraordinarily ill. Some of these people have died. Its virulence is astonishing, at least among hospitalized patients. Experienced physicians know that this is nothing like the flu. »
20 décembre 2020, 13:41   Re : Coronade party (saison 2)
« Pour la "révolution anthropologique", nous verrons, quand arrivera le moment où l'on pourra dissocier les mesures imposées de ce qui en constitue la cause (ou le prétexte), c'est-à-dire la "crise sanitaire", et que les effets de celle-ci iront s'estompant, dans les esprits et les chiffres, aussi contestés soient-ils. »

Merci à vous d’être un peu le Monsieur Raison-Garder de ce forum, celui qui ne voit pas pourquoi il faudrait ne pas faire confiance au progrès, aux chercheurs, aux autorités etc. Cela donne l’occasion de ne pas prêcher à un convaincu.

Selon moi, « le moment où l'on pourra dissocier les mesures imposées de ce qui en constitue la cause (ou le prétexte) » ne me paraît pas prêt d’arriver pour la simple raison que le gouvernement des masses par la peur sanitaire a montré de quoi il était capable et peu importe que cela ait été prémédité ou opportuniste.

Que 3.5 milliards de Terriens aient été bouclés en un clin d’œil début 2020 est à mon avis un événement aussi déterminant dans l’histoire de l’humanité que l’explosion d’Hiroshima qui a fait prendre conscience aux Terriens qu’ils avaient désormais les moyens de faire disparaître la vie sur Terre. C’est peut-être même un événement plus important car, cette fois, il ne s’agit pas du pouvoir de faire disparaître la vie sur Terre – pouvoir qui, par définition, est impraticable et n’a pu servir qu’à organiser le monde de l’après-guerre – mais du pouvoir d’imposer de nouvelles formes de vie aux Terriens.

Cette expérience sans exemple d’un confinement planétaire, les gens semblent l’avoir déjà oubliée, tout au plus commence-t-elle à apparaître dans les conversations sous la forme d’une borne chronologique : comme on a pu dire « avant guerre », on dit désormais de tel ou tel événement personnel qu’il a eu lieu « avant ou après le premier confinement » ou même, entendu récemment, « avant le grand confinement ». Mais ceux qui exercent le pouvoir ou y aspirent ne l’oublieront jamais. Ils n’oublieront jamais la puissance presque indépassable que confère le levier de la peur sanitaire dans le gouvernement des hommes et c’est pourquoi, à mon avis, vaccins ou non, ils ne seront pas prêts de renoncer à se servir d'un tel levier.
20 décembre 2020, 15:07   Re : Coronade party (saison 2)
Dans cet entretien le professeur Montagnier révèle (ou rappelle) ce que contient ce virus : des fragments de VIH, d'ADN du germe du paludisme (Plasmodium falciparum) et autres, en sus d'un ingénieux petit crochet biologique qui lui permet, en bout de chaîne, de se fixer sur nos cellules. On disait autrefois que "la nature fait bien les choses", nul doute, en écoutant Montagnier, que l'Homme fait pas mal non plus.

On apprend aujourd'hui (hier en fait), que la Bête protéiforme mute et montre un regain de mordant en Afrique du Sud et dans le sud-est de l'Angleterre. Vaccin ou pas, il est probable que l'humanité ne s'en défasse jamais.

Si ce virus est un produit de fabrication, ce n'est pas le prix Nobel de médecine qui devrait être attribué aux détenteurs de son brevet (ces gens existent) mais le prix Nobel de politique qui, s'il existait, devraient revenir aux gouvernants qui ont compris que grâce à cette chose, le monde humain pouvait repartir sur des bases nouvelles (grand reset), par un faisceau de causes et circonstances harmonisées:

a) l'isolement des individus permet de dissoudre dans l'oeuf tout mouvement de masse, de rue, porteur d'une contestation politique (type Gilets jaunes);

b) la contestation politique de masse perd son objet dès lors que, comme le raisonne admirablement Bill Gates : l'humanité est en guerre mondiale contre un ennemi qui n'est point humain, ce qui rend dérisoire et sans objet toute velléité de remplacer ses chefs – voilà qui pérennise la domination des maîtres de l'humanité;

c) les communications, le travail, les rencontres en distanciel ne dévient jamais de leur objet, leur destination, leur finalité, leur direction, ce qui tue dans l'oeuf toute échappée vers ce que le Boss (ou le ou les interlocuteurs des réunions en Zoom) n'ont pas prévu. La communication ou le dialogue en distanciel ne connaît point d'accident, de bifurcation créatrice ou contestataire;

d) la vie distancielle est aisément mise sous surveillance par les autorités politiques qui peuvent en épier les moindres gestes ou écarts;

e) la vie sociale menée à distance, et l'enfermement des individus, ont pour effet de réduire à peu de chose la possibilité que des hommes et des femmes d'âge génésique puissent jamais se reproduire et proliférer, ce qui, dans les cartons de Davos, colle à merveille avec la réduction démographique que veut l'oligarchie mondiale, et accessoirement, avec le projet, d'inclination transhumaniste, de fabrication de progénitures à distance (in vitro) que permettent les techniques de génie génétique;

f) à l'heure où Davos déclare ouvertement que la perspective d'un revenu universel est désormais la bienvenue sachant que certaines personnes n'auront jamais une activité, un travail à la mesure de leurs trop maigres capacités ou aptitudes, il devient indispensable et, pour dire le mot, vital, que les masses cessent de se reproduire, ou que s'abaisse drastiquement leurs taux de reproduction, afin d'alléger la charge de ce revenu universel qui pèse sur les élites aptes qui sont appelées à le financer.

Le prix Nobel de politique, vous dis-je.

Montagnier :

video: [www.youtube.com]
21 décembre 2020, 17:50   Cobaye Eytan
» Selon moi, « le moment où l'on pourra dissocier les mesures imposées de ce qui en constitue la cause (ou le prétexte) » ne me paraît pas prêt d’arriver pour la simple raison que le gouvernement des masses par la peur sanitaire a montré de quoi il était capable et peu importe que cela ait été prémédité ou opportuniste.

Je ne vois pas où est la raison, encore moins qu'elle soit simple : l'épidémie et la peur qu'elle suscite sont la cause invoquée des mesures ; il y a bien épidémie, virus, maladie, mutation maintenant, pyschose et obsession aussi, peu importe, mais cela ne durera pas éternellement et finira bien par se tasser d'une façon ou d'une autre ; quand la cause invoquée cessera de prévaloir, on verra bien ce qu'il restera des mesures, à partir du moment où elles n'auront plus lieu d'être ; cela, c'est simple.
Et l'on pourra alors, avec un peu de recul, juger si le turbulent et charmant BoJo avait décidé de boucler son pays à la veille de Noël comme s'il avait le feu aux fesses par inquiétude et frousse réelle pour parer à une situation qu'il avait sincèrement estimée menaçante, ou si tout cela n'était finalement qu'un jeu inhérent au pouvoir en tant que tel qui s'essaye à éprouver sa capacité de coercition sur les masses.

Ici, l'opération vaccination se passe aussi bien que possible, le vaccin est offert à tous les plus de 60 ans pour l'instant ; la vieilletaille, ravie et émue, se presse aux centres, et tout le monde se congratule et se sent plus fort face aux aléas de la vie ; après tout, moi aussi, j'irai me faire vacciner, té...
22 décembre 2020, 16:56   Re : Coronade party (saison 2)
Et donc, on verra bien...

En attendant; l'heure est à la transparence européenne :


Je voulais être tranparente
À propos de l'opinion "très dérangeante" d'un Américain, qui plus est, démocrate…

Le discours historique de Robert Kenney Jr. du 29 août 2020 à Berlin, devant des centaines de milliers de manifestants, où il reprend la phrase de son oncle "ich bin ein Berliner", dénonçant la collecte des données privées renforcée par la 5G et l’instrumentalisation par les gouvernements de la peur de laCOVID-19 comme moyen d'accroitre l’obéissance de la population aux dépens des libertés individuelles.
Ainsi, cet étonnant discours, diffusé par YouTube, mais cependant passé sous silence par presque tous les médias, est maintenant devenu inaccessible : écran noir avec le message suivant, « Cette vidéo n’est plus disponible, car le compte YouTube associé a été clôturé ».
Si ce n’est pas de la censure, cela y ressemble fort !

Voir plus sur le démocrate Robert Kennedy Jr. au lien ci-dessous :

[fr.wikipedia.org].
28 décembre 2020, 18:56   Le goût de l'aventure
Au fait, pourquoi consentir si volontiers à prendre le risque d'attraper le covid, si c'est pour refuser catégoriquement de s'exposer au danger de s'en faire vacciner ??
29 décembre 2020, 10:48   Re : Coronade party (saison 2)
Convenons aussi tout de même que ne pas se faire vacciner implique bien néanmoins de prendre le risque d'attraper le covid et d'en avoir de désagréables, voire dramatiques, symptômes, de continuer à vivre sans gestes barrières comme si de rien n'était; et donc qu'il n'y a pas à proprement parler de contradiction logique.
29 décembre 2020, 14:27   Re : Le goût de l'aventure
Fausse contradiction polémique et même puérile, pardonnez-moi. Si l’on laisse de côté les rares anti-vaccin « catégoriques » qui refusent les vaccins par principe, les non-zombies parmi lesquels je me range, utilisent les mêmes outils et les mêmes critères pour aborder toutes les situations liées au covid : sachant ce que je sais, j’évalue seul, ou avec l’aide de mon médecin, ce qu’il y a de mieux pour moi. C’est la fameuse balance bénéfice / risque, et elle s’applique au port du masque comme au vaccin. Ainsi on peut penser qu’il est plus dangereux de se faire vacciner à l’aide d’un vaccin d’un type nouveau, jamais utilisé, sans aucune « histoire » ni aucun recul, que d’attraper, le cas échéant, une maladie qui, considérant l’âge, l’état de santé etc., n’a que très peu de chances de devenir grave. On peut penser l’inverse. Tout ce que « nous » demandons, c’est la liberté de faire ce choix dans des conditions normales, je veux dire qui sont la norme de la médecine moderne depuis des décennies : calme, réflexion et dialogue avec son médecin, avec ce que l’on sait et de l’état du patient, et du remède envisagé (médicament, vaccin, opération etc.). Au lieu de quoi on empêche les médecins de faire leur métier (interdiction de prescrire le protocole Raoult par exemple), on les court-circuite avec des campagnes de vaccination tous-azimuts, à la pelleteuse, et on menace les non-zombies de rétorsions et de privations de libertés diverses (le « passeport vert ») en les traitant au passage de tous les noms (de complotistes à assassins, no less).
29 décembre 2020, 16:52   Re : Coronade party (saison 2)
"Ainsi on peut penser qu’il est plus dangereux de se faire vacciner à l’aide d’un vaccin d’un type nouveau, jamais utilisé, sans aucune « histoire » ni aucun recul, que d’attraper, le cas échéant, une maladie qui, considérant l’âge, l’état de santé etc., n’a que très peu de chances de devenir grave."

Tout simplement. Et si cette attitude est impraticable, comme elle a démontré jusqu'à présent qu'elle l'était, c'est que nous sommes sortis depuis longtemps (et peut-être même dès le début) du strict cadre d'une question de santé publique pour entrer dans celui d'une obscure question économico-politique, pour le moins.

Le jour même de sa conférence de presse, il y a deux jours, l'un des plus acharnés "covidistes" français, le maire de Nice, commence par expliquer que la situation est gravissime, que le nombre de tests positifs pour 100 000 personnes dans les Alpes-Maritimes est deux ou trois fois plus élevé qu'ailleurs et qu'il est impératif de lancer une vaccination de masse, même si, ajoute-t-il, au moment où il parle on compte 40 (quarante) personnes en réanimation et quelque 150 (cent-cinquante) hospitalisations Rappelons que la population des AM s'élève à plus d'un million de personnes. C'est bien lui, M. Estrosi, qui avance ces chiffres et non pas des complotistes (à ce propos, je tiens à préciser que la fréquentation des sites complotiste est parfaitement inutile : il suffit de lire la presse la plus officielle pour être constamment heurté, choqué, éberlué une fois sur deux par ce qu'on lit.) Le ratio est toujours aussi délirant. 21 000 morts = 3 milliards 5 de confinés; 40 réanimations = 1 million de vaccinés potentiels. N'est-ce pas complètement délirant ?

(Selon M. Estrosi, le taux d’incidence dans le département des Alpes-Maritimes était au 27 décembre de 323 pour 100 000, soit plus du double de la moyenne nationale. Il a toutefois remarqué que les données hospitalières, qui font état de 40 personnes en réanimation et de 154 autres en hospitalisation conventionnelle dans le département, traduisaient "une situation de stabilisation". in quotidien Sud-Ouest)
29 décembre 2020, 18:17   Cocorico
Oh, je m'étonnais simplement du fait que ceux qui nous vantaient la prise du risque inhérente à la vie, et mettaient en avant leur acceptation virile et un peu plastronnante du risque de la maladie et de la mort, étaient souvent ceux-là mêmes qui dédaignaient le beau risque, philanthropique entre tous, d'essayer un nouveau vaccin encore inconnu et possiblement délétère sur eux-mêmes, quitte à en crever si ce n'était qu'un sale poison génique, ou à contribuer notablement à replacer une humanité désorientée et aberrée dans un cours plus normal des choses, s'il s'avérait en définitive réellement efficace et peu toxique.

Pourquoi, en somme, "préférer" le virus au fruit, plus synthétique et technique il est vrai, de l'ingéniosité humaine, si l’on privilégie crânement la prise de risque ?

Cela dit, qu’on puisse sérieusement penser que le vaccin, après les batteries de tests auxquels il a été soumis (essais en double aveugle randomisés sur plus de 40 000 cobayes, aval de tous les organismes de santé nationaux etc.), soit plus dangereux et risqué que la maladie dont il est censé protéger, cela me stupéfie positivement, vraiment, et doit procéder d’une façon d’interpréter la réalité et les chiffres, de raisonner même, si radicalement différente de la mienne, que les bras m'en tombent, pauvre progressiste naïf à la manque que je dois être…

Toujours est-il qu’il semble bien que de Sion sortira la lumière, comme souvent : ici, ça vaccine à tire-larigot, on est les champions du monde, par la cadence et le nombre de vaccinés ! tout le monde va y passer !
29 décembre 2020, 19:24   Re : Cocorico
Citation
Alain Eytan
Cela dit, qu’on puisse sérieusement penser que le vaccin, après les batteries de tests auxquels il a été soumis (essais en double aveugle randomisés sur plus de 40 000 cobayes, aval de tous les organismes de santé nationaux etc.), soit plus dangereux et risqué que la maladie dont il est censé protéger, cela me stupéfie positivement, vraiment, et doit procéder d’une façon d’interpréter la réalité et les chiffres, de raisonner même, si radicalement différente de la mienne, que les bras m'en tombent, pauvre progressiste naïf à la manque que je dois être…

Ça vous stupéfie simplement parce que vous supprimez de l’équation la réalité du risque du vaccin (je ne dis pas qu’il est immense, ce risque, je n’en sais rien, il est peut-être minuscule, mais il est indubitable, l’histoire des vaccins (et des médicaments en général) le prouve), et la réalité de la maladie, dont une immense partie des porteurs ne développent rien ou presque rien. Et accessoirement parce que vous vous laissez aveugler par des formules magiques comme « le double aveugle » , « les organismes de santé nationaux », « les batteries de tests »... Tout cela, du double aveugle aux tests, est bel et bon, je dirais même que c’est la moindre des choses : il ne manquerait plus qu’on nous oblige à nous vacciner avec des produits non testés... Mais dans le cas précis de ces vaccins contre le covid, la réalité est que jamais aucun vaccin n’a été trouvé et produit en si peu de temps, que jamais aucun vaccin n’a été inoculé en masse en si peu de temps, avec si peu de recul, et que jamais ces vaccins d’un nouveau type n’ont été expérimentés sur la population. Dans ces conditions, que chaque citoyen, prenne une seconde ou un mois pour réfléchir et se décider, avec le conseil de son médecin, ça ne le semble pas particulièrement stupéfiant. C’est l’inverse, moi, qui me stupéfie, cette espèce de suspension volontaire du jugement et de la réflexion dans le domaine de la santé. Si le Lancet, l’OMS, Bill Gates et Pfizer l’ont dit, alors yamêmepasbesoindseposerdquestion : on pique !

Citation
Alain Eytan
Oh, je m'étonnais simplement du fait que ceux qui nous vantaient la prise du risque inhérente à la vie, et mettaient en avant leur acceptation virile et un peu plastronnante du risque de la maladie et de la mort, étaient souvent ceux-là mêmes qui dédaignaient le beau risque, philanthropique entre tous, d'essayer un nouveau vaccin encore inconnu et possiblement délétère sur eux-mêmes, quitte à en crever si ce n'était qu'un sale poison génique, ou à contribuer notablement à replacer une humanité désorientée et aberrée dans un cours plus normal des choses, s'il s'avérait en définitive réellement efficace et peu toxique.
Pourquoi, en somme, "préférer" le virus au fruit, plus synthétique et technique il est vrai, de l'ingéniosité humaine, si l’on privilégie crânement la prise de risque ?
C’est parce que vous oubliez, dans le fait d’accepter la prise de risque inhérente à la vie, le « je », le choix, le libre arbitre. C’est à moi de choisir quand et comment je prends un risque. Je peux être capable de risquer ma vie pour un 250km/h et ne manger que des légumes cuits pour ne pas risquer d’attraper le parasite du renard dont j’oublie le nom. (Au passage, le risque du vaccin n’est pas si philanthropique puisque rien pour l’instant ne prouve que les vaccins actuels empêchent la transmission de la maladie).

Pour finir, si vous voulez une belle et grosse contradiction, en voilà une : les mêmes qui ont interdit le protocole Raoult au nom du manque de recul et de données, qui sont restés intraitables et ont rejeté l’argument de l’urgence, du tâtonnement, face à une maladie nouvelle, une urgence, un inouï, les mêmes aujourd’hui servent à ceux qui doutent du vaccin l’argument de l’urgence, de la « situation », de l’inouï... C’est stupéfiant, comme vous dites, surtout quand on sait que sur l’un nous avons 60 ans de recul, sur l’autre 3 mois. Personnellement, je suis ravi que les laboratoires de la Terre entière, par pure philanthropie bien entendu, aient trouvé si vite plusieurs vaccins, tout comme j’étais ravi que Raoult ait trouvé, dans la confusion du surgissement de l’épidémie, un protocole qui peut marcher. C’est le fruit de l’ingéniosité humaine, comme vous dites, et je le salue bien respectueusement. Je demande seulement la liberté pour les médecins comme pour les citoyens d’évaluer eux-mêmes les risques et de prendre eux-mêmes les décisions.
Soit dit en passant : je trouve très surprenant qu'on ait pu mettre au point — dixit le patron de Moderna (un Marseillais, d'ailleurs) — un vaccin en 48 heures pour éteindre un virus qu'on nous présente depuis près d'un an comme le plus déconcertant des pathogènes, parfois aussi dévastateur et intelligent que le plus fou et malfaisant des cancers.

Quant au masque comme soudaine panacée anti-virale... Faut-il avoir une pensée pour les millions de morts de la grippe qui auraient pu être évités ?
29 décembre 2020, 23:21   Re : Coronade party (saison 2)
» dont une immense partie des porteurs ne développent rien ou presque rien

C'est bien ce que je disais : façon radicalement différente d'interpréter la réalité et les chiffres, et d'estimer la dangerosité potentielle du covid, car ceci, glané un peu au hasard ici, n'est pas si anodin : On estime que les infections asymptomatiques, ou avec des signes cliniques modérés sont de loin les plus fréquentes (80 %). Environ 15 % des patients ont une forme clinique qui justifie une hospitalisation et chez un peu moins de 5 % des patients, une forme « critique » (détresse respiratoire, choc, défaillance multiviscérale) survient, qui justifie dans certains cas une admission en réanimation. Une partie des patients admis en réanimation doit être intubée pour conserver une chance de guérison.

On peut bien sûr toujours contester tels chiffres, et rejeter la compétence de ceux qui les produisent, et du corps médical et scientifique dans son ensemble ; on le peut toujours : ce sera donc en définitive affaire de jugeote personnelle, qui croire dans cette histoire, et pourquoi ceux-ci (la grande majorité, pratiquement l'"immense partie"), plutôt que quelques esseulés, inconditionnels ou sceptiques frénétiques de tout, toujours, vis-à-vis de tous.

Les essais cliniques randomisés en double aveugle, qui plus est à grande échelle, ne sont pas une "formule magique", tout de même : c'est la seule méthode expérimentale permettant de vérifier l'efficacité et l'innocuité relatives des molécules qui soit agréée par l'ensemble de la communauté scientifique, en l'occurrence. C'est ainsi, il n'y en a pas d'autre.
Raoult a-t-il jamais daigné se conformer à cette exigence méthodologique, aussi rigoureuse qu'elle puisse l'être dans ce domaine, alors qu'il en avait les moyens, afin de valider de cette façon son protocole et clouer enfin le bec à ses détracteurs, et en faire bénéficier le plus grand nombre de malades ? non. Les concocteurs de vaccins, si, et avec grand succès. Cela fait toute la différence. Et il paraît même que certains essais (je pense au dit Solidarity) ont plutôt démontré l'inefficacité des comprimés raoultiens.
Alors tant pis pour Raoult, et je vous le laisse volontiers : il n'a cessé, depuis le tout début de cette affaire, alors que je suivais volontiers et avec bienveillance ses interventions, de se planter à peu près sur tout, dans ses estimations et prévisions. Pour un ponte de cette envergure, c'en est même saisissant.
29 décembre 2020, 23:54   Les parties et le tout
Citation
Pierre Jean Comolli
Soit dit en passant : je trouve très surprenant qu'on ait pu mettre au point — dixit le patron de Moderna (un Marseillais, d'ailleurs) — un vaccin en 48 heures pour éteindre un virus qu'on nous présente depuis près d'un an comme le plus déconcertant des pathogènes, parfois aussi dévastateur et intelligent que le plus fou et malfaisant des cancers.

Quant au masque comme soudaine panacée anti-virale... Faut-il avoir une pensée pour les millions de morts de la grippe qui auraient pu être évités ?

Après tout, peut-être pas si surprenant : en principe, à partir du moment où l'on a séquencé le code génétique du virus, on est capable d'indiquer au système immunitaire de quelles protéines spécifiques il lui faut se prémunir en produisant les anticorps idoines, principe du vaccin ; mais ce n'est pas parce qu'on aura eu la connaissance intégrale de ce code qu'on pourra pour autant connaître et prédire le comportement du virus as a whole dans son interaction avec l'hôte, selon ce vieil et éprouvé adage que la connaissance du tout n'est jamais trivialement réductible à celle de ses parties constitutives (ADN ou ARN).
30 décembre 2020, 10:05   Re : Les parties et le tout
Citation
Alain Eytan
cela me stupéfie positivement

Méfiez-vous : si vous êtes reconnu positif à la stupeur, voire, pis, à la stupéfaction, vous risquez de vous retrouver mis en quarantaine dans une chambre stérile et capitonnée.
30 décembre 2020, 13:01   Re : Cocorico
"Toujours est-il qu’il semble bien que de Sion sortira la lumière, comme souvent"

En effet, en cas de retour du Messie,on ne risquera plus de se tromper grâce aux techniciens israéliens en pointe dans la reconnaissance faciale.
30 décembre 2020, 16:59   Un peu d'Ecritures
En fait je me suis trompé, ce n'est pas la "lumière", mais la Torah...

Car de Sion sortira la Torah, Et de Jérusalem la parole de l'Éternel.
Il sera le juge des nations, L'arbitre d'un grand nombre de peuples.
De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, Et de leurs lances des serpes:
Une nation ne tirera plus l'épée contre une autre, Et l'on n'apprendra plus la guerre.
Maison de Jacob, Venez, et marchons à la lumière de l'Éternel !

Bible - Esaïe 2.2-5



Mais il faut le lire en hébreu mikraïque, c'est très beau...
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