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Un billet intelligent sur le Great Reset

Envoyé par Francis Marche 
Même si on peut regretter l'approche vaguement marxiste qui sous-tend ou inspire cette analyse, tordre le cou au complot et au complotisme d'un même geste, voilà qui est remarquable.

Qui s'étonnera que la vision d'une "économie circulaire", dont on a dit ici à peu près tout ce qu'il y avait à en dire (une recherche par mot clé sur "économie circulaire" dans ce forum permettra de recenser les développements relatifs à ce sujet), s'accorde avec l'idée d'une disparition des monnaies physiques et des Etats-nations ?

Le fait est que les perspectives d'accouchement d'un homme nouveau, véritable projet de refonte anthropologique, homme nouveau dont Davos concocte aujourd'hui à la fois la dépossession de tout bien matériel, son dépouillement radical, et son bonheur parfait, sa béatitude, aussi ronde et achevée que la dite "économie circulaire", sont d'essence totalitaire, comme l'est l'écologisme politique hystérique et impérieux qui nous fond dessus toute les fois que l'on allume sa télévision ou son ordinateur.

Mon opinion personnelle : la pente idéologique du monde suit celle de la puissance économique. Dans la deuxième moitié du siècle dernier, c'était les USA qui coulaient les moules du monde où nous devions vivre; dans ce moment du XXIe siècle, c'est la Chine qui endosse ce magistère, apanage de sa puissance économique. Nous allons vivre dans un monde conforme à sa vision de l'homme. Le schéma humaniste occidental, et le libéralisme politique dont les USA étaient les champions au siècle dernier, laissent place aujourd'hui (après deux décennies de transition) au schéma totalitaire-numérique de la Chine communiste, dont les Etats-Unis, à partir du 20 janvier, deviendront officiellement les premiers valets.

C'est cette étonnante vérité que les manifestants du Capitole, cette semaine, ont comprise, qui reprochent (grossièrement, maladroitement mais avec une pertinence profonde) à Joe Biden d'être un agent du Parti communiste chinois.

Lien vers le texte sur le Grand Reset (que l'on doit à Eric Verhaeghe):

[lecourrierdesstrateges.fr]
Vous connaissez la dernière formule, devise, à valeur de slogan ou de simple élément de langage de Davos :

You will own nothing and you will be happy !


La formule dit que la transmission d'un patrimoine ne sera plus possible (car plus de patrimoine individuel ou familial) que toute transmission de biens intangibles (savoir-faire professionnel ou familial) sera tout aussi impossible (d'où l'acharnement ces jours-ci du délégué général de Davos en France à faire crever l'artisanat par asphyxie); elle dit aussi que Davos prend en main votre bonheur, et qu'il s'engage à "vous livrer le produit", qu'il en fait son affaire.

Elle dit aussi que, ne possédant plus rien, vous ne serez plus porteurs d'argent en espèce, que, sur ce plan, l'égalité sera totale, comme votre nudité face aux dispositifs de surveillance. Elle dit aussi la circularité économique : plus d'accumulation, ce qui rend la circulation des valeurs sans reste, sans plus le moindre progrès cumulatif ni voie de sortie de la matrice "par le haut". Elle dit donc aussi la circularité du recyclage des élites, sans rivaux puisque, comme le souligne Bill Gates, lorsqu'il y a guerre, ce n'est plus contre des humains mais des virus, ce qui épargne à l'élite l'éventualité de devoir céder sa place à une élite concurrente qui l'aurait défiée avec succès à l'issue d'un affrontement ou d'un grave conflit entre humains.

A présent, reconsidérez cette formule et identifiez-en la doxa : c'est tout le programme du Parti communiste chinois, version 2.0, qui s'engage à faire le bonheur des citoyens "quoi qu'il en coûte" et malgré eux s'il le faut, en veillant à ce que les richesses disponibles soient concentrées entre ses mains et échappent aux citoyens, (cf. le sort aujourd'hui très préoccupant du milliardaire chinois Jack Ma), de même que les moyens de surveillance et de contrôle des individus.

Davos est totalitaire. On pourrait penser que "ça ne date pas d'hier" et sur ce point, on serait dans l'erreur : ça date d'hier, justement, d'il y a à peine six mois (le Great Reset, le livre, est sorti en juillet). Davos s'est mis à l'école chinoise et a pris des cours accélérés. Davos apprend vite.

Nous vivons une époque, non pas de transition, mais de violente bascule.
J'oubliais ce qui pourrait être le plus important : que cette formule anthropologique dit une recette du bonheur sans transcendance, parfaitement désespérée, dans laquelle tout le bien de l'homme est son corps, dépouillé, nu comme un vers, ce qui pointe vers le transhumanisme.

Sans transcendance parce que privé de tout objet de transmission regardant à l'au-delà de soi. D'où l'hystérie impérieuse à se maintenir en vie jusqu'au bout et au-delà du bout (homme augmenté, bricolage bionique transhumaniste, etc.).

Les élites de la Chine antique (est-ce une "coïncidence" ? je ne sais trop) étaient tenaillées par cette obsession de "prolonger leur vie" au-delà de tout terme naturel.
Très intéressant Francis mais c'est oublier un peu vite que, depuis quelques décennies déjà, une religiosité revendiquant un rapport épuré et fondamentaliste à la norme religieuse islamique est de plus en plus visible en Afrique (même chose en Europe, notamment via une immigration massive) : le salafisme.
En voulant s’aligner sur la norme la plus ancienne, à partir des considérations caractérisant une époque contemporaine vouée à la perdition, les salafistes (rejoints dans un deuxième temps par les musulmans "modérés"...) entreront fatalement en conflit avec les sociétés occidentales construites autour d’autres référents.

Croyez-vous réellement que le "schéma totalitaire-numérique de la Chine communiste" puisse contrecarrer, ou détourner, ou utiliser à son avantage, ce mouvement (à moins que ça ne soit l'inverse...?) ? En Chine sûrement, mais chez nous je n'y crois pas un instant (sûrement pas avec ça : [twitter.com]).
Trump viré définitivement de Twitter :


Il y a un siècle, toute cette histoire aurait fini en nouvelle guerre de sécession. A l’heure actuelle, nous allons peut-être assister à une sécession... numérique, avec les nouveaux GAFA Yankee et leurs moyens illimités d’un côté, et les médias alternatifs confédérés de l’autre.
Ce qui est nouveau : pour la première fois de son histoire l'Occident embrasse une vision de l'homme et du citoyen (celle de la prolétarisation universelle de ce dernier, ne possédant rien mais connaissant le nirvana du prolétaire que promettait le communisme au siècle dernier) forgée en Chine ! Je ne vois pas que cela se soit jamais produit auparavant.

Maintenant, la question de la transcendance et du salafisme demeure l'impensée de ce processus, évidemment. Evidemment qu'il existe une alternative à cette vision de l'homme prolétaire immanent, matérialiste dépouillé de toute valeur matérielle (ce qui est tout de même un comble quand on y songe !) mais habité d'une mystique païenne qui n'est autre que l'écologisme.

Un mot de plus sur l'animalité de cet homme : on le sait, la seule "économie circulaire" qui fonctionne est celle de l'animal dont l'existence (hors cas de domestication par l'homme) peut être considérée comme insérée dans les cycles naturels "sans déchets". Mais alors, comme le mouvement des droits de l'animal s'éclaire d'un jour nouveau ! comme il devient cohérent qu'une sorte de personnalité morale dût être accordée à celui-ci quand c'est l'homme qui, à travers cette définition nouvelle du citoyen, se rapproche par régression de ce qu'est l'animal économiquement et biologiquement cyclicisé et recyclé, et non l'animal, qui, par évolution ou mimétisme, se rapprocherait de l'homme !

Parti animaliste, et Davos, même combat. On comprend comment : le projet d'économie circulaire doit confondre les deux ordres, celui de l'homme et celui de l'animal, dans leur rapport économique à la nature.

Verhaeghe nous évoque un trilemme dans son billet (j'invite instamment chacun à lire ce billet); au plan géopolitique il en est un autre : celui que composent l'Occident aux racines judéo-chrétienne et chrétienne orthodoxe, le monde musulman, aujourd'hui inspiré par le salafisme, et la Chine. Ce trilemme et en train de s'effondrer et de fondre sous nos yeux : l'Occident est en passe d'accrocher son wagon, d'atteler sa locomotive à celle de la Chine, pour ne laisser bientôt subsister que deux forces, soit un paysage géopolitique dans lequel le monde libre (au sens où l'on entendait ce terme au siècle dernier) aura disparu. Au terme de cette évolution, si elle s'accomplit pleinement, la Chine, à laquelle se sera joint l'Occident, devra affronter l'humanité habitée de transcendance, soit l'Oumma. Il nous restera les interstices, le no man's land chrétien ou post-chrétien, déchiqueté et dévasté par la friction de ces blocs (comme peut l'être aujourd'hui l'Arménie).
pour la première fois de son histoire l'Occident embrasse une vision de l'homme et du citoyen (celle de la prolétarisation universelle de ce dernier, ne possédant rien mais connaissant le nirvana du prolétaire que promettait le communisme au siècle dernier) forgée en Chine

Si nous adoptons cette vision de l'homme et du citoyen forgé en Chine ce sera, hélas, sans la fierté raciale et la ferveur nationaliste des Chinois... Ce qui change tout.

De toutes façons une fois le GR achevé notre "vision de l'homme et du monde" ne pèsera plus grand chose. Resteront la violence et le nombre.
"Our world could change by 2030". C'est la traduction des vœux de Macron ?
L'état de la question animale depuis, entre autres, le fascinant Animal que donc je suis, de Derrida, donne raison à ce que dit Francis de l'homme nu. On est passé ensuite du pareil (ou
semblable) au même, la biologie se parant d' une éthique du pauvre pour dépasser encore d'un cran la philosophie sans homme (avec Descola même...l'anthropologie doit oublier l'homme !) : c'est la fameuse proximité génétique entre l'homme et le chimpanzé, qui me rabaisse au niveau de ce dernier et me charge de droits à son égard comme envers la totalité du vivant.
J'ai éclaté de rire en relisant hier ce mot pourtant si vrai de Debord selon lequel seuls les Arabes et les Gitans aiment les enfants. Car il ne fait plus aucun doute, qu'aujourd'hui, une Allemande de 25 ans préfère mille fois son animal de compagnie, qui lui léchouille le nez devant Netflix et dont elle ramasse les déjections sans hauts-le-cœur, à ces enfants aux milles visages qu'elle s'est jurée de n'avoir jamais. Plus d'intersubjectivite, un dialogue intérieur voisin de zéro... La sous-existence et le transhumanisme comme sortie réelle de la période post-nazie qui n'en finissait plus ? Heureusement que le GR retarde un peu l'échéance et pimente tout ça !
"On n’est pas forcément des putain de génitrices, on n’est pas là pour mettre bas !"
Béatrice Dalle

La même qui, dans le même temps, déclarait qu'un "beau bébé black, à la limite, ça pourrait l'faire"...
L'on apprend que les GAFAM viennent d'agir pour isoler, étouffer et faire périr la plateforme du réseau social "conservateur" et jugé "extrémiste" PARLER.

Ils ont ainsi déjà agi dans le droit fil des méthodes coutumières du Parti communiste chinois à l'égard des sites et plateformes internétiques qui lui déplaisent. Ils n'ont pas attendu que l'administration Biden soit pleinement instituée pour se mettre à l'école chinoise de la censure de l'expression politique et de la surveillance numérique des opinions.

L'opposition états-unienne à ce système de la techno-science politique totalitaire a, dirait-on, un coup d'avance sur son homologue française, qui oscille entre l'apathie et la réjouissance de voir ce système à la manoeuvre contre "les trumpistes".

Le manifestants du Capitole de la semaine dernière sont aussi grossiers, maladroits et bas-du-front que les hommes et les femmes qui prirent la Bastille en 1789 ou qui se précipitèrent au contact de l'ennemi à Valmy, mais, comme eux, ils voient juste et représentent l'avant-garde des forces qui doivent faire avorter l'instauration de l'ordre totalitaire mondial, oligarchique et mortifère à l'oeuvre sous nos yeux.

[www.lefigaro.fr]
À ceux qui prennent d'assaut le Bataclan avec des kalachnikov, tuent 130 innocents et en laissent 400 estropiés à vie, le Progressiste répond : « Vous n'aurez pas ma haine. »

À celle qui prend d'assaut le Capitole sans arme et sans violence, et se fait exécuter sans sommation, le Progressiste répond : « Tu l'as bien mérité. »

Ceux qui, à ce stade de l'Histoire, n'ont pas encore compris que le Progressisme est le cheval de Troie de la barbarie — que le Progressisme, c'est la barbarie — ne comprendront plus rien à la suite de l'Histoire.
10 janvier 2021, 19:01   Pour le maquillage
« dans laquelle tout le bien de l'homme est son corps, dépouillé, nu comme un vers »

Ah mais quel charmant lapsus ! Ce serait alors une consécration...

Et, sur toutes grèves de ce monde, un ïambe plus farouche à nourrir de mon être !...

(Saint-John Perse - Exil)

Cette histoire d'"homme nu" m'a fait pensé à ce livre du zoologue Desmond Morris, Le Singe nu, qui avait fait les joies de mon adolescence bouquineuse, mais point trop sage, dont je ne me souviens pas de grand-chose sinon de l'explication qui y était tentée de l'usage évocateur du rouge à lèvre, et qui m'avait fort impressionnée : que les filles, comme de bonnes petites femelles voulant attirer l'attention des mâles, se peinturluraient consciencieusement leur sexe en plein milieu de la figure !
Animalité, qu'on vous dit ! mais ça ne date pas d'hier...
Quel lapsus ? "vers" au lieu de "ver"? Quel admirable correcteur de copie vous faites ou auriez pu faire.

Cette antienne de Davos "Vous ne possèderez rien et vous en serez heureux" produit un son funeste, décidément : elle pourrait faire la devise de ces camps de secte, où le patron-gourou commence par dépouiller ses nouveaux adeptes, dès leur arrivée, en échange de la promesse de faire leur bonheur.

C'est la devise de tous les camps de la mort (pas seulement ceux qui ont marqué l'histoire au siècle dernier) – celle de tous les univers clôturés, matriciels, sans échappatoire, où le bonheur vient naturellement aux lobotomisés qu'ils abritent. Un univers à la Philip K. Dick.

D'ailleurs le bonhomme Klaus Schwab aime rien tant que paraître devant les caméras vêtu d'une sorte de combinaison "2001 Odyssée de l'espace". Il a signé ce livre "The Great Reset" avec un complice français, un certain Thierry Malleret. C'est ainsi : l'Allemand ne sait pas nuire à l'humanité sans un petit roquet français qui l'accompagne et le soutient en tout. Hitler n'aurait jamais été pleinement Hitler sans Pierre Laval. C'est méchant, je sais, mais c'est loin, très loin d'être à la mesure de la menace que ces deux types représentent pour la race humaine.

Conversation en ligne aujourd'hui avec ma Japonaise préférée : confinement chez eux. Je lui demande si le gouvernement japonais impose à ses citoyens le respect des mesures de confinement par des contrôles de police comme le fait le gouvernement français. Haussement de sourcils chez ma correspondante : "Bien sûr que non !
- Ah bon ? Et pourquoi ?
- Parce que ça serait contraire à la Constitution du pays."

Chez nous, en France, la Constitution du pays n'existe plus. Comment quelque chose pourrait-il lui être contraire, et de ce chef, interdite ?

J'ai gardé cette réflexion pour moi, tristement.
A propos du respect des mesures de confinement par des contrôles de police, comme le fait le gouvernement français,
"ma Chinoise préférée" m'avait répondu (de mémoire) : "Oui enfin ici c'est différent... Personnellement je suis très fière de rester confinée pour servir mon pays : je fais ça pour mon pays. Je suis chinoise avant tout. Beaucoup sont comme moi, nous echangeons beaucoup sur les réseaux sociaux."
La dame chinoise vous avait répondu ça en ligne ou en présentiel ? En Chine, cette différence est capitale pour l'expression des sentiments sur l'action gouvernementale.
La dame chinoise vous avait répondu ça en ligne ou en présentiel ?

Je peux vous assurer qu'elle tient exactement le même discours en ligne ou en présentiel... Plus nationaliste tu meurs. Aucun recul. Aucun esprit critique. C'est ce qui la rend so cute...
Elle fait donc probablement partie de la génération "4 juin 1989 ? Connais pas". Triste. "De mon temps", les Chinoises de Shanghaï, c'était autre chose. Je n'en ai connu aucune qui ne vomît le régime. Il se trouve que durant les journées des 3 et 4 juin 1989, je me trouvai coïncé (dans une angoissante incertitude) dans un grand hôtel de Shanghaï, avec une amie chinoise, sans savoir quand ni si je pourrais prendre un avion pour rentrer chez moi à Hong Kong. Nous avons donc regardé pendant des heures la télévision gouvernementale, où se relayaient en continu des figures médiatiques et politiques du régime pour accabler les manifestants pro-démocratie qui occupaient la place TAM à Pékin. Je ne vous rapporte pas les sarcasmes, les lazzis, les pouffements de cette amie devant le petit écran.
Elle fait donc probablement partie de la génération "4 juin 1989 ? Connais pas". Triste


Est-ce vraiment plus triste que cette institutionnalisation de la rébellion se traduisant chez nous par l'omniprésence des "mutins de panurge", des "rebellocrates"... ? Une rébellion devenue routine, sans danger, un job comme un autre - le règne de "l'anarchiste couronné" et de la rébellion à la tête de l'Etat.
Certes, mais c'est qu'il n'y a guère de place pour la rebellôcratie en Chine communiste, si ce n'est, et c'est logique, celle des vieux (qui étaient toujours là en 1989) révolutionnaires sanguinaires au pouvoir depuis 1949.

La rebellôcratie est un phénomène post-soixante-huitard en France qui n'a jamais eu lieu en Chine communiste si ce n'est, on y revient toujours, la Révolution culturelle qui eut lieu précisément dans ces années-là (autour de 1968).

Les jeunes rebelles de la place Tien An Men ont fini qui écrasés par des chars, qui pourrissant dans des camps ou en exil. Même situation chez les rebelles hongkongais qui ont tenu tête à ce pouvoir pendant six ans : disparition inexpliquée, arrestation, incarcération, déportation en Chine continentale. Ce qui les distingue fortement de nos rebellôcrates pour plateau télé et manifestations culturelles en France.

Je maintiens qu'il est triste de voir toute une génération de "jeunes" en Chine manifester un déni complet de l'histoire contemporaine ou très récente de leur pays.

Un conseil d'ami, qui vaut ce qu'il vaut: allez faire un tour à Taïwan pour entendre un autre son de cloche "nationaliste", très semblable à la flamme, timide et archi-minoritaire, qui nous anime ici.
"Personnellement je suis très fière de rester confinée pour servir mon pays : je fais ça pour mon pays. Je suis chinoise avant tout. Beaucoup sont comme moi, nous échangeons beaucoup sur les réseaux sociaux."

C'est beau comme de l'antique à la sauce Big Data. Un bon parti, cette Chinoise. M'est avis qu'elle accumule les bons points de crédit social et qu'elle pourra bientôt s'offrir une semaine de vacances au pays d'Estrosi qui s'emploie à faire de Nice une destination sino-compatible de rêve, déjà qu'une ligne directe Pékin-Nice a été inaugurée en 2019, que la 5G est en place et la reconnaissance faciale sur de bons rails.

A propos, savez-vous ce qu'est devenu ce fameux crédit social qui devait être généralisé à l'ensemble de la Chine début 2020 et dont le lancement a été malheureusement éclipsé par la "pandémie", vraiment pas de chance non ?
Francis@Les manifestants du Capitole de la semaine dernière sont aussi grossiers, maladroits et bas-du-front que les hommes et les femmes qui prirent la Bastille en 1789 ou qui se précipitèrent au contact de l'ennemi à Valmy, mais, comme eux, ils voient juste et représentent l'avant-garde des forces qui doivent faire avorter l'instauration de l'ordre totalitaire mondial, oligarchique et mortifère à l'oeuvre sous nos yeux



Ashli Babbitt, 35 ans, abattue par les forces de l'ordre alors qu'elle tentait de franchir les portes barricadées à l'intérieur du Capitole... Cette jeune femme (blanche) était vétérante de l'armée et propriétaire d'une petite entreprise en difficulté. Elle admirait Trump et s'était déplacée pour le soutenir, c'est tout.
A. Babbitt avait servi dans les guerres inutiles d'Irak et d'Afghanistan.
Morte comme une chienne dans l'indifférence - voire même le mépris - général.
Des milliers de commentateurs des pages FB du New York Times, quotidien entrepreneur de moral, ivre de racialisme et de néo-scientisme (je ne doute pas que sa dégénérescence sera bientôt analysée de manière exhaustive) se sont réjouis de sa mort. Ils étaient contents, Pascal, heu-reux. It made their day, really.
15 janvier 2021, 22:55   Une héroïne de roman
» Morte comme une chienne dans l'indifférence - voire même le mépris - général

Morte comme une imbécile dans l'indifférence et le mépris, c'est vrai : glané cela un peu au hasard dans le Guardian, alors qu'elle "réagissait" à un tweet de l'immaculée Harris exposant les intentions de la nouvelle equipe : « No the fuck you will not!” Ashli Babbitt replied to Harris. “No masks, no you, no Biden the kid raper, no vaccines...sit your fraudulent ass down…we the ppl bitch!” »

C'est sûr que ça fait du bien par où que ça passe ; l'indomptable Babbitt était aussi une Qanoniste convaincue, mordue ; ils ne rigolent pas avec la connerie, ces gens-là. En tenir une telle sacrée couche ne protège pas des balles, hélas...
Les intelligents qui jugent qu'une conne méritait de mourir abattue sans sommation doivent prendre garde : la charrette des intelligents suit derrière, d'assez près, la charrette des cons promis à l'abattoir.
la charrette des intelligents suit derrière, d'assez près, la charrette des cons promis à l'abattoir


Sauf quand les TRÈS intelligents ont la chance d'appartenir à un peuple fier et d'habiter un pays aux frontières solides les protégeant de la dinguerie progressiste...
"Sauf quand les TRÈS intelligents ont la chance d'appartenir à un peuple fier et d'habiter un pays aux frontières solides les protégeant de la dinguerie progressiste..."

De quel peuple s'agit-il, selon vous ?
16 janvier 2021, 19:37   Soldat Babbitt
Je n'arrive pourtant pas à condamner le tir du policier américain, qui n'a fait que son travail, de même que le soldat Babbitt a fait le sien : chair à canon d'une cause qui, si on y croit sincèrement à la lettre, est d'une débilité insigne, comme tout ce qui relève de l’étendard Qanon.
Les US ont quand même le chic de pouvoir aussi produire from within des tarés remarquables, qui se font çà et là une spécialité de mitrailler à tout va leurs alentours immédiats pour les motifs les plus extravagants : nul doute que ceux-là étaient assez bien représentés parmi la foule bigarrée des émeutiers, et on se plaît à imaginer, serait-ce encore pour la beauté du spectacle, ce qui aurait pu se passer si l'un d'eux s'était trouvé face à quelques élus du Congrès particulièrement démocrates ou traîtres à la cause, et avait pu débonder sans retenue sa rancœur : ce sont des choses qui peuvent arriver... Or, tout le monde sait comme les policiers américains peuvent avoir la gâchette facile : en l'occurrence, plutôt à bon escient, ce semble.
Non, en tout état de cause, cette jeune femme a fini comme une dinde de la farce qu'a fini par devenir son Trump adulé, lequel n'a même pas eu le courage élémentaire de soutenir ses inconditionnels jusqu'au bout.
Donc on tue des gens parce qu'on a jugé qu'ils étaient susceptibles de tuer et c'est tout bon, n'est-ce pas Alain ?
Je ne sais pas si c'est tout bon, Francis, vraiment je ne sais pas, en plus je n'y étais pas... Mais compte tenu de la violence intrinsèque de la société américaine, de son passif de violence politique, du climat de violence qui régnait sur place, quand des hardes d'hurluberlus dont certains étaient quand même notoirement d'un certain acabit entreprennent de prendre d'assaut, ou appelez ça comme vous voulez, le sanctuaire politique du pays, le Capitole, lequel regorgeait en outre de proies institutionnelles toutes tendres et pleines de sève, je ne vois rien d'ahurissant à ce que les forces de l'ordre finissent par ouvrir le feu quand la situation paraît échapper à tout contrôle : c'est pratiquement dans l'ordre des choses, toute idéologie mise à part.
De quel peuple s'agit-il, selon vous ?

Vous plaisantez ?
Non, je ne plaisante pas. Vous pensez au peuple chinois ?
Non. Je répondais à Alain. Très indirectement c'est vrai.
Video d'Eric Verhaeghe présentant son travail sur The Great Reset. Très solide synthèse (remarquable développement sur le régional-socialisme). Sur YouTube :

[www.youtube.com]
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